ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Interview   

Un grand dés(h)ordre s’annonce


Oui ce titre est un jeu de mots, lecteur, entre les termes « Hord » – le nom du groupe concerné par cette news – et « désordre » que vous pouvez aisément trouver dans le dictionnaire… Tout ça pour vous dire qu’Hord dévoilera en exclusivité sur Radio Metal, mercredi soir vers 20h15 dans l’émission High Hopes, trois titres inédits extraits de son nouvel album, The Waste Land, qui sortira le 13 novembre.

Un opus enregistré au Split Second Sound Studio (Pays-Bas) par Jochem Jacobs (Textures). Et comme on apprécie Hord voici leur MySpace, leur Facebook et leur numéro de portable. Alors pour John le chanteur c’est le 06… Bah quoi ? Et pourquoi j’aurais pas le droit de le dire ?!

En tout cas un des membres du groupe sera en interview avec nous dans High Hopes pour célébrer avec Lady Gagoth et moi-même ce disque qui est, excusez de ma grossièreté, « un putain de disque ». Dans le but d’être tout à fait complet, sachez également qu’Hord sera en concert le 13 novembre au soir à Nîmes. Nous vous rappelons par ailleurs que l’émission High Hopes se déroule en direct et est sponsorisée, comme chaque semaine, par Will Smith lui-même. Rassurez-vous, ceux parmi vous qui ne voient pas le sens de cette dernière phrase comprendront d’eux-mêmes mercredi soir.

Interview :



Radio Metal : The Waste Land a été enregistré en Hollande avec un producteur de renom. Explique nous comment tout ça s’est passé, la genèse du groupe et pourquoi êtes-vous allé en Hollande pour enregistrer votre deuxième album ?

John (chant-guitare) : C’est tout simple. On a pris une grosse claque en écoutant les trois premiers albums de Textures dont Jochem Jacobs est le guitariste et producteur de ces trois disques. Comme on a aimé ces productions, on s’est rapproché de lui pour voir s’il y avait moyen de produire le deuxième album de Hord. Ça s’est fait assez naturellement. On s’est amusé à faire des reprises sur internet dans le cadre d’examens de musique de Textures. On lui a envoyé tout ça et il a accroché. On a sympathisé et on a été le voir à Tilburg en Hollande avec les préprod’ du nouvel album. Il a simplement accroché sur le concept, les textes et la musique. On a donc décidé de faire cet album ensemble. Après voilà, il a fallu réunir les fonds nécessaires pour passer un mois en Hollande et on y est allé en août de l’année dernière pour enregistrer ce disque.

De manière totalement naturelle, vous enregistrez votre album en Hollande, tranquillement, avec un producteur de renom simplement parce qu’il a accroché à votre musique. C’est une belle histoire quand même. C’est un peu ce qu’on raconte aux artistes : ne jamais rien lâcher, toujours se battre puis finir par avoir l’opportunité de rencontrer des gens qui aiment vraiment la musique. C’est ça qui fait avancer le groupe…

Tout à fait ! Ça s’est fait naturellement parce qu’on a vraiment sympathisé : il s’est construit une relation amicale entre Jochem et nous. On a été le voir plusieurs fois après des concerts, notamment à Barcelone. Vu qu’on était à Montpellier à ce moment-là, on a été voir Textures à Barcelone. On s’est vu après le concert, on a discuté. Jochem nous a accueilli à bras ouverts pour discuter de la production de l’album, comment on allait faire. C’est vraiment un gars extra, très professionnel, sympa et qui se met à la portée des gens, des groupes quelque soit le niveau et en leur proposant des solutions pour enregistrer dans son nouveau studio à Amsterdam. C’était l’idéal pour nous de travailler avec lui et de travailler dans ces conditions-là qui étaient vraiment fabuleuses.

Forcément, lui est basé en Hollande alors que vous êtes dans le sud de la France. Est-ce que le fait d’être aussi excentrés vous a posé problème pour faire le déplacement d’un point de vue financier ?

Effectivement, on a pas mal galéré à ce niveau-là mais on s’est donné les moyens de le faire. Tous les membres du groupe ont fait des économies, on a eu de la chance d’avoir quelques donateurs généreux qui ont cru en nous et qui ont aidé à financer une partie de l’album ou une partie de nos voyages à l’étranger.

Ce sont des donateurs extérieurs au metal, des amis à vous ou bien des gens du milieu ?

La famille surtout qui nous a donné les moyens parfois d’aller acheter un peu de matériel, de financer une partie du disque. Des gens qui ont simplement cru au projet Waste Land et qui ont dit : « allez, on va vous aider, il faut que ça se fasse, que ça sorte, que le disque existe ». On a eu cette chance de trouver ces gens qui ont accroché au projet et qui ont cru en nous.

Vous avez fait le choix de ne pas passer par des réseaux de distribution conventionnels puisque vous avez décidé de tout faire par vous-mêmes. Peux-tu nous en dire plus à ce sujet ?

En effet, on a fait le choix de tout faire par nous-mêmes de A à Z. Le nouveau chanteur de Hord – car j’ai enregistré les voix sur l’album mais sur scène, on se partage les voix à deux avec Adrien, l’ancien DJ du groupe – a monté avec sa femme une société qui gère toute la promo du groupe et du booking. Du coup, on travaille directement avec eux, en interne, sur la promo du disque et de ne pas signer de contrat de distribution ou avec un label. On a eu quelques propositions, on a étudié tout ça, on en a discuté mais ce n’était pas avantageux pour nous d’un point de vue financier. On s’est rendu compte que le travail que faisait un label ou un réseau de distribution, on pouvait le faire à notre niveau par nous-mêmes en se structurant comme une société. Avec Hord, on est devenu une sorte de petite entreprise où tout le monde a ses tâches dans le groupe, hors musical. On a tous notre petit job : l’un s’occupe d’internet, un autre s’occupe de ça… Pour l’instant, ça fonctionne très bien ! On espère que sur le long terme, ça va continuer à fonctionner mais pour le moment, ça se goupille bien. L’album va sortir samedi et tout est en place donc on est content.

En tant qu’artiste qui démarre et qui est en lien avec les distributeurs et les labels, tu connais les contrats que peuvent proposer ces structures. A partir de là, est-ce que tu penses que les labels sont voués à disparaître ou, tout du moins, à changer leurs rapports avec les artistes ? Le fait que vous décidiez de ne pas passer par eux avec un album de très bonne facture, ce serait un peu un manque à gagner considérable pour eux. Comment vois-tu la tournure des événements pour les labels ?

Je ne sais pas si c’est un manque à gagner pour eux car c’est difficile de savoir combien d’albums on va vendre. Je sais que vous l’avez trouvé génial et nous en sommes ravis mais on ne peut pas prédire si on va en vendre des mille et des cents, surtout avec la chute des ventes de disques. Même si l’album est très bon, on peut se retrouver avec 90% de gens qui le téléchargeront illégalement pour seulement 10% de puristes qui l’achèteront.

Je suis d’accord avec toi mais j’aurais plutôt voulu ton avis sur la manière dont va tourner les choses pour les labels en règle générale…

Je ne sais pas trop quoi en penser. L’avenir des labels… Je pense qu’ils ne sont pas amenés à disparaître non plus mais peut-être à revoir leur politique. On est passé par une période de crise financière qui a mis un frein à pas mal de choses, plus la crise du disque qui était déjà présente mais qui vient se rajouter au problème. Le problème de certains labels et qu’ils n’osent plus miser sur des groupes en développement comme nous. Certes, on a fait un album il y a quatre ans mais on est encore un jeune groupe en développement : on a changé de formation, on vient avec un nouvel album, on n’a pas beaucoup tourné pendant deux ans parce qu’on a été enfermé pour composer. C’est difficile pour un label – et je me mets à leur place – d’investir de l’argent dans un groupe qui n’a pas encore l’expérience du terrain même si l’album est très bon.

Avez-vous eu des touches avec des labels de plus faible envergure et qui seraient plus enclin à signer un groupe qui en est à son deuxième album ?

Oui, on a eu quelques propositions mais cela ne nous convenait pas pour ce disque et ce qu’on avait mis, nous, personnellement, dedans. On a considéré que cela n’était pas avantageux pour nous et que cela ne nous apporterait pas grand-chose. Mais pour le prochain, on pensera différemment.

Vu que vous n’avez pas réellement de contrat de distribution, comment ça se passe pour trouver votre album ? Uniquement sur internet, dans les magasins aussi ?

A partir de samedi, on va mettre en place un merchandising en ligne sur internet : Myspace, Facebook, Lastfm, Reverbnation vu qu’on est inscrit un peu partout. Déjà, on va proposer aux gens d’acheter le disque par ce biais avec Paypal ou l’envoi d’un chèque à notre association. On a aussi pris un petit abonnement à Reverbnation pour avoir une distribution digitale. Donc, on va être présent sur Itunes, Amazon mp3, l’album sera donc en téléchargement payant et légal sur toutes les plateformes connues sur internet. Autrement, le dernier point sera tout simplement la vente en concert. Donc, ce sera de la VPC, vente digitale et vente physique en concert dans les villes où on ira jouer à partir du mois de janvier.

Est-ce qu’on pourra aussi le trouver en version illégale ? C’est super important aussi !

Ça, tout à fait possible à mon avis (rires) ! Dès qu’on aura envoyé tous les CDs pour la promo et que les auditeurs en auront acheté quelques-uns, je pense qu’on le trouvera assez rapidement sur les plateformes de téléchargement illégal. Ensuite, c’est le jeu quand on est musicien de se retrouver sur ce genre de plateforme, ça participe un peu à la promo finalement !

Beaucoup d’artistes voulant s’occuper de tout de A à Z proposent des formules CD + merchandising à faible prix. Vous proposez ce genre de package ?

Oui. En fait, Waste Land sera à douze euros, le premier album à dix euros et on va faire un package deux CDs à vingt. Les gens vont donc gagner deux euros sur l’achat des deux CDs. Et on va faire aussi des package avec des T-shirts : les deux albums + un T-shirt, le premier + un T-shirt et le deuxième + un T-shirt entre vingt et trente euros. On essaie de s’aligner sur les prix qui se font sur internet actuellement. Pour l’instant, je ne pourrais pas te donner de chiffres parce que l’album n’est pas encore sorti (rires) !

En ce qui concerne les concerts. Tu es crédité comme le chanteur du groupe mais ce n’est pas toi qu’on va voir chanter sur scène. Dis-nous en plus sur ce point-là.

C’est une histoire de famille très compliquée. En fait, deux mois avant de rentrer en studio l’année dernière, on s’est séparé de Laurent qui était le chanteur de Hord jusque là et jouant maintenant dans un autre groupe à Montpellier. Du coup, on en a discuté tous ensemble et vu que j’avais chanté dans les autres groupes que j’avais auparavant, les gars m’ont demandé si je me sentais capable de chanter pour l’enregistrement de l’album. J’ai répondu qu’il n’y avait pas de souci. J’ai écrit les textes et composé les mélodies pour l’enregistrement. Puis, après l’enregistrement, le DJ du groupe, Adrien, nous a exprimé l’envie de changer de place dans le groupe, ne plus s’occuper du scratch et des machines. Il voulait s’associer à moi pour chanter. On en a discuté et on a fait des essais qui se sont super bien passés. Du coup, DJ Fat est passé chanteur sur scène pour m’épauler car, de mon côté, je ne voulais pas lâcher la gratte non plus. Sur l’album, il y a quand même des parties assez polyrythmiques et compliquées donc je me voyais assez mal faire le chant et la guitare en même temps sur tout un set de quatre-vingt dix minutes. Adrien s’occupe maintenant de tous les passages hurlés sur scène et moi je m’occupe de toutes les parties et refrains mélodiques. On se partage la tâche tous les deux avec des appuis, des questions/réponses. Voilà, on est resté en famille finalement, on n’a recruté personne.

Tu parlais de polyrythmie. Avec The Waste Land, on peut dire que vos influences se situent clairement dans un trip moderne avec des groupes comme Textures, bien sûr, Meshuggah, Gojira peut-être aussi ?

Oui. On pourrait même aller, si on veut faire un peu de jargon, jusqu’à du postmoderne pour parler un peu comme en sociologie ou en littérature (rires) ! On est dans cette démarche suédoise technique, je pense évidemment à Meshuggah. Mais on est aussi influencé par le metal américain. Je suis un gros fan de Killswitch Engage. Vous aurez aussi remarqué que sur l’album, il y a des riffs un peu « Texas » à la Pantera ou à la Lamb Of God. On essaie de mêler un peu tout ça car on écoute tous des choses différentes. On essaie de faire un mix de tout ce qu’on aime. Nos influences sont diverses donc on digère beaucoup de choses dans notre musique et notre approche créative.

Vous arrivez à obtenir une puissance même sur les mélodies et la manière de composer. Je sens beaucoup de Devin Townsend avec un album comme Physicist qui arrive à être très agressif et mélodique en même temps.

Oui, Townsend est une grosse influence. Il fait partie des « dieux » qu’on a. Strapping Young Lad, Devin Townsend, tous ses projets annexes, ça fait partie de nos références. Il y a la guitare mais on peut aussi citer le batteur Gene Hoglan. C’est un peu dans tous les domaines.

On parlait de concerts. Vous jouez à Nîmes le 13 novembre. Dis-nous en plus sur cette date qui est importante pour vous. J’imagine que cette date fait partie DU truc ultime de cette année 2010 pour les Hord ?

C’est un peu la date-clé car il y a le disque qui sort ce jour-là et on va retrouver en même temps le public nîmois qu’on a quitté il y a un petit moment. Ça fait une paye car pour dire vrai, depuis que je suis dans le groupe, depuis 2007 donc, je n’ai toujours pas joué à Nîmes. Vu qu’on est un petit peu un groupe nîmois, c’est un peu la date-clé car on va jouer devant « notre public » ce samedi. C’est super important, c’est un peu les retrouvailles, c’est la sortie du disque. C’est un concert qu’on va organiser encore une fois de A à Z par nos propres moyens, que ce soit pour la promo ou la location de la salle, on a tout fait nous-mêmes. C’est une date importante mais il y en aura d’autres aussi, notamment à Montpellier, notre deuxième ville de cœur, le 20 janvier avec Ananta et Weaksaw à l’université Paul Valéry. Ce sont les deux dates-clés pour nous car on va jouer devant le public de notre région. C’est important pour nous avant de partir sur les belles routes de France ou d’Europe peut-être, j’espère.

En dehors de ces deux dates, quand aurons-nous la révélation de toutes ces dates qui se profilent ?

On est en train de travailler dessus. C’est très compliqué d’organiser une tournée, on s’en rend compte actuellement. Je ne le cache pas, on est en train de réunir l’argent car il faut louer les salles… Ce n’est pas les contacts qui manquent mais il faut réunir les fonds nécessaires pour louer les salles, louer des camions pour se déplacer et aussi faire concorder nos emplois du temps parce qu’on joue tous dans d’autres groupes à côté et on a des vies professionnelles. Il faut mettre tous ces éléments-là ensemble et travailler pour trouver le bon créneau pour avoir une salle libre au bon moment. Donc, on bosse dessus et on pourra donner le planning de tournée au public au début du mois de janvier, je pense.

Pour donner envie aux gens de se déplacer, à quoi faut-il s’attendre de la part de Hord sur scène ?

Déjà, pour tous ceux qui écouteront l’album chez eux, ce sera forcément différent sur scène car ce ne sera pas le même chanteur déjà. C’est maintenant Adrien qui chante en grande partie sur scène, ce sera donc une interprétation différente des textes. Il fera passer autre chose, un autre message par son attitude, son charisme, sa présence sur scène. Ce ne sera donc pas l’album « copié-collé » sur les planches.

Justement, vous transpirez un peu sur scène ?

Ah oui, c’est physique ! C’est quand même un tempo assez soutenu. On a quand même quelques moments pour respirer car il y a des passages mélodiques sur l’album assez progressifs, folk qui nous permettent d’avoir un peu de relâchement pour nous, un peu comme ce que peut avoir Opeth dans leur discographie. Sinon, c’est quand même ultra physique, on se donne à 100% et on a déjà mal partout au bout de vingt minutes de set. On le sait bien puisqu’on travaille celui de Nîmes cette semaine (rires) ! Ce sont des cadences infernales et on joue également des morceaux du premier album qu’on a inclus dans la setlist. Là aussi, c’est extrêmement physique. Ça va déboîter sur scène : il y a du cheveu, il y a de la sueur. C’est très metal et cliché ce que je dis…

Il y a des filles quand même (rires) ?

Oui, oui, il y en a (rires) ! Je ne veux pas cantonner les filles mais dans le premier album, il y a quand même beaucoup de mélodies.

Un dernier mot à ajouter ?

Samedi 13 novembre : sortie du nouvel album de Hord, plus concert à Nîmes. On a oublié de le dire mais il faut savoir que l’album sera en écoute intégrale sur Myspace à partir de samedi pendant deux semaines. Comme ça, vous pouvez l’écouter et l’acheter sans risques. On ne va pas vous tromper, si vous l’achetez, ce sera en connaissance de cause. Pour finir, Hord apparaîtra sur la compilation French Metal qui sortira en décembre.



Laisser un commentaire

  • Allez, j’ai promis à John de publier quelque part mon avis sur ce disque tel que je l’avais envoyé via mail. Maintenant qu’il est visible publiquement à vous d’en faire ce que vous voulez les gars (citations, etc…) ! 😉

    Donc, n’ayant pas vu la couleur du disque, cet égoïste d’Amaury s’étant rué dessus dès son arrivée en boîte aux lettres, ma curiosité m’a quand même poussé à aller écouter la bestiole sur myspace. Je dois bien dire que sur le coup, j’ai été bluffée. La prod’ sonne super suédoise, on ne se douterait pas qu’il s’agisse à la base d’un groupe français. Quel manque de patriotisme, c’est une honte ! 🙂 🙂 🙂

    Pour commencer, je précise que le fait que le gratteux de Textures ait été le producteur n’a rien à voir avec mon appréciation de l’album puisqu’il s’agit d’un groupe que je ne connais que trop peu et sur lequel je ne me suis jamais véritablement penché.

    Donc, verdict du disque : très positif! Même si j’ai quelque peu laissé tomber le metal « à la suédoise » depuis quelques années car il fut un temps où tout le monde en faisait tout et n’importe quoi et que ça m’en a un poil dégoûtée, The Waste Land a été une très bonne surprise/découverte. J’ai notamment apprécié ce son puissant, propre mais pas non plus trop clinique comme on en voit tant dans les veines modernes. Je peux aussi citer ces influences Meshuggah car j’adore ce groupe mais on sent qu’il ne s’agit qu’une simple petite partie de celles-ci. On est loin du vulgaire plagiat: les parties polyrythmiques sont utilisées avec parcimonie et savamment intégrées au reste. Et puis, il y a aussi toutes ces petites influences en dehors du metal suédois, plus metal outre-atlantique, qui sont posées çà et là de manière subtile et cohérente. On est donc loin d’un énième album de metal suédois. Le seul bémol que je pourrais formuler (eh oui, il en faut bien mais c’est aussi peut-être une question de goût) est qu’on se retrouve trop facilement pris dans ce délire de construction « couplets hurlés/refrains mélodiques en clair ». C’est une recette un peu surutilisée à mon goût. Il est bon parfois de donner un coup de pied dans le derrière de quelque chose de récurrent à quelques reprises sur un album pour mettre l’auditeur sur la
    paille, le surprendre.

    Je finirais par dire que The Waste Land est un album très appréciable car il s’adresse à tous les types d’auditeurs : de ceux qui ne font qu’écouter purement et simplement à ceux aimant analyser en profondeur ce qu’ils écoutent. Car à la première écoute, on se dit qu’il s’agira d’un album facile à assimiler puis au fur et à mesure de la découverte, on commence à discerner des petites subtilités et à en louper. Le travail d’assimilation n’est pas si simple qu’il en a l’air mais l’ensemble reste assez efficace pour faire chantonner instantanément.

    PS: Mes excuses à tous pour ce roman 🙂

    [Reply]

  • Cette interview a été mise à jour par ma bonne bouille. Vous pouvez désormais lire cette interview en plus de l’écouter. C’est-y pas merveilleux comme c’est bien foutu Radio Metal ?

    [Reply]

  • Arrow
    Arrow
    Alice Cooper @ Paris
    Slider
  • 1/3