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En Tournée Avec   

UNE JOURNEE AVEC THE ARRS



Artiste : The Arrs
Lieu : Paris – Trabendo
Objet : Une journée avec le groupe The Arrs
Date : 10-10-2009
Public : 600 personnes environ.

La pluie, qui a monopolisé le ciel parisien toute cette semaine jusqu’à ce matin encore, nous laisse enfin tranquille. Elle a peut-être compris que cette journée serait encore plus belle avec du soleil. Quoiqu’une petite tempête ait peut-être été plus en accord avec l’atmosphère sombre de la musique proposée par le combo…

Première date de la tournée Héros/Assassin avec un DVD à la clef, ce samedi est important pour The Arrs dont les membres ont manifestement hâte de renouer avec la scène. « On a passé pas mal de temps en salle de répétition à attendre cette tournée. C’est un aboutissement et nous sommes impatients c’est vrai. » affirme Niko, le chanteur de The Arrs, lors de l’interview que Radio Metal a effectué avec le groupe le jour même du concert. « Sur le fond ce ne sera pas différent. Il y a juste des nouvelles compositions qu’on va jouer et on attend un peu de voir la réaction du public. »

En plus le Trabendo est une belle salle et sa petite configuration (700 places maxi) permet un vrai lien entre le groupe et son public.

Nous sommes toujours en début d’après-midi, j’entre dans la salle où quelques techniciens s’affairent déjà. Et ce même si les portes ouvrent dans seulement six heures ! Pour l’instant, la scène est un bordel sympathique qui ne dépare pas avec les travaux du parking à l’extérieur… Difficile d’imaginer que dans ce lieu, maintenant en désordre, on tournera un dvd avec tout ce que ça implique de nettoyage et de préparation.


Préparation du concert.

Laetitia, mon interlocutrice de K Productions (ndlr : K Prod organise la tournée du groupe) n’est pas encore présente et c’est donc, convenons-en, assez timidement que je fais mes premières photos. Niko n’est pas très loin de moi. Le mec a une vraie prestance accentuée par ses longs dread lock. Je suis un peu chez lui et nous ne nous connaissons pas. Je vais donc à sa rencontre pour un sympathique premier contact.

Les autres membres du groupe sont également présents et nous assistons au premier moment intéressant de la journée avec l’installation du back drop en fond de scène. Ce dernier représente une peinture d’une espèce d’Enfer où il ne fait clairement pas bon vivre…Cela change du simple logo de groupe et cette peinture est du plus bel effet. Nous retrouvons là l’image soignée déjà présente dans l’artwork du dernier opus du groupe, Héros/Assassin. Niko sera d’ailleurs assez attentif à son montage. On sent une certaine fierté, quelque chose de spécial autour de ce back drop.


Backdrop

D’ailleurs The Arrs veut dire en feit The Alien’s Right Respect Sect. C’est un nom sympa pour une image sombre. Hommes de contrastes les The Arrs ?

« En fait c’est une image un peu communautaire » signale Niko. « A la fois sombre par l’aspect secte. Mais une communauté quand même associée à quelque chose de plus fun. » Le chanteur rajoutant sur le sujet que « The Arrs en a d’ailleurs un peu marre d’expliquer le pourquoi du comment sur ce nom ! »

« C’est vrai que l’artwok de Héros/Assassin est assez noir » précise pour sa part Toki, batteur du combo. Cela colle aussi aux paroles qui sont relativement sombres. On ne va pas faire une imagerie rose et jaune fluo. » « Même si on pourrait ! » lui rétorque Niko. « Il y a beaucoup de groupes qui sont à la mode death core et qui sont à fond dans le fluo en parlant de dévorer des chiens. Pourquoi pas mais ce n’est pas notre démarche… »

The Arrs serait-il une sorte de secte démocratique ?

« Tout à fait » répond Pierre. Toki ajoutant que lorsque le groupe pose une question pour savoir s’il doit faire telle ou telle chose, les membres du groupe votent toujours à main levée lors de la prise de décision. Dans The Arrs tout se passe donc à l’unanimité. « On n’a jamais mis un riff que quelqu’un du groupe n’aimait pas. » précise d’ailleurs Niko.


Après l’effort.

Profitons de cette thématique des acteurs de la « secte The Arrs » pour dire un mot sur l’homme sous pression de la journée : Biquet, le manager du groupe. Notre ami est au four, au moulin et ailleurs encore. En train d’installer le back drop évoqué ci-dessus, à la console, dans les loges pour la check list, répondant à mes perfides questions sur le dvd ou surveillant de très prêt ses ouailles, quitte à les recadrer quand c’est nécessaire, histoire que tout se passe bien.

Plus sous pression que lui aujourd’hui au Trabendo, il n’y a pas. Biquet : ce nom te dit peut-être quelque chose, lecteur, si tu avais suivi les aventures de notre Claude national sur la récente tournée française du groupe suédois Cult Of Luna.


Biquet est partout !

Biquet nous dévoile aussi les secrets du dvd tourné ce soir. « Il y a un titre qui va sortir bientôt » affirme le manager. « Il nous servira de clip aussi. Le dvd devrait être disponible au plus tard en avril 2010 mais plus vraisemblablement en février/mars. Il sortira sur le net, via une plateforme, en HD. Il n’y aura pas de dvd physique. Je pense par contre que les gens pourront le télécharger sur leur PC. »

Incroyable de constater le revirement incroyable qu’est en train de subir l’industrie de la musique avec des sorties qui, maintenant, ne se feront même plus dans le commerce traditionnel ! Mais uniquement par Internet… Qu’en pensent les membres du groupe, de cette tournure inéluctable vers Internet ? « On reçoit beaucoup de mails sur Facebook et aussi via notre site qui est plus mis en avant qu’avant » constate Niko. « Avec ces outils, il y a plus de retours du public ». Paskual rappelle pour sa part que, pour la promo, Internet est l’idéal. Mais le guitariste signale quand même que le téléchargement fait très mal aux artistes…Toki revenant pour sa part sur l’histoire de The Arrs, mélangeant le net et la communication indispensable sur le terrain. « Internet, c’est bien pour découvrir des artistes. Nous, au début, on a commencé à faire notre promo sur Internet en plus du terrain. Car on était en même temps super présents sur les concerts pour distribuer nos flyers. »

Le back drop installé, le groupe se prépare en vue de la balance. Paskual met ses cordes à sa Gibson Les Paul, Jérôme règle sa basse, Toki installe son kit de batterie et Pierre prépare sa guitare. Seul Niko n’est pas présent.

Pendant ce temps, les premiers tee-shirts sortent des cartons pour le stand merchandising. Les affiches « photographies sans flash » ou « attention utilisation intense de stroboscope » sont pour leur part scotchées dans la salle. Le catering étant installé depuis un moment au bar du Trabendo. C’est tout cela aussi un concert. Cela implique plein de monde, des métiers différents, plein de choses à faire…

Et ce dans un seul but finalement : réussir la rencontre entre le groupe et son public.

Le catering est loin des clichés rock n’roll : il y a des sodas, du jambon, du taboulé, de la salade de pomme de terre, des yaourts, des fruits ou encore du café. Mais le groupe y touchera à peine. Nerveux peut-être. Et pourtant ces mecs dégagent tous un calme, une véritable sérénité. Les The Arrs sont sûrs d’eux en fait, mais sans arrogance. Les membres de la formation se sont bien préparés pour cette tournée et veulent en découdre. Ca se sent.

Laetitia de K Production est arrivée et je me présente à elle. Très sympa, d’accès direct et simple, elle me briefe sur la suite. Je pourrais photographier le concert et faire des photos sur toute la balance. Une exclu Radio Metal. Laetitia m’emmène en coulisse et me fournit un pass AAA. Non les amis, cela n’a rien à voir avec des andouillettes, c’est juste le pass All Access Area. Le fameux pass qui m’ouvre toutes les portes…dont celles du frigo du groupe !

Signalons que les coulisses du Trabendo sont composées d’un couloir et de trois pièces. Une plus grande que les autres avec un canapé, un fauteuil, un frigo et des tablettes le long d’un mur. Mais également des miroirs avec éclairage pour se maquiller. C’est évidemment dans cette pièce que le groupe s’est installé. Laetitia vaque à ses occupations et me laisse dans les loges.

Euh, dis Laetitia tu aurais peut-être pu me présenter, non ?!!


Je me présente et suis super bien accueilli par les membres du groupe présents, Paskual, Toki et Pierre. Toute la journée sera placée sous la décontraction et la gentillesse, les mecs de The Arrs étant des crèmes. Ils auraient pu, c’est un fait, être moins agréables en raison de l’enjeu. Première date de la tournée, Paris, le dvd : cela aurait pu les rendre anxieux. Mais il n’en est rien et le groupe m’invite à boire une bière. Les The Arrs savent mettre à l’aise leurs interlocuteurs et c’est bien cool !

Dans les loges, les gens vont et viennent. Les check list sont vérifiées avec Biquet. « Il y a une erreur, une chanson est mal placée. A corriger donc. » Il faut vérifier les enchaînements, les moments où Niko parlera. Laetitia, elle, s’occupe des listes d’invités et demande au groupe de les vérifier. Là aussi : des actions à mener, des détails à régler pour que le concert soit une réussite sur tous les plans. Côté scène, la balance démarre. Plutôt ingrate pour nos oreilles côté batterie d’ailleurs. Car elle nécessite que le batteur tape chacun de ses éléments. Et c’est rude !

Chaque musicien a préparé son instrument et le groupe, comme évoqué précédemment, attaque la balance sans Niko. Cela se passe bien sauf quand Toki pète sa peau de caisse claire. Il n’en a pas de rechange sur place et c’est Pierre qui est dépêché pour aller en chercher une. Il est 15h30 et la balance a commencé il y a seulement une demi heure ! Savoir gérer les impondérables, ne jamais être pris au dépourvu, savoir anticiper et rebondir pour ne pas être pris en défaut : dur métier que celui d’organiser un concert.


Les affaires avancent néanmoins et Niko rejoint les autres membres de The Arrs pour un test tous ensemble. Et là, c’est quand même un sacré privilège que d’entendre les quelques compositions du dernier album sur lequel le groupe se base lors de sa préparation scénique. Et franchement, ils claquent plutôt bien ces morceaux. Cela promet pour le concert du soir ! Il faut dire que Héros/Assassin est une belle réussite remplie de pépites que Radio Metal vous invite à découvrir. Gros son, grosses guitares, compos soignées, voix lourde, touches de voix claires sur des lignes mélodiques bien dosées du plus bel effet…The Arrs a un son original, son propre univers, une réelle densité.


Le moment des balances…

Les groupes de premières parties sont arrivés de même que l’équipe pour les caméras. Ce qui fait que, maintenant, il y a pas mal de monde et de matériel dans la salle. Pourtant il faudra que tout soit rangé pour 19h ! Pendant ce temps, je me retrouve au catering, pour une pause casse croûte, avec Laetitia et Julien, le boss de K Production. Ce dernier raconte notamment ses mésaventures sur la tournée de Delain qui vient de s’achever et l’extinction de voix de Charlotte, la chanteuse, qui a malheureusement obligé le groupe à annuler certaines de ses dates…

Il est 16h40. The Arrs a terminé sa balance et Lokurah attaque la sienne. Ite Missa Est terminera un quart d’heure avant l’ouverture des portes. Les horaires ont été bien respectés mais c’était juste ! Après les balances de The Arrs, je vais jeter un ?il dans les coulisses. La porte des loges étant fermée, je ressors de la salle, prépare des notes et vérifie avec Laetitia que l’interview avec le groupe tient toujours.


Musicien est un métier

Puis, arrive un moment d’une rare saveur. Je regarde mes photos quand Niko passe derrière moi et me tape amicalement sur la tête. « Tu as soif ? » me demande t-il. « A fond ! » Et hop, me revoilà en coulisses avec le groupe qui me rappelle d’ailleurs qu’il n’est pas nécessaire que je leur demande à chaque fois que je veux prendre une bière. Je me sers point barre ! Quand je vous disais que ces garçons étaient des crèmes et que l’AAA me donnait accès au frigo ! Plus sérieusement, ces moments privilégiés avec le groupe sont plus qu’appréciables. C’est surtout le fait de voir la différence entre des mecs tranquilles en coulisses et des vrais performers sur scène qui est génial. L’image que Niko renvoie, comme beaucoup d’autres artistes d’ailleurs, n’est par exemple pas la même sur scène et en dehors.

Laetitia me demande combien de temps dure mon interview. Trente minutes dis-je…sans en savoir grand chose finalement. Le deal est simple : soit je suis prêt et je fais vingt minutes maintenant avec tout le groupe, soit plus tard j’ai trente minutes mais pas avec tous les membres de The Arrs. Si le deal est simple, le choix l’est encore plus. Et me voilà parti avec les cinq The Arrs, le dictaphone en route pour quinze minutes d’interview.

Toki et Niko sont les plus bavards et l’interview dont vous avez certains extraits ici, se passe dans la plus grande décontraction et dans le vacarme des balances d’Ite Missa Est. Au cours de l’entretien on apprendra notamment que le Hellfest 2007 fut une étape incontournable pour le groupe.

Toki : « Mon meilleur souvenir, c’est quand on a joué au Hellfest et qu’on a discuté 15 secondes avec Robb Flynn (ndlr : chanteur de Machine Head) et aussi avec le frontman de Chimaira (Mark Hunter) qui était d’ailleurs archi bourré ! C’est mon meilleur souvenir. » Paskual rajoutant sur le sujet « jouer devant tant de personnes, ça fait bizarre. Le premier morceau, c’est un peu dur de relever la tête des godasses ! »

L’interview se termine et je les laisse tranquille pour qu’ils puissent se préparer. Il est presque 19h et j’ai des flyers à distribuer ! Dehors, le temps est toujours clément et c’est à un public mixte et de tous âges que je distribue des flyers Radio Metal.

Puis c’est parti pour le concert dont voilà le compte-rendu.

Artistes : The ArrsLokurahIte Missa Est
Salle : Trabendo
Date : 10-10-2009
Public : 600 personnes

The Arrs démarre sa tournée ce soir au Trabendo, fort d’un excellent album Héros/Assassin et des fourmis dans les jambes. Pour donner plus de piment à cette date parisienne, le groupe enregistre le concert pour un dvd. Franchement, The Arrs a prouvé, si besoin était, qu’il y a une scène française qui vaut vraiment le détour. Pas convaincu ? Lisez ce qui suit, la prestation de The Arrs évidemment, mais n’oubliez pas de jeter un oeil attentif à Ite Missa Est car ce qu’ils ont montré ce soir est plutôt prometteur.

Il est 19h15 quand Ite Missa Est ouvre les hostilités. Ite Missa Est, c’est quoi ? Une formation de cinq jeunes musiciens avec une démo sous le bras qui évolue dans un chant death/black accrocheur et qui défend crânement sa chance ce soir. Le chanteur au look hard core alterne grosses voix gutturales et un chant plus aigu crié, tout en assurant son job de frontman en haranguant le public. Guillaume demandant même un BraveHeart. La salle est encore peu remplie mais les fans présents sont très motivés. Par contre, les photographes sont sacrément nombreux !


Ite Missa Est : une claque.

Côté guitares, ça headbangue sévère et la palme est à remettre au bassiste qui développe le bodybangue en headbanguant littéralement de la tête au pied. Vous voyez le truc ? Non ?! Eh bien tant pis : allez voir IME sur scène car cela vaut le coup. Leur musique claque bien et, scéniquement, ils occupent bien l’espace. Après trente minutes de concert, IME laisse la place à Lokurah. Bravo les mecs, vous avez proposé une très belle entrée en matière.

A peine 20h, la musique d’intro du concert de Lokurah démarre. Lokurah c’est du hardcore assez lourd porté par la voix très death de Natha, géant chauve qui en plus monte sur une petite caisse histoire de vraiment dominer la situation. Lokurah c’est aussi un premier album, When The End Comes sorti en mars 2008.

La musique du combo est assez violente et agressive mais la prestation ne décolle pas malgré les incitations au circle pit de Natha. Il manque un petit quelque chose au niveau de l’impact physique. Le public répond moins présent, indéniablement. Même malgré l’apparition du premier slammer de la soirée. Il y a néanmoins des clins d’?il sympas : Mat, le bassiste, porte un tee-shirt Ite Missa Est et Natha n’a de cesse de rappeler que ce soir, il y a un dvd qui va être enregistré et qu’il faudra faire du bruit pour The Arrs. C’est d’ailleurs à ces annonces que le public réagit le plus chaudement. Lokurah conclut sur une reprise de Age Of Sanity, « Bleed », et remercie le meilleur public qu’ils ont eu jusqu’à présent.


Lokurah

Le sample de « L’Empire, la Femme, la Mort » résonne dans le Trabendo et « Cannibale » ouvre la déferlante. Niko déboule telle une furie, un animal, un prédateur et entre directement dans la confrontation avec le public, avec son bandana guerrier qui retient ses impressionnants dreadlocks.

Derrière lui, Paskual avec sa casquette et sa Les Paul, Pierre et son bandana sans oublier Jérôme à la basse occupent la scène et assurent une excellente présence physique. Toki, derrière sa batterie, assure le rythme.


The Arrs live

Une première partie du concert mélange des titres de …Et La douleur est la même (excepté « Délivrance ») à des titres de Héros/Assassin tandis qu’une seconde moitié accorde plus d’importance à Trinité dont les morceaux sont toujours mélangés à Héros/Assassin. La set list puise donc dans toute leur discographie du groupe avec une prédominance des deux derniers opus.

« Délivrance » voit les premiers slammers monter sur scène. Le public commence donc, lui aussi, à se délivrer. Il faut dire que Niko a une grosse présence. Littéralement allongé sur les premiers rangs, il oblige l’assistance à sortir de sa réserve. C’est vraiment impressionnant cette proximité.


Niko est déchaîné

Natha, le chanteur de Lokurah, assure sur ce coup la sécurité sur scène ! Il incite les slammers qui restent trop longtemps à plonger et il retient Niko par la ceinture, histoire que ce dernier ne soit pas englouti par les fans ! Le groupe est bien en place et déroule ses morceaux assassins tout en appuyant vraiment le chanteur dans l’impact physique. Les stroboscopes utilisés pleinement renforcent le choc en donnant une impression d’urgence à tout cela. Le public répond présent, slamme à fond, et se donne à 100% dans le circle pit.

L’instant interdit au moins de dix huit ans arrive avec l’introduction de « l’Emprise ». Le chanteur indique que cela parle de « foutre, de baise, de partouze » et demande aux filles présentes dans la salle de manifester leur présence. Niko appelle aussi au chaos – c’est un thème qui lui sied – et fait virevolter ses dreadlocks.

Sous les strobos, l’effet est saisissant.


Grosse ambiance sur ce concert

Après avoir un peu chambré les invités, Niko annonce « Aussi Loin Que Le Regard Des Anges » en précisant qu’il s’agit d’un hommage aux proches disparus et exhorte le public à monter que ce dernier est bien vivant, lui. D’ailleurs, c’est sur ce morceau que le chanteur lancera le premier BraveHeart du concert.

Résonne ensuite le sample de Héros/Assassin et les gratteux campés sur leurs jambes paraissent impatients de balancer la sauce. Le titre est particulièrement efficace avec des voix claires très réussies et bien reproduites sur scène. Les slams continuent et, d’ailleurs, Niko s’en prend un au passage. « Originel » ouvre la partie Trinité du concert et le public est invité à chanter et à faire un nouveau BraveHeart. Celui là bien plus convaincant que le précédent. Niko cherche toujours la proximité avec les fans, montant sur les caisses du côté droit de la scène et s’appuyant sur votre humble serviteur pour se tenir debout en équilibre instable sur une barrière pas des plus solides.


Très bon show

Un nouveau sample offre un moment de répit dans cette tempête et « Le Ciel Des Uns Est L’Enfer Des Autres » déboule suivi de « Ennemis Où Là ». Ce n’est plus tenable, Niko pose son micro et plonge dans le public. Il devait le faire ! L’excellent « Ma Miséricorde » termine le set avant les rappels et « Passion », extraite de la première démo et dédiée aux anciens, clôture une heure quinze de concerts.

The Arrs a fourni une excellente prestation, énergique, musclée et c’est de bonne augure pour la suite de leur tournée. Allez les voir !

Set List The Arrs :

Cannibale
Le Mal Par Le Mal
Nihil Est In Nomine
Delivrance
De Ma Plume
L’Emprise
Aussi Loin Que Le Regard Des Anges
Heros/Assassin
Originel
Sanctuaire
Le Ciel Des Uns Est L’Enfer Des Autres
Ennemis
Ma Miséricorde
Prêcheur
Passion

Une fois le concert terminé, je retourne en coulisses, salue Paskual, Natha et Mat (chanteur et bassiste de Lokurah) dans le couloir et retrouve Toki dans la loge. Il est soulagé d’avoir passé cette première date surtout qu’il a eu des problèmes techniques en début de concert. Le pauvre n’entendait pas ses petits copains.

La fraternité dans le mileu du metal/hardcore français était, une fois de plus, vraiment palpable ce soir. Niko nous avait bien développé le sujet un peu plus tôt dans l’après-midi. « Cela fait 15 ans qu’on évolue dans la scène, les premières années en tant que spectateur, et les dix dernières vraiment sur scène à droite et à gauche. Et tous les combos présents dans la scène aujourd’hui, on les a connus avant qu’ils aient un groupe ou à leur début. Maintenant on se retrouve un peu vétérans de la scène ! On a été très proches de ces groupes, ce sont des amis. Et puis le monde est petit, le monde du métal encore plus. Du coup on se retrouve à des apéros, des trucs comme ça. Et puis les uns font les ch?urs sur les albums des autres ! »

Niko poursuivant d’ailleurs son analyse « Ce que les ricains nous apprennent, c’est qu’ils peuvent faire des tournées avec des groupes death core, des combos old school et remplirent des salles, sauf en France. OK, le prix des places reste élevé mais il ne faut pas oublier que le but d’un concert est de s’amuser tout en découvrant des groupes. Sans vouloir voir trois groupes que l’on aime à chaque fois. Il faut avoir une certaine ouverture. »

Biquet est là, l’air détendu. C’est en fait un autre Biquet que le Biquet de la journée. Celui du soir est radieux, heureux que tout se soit bien passé. La salle se vide, je salue une dernière fois les acteurs de cette journée.

Pour The Arrs le programme s’annonce chargé. Sortie du dvd et tournée française. « Là c’est la première partie et on est booké jusqu’en janvier. Après cela devrait se booker au fur et à mesure. » nous apprend Toki. Essayer de tourner à l’étranger et être présent sur les festivals d’été fait aussi partie des objectifs du groupe.

Et le prochain album dans tout ça messieurs ?!

« On est un peu déçus du fait que pendant six mois on a été un peu absent de la scène » évoque Niko « ce qui fait que le prochain opus ne va pas sortir aussi rapidement que d’habitude. Mais on aime aussi travailler dans l’urgence, donc comme d’habitude, on va se remettre à composer. Vers avril 2010 je pense ». Toki insiste pour sa part sur le fait que The Arrs a un rythme assez cyclique, avec un album tous les deux ans. « Ceci dit, sur le prochain, on va prendre un peu plus de temps. » affirme lui aussi le batteur. « Il y a eu une certaine évolution entre Trinité et Héros/Assassin, on va prendre un peu plus de temps pour parfaire tout ceci et continuer sur cette voie là. ».

C’est tout le mal que nous souhaitons aux The Arrs.

Photos : Lost

NB : Un grand merci à Niko, Pierre, Paskual, Jérôme, Toki et Biquet de la team The Arrs sans oublier Julien et Laetitia de K Productions.




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