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Chronique   

Venom – From The Very Depths


On l’a vénéré, puis on s’en est moqué, on l’a oublié, puis on s’est souvenu et on s’est même surpris de trouver que, finalement, ce n’était pas si mal. Venom, lui ne s’embarrasse pas d’états d’âme. Il continue tranquillement sa route depuis près de trente-cinq ans, depuis les fondateurs Welcome To Hell et Black Metal, toujours avec ses odes à Satan déclamées au second degré – pour ceux qui n’auraient toujours pas saisi -, pour le fun, pour se marrer, pour se défouler et pour passer un bon moment de heavy-thrash sous les vociférations inimitables de Cronos. Ça, c’est Venom. Ça, c’est toujours Venom, devrions-nous peut-être préciser.

Et finalement, qu’ils prennent un peu de temps entre leurs albums, ne fait que permettre de les retrouver avec un certain plaisir et de faire de chaque nouvelle sortie une sorte d’événement sans qu’ils aient à faire preuve d’un quelconque génie, hormis celui d’être resté eux-mêmes, fidèles à leurs principes et leurs valeurs qui font qu’on reconnaît Venom à mille lieux. C’est déjà beaucoup. From The Very Depths ne fait pas exception, dans la continuité directe de son redoutable prédécesseur Fallen Angel, jusque dans une production similaire, si ce n’est plus consistante, brute mais claire, aux guitares sulfureuses et une méchante basse qui rugit et montre les crocs. Efficace. Diaboliquement efficace même. Cronos, avec ses grognements renfrognés et vicieux, ses petits rires malicieux aussi, sait parler à l’animal en nous. A tour de rôle punk n’ roll proche de Motörhead (« Long Haired Punks », « The Death Of Rock N’ Roll »), thrashy (« Grinding Teeth ») ou heavy à se damner (« Stigmata Satanas »), Venom fait ce qu’il sait faire le mieux. Y compris dans les ambiances, sous des arpèges lugubres au milieu de « Crucifed » ou tout au long de l’interlude « Overture », celle typiquement slayerienne du quasi progressif « Evil Law » ou des bruitages horrifiques d’âmes torturées dans les profondeurs des enfers sur la chanson éponyme.

Ceux qui reprennent aujourd’hui le train infernal en marche après l’avoir abandonné au début des années 90 seront étonnés d’entendre des musiciens en place, maîtrisant leurs armes, particulièrement Dante qui bastonne solidement sa batterie et La Rage qui égraine des leads bien sentis. Les autres seront ravis de voir le groupe confirmer sa nouvelle jeunesse suite aux arrivées successives des musiciens susmentionnés. Bref, un venin plus mortel que jamais.

Ecouter le morceau « Long Haired Punks » :

Album From The Very Depths, sortie le 26 janvier 2015 chez Spinefarm Records.



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