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Interview   

Vesania : la machine est en marche


Tomasz Wróblewski, alias Orion, aura eu une année fructueuse. D’abord avec Behemoth, où il officie en tant que bassiste, et son très attendu et acclamé album, The Satanist, sorti en février, suivi d’une année de tournée. Puis, désormais avec le retour de son groupe de black/death metal symphonique Vesania, où il se retrouve cette fois-ci au poste de leader-chanteur-guitariste, pas moins de sept ans après le précédent opus Distractive Killusions, avec Deus Ex Machina. Un album qu’il a donc eu le temps de peaufiner, et le moins qu’on puisse dire c’est que cela s’entend via une théâtralité accrue et des arrangements plus riches que jamais (cordes, tambours, clavecin, piano de saloon, trompettes hispanisantes et autres bruits ambiants effrayants). Et l’on comprend mieux à l’écoute de cet album d’où peut bien provenir la richesse sonore des derniers Behemoth, le clavier Krzysztof « Siegmar » Oloś étant responsable des orchestrations dans les deux combos polonais.

Un retour, donc, que nous avons discuté avec le principal intéressé, Orion, pour lever le voile sur ces années d’absence et sur la manière dont Vesania aborde sa musique. Impossible également de ne pas évoquer le sujet Behemoth et avoir son point de vue de collègue sur Nergal, une figure assurément imposante et à part dans le monde des musiques extrêmes.

« Nous n’essayons pas d’être super populaires ou vivre de ce groupe, du coup nous sommes libres de jouer tout ce que nous voulons. »

Radio Metal : Votre nouvel album, Deus Ex Machina, arrive sept ans après le précédent. Pourquoi une si longue attente ?

Tomasz « Orion » Wróblewski (chant / guitare) : Après Distractive Killusions, qui était le dernier album que nous avons sorti, je crois, en 2007, nous avons fait quelques tournées et pour différentes raisons nous avons été très malchanceux avec toutes celles-ci. Et la troisième d’affilée était une tournée en Europe… Tu es basé en France, n’est-ce pas ? Eh bien, c’est une coïncidence parce que la pire partie était la partie française. Le promoteur s’était désengagé de la tournée, il ne faisait que créer des problèmes du début à la fin. Le jour du concert à Paris, il ne s’est jamais montré à la salle et nous avons dû annuler le concert parisien et tout le reste de la tournée européenne parce que l’agence imprésario ne pouvait pas gérer ça. Le fait de quitter la salle à Paris, être forcé d’annuler le concert et devoir passer devant tous ces gens qui attendaient devant la salle et voir leurs expressions, tu sais, ils nous faisaient des doigts d’honneur… C’en était assez. Je ne les blâme pas d’avoir fait ça parce qu’ils n’ont pas à savoir ce qu’il se passe en coulisse. C’est juste que nous avons travaillé avec la mauvaise agence. Ce n’étaient que des coïncidences malheureuses, tournée après tournée. Et ces trois tournées se sont mal finies. Après cette histoire à Paris, nous sommes revenus à la maison. Nous avions beaucoup de dettes. Ça nous a coûté beaucoup d’argent et nous avons décidé de mettre le groupe de côté pendant un moment. Nous sommes une bande d’amis. Nous avons grandi ensemble. Nous avons partagé le même type d’enthousiasme sur les choses mais à cette période ce n’était plus là. Nous avons donc décidé de mettre ça de côté pendant un temps et attendre peut-être que des choses se produisent dans le futur.

Voudras-tu revenir en France après ce qu’il s’est passé ?

Eh bien… [Il hésite] J’ai eu de mauvaises expériences mais je suis certain qu’il y a beaucoup de bonnes personnes et beaucoup de fans, et j’aimerais y revenir. C’est juste que je ne suis pas sûr si les gens seraient très contents après ce qu’il s’est passé, parce que ce qu’il ont vu, c’est nous en train d’annuler une tournée et quitter le concert. Ils ne connaissent pas les détails. Mais ouais, j’aimerais effectivement y retourner.

Est-ce que du coup vous avez aussi pris plus de temps pour fignoler l’album, dans la mesure où il y a beaucoup d’arrangements, d’orchestrations et de complexité ?

Nous avons effectivement eu beaucoup de temps. L’enregistrement a pris, je ne sais pas, un an et demi ou presque deux ans. Mais c’est juste ainsi que nous travaillons. Il y a toujours plein de couches dans la musique et les arrangements, et il y a beaucoup d’éléments qui interviennent dans tout ça. L’enregistrement en soi ne prend pas tant de temps mais le mixage lui prend beaucoup de temps. Donc, généralement, nous faisons des pauses dans les sessions d’enregistrement. Nous faisons quelque chose et nous prenons une pause pendant genre une semaine ou deux, ou un mois, simplement pour prendre du recul avec ce que nous venons de faire et finalement réarranger quelques trucs. C’est une musique compliquée. J’aurais aimé que nous soyons un groupe qui n’a qu’à brancher la guitare dans l’ampli et jouer, enregistrer et c’est fini. Nous ne sommes malheureusement pas ce genre de groupe.

Était-ce frustrant ou alors, au contraire, apprécies-tu de ne pas avoir la pression d’une date de sortie et de pouvoir prendre ton temps pour laisser la musique mûrir ?

Je ne pourrais pas vraiment me résigner à signer un contrat qui m’infligerait une pression, parce que nous sommes aussi engagés dans d’autres choses en dehors de Vesania. Mon planning avec Behemoth est très serré et tous les autres gars sont aussi dans d’autres groupes, donc être sous la pression d’un label ne pourrait pas marcher. Ce n’est pas comme ça que nous voulons faire les choses. Je n’ai jamais compris ces groupes qui enregistrent et sortent un album tous les ans, ce n’est pas pour moi et ce n’est pas pour nous. Nous avons besoin de temps pour partir en tournée et ensuite nous retrouver pour composer de la musique et l’enregistrer. Généralement, ça représente une bien plus longue période que seulement une année. C’est au moins deux ou trois ans pour moi. Ou peut-être suis-je simplement lent [rires].

Le groupe a dans ses rangs des membres de Behemoth et Dimmu Borgir, et la musique de ces deux groupes a évolué vers quelque chose de plus complexe et orchestré. Est-ce que cette évolution a, d’une manière ou d’une autre, ou tout du moins indirectement, influencé cet album ?

Avec Dimmu Borgir il y a toujours eu une tonne de claviers et d’arrangements orchestraux. Donc je ne peux pas dire que ça a eu une quelconque influence sur nous. Si je devais nommer des influences, je dirais que pour ce type de musique ce serait plutôt le premier album d’Emperor. Pour ce qui est de Behemoth, en fait, c’est l’inverse, parce que la personne responsable de la plupart des samples sur les albums de Behemoth c’est Seigmar, le clavieriste de Vesania, c’est lui qui fait tous ces trucs. Donc dans ce cas précis, l’influence va dans l’autre sens. Vesania a toujours été ainsi. Nous incorporons beaucoup de choses dans notre musique. C’est en train d’arriver à un stade où ça devient compliqué, mais c’est comme ça [petits rires].

Tu as fait quelques chants clairs sur certaines chansons de l’album. Quelles sont tes influences pour ce qui est de ce type de chant ?

Tout d’abord, c’est loin d’être purement du chant clair. Pour cet album nous voulions sonner un peu plus « rock » que metal et nous étions totalement contre ces sons de grosse caisse bourrins, les guitares au gain super élevé, etc. Ça sonne simplement plus organique, genre tu entends le batteur jouer plus fort et plus léger, pareil pour les guitares. Et pour ce qui est du chant clair, nous avons décidé de ne pas ajuster les notes de la voix avec précision. Nous ne voulions pas faire ce genre de musique complètement carrée, tu sais. A cette époque où nous vivons, nous avons pris l’habitude de voir les ordinateurs éditer à l’extrême les trucs enregistrés ; c’est exagéré. J’ai enregistré trop d’albums ainsi, qui sonnent comme du midi, comme des robots qui jouent la musique et nous ne voulions pas de ça ici. Donc le chant clair n’est même pas passé à travers un quelconque plug-in d’auto-tune, il est ce qu’il est. Pour ce qui est des influences, je ne sais pas. Nous écoutons en permanence des centaines d’albums. C’est notre monde, nous vivons et travaillons dans l’industrie musicale. C’est vraiment difficile de nommer un chanteur ou groupe en particulier, tu sais. Nous sommes influencés par tout ce qui nous fait réfléchir et voilà, c’est comme ça.

« Je suis rarement nerveux lorsque je monte sur scène avec Behemoth alors que je suis toujours super stressé avant de monter sur scène avec Vesania. »

Sur cet album il y a beaucoup de bonnes et sombres mélodies. On pourrait croire que ça adoucirait votre musique mais ce n’est pas le cas. Cet équilibre est-il difficile à trouver ?

Tout équilibre est difficile à trouver. Nous n’essayons pas d’être super populaires ou vivre de ce groupe, du coup nous sommes libres de jouer tout ce que nous voulons. Et on dirait que nous sommes à un stade de notre vie où nous avons besoin de ce genre d’équilibre dans la musique que nous créons.

Certains fans de metal extrême estiment que le fait d’ajouter du clavier et de la mélodie au death metal ou au black metal le transforme automatiquement en musique non extrême. Qu’en penses-tu ?

Eh bien, il y a beaucoup de gens et beaucoup d’opinions, et je ne vais pas me disputer avec quiconque dirait que ce groupe ou un autre est extrême ou ne l’est pas. Laissons-les penser ce qu’ils veulent penser. Je veux dire que, pour ce qui est des genres de musique et tout, c’est un problème de journalistes et de chroniqueurs, et je n’ai jamais été bon dans ce domaine ou à dire si nous nous rapprochons plus de ceci ou de cela et que si on ajoute ceci ça fait de nous cela… Vraiment, je m’en fous.

L’album s’intitule Deus Ex Machina. C’est un concept éculé dans le monde du divertissement contemporain…

C’est vrai !

As-tu eu le sentiment de devoir rappeler aux gens le vrai sens de ce concept, que cela vient de la tragédie grecque ?

En fait pas du tout. Je suis d’accord sur le fait que c’est éculé et moi-même je connais au moins trois ou quatre albums qui portent ce nom Deus Ex Machina. Le truc c’est que Vesania a toujours été un peu théâtral et lorsque j’ai commencé à écrire les paroles des albums il s’est avéré que derrière chacun d’entre eux il y avait une histoire très triste. Ils sont tous très désespérés, montrant l’être humain dans des situations sans solution. J’ai pensé que ça pourrait articuler les concepts parce que Deus Ex Machina, dans ce cas, est plutôt comme un appel à l’aide, un appel à une sorte d’intervention ou de solution à des choses complètement désespérées. Et même si beaucoup de groupes ou beaucoup d’œuvres d’art de manière générale ont utilisé ce concept, ça ne me dérange vraiment pas. C’est ce dont nous avions besoin à ce stade.

T’est-il déjà arrivé de te retrouver dans une situation où tu as ressenti le besoin d’appeler à l’aide ?

Même si tu es un parolier ou un artiste, même si tu es capable de créer une structure ou un sujet totalement théorique avec ce que tu fais, il y a toujours une partie de toi et de tes pensées dans ces choses. Donc, en partie, oui, mais ces histoires ultra privées ne seront par rendues publiques cette fois-ci [rires].

Tu es le chanteur principal et le guitariste du groupe, alors que dans Behemoth tu es le bassiste. Quel sentiment ça te procure d’être le leader du groupe ? T’es-tu habitué à jouer ce rôle ?

C’est très différent de ce que je fais dans Behemoth. Je suis rarement nerveux lorsque je monte sur scène avec Behemoth alors que je suis toujours super stressé avant de monter sur scène avec Vesania. Tout dépend sûrement de ton poste sur scène. Lorsque tu te tiens au milieu et que tu es supposé être le leader et chanteur du groupe, tu as tous les yeux braqués sur toi. Tu ressens donc la scène différemment. C’est une expérience différente mais Vesania reste le groupe avec lequel j’ai commencé. Je crois que nous avons commencé en 1996 ou 1997, et le tout premier concert que j’ai donné était un concert de Vesania. C’est après ça que j’ai rejoint Behemoth et que tous mes autres collègues ont rejoint tous leurs autres groupes, et ces groupes existent toujours. Je saute donc d’un poste à l’autre et je m’y suis en quelque sorte habitué. Certaines personnes sont surprises que je veuille encore de cette position et ce type de contexte différents inhérents à un groupe plus modeste comme Vesania. Mais d’une certaine manière j’y trouve mon compte parce que depuis le tout début j’ai toujours été très enthousiaste par rapport à ce groupe.

Certains disent que le fait de chanter est pire que d’être nu. Es-tu d’accord avec ça ?

C’est sans doute très analogue. Je ne choisirai pas lequel est le pire ; ça dépend sûrement de ce à quoi tu ressembles tout nu [rires]. Mais j’imagine que c’est une impression un peu similaire. Tu montres tout ce que tu peux faire et tu laisses les gens te juger. C’est sûrement la même chose que de se retrouver nu en publique.

Pendant longtemps, quand les médias parlaient de Behemoth, ils parlaient surtout du succès populaire de Nergal. Est-ce quelque chose qui te frustre ou es-tu à l’aise avec le fait de rester dans l’ombre ?

Je croise les doigts pour lui et je suis très heureux de chacun de ses succès personnels. Nous sommes de très bons amis depuis le tout début où j’ai rejoint le groupe. Je ne suis pas le genre de personne à essayer d’être trop sous le feu des projecteurs et la position que j’ai dans le groupe me convient très bien. C’est lui le leader du groupe et c’est lui la tête pensante de Behemoth, donc c’est normal qu’il bénéficie de ce type d’exposition, et j’en suis heureux pour lui.

« Lorsque tu as la chance d’amasser un peu d’argent, tu dois trouver les moyens de t’investir là-dedans parce que l’histoire avec la musique, peu importe à quel point c’est gros ou cool, ça s’arrêtera un jour. »

Nous avons parlé avec Peter Wiwczarek de Vader à propos du succès de Nergal et il nous a dit que même si ça soulève la curiosité en Pologne sur le metal, cela ne changera rien à propos de la reconnaissance du style, parce que les gens continueront à avoir leurs préjugés. Qu’en penses-tu ?

Je ne crois pas que son succès personnel – appelons ça ainsi – a une quelconque influence sur la perception du metal en règle générale. C’est sûrement un peu différent en Pologne parce que Nergal est une sorte de célébrité là-bas et il n’y a pas que les fans de metal qui savent qui est Nergal. Ça apporte sans doute un genre de nouvelle reconnaissance pour la musique metal, dans le sens où les gens qui ne sont pas du tout liés au metal peuvent le voir dans les médias, le juger et faire des commentaires sur le sujet ou peu importe. Mais je ne crois pas que ça a une quelconque influence sur la musique metal en règle générale.

Pour la première fois dans l’existence de Behemoth, Nergal a pu laisser entendre que votre dernier album pourrait être une bonne manière de conclure la carrière du groupe. Il a aussi dit qu’il avait beaucoup d’idées et qu’il aimerait faire plus de choses en dehors du monde du metal. Quelle est ton opinion là-dessus ? Est-ce quelque chose dont vous avez discuté ?

Le truc, c’est qu’il n’a jamais été aussi content avec quoi que nous ayons fait auparavant qu’il l’est avec ça. Il a vaincu la maladie après avoir été hospitalisé pendant longtemps et il a enregistré un album qui, au départ, sans doute l’effrayait, mais ensuite, quand tout s’est fait, il pouvait ressentir le succès que rencontrait l’album et tout. Donc son point de vue sur les choses a beaucoup changé après l’histoire de la leucémie et le fait de dire que tout ce qu’on fait pourrait à n’importe quel moment conclure toute la carrière est simplement vrai, parce que, tu sais, tout peut arriver à n’importe quel moment. C’est ainsi qu’il l’entendait : je suis fier de ce truc et si ça devait se terminer aujourd’hui, si je devais mourir aujourd’hui ou peu importe, c’est une belle chose avec laquelle terminer sa carrière. Probablement que rien de cela ne se produira, donc il enregistrera d’autres albums et continuera avec le groupe. Les journalistes et certaines unes de médias prennent simplement cette phrase de Nergal hors de son contexte et disent que Behemoth va arrêter sa carrière. C’est faux, ce sont des conneries, ce n’est pas ce qui a été dit.

Penses-tu que ce soit un problème dans notre société actuelle, que les gens lisent trop vite les choses et les interprètent mal ?

C’est ainsi que les médias fonctionnent. Je ne vais pas me disputer là-dessus, c’est ainsi, tu sais. Tu ne peux pas gagner avec ça. Tout repose sur le sensationnel et laissons les choses être ainsi, peu importe.

Partages-tu l’enthousiasme de Nergal à propos de la musique hors metal et les autres choses qu’il fait, ou bien te dis-tu parfois : « Ok, peut-être va-t-il trop loin » ? Comme la comédie qu’il a faite ou le fait d’être juré dans une émission de musique pop…

Ça lui offre une chance de faire autre chose à côté de la musique metal et du business du metal en règle générale, et de se faire payer pour ça. Il l’a fait et je ne considère pas du tout ça comme une mauvaise chose. Un groupe de metal, c’est pas quelque chose que tu peux faire toute ta vie parce qu’on n’a pas de retraite sociale ou quoi. Arrivé à un moment donné, je sais que nous aurons des problèmes avec notre colonne vertébrale ou globalement notre santé… Peu importe, lorsque tu atteins genre les quarante ans, les cinquante ans ou les soixante ans, suivant le groupe, tu dois arrêter la scène. Et alors qu’est-ce qu’il te reste ? Personne ne te paie pour quoi que ce soit à ce stade. Du coup, arrivé à un moment donné dans la vie, lorsque tu as la chance d’amasser un peu d’argent, tu dois trouver les moyens de t’investir là-dedans parce que l’histoire avec la musique, peu importe à quel point c’est gros ou cool, ça s’arrêtera un jour. Et d’une manière ou d’une autre, il faut que nous vivions, or il n’y a rien d’autre que nous puissions faire parce que la majeure partie de notre vie aura été passée à jouer sur scène. Je croise donc les doigts pour tout ce qu’il fait et je suis heureux que tout aille bien pour lui. Tu sais, il se peut que ça s’arrête un jour.

Et pour ta part : es-tu intéressé par d’autres types de musiques en dehors du metal ?

Certainement, en dehors d’être dans des groupes, lorsque j’ai un peu de temps, j’essaie de travailler en studio en tant que producteur et je ne travaille pas uniquement avec du metal extrême. Le metal n’est pas la seule musique que j’écoute. J’ai besoin de savoir ce qu’il se passe dans le monde de la musique de manière générale. Du coup, j’écoute beaucoup de groupes, je lis beaucoup la presse actuelle et tout. Ouais, il y a beaucoup de choses en dehors du metal que j’aime.

Par exemple, quel a été le dernier album non metal que tu as apprécié ?

Le nouvel album de Yello. Ça vient de sortir il y a quelques jours. J’ai toujours été fan de ce groupe et je trouve que certains de leurs albums sont incroyables, particulièrement d’un point de vue de la production, c’est parfaitement réalisé. Ce nouveau truc est sorti il y a quelque chose comme une semaine. C’est le dernier truc non metal que j’ai apprécié écouter.

Tu as dit que tu travaillais en tant que producteur, mais vis-tu en fait de la musique ou bien as-tu besoin d’un boulot à côté ?

Je ne peux pas avoir de boulot. Je n’ai pas de temps pour ça. Juste pour te donner un exemple : cette année, 2014, j’ai eu un mois de pause avec Behemoth en septembre et pendant ces vacances je suis parti en tournée avec Vesania. C’est tout. Il n’y a pas de boulot normal pour nous parce que nous sommes tout le temps occupés avec nos groupes et donc ça veut dire que je dois me débrouiller pour en vivre.

Interview réalisée par téléphone le 1er octobre 2014 par Metal’O Phil.
Retranscription : Thibaut Saumade.
Traduction et introduction : Spaceman.
Photos promo : Aleksander Ikaniewicz.

Site internet officiel de Vesania : www.vesania.pl.



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