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Nouvelles Du Front   

Vin rouge, serpent blanc


Ce n’est pas tout d’ouvrir des restaurants, de créer des sauces, de sortir des livres de cuisines car qu’est-ce qu’on boit avec ça ? Sammy Hagar nous proposerait sans doute une tequila de son propre cru. Ce serait toujours ça en attendant que Lemmy ait une collection de Jack Daniel’s à son nom (non, je ne veux pas entendre parler de cette pub pour une bière) ou qu’Ozzy se lance dans un partenariat avec les producteurs de cognac Hennessy (en attendant dans le hip-hop, on prend une longueur d’avance). Mais ces boissons-là sont surtout appréciables en apéritif ou en guise de digestif. Alors avec quoi vais-je accompagner ma cuisse de dinde cuisinée par Vinnie Paul ou ma côté de bœuf à la mode Dave Ellefson ?

Chers amis, j’ai dans ma cave un petit Whitesnake Zinfandel 2008 fort goûtu qui s’accommode très bien avec les viandes rouges. C’est du « petit Jésus en culotte de velours », si vous me passez l’expression. Vous m’en direz des nouvelles.

Oui, Whitesnake ! Tout à voir avec la bande à David Coverdale car l’ancien frontman de Deep Purple, en donnant une interview pour le site Wine Spectator, site dédié à l’œnologie, nous en apprend un peu plus sur sa passion pour le vin, les bonnes boutanches et comment il en est arrivé à produire son propre vin.

L’amour du vin de David commence quand il a seulement dix ans (de là à dire qu’il est tombé dedans quand il était petit…) au cours d’un voyage dans le nord de l’Italie. Ce qui a pu s’avérer être un choc pour le petit angliche (qui a jamais entendu parler de vin anglais ?). A l’adolescence, alors qu’il est étudiant en art, un ami lui rapporte du pain et fromage français mais surtout une vieille bouteille de chianti (un vin italien). Avant de devenir la rock star qu’il est aujourd’hui, sa vie avait déjà pris un tournant. Un tournant qu’il n’a cessé de suivre car dès qu’il a pu, en tant que membre de Deep Purple puis de Whitesnake, voyager un peu partout dans le monde, il a pu développer son palais à bien des tables et dans bien des caves prestigieuses devenant un aficionados des vins européens (en première ligne, les vins de Bordeaux, blancs de préférence), snobant tout autre origine.

En venir à la production était l’affaire d’un hasard (tant de bonnes choses arrivent de la sorte), un ami le met en contact avec un producteur de vins californien et les choses se sont enchaînées. Ce n’était pourtant pas gagné d’avance. Longtemps, David Coverdale a méprisé les vins californiens, d’abord en raison de cette exclusivité qu’il offre aux vins européens, ensuite parce qu’il lui a longtemps été nécessaire d’avoir toujours un verre d’eau à portée pour faire passer cet arrière-goût métallique (difficile à supporter même quand on est dans le heavy metal depuis plus de trente ans) dont souffraient les premières expériences viticoles californiennes.

Mais Dennis de La Montanya est dans le métier depuis quinze ans (même si par rapport à quelques maisons françaises, cela peut avoir l’air chétif) et David ne doit sans doute pas regretter cette collaboration. Ils produisent ensemble un Zinfandel, autrement dit un cépage noir particulièrement répandu en Californie (depuis supplanté par le cabernet-sauvignon, il faut le savoir), seulement trois cents caisses pour démarrer… qui s’écoulent à une vitesse phénoménale !

C’est donc avec plaisir que nous apprécierions de pouvoir goûter à la cuvée Whitesnake. Mais, tout comme avec Will Argunas qui nous avait très gentiment offert un exemplaire de son artbook suite à notre article sur celui-ci, nous serions très redevable envers David Coverdale s’il voulait bien nous faire parvenir (au moins) une de ses bouteilles car à 29,95$ pièce, frais de port non-inclus, nous ne sommes pas prêts autrement de nous rincer le palais avec ce sombre breuvage du serpent blanc.



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