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Live Report   

Vitus et Centurion sont sur un bateau…



Artistes : Saint VitusCenturions Ghost
Salle : Le Nouveau Casino
Ville : Paris
Date : 09-02-2010
Public : 100 personnes environ

Photos : Painkiller


Mark Scurr (Centurions Ghost)

Sans introduction ou artifice particulier, Centurions Ghost arrive sur scène et fait sonner ses riffs au son dégoulinant du doom/sludge. La sauce prend rapidement et le tempo s’accélère dès le second titre. Avec ses faux airs de Phil Anselmo, le chanteur Mark Scurr assure une prestation intense, révulsant ses yeux ou se tirant les cheveux en l’air. Ses compagnons ne sont pas en reste : mention spéciale à Federica Gialanzä, à qui l’on attribuera le titre de meilleur rôle féminin pour son jeu de guitare inspiré.

Le style n’est pas d’une originalité à toute épreuve, mais là n’est pas la question. Il s’agit ici de déverser du gras, du lourd ainsi que des ambiances planantes pour équilibrer : à ce titre, le dernier morceau du set ira s’aventurer dans un registre à la limite du psychédélique.
L’accueil est honorable et le public se laisse emporter par la densité de la musique, entretenue par une prestation intense.


Saint Vitus

Les vedettes de la soirée sont déjà sur scène en train de procéder aux derniers réglages. Puis Mark Adams sort une basse de sa boîte et se branche : le set peut commencer. Les années d’absence et d’attente de Saint Vitus ne seront, après ce concert, plus qu’un mauvais souvenir. Visiblement contents d’être là, émotionnellement investis, les américains nous font partager un mélange entre le doom inspiré de Black Sabbath et un stoner très personnel dont eux seuls ont le secret. Tandis que Henry Vasquez (batterie) délivre un jeu de scène survitaminé, Mark Adams affiche quant à lui un flegme à l’anglaise. Scott « Wino » Weinrich, arborant son éternel gilet de cuir, nous menace avec son regard habité et des paroles de chanson inquiétantes.


Dave Chandler et son pote Marshall

Dave Chandler (guitare), au look de hippie old-school, l’accompagne en mimant les paroles. Ses moments de bravoure restent incontestablement les soli, sur lesquels il laisse échapper toute sa folie. Se mettant à genoux devant ses amplis, sa guitare derrière la tête ou encore frottant son manche sur les têtes d’amplis. Et même jouant avec les dents ! Après quoi le public a droit à une petite accalmie avant de repartir de plus belle sur un bon gros riff.

La setlist est un best-of de la carrière du groupe : le combo se fait plaisir en faisant résonner des titres d’une autre époque, qu’une moitié du public n’a pas pu connaître, faute d’être née trop tard, mais qu’elle semble, malgré tout, apprécier à sa juste valeur.


Un Henry Vasquez survitaminé

Une setlist qui nous rappelle à quel point Saint Vitus sait varier les plaisirs, passant d’un doom mystique (« White Stallions ») à un stoner qui fait bouger les hanches (« Look Behind You »). On aura également un moment d’émotion avec « Clear Windowpane », dédié à Dickie Peterson (Blue Cheer), récemment décédé. Beau geste que de rendre hommage à ces groupes de l’ombre qui nous font pourtant vibrer. Car Saint Vitus, c’est aussi ça : un groupe encensé, culte, mais pas forcément écouté en masse.

Le public semble avoir eu ce qu’il voulait, si l’on en juge le sourire qui s’affiche sur les lèvres de la majorité des personnes présentes. Un plaisir visiblement partagé par le groupe. Une communion qui fait oublier la légère déception de la prestation du groupe au Hellfest 2009.


Wino, une référence vocale

Setlist Saint Vitus:

Living Backwards
I Bleed Black
Clear Windowpane
The War Starter
Look Behind You
The Troll
White Stallions
Mystic Lady
Saint Vitus


Dying Inside
Born Too Late




Laisser un commentaire

  • Pff…tu fais toujours la même Metalo !!!

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  • Metal'o Phil/RM dit :

    Mais bien sûr qu’ils sont américains ! Qui a dit qu’ils étaient anglais ? 😉

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  • Oui désolé c’était une erreur.

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  • Spaceman / RM dit :

    En fait, Saint Vitus est un groupe américain basé à LA.

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  • Un live report qui donne très envie de revoir ce groupe cultissime et sous-estimé par le grand nombre. Personnellement la prestation du Hellfest m’avais plus mais quelque chose me dis que ça n’a rien a voir avec la sensation de voir le groupe en salle dans un cadre plus intimiste.
    Par contre Saint Vitus … anglais ? Euh non, il ne me semble pas … l’accent de Wino est d’ailleurs une horreur a déchiffré, j’arrivais a peine a comprendre a ce qu’il nous disais au Hellfest. Maintenant bon c’était peut être moi et mes oreilles ont peut être été abusées par l’envoutante musique de Saint Vitus.

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  • Saint Vitus, voilà un groupe culte. J’étais à paris, super set !

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