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Chronique   

Vredehammer – Vinteroffer


Combien de groupes peuvent se targuer d’avoir fait indubitablement mouche dès leur premier essai ? Peu, assurément. Qui plus est quand, comme dans le cas des Norvégiens de Vredehammer, la musique n’est le fruit que d’une seule personne. Un homme qui mène son navire dans d’étroites rizières, sur-exploitées, parfois asséchées depuis de nombreuses années. Vredehammer c’est avant tout le projet, la vision, de Per Valla, guitariste et chanteur. Vredehammer c’est incontestablement du black metal ; teinté par ci, par là, de couches plus death, peut-être héritées d’une certaine manière d’Allfader, l’autre formation du chanteur et de deux des autres compères : John Erik Andersen à la basse et Cato Skivik à la batterie. Vredehammer c’est donc du black, commun peut-être, mais indéniablement personnalisé par la patte musicale du leader et au son « digital », direct… Actuel, en un mot, très 2014.

Sans véritablement secouer la scène black metal ce Vinteroffer, premier album de Vredehammer après trois EPs, est cohérent, tant dans son fond que dans sa forme, avec la motivation évidente d’aller chatouiller les têtes de gondole du black metal à la fois efficaces et chiadés : riffs bétons (« We Are Sacrifice » et sa touche épique à la Immortal, « Summoned ») avec quelques originalités et tricotages techniques qui donnent de la personnalité au propos (« Chthulu » et ses teintes dissonantes à la Deathspell Omega en plus immédiat, les couinements et rebondissements de « Seduce Infect Destroy »), chant puissant et blasts indéboulonnables qui tapent, avec une petite tendance à lorgner parfois du côté du heavy/thrash. L’essentiel est là. Vredehammer tend à se montrer fidèle aux codes actuels du genre, faisant sa recette en amalgamant avec une certaine transparence différentes influences, y compris celles imposés par des Behemoth (évident sur l’intro « The Awakening ») et autres Dimmu Borgir, toujours en quête d’un son brute, massif mais distinct. Seulement, passé la surprise d’un début d’album réjouissant et captivant, d’aucun considérera sur la longueur que le groupe avance en terrain découvert et perd un peu de son cachet, se savourant parfois plus pour son emballage que pour son contenu propre, quand bien même il a toujours de quoi capter l’attention : le solo fou et trépidant de « Seduce Infect Destroy », les touches pagan de « Skydom », le break de « Suicide Forest », le démarrage sur un lead aérien de « Vinteroffer », etc.

Vredehammer finalement propose un album séduisant et plutôt accessible, en accumulant à la fois une forme soignée voire léchée et, dans le fond, des arguments justes et pleins d’accroches. Avec ce premier essai, le combo appose ses bases, solidement, par un travail soigné (et sincère) et promet d’ailleurs, sans doute, quelque chose de plus organique dans le futur ; les apparences sont trompeuses car Vredehammer n’est pas aussi lisse qu’il pourrait le laisser songer. Tout comme il révèle un beau potentiel pour ses productions futures, si tant est qu’il canalise et développe ses atouts. En attendant voilà assurément un album à découvrir cette année pour les amateurs autant occasionnels que confirmés du genre.

Ci-dessous les titres « We Are The Sacrifice » et « Chthulu » :

Album Vinteroffer, sorti le 07 avril 2014 chez Indie Recordings.



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  • Ben vous en avez mis du temps a le voir cet album, trop occupé a aller chroniquer skip the use peut-être…
    Et au passage ils sont 4 dans le groupe, y a un deuxième guitariste, Kristoffer Hansen.

    [Reply]

    Spaceman

    Décidément, t’es jamais content toi, uniquement à commenter pour râler… 😉

    Oui il y a quatre membres dans le groupe, d’où la formulation « deux des autres compères », sous entendant qu’il y en a supposément un troisième « autre compère » mais ne faisant pas partie d’Allfader.

    Arran

    En effet je serais content quand vous arrêterez de mettre des trucs qui ont rien a faire la. Mais votre sainte croisade pour ouvrir l’esprit des metalleux et faire accepter (on se demande toujours pourquoi d’ailleurs) le metal au grand public, ne s’arrête pas, donc je râle.
    Pour le deuxième guitariste, il mérite d’être nommé autant que les autre, c’est tout.

    Arran

    Non par ce que je sais pas hein, mais chroniquer un album 2 mois après sa sortie, et surtout après le passage en france du groupe en question, bah c’est quand meme vachement moins utile. Surtout quand, comme je le disais, vous perdez votre temps a prendre une accred (ou pas d’ailleurs, ce qui serait encore plus marrant) et a écrire sur un groupe comme skip the use.

    Arran

    rien a foutre de tes etats d’ame

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