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Live Report   

Vulvodynia : Le Roi Slam


Le slam death est un dérivé du death metal plus violent, plus entraînant, plus guttural et plus lourd. Un genre que l’équipe de Suden Promotion s’évertue à propager dans la capitale avec ce soir un Gibus qui accueille une tournée avec en tête d’affiche Vulvodynia. Au programme : un spectateur qui fait des pompes sur scène, un directeur de label sur les planches, les membres du groupe dans un circle pit et un cours de sud-africain.

Commençons avec des visages bien connus des Parisiens. En effet, Child Of Waste est une formation de deathcore dont nous avons souvent croisé la route. Le groupe s’est brutalisé avec le temps pour notre plus grand plaisir et va même démarrer le set avec une nouveauté, « Shelter Of Ignorance », prévue sur leur prochain EP qui arrive bientôt. Comme un reptile, le chanteur fait pencher sa tête en avant avec un regard de possédé. Le tout s’exécute parfaitement, et même si tout le public n’est pas en mouvement, les applaudissements de la foule permettent de sentir l’enthousiasme. Le groupe regrettera peut-être que les spectateurs ne « cassent pas tout » comme annoncé par le chanteur, mais ils peuvent être fiers d’avoir déjà une belle maîtrise scénique ou rien ne sonne faux.

Artistes : Vulvodynia – Wormhole – Placenta Powerfist – Child Of Waste
Date : 6 mai 2018
Salle : Le Gibus Live
Ville : Paris [75]

Placenta Powerfist

Portant le doux nom de Placenta Powerfist, les Allemands sont notre premier pas vers le slam death. Une tête du groupe n’est pas inconnue car dans ses rangs on retrouve le guitariste de Stillbirth. Ce set est un véritable exercice de sport pour les cervicales, autant pour le groupe que pour le public. L’envie de se mettre au sol pour faire une série de pompe est là et l’on se dit, en voyant les shorts du groupe, que c’est également dans leur plan. Avant de démarrer le sport, le chanteur prend le temps de se moucher dans un kleenex à l’effigie du dessin animé Les Minions donné par un membre du public (car là est la vraie violence). Et la séance de sport peut ainsi démarrer, notamment en fin de set avec quelques musiciens sautant dans la fosse pour démarrer un dernier circle pit, mettant fin à une demi-heure magistrale de set. Alors comme l’a crié tout le public avec le groupe durant la soirée, à Placenta Powerfist, nous disons un grand : « OUI ! ».

Wormhole

Au tour de Wormhole, un groupe pour lequel l’attente dans le public était grande. Peut-être trop grande, car après un excellent album nommé Genesis, le son live nous parait moins grandiloquent. Si la musique est massive, l’envie de se rentrer dedans est moindre et cela se voit aux mouvements de foules qui ont bien diminué en comparaison du show précédent. Néanmoins, l’arrivée de Duncan Bentley sur le dernier morceau voit l’audience réagir immédiatement. Après le morceau, le groupe partira très rapidement sans un au-revoir engendrant une certaine incompréhension dans le public. La prestation de Wormhole met en avant sa technique et ses compos parfois progressives. Le plaisir musical est là mais passer après Placenta Powerfist, qui a mis la barre très haute en termes de dynamisme, n’est pas chose aisée.

Vulvodynia

Finissons en beauté avec Vulvodynia. Démarrant le set avec une introduction musicale reprenant le thème du Roi Lion, on ne se doute pas de la folie que sera la prochaine heure. Arrêtons-nous déjà sur la qualité musicale du groupe, qui mettra tout le monde d’accord. Dans la scène du slam death, Vulvodynia se place très haut alors qu’il a démarré son activité seulement en 2014. Les qualités vocales du chanteur et son regard monstrueux font de lui la première attraction sur scène. Et même si l’un des guitaristes semble sortir d’un groupe de rock émo, le tout est soutenu par un bassiste ultra-énergique, s’amusant avec chaque personne du public. Une attraction à lui tout seul.

Mais n’oublions pas le public qui, à coup sûr, aura marqué le groupe. Un homme de l’asistance monte sur scène pour effectuer quelques pompes pendant que le bassiste prend appui sur lui. Durant « Psychosadistic Design », de manière improvisée, le fondateur du label Lacerated Enemy Records viendra prêter sa voix en face une foule qui n’arrête pas de se faire écraser de toute part. Cette soirée fut donc à graver dans le marbre tant elle fut plaisante et libératrice. Les coups ont été donnés, les cheveux balancés, les pompes effectuées, la sueur a coulé et les cordes ont été frappées.

Vulvodynia

Setlist :

New World Order
Unparalleled Insubordination
King Emesis
Mob Justice
Praenuntius Descends
Depraved Paraphilia
Bestial Insemination
Wall Of Corpses
Nyaope
Flesh Tailor
Psychosadistic Design
FOrced Fecal Ingestion
Drowned In Vomit

Report et photos : Matthis Van der meulen



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