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Interview   

Within Temptation ajuste ses variables


A la veille du concert de Within Temptation au Zénith de Paris, le 16 novembre dernier, la promo pour le nouvel album Resist bat son plein. Sa sortie étant à l’origine prévue pour le 14 décembre, on apprendra les jours suivants qu’elle est finalement reportée au 1er février de l’année suivante, a priori en raison de problèmes de production du disque. Toujours est-il que c’est un groupe revitalisé que nous avons retrouvé, auquel la pause effectuée à la suite du cycle Hydra a visiblement fait beaucoup de bien, comme nous le confient le guitariste Ruud Jolie et le claviériste Martijn Spierenburg ci-après.

Car oui, après avoir discuté avec la frontwoman Sharon Den Adel, nous avons profité de la venue du groupe pour également tailler le bout de gras et prendre la température auprès de ces deux autres membres. Deux membres presque situés à deux bouts opposés du spectre, car si le premier avait été mis à l’honneur sur l’album précédent, le second prend aujourd’hui sa revanche avec un nouvel opus nettement plus synthétique et arrangé. Ainsi, la discussion en vient à tourner essentiellement autour des rapports aux guitares et aux orchestrations, les deux compères nous faisant quelques confidences en toute sincérité. (A lire également : interview avec Sharon Den Adel).

« Nous avons enregistré beaucoup de parties de guitare, plein de plans, plein de leads, et puis, quand j’ai entendu les mix finaux, il n’en restait plus rien ! J’étais un peu… pas frustré, parce que j’ai dépassé ça, mais du point de vue de mon ego, j’étais un peu déçu. Mais d’un point vue global d’artiste et de membre du groupe, j’étais là : “D’accord, ça a du sens, ça sonne bien.” Donc je comprends les choix qui ont été faits. »

Radio Metal : Suite au cycle de Hydra, Sharon a souffert d’un burn out et perdu toute inspiration pour écrire ce type de musique ample et puissante nécessaire à Within Temptation. En conséquence, elle s’est mise à écrire son album solo, sans savoir si elle reviendrait à Within Temptation ou pas. Comme elle nous l’a dit, elle ne savait pas si elle souhaitait continuer car elle était malheureuse dans sa vie à l’époque. Avez-vous eu peur que ce soit la fin de Within Temptation ?

Ruud Jolie (guitare) : Non, parce que je faisais aussi mes propres trucs. J’ai sorti un album solo qui s’appelle For All We Know, et moi non plus je n’étais pas sûr de revenir à Within Temptation. Et c’était pareil pour toi…

Martijn Spierenburg (claviers) : Ouais, pareil pour moi. Je pense que nous avons tous eu une sorte de burn out, car tout le cycle à faire un album, partir en tournée, faire des interviews, etc. est assez intensif, ça crée une routine et ça finit par un peu t’ennuyer, ça te pousse à te demander si tu as toujours envie de continuer. Pour moi, à titre personnel, cette pause de deux ans était super parce qu’alors, j’avais plus de temps pour développer mes propres trucs. Je suis aujourd’hui occupé avec une pièce de théâtre, j’écris toute la musique pour celle-ci, Ruud a fait son album solo… Tu commences à faire d’autres choses et ça te permet d’apprécier à nouveau Within Temptation, de retrouver du plaisir. C’est ce dont nous avions besoin : nous éloigner, faire nos propres trucs. Et il n’y avait pas non plus tellement de contact entre nous six, il me semble. Stefan [Helleblad] vit en Suède et il a fait ses trucs, tout le monde vivait dans sa propre bulle, et ensuite nous nous sommes retrouvés. Il y a désormais une nouvelle énergie, une nouvelle inspiration, de nouvelles vibrations, de bonnes choses, grâce à ce break. C’est comme quand tu manges tous les jours chinois, ensuite tu en as marre, et après avoir arrêté de manger chinois pendant trois mois à deux ans, tu es prêt à remanger chinois et à l’apprécier. C’est aussi simple que ça.

Ruud : Bon, ceci dit, c’est toujours amusant de boire du vin…

Et vous avez donc désormais des plannings différents, vous avez ralenti la rythme de tournée…

Martijn : Ouais. Le truc, c’est que nous sommes de vieux schnoques maintenant. Nous n’avons plus vingt ans et nous avons presque tous des enfants et une famille. Avant, nous partions pendant six à huit semaines d’affilée sur la route ; désormais, c’est découpé en plusieurs tronçons, donc nous partons deux semaines et demie sur la route, et dès que nos familles commencent à nous manquer, on peut revenir à la maison, être avec elles. C’est important. Ça rend les tournées supportables. Nous ne sommes pas encore en position… Par exemple, Metallica, nous avons eu une conversation avec Lars Ulrich il y a quelques années et il nous a dit que, par exemple, quand ils tournent en Europe, cette année-là ils avaient fait de Paris leur camp de base, donc ils ont loué tout un étage dans un hôtel, toutes leurs familles étaient là, les épouses, les enfants, et ensuite les papas allaient au travail en jet privé, aux festivals ou aux arènes où ils jouaient, et ensuite revenaient en avion le soir même. Ils étaient donc avec leurs familles. Mais nous, nous ne pouvons pas emmener nos familles en tournée parce que nous ne jouons pas dans toutes ces arènes – pas encore – mais tourner comme nous le faisons maintenant, ça convient à tout le monde.

Sharon nous a parlé de la pression qu’elle ressentait dans ce groupe et du fait qu’elle loupait une bonne partie de la vie personnelle de ses amis et de sa famille, ce qui lui a amené beaucoup de questions introspectives sur sa vie. Vous posez-vous également parfois des questions sur la carrière que vous avez choisie ?

Ruud : Bien sûr, mais n’est-ce pas le cas de tout le monde ?

Martijn : Se poser des questions est une bonne chose.

Ruud : Je le pense aussi et généralement, une fois par an, je commence à me dire : « Oh, ce ne serait pas le moment que je fasse quelque chose de complètement différent, peut-être même loin de la musique, pour faire tout à fait autre chose de ma vie ? » J’ai plein de centres d’intérêt. La musique, c’est super, j’adore, mais ce n’est qu’une chose parmi d’autres que je fais. Je ne sais pas comment c’est pour toi…

Martijn : C’est exactement pareil. Par exemple, c’est pour ça que j’étais très content de pouvoir faire cette pièce de théâtre, car c’est totalement différent du fait d’être dans un groupe de rock et tourner. Ça me permet de faire appel à des compétences totalement différentes, et ce sont des personnes différentes et un réseau différent. C’est donc complètement autre chose et ça ouvre vraiment l’esprit, et ça me permet d’avancer là-bas et ici. Le fait que je fasse cette autre chose là-bas me donne de l’énergie pour tourner. Pour l’instant, ma conclusion est que, tant que le groupe est tel qu’il est et qu’il y a cet équilibre, avec une ou plusieurs autres choses agissant comme contrepoids, ça marchera.

Ruud : Idem ici.

« Le fait est que nous changeons toujours nos approches de façon si dramatique d’un album à l’autre que je peux imaginer qu’une personne qui s’attendait à entendre un autre album à la Hydra puisse se demander : “C’est quoi ce bordel ?” »

Stefan a rejoint le groupe en 2011 mais il participe aux albums de Within Temptation depuis Hydra, ce qui fait trois guitaristes travaillant en studio, si on inclut Robert…

Ce n’est pas exact. Je ne sais pas d’où vient cette information mais Robert n’enregistre plus.

Martijn : Je crois depuis 2011 déjà, non ?

Ruud : Ouais, en fait depuis The Heart Of Everything.

Martijn : Je ne crois même pas qu’il ait enregistré The Silent Force.

Ruud : Je ne crois pas non plus.

Martijn : Je crois que c’était toi qui as enregistré. Et Stefan. Car Stefan était déjà impliqué depuis The Silent Force en tant qu’ingénieur. Mais il faudrait vérifier les crédits, je n’en suis pas sûr [petits rires].

Ruud : Mais on entend souvent ça, ce n’est pas de ta faute. Je pense qu’il doit y avoir une mauvaise source d’information quelque part. Mais il est toujours, évidemment, impliqué dans à peu près tout le reste. C’est la grande tête pensante, si tu veux le voir comme ça. Mais niveau guitare, enregistrement et évidemment des live, il n’est plus impliqué dans ces domaines.

Martijn : Donc si tu n’aimes pas l’album, c’est lui qu’il faut blâmer [rires].

Dans Within Temptation, la musique est généralement principalement composée par Sharon, Robert et Martijn, avec également des contributions de la part du producteur Daniel Gibson. Mais en tant que guitaristes jouant les chansons live et enregistrant l’album, quelle est votre contribution à toi, Ruud, et Stefan ?

Ruud : Nous arrangeons plein de parties de guitare, bien sûr. Certaines parties, nous ne pouvons rien y faire, parce que c’est le squelette, le noyau de la chanson, mais tout le reste, nous avons les mains libres. Donc nous nous amusons !

Hydra était un album délibérément plus metal et orienté guitare, dans la mesure où la décision avait été prise de revenir un peu plus aux racines metal du groupe, alors que sur Resist, on dirait que mes guitares sont plus en retrait. On n’en entend presque pas sur une chanson comme « Mercy Mirror », par exemple. Ruud, ne te sens-tu pas parfois un peu perdu sous ces masses d’électronique, d’effets et autres arrangements ?

Martijn : Vu qu’il est le guitariste et moi le claviériste, je suis du bon côté maintenant ! [Rires]

Ruud : Ouais, bon, tu devrais lui demander comment il s’est senti avec l’album Hydra ! Evidemment, j’aime jouer de la guitare et j’aurais aimé que celle-ci soit mieux mise en avant dans les chansons, mais au bout du compte, il faut oublier l’ego et voir ce qui importe pour les chansons. Le truc, c’est que parfois je suis un petit peu déçu parce que nous avons enregistré beaucoup de parties de guitare, plein de plans, plein de leads, et puis, quand j’ai entendu les mix finaux, il n’en restait plus rien ! J’étais un peu… pas frustré, parce que j’ai dépassé ça, mais du point de vue de mon ego, j’étais un peu déçu. Mais d’un point vue global d’artiste et de membre du groupe, j’étais là : « D’accord, ça a du sens, ça sonne bien. » Donc je comprends les choix qui ont été faits.

Martijn : J’aimerais ajouter quelque chose. Une chose qui a aussi fait un peu disparaître les guitares est le parti pris du mix. Car le groupe a changé d’ingénieur de mix. Stefan Glaumann, connu pour travailler avec Rammstein, a mixé tous nos albums jusqu’à Hydra. Maintenant, nous avons un autre gars mais il a une approche différente du mix. Ce qui se passe, en fait, est que si tu compares tous les albums de Within Temptation à ce qui se produit en live, l’album est comme une photo prise au début ; c’est comme un enfant, ensuite il grandit, il devient adulte, il a dix-huit ans, et la photo de ce jeune homme de dix-huit ans est l’album, mais ensuite il continue à se développer de plus en plus à mesure que nous le jouons en live. Et le son live d’un morceau peut être totalement différent, il peut avoir une énergie totalement différente de ce qu’on retrouve sur l’album. J’entends souvent des gens commenter, disant que les versions live sonnent mieux équilibrées, plus matures, qu’elles ont plus de couilles… Je ne peux pas juger car je ne suis pas dans le public pendant que je joue, mais je pense que c’est quelque chose que nous continuons à faire une fois l’album sorti, le groupe, l’ingénieur de façade, cette équipe emmène la chanson plus loin. Je pense que le manque de guitare qu’on peut entendre sur l’album pourrait bien être rectifié quand on écoute la prestation live, car nous communiquons beaucoup avec l’ingénieur du son à propos de l’approche des chansons et autre, donc c’est une tout autre histoire. C’est là où on décide l’ampleur du son qu’on veut avoir, et bien sûr, si les guitares sont là, alors elles prennent une place plus importante dans le spectre. L’album et la prestation live sont deux approches du même concept.

N’avez-vous pas peur que vos fans se sentent un peu perdus avec le rendu de l’album ?

Ruud : Ouais, mais nous avons toujours connu ça. Maintenant, nous lisons parfois que des gens disent, sur la seule base de « The Reckoning », car c’est la seule qui est officiellement sortie pour le moment : « Je préfère The Unforgiving ! » Mais quand The Unforgiving est sorti, les mêmes personnes ont probablement dit : « Je préfère Mother Earth ! » Le fait est que nous changeons toujours nos approches de façon si dramatique d’un album à l’autre que je peux imaginer qu’une personne qui s’attendait à entendre un autre album à la Hydra puisse se demander : « C’est quoi ce bordel ? » Mais nous ne sommes pas AC/DC, dans le sens où ils sortent plus ou moins le même album à chaque fois, et je n’ai rien contre ça.

Martijn : C’est un choix.

Ruud : Exactement. C’est leur choix. C’est parfait. J’aime beaucoup AC/DC. C’est juste que nous essayons d’expérimenter et de faire des choses différentes à chaque fois, car cinq ans se sont écoulés depuis Hydra, nous écoutons des choses différentes, nous nous influençons de différentes choses, etc., et Sharon a fait son album solo, j’ai fait le mien, lui a fait sa pièce de théâtre, et tout ceci apporte des ingrédients différents à la sauce de Within Temptation.

« Étrangement, je n’aime vraiment pas le metal symphonique. Je n’écoute jamais des groupes comme Nightwish, Epica et autre. Même si je peux reconnaître que ce qu’ils font, ils le font très bien, je n’aime pas. »

D’un autre côté, une chanson telle que « Trophy Hunter » a ce riffing accordé très bas, presque djent, et « Raise Your Banner » se rapproche de riffs à la Rammstein. Est-ce que cette direction plus moderne vous a ouverts à de nouvelles façons d’aborder la guitare et de nouveaux challenges ?

Nous jouons des guitares huit cordes sur ces chansons. Le manche est vraiment plus épais et c’est un challenge. Ça l’est d’ailleurs toujours, car c’est vraiment moins confortable. C’est un nouvel ingrédient que nous avons apporté à l’album. C’est toujours amusant d’avoir de nouveaux défis, bien sûr. Si tu ne fais que te répéter, les choses deviennent vite ennuyeuses, je pense.

Martikn : Aussi, il y a un jeu plus grave qui donne… Car Sharon est bien connue pour son chant haut perché à la Kate Bush, mais le truc est qu’il n’y a pas que ça dans sa voix, il y a aussi ça. En jouant des chansons dans une tonalité différente, on peut ouvrir un timbre différent dans sa voix. C’est pourquoi les guitares huit cordes sont très pratiques, car alors on peut continuer à ajouter une grosse couche mais la jouer dans une autre tonalité.

Resist est moins symphonique, globalement : même si ça reste présent dans des chansons telles que « Supernova » ou « Holy Ground », pensez-vous que le côté symphonique a été surexploité dans le metal ?

Ruud : C’est une question intéressante !

Martijn : Je n’en suis pas sûr, en fait.

Ruud : Étrangement, je n’aime vraiment pas le metal symphonique. Je n’écoute jamais des groupes comme Nightwish, Epica et autre. Même si je peux reconnaître que ce qu’ils font, ils le font très bien, je n’aime pas. Je suis donc content que nous prenions une direction un peu plus pop… Bon, tout de suite ça sonne négatif ou ça prend une connotation grand public quand on emploie ce terme…

Martijn : Je dois dire que l’approche symphonique du metal est totalement différente de celle du classique, en termes d’orchestre. Ce que Within Temptation fait un peu plus sur cet album ne correspond pas à l’approche standard du metal symphonique. Peut-être que c’est lié à notre façon de travailler les couches ou je ne sais quoi, mais notre usage des outils symphoniques dans Within Temptation est différent, et c’est pourquoi ça m’intéresse.

Ruud : Je le crois aussi, car maintenant que j’y pense, le truc que je n’aime pas dans de nombreux groupes de metal symphonique est qu’ils emploient des éléments symphoniques grandiloquents rien que pour être grandiloquents, si tu vois ce que je veux dire. C’est la solution de facilité. En faisant ça, c’est assez facile de faire que ça sonne lourd. J’ai toujours aimé la façon dont nous utilisions le symphonique, de façon plus subtile, moins évidente, mais quand même avec un côté un peu lourd.

Martijn : Ouais, mais je dois dire que ce groupe a évolué par rapport à ça, car, par exemple, sur l’album Mother Earth, ainsi que sur Enter et peut-être même The Silent Force, il y a des parties où on avait ce côté épique standard…

Ruud : Mais aussi à l’époque c’était nouveau.

Martijn : Mais je pense que nous nous sommes de plus en plus écartés de ça. Nous avons utilisé le symphonique autrement et nous nous sommes débarrassés des parties symphoniques trop évidentes, ou les parties qui masquaient quelque chose, car si tu utilises un orchestre symphonique avec un groupe, il y a beaucoup de couches, donc des choix doivent être faits. Moins, c’est mieux. Je crois que le choix de cette philosophie avait déjà commencé à prendre effet à partir de The Unforgiving : seules les lignes qui comptent vraiment doivent être incluses et pas les cinquante mille autres gens qui jouent. Car je m’en souviens encore, par exemple, dans The Heart Of Everything, quand nous avons enregistré l’orchestre symphonique en République tchèque, à Prague, il y avait dans les soixante personnes, ainsi qu’un chœur, mais il faut qu’ils aient tous leur place dans l’album, dans le spectre. Parfois, c’est mieux de se débarrasser de cinquante personnes et de choisir les dix dont on a vraiment besoin, qui apportent vraiment quelque chose à la chanson, au lieu de constamment remplir et rajouter des couches. Mais c’est une question de choix, bien sûr.

Ruud : Ouais, et une question de goût.

Ruud, en fait, tu as démarré la musique aux claviers mais tu as ensuite échangé ça par une guitare peu de temps après avoir regardé une vidéo d’Iron Maiden…

Exact ! Je m’étais déjà intéressé à la musique d’Iron Maiden quand j’avais douze ans, alors que je jouais encore du clavier, mais tu sais, le heavy metal avec du clavier, surtout à l’époque, ça n’était pas si commun – ça aurait eu plus de sens aujourd’hui avec toutes les parties symphoniques dont on vient de parler. Donc j’ai voulu changer. J’ai voulu jouer de la guitare électrique, mais mon clavier était déjà en train de prendre la poussière dans un coin à force de ne pas être utilisé, donc j’ai dit à mes parent : « Ecoutez, j’ai envie de jouer de la guitare électrique. » Ils ne me croyaient pas, ils se disaient : « Ouais, on va lui acheter une guitare électrique et ensuite elle ne va pas non plus être utilisée et finir elle aussi dans un coin de sa chambre. » Il m’a donc fallu pas mal de temps pour les convaincre, mais je suppose que j’ai fini par leur prouver que ça m’intéressait beaucoup [petits rires].

Et maintenant, ton clavier est-il encore en train de rouiller dans un coin ?

Oui. Enfin, occasionnellement j’utilise un clavier, bien sûr, pour composer de la musique, mais ouais.

Pour finir, quelqu’un qui entend les nouvelles chansons pour la première fois demain, quel sentiment aura-t-il à votre avis ?

Il se sentira extrêmement triste et déçu [rires]. Il pourrait même bien pleurer. Non…

Martijn : Ce sera un gros spectacle de rock, non ?

Ruud : Ouais. Tu sais, nous essayons toujours d’y mettre autant d’énergie que possible. Ça n’a même pas d’importance si… Ça passera quoi qu’il arrive et les gens dans le public seront scotchés non seulement par le son, qui est évidemment un aspect très important dans un concert – on ne va pas à un concert en étant sourd, je présume –, mais aussi avec les visuels, et nous, en tant que groupe, nous essayons d’envoyer autant d’énergie que possible.

Martijn : C’est une dimension supplémentaire quand on va à un concert. C’est une dimension qu’on ne peut capter sur CD, pas même sur un DVD ou un Blu-ray, car l’énergie live est quelque chose de totalement différent. Je pense que c’est ce que les gens… Même s’ils n’aiment pas les nouvelles chansons, peut-être qu’ils penseront que c’est trop pop ou je ne sais quelle étiquette ils mettront dessus, ils auront toujours la même énergie et le même groupe, la même implication et le même son.

Interview réalisée en face à face le 15 novembre 2018 par Claire Vienne.
Transcription, traduction & introduction : Nicolas Gricourt.

Site officiel de Within Temptation : www.resist-temptation.com

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