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Nouvelles Du Front   

Yurakane : ninjas, aliens et manège maléfique mangeur d’enfants


On a toujours dans sa besace deux, trois bons groupes, tout jeunes, tout beaux et en qui on place énormément d’espoir. Yurakane en fait partie. Coiffés sur le fil l’an dernier dans les Révélations High Hopes par Grorr, les cinq gars de Pau ont certes raté ce titre honorifique, mais l’essentiel était fait : Yurakane était désormais un nom qu’on ne serait pas prêt d’oublier.

Ainsi suivre cette jeune formation est essentiel. Que font-ils ? Où vont-ils ? Plus addictif qu’une télé-réalité, suivre le parcours d’un jeune groupe prometteur relève évidemment d’un attachement certain à celui-ci. Mais c’est aussi le sentiment d’être impliqué dans quelque chose. D’être de ceux qui étaient là, dès le début, pour voir et pousser telle formation sur le devant de la scène. Toujours plus loin pour être fier de ses petits chouchous mais aussi, de soi, pour n’avoir jamais douté de la réussite de ses poulains.

Ainsi, les choix du groupe sont décortiqués. Quand le combo ne fait pas tout le boulot lui-même. Comme avec Yurakane qui reviendra, l’an prochain, avec un nouvel EP (aucune date précise annoncée). Récemment interviewé par La Grosse Radio Metal, Kévin (guitare) explique : « Le concept de cet EP sera un hommage aux nanars, ces films mauvais que l’on adore. On pourra notamment y croiser un manège maléfique mangeur d’enfants ainsi qu’une horde de ninjas combattant des extra-terrestres pour la survie de l’espace. Une grande marrade qui nous représente bien en somme ! » Les nanars, une inévitable réussite !

Contacté ce matin-même, Lokx, chanteur du combo, avoue : « Tout le monde est fan de nanars, on kiffe tous de se perdre dans un scénario plus qu’à chier et improbable ou des ninjas zombies luttent pour le bien d’un monde dirigé par un homme orphelin et qui n’a pas apprécié que sa mère soit une pute ! » Et s’il pouvait être supposé que la musique devienne plus « fun » afin de coller à « des chansons [qui] auront des sujets divers mais qui se réunissent dans le pitoyable avec des histoires plus improbables les unes que les autres » il n’en est rien : « On reste dans notre ligne de conduite. Du bourrin pour raconter du bourrin ! » En même temps, un manège maudit qui dévore les enfants et qui se décore des restes de ses victimes ne peut, musicalement, qu’être traité de manière abrupte, même si la musique évoluera vers quelque chose de plus personnel comme le précise Kévin (guitariste) : « La musique également évoluera, pour quelque chose de plus personnel, s’éloignant de nos influences « Lamb Of Godiennes », tout en gardant cette énergie qui nous est chère » Yurakane perpétuera sa politique du riff efficace.

Avec The Awakening, son premier opus sorti en 2012, Yurakane démontrait toutes ses influences effectivement très proches de Lamb Of God, un thrashcore incisif et extrêmement fédérateur sur scène, avec encore d’autres influences en stock, du thrash old-school au prog, en passant par le hardcore, voire le black metal. Mais cette courte discographie n’en est pas moins cohérente et surtout efficace. Si Yurakane ça peut groover à la manière d’un Pantera, c’est également très bon pour les oreilles de vos grand-parents. Même si ce ne sont pas vraiment vos grands-parents, ça marche aussi.

La preuve :



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