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Interview   

Zakk Wylde : la tendresse d’une bête sauvage


Zakk WyldeDerrière cette silhouette de grand costaud barbu aux longs cheveux se cache un cœur tendre qui bat. Si Zakk Wylde est réputé pour ses riffs heavy, gras et avec lesquels il se complaît à faire couiner les harmoniques, il n’en a pas moins démontré être tout aussi affûté lorsqu’il s’agissait de faire preuve de sensibilité, rien que via son travail avec Ozzy Osbourne où il a co-signés quelques unes des plus belles ballades hard rock. Et si ça ne suffit pas à convaincre, on ne peut que conseiller de se tourner vers son unique album solo, intitulé Book Of Shadows, paru en 1996, où le chanteur-guitariste se livre dans un recueil de ballades folk à fleur de peau, particulièrement plébiscité par ses fans, si bien que cela fait maintenant vingt ans qu’ils en réclament une suite.

Il aura donc valu attendre ce vingtième anniversaire pour voir ce vœu exaucé, avec l’arrivée prochaine de Book Of Shadows II. « Il n’y a rien que je ne puisse faire avec Black Label Society, y compris ce que j’ai fait avec Book Of Shadows », nous disait Zakk Wylde en 2014. Et on comprend vite que ce qui paraît sous son nom aujourd’hui, n’en est pas moins, en réalité, un nouvel album de Black Label Society, puisque c’est bien ce groupe qui l’a secondé dans son entreprise et compte tenu du contexte de composition assez différent du premier volume. Mais, comme il le dit lui-même, sa passion reste le dénominateur commun. Zakk Wylde nous raconte tout ceci et plus dans l’entretien qui suit.

Zakk Wylde

« Je me contentais d’écouter le jukebox en buvant des coups et ce genre de trucs, ensuite je rampais jusqu’à ma chambre d’hôtel vers six heures du matin, j’attrapais ma guitare acoustique et je commençais à écrire des trucs. »

Radio Metal : Tout d’abord, comment vas-tu ?

Zakk Wylde (chant & guitare) : Je me porte à merveille, frangin ! Je suis juste posé là à traîner, mec. Là tout de suite, on est en train de se préparer à faire un concert d’Experience Hendrix, l’épisode de Brooklyn, c’est ce soir.

Comment se passe la tournée ?

C’est génial, mec ! Tu traînes avec des gens que tu apprécies et tu as l’occasion de regarder de grandes performances tous les soirs. Et puis nous célébrons l’héritage et la grandeur de Jimi. C’est donc du gagnant-gagnant.

Comment une tournée pareille fonctionne-t-elle ? Les répétitions, le planning, etc.

Pour ce qui est du batteur et du bassiste, Chris Layton et Scott Nelson, ils ont travaillé… En fait, tout le monde bosse chez lui, tout le monde apprend les chansons et ensuite, nous nous retrouvons et nous les jouons. Donc tout le monde sait ce qu’il a à jouer avant de se réunir et de répéter.

Quelle est la plus grande chose que tu as apprise de Jimi Hendrix ?

Avant toute chose, Jimi adorait le blues. C’était un guitariste de blues, au bout du compte. Mais, en fait, ce qu’il a apporté, c’était toute sa créativité et tout le côté psychédélique qui était en vogue à cette époque et qu’il a infusé dans la soupe globale, ce qui a donné la soupe de Jimi Hendrix. Ce que je veux dire c’est qu’il était clairement un produit de son temps, c’est sûr. Bon, tout le monde l’était à l’époque. Avec toute la musique psychédélique qui sortait, il y avait un max de créativité et de super pièces artistiques, donc… Mais [ce qui m’a marqué chez Jimi Hendrix], je pense que c’est son jeu de guitare, ses chansons, sa vision et sa créativité. C’est simplement une combinaison de tout ça.

D’après toi, quel est le plan de guitare le plus magique de Jimi Hendrix ?

En fait, j’aime tout ce qu’il a fait mais évidemment, j’aime les chansons douces comme « Angel » et « Little Wing » et ce genre de choses mais aussi, lorsqu’il a monté Band Of Gypsy, « Machine Gun » fait partie des meilleurs jeux de guitare de tous les temps. Et aussi j’aime « Hear My Train A Comin’ » lorsqu’il la jouait en live, avec plein d’impros. Mais, tu sais, j’aime les chansons douces autant que les trucs heavy, comme « Foxy Lady », « Purple Haze » et ce genre de choses.

Tu es sur le point de sortir le successeur de ton album solo Book Of Shadows qui est sorti il y a vingt ans. De quoi est-ce que tu te rappelles de cette époque et la façon dont il a vu le jour ?

C’était lorsque nous travaillions sur l’album Ozzmosis [d’Ozzy Osbourne en 1995]. Nous l’avons fait à New York City et nous enregistrions toute la journée, et ensuite, lorsque nous en avions terminé, le soir je partais faire la tournée des bars, simplement pour profiter du fait d’être à New York. Je finissais dans un bar qui s’appelait Brews et puis dans le jukebox, ils avaient les Stones, The Band, Neil Young, Elton John, Bad Company, The Allman Brothers, Van Morrison, The Eagles, Lynyrd Skynyrd, Percy Sledge, Sam Cooke et tout. En fait, je me contentais t’écouter le jukebox en buvant des coups et ce genre de trucs, ensuite je rampais jusqu’à ma chambre d’hôtel vers six heures du matin, j’attrapais ma guitare acoustique et je commençais à écrire des trucs. Et, évidemment, en vingt ans, tout le monde gagne du vécu qui te donne de l’inspiration mais la continuité entre ce premier album et le nouveau, la vraie constante, c’est l’amour et la passion pour ce type de musique. Pour moi, en gros, ce n’est qu’un nouveau lot de chansons issu de l’amour et la passion que j’ai pour ce genre de musique – tous ces artistes, je les aime toujours, j’écoute toujours cette musique -, et c’est pourquoi la musique sonne comme elle sonne.

Qu’est-ce que tu entendais à l’origine par le titre Book Of Shadows (« livre des ombres », NDT) ?

Un livre des ombres, c’est un journal intime. Donc j’ai trouvé que ce serait un super nom compte tenu de ce que sont les chansons. Tu écris toutes ces chansons, tu les collectionnes et ça devient plus ou moins un journal intime. C’est pour cette raison que j’ai utilisé le nom Book Of Shadows.

Dirais-tu que le premier Book Of Shadows a eu une importance particulière dans ta carrière pour que tu décides de célébrer ses vingt ans avec un second volume ?

Ouais, sans aucun doute ! Je veux dire que la raison qui m’a poussé à finalement en faire un second… Puisque vingt ans se sont écoulés entre ces deux albums, à faire tourner Black Label et voyager à travers le monde, voir notre famille Black Label, avec tous les épisodes qu’on a vécu dans le monde, tout le monde demandait : « Zakk, est-ce que tu vas un jour faire une autre Book Of Shadows ? » Et ils disaient : « C’est l’un de mes albums préférés. J’adore quand tu fais des trucs calmes ! » Voilà donc comment c’est arrivé ! Nous avons fait une courte tournée de New York à L.A. pour les trucs d’Unblackened, après avoir tourné pendant deux ans pour Catacombs Of The Black Vatican, et c’était une respiration sympa après avoir fait des trucs heavy et avant de s’y remettre. Donc j’ai dit : « Ouais, ce serait cool ! C’est l’anniversaire des vingt ans. Les gens demandent quand allons-nous faire un autre Book Of Shadows, si jamais j’en faisais un, donc pourquoi ne pas s’y mettre et en faire un ? » Mais je suis certain qu’une fois que nous aurons fini avec les trucs calmes et la tournée en soutien de l’album, nous retournerons au Black Vatican (le studio de Zakk Wylde, NDLR) et ça nous démangera de refaire un album heavy avec Black Label !

Zakk Wylde - Book Shadows II

« Les seuls regrets que j’avais l’habitude d’avoir passé un temps, c’était lorsque nous n’avions pas acheté suffisamment de bière pour le Submarine [Rires]. »

Mais pourquoi avoir attendu l’anniversaire des vingt ans pour faire ce second Book Of Shadows ?

Parce que Chinese Democracy [des Guns N’ Roses] a pris quinze ans et je voulais battre ce record ! [Rires] Donc lorsque nous sommes arrivés à vingt ans, je me suis dit : « Nous devons battre le record avec cinq années de plus. Qui attendra vingt-cinq ans pour sortir un album ? Je pense que nous avons battu le record pour un bon moment ! » Et si je fais un Book Of Shadows III, ça sera sans doute dans encore vingt-cinq ans à compter d’aujourd’hui ! Parce qu’il faut que je batte le record des vingt années ! [Petits rires]

Je pense qu’Axl Rose pourrait très bien battre ça…

[Eclate de rire].

Qui a joué avec toi sur Book Of Shadows II ? Est-ce que tu as essayé de faire revenir le bassiste James Lomenzo et le batteur Joe Vitale qui ont joué sur le premier album ?

Non mais James a joué dans Black Label, nous avons fait Pride And Glory ensemble, il a fait l’album Book Of Shadows, etc. James a participé à toutes les formes de projet que j’ai fait. Mais ici, ce sont mes frangins actuels de Black Label : Jeff Fabbs est à la batterie et JD, John DeServio, est à la basse. Et JD est un peu comme mon complice musical. Tu sais, nous confectionnons les albums ensemble, il mixe et moi je viens « goûter » à ce qu’il a fait. En fait, je produis les albums mais je liste toujours les gars en tant que producteurs associés parce que nous nous échangeons toujours des idées ; je balance toujours mes idées aux gars : « Le solo rapide, le solo lent, lequel des deux vous aimez, les gars ? » Nous nous échangeons toujours des idées, donc… JD et puis aussi Adam Klump qui est toujours notre ingénieur ; il a tout orchestré au Black Vatican. Voilà l’équipe, en gros. Et ensuite, en live, nous aurons Dario [Lorina]. Lorsque je joue le piano, Dario s’occupe de toutes les parties de guitare et vice versa.

Donc tu es en train de dire que c’est Black Label Society mais sous ton propre nom.

Ouais mais la raison pour laquelle j’ai appelé ça Book Of Shadows, c’est pour que tout le monde sache à quoi s’attendre. Tu vois ce que je veux dire ? Ce sera un album calme façon road trip du début à la fin.

Quel est ton état d’esprit lorsque tu composes une chanson acoustique calme, comme celles que l’on entend sur Book Of Shadows II, par rapport à lorsque tu composes une chanson heavy avec Black Label Society ?

Pour ma part, c’est plus une approche liés aux accords, alors que lorsque je fais un truc heavy, c’est plutôt orienté riff, à la Black Sabbath et Led Zeppelin, c’est le riff le moteur. Les Mozart, Bach et Beethoven des riffs, c’est Jimmy Page, Tony Iommi et Ritchie Blackmore. Entre « Whole Lotta Love », « Smoke On The Water » et « Iron Man », voilà exactement où on trouve les trois maîtres. Les riffs se font plutôt sur une ou deux cordes, alors que lorsque tu fais ces chansons calmes, comme « Wild Horses » ou quelque chose dans le genre, c’est plus une question d’accords. Mais, au final, pour moi, c’est la même chose. J’aime faire les deux, mec !

En termes d’inspiration et d’émotion, est-ce qu’il y a des choses particulières qui te traversent l’esprit lorsque tu fais ces chansons ?

Non, en fait, peu importe ce qui m’inspire. Je vais simplement attraper la guitare, après avoir fini de travailler sur mes gammes, ou j’attrape une guitare acoustique ou je me pose derrière le piano et je vais tomber sur quelque chose que j’aime bien, ensuite je commence à chanter une mélodie par-dessus. Généralement, les paroles viennent en dernier. Pour moi, ça démarre toujours avec la musique.

De nombreuses chansons mettent en avant une notion de temps et de souvenir associée à beaucoup de mélancolie et de tristesse (“Autumn Changes”, “Tears Of December”, “Darkest Hour”, “Forgotten Memory”, “Yesterday’s Tears”, “Sorrowed Regrets”…). Comment expliques-tu ceci ?

Lorsque tu as une chanson en mode mineur et que tu veux chanter à propos du fait que tu as gagné à la loterie, ça me semble étrange [rires]. Non, en fait, pour ma part, les paroles ont toujours cette profondeur et ce poids. Et je pense que lorsque tu fais des trucs calmes, les paroles ont tendance à devenir plus réfléchies et ce genre de chose. Je pense que c’est plus ou moins ainsi pour tout le monde lorsqu’on fait des trucs plus posés. Mais ouais, les paroles parlent soit de situations que j’ai vécu, de choses que doivent gérer des connaissances ou des amis ou bien j’ai lu un livre, une autobiographie sur quelqu’un, et j’explique cette histoire dans des paroles, ou je regarde les infos ou un film… Ce genre de choses. Il est clair que tu peux t’inspirer de tout un tas choses assez riches.

Mais es-tu quelqu’un de nostalgique ?

Ouais, sans le moindre doute. J’adore l’histoire. Et avec ma musique, j’aime voir d’où les autres artistes ou mes groupes préférés ont tirés leurs influences avant qu’ils deviennent qui ils sont aujourd’hui, avant qu’ils n’intègrent ces influences et se trouvent eux-mêmes. Je trouve ça toujours très intéressant. C’est genre : « Oh, là tu peux entendre l’influence et l’inspiration des autres artistes qu’ils ont vraiment aimé ! » Je me dis toujours que c’est ce processus qui permet à la musique de devenir ce qu’elle devient. J’ai toujours trouvé ça super intéressant et ça me rend nostalgique.

Zakk Wylde

« Tu dois jouer ce qui te passionne, ce qui t’émeut ! C’est ça le secret ! J’ai toujours pensé que peu importe le type de musique, si tu l’aime, alors c’est ça que tu devrais faire. »

Il y a une chanson qui s’intitule « Sorrowed Regrets ». En fait, as-tu des regrets ?

Ouais, bon, c’est une chanson que j’ai écrite à propos de quelqu’un que je connais – c’est tout ce que tu as besoin de savoir [petits rires]. Mais personnellement, les seuls regrets que j’avais l’habitude d’avoir passé un temps, c’était lorsque nous n’avions pas acheté suffisamment de bière pour le Submarine (le « sous-marin », c’est le nom qu’il donne à son tour bus, NDLR) [Rires]. Quand ça se produisait, c’était un terrible regret : « Ça va être une longue route ! On ne va pas y arriver avec si peu de bière ! Il nous en faut plus ! » [Rires]

Dernièrement, tu as fait des réarrangements acoustiques de certaines chansons de Black Label Society. Est-ce qu’il y a une différence pour toi lorsque tu penses une chanson directement pour qu’elle soit acoustique par rapport à lorsque tu adaptes une chanson heavy ou électrique en acoustique ?

Non, je me contente de prendre du plaisir. Sur cet album, j’ai aussi pris des chansons faites à la guitare, « Tears Of December », « Lost Prayer » et « Eyes Of Burden », et je les ai adaptées au piano. Donc, je veux dire… Non, il se trouve juste que j’aime faire des versions ultimes… Tu sais, que tu prennes quelque chose d’entraînant ou une chanson vraiment heavy et tu en fais une version douce, comme « Junior’s Eyes » de Sabbath, quelque chose comme ça, c’est clair que j’apprécie aussi de faire ça.

Même lorsque tu fais une chanson acoustique, tu prends quand même ta guitare électrique pour des leads ou solos. Est-ce important que ta guitare électrique soit toujours là quelque part ?

Non, ce n’est pas comme ça que je réfléchis. Ca a à voir avec ce qui colle à la chanson, avec ce qui sonne bien. Si ça sonne bien en soi avec un solo acoustique, alors c’est ce que j’aurais fait. Tu sais, il n’y a pas de bonne ou mauvaise manière de faire ! Ce qui semble naturel, ce que tu estimes sonne le mieux, peu importe ce que c’est, c’est ça que tu choisis. C’est complètement instinctif.

La plupart des gens t’associe à des gros riffs heavy. Dirais-tu que c’est une idée fausse qu’ils ont ?

Eh bien, ça fait depuis « Mama I’m Coming Home », « Time After Time », « Road To Nowhere » avec Ozzy que nous faisons des trucs calmes, donc ça a toujours fait partie du cocktail. La toute première chanson que j’ai écrite pour Black Label était « Spoke In The Wheel », donc le côté calme a toujours été présent.

On a vu des musiciens qui jouaient de la musique vraiment heavy comme toi se poser des questions sur leur avenir, se disant qu’ils auraient peut-être à un moment donné à calmer le jeu, notamment physiquement. Est-ce que c’est ce à quoi pourrait ressembler ta carrière arrivé à un certain stade, comme devenir plus un musicien de folk rock, ou bien est-ce que tu te vois toujours en train de faire de la musique heavy à 70 ans ?

Il faut juste que tu fasses la musique qui te viens naturellement, la musique qui te passionne et que tu aimes ! Tous nos artistes préférés, c’est ce qu’ils font ! Led Zeppelin ne pensaient à rien, ils se contentaient de jouer la musique qu’ils adoraient ! Black Sabbath ne se prenait pas là tête sur quoi que ce soit. C’est juste ce qui vient naturellement et ce que tu prends plaisir à jouer, ce que tu aimes ! C’est ça tout le secret ! Neil Young fait simplement ce qu’il fait. Elton John fait ce qu’il fait. Tu dois jouer ce qui te passionne, ce qui t’émeut ! C’est ça le secret ! J’ai toujours pensé que peu importe le type de musique, si tu l’aime, alors c’est ça que tu devrais faire.

Dirais-tu que certaines personnes se prennent un peu trop la tête sur la musique de nos jours ?

Non, pas du tout. Car les gens aimeront ce qu’ils aimeront. Tu peux avoir tous les restaurants du monde, ça ne t’empêchera pas d’aimer la nourriture que tu aimes. Je veux dire que tu as plus de diversité dans les options qui s’offrent à toi, et il existe plein de super artistes qui ont l’occasion de se faire entendre, donc c’est tout bon, mec !

Est-ce qu’il y a des groupes ou musiciens plus récents que tu admires et qui t’inspires ?

Parmi mes pairs, j’adore Chris Cornell, je récupère toujours ses albums solos – bon Dieu, il est phénoménal ! J’adore Stone Temple Pilots, Alice In Chains – Je veux dire, Jerry [Cantrell] et tous ces gars, ce sont d’incroyables compositeurs. Donc, parmi mes contemporains, voilà les mecs que j’admire. Mais j’écoute toujours des trucs de chanteur-compositeur et ce genre de choses à la radio, c’est le genre de trucs calmes que j’écoute. J’adore Crowded House, je les écoute souvent. Et j’adore Sarah MacLachlan aussi, je l’écoute également.

J’avais lu Kerry King dire qu’il pensait qu’il n’y avait plus de guitar heros influents de nos jours. Es-tu d’accord avec lui ?

Non, je ne crois pas que ce soit vrai. Je trouve que les gens d’Avenged Sevenfold sont des guitar heros et qu’ils passent le flambeau aux plus jeunes. Et il y a pléthore de guitaristes. Donc non, je trouve que les guitaristes se portent bien. Parfois ils sont plus populaires, c’est plus visible, mais il y a toujours de super guitaristes qui sont de jeunes guitaristes et qui ont une super technique et peuvent très bien jouer. Je veux dire que Dario qui est dans notre groupe, dans Black Label Society, il a vingt-six ans et il est phénoménal ! Il a tout. Il a dû feeling, il a un super vibrato, il a une super technique, il est donc très complet et il a vingt-six ans.

Zakk Wylde

« Peu importe si tu commences avec une guitare acoustique, c’est un tas de conneries ! Ça reste une guitare ! »

Habituellement, les professeurs de musique conseillent les jeunes guitaristes à apprendre à jouer de la guitare sur une guitare acoustique au lieu d’une guitare électrique. Est-ce ainsi que tu as toi-même démarré en tant que musicien ou bien as-tu tout de suite pris une guitare électrique ?

Tu peux prendre n’importe quelle guitare ! Ça n’a pas t’importance si tu joues de l’électrique ou de l’acoustique ! Tu joues de la guitare ! Peu importe si tu commences avec une guitare acoustique, c’est un tas de conneries ! Ça reste une guitare ! Ca importe peu, du moment que tu commences. Personnellement, j’ai commencé comme tout le monde sur une acoustique bon marché et, après ça, j’ai eu une électrique pas cher ; je ne connais pas grand-monde qui commence sur une guitare à cinq mille dollars. En fait, avant ça, j’ai commencé au piano parce que je suis un énorme fan d’Elton John, et donc je voulais apprendre ses chansons. Ma sœur et moi, nous prenions des cours et elle a continué mais moi, ça ne m’intéressait pas d’apprendre à jouer « Mary Had A Litlle Lamb » et tous ces trucs. J’étais là : « Apprenez-moi des chansons d’Elton John ! » Au bout du compte, j’ai appris par moi-même. J’ai écouté et appris à l’oreille comment jouer des accords et je suis parti de là.

Dernièrement, l’un de tes amis, Phil Anselmo a été pris dans une grande controverse pour un comportement qu’il a eu et a choqué beaucoup de monde. As-tu été surpris ?

Ce que j’ai toujours connu de la part de Phil, c’est qu’il a toujours été adorable avec tout le monde, qu’il n’arrête pas de faire des embrassades et des bises, et peu importe ta couleur de peau ou ta religion ou ta race ou quoi que ce soit de ce genre. Lorsque c’est arrivé, j’ai été aussi déçu que n’importe qui mais… Je veux dire que Phil s’est excusé et il se sent très mal par rapport à ça. Il faut en tenir compte, tu sais. Mais j’ai toujours connu Phil gentil avec tout le monde, donc c’est malheureux que ça soit arrivé. Mais comme je l’ai dit, Phil s’est excusé, il se sent misérable, il sait que ce qu’il a dit n’était pas bien, donc il passe à autre chose. C’est tout.

As-tu eu l’occasion de lui parler de ça ?

Non, je n’ai pas parlé à Phil depuis que c’est arrivé.

Ca fait presque dix ans que tu ne fais plus partie du groupe d’Ozzy Osbourne. Ça ne te manque pas un peu ?

Non, je suis resté constamment en contact avec Ozz. Je suis vraiment béni qu’il m’ait donné ma chance en tant que gosse de à dix-neuf, vingt ans et qu’il m’ait présenté au monde. Je remercie tous les jours le bon Dieu pour ce qu’il m’a donné. Sans Ozz, je ne serais pas là en train de te parler au téléphone là tout de suite. Je suis béni qu’Ozzy m’ait offert l’opportunité de jouer de la musique et de continuer à faire les albums que je veux faire et tout ce genre de choses. Sans Ozzy, je n’aurais pas la famille Black Label, je n’aurais pas pu faire ce Book Of Shadows II, donc… J’adore Ozz, mec ! Je lui dois tout ce que j’ai, vraiment ! C’est la vérité ! Mais non, c’est juste… Nous restons en contact et je reste en contact avec maman… Tu sais, madame Osbourne… Pour moi, c’est ma famille, avec moi, ma femme et mes enfants, parce qu’Ozzy est le parrain de mon fils aîné. Donc ouais, c’est clair que je reste en contact, mec, c’est super. Là tout de suite il est parti botté des culs avec Black Sabbath, donc tout va bien !

En fait, vous aviez une belle alchimie ensemble…

Entre Ozzy et moi, mon boulot, c’était la partie musicale. « Zakk, qu’est-ce que t’as comme riff ? Qu’est-ce que t’as comme musique ? Qu’est-ce que t’as ? » Lorsque nous avons fait « Mama I’m Coming Home », nous l’avons faite au piano, ensuite nous l’avons transposée à la guitare électrique lorsque nous étions en studio. C’est ainsi généralement que ça fonctionnait à chaque fois. J’adore la musique que j’ai faite avec lui ! Tout de « Miracle Man » à « No More Tears » à « Mama I’m Coming Home » à « See You On The Other Side », « Thunder Underground »… En fait, tout ! Pour moi, il n’y avait strictement rien de mauvais là-dedans parce que nous étions toujours en train de nous marrer comme des baleines et de passer du bon temps à faire les albums, donc c’était toujours l’éclate !

En dehors d’Ozzy Osbourne, est-ce qu’il y aurait un autre groupe avec lequel tu aurais adoré jouer ?

Ce que je fais là tout de suite ! C’est ce que je fais déjà ! Je joue dans mon groupe préféré là en ce moment !

Tout comme tu as donné une suite à Book Of Shadows, est-ce qu’on pourrait te voir un jour raviver le projet Pride And Glory ?

Ouais, on ne sait jamais ! Mais je n’ai rien de prévu pour ça là tout de suite. Ce que j’ai prévu là maintenant, c’est que je vais faire cette tournée avec Steve Vai, Yngwie [Malmsteen], Tosin [Abasi] et Nuno [Bettencourt] pour les concerts de The Generation Axe. Ensuite nous allons tourner en soutien de Book Of Shadows II. Ensuite, après ça, pendant environ un an, je vais faire un autre album de Black Label Society et nous allons tourner en soutien de cet album. Donc qui sait ce que je vais faire [ensuite] ? Mais pour les trois ou quatre prochaines années, je sais ce que je vais faire.

Interview réalisée par téléphone le 18 mars 2016 par Nicolas Gricourt.
Retranscription et traduction : Nicolas Gricourt.

Site internet officiel de Zakk Wylde : www.zakkwylde.com



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  • Et le coeur tendre de crier pendant un de ses concerts : « Limp Bizkit sucks cock ! »
    Sacré Zakk x) c’est pour ça qu’on l’aime !

    [Reply]

  • Vingttrois dit :

    Slt,
    Les photos…c’est quand il était ado…. ???

    \m/_

    [Reply]

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    Avant la bière en tout cas

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