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Mastodon fait porte-manteau pour les copines


Un nouveau clip avec Mastodon, pas la même chose qu’un nouveau clip de Mastodon ? En soi, il est vrai que le groupe étant attendu avec un nouvel album, une vidéo toute neuve de la bande d’Atlanta signifierait du son frais à s’injecter dans les esgourdes. Le petit-frère de The Hunter étant dans la boîte, enregistré et parti pour le mixage, il faudra quand même attendre au moins fin avril pour le voir sortir. Brann Dailor, batteur du groupe, déclarait récemment à Loudwire que ce nouveau matos est « plus lourd que ce qu’ils ont fait sur les derniers albums. Celui-là, en quelque sorte, en ce qui concerne l’ensemble des chansons, me rappelle un peu plus Blood Mountain (2006) », mais serait aussi assez « bizarre », comme « venu d’une autre planète ».

Mais c’est peut-être simplement Mastodon les extraterrestres. Déjà habitués des clips pour le moins étranges – quand en plus ils ne trainent pas dans des pubs tout aussi décalées – ces gars débordent tellement de bizarrerie qu’ils la répandent aussi dans les clips de leurs amis musiciens. Leur dernier méfait : une vidéo pour le nouveau single du groupe punk-rock féminin The Coathangers (en VF : les Portemanteaux), elles aussi originaires d’Atlanta, autant dire des voisines de salle de répet’. Salle que les gars de Mastodon – qui compte donc maintenant un cheval, un vrai (vous verrez à la fin) – ont envahi visiblement sans leur autorisation. Mais pour avoir l’air de vraies nanas punks, les mecs vont peut-être devoir laisser tomber les airs de pimbêches… et rendre leurs robes à leurs mères.

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2Cellos : coup de tonnerre à travers le temps


« Apocalyptica l’a déjà fait. » On peut tous dire ça du duo croate 2Cellos, rendu célèbre en 2011 par leurs reprises sur violoncelles électriques. Mais comme les Simpsons n’empêchent pas South Park d’exister (référence), les Finlandais ayant levé l’archet sur les covers pour se concentrer sur leurs propres compos, rien n’interdit à Stjepan Hauser et Luka Sulic d’occuper le créneau laissé vacant, bien que dans une version un peu plus grand public, moins metal.

Néanmoins le nouveau single de 2Cellos montre encore leur prédilection pour les titres échevelés, frappant à grands coups sur les gonds de la bonne société, même si leur dernière reprise ne devrait pas faire bondir, au XXIe siècle, la bourgeoise dans ses dentelles. Car c’est encore AC/DC – qui a fini par être toléré dans à peu près toutes les couches de la société – que les violoncellistes passent en mode « BaRock », après s’y être déjà attaqué sur un « Highway To Hell » avec Steve Vai pour un duel qui avait eu droit à son clip. Leur réinterprétation de « Thunderstruck » vient de sortir en single et s’accompagne aussi d’un clip. Mais on laisse le lino propret des centres commerciaux pour un bond temporel.

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Mindless et sans complexe


Mindless Self Indulgence est définitivement l’autre groupe qui sent la petite culotte mouillée et le latex chauffé à blanc dans les toilettes d’une boîte de nuit pendant une rave organisée par Satan. « L’autre » car Punish Yourself a déjà remporté ce titre il y a belle-lurette, et cela ne fait aucun doute que les Américains MSI (un peu comme le croisement entre une MST et une IST) creusent dans la même veine fluo (mais sans les peintures) que les zombies technoïdes toulousains.

Le groupe new-yorkais, déjà nanti, en plus de quinze ans, d’une belle discographie, incluant cinq albums, trois EP et un live, a sorti il y a quelques semaines un album de remix, incluant des remaniements de « Fuck Machine », morceau issu de leur dernier album How I Learned To Stop Giving A Shit And Love Mindless Self Indulgence *, sorti en mai dernier, par des artistes tels que KMFDM ou Combichrist. L’occasion donc de pondre un joli clip tout neuf pour ce titre, croisement de générique de dessin animé ricain des années 80/90 et d’univers manga, qui n’est pas sans rappeler certains clips de Gorillaz (Jamie Hewlett avait d’ailleurs créé la pochette de leur album Frankenstein Girls… en 2000), dans lequel le groupe lutte contre des zombies (ou plutôt des Frankenstein Girls), une entité démoniaque tenant entre ses mâchoires une manette de NES, et surtout… une pieuvre (et chacun sait l’importance des pieuvres dans les mangas, non ?) qui se prend sa raclée par Kitty, féline batteuse (et fan de K-pop, bin tiens !) du groupe, devenue femme-chat (et chacun sait l’importance des chats… dans tout !). Un clip tout bonnement à l’image du groupe : barré, sans limite et addictif.

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Betzefer : c’est pas fait pour les nounours


Si vous êtes en mousse, n’approchez pas de Betzefer. Ces Israéliens en veulent à vos cervicales. La preuve était donnée avec leur dernier opus Freedom To The Slave Makers (2011) : avec des titres (« Backstage Blues », « Feels So Right », « Nothing But Opinions » jusqu’au dernier « Heavensent ») à vous faire gagner une carte de fidélité au magasin de minerves le plus proche. Pratiquant un groove metal moderne et thrashy, parfois aiguisé au contact d’un stoner bien épais (notamment grâce à une prod’ signée Warren Riker, connu pour son travail avec Down et Cathedral), c’est chaud, lourd et tranchant : gare à ce brand d’arçon enflammé forgé sur la terre des Maccabées !

Et si votre chiropracteur préféré vous manquait, Betzefer revient ce mois-ci, le 25 novembre avec son nouvel album : The Devil Went Down To The Holy Land. Un troisième album, chez un troisième label, SPV/Steamhammer (après être passés par Roadrunner puis AFM Records), produit par un Tue Madsen qui avait déjà mis la main à la pâte de leur premier méfait en 2005, Down Low, plus incisif, plus brut, plus malsain. Une sortie qui se prépare avec la sortie d’un premier clip réalisé en stop-motion pour la chanson-titre de cet album qui se présente comme une plongée en enfer… surtout pour les nounours.

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Blackfield dessine sa musique au sable du temps


Des nombreux projets dans lesquels est engagé Steven Wilson, Blackfield est depuis deux ans en phase d’être relégué en queue de file. La faute à un emploi du temps bien chargé comme nous le rappelait le musicien encore récemment. Wilson avait notamment avoué suite à Welcome To My DNA (sorti en 2011) que son implication au sein de Blackfield se verrait réduite avec le temps. Toutefois, ayant tout de même participé aux parties chant et guitare, ainsi qu’au mixage de ce Blackfield IV (prévu pour le 27 août chez Kscope), Wilson reste encore présent dans la sphère Blackfield. Cette sphère construite dans les années 2000 en compagnie de Aviv Geffen pour former un duo envoûtant et envouteur.

Car Blackfield est de ces combos qui aiment les copies bien propres, vierges de toute tâche d’encre. Blackfield est un projet lumineux et rayonnant. Ainsi pour illustrer son titre « Jupiter » qui figurera sur son prochain opus, le groupe a décidé de mettre, au sens propre du terme, sa musique en lumière. Sur fond lumineux et granuleux, Blackfield raconte l’histoire de l’Homme dans une fresque moderne et dramatique. Une pièce dépeignant notre société en empruntant aux codes visuels de la science fiction.

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Norma Jean a de sacrées boîtes à lait !


Un groupe qui joue au bord d’une piscine : déjà vu ! Tout un lot d’ados ou de jeunes adultes qui font la fête tout autour : alala, cliché ! Et quand en plus, tout ces joyeux drilles comme les gais lurons aux instruments, pour rendre cela plus « extrême », se descendent des hectolitres de boisson, c’est fichu, vous êtes déjà en train de regarder ailleurs.

Et pourtant, quel dommage ! Car cela signifie passer à côté du clip de Norma Jean pour le titre « If You Got It At Five, You Got It At Fifty » (extrait de leur tout nouvel album Wrongdoers), où des flots de liquides blanc sont déversés. Une vidéo dont le tournage a dû booster toute une part de l’industrie laitière locale. En la voyant, tous les slogans sur le pur, l’innocent, le sain breuvage assenés depuis l’enfance remontent à la surface, se percutent à ces images dans un bruit ressemblant à un rire franc, et on ne s’étonne que d’une chose : ne pas y voir en arrière plan, pour compléter le tableau, trois ou quatre mecs sur des transats, occupés à fumer une bûche de chèvre ou à faire tourner une pointe de brie… « Vas-y, man, c’est d’la meldoise. Pas d’risque d’overdose… » Quoique.

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Black Tusk : n’importe où, tant qu’il y a de la bière et du son


Que faire quand, après avoir trouvé une touffe de poils aussi nauséabonde que non-identifiée dans son eau de vaisselle, un parpaing traverse la vitre de la cuisine, atterrissant dans l’évier qui a eu la bonne idée de se vider instantanément, pour vous apprendre que le prochain concert de votre groupe est sold-out ? On fonce, bigre de bougre ! On attrape ses potes, les extraie de leur trône, les débarbouille un bon coup pour que ça brille et à fond la caisse ! Mais la caisse est en rade…

Pas de problème, on est des vrais rockers, on n’a pas peur d’avaler des kilomètres à pieds, en plein cagnard, la guitare sur l’épaule. Mais c’est quand même mieux en allant vite, alors on fait du stop… et là commence l’aventure ! Direction n’importe où sauf ici, mais là où il y a de la bière c’est mieux, et pourquoi pas vers le sud de l’enfer (on évitera les hippies comme ça).

C’est donc ce que fait le combo sludge de Savannah, Black Tusk dans son nouveau clip, bien fun et velu dans la lignée de Red Fang ou Valient Thorr, pour le titre « Truth Untold », issu de son nouvel EP Tend No Wounds sorti il y a quelques jours chez Relapse Records, dont vous allez pouvoir savourer tous les autres détails qu’on ne pouvait pas se permettre de dévoiler en préambule pour ne pas gâcher le plaisir.

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West Of Hell : un nouveau goût métallique dans l’eau de Vancouver


« Ô Canada ! Terre de nos aïeux. Ton front est ceint de fleurons glorieux… » Une semaine après la Fête du Canada, pourquoi ne pas continuer à chanter ce pays ? Et ses si importants groupes de musique échevelée : Rush, Voivod, Annihilator, Kataklysm, Anvil, Danko Jones (citons aussi, discrètement, Nickelback pour ne pas se fâcher avec certains dès les premières lignes, mais n’oublions pas l’indus avec des Front Line Assembly, Skinny Puppy et autres)… Ne voilà que quelques échantillons de formations qui ont contribué et contribuent encore au rayonnement international du rock/metal canadien.

Sans oublier, bien sûr, Strapping Young Lad et les quelques bandes et projets qui ont poussé autour de ce tronc commun qui a ses racines à Vancouver. A commencer, évidemment, par le Devin Townsend Project. Et puis Tenet aussi, dont le premier et unique album, Sovereign, accouché dans la douleur en 2009 par le guitariste Jed Simon, sera aussi, très probablement, le dernier, de l’aveu même de son créateur, qui dit l’avoir envoyé au dodo pour toujours. Et même s’il présentait l’un de ses derniers projets, American Blood Cult, comme une sorte de Tenet II, celui-ci a néanmoins bien l’air, aujourd’hui, de prendre la poussière, tandis que Simon fait mumuse avec Joey Jordison dans Scar The Martyrs.

Autre projet aussi plongé dans la naphtaline en attendant une suite : Zimmers Hole, véritable petit frère de SYL puisque composé de trois de ses membres (Simon, Byron Stroud et Gene Hoglan) mais profitant aussi de l’appui de Townsend à la production de leurs trois albums tous aussi génialement délirants les uns qu les autres et sortis chez Hevydevy Records, le label du chanteur-guitariste. Et c’est maintenant un rejeton indirect de cette grande famille vancouvéroise qui vient aussi placer ses jetons à la grande table du metal frappé de la feuille d’érable : Hell Of West, avec le chanteur Chris Valagao de Zimmers Hole.

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Une bière, ça va… 80 bières, bonjour les dégâts !


« Hey, j’crois que le batteur est bourré… » Il arrive toujours un moment, dans sa vie de mélomane, où, à un concert, on se rend compte que certains de nos musiciens préférés ne tournent pas qu’à l’eau minérale. Et on file alors un léger coup de coude à son voisin pour attirer son attention avant de lui hurler cette phrase dans l’oreille, ne serait-ce que pour qu’il confirme ce qu’on soupçonne sans être sûr que tout le monde s’en soit aperçu.

Mais comment faire pour bien juger de l’état d’ébriété d’un mec sur scène quand on n’a pas d’ami avec soi à ce concert ? Il faut une échelle. Et comme un tel accessoire est difficile à faire passer à la barbe du service de sécu, il vaut mieux l’avoir en tête. Alors observez bien l’expérience entreprise par les Britanniques de Moones.

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Nine Inch Nails et David Lynch : une nouvelle expérience


Trent Reznor et David Lynch, une expérience qui n’avait pas été réalisée depuis le film Lost Highway (1997) du second à la B.O. produite et co-écrite par le premier. Un film qui, comme pour bien des œuvres du cinéaste, pouvait au minimum être qualifiée de bizarre, au mieux décrite comme une expérience perturbante, car brisant la narration, éparpillant les seuls liens de compréhension en cours d’histoire, pour se concentrer sur le modelage du trouble esthétique et psychique produit chez le spectateur.

Etait-il donc possible de croire que la réédition de cette alliance allait déboucher sur une œuvre immédiatement compréhensible, visuellement confortable, un clip dont le caractère promotionnel parlerait au plus grand nombre ? Certes non ! Hypnotique, voire épileptique (ne le regardez pas si ce qualificatif s’applique aussi à vous !), bouleversant, jusqu’à la frontière du désagréable, aussi dérangeant qu’obsédant, le clip réalisé par Lynch pour le nouveau single de Nine Inch Nails, « Came Back Haunted », apporte minute après minute la question doublée d’une exclamation : « Mais qu’est-ce que je suis en train de regarder ?! » Encore une fois avec ce réalisateur, c’est une expérience – qu’elle soit agréable ou non, cela n’est pas à prendre en compte – dont on se souviendra.

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