Nous avons rencontrĂ© François Corbier Ă l’occasion de sa venue Ă Lyon pour plusieurs concerts. Et on ne peut pas dire que le personnage ne soit pas tel que l’on peut se l’imaginer, Ă savoir drĂ´le, bon enfant, insolent, pitre. Par exemple, lors du dĂ©jeuner qui s’est tenu quelques minutes avant cette interview dans un restaurant situĂ© Ă proximitĂ© des studios, François Corbier n’hĂ©sitera pas Ă accoster nos voisins de table Ă propos de leur tenue vestimentaire ou Ă demander un fruit en guise de dessert. « Un fruit…? » demandera le serveur interloquĂ©. « Oui oui, un fruit… » insistera Corbier. Le serveur : « Très bien donc vous voulez la carte des desserts ? ». RĂ©ponse : « Non non je veux un fruit. Vous savez ce qui pousse dans les arbres ?! ». Sa première phrase en entrant dans nos studios Ă©tant Ă©galement « Si on ne me sert pas un cafĂ©, je me casse ! » (Ă noter qu’il n’a finalement rĂ©clamĂ© qu’un verre d’eau au cours de l’interview).
Ajoutons Ă cette liste l’adjectif « dĂ©routant », tant sa rĂ©partie peut ĂŞtre dĂ©stabilisante, son discours dĂ©sarmant et ses vannes inattendues. Qui plus est, il est peut-ĂŞtre la personne la plus hermĂ©tique Ă notre style musical Ă laquelle nous ayons eu personnellement affaire directement en cinq ans d’activitĂ©. Ses propos Ă ce sujet pourront paraĂ®tre extrĂŞmement vexants et manquant d’ouverture d’esprit. NĂ©anmoins, et Corbier insistera lĂ -dessus Ă plusieurs reprises, il ne s’agit que de son ressenti par rapport Ă ses propres affinitĂ©s musicales. Ressenti qui n’a, par ailleurs, pour fondement qu’un a priori qui ne lui donne pas envie de se forcer pour aller plus loin. Bref, ce n’est pas son truc.
Il n’aurait donc Ă part ça pas grand chose Ă dire sur cette musique, mais en revanche son observation sur les raisons de l’affection que lui porte pourtant le public metal du fait de son statut « de mec bizarre dans cette Ă©mission » (vous voyez de quelle Ă©mission il parle, n’est-ce pas ?) ou sur la place que peut ou ne peut pas avoir ce style dans la culture française.
Nous n’avons pas parlĂ© que de metal avec Corbier. Aujourd’hui chansonnier, il ne joue pas la carte de la nostalgie, par consĂ©quent son passĂ© au Club DorothĂ©e ne lui semble pas ĂŞtre un sujet intĂ©ressant Ă aborder : « La nostalgie, c’est très agrĂ©able mais ça ne fait pas un public de chansonnier ». NĂ©anmoins, ce passĂ© ne peut ĂŞtre complètement occultĂ©, puisque pour de nombreuses raisons Ă©voquĂ©es dans cette longue interview, il lui nuit.
Lire et Ă©couter cette interview…
C’est peut-ĂŞtre vous qui mĂ©ritiez des bras d’honneur…
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