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Chronique   

Incantation – Sect Of Vile Divinities


L’immobilisme peut être une vertu. C’est d’une certaine manière ce que prône Incantation. Depuis plus de trente ans, le groupe originaire de Pennsylvanie perpétue l’héritage death traditionnel. Le chanteur-guitariste John McEntee est un exemple de régularité, ayant contribué à forger le son d’Incantation dès les premières heures sans jamais chercher à renouveler sa formule, juste à la parfaire, en dépit des critiques. La particularité d’Incantation : osciller entre les extrêmes du death brutal et du doom death, le tout avec un son « sourd » et des growls caverneux. Sect Of Vile Divinities, son onzième opus et deuxième depuis son retour chez Relapse Records, ne sera pas celui des grands changements. Incantation reste fidèle à lui-même.

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Blues Pills – Holy Moly!


Blues Pills aurait pu s’arrêter en plein essor. Un peu comme si la magie s’arrêtait brusquement, sous le coup de la fatigue due à un rythme de tournée effréné, des impératifs personnels que chacun des membres a à gérer et du départ du guitariste lead Dorian Sorriaux très apprécié des fans. Lady In Gold (2016) n’était pas loin d’être le dernier effort du groupe. Il faut croire que l’énergie du live et le soutien du public jouent sur la faculté de résilience. Blues Pills a décidé de prendre du repos et de digérer le départ de Dorian. Pour ce faire, c’est l’ancien bassiste Zach Anderson qui a décidé de changer de rôle et de lui succéder, lui-même remplacé par Kristoffer Schander à la basse. Le processus créatif de Blues Pills est ainsi resté intact. Holy Moly!, troisième opus des Suédois, est un exutoire bienvenu pour un groupe désormais plus sage dans sa tête, revenu des préjugés juvéniles sur la vie de groupe de rock, mais pas forcément sur ses instruments…

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Chronique   

Hank Von Hell – Dead


Etant donné la franche réussite d’Egomania (2018), rien de plus naturel que d’attendre la suite des pérégrinations d’Hank Von Hell. L’ancienne figure de proue de Turbonegro a effectué un retour en forme, laissant derrière elle ses problèmes de drogue et la musique sombre de Doctor Midnight & The Mercy Cult pour proposer un rock addictif et inspiré évoquant ses heures de gloire avec Turbonegro. Hank profite donc de sa lancée pour proposer un nouvel effort solo intitulé Dead. Lorsqu’on connaît les pulsions autodestructrices du personnage, le titre est nécessairement évocateur. Rien de macabre pourtant, il est à nouveau question de résilience ou de survie. On ne tue pas ce qui est déjà mort. C’est le credo d’Hank Von Hell, à nouveau très fringant pour un soi-disant macchabée.

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Kiko Loureiro – Open Source


Si Kiko Loureiro, l’ancienne force créative d’Angra, s’épanouit aujourd’hui au sein de la baleine Megadeth, il poursuit également en parallèle sa carrière solo. Sounds Of Innocence (2012) lui permettait de faire étalage de toute sa technique et de sa créativité guitare en main. Huit ans plus tard, fort du succès retentissant de Dystopia (2016), Kiko s’est donné le temps d’écrire un nouvel opus qui étanche sa soif de prouesses guitaristiques. L’artiste a intitulé son dernier effort Open Source, référence explicite aux programmes dont le code source est disponible gratuitement en vue d’être repris et amélioré par une communauté. Il est le fruit d’une réflexion sur les vertus du partage et de la connectivité à l’heure où les échanges sont aussi nombreux que fugaces. Open Source est d’ailleurs le résultat d’une campagne de crowfunding pliée en cinq heures. Preuve de la popularité du musicien. Kiko veut vivre correctement avec son temps.

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Deep Purple – Whoosh!


Il est très difficile de trouver des groupes qui allient longévité et pertinence, même parmi les monuments de la scène. S’il en est un qui parvient encore à écrire une musique qui, bien que reconnaissable entre mille, ne se nourrit pas uniquement de la fibre nostalgique de son audience, c’est peut-être Deep Purple. Depuis Now What?! (2013) et le début d’une collaboration providentielle avec le producteur légendaire Bob Ezrin, Deep Purple a effectué une véritable cure de jouvence. Les Anglais ont évoqué avec raison cette « révélation » qui permet aujourd’hui à leur musique de se débrider complètement sans perdre en cohérence. Deep Purple ne compte pas les jours, les autres le font pour eux. C’est ce que leur nouvel opus intitulé Whoosh! prouve. À travers le choix de l’onomatopée, Deep Purple a bien conscience de la nature éphémère de l’humanité et par extension de leur carrière. En bref, Deep Purple ne perd pas son temps à réfléchir sur sa longévité, sa motivation, son héritage. Il continue de jouer avec cet entrain inaliénable, cette imperméabilité au temps remarquable.

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Avatar – Hunter Gatherer


Avatar annonçait la fin d’Avatar Country avec une vidéo de remerciement sobrement intitulée A Farewell To Avatar Country, qui complétait la réalisation du mini-film Legend Of Avatar Country: A Metal Odyssey. Avatar Country se considérait avec un certain degré d’humour, les Suédois ne s’en sont jamais cachés. Il leur importait cependant de terminer le cycle et de donner dans le contraste. Hunter Gatherer est le fruit d’un travail de recherche et de documentation sur les aléas de l’évolution humaine et l’ambiguïté de la notion de progrès. Hunter Gatherer ne contient pas de second degré, il présente un Avatar terre à terre, qui revient à ses affects les plus sombres et les plus violents. Sans être un album concept au sens strict, le huitième effort du groupe voit toutes ses compositions abonder dans le même sens : une réaction face au climat dystopique qui nous entoure.

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The Acacia Strain – Slow Decay


« Je veux que les gens se rappellent que nous sommes encore là. » Le plan du frontman de The Acacia Strain Vincent Bennett est extrêmement simple. 2021 marquera les vingt ans d’existence du groupe et Vincent veut signaler à tous que The Acacia Strain n’a pas fini de grandir et d’explorer de nouvelles choses. C’est précisément ce que le groupe avait réalisé avec l’EP conceptuel It Comes In Waves – une seule chanson découpée en sept parties, « Our Only Sin Was Giving Them Names » – sorti en décembre de l’année dernière. The Acacia Strain embrassait des tempos plus lents et une atmosphère plus immersive, parfois planante, jusqu’à flirter avec le post-metal et le doom. La preuve que le groupe était capable de se débarrasser allègrement de son étiquette deathcore-metalcore sans se soucier des réactions. Bien lui en a pris, It Comes In Waves a été un succès critique retentissant. The Acacia Strain a tout de même pris soin d’enregistrer un album un peu moins expérimental dans la foulée, quitte à adopter un rythme de travail exténuant en composant en pleine tournée. Slow Decay est le huitième album du groupe, déterminé à appuyer l’ascension de The Acacia Strain (le groupe a accompagné Architects et Hatebreed en tournée) et couronner vingt ans de dur labeur.

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Alcatrazz – Born Innocent


« Alcatrazz est une marque ». Graham Bonnet ne mâche pas ses mots lorsqu’il évoque l’une des formations les plus cultes du heavy. Pourtant, Alcatrazz a disparu des radars depuis bien longtemps. 1986 pour être exact, date de la sortie de Dangerous Games. Après plusieurs tentatives de reformation infructueuses au cours des années 2000 et 2010, Graham semble enfin avoir trouvé une formule digne de cette « marque » pour opérer un retour, en reprenant logiquement des membres originels : Jimmy Waldo au clavier et Gary Shea à la basse. Le batteur Mark Benquechea vient compléter le line-up et surtout le guitariste émérite Joe Stump à la carrière solo méconnue mais impressionnante et prolifique, professeur à Berkeley et fervent amateur d’Ygwie Malmsteen et de Ritchie Blackmore. Joe Stump s’ajoute à la tradition de guitar-heroes qui ont fait la particularité d’Alcatrazz et permet un retour aux sources, l’époque de No Parole From Rock ‘n’ Roll (1983). Le terrain de jeu d’un certain Yngwie Malmsteen justement. Born Innocent redonne définitivement vie à un Alcatrazz authentique, après trente-quatre ans de silence.

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Septicflesh – Infernus Sinfonica MMXIX


C’est un fantasme qui se réalise. Les adeptes de Septicflesh n’attendaient que ça : la première prestation live des Grecs en présence d’un véritable orchestre. Ceux qui suivent la discographie de Septicflesh depuis Communion (2008) savent que le groupe a pris l’habitude de composer ses albums avec un orchestre et un chœur, le FILMharmonic Orchestra et The Prague Children Choir. Cependant, le coût logistique et les impératifs de préparation conséquents ont toujours empêché Septicflesh de donner vie à leur vision en live. Infernus Sinfonica MMXIX corrige cet affront : Septicflesh est allé enregistrer un concert à Mexico, assisté du Metropolitan Theater Of Mexico, d’une centaine de musiciens du Symphonic Experience Orchestra, de l’Enharmonia Vocalis Choir et de la National University of Mexico’s Children’s and Youth Choir. Rien que ça. Il ne faut pas s’y tromper : si Septicflesh délivre des compositions homériques sur album, rien ne vaut la puissance d’un véritable orchestre enregistré sur le vif.

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Static-X – Project Regeneration Vol. 1


1er novembre 2014, Wayne Static décède à l’âge de 48 ans. Beaucoup y voyaient la fin inéluctable de Static-X, projet qu’il portait depuis 1994. En réalité, Tony Campos gardait en tête l’idée de faire revivre le groupe. Il s’est résolu à le faire il y a à peine deux ans ayant pour dessein d’enregistrer de nouvelles compositions avec le line-up du premier album Wisconsin Death Trip (1999) : Koichi Fukuda à la guitare et aux samples et Ken Jay à la batterie. Static-X en a profité pour réaliser une tournée anniversaire de Wisconsin Death Trip, accompagné d’un mystérieux frontman nommé Xero. Le succès de la tournée a confirmé l’intérêt pérenne pour le groupe, suffisant pour enregistrer un nouvel album contenant les dernières prises de Wayne Static. Project Generation Volume 1 n’a d’autre ambition que celle de présenter le meilleur de la musique de Static-X, l’hommage le plus pertinent à son créateur.

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