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Chronique   

Morbid Angel – Kingdoms Disdained


C’est un peu comme si Morbid Angel cherchait une forme de rédemption. L’audace ne paie évidemment pas toujours, sinon ce ne serait plus de l’audace. Le conspué Illud Divinum Insanus (2011) en est l’exemple parfait. Rarement un album n’aura uni tant d’auditeurs dans la critique, ce qui laissait craindre le pire pour Morbid Angel. En 2015, une nouvelle laissait espérer un retour aux normes pour le groupe avec le départ de David Vincent et le retour de Steve Tucker (quand bien même il ne faut se mentir : Trey Azagthoth est le principal responsable de la direction musicale de l’album de 2011). Aujourd’hui, Kingdoms Disdained confirme les attentes inespérées : Morbid Angel a détruit les derniers vestiges d’Illud Divnium Insanus. Comme si de rien n’était.

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Cavalera Conspiracy – Psychosis


Hormis le goût des treillis douteux et certaines prestations live un tantinet bancales, on ne peut pas reprocher à Max Cavalera bien davantage, surtout pas son manque de motivation lorsqu’il s’agit de composer. Sa collaboration avec son frère Igor semble avoir revigoré certains des meilleurs aspects de sa musique, à commencer par sa science du riff thrash. Après trois sorties qui confirment que le duo a toujours une pléthore d’arguments à faire valoir, Cavalera Conspiracy revient avec Psychosis, le quatrième album studio successeur de Pandemonium (2014). Le moins que l’on puisse dire, c’est que regarder en arrière – ici jusqu’aux toutes premières heures de Sepultura – a parfois du bon.

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Moonspell – 1755


Moonspell n’a pas froid aux yeux. Fort du succès d’Extinct (2015), la formation portugaise envisageait de produire un disque autrement plus ambitieux, entièrement en portugais, en s’appuyant sur le tremblement de terre de Lisbonne survenu en 1755. L’année marque la destruction quasi-intégrale de la ville catholique le jour de la Toussaint. L’ampleur des dégâts et la coïncidence temporelle a induit de nombreux questionnements philosophiques et théologiques (Voltaire et sa critique de Leibniz notamment) qui ont amorcé une nouvelle ère pour la capitale portugaise. Le concept devait à l’origine ne concerner que quatre titres bonus du dvd live Lisboa Under The Spell prévu pour 2018, seulement Moonspell a décidé de ne pas faire les choses à moitié… L’idée qui anime 1755 est en apparence simple selon le chanteur Fernando Ribeiro : c’est le récit d’un survivant du séisme vagabondant au sein des ruines. La réussite de l’album est de le crédibiliser sans peine.

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Annihilator – For The Demented


Transition réussie pour Annihilator et son frontman Jeff Waters, suite à un Suicide Society où ce dernier avait repris le micro vingt ans après Refresh The Demon. Même si Waters a toujours été le gardien du temple Annihilator, et s’il a toujours plus ou moins été lui-même le compositeur des parties de chants et ses collaborateurs des exécutants, la tâche n’était pas forcément aisée de passer après des vocalistes tels que Dave Padden ou Joe Comeau. Mais force est de constater que Waters s’en est sorti avec les honneurs, et un album s’inscrivant dans une continuité, rassurant quant à la santé de la formation ; pour preuve, Suicide Society a été un joli succès commercial à l’échelle d’Annihilator et son label.

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Ne Obliviscaris – Urn


Un seul album a suffi pour que le nom de Ne Obliviscaris raisonne au-delà des frontières du cinquième continent. Si Portal Of I sorti en 2012 surprenait par son alliance osée entre la férocité du metal extrême et la beauté sensible de la musique classique et du jazz, l’album dépeignait également comme nul autre une mélancolie profonde. Cela leur vaudra d’être rapidement repéré par un public qui s’amassera en très peu de temps pour soutenir le projet des Australiens, et même financièrement, grâce à une campagne Patreon couronnée de succès. Ils signeront avec le label Season Of Mist pour sortir un deuxième album, Citadel, en 2014, leur permettant de pousser plus loin ce versant progressif en y incluant d’autres styles musicaux, comme le flamenco qu’ils associeront à une musique plus agressive encore. Les musiciens reviennent cette année avec Urn, un troisième album qui confirmera si leur son atypique a le même charme qu’à leurs premières heures.

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Hallatar – No Stars Upon The Bridge


Parfois il est impossible d’exprimer un sentiment, un état d’âme avec des mots. C’est simplement trop difficile, comme si la langue ne suffisait pas, n’était pas prévue pour. C’est ce qui est arrivé malheureusement à Juha Raivio, guitariste et compositeur de Swallow The Sun et Trees Of Eternity, après le décès de sa compagne la chanteuse Aleah Stanbridge, victime du cancer. Hallatar naît ainsi d’un sentiment d’urgence. Une nécessité au-delà de la simple catharsis, « prendre la guitare ou la hache » pour reprendre les termes de Juha. Hallatar est en quelque sorte une extension de Trees Of Eternity – son projet avec Aleah qui n’aura eu le temps d’engendrer qu’un album -, comprenant Gas Lipstick (ex-HIM) à la batterie et Tomi Joutsen (Amorphis) au chant. L’album s’intitule No Stars Upon The Bridge, écrit en une semaine sans retouche par Juha Raivio un mois après la triste nouvelle, ayant rassemblé des écrits et démos d’Aleah Stanbridge. En somme, No Stars Upon The Bridge est aussi spontané et crucial que douloureux. L’extension d’un être en deuil qui aujourd’hui peine à se souvenir du processus de composition et ne souhaite surtout pas le revivre.

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Diablo Blvd – Zero Hour


Diablo Blvd n’est pas encore connu de tout le monde, loin s’en faut. Pourtant il compte dans ses rangs une célébrité, à savoir l’humoriste du Benelux Alex Agnew, fan de metal à l’origine de la formation de Diablo Blvd depuis 2005. La formation n’a que très peu de prétentions, si ce n’est celle de pratiquer un heavy rock direct et catchy, dans la veine des grosses cylindrées américaines. Au fil des ans, le groupe a pris du galon, en atteste une signature chez Nuclear Blast pour la réalisation de Follow The Deadlights (2014) et de Zero Hour, leur dernier-né. Ce nouveau disque annonce deux choses : d’une part Alex Agnew embrasse les thématiques plus politico-sociétales actuelles qu’il développe lors de ses spectacles, d’autre part Diablo Blvd a décidé de rafraîchir sa musique (et ses artworks, merci Hedi Xandt) en nuançant son heavy rock de touches indus et new wave bienvenues.

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Europe – Walk The Earth


Ceux qui considèrent encore Europe comme le groupe kitsch par excellence, exclusivement auteur de « The Final Countdown », ont un train de retard. Non seulement il a réussi son retour en 2004 là où on ne l’attendait pas, depuis 2012 et l’album Bag Of Bones, le groupe est rentré dans ce qui s’apparente à une seconde voire troisième jeunesse. La musique des Suédois est revenue pour l’essentiel aux fondamentaux des années 70, trait qui s’est confirmé avec War Of Kings (2015). Leur onzième disque, Walk The Earth, ne compte pas briser le nouvel élan du groupe. Dave Cobb, producteur de Rival Sons, récemment récompensé aux Grammy, est une nouvelle fois aux manettes. Comptez un enregistrement réalisé dans les célèbres Abbey Road Studios et vous obtenez un album qui a des airs de machine à remonter le temps, fonctionnelle.

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Enslaved – E


« Une nouvelle ère ». Voilà une expression bien familière dans le vocabulaire de beaucoup d’artistes dans la scène metal pour présenter et promouvoir une nouvelle œuvre. Parfois, celle-ci s’accompagne d’une revendication de liberté dans le processus de composition et d’émancipation vis à vis d’une formule préétablie. Pourtant le constat est souvent le même : les promesses ne sont pas à la hauteur des faits. Difficile de sortir des sentiers surtout lorsqu’une formation est profondément ancrée dans son style. Avec ses 26 ans de carrière, Enslaved aspire à cela depuis leur tournant vers le metal progressif faisant d’eux une formation majeure du black progressif. Depuis Monumension paru en 2001, si les Norvégiens tendent à toujours plus accentuer leurs penchants pour le progressif, une recette semble s’être installée – et par ailleurs fonctionner auprès du public. Mais au lendemain de son quart de siècle, Enslaved affirme que ce nouvel album E se veut encore plus audacieux. Affirmation qui n’en manque pas, d’audace. Voyons donc ce qu’il en est réellement…

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Sons Of Apollo – Psychotic Symphony


Oui, c’est bel et bien arrivé : Mike Portnoy et Derek Sherinian collaborent à nouveau au sein de Sons Of Apollo, chose qui n’était pas arrivée depuis Falling Into Infinity (1997) avec Dream Theater, si l’on excepte la tournée PSMS où cette nouvelle entité trouve en réalité sa source. Des rumeurs circulaient avant d’être confirmées le 1er août de cette année et une fois l’emploi du temps des divers musiciens libéré, Sons Of Apollo est devenu un nouveau groupe, composé justement de Mike Portnoy, Derek Sherinian, du bassiste Billy Sheehan, de Ron « Bumblefoot » Thal et du chanteur Jeff Scott Soto. Difficile de faire plus « supergroupe », en somme. Psychotic Symphony est son premier album écrit conjointement par Derek Sherinian et Mike Portnoy, mais aussi Bumblefoot, et, coïncidence, est sans doute le projet actuel de Mike Portnoy se rapprochant le plus de ses heures passées avec Dream Theater. Avis aux amateurs, talent d’écriture et virtuosité sont de mise.

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