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Chronique   

Possessed – Revelations Of Oblivion


Possessed revient de très, très loin. Pour les générations qui n’ont pas ou peu entendu parler de cette formation légendaire, Possessed est tout simplement le groupe qui a inventé le death metal, dont le terme provient d’une chanson, « Death Metal », écrite en 1984 par le groupe. Chuck Shuldiner de Death avait lui-même reconnu avoir été influencé par l’œuvre de Possessed. Le groupe originaire de San Francisco s’était séparé en 1987, puis son fondateur, le chanteur Jeff Becerra, s’est fait tirer dessus et est devenu paraplégique. Il a fallu attendre 2007 avant de revoir Possessed fouler à nouveau les planches, avant que Jeff ne décide de trouver le line-up parfait pour revenir en studio. Revelations Of Oblivion est le troisième opus de la formation, trente-trois ans après Beyond The Gates (1986). Le moins que l’on puisse dire, c’est que Possessed reprend exactement là où il nous avait laissés.

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Frank Carter & The Rattlesnakes – End Of Suffering


End Of Suffering va demander quelques efforts de la part des amateurs de Frank Carter & The Rattlesnakes. La formation, identifiable par sa tonalité hardcore et punk, s’est hissée au rang de bête de scène, à même de se produire avec des monuments du rock tels que Foo Fighters. Après une longue et éprouvante tournée afin de promouvoir Modern Ruin (2017), l’ancien frontman de Gallows et Pure Love a décidé de lever le pied, juste le temps de souffler avant de se remettre à écrire avec son comparse, le guitariste Dean Richardson. End Of Suffering est perçu comme un palier par le groupe, celui du troisième album synonyme d’une certaine stabilité et de la liberté créatrice. End Of Suffering n’est effectivement pas ce que l’on attend de Frank Carter & The Rattlesnakes. L’horizon musical est plus large, la rage est laissée de côté pour privilégier une toute nouvelle sensibilité.

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Myrath – Shehili


L’histoire de Myrath pourrait servir d’exemple afin d’illustrer la résilience et la faculté d’adaptation. Legacy (2016) voyait non seulement le groupe se relever après un deuil, mais également délaisser les élans progressifs, jugés trop élitistes, pour une musique plus concise et efficace, mettant en valeur sa spécificité, à savoir la culture tunisienne. Legacy est aujourd’hui l’exemple parfait du compromis qu’un groupe doit réaliser afin de voir sa popularité s’accroître sans se travestir. Myrath bénéficie aujourd’hui d’une notoriété croissante et d’une visibilité accrue qui lui a permis de se produire aux côtés de Dream Theater ou encore Symphony X. C’est un environnement bien différent qui entoure la conception de Shehili : il s’agit d’entériner le succès et de pérenniser une formule qui a désormais un nom, le « blazing desert metal ».

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Mork – Det Svarte Juv


Héritier et continuateur de la désormais longue tradition du true Norwegian black metal : voilà comment se présente Thomas Eriksen, tête pensante de Mork. Actif depuis une quinzaine d’années et multipliant les sorties depuis 2013, le projet trace discrètement mais sûrement sa route, récoltant un peu plus d’attention avec chaque nouvel album, et multipliant les accolades de la part de pontes du genre (Blasphemer d’Vltimas, Aura Noir et précédemment Mayhem, Seidemann de 1349), jusqu’à être adoubé par Fenriz himself. Si Eriksen a désormais recours à un line-up complet pour des performances live, c’est toujours lui qui est aux manettes de Det Svarte Juv, son dernier opus en date, qui sort chez Peaceville Records comme son prédécesseur, Eremittens Dal. Au programme : pas de fioritures, mais un black old school sombre et glacé, en provenance directe d’Halden, en Norvège. De quoi rafraîchir le printemps qui s’annonce…

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Amon Amarth – Berserker


Cela fait plus de vingt-cinq ans qu’Amon Amarth arpente les scènes. Petit à petit, les Suédois sont devenus l’un des groupes les plus influents de la scène, jusqu’à définir un genre et un imaginaire ancrés dans l’histoire et la mythologie vikings. Jomsviking a permis au groupe de poursuivre son accession à une notoriété conséquente et de devenir une véritable machine à grosses affiches et festivals. The Pursuit Of Vikings : 25 Years In The Eye Of The Storm entérinait ces vingt-cinq années de carrière qui les ont menés au sommet, ayant presque la fonction de marqueur. C’est donc avec la volonté de se renouveler et de retrouver une certaine force créative qu’Amon Amarth livre son onzième opus simplement intitulé Berserker. Amon Amarth ne redéfinit pas le genre qu’il a contribué à créer, il a cependant tenté de nuancer sa formule avec de légères incartades à ce qu’on connaît parfaitement de lui.

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Sidilarsen – On Va Tous Crever


Le metal français compte de nombreuses figures de proue, dont l’une des plus éminentes reste indéniablement Sidilarsen. Le groupe originaire de Toulouse officie depuis 1997 et a récemment connu un certain essor avec Chatterbox (2014) puis Dancefloor Bastards (2016), exemple de mélange parfaitement maîtrisé entre dance-metal et indus, le tout avec des textes lourds de sens. Sidilarsen a profité de cette excellente dynamique pour célébrer ses vingt ans, en proposant le live In Bikini Dura Sidi (2018), et a décidé d’entretenir la flamme avec son septième opus sobrement intitulé On Va Tous Crever. Sidilarsen semble s’être rendu compte de son franchissement d’un palier et de la nécessité de retrouver de l’allant. On Va Tous Crever joue ce rôle, témoin d’une envie et d’une motivation renouvelées, d’une hargne réaffirmée voire grandie.

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Jordan Rudess – Wired For Madness


Dès lors que l’on mentionne un projet d’un membre de Dream Theater, ce sont beaucoup d’amateurs de musique progressive qui sont en émoi (parfois prêts à pardonner quelques errances, ce qu’on appelle l’effet « œillères »). Wired For Madness vient se loger dans l’interstice de son travail frénétique avec Dream Theater et compte une pléthore d’invités prestigieux, dont trois batteurs (Marco Minnemann, Rod Morgenstein et Elijah Wood – non, pas l’acteur), de quoi respecter le statut de claviériste de génie du musicien. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Wired For Madness donne matière à réfléchir. Énormément de matière.

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Danko Jones – A Rock Supreme


Danko Jones, c’est l’antithèse de la surprise. Plus de vingt ans que le trio canadien emmené par Danko vit une histoire d’amour avec le rock n’roll à la stabilité remarquable. C’est une union intangible, avec ses hauts et ses bas mais surtout une routine agréable. Dès lors que Danko Jones annonce un nouvel opus, on peut s’attendre à une poignée de titres avec le mot « rock » dedans et un goût prononcé pour les musiques festives. Le dixième opus du groupe, justement intitulé A Rock Supreme, corrobore ce qui est dit : Danko Jones n’a pas changé et ne compte pas le faire de sitôt, il veut faire ce qu’il aime, soit du rock, encore et toujours. Et c’est à peu près tout.

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Allegaeon – Apoptosis


Allegaeon avait frappé un grand coup avec Proponent For Sentience. Le groupe du Colorado avait démontré que le death technique avait encore des figures pertinentes. La musique d’Allegaeon avait tout pour désarçonner et pourtant il y avait une certaine aisance à comprendre leur technique et à profiter ainsi de compositions léchées et grandioses. Trois ans plus tard, Allegaeon livre un opus une nouvelle fois lié à la science, Apoptosis, soit la mort programmée de certains organismes d’une cellule comme étape de son développement – que l’on peut voir comme une métaphore des changements de line-up successifs du groupe. Apoptosis est un album où de nombreux passages ont été réfléchis, rejoués, voire recomposés plusieurs fois. À thématique scientifique, démarche scientifique. Peu importe jusqu’où vont les élans de complexité, au terme de l’écoute d’Apoptosis, un seul constat est possible : la méthodologie d’Allegaeon est sans faille.

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Grand Magus – Wolf God


Depuis 2008 et l’album Iron Will, Grand Magus s’est progressivement imposé comme une référence majeure du heavy, gravissant une à une – lentement mais sûrement – les marches qui les mèneront, on l’espère pour eux, au panthéon du genre. La carrière de Grand Magus a été quelque peu difficile à cerner au premier abord : ayant débuté dans le doom, signé aux côtés d’Electric Wizards ou encore de Cathedral sur le label Rise Above Records, le power-trio a finalement muté pour assumer son amour pour le heavy metal, empiétant parfois sur le hard rock, avec un soupçon de stoner en guise de restes de son passé doom. Quoi qu’il en soit, les Suédois ont toujours été dévoués au culte du riff et des hymnes fédérateurs, et leur dernier opus Wolf God ne fera pas d’eux des apostats.

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    Dana Fuchs @ Massy
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