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Chronique   

Anathema – The Optimist


Une chose est certaine, Anathema fait partie de ces groupes qui se sont complètement émancipés au fil du temps, n’ayant que faire des doléances des fans de la première heure ou des pressions commerciales. Chaque disque est l’occasion pour la formation d’explorer de nouveaux territoires et de ne pas se laisser aller à la facilité. Distant Satellites avait justement été réalisé dans la douleur, en raison d’un processus d’enregistrement oppressant pour reprendre les dires de Vincent Cavanagh. The Optimist, leur onzième album studio, résulte d’une meilleure préparation, d’un matériel narratif parfaitement maîtrisé. Surtout, le noyau même de la musique d’Anathema subsiste : l’émotion.

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Dodecahedron – Kwintessens


La sortie de Dodecahedron, premier album du groupe éponyme, en 2012, a plongé les amateurs de metal extrême et tourmenté dans la stupéfaction : en effet, ces Hollandais semblaient sortir de nulle part et avoir ouvert une porte sur les flammes de l’enfer à grands renforts de riffs cauchemardesques et de rythmiques chaotiques. Puisant sans doute possible dans l’héritage des maîtres du black metal contemporain que sont Deathspell Omega et flirtant allègrement avec le death technique le plus abscons, le quintet avait offert un album fascinant, à la fois irrésistible et repoussant. Autant dire que cinq ans plus tard, les aficionados de ce black metal communément qualifié d’avant-gardiste (mais plus de dix ans après la sortie de Si Monumentum Requires, Circumspice, est-ce encore pertinent ?) ou d’orthodoxe attendaient ce deuxième effort avec un mélange d’impatience et d’appréhension. Et dès son « Prelude », le disque, ambitieusement intitulé Kwintessens (quintessence en néerlandais), réalise l’exploit paradoxal de rassurer l’auditeur en le plongeant dans l’angoisse : Dodecahedron semble avoir encore bien des cauchemars à lui faire traverser.

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Avatarium – Hurricanes And Halos


Quatre ans après son premier album, Avatarium n’est pas près de lâcher le morceau et profite de son élan créatif qui paraît désormais inarrêtable. On pourra même être surpris de voir un Leif Edling, alors en pleine convalescence pour un méchant burn-out, enchaîner en à peine un an un EP de Candlemass, un EP puis un album avec son nouveau projet The Doomsday Kingdom, et désormais un troisième album avec Avatarium, baptisé Hurricanes And Halos. Sauf qu’à bien y regarder, le « Doomfather » semble de plus en plus se détacher de ce dernier. Lorsque sur The Girl With The Raven Mask il n’avait enregistré que la moitié des morceaux, cette fois-ci il n’a pas posé une seule note sur l’album, cédant sa place à Mats Rydström qui passe du statut de bassiste live à membre à part entière, pour ne devenir plus qu’un compositeur-parolier à la marge.

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Dragonforce – Reaching Into Infinity


Dragonforce revient avec le successeur de Maximum Overload au titre tout aussi sobre : Reaching Into Infinity. Si on devait s’arrêter à ça pour anticiper le contenu de ce septième album studio du groupe aux mille mélodies, on saurait tout de suite à quoi s’en tenir. Mais en réalité, outre que ce soit le premier album avec le nouveau batteur Gee Anzalone, Reaching Into Infinity est marqué par un parti pris, celui du bassiste Frédéric Leclercq qui poursuit sa montée en puissance dans la composition, signant cette fois l’intégralité des chansons, à l’exception de deux apportées par le guitariste Sam Totman, mais également posant quantité de parties de guitare rythmiques, acoustique et même solos. L’objectif du Frenchie est clair : casser les codes de Dragonforce pour aérer et diversifier un propos habituellement réputé pour ses excès, poursuivant le travail initié sur Maximum Overload.

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At The Drive-In – In·ter a·li·a


At The Drive-In était au sommet de sa popularité en 2001 lorsqu’il avait décidé d’entrer dans un hiatus de plus en plus long, qui s’est transformé en une quinzaine d’années d’absence quasi-intégrale (une pseudo-réunion en 2012, rapidement avortée). Ceux qui se souviennent de Relationship Of Command (2000) savent pourtant que le groupe avait marqué son temps, pratiquant une musique post-punk novatrice, illustrant des paroles obsédées par la paranoïa politique et les considérations philosophiques désordonnées. At The Drive-In c’était aussi des lives survoltés, propices à l’exténuement, l’une des raisons de l’arrêt du groupe. Malgré la dissolution de The Mars Volta en 2013, la précarité d’un retour de la formation d’El-Paso, notamment dûes aux relations complexes entre le chanteur Cedric Bixler-Zavala et le guitarise Omar Rodriguez- López, fait que c’est avec une certaine surprise que l’on accueille désormais le quatrième effort d’At The Drive-In intitulé In·ter a·li·a après 17 ans de silence. Une nouvelle fois, At The Drive-In s’illustre dans une période où la musique rock n’a plus l’audience commerciale d’antan, plus la même popularité. À l’instar de l’année 2000, At The Drive-In fait fi du contexte et arrive à se hisser au niveau de sa réputation. À peu de choses près.

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Sólstafir – Berdreyminn


On ne compte plus le nombre de formations qui ont démarré une carrière dans les années 90 en se faisant d’abord un nom dans la scène metal extrême, avant de mûrir et se tourner vers des compositions plus progressives et plus rock, souvent bien éloignées de leur style d’origine. Les Islandais de Sólstafir en font bien entendu partie, ayant quitté le viking/black metal pour s’aventurer vers un rock subtil et délicat aux légers accents post-metal, et avec brio si on en croit l’accueil réservé aux deux précédents albums : Svartir Sandar (2011) et Ótta (2014). Mais ce nouvel album Berdreyminn peut-il avoir le même impact que ses prédécesseurs ? Celui-ci s’annonçant cuisiné à la même sauce, reste à savoir si la recette émotionnelle des Islandais peut encore surprendre et garder la patte qui a fait leur succès…

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Papa Roach – Crooked Teeth


Papa Roach, c’est une histoire d’amour tumultueuse. Celle avec l’ex de nos 16 ans, que l’on n’a jamais cessé de recroiser, d’apprécier, d’idolâtrer, de détester, de considérer à nouveau pour au final l’ignorer totalement, passer à autre chose. Pourtant, il suffit d’un signe pour replonger. Ce Crooked Teeth, neuvième album studio de l’inénarrable groupe de néo, incarne ce même signe. Celui qui indique qu’il est temps de ressortir les T-Shirts trop grands, les baggys et de mater des compilations de Tony Hawk. Ce que F.E.A.R. (2015) n’avais pas réussi à vraiment réaliser. Papa Roach a, pour reprendre les termes d’un Philippe Manoeuvre, cessé le « bullshit » des arrangements grossiers pour revenir à une formule davantage années 2000. Tout ne reluit pas, certes, mais Papa Roach mérite au moins qu’on rebranche le lecteur CD.

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The Night Flight Orchestra – Amber Galactic


The Night Flight Orchestra ou le groupe coincé entre les années frivoles ’77 et ’83. Après un album, Internal Affairs, résolument seventies, puis un Skyline Whispers à cheval sur les décennies, à l’atmosphère « feel good », aux claviers kitsch et touches de disco, The Night Flight Orchestra poursuit son glissement de terrain vers les eighties, démontrant qu’il y a encore tant à explorer dans cette époque souvent soit mal aimée, soit moquée, mais toujours génératrice de nostalgie, soit-elle honteuse ou assumée. A vrai dire, après le déferlement des années 70 dont nous avons été témoins ces dernières années, il y a finalement quelque chose de rafraîchissant voire d’audacieux de leur part à vouloir se démarquer avec ce choix de direction.

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Junius – Eternal Rituals For The Accretion Of Light


Du rock progressif au post-metal, les américains de Junius façonnent une musique sensitive alliant des riffs lourds à des compositions remarquablement aériennes. C’était alors une évidence de les voir se produire il y a quelques années de cela aux côtés des mastodontes d’Alcest et Katatonia. Alors qu’ils ont été assimilés à une symbiose entre Neurosis et The Smiths, le combo semble déterminé à vouloir se démarquer et poursuivre dans sa propre voie. Créer son univers, en somme. Ainsi ce nouvel album Eternal Rituals For The Accretion Of Light est peut-être la démonstration de l’identité singulière du groupe. Tout d’abord dans l’idée, cet album se voulant le dernier volet d’une trilogie conceptuelle autour d’Initiation, l’autobiographie d’Elisabeth Haich, complétant les deux précédents opus, Reports From The Threshold Of Death paru en 2011 et The Martyrdom Of A Catastrophist en 2009. Ensuite car la composition, hormis la batterie et autres percussions, est exclusivement l’œuvre d’un seul homme, Joseph E. Martinez. Enfin, dans un affinement musical certain et une expérimentation plus poussée.

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Ultra Vomit – Panzer Surprise !


Il faut le dire, depuis Objectif : Thunes (2008), Ultra Vomit avait laissé un vide qu’il nous fallait combler par nos propres blagues vaseuses et notre humour douteux. Réjouissez-vous, Ultra Vomit a décidé de rempiler et de nous rappeler qui est le maître de la vanne. En ce mois de Pâques, tout le monde fera le lien avec le titre gracieux qu’est Panzer Surprise, aussi rentre-dedans que subtil. Encore une fois, aucun cliché n’est épargné. Ultra Vomit démontre un savoir-faire parodique déstabilisant de crédibilité qui prouve deux choses : d’une les membres du groupe laissent transparaître une curiosité musicale, de deux ils prouvent que derrière l’humour se cachent tout de même de vrais musiciens.

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    Uli Jon Roth @ Paris
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