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Chronique   

Disillusion – The Liberation


Disillusion est définitivement sorti de son sommeil. Le groupe de progressif allemand avait fait parler vivement de lui dès sa première sortie audacieuse, Back To Times Of Splendor (2004), plébiscité par les amateurs du genre. Désireux de ne pas se répéter, Disillusion avait pris des risques deux ans plus tard avec Gloria (2006), sa pléthore d’arrangements grandiloquents et une orientation musicale plus moderne et concise. Depuis, Disillusion a accusé le coup des désaccords internes et a totalement renouvelé son line-up, passant par là même de trio à quintet. Il a fallu dix ans au groupe avant de proposer de la nouvelle musique via le single « Alea » (2016). C’est d’ailleurs grâce à une campagne de crowfunding que la tête pensante du groupe Andy Schmidt a pu investir deux années de sa vie à écrire et composer à plein temps afin de donner vie au troisième opus. The Liberation signifie la fin du hiatus de Disillusion, se confortant dans ses fondamentaux et une maîtrise inaltérée.

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The Offering – Home


Dans la masse des sorties, il est somme toute assez rare de tomber sur un authentique ovni, le gros de la flotte étant surtout constitué de petits planeurs un peu laborieux, de moyen-courriers ambitieux mais parfois maladroits et de quelques avions cargos pesants, fiables au vol prévisible et sécurisant. The Offering a délibérément choisi de s’écarter des couloirs aériens les plus fréquentés pour laisser libre cours à son ivresse du détour. Looping, piqué, nœud de Savoie ou immelmann, le groupe du Massachusetts méprise à l’évidence les lignes droites, quitte à donner le haut-le-cœur aux estomacs habitués aux mets simples et bien répertoriés. Et si à l’évidence, faire différemment des autres n’est pas toujours gage de qualité, chez The Offering, la bizarrerie sublime la folie furieuse des quatre extravagants, et qu’il s’agisse de leur premier EP ou de l’album Home, les Bostoniens n’ont de cesse de bousculer le protocole en mixant, avec une jubilation foutraque, une grosse once de heavy, un quintal de Djent, une belle louchette de power metal voire une pincée de progressif… c’est à vot’bon cœur messieurs, dames. Et ça marche.

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Entombed A.D. – Bowels Of Earth


Entombed A.D. est, pour rappel, constitué des anciens membres d’Entombed que sont LG Petrov, Victor Brandt, Nico Elgstrand et Olle Dahlstedt. Le groupe a d’ailleurs été rejoint par le guitariste brésilien Guilherme Miranda afin de produire leur troisième opus trois ans après Dead Dawn (2016) intitulé Bowels Of Earth. Le dessein est simple : poursuivre l’œuvre d’Entombed d’avant la scission avec le guitariste Alex Hellid (détenteur du nom) et créer un death metal sans aucun artifice, fort de ce son typique qui a généré toute une scène au début des années 90. Entombed A.D. a trouvé sa voie et ne cherche désormais qu’à la mettre en valeur, sans complexes ou interrogations superflues.

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Tarja – In The Raw


L’éviction de Tarja Turunen de Nightwish n’a en rien altéré sa créativité. La chanteuse a sorti une pléthore d’albums depuis 2005, dont la qualité n’a jamais remis en cause ses prouesses de chanteuse lyrique. Le dernier en date est peut-être le plus intime où Tarja s’est décidée à écrire seule ses chansons et compositions. D’une certaine façon, une partie du contenu musical d’In The Raw, en plus des textes, fait honneur à son titre : il s’agit pour l’artiste de se révéler sans artifices, de se mettre en danger. In The Raw joue justement sur la métaphore de l’or, élément qui peut être poli, symbole du raffinement et de l’élégance, contrastant avec son état naturel brut.

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Scott Stapp – The Space Between The Shadows


Scott Stapp avait une réputation (en partie justifiée) de personnage sulfureux. L’ancien chanteur de Creed se trouvait régulièrement en froid avec ses ex-collègues et souffrait d’addictions et d’un comportement erratique. Cette fois, la cure de désintoxication, doublée d’une thérapie pour en traiter les causes psychiques, semble avoir fonctionné. Scott Stapp est revenu avec énormément de recul sur ses errances et ces années à lutter pour la sobriété et contre la dépression. The Space Between The Shadows est son album solo, successeur de Proof Of Life (2013) qui s’est nourri de cette thématique : une entreprise intime qui prend la forme d’une grande quête pour la rédemption.

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Sacred Reich – Awakening


Sacred Reich est l’un des groupes majeurs de la scène thrash américaine, formé en 1985 à Phoenix en Arizona. Si la notoriété de la formation n’a pas atteint celle de ses confrères tels que Testament, c’est en partie parce que Sacred Reich a accusé un coup d’arrêt en 2000 après avoir sorti quatre albums. Le groupe s’est retrouvé en 2006 mais seulement pour s’illustrer sur les scènes, pas pour un retour en studio. Depuis, Jason Rainey et Greg Hall, deux des membres fondateurs, ont quitté la formation qui s’est enrichie d’un autre côté par l’arrivée du guitariste de 22 ans Joey Radziwill et de l’ex-Machine Head derrière les fûts, Dave McClain (déjà membre de Sacred Reich entre 1991 et 1995). Awakening se veut donc symbolique, métaphorique même : il célèbre justement le réveil de Sacred Reich après vingt-trois ans sans album, fort d’un nouveau line-up et d’un nouvel entrain. Le goût retrouvé de faire les choses qui nous sont familières.

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Hammerfall – Dominion


Hammerfall se veut sans ambiguïté : il se fait le détenteur d’une tradition longue de plus de trente ans : le heavy metal dans son aspect le plus classique. Le groupe cherche à ne prouver qu’une seule chose : tout ce qui se fait au sein de ce genre est intemporel. La méthodologie d’Hammerfall reste inchangée, il s’agit juste d’arrondir certains angles et d’éviter les quelques inconvénients s’appuyant sur les expériences passées. Dominion, composé pendant la tournée de Built To Last (2016) sans pression aucune, se veut le parfait album de heavy metal selon le groupe. Il faut comprendre que tous les ingrédients caractéristiques sont présents et sont censés fédérer les stades.

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Volbeat – Rewind, Replay, Rebound


Il devient difficile de passer à côté de Volbeat désormais. Les Danois ont acquis une notoriété conséquente, jusqu’à devenir le premier groupe local à remplir un stade au Danemark : 48 000 personnes au Telia Parken de Copenhague. Le mélange de heavy metal et de rockabilly est une recette qui a indéniablement propulsé Volbeat et le septième album du quatuor intitulé Rewind, Replay, Rebound ne l’altérera aucunement. Au contraire, il s’agit d’affiner les éléments singuliers de la musique de Volbeat et de continuer sa route à un rythme de croisière.

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Slipknot – We Are Not Your Kind


Slipknot, ou l’art de diviser toute une scène. Quoi qu’il en soit, l’immense notoriété du combo masqué leur permet de se moquer de ceux qui les considèrent toujours comme un groupe d’adolescents attardés incapables de produire un riff décent depuis de nombreuses années. Slipknot était revenu sur le devant de la scène avec .5: The Gray Chapter (2014), premier album sans le bassiste Paul Gray décédé en 2010 et sans le batteur Joey Jordison, We Are Not Your Kind voit lui aussi le jour au sein d’un contexte compliqué : Chris Fehn a été licencié du groupe en raison d’un conflit financier et la fille de 22 ans de Shawn Crahan est décédée il y a malheureusement quelques mois. Le sixième album du béhémoth originaire de l’Iowa est plus que jamais un exutoire et n’altère donc pas ses thématiques : il est toujours question d’une misanthropie omniprésente et d’un dégoût profond pour l’être humain.

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Killswitch Engage – Atonement


À nouveau Killswitch Engage a dû batailler ferme pour livrer un nouvel opus. Incarnate (2016) avait confirmé le succès des Américains (6e dans le Billboard), l’une des formations de metalcore ayant le plus de notoriété aujourd’hui. À l’instar d’Incarnate justement, Atonement est né grâce à la résilience du frontman Jesse Leach qui a dû subir une intervention chirurgicale à la gorge et supporter trois mois de rééducation vocale afin d’être capable de parler correctement et évidemment de chanter. S’y ajoute le syndrome de la page blanche : il a fallu plus de deux ans au groupe pour finaliser Atonement, leur premier album sur leur nouveau label Metal Blade Records. Killswitch Engage est parvenu à surmonter ces péripéties pour livrer un opus en accord avec sa philosophie : mêler un aspect mélodique et immédiat de sa musique avec une volonté cathartique. Atonement voit simplement Killswitch Engage affûter ses lames.

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    Hellfest - Altar - Jour 3
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