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Chronique   

William DuVall – One Alone


William DuVall apparaît aujourd’hui comme le digne successeur de Layne Staley, ancien frontman charismatique d’Alice In Chains. Depuis la première réunion du groupe en 2005, la formation originaire de Seattle a récupéré son lustre d’antan, que ce soit par la qualité de ses albums ou en affirmant son statut de tête d’affiche sur les scènes rock et metal de toute la planète. Indéniablement, l’arrivée de William DuVall au sein d’Alice In Chains n’y est pas étrangère. Ce dernier s’est parfaitement intégré à l’orientation musicale retravaillée du groupe, dans laquelle il partage chant et guitare avec l’historique Jerry Cantrell. Pourtant, William Duvall n’a rien d’une copie de son prédécesseur et vient d’un horizon différent : issu de la scène punk-hardcore des années 80 à Atlanta, c’est Jimi Hendrix qui lui a donné envie de jouer de la guitare, pour ne devenir chanteur que des années plus tard, notamment avec son groupe de rock Comes With The Fall. Alice In Chains n’est donc qu’une facette, la plus connue évidemment, de l’étendue de sa culture musicale et de sa carrière. One Alone a pour mission de présenter ce musicien atypique de manière plus intime : une guitare acoustique et une voix, soit une véritable mise à nu.

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Chronique   

The Old Dead Tree – The End


« Toutes les bonnes choses ont une fin ». Adage que The Old Dead Tree ne connaît que trop bien mais que son frontman Manuel Munoz semble avoir toujours eu du mal à accepter. Car The Old Dead Tree enchaîne les fins… à n’en plus finir ! A commencer par la fin tragique d’une vie, celle de leur batteur Frédéric Guillemot qui a mené au premier album, The Nameless Disease (2003). Puis la fin du groupe en 2009, après divers remaniements de line-up et un The Water Fields (2007) qui faisait déjà ses adieux avec « This Is Now Farewell ». C’était sans compter sur un retour inopiné de The Old Dead Tree en 2013, le temps d’une tournée anniversaire et d’un nouvel au revoir. Aujourd’hui, The Old Dead Tree est de nouveau dans l’actualité avec The End, un EP qui, en écho à The Blossom (1999), semble vouloir clore l’histoire pour de bon. The End, accompagné d’un documentaire relatant l’aventure humaine que fut le groupe, offre peut-être le dernier mot le plus éloquent à The Old Dead Tree : une présentation parfaitement adéquate de ce qui fait la force de la formation en magnifiant ses atouts. De quoi regretter la conclusion.

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Skyblood – Skyblood


Mats Levén n’a plus besoin d’être présenté, il est l’un de ces musiciens qui incarnent la figure du travailleur acharné et adaptable, capable de sublimer la plupart des projets auxquels il participe, allant d’Yngwie Malmsteen à Therion en passant par Krux et Candlemass. Au cours de ses nombreuses années d’activité, le chanteur suédois a accumulé les compositions et les ébauches de musique qu’il a désormais choisi de retravailler et présenter au grand jour. Skyblood est son nouveau projet solo lui permettant de s’illustrer via un alter ego fictionnel, un personnage justement nommé Skyblood. L’opus ne présente qu’une seule chanson écrite cette année, le reste étant issu de l’immense expérience de Mats. Skyblood a cette vertu de présenter de manière plus intime un musicien accompli, regroupant quasiment sur un même disque ses trente années de carrière musicale.

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Midnight Odyssey – Biolume Part 1 – In Tartarean Chains


Lorsqu’il entreprend sa représentation du Tartare – profondeurs parmi les profondeurs des Enfers anciens –, le poète allemand Schiller invite préalablement à tendre l’oreille, à écouter « comme le murmure d’une mer courroucée, comme le gémissement d’une onde qui tombe des rocs caverneux, écouter résonner une plainte lourde, profonde, comprimée ». Car c’est dans les sons que, avant toute autre chose, ce lieu, abîme de bannissement et d’exil, s’énonce et se raconte lui-même. C’est dans cette même perspective que Dis Pater construit le troisième chapitre de son projet Midnight Odyssey, Biolume Part 1 – In Tartarean Chains. Premier acte d’un triptyque qui se développera au fil des ans, In Tartarean Chains se veut ouvrir un nouvel horizon, moins digressif, plus franc, une continuation opérant davantage de l’épopée métaphysique que de la fresque cosmique, et proposant une catabase – descente spirituelle et rituelle dans le monde souterrain – à la fois personnelle et universelle.

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Chronique   

Hypno5e – A Distant (Dark) Source


Le rapport singulier à la musique qu’entretient Hypno5e a désormais une certaine notoriété. Les compositions des Français ont souvent été qualifiées de « metal cinématographique », terme pompeux qui parvient tout de même à rendre compte de l’utilisation de samples à l’intérieur des chansons, issue de films ou de livres. En outre, Emmanuel Jessua, principal compositeur du groupe a lui-même réalisé son long-métrage intitulé Alba – Les Ombres Errantes (2017) accompagné de l’album acoustique du même nom (2018). Désormais Hypno5e entretient un véritable univers avec pour principale force motrice la mélancolie, laissant une place aux influences de la musique bolivienne qu’il sait mêler habilement avec la puissance d’un metal technique par essence. A Distant (Dark) Source, leur nouvel opus, exacerbe toutes ces caractéristiques : Hypno5e n’a pas choisi d’explorer de nouveaux territoires : il arpente le sien jusqu’à atteindre ses confins.

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Avatarium – The Fire I Long For


Les Suédois d’Avatarium n’ont eu besoin que de trois albums pour se tailler une réputation de groupe au talent singulier : Hurricanes And Halos (2017) démontrait l’étendue de la maîtrise de la formation, capable d’explorer pléthore de registres. Avatarium a été depuis le début influencé et marqué par les compositions de Leif Edling, l’un de ses membres fondateurs. S’étant remis de ses problèmes de fatigue chronique, ce dernier se concentre aujourd’hui sur son groupe principal, Candlemass. Il confirme ainsi sa tendance à de moins en moins s’impliquer dans Avatarium pour ne jouer désormais plus qu’un rôle de contributeur et mentor, laissant une grande partie du travail créatif au guitariste Marcus Jidell et à la chanteuse Jennie-Ann Smith. The Fire I Long For, quatrième opus d’Avatarium, incarne en ce sens une sorte de nouveau départ, illustré par un changement de line-up, le batteur Lars Sköld étant remplacé par Andreas Johansson. Avatarium avait besoin de voler de ses propres ailes pour perdurer, tout en se recentrant, paradoxalement, sur ses racines : le doom.

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Mars Red Sky – The Task Eternal


Si la scène française est portée par des groupes avec de plus en plus d’influence, que ce soit Gojira, Alcest ou plus récemment Klone, beaucoup d’autres formations ont tous les ingrédients pour prétendre à encore davantage de notoriété. Les Bordelais de Mars Red Sky en font partie, chantres d’un stoner atmosphérique. Apex III (Praise For The Burning Soul) évoquait un univers dystopique teinté de multiples ambiances et confirmait le penchant du trio pour les constructions musicales ambitieuses, presque « cinématographiques ». Leur nouvel album était annoncé par un EP à tirage limité, Collector, dont le titre éponyme aux rythmiques grasses et aux mélodies suaves est désormais présent sur The Task Eternal. Avec cette œuvre, Mars Red Sky ancre son orientation musicale, faite d’une maîtrise d’élans psychédéliques, de mélodies envoûtantes et d’un groove massif.

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Strigoi – Abandon All Faith


Vallenfyre est mort, vive Strigoi. Le projet parallèle du guitariste compositeur de Paradise Lost, Greg Mackintosh, a officiellement pris fin en 2018. Vallenfyre avait pour vocation initiale de soulager Mackintosh du deuil de son père John, un projet cathartique et chaotique qui a donné lieu à trois opus voyant le musicien remonter ses origines musicales dans le punk hardcore, le crust punk, le grindcore, le death metal et le doom. Pour le guitariste, Vallenfyre n’avait plus réellement de raison d’être, ayant largement rempli son office. Pour autant, la créativité de Greg devait s’illustrer d’une autre façon, Paradise Lost n’étant plus à même d’entretenir les passerelles avec la musique underground que le musicien apprécie tant. Ainsi est né Strigoi, du nom des esprits troublés de la mythologie roumaine qui reviennent à la vie sous différentes formes. Strigoi permet à Greg Mackintosh d’assouvir ses penchants pour la musique extrême, empruntant – même si la parenté ne trompera personne – une forme plus théâtrale et presque plus grandiloquente que la brutalité primitive de Vallenfyre.

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Raised Fist – Anthems


Raised Fist ne s’est pas manifesté depuis quatre ans et la sortie de l’album From The North (2015). Ce dernier démontrait la volonté des Suédois de proposer une musique aux multiples accroches avec un goût prononcé pour les mélodies, tournant véritablement entériné par Veil Of Ignorance (2009). Pour autant, la formation n’a jamais vraiment abandonné ses influences des premières heures en conservant des aspects de ses racines punk-hardcore. Quoi qu’il en soit, la réputation et le savoir-faire de Raised Fist en la matière faisaient office de garantie. Anthems, neuvième effort du groupe, poursuit son évolution et incarne l’enthousiasme dont il fait preuve aujourd’hui, appuyé par les dires du frontman Alexander « Alle » Hagman : « On avait l’impression d’avoir réalisé un chef-d’œuvre. » Sans aller jusqu’à l’emphase, Anthems a bénéficié d’une attention toute particulière, ce qui se ressent dans la production. De fait, Anthems a élevé le standard d’exigence autour de Raised Fist.

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White Ward – Love Exchange Failure


En provenance d’Odesa en Ukraine, l’animal hybride White Ward a émergé de la scène black metal en 2017 grâce à son premier opus Futility Report très remarqué par le public. Son mélange des genres et son inspiration jazz sur une base de post-black metal avait fait sensation dans ce microcosme en permanente évolution. Ce premier opus fut aussi l’occasion de présenter son identité, musicale et conceptuelle, avec un décor urbain déprimant où les tourments individuels se projettent à plus grande échelle. Là où la scène ukrainienne nous avait habitués à de longues contemplations de la mère nature sous toutes ses formes, la photographie choisie par ce collectif mystérieux qui illustre leur deuxième méfait, Love Exchange Failure, annonce à elle seule une nouvelle balade nocturne dans une ville intensément froide.

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    Greta Van Fleet + Vola @ Paris
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