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Chronique   

Soilwork – A Whisp Of The Atlantic


Pour beaucoup de formations actuelles, la pandémie est propice aux interrogations sur la condition de l’être humain et son avenir. Sans apporter de réponse à ces questionnements aussi délicats, Soilwork ne fait pas exception et s’en nourrit lui aussi, inspiré par les thématiques chères au guitariste David Andersson concernant la société, la religion, le féminisme… Le groupe se demande si le monde dans lequel on vit a déjà sombré, voué à disparaître telle l’Atlantide ou si ces temps troubles vont inciter à construire un avenir meilleur. L’EP A Whisp Of The Atlantic a ainsi deux desseins : éprouver une réflexion sur le sujet et « réhabiliter » Soilwork, sans cesse sous-estimé, toujours selon David Andersson qui a largement pris le lead sur la conception de l’EP (à la composition et sur les textes). A Whisp Of The Atlantic est ainsi censé démontrer toute l’étendue de la palette musicale de Soilwork.

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Diamond Head – Lightning To The Nations 2020


Sans Diamond Head, un certain nombre de groupes n’auraient peut-être jamais vu le jour ou, en tout cas, ne seraient peut-être pas tout à fait les mêmes. C’est aussi simple : Diamond Head a été une inspiration de premier choix pour une multitude d’acteurs de la scène NWOBHM ou thrash, dont un certain Metallica. Ce dernier lui a d’ailleurs rendu hommage très tôt avec une reprise de « Am I Evil ? » sur la face B du single « Creeping Death » de 1984 (celles de « Helpless », « The Prince » et « It’s Electric » ont suivi quelques années plus tard). L’influence de Diamond Head est due à la réception de son premier opus Lightning To The Nations (1980). Un album aujourd’hui culte, celui qui a fait naître tous les espoirs d’alors quant à la carrière de Diamond Head. Si cette dernière n’a peut-être pas atteint les sommets promis, reste que Lightning To The Nations est un album iconique dans l’histoire du heavy. Pas moins. Ainsi, lorsque Diamond Head prévoit de le réenregistrer pour fêter ses quarante ans d’existence suivant une idée du batteur Karl Wilcox, il prend des risques. Il s’agit de ressusciter un titan du genre avec le line-up actuel et les moyens de production contemporains. Si les pontes de l’authenticité peuvent crier au scandale, Diamond Head a indéniablement le sens de la célébration.

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Bring Me The Horizon – Post Human: Survival Horror


Un EP mais pas vraiment. Lorsque Bring Me The Horizon a envisagé de proposer de la nouvelle musique, il prévoyait de la présenter sous un format plus court. Au bout du compte, Post Human: Survival Horror, et ses neuf titres, se rapproche davantage d’un album sans en être vraiment un… L’idée est née d’un partenariat avec le compositeur de la bande-son du jeu Doom Eternal, Mick Gordon, sur le titre « Parasite Eve ». Post Human: Survival Horror a déjà révélé une grande partie de son contenu à travers les quatre singles « Ludens » (figurant sur la bande originale du jeu Death Stranding d’Hideo Kojima), « Parasite Eve », le featuring avec Yungblud « Obey » et « Tear Drops ». Il est le premier d’une série de quatre œuvres Post Human qui bénéficieront toutes d’une orientation musicale différente. Pour ce qui est de Survival Horror, il présente le penchant le plus agressif de Bring Me The Horizon qui a fait sa renommée des premières heures. Le tout sous le regard paternel de Linkin Park.

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Sodom – Genesis XIX


Imaginez tout ce que l’industrialisation de la Ruhr a d’attirant et vous comprendrez pourquoi Tom Angelripper a fondé Sodom. La formation d’Altenessen est devenue l’un des pionniers du thrash allemand et a résisté aux multiples assauts du temps, avec Tom Angelripper comme seul et inamovible membre original restant. Aujourd’hui, Sodom a révisé sa formation : il accueille pour la première fois un deuxième guitariste. Frank « Blackfire » Gosdzik est de retour, déjà à l’œuvre sur l’album iconique Agent Orange (1989), rejoint par Toni Merkel à la batterie et Yorck Segatz à la six-cordes, le tout évidemment orchestré par Tom Angelripper. Genesis XIX est le premier album de Sodom réalisé avec cet effectif. De quoi faire miroiter les possibilités offertes par une deuxième guitare et s’en référer à la réputation d’Agent Orange.

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Hatebreed – Weight Of The False Self


Si l’année 2020 aurait pu fournir toutes les thématiques nécessaires à un album de Hatebreed, le successeur de The Concrete Confessional (2016) a été conçu juste avant la pandémie. Hatebreed entend toujours permettre la catharsis via sa musique, le défouloir qui oblitère la bêtise. Weight Of The False Self, huitième opus du groupe, insiste sur notre construction personnelle qui provient de l’accumulation de nos émotions : un fardeau invisible à porter. Weight Of The False Self devient ainsi l’un des outils qui aident à supporter ce poids, la « représentation parfaite de Hatebreed en 2020, avec tous les éléments qui nous ont conduits ici depuis le premier jour » selon les dires du guitariste Frank Novinec. Le Hatebreed d’aujourd’hui est effectivement le Hatebreed d’hier, avec un léger travail sur les biceps.

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Dark Buddha Rising – Mathreyata


On ne sait pas trop ce qu’il y a dans l’eau à Tampere en Finlande, mais en tout cas, la ville est devenue ces dix dernières années le haut lieu des hybridations les plus étourdissantes entre psychédélisme et metal extrême. Que le mélange penche plutôt du côté du rock progressif (Hexvessel, Atomikylä), du space rock (Polymoon), du black metal (Oranssi Pazuzu), du doom (Dark Buddha Rising) ou de tout cela à la fois (The Waste Of Space Orchestra), l’atmosphère est toujours planante et sombre, et la créativité manifestement sans limites. Parmi cette effervescence, Dark Buddha Rising se distingue par sa productivité (ses six premiers albums sont sortis sur huit ans seulement) et par son ésotérisme inquiétant fait de géométrie occulte, de drones hypnotiques et de mélopées angoissantes. De quoi se tailler une réputation de maîtres de l’obscurité. Après des débuts hyperactifs, le septième opus du groupe se faisait attendre (Inversum, dernier album en date, est sorti en 2015), mais pas d’inquiétude : contrairement à ce que pouvait laisser supposer la réédition des premiers disques chez Svart sous le nom The Black Trilogy – tout un programme –, l’inspiration est loin d’être tarie. Occupés un temps avec The Waste Of Space Orchestra, projet où ils joignaient leurs forces à celles de leurs camarades d’Oranssi Pazuzu, ils reviennent avec un Mathreyata dans la droite lignée de ses prédécesseurs.

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Lunatic Soul – Through Shaded Woods


Depuis 2008, Mariusz Duda a entrepris d’explorer d’autres territoires, fort de sa réputation avec le groupe progressif Riverside. Lunatic Soul, son projet solo, s’aventure dans de nombreuses directions, de l’électro à la folk en passant toujours par une case progressive. Under The Fragmented Skies (2018) mettait à l’honneur des atmosphères éthérées, une électro minimaliste élaborée pour communiquer une forme de mélancolie inhérente à la musique de Lunatic Soul. Through Shaded Woods en prend le contrepied, avec une orientation musicale plus organique, mais aussi à l’éclairage plus optimiste. Mariusz Duda s’inspire de la musique folk scandinave et slave avec Heilung et Wardruna en guise de muses. Through Shaded Woods occulte complètement les éléments électroniques de sa musique et Mariusz a mis un point d’honneur à jouer tous les instruments. Through Shaded Woods perd peut-être légèrement en sophistication mais gagne énormément en émotion.

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AC/DC – Power Up


On ne s’y attendait pas vraiment. Il faut dire que les dernières années d’AC/DC ont été mouvementées. Entre les problèmes d’audition de Brian Johnson, les péripéties judiciaires de Phil Rudd, le désir d’arrêter de Cliff Williams et surtout les décès de George Young, véritable membre de l’ombre, et de son frère Malcolm, la carrière légendaire des Australiens semblait arriver à son terme avec un Rock Or Bust (2014) aux airs de chant du cygne. Les légendes n’ont jamais la fin qu’elles méritent. Un triste constat qui reste heureusement en suspens pour AC/DC. Tant qu’un petit diablotin en tenue d’écolier continue à balancer du riff et du solo, AC/DC vit. Power Up voit le jour parce qu’Angus Young n’arrêtera que lorsqu’il ne pourra plus soulever sa Gibson SG. Il faut rendre hommage à son grand frère (qui est d’ailleurs crédité à l’écriture, Angus ayant déterré d’anciennes idées des archives) comme Back In Black honorait la mémoire de Bon Scott. Malcolm n’aurait pas arrêté, AC/DC ne le fera pas. Si chaque nouvel album des Australiens fait naître la « peur du dernier effort avant le silence forcé », il est aussi son meilleur remède. AC/DC reste une histoire de famille, avec des dizaines de milliers de membres.

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Katla – Allt Þetta Helvítis Myrkur


L’heure est venue d’accepter son sort et de se laisser ensevelir sous la lave qui s’écoule des remparts du volcan islandais Katla, transformant la chair en cendres, réduisant les cendres en poussière. Tremblez seulement devant son immensité, craignez la noirceur qu’il répand et laissez-vous dompter par sa monstruosité. Ce volcan, duquel le groupe tire son nom, jaillit de nouveau à travers leur dernier opus Allt Þetta Helvítis Myrkur, n’épargnant rien ni personne.

Après Móðurástin, un excellent premier album sorti en 2017, la formation prend là un virage beaucoup plus sinueux, à la fois sombre et mélodieux, offrant quelque chose de véritablement différent. Cette facilité à produire des œuvres si qualitatives et variées s’explique aisément par la coopération des très expérimentés et talentueux Einar Thorberg Guðmundsson (Fortíð, Potentiam) et Guðmundur Óli Pálmason (ex-batteur de Sólstafir). C’est ainsi que, par-delà même les attentes, l’extrême froideur islandaise s’infiltre insidieusement dans les oreilles de son auditeur, paralysant le corps et faisant sombrer l’esprit.

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Dark Tranquillity – Moment


Une question de confiance. C’est ce qui anime principalement Dark Tranquillity aujourd’hui après trente ans de carrière. Depuis Atoma (2016), le groupe phare de la scène death suédoise a pris son temps pour enchainer les tournées, honorant son statut de figure de proue d’un genre. Le groupe aurait pu connaître un coup d’arrêt suite aux départs coup sur coup, à seulement quelques années d’intervalle, des guitaristes et membres fondateurs Martin Henriksson et Niklas Sundin. Il n’en est rien, Dark Tranquillity a décidé d’embaucher Johan Reinholdz (Andromeda, Nonexist) et Christopher Amott (ex-Arch Enemy, ex-Armageddon) pour les intégrer à son ADN, après trois ans à officier en live. Les deux membres aux profils complémentaires (l’un amateur du groupe et technicien avec Johan, l’autre vétéran de la scène et davantage centré sur l’interprétation musicale en la personne de Christopher) ont renforcé la motivation de Dark Tranquillity, fort de nouvelles oreilles et d’un enthousiasme revigoré. Avec Moment, son douzième effort, Dark Tranquillity désire sublimer sa formule. Il recherche un équilibre subtil entre une identité profondément ancrée et l’apport de deux nouveaux guitaristes, bouleversement de premier plan.

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