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Chronique   

Long Distance Calling – Eraser


A nouveau sans mots ou presque depuis trois albums, la musique de Long Distance Calling n’en est pas moins nourrie de nombreuses réflexions et le support de puissants messages. Après How Do We Want to Live?, consacré au rapport que l’humanité entretient avec les machines, Eraser s’intéresse cette fois à celui qu’elle entretient avec les autres espèces vivantes. Plus précisément, le quatuor allemand met en lumière la destruction progressive de la nature par les êtres humains. Fruit heureux de la pandémie puisqu’il a été, faute de tournée possible, composé immédiatement après la sortie d’How Do We Want To Live?, ce huitième album aurait pu souffrir de ce retour contraint à la phase créative et manquer d’inspiration ou s’inscrire trop étroitement dans la lignée de son prédécesseur, mais il n’en est rien. Eraser se distingue nettement d’How Do We Want To Live? et prouve encore une fois la grande fécondité artistique du groupe.

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Chronique   

Billy Howerdel – What Normal Was


Certaines éclosions artistiques sont rapides et évidentes. D’autres au contraire nécessitent une lente maturation et ont besoin d’incitation. Ainsi le parcours musical de Billy Howerdel est-il un modèle de patiente progression. Demeuré pendant plus de dix ans dans l’ombre d’autres groupes tels que Fishbone, The Smashing Pumpkins, Nine Inch Nails, Faith No More ou encore Tool pour lesquels il travaillait en tant qu’ingénieur du son et technicien guitare, ce n’est qu’en 1999, lorsque Maynard James Keenan écouta les morceaux qu’il enregistrait dans son coin et proposa de poser sa voix dessus, qu’il les dévoila sous la forme d’A Perfect Circle. Puis ce sont les encouragements de Keenan à partager le chant avec lui sur l’album Emotive qui, petit à petit, le menèrent vers son projet solo, Ashes Divide. Après un premier album en 2008, la suite se fit attendre, des morceaux entamés dès 2009 furent retravaillés, certains réorientés vers A Perfect Circle et la sortie du deuxième opus régulièrement repoussée. Entre-temps, les morceaux évoluèrent peu à peu vers un style et des sonorités qui ne correspondaient plus à Ashes Divide. Conscient de cela et certain de s’être approché au plus près de son ADN musical, Billy Howerdel décida alors de publier l’album sous son propre nom.

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Chronique   

Darkane – Inhuman Spirits


Certaines formations n’ont pas toute la reconnaissance qu’elles méritent. C’est le cas de Darkane, les vétérans suédois d’Helsingborg connus des amateurs de musique extrême scandinave sans pour autant avoir la même notoriété que les figures de proue. La faute sans doute à une trop grande discrétion : Darkane ne s’est pas manifesté depuis 2013 et la sortie de Sinister Supremacy. La particularité de la formation était de combiner un thrash old-school avec un death mélodique dans la pure tradition suédoise, profitant du timbre caractéristique de Lawrence Mackory et du jeu du batteur Peter Wildoer. Inhuman Spirits, leur septième opus, reprend directement là où son prédécesseur nous avait laissés : Darkane délivre à nouveau sa musique hybride qui le distingue.

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Soilwork – Övergivenheten


« Övergivenheten ». Les non-Suédois préféreront peut-être désigner ce douzième album de Soilwork par sa signification, « l’abandon », mais ces titres font maintenant partie de la manière de faire de ces vétérans, menés par l’iconique chanteur Björn Strid. En plus de disposer d’un effectif à la stabilité croissante, cette formation s’est confiée pour la troisième fois d’affilée aux bons soins du producteur Thomas Johansson, avec qui le courant passe avec une facilité grandissante. Övergivenheten a vu le jour par étapes, au cours de sessions d’enregistrement de quelques jours, égrainées tout au long de l’année 2021. Une bonne chose pour quiconque souhaite conserver une certaine distance, du recul vis-à-vis des compositions, évitant du même coup de se trouver emporté par le flot, écrasé par la force des choses.

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The Halo Effect – Days Of The Lost


Né d’échanges entre Mikael Stanne, Niclas Engelin et Peter Iwers, The Halo Effect a rapidement attisé certains espoirs. En effet, les membres de cet équipage, rapidement rejoints par Daniel Svensson puis Jesper Strömblad, ont tous, à un moment ou un autre, officié au sein du groupe In Flames. Le projet a de fait exalté l’espoir de certains, déçus par les dernières offrandes des Suédois, de voir ressurgir des compositions dans la droite lignée de Colony ou Clayman. Pourtant The Halo Effect n’avait d’autre ambition que de jouer de la musique collectivement, sans contrainte ni objectif. Du reste, le projet a évidemment profité des confinements pour se développer et raviver chez ses membres une flamme juvénile des débuts de la scène de Göteborg. Days Of The Lost incarne-t-il alors cette résurgence inespérée d’un âge d’or fantasmé du melodeath ? La réalité est évidemment plus complexe que cela.

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Dälek – Precipice


Dälek (prononcer « da-yeu-lèk », ne serait-ce que pour éviter toute confusion avec les exterminateurs de Doctor Who), à la fois pseudonyme de Will Brooks et nom du projet dont il est le centre de gravité, explore et défie les limites du hip-hop depuis deux décennies. Descendant d’immigrés, Will a démarré ce projet avec notamment Alap Momin, dont les propres parents ont dû quitter l’Inde car leur couple mi-hindou mi-musulman était conspué. Les voyages et tournées leur ont donné à voir les divers et terribles visages de la pauvreté et de l’injustice, attisant l’esprit de révolte situé au cœur du projet. Le groupe ne semble perturbé par aucun contexte : festivals de jazz, scènes partagées avec des grands noms du metal… Sa position singulière dans le paysage musical ne cesse de s’entériner. Ainsi, Dälek a fait le choix précoce du label Ipecac, cofondé par le fantasque Mike Patton, s’accordant un bref passage sur Profound Lore Records. Enfin, plusieurs pochettes récentes, dont celle de Precipice, ont été réalisées par Paul Romano, qui a travaillé avec Mastodon ou Trivium. Sur Precipice, Dälek est essentiellement incarné par un duo : Will associé à Mike Manteca, ce dernier ayant rejoint le projet lors de l’avènement de la seconde incarnation du groupe, en 2016, pour Asphalt For Eden, après un hiatus.

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Arch Enemy – Deceivers


Avant la pandémie, Arch Enemy était littéralement partout. Le groupe s’imposait durablement comme l’un des piliers de la scène profitant d’un succès croissant, particulièrement depuis 2014 et l’arrivée d’Alissa White-Gluz. War Eternal (2014) et Will To Power (2017) ont déjoué les craintes des membres du groupe depuis le départ d’Angela Gossow, Arch Enemy n’a pas eu besoin de se reconstruire du tout. Il a au contraire progressé à une vitesse hallucinante. La pandémie a interrompu son rythme effréné de tournées, l’occasion pour le groupe de se remettre à composer. Si Michael Amott et Daniel Erlandsson ont réussi à se réunir en raison de restrictions moins sévères en Suède, retrouver Alissa et le guitariste Jeff Loomis s’est avéré plus complexe. Peu importe, Arch Enemy a conscience qu’il doit désormais honorer son statut. Deceivers a été conçu dans ce sens : permettre au groupe de continuer de jouer les têtes d’affiche, avec la philosophie qui convient.

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Amon Amarth – The Great Heathen Army


Trente ans déjà qu’Amon Amarth nous abreuve d’un death mélodique guerrier et défoulant à souhait, sans jamais laisser de côté l’évasion inhérente à leurs inspirations nordiques. Si leur patte a vite été définie et n’a, de l’aveu même du groupe, guère changé depuis, les membres s’évertuent néanmoins à progresser, un pas à la fois, ne serait-ce qu’en tant que musiciens. Ramenés de force chez eux par les restrictions sanitaires alors qu’ils menaient, tambour battant, leur tournée pour Berserker, ils ont tout d’abord transmis leur gratitude à leurs fans à travers le titre « Put Your Back Into The Oar », avant de rempiler pour un douzième album, profitant au mieux du temps qui leur était alloué par la force des choses.

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Soulfly – Totem


Retour aux fondamentaux. C’est le credo de Max Cavalera derrière la conception de Totem, la douzième réalisation de Soulfly. Outre cette volonté de renouer avec les méthodes qui ont fait le succès de Sepultura à ses débuts, Totem marque aussi un changement de taille : le départ du guitariste Marc Rizzo, à l’œuvre depuis Prophecy (2004). Max Cavalera a donc réalisé Totem avec son fils Zyon à la batterie, présent depuis 2012, et le bassiste Mike Leon. Totem a nécessité presque deux ans d’écriture, de longues sessions de jams où les riffs devaient s’imbriquer instinctivement. Totem est un album qui cherche à se reconnecter « aux esprits animaux, à la forêt, à l’environnement » si l’on reprend les dires de son géniteur. « Roots », vous avez dit…

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My Sleeping Karma – Atma


Pas moins de sept ans ont déferlé entre les doigts du quatuor allemand My Sleeping Karma depuis le précédent album studio, Moksha. Près du tiers de leur déjà longue carrière, menée de front avec un line-up inchangé ; sept années marquées par les événements récents que l’on ne connaît que trop, en plus d’épreuves plus personnelles dont les détails n’appartiennent qu’à eux. Le travail sur Atma a pourtant débuté dès 2017, mais les difficultés étaient telles que les membres ont même, un temps, craint que leur aventure musicale ne s’arrête pour de bon. Cette sortie est pour eux une forme de soulagement, la cristallisation d’une entité dont il n’était pas donné d’avance qu’elle verrait le jour, et peu leur importe, au fond, que le succès soit au rendez-vous ou non : cela ne représentera que du bonus.

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