ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Chronique   

Ultraphonix – Original Human Music


Sur le papier, Ultraphonix a de quoi allécher. Enième projet de l’inarrêtable Georges Lynch (Dokken, Lynch Mob, KXM), la formation réunit le guitariste associé au chanteur de Living Colour Corey Glover, ainsi que le batteur Chris Moore (Cry Wolf, Damage, DeathRiders) et le bassiste Pancho Tomaselli (War, Philm). Un groupe éclectique en somme. Georges Lynch a d’ailleurs déclaré à propos de l’album, intitulé Original Human Music, qu’il « ressemble à une fusion des premiers Red Hot Chili Peppers qui rencontrent King Crimson et Judas Priest ». Un menu varié et insolite en somme.

Lire la suite…



Chronique   

Alice In Chains – Rainier Fog


Depuis Black Gives Way To Blue (2009), Alice In Chains ne cesse de confirmer qu’il est toujours l’un des cadors de la scène rock contemporaine. On pouvait à l’origine être sceptiques à l’idée du chant assuré par William DuVall et Jerry Cantrell, mais bientôt dix ans après leur album du retour, force est de constater que ces derniers réussissent avec brio, ce qui fait que Black Gives Way To Blue et The Devil Put Dinosaurs Here (2013) ont en partie ravi les fans de la première heure. Alice In Chains exécutait ses codes avec une production plus lourde, sans pour autant changer sa formule, cette fibre immédiatement reconnaissable. Rainier Fog est un autre animal cependant. Pour la première fois depuis vingt-deux ans, le quatuor revient à Seattle, berceau du grunge. Rainier Fog fait renaître quelque chose que les précédents opus n’avaient pas forcément pu.

Lire la suite…



Chronique   

The Pineapple Thief – Dissolution


Il n’a fallu que deux ans, ce qui est désormais une habitude, à The Pineapple Thief pour accoucher du successeur de Your Wilderness (2016). L’album avait vu la participation de Gavin Harrison, qui avait apporté une énorme plus-value au rock progressif de Bruce Soord. Si Dissolution voit à nouveau la présence de l’ex-Porcupine Tree, le processus de composition a cette fois été différent. Gavin Harrison a été impliqué dès le départ et a participé à la création des morceaux – certains titres étant même nés de jams entre Bruce Soord et le batteur. Allant plus loin dans la direction empruntée avec Your Wilderness (2016), The Pineapple Thief se remet à arpenter des terres moins « immédiates », plus difficiles à appréhender. Pourtant, Dissolution balaye d’un revers de main gracieux ses prédécesseurs, aussi réussis soient-ils.

Lire la suite…



Chronique   

Mantar – The Modern Art Of Setting Ablaze


Mantar incarne dans son essence même l’esprit du rock le plus destroy. Des riffs incisifs, des mélodies tranchantes, un groove inébranlable et une lourdeur écrasante… Sans se soucier des barrières stylistiques et avec des influences aussi vastes que Darkthrone et Motörhead, le duo allemand s’est fait un nom en allant droit au but et en frappant fort, avec une spontanéité certaine et seulement deux albums et un EP depuis 2012. Si leur deuxième disque Ode To The Flame était une confirmation de ce qu’ils représentaient, c’est surtout leur furieuse énergie scénique qui a marqué les esprits ces dernières années en mettant un sacré coup de pompe à nombre de leurs congénères dans de multiples tournées à travers le monde. Mais ne nous méprenons pas, la musique de Erinç et Hanno n’est pas seulement un condensé de colère cathartique au service d’une musique organique et brutale… Avec The Modern Art Of Setting Ablaze, le groupe nous démontre que soigner son accroche musicale est également tout un art.

Lire la suite…



Chronique   

Funeral Mist – Hekatomb


Encore une sortie impromptue pour rafraîchir un été qui s’annonce torride : comme de plus en plus de groupes qui, en réaction peut-être aux plans de communications bien rodés qui inondent le marché, lancent leurs dernières productions dans le monde sans plus de cérémonie qu’un certain effet de surprise, les Suédois de Funeral Mist proposent Hekatomb quinze jours à peine après une annonce succincte de leur label historique Norma Evengelium Diaboli. De quoi causer pas mal d’émoi dans le microcosme du black metal : en effet, le groupe, fer de lance aux côtés de Deathspell Omega et d’Ofermod, entre autres, de ce qu’on appelle depuis black metal orthodoxe (intense, intransigeant, et résolument sataniste), géniteur du désormais classique Salvation sorti en 2003, s’est créé en quelques sorties une aura ténébreuse et quasi culte. Avec Hekatomb, il brise un silence de près de dix ans. Arioch, tête pensante du projet, aura donc eu le temps de peaufiner ses morceaux entre deux albums de Marduk, où il officie sous le pseudonyme de Mortuus depuis 2004, et qui a aussi fait du bruit en juin avec un Viktoria mené tambour battant. Après un Maranatha reçu de manière contrastée en 2009, les attentes sont élevées, multiples voire contradictoires. C’est par la force que Funeral Mist a décidé d’y répondre.

Lire la suite…



Chronique   

Sinsaenum – Repulsion For Humanity


Les amateurs de death metal qui avaient préférer ignorer Sinsaenum jusque-là feraient mieux de réviser leur jugement : la formation all-stars passe aujourd’hui clairement un palier. Sinsaenum, formation de death metal emmenée par le bassiste de Dragonforce Frédéric Leclercq, s’est déjà illustrée via un premier album, Echoes Of The Tortured (2016), qui proposait un retour aux racines d’un death metal classique mais chiadé, entrecoupé d’interludes travaillés. Sinsaenum avait décidé d’ancrer sa présence au sein de la scène avec un EP plus direct intitulé Ashes (2017), avant de revenir désormais avec son second opus, sobrement intitulé Repulsion For Humanity. Tout est dans le titre.

Lire la suite…



Chronique   

Redemption – Long Night’s Journey Into Day


Il y a eu quelques changements chez Redemption depuis l’exercice mitigé qu’était The Art Of Loss (2016). Vikram Shankar est arrivée au sein du groupe pour s’occuper de l’essentiel des parties de clavier mais c’est surtout le vide créé par le départ du chanteur Ray Alder qui a dû être comblé. De fait Redemption n’a pas trainé et a eu recours à un autre frontman de renom en la personne de Tom Englund (Evergrey). Redemption livre ainsi son septième album, Long Night’s Journey Into Day, inversant le titre de la pièce d’Eugene O’Neill, Long Day’s Journey Into Night. Une nouvelle fois, le groupe s’est attelé à respecter les thématiques abordées via la composition, celles d’une lutte éprouvante, parsemée d’interrogations, de contemplations et de méditations.

Lire la suite…



Chronique   

Michael Romeo – War Of The Worlds Pt. 1


Inutile de présenter en détail Michael Romeo, guitariste et compositeur prolifique de Symphony X. Ce dernier est à l’origine de la majeure partie de l’écriture de la formation, étant inspiré par tout ce qui l’entoure, et surtout, insatiable. Cette fois-ci, c’est par le biais d’un opus solo qu’il trouve de quoi étancher sa soif de musique. War Of The Worlds Pt. 1 est sa première entreprise solitaire, si l’on exclut la collection de démos de 1994 The Dark Chapter. Il est assisté de John De Servio, bassiste de Black Label Society, John Macaluso (Yngwie Malmsteen, Ark) à la batterie et Rick Castellano au chant. War Of The Worlds Pt.1 (inspiré du roman du même nom d’H.G. Wells) a beaucoup de points communs avec Symphony X, si ce n’est un recours encore plus prononcé aux orchestrations et à la musique électronique… En quelque sorte, War Of The Worlds Pt. 1 est une sorte d’album de Symphony X aux cadres plus lâches.

Lire la suite…



Chronique   

Dee Snider – For The Love Of Metal


Lorsque Dee Snider a déclaré vouloir réaliser un nouvel album solo, le doute s’immisce. Le frontman de Twisted Sister a certes déjà réalisé trois opus solo auparavant dont le dernier, We Are The Ones (2016), n’a que deux ans. Pourtant, on pouvait se montrer sceptique quant au niveau d’inspiration du musicien, We Are The Ones n’ayant pas vraiment marqué les esprits, et quant à la pertinence d’un album un peu sorti de nulle part, au milieu de ses projets divers et variés (la comédie musicale Rocktopia, le cinéma, etc.). Il a fallu la motivation de Jamey Jasta (Hatebreed) qui a défié Dee Snider en lui enjoignant de sortir un album de metal contemporain. For The Love Of Metal avait donc cet objectif en tête dès sa conception.

Lire la suite…



Chronique   

YOB – Our Raw Heart


Depuis leurs débuts en 1996, les Américains de Yob se sont distingués par leur doom lumineux et dévastateur où se rejoignent avec une harmonie désarmante le sludge le plus bilieux et les envolées psychédélisantes les plus illuminées. Mené par le prolifique Mike Scheidt (Lumbar, Vhöl), ce trio venant tout droit d’Eugene dans l’Oregon était attendu au tournant : en effet, son dernier album, le brillant Clearing The Path To Ascend, sorti en 2014, a retentit bien au-delà des limites du petit monde du doom – où ils s’étaient déjà taillé une place de choix avec les classiques que sont devenus The Illusion Of Motion ou The Great Cessation – ou même du metal en général, terminant dans les cimes de bien des classements de fin d’année, celui du légendaire Rolling Stone américain compris. Alors que Scheidt nous annonçait dès fin 2016 travailler sur de nouvelles compositions, l’année 2017 a été pour le moins agitée pour lui et le groupe, s’ouvrant sur un lit d’hôpital où il a été cloué des mois par une grave maladie intestinale qui a failli lui coûter la vie, et se terminant sur l’enregistrement d’un nouvel album, Our Raw Heart, sorti il y a quelques semaines.

Lire la suite…



  • Arrow
    Arrow
    Mainstage 1 @ Hellfest - jour 1
    Slider
  • 1/3