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Chronique   

Overkill – The Grinding Wheel


Stakhanovistes. Voilà comment définir les pionniers d’Overkill, véritables bêtes de somme du thrash et ce depuis 1980. Moins médiatisés que les titans Metallica, Anthrax ou Slayer, le groupe originaire du New Jersey n’a cessé, en plus de trente ans depuis le premier opus Feel The Fire (1985), de délivrer une musique sans compromis. Leur dix-huitème album intitulé The Grinding Wheel ne fait pas exception. Overkill martèle sans jamais s’arrêter, jusqu’à l’épuisement. Évidemment, il ne surprendra personne. Il s’acharne simplement à affiner un savoir-faire.

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Lethe – The First Corpse On The Moon


Trois années après le premier fruit de l’union artistique entre Tor-Helge Skei (Manes, Manii) et Anna Murphy (Cellar Darling, ex-Eluveitie), Lethe poursuit sa route et présente son second album, The First Corpse On The Moon. Le premier, When Dreams Become Nightmares, était exposé comme une œuvre trip-hop/électronique réunissant les inspirations communes des deux artistes – même si celle-ci était d’avantage dans la continuité des travaux de Manes que les projets de la musicienne -, se revendiquant détachés des étiquettes, décrivant eux-mêmes leur musique par son aspect expérimental sans limites et aux frontières ouvertes. Pourtant, là où on aurait pu s’attendre à être surpris par la suite de l’aventure, on a tôt fait de retrouver ses marques et reconnaître une cohérence entre le premier et ce second opus qui s’inscrit dans un registre similaire, un cocktail avant-gardiste allant de la pop au metal. Mais bien plus encore…

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Danko Jones – Wild Cat


Ah, Danko Jones. Cette sensation étrange de savoir exactement à quoi s’attendre avant même de lancer le CD. Étrange, car si la plupart du temps ce sentiment pourrait blaser, on souhaite que certains groupes ne changent jamais leur ligne de conduite (le « Airbourne lifestyle » en quelque sorte). C’est un peu le cas de Danko Jones. Depuis 1998 et leur opus éponyme, les canadiens prônent un hard rock festif aux teintes punk (voire pop-punk) et ne semblent pas vouloir lever le pied. À peine deux ans après l’efficace Fire Music (2015), le trio revient avec Wild Cat. Et sans surprise… Danko Jones livre de quoi entraîner les foules à l’unisson.

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Immolation – Atonement


Immolation, c’est un peu le vieux compagnon de route de l’amateur de death metal. Jamais vraiment extravagant mais toujours présent et fidèle. Vingt-neuf ans déjà que les New-Yorkais nous gratifient d’un death varié, depuis Dawn Of Possession (1991). Certains avanceront qu’Immolation n’a pas toujours retrouvé le charme d’un Failure For Gods (1998), par exemple, mais il a poursuivi sa route sans accroc majeur, toujours performant mais jamais vraiment transcendant. Pourtant Majesty And Decay (2010), qui inaugurait leur signature chez Nuclear Blast, ainsi que l’EP Providence qui n’a pas tardé derrière, montrait la volonté de taper du poing sur la table et de continuer à progresser sans se travestir, ce que ne trahit pas l’album concept Kingdom Of Conspiracy (2013). Atonement intervient après quatre ans. On est alors en droit de se demander quelle direction emprunte Immolation et si ce dernier ne souhaite pas revenir en arrière, à l’image de leur logo d’origine de retour sur la pochette, absent depuis 1996.

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Benighted – Necrobreed


Benighted a une certaine affinité pour la violence. Ceux qui suivent de près la scène metal française n’ont sans doute pas besoin d’une présentation détaillée. Cela fait des années, et en particulier avec les deux derniers albums Asylum Cave (2011) et Carnivore Sublime (2014), que Benighted épouse et dépoussière les canons du death, avec une tambouille bien à eux, sans vraiment accorder de compromis. Leur nouvel effort Necrobreed a une mission similaire, premier opus intégrant leur nouveau batteur Romain Goulon, le guitariste Emmanuel Dalle et le bassiste Pierre Arnoux. D’entrée, Necrobreed évacue les doutes : ce n’est pas le nouveau line-up qui va ralentir les français.

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Zeal And Ardor – Devil Is Fine


À tous les égards, 2016 aura apporté son lot de surprises. Dans le microcosme du metal extrême, l’une d’entre elles s’appelle Zeal And Ardor, projet hybride et atypique du musicien américano-suisse Manuel Gagneux. Né dans les tréfonds d’internet – d’un thread 4chan pour être exact – et propulsé quasi instantanément sous les projecteurs, non seulement son unique album, Devil Is Fine, s’est retrouvé classé dans bien des tops de fin d’année et a été rapidement signé sur un label international (NVKA/Caroline), chez qui il ressort prochainement, mais le groupe a même été mis à l’affiche d’événements live prestigieux comme le Roadburn ou le Psycho Las Vegas. Pas mal pour un projet qui se propose, sur la suggestion d’usagers de 4chan donc, de mêler musique d’esclaves afro-américains et black metal ! Le concept avait de quoi défriser les puristes de tout poil, qui ne manquent ni quand on parle de black metal ni quand on manipule des sujets politiquement chargés, mais pourtant il suscite jusqu’à maintenant un enthousiasme à peu près unanime. Alors, buzz ou révolution musicale ?

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The Great Old Ones – EOD: A Tale Of Dark Legacy


Après deux albums particulièrement bien reçus par la critique et des dates multiples à travers l’Europe, en ouvrant notamment pour Shining à l’automne 2015 puis Der Weg Einer Freiheit au printemps dernier, The Great Old Ones s’est incontestablement inscrit dans le paysage du black metal hexagonal. Les bordelais se sont faits remarquer par leur inspiration autour de l’univers de l’auteur H.P Lovecraft, l’alliant à une identité musicale forte située entre le post-black et le black atmosphérique. Leur « Lovecraftian Black Metal » n’a pas laissé insensible, si bien qu’ils ont quitté le label des Acteurs de l’Ombre pour signer leur troisième album « EOD: A Tale Of Dark Legacy » chez Season Of Mist. Un opus construit autour de la nouvelle « Le Cauchemar d’Innsmouth » sorti en 1936, ou plus particulièrement comme une suite à celle-ci, qui, on l’aura compris, reste dans une atmosphère sinistre propre à l’auteur…

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Soen – Lykaia


Les temps du « Tool-like » du premier album de Soen, Cognitive (2012) semblent bel et bien terminés. Le très chiadé et organique Tellurian (2014) montrait une évolution qui se distinguait des influences premières du groupe mené par le batteur Martin Lopez (Fifth To Infinity, ex-Opeth, ex-Amon Amarth) et le chanteur Joel Ekelöf. Leur nouvel opus, Lykaia (festival archaïque de la Grèce ancienne centré autour de la menace cannibale et d’une possible transformation en loup-garou) n’est pas l’occasion de dévier de chemin. Accueillant le guitariste Marcus Jidell (Avatarium, The Doomsday Kingdom, ex-Evergrey ) qui remplace Kim Platbarzdis et un cinquième membre en la présence du claviériste Lars Ahlund, Soen continue de se façonner avec de subtiles variations.

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Kreator – Gods Of Violence


Kreator n’a plus rien à prouver. Après plus de trente ans de carrière, la notoriété de la bande à Mille Petrozza est reconnue à travers le monde. Leader incontesté de la scène thrash allemande, le groupe a même traversé une phase d’expérimentation et un certain déclin auprès du public, mais il a toujours su revenir en force, et on les voit aujourd’hui remplir les salles et tourner aux côtés des plus grands. A l’instar d’un Slayer, les allemands pourraient très bien céder à une certaine forme de facilité en délivrant toujours la même recette efficace, se reposant sur ses acquis, en somme. Mais non, Petrozza ne l’entend pas de cette oreille, comme il a pu le démontrer avec un Phantom Antichrist plus mélodique et audacieux jamais. Et Gods Of Violence n’est pas en reste, s’inscrivant dans sa suite directe.

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Pain Of Salvation – In The Passing Light Of Day


Début 2014, Daniel Gildenlöw, qui croyait ne souffrir que d’un souci de santé bénin, apprenait être victime d’une sérieuse infection bactérienne, une fasciite nécrosante alias bactérie mangeuse de chair, remettant en cause son pronostic vital. En l’espace de quelques heures sa vie basculait et l’entraînait dans un éprouvant parcours médical. Les fans de Pain Of Salvation le savent, le frontman a toujours centré ses albums sur l’expérience humaine, en particulier la découverte de soi, et les réflexions philosophiques et spirituelles qui en découlent. Ainsi, il paraissait impensable que cette expérience de vie – et la perspective palpable de la mort – n’affecte pas un nouvel album de Pain Of Salvation qui se faisait grandement attendre.

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