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Chronique   

Haken – Virus


Difficile d’anticiper ce que prépare Haken. Peu de gens savaient que Vector (2018) était le début d’un double album, complété par Virus, le dernier opus des Britanniques. Pourtant l’idée planait depuis l’écriture de The Mountain (2013), l’album qui a propulsé le metal éclectique et progressif du groupe sur le devant de la scène. La chanson « Cockroach King », l’une des plus populaires de la formation, a constitué le lien entre ces trois œuvres : Vector et Virus forment bien un double album, presque un triptyque si l’on y adjoint The Mountain. Inutile d’accuser Haken de faire preuve d’opportunisme en intitulant sa dernière réalisation Virus, non seulement le groupe a précisé que le titre était prévu depuis deux ans et qu’il était trop tard pour changer le nom de l’album en dépit des circonstances, mais les fans auront immédiatement établi le lien avec le titre Vector (au sens médical, le vecteur d’une maladie, donc d’un virus). Ce Virus que veut décrire Haken est celui qui évolue en profondeur et de manière insidieuse, laissant une surface en apparence intacte, presque saine. Ce « Cockroach King » a une toute-puissance apparente et il finit tout de même par se détruire. Vector présente les origines du protagoniste tandis que Virus décrit son ascension et sa chute inéluctable. À la thématique complexe (le « Cockroach King » n’est pas l’unique inspiration qui motive Virus) se joint une musique extrêmement technique, l’une des plus ambitieuses présentées par les musiciens.

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Black Rainbows – Cosmic Ritual Supertrip


La cruauté de la musique : faire preuve d’une régularité exemplaire et passer relativement inaperçu. C’est en partie le cas du trio de stoner italien Black Rainbows qui délivre des albums depuis 2005. Le groupe emmené par Gabriele Fiori s’illustre dans un genre aux nombreux candidats dans un pays qui n’a pas la culture rock/metal de nos amis teutons ou anglo-saxons pour ne citer qu’eux. Pourtant, Black Rainbows a quelque chose d’indescriptible et de subtil qui le distingue de ses congénères. Une affinité pour le groove sincère, un son archétypal du « rock du désert » sans fioritures et le timbre à peine nasillard de Gabriele Fiori. Black Rainbows ne réinvente rien et ne propose aucun coup d’éclat. Il laisse pourtant transparaître toute sa passion.

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Parkway Drive – Viva The Underdogs


Les plans de Parkway Drive ont aussi été bouleversés par le Covid-19. Les Australiens devaient diffuser leur documentaire intitulé Viva The Underdogs lors de l’unique projection française du 26 mars au Studio Des Ursulines. Confinement oblige, Parkway Drive a annulé et proposé une diffusion YouTube le 4 avril. Viva The Underdogs propose en outre sa bande originale, soit onze titres lives du Wacken 2019 et trois titres supplémentaires en allemand. La question est assez simple : pourquoi Parkway Drive a-t-il décidé de sortir un documentaire en utilisant le Wacken comme conclusion, l’objectif à atteindre par excellence ? Peut-être que le groupe a ressenti le besoin de marquer le coup, comme si leur ascension était terminée et qu’il s’agissait désormais de remplir la fonction de headliner. En somme un changement de paradigme. Sur ce plan, Viva The Underdogs remplit son office. Quant à vraiment « documenter »… C’est une autre histoire.

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Vandenberg – 2020


Le groupe Vandenberg n’avait pas proposé de nouvelle musique depuis 1985 et l’album Alibi. Le groupe s’est en effet dissous quand Adrian Vandenberg a rejoint Whitesnake en 1987. Après une dernière collaboration avec David Coverdale sur l’album Restless Heart en 1997, le musicien a troqué sa guitare pour un pinceau et s’est consacré à la peinture. Ceux qui étaient désireux de profiter des prouesses du guitariste ont dû attendre 2013 et le projet Moonkings, fortement influencé par le blues et le classic rock, avant qu’il ne décide cette année de revenir à une musique plus hargneuse et nerveuse. Il s’agissait pour cela de former un line-up inédit digne d’évoluer sous le nom iconique de Vandenberg. De fait, seul le réemploi du nom Vandenberg rattache le projet à sa première incarnation des années 80. Adrian a sollicité le chanteur Ronnie Romero (décidément en vogue chez les gros calibres du hard rock : Ritchie Blackmore, Leo Leoni, Michael Schenker…), le bassiste Randy Van Der Elsen et le batteur Koen Herfst pour constituer un tout nouveau groupe. En somme, Vandenberg veut faire du vieux avec du neuf avec un album intitulé 2020, tout un symbole.

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Alestorm – Curse Of The Crystal Coconut


La musique n’est pas toujours à prendre au sérieux. Il s’agit parfois d’un simple exutoire ou dans le cas d’Alestorm, un amusement. Les pirates écossais se fichent littéralement de leur apport au « grand édifice de la musique ». Tout ce qui compte est de se marrer sans jamais manquer de respect à son audience. Les prestations live d’Alestorm sont toujours l’occasion d’exprimer ses élans sportifs post-beuverie et d’éclabousser de sueur son voisin. Alestorm écrit de la musique dans cet unique but : foutre le bordel en portant des chapeaux de pirate (les casquettes et sombreros font l’affaire aussi). Leur sixième album Curse Of The Crystal Coconut, référence à Donkey Kong, ne change rien. Il s’agit d’honorer le True Scottish Pirate Metal. Ce qui n’empêche pas quelques (très) légers écarts par rapport à une formule bien établie.

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Triptykon – Requiem


Alors que Triptykon s’attelle sérieusement à son troisième album studio – le successeur du sombre Melana Chasmata sorti en 2014 –, le groupe a décidé d’immortaliser la performance unique qu’il a livrée lors de l’édition 2019 du Roadburn. Son leader, Tom G. Warrior, qu’on ne présente plus, y revisitait plus de trente ans de carrière en parachevant son Requiem, entamé à l’âge de 22 ans avec « Rex Irae », présent sur le classique de Celtic Frost Into The Pandemonium (1987), et poursuivi bien plus tard avec « Winter », qui refermait Monotheist (2006). Les moyens exceptionnels offerts par le festival néerlandais, qui a donné à Warrior l’opportunité de travailler avec un orchestre, ont permis au musicien de composer la dernière partie de ce cycle et de boucler la boucle.

Le projet, entamé quelques mois après le décès de Martin Eric Ain, partenaire musical de Tom Warrior depuis ses débuts, s’est vite révélé titanesque. Nécessitant un an de travail acharné et les efforts conjugués de dizaines de personnes, la performance avait tout pour être historique. Et historique, elle l’a été : devant une salle comble et recueillie, Warrior et ses troupes ont refermé le dernier chapitre de l’une des épopées les plus marquantes du metal extrême (voir notre interview de Tom Warrior le lendemain de la prestation). L’événement méritait d’être immortalisé : c’est désormais chose faite avec cet album/DVD live, autant mausolée de Celtric Frost que célébration de la créativité intarissable de Warrior.

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Firewind – Firewind


Kostas Karamitroudis, alias Gus G (Ozzy Osbourne, Arch Enemy), a décidé de marquer le coup. Le guitar hero a entrepris d’écrire un album qui a la prétention de revenir aux fondamentaux de la discographie de son groupe de power metal Firewind. La formation grecque a simplement opté pour Firewind en guise de titre, comme si elle désirait établir les fondements d’une nouvelle ère. L’arrivée du chanteur Herbie Langhans (Avantasia, Voodoo Circle, ex-Sinbreed, ex-Seventh Avenue) a sans doute revigoré la flamme avec un timbre rappelant le premier chanteur du groupe, Stephen Fredrick. Firewind – qui se présente en quatuor, comme à ses débuts, suite au départ non remplacé du claviériste Bob Katsionis – est effectivement revenu à ses premières inspirations, prônant un metal rapide et incisif quitte à délaisser un tantinet son aspect le plus théâtral.

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Paradise Lost – Obsidian


paradise lost obsidian cover art artworkThe Plague Within (2015) avait permis au public de renouer avec un Paradise Lost honorant ses tout premiers affects, tandis que Medusa (2017) enfonçait le clou avec un doom death intransigeant empreint d’affliction. Si le guitariste Gregor Mackintosh a pu approfondir les penchants les plus sombres et les plus violents de sa musique au sein de Vallenfyre puis de Strigoi avec Abandon All Faith (2019), le nouvel opus de Paradise Lost voit ce dernier remettre un peu d’eau dans son vin. Pas d’élan lumineux et d’arrangement festif en perspective, seulement une prise de recul par rapport à la démarche extrême de Medusa. La collaboration de Nick Holmes et Gregor Mackintosh est motivée par le désir de ne pas se répéter pour éviter la caricature. Obsidian, le seizième opus de Paradise Lost, réintroduit des éléments de goth rock dans sa musique et offre une palette sonore plus contrastée que ses deux prédécesseurs.

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Green Carnation – Leaves Of Yesteryear


Faire perdurer un projet musical au fil des ans n’est jamais aisé, et le défi est d’autant plus conséquent lorsque le groupe lui-même a été fracturé, au fil du temps, par les creux et les vagues. Presque quinze ans après son dernier album, Accoustic Verses (2006), la formation norvégienne Green Carnation entreprend ainsi d’initier avec Leaves Of Yesteryear un nouveau chapitre de son histoire et tourner en cela le dos aux aléas qui la contraignirent longtemps à demeurer dans la torpeur. Un retour qui, dès le titre, semble appeler une rétrospective nécessaire : l’inévitable obligation d’affirmer et de conforter des fondations et des assises pour les dépasser. Aussi, après un retour à la scène dès 2014 – ce qui permit à Green Carnation de se retrouver en tant que groupe – ce nouvel opus apparaît nettement comme une déclaration d’intention.

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Conception – State Of Deception


La tâche de Conception est délicate. Le groupe progressif norvégien cherche à entériner son retour, vingt-trois ans après la sortie de Flow (1997). Conception a tâté le terrain avec son EP My Dark Symphony (2018), lui apportant la garantie d’une audience toujours fidèle prête à se plonger dans une œuvre plus approfondie. Conception s’exécute : State Of Deception est son cinquième opus et devrait contenter ceux qui attendent un retour en grâce. State Of Deception s’échine à proposer tout ce qui fait l’attrait de Conception : un riffing ambitieux, un travail sur les mélodies et une voix à l’expressivité exacerbée.

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