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Chronique   

Blind Guardian Twilight Orchestra – Legacy Of The Dark Lands


Plus de vingt ans ont été nécessaires pour que Blind Guardian réalise le projet le plus ambitieux de sa carrière. Présenté comme un side-project, Blind Guardian Twilight Orchestra est la concrétisation d’un fantasme, d’une folie qui s’est peu à peu muée en véritable envie dès l’écriture de Nightfall On Middle-Earth en 1998. La figure de proue du power metal envisageait déjà d’assembler une œuvre épique et intégralement orchestrale. L’emploi du temps et les albums de Blind Guardian ont évidemment freiné la progression de Twilight Orchestra, sans compter la charge financière que représente l’emploi d’un orchestre. Désormais, Legacy Of The Dark Lands, suite du bestseller Die Dunklen Lande (The Dark Lands) de Markus Heitz, incarne l’effort le plus gargantuesque du guitariste André Olbrich et du chanteur Hansi Kürsch. Legacy Of The Dark Lands en devient synonyme de mégalomanie.

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Chronique   

Mayhem – Daemon


Près de trente ans après ses débuts, le black metal « de la deuxième vague » a encore de beaux restes : après Darkthrone qui, il y a quelques mois, sortait son dix-huitième (!) album, Old Star, c’est au tour de Mayhem de sortir un nouveau disque. On ne présente plus le légendaire combo norvégien qui s’est fait connaître tant par ses titres iconiques (« Freezing Moon » ou « Pure Fucking Armeggedon ») que par ses frasques (incendies d’églises, têtes de porcs, suicide, meurtre ; de quoi inspirer un best-seller puis un film, Lord of Chaos, sorti en début d’année). Plus de vingt-cinq ans, plusieurs changements de line-up et diverses expérimentations artistiques plus tard, Mayhem s’est assagi mais sa créativité est intacte. Après Ordo Ad Chao et Esoteric Warfare, deux albums complexes pour ne pas dire alambiqués (dans la forme pour le premier, dans le fond pour le second), Daemon, son sixième album, sonne comme un retour aux sources. Il est tentant de faire un parallèle avec Darkthrone à nouveau : tout comme Old Star semble puiser dans les premiers Celtic Frost, Daemon semble renouer avec le fameux De Mysteriis Dom Sathanas que le combo a d’ailleurs joué dans son intégralité en live pendant une récente tournée. Après plus de trois décennies d’existence, les Norvégiens céderaient-ils aux sirènes de la nostalgie ?

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Leprous – Pitfalls


Leprous en est aujourd’hui à un point crucial de sa carrière. Malina (2017) avait amorcé quelques mutations stylistiques, notamment le rejet du chant hurlé et l’ADN metal de Leprous qui tendait à s’estomper, quitte à s’aliéner une partie du public. Leprous est resté fidèle à son credo artistique et ne compte pas regarder en arrière, Pitfalls entérine l’évolution du groupe, désormais bien éloigné d’un Bilateral (2011) ou d’un The Congregation (2015). Même Malina semble faire partie d’une époque révolue sur de nombreux aspects. Si les signes avant-coureurs étaient effectivement là, le frontman Einar Solberg a en partie raison lorsqu’il évoque Pitfalls comme l’album « que personne n’attendrait de Leprous ». Pour les Norvégiens, leur sixième opus est un véritable acte de foi envers son public.

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Airbourne – Boneshaker


On ne présente plus Airbourne, l’un des arguments de poids pour affirmer que le rock’n’roll est très loin d’avoir rendu les armes. Digne héritier d’AC/DC, les Australiens ont réussi à dépasser le statut initial de « copie » de la bande à Angus pour se forger une carrière internationale et devenir l’une des têtes d’affiche les plus galvanisantes des festivals. Le tout avec une philosophie très simple : ne jamais compromettre son orientation musicale. Si les œuvres d’Airbourne ne cherchent pas particulièrement à se distinguer les unes des autres, Boneshaker parvient à émerger comme l’album sans doute le plus fidèle à sa vision. Le quatuor, qui a pallié le départ du guitariste David Roads par Harri Harrison en 2017, est une anomalie temporelle : un groupe des années 70 propulsé à notre époque avec la ferme intention de ne pas se plier à cette dernière.

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Alcest – Spiritual Instinct


On ne présente plus Alcest : figure à la fois singulière et représentative d’une scène metal française variée et saluée à l’étranger, en cinq albums, le duo a dessiné une esthétique unique et posé les jalons d’un nouveau genre, rien que ça. Malgré une descendance pléthorique donc, notamment aux États-Unis (on pense évidemment à Deafheaven), Alcest est un groupe à part, comparable seulement à lui-même, écrin des visions de Neige, sa prolifique tête pensante qu’on a pu aussi entendre dans (entre autres) Lantlôs, Peste Noire ou encore Amesœurs. En presque vingt ans de carrière, ses arpèges chatoyants, sa voix éthérée et ses moments d’éclats ont pu prendre la forme de black metal abrasif, de mélodies venues du fond des âges, de post-rock ou de shoegaze, soufflant toujours le chaud et le froid, entre évocations lumineuses et mélancolie. Après un Kodama accueilli avec enthousiasme par les fans et perçu comme un retour aux sources, Spiritual Instinct, le sixième opus du projet, s’inscrit donc dans une lignée déjà riche fonctionnant souvent par contraste (la lumière radiante des Voyages De l’Âme succédant à la mélancolie d’Écailles De Lune, le viscéral Kodama succédant au très aérien Shelter). Aussi désarçonnant que familier, Spiritual Instinct ne dépare pas à côté de ses illustres prédécesseurs.

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Refused – War Music


La musique peut encore être vecteur d’un état d’esprit rebelle, aujourd’hui souvent opposé au capitalisme et aux injustices qui paraissent en découler. Évidemment l’implication politique des artistes varie, allant d’une volonté ferme de se tenir à l’écart des problématiques publiques à celle tout aussi forte de s’impliquer et de changer les choses. L’œuvre de Tom Morello à travers Rage Against The Machine et maintenant Prophets Of Rage est le parfait exemple. Il faut aussi lui associer d’autres monuments de la scène punk/hardcore tel Refused. Les Suédois ont marqué les esprits révoltés par l’opus culte The Shape Of Punk To Come (1998) juste avant de se séparer. Freedom (2015) entérinait une réunion presque inespérée et désormais Refused semble parti pour continuer la lutte à travers l’explicite War Music. Pour Refused, il était impératif de ne plus se poser de questions et de revenir à une énergie plus directe en phase avec l’expérience live. Si Freedom était l’album de la réunion, War Music est l’album du véritable retour de Refused. Fougueux et en verve.

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The Great Old Ones – Cosmicism


« Ce qu’il y a de plus pitoyable au monde, c’est, je crois, l’incapacité de l’esprit humain à relier tout ce qu’il renferme. Nous vivons sur une île placide d’ignorance, environnée de noirs océans d’infinitude que nous n’avons pas été destinés à parcourir bien loin. » Par ces mots forts de sens, H.P. Lovecraft commence son récit de L’Appel De Cthulhu, paru en 1928. Son œuvre reste une source d’inspiration inépuisable pour les artistes, tous domaines confondus. Plus encore pour les musiciens de The Great Old Ones qui considèrent presque Lovecraft comme un membre à part entière du groupe. Le quatrième album des Bordelais affirme pleinement cette revendication puisque, contrairement à ses prédécesseurs, il ne se présente pas comme l’inspiration d’une nouvelle, ou de sa continuité comme c’était le cas d’EOD: A Tale Of Dark Legacy, mais plus comme une ode à la philosophie littéraire de l’auteur : le cosmicisme.

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Alter Bridge – Walk The Sky


Certains groupes ne s’arrêtent tout simplement pas de composer. Alter Bridge peut se targuer de ne pas avoir le syndrome de la page blanche lorsqu’on constate la productivité de ses deux têtes pensantes, Myles Kennedy et Mark Tremonti. Que ce soit leurs projets solo respectifs, la collaboration de Myles avec Slash ou encore la récente collaboration du groupe avec The Parallax Orchestra, Alter Bridge peut compter sur la créativité incessante et le stakhanovisme de ses membres. Walk The Sky n’est autre que le sixième opus des Floridiens, fort d’une nouvelle méthode de composition, avant tout par souci d’efficacité face aux contraintes de temps : Myles Kennedy et Mark Tremonti sont cette fois arrivés, chacun de son côté, avec des chansons complètes, quasi prêtes à être enregistrées, au lieu de les élaborer comme ils en ont l’habitude en collaboration avec le producteur Michael « Elvis » Baskette (qui reste tout de même aux manettes). Si l’on aurait pu craindre un album décousu, on obtient en réalité l’une des œuvres les plus nuancées de leur discographie.

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Life Of Agony – The Sound Of Scars


Joey Z., guitariste de Life Of Agony, prédisait que la prochaine œuvre de Life Of Agony allait définir le groupe pour les années à venir. A en juger la démarche sur ladite œuvre, l’avenir, pour Life Of Agony, passe par le passé, en prônant un retour à sa gloire des années 90. En effet, The Sound Of Scars est la suite directe de l’album conceptuel culte River Runs Red (1993). Life Of Agony a réécouté en boucle ses anciennes chansons afin de s’inspirer de l’énergie d’antan et a enregistré en réunissant tous ses membres, à l’inverse de l’opus précédent : en résulte un The Sound Of Scars qui crée non seulement un lien narratif mais aussi un lien – dans une certaine mesure – musical avec sa « première partie ». L’arrivée de Veronica Bellino à la batterie, remplaçant l’influent Sal Abruscato, n’a pas altéré la dynamique du groupe : Life Of Agony s’est offert une seconde jeunesse.

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Lacuna Coil – Black Anima


Tout semble aller pour le mieux pour Lacuna Coil, merci pour eux. La tournée de l’album Delirium (2016) a été un franc succès, culminant sur le concert-spectacle au O2 Shepherd’s Bush Empire de Londres en janvier de l’année dernière, en parallèle de la sortie du livre Nothing Stands In Our Way retraçant l’histoire du groupe. Après vingt ans de carrière, Lacuna Coil est suffisamment confortable pour ne plus s’inquiéter de la réception de ses choix d’orientation musicale ou de ses visuels. C’est ce qu’incarne leur dernier opus Black Anima. Articulé autour de thématiques touchant à la condition humaine telles que la mort, la vengeance et la réflexion sur l’évolution de soi, Black Anima s’inscrit dans le sillage de Delirium avec un goût pour l’extrême encore un peu plus prononcé…

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    Alice Cooper @ Paris
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