ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Chronique   

Vampire – Rex


Les Suédois de Vampire n’ont pas perdu de temps : signés sur Century Media après une seule demo, ils ont déjà sorti deux albums remarqués sur le label allemand, l’éponyme Vampire en 2014 et With Primeval Force en 2017, ainsi qu’une poignée d’EP et de splits. De quoi en faire les hérauts d’un death thrashisant délibérément vintage et volontiers ésotérique à la suite de leurs compatriotes de Repugnant, par exemple, et du Tribulation de The Horror : Vampire a beau être de Göteborg, la capitale du melodeath, c’est plutôt du côté de Stockholm qu’il puise ses influences, d’Entombed à Dissection. De quoi aussi s’assurer des soutiens de renom, notamment celui de Fenriz, jamais le dernier à s’enthousiasmer pour les jeunes groupes qui rendent hommage aux grandes heures du metal pré-Darkthrone. Avec ses pochettes délicieusement désuètes et ses pseudonymes à l’avenant (il suffit de mentionner les frères Abysmal Condor et Sepulchral Condor, respectivement à la batterie et à la guitare), impossible de s’y tromper : le quintet célèbre, dixit son guitariste Black String, « les voies désolées de la vie et la gloire passée du metal ». Bref, Rex, le troisième album du groupe, est annoncé à coups de promesses d’énergie incandescente et de cavalcades de guitares, et mieux encore : il les tient.

Lire la suite…



Chronique   

U.D.O. – We Are One


U.D.O, le groupe d’Udo Dirkschneider créé en 1987 après la séparation d’Accept est logiquement devenu une figure incontournable du heavy made in Deutschland. Fort d’une discographie de dix-sept albums, U.D.O. a usé jusqu’à la moelle toutes les ficelles d’un genre, en ayant ses coups d’éclat et ses hésitations. Leur dix-huitième œuvre se distinguera inévitablement de ses prédécesseurs. S’il est bien question de heavy metal, We Are One est une collaboration avec le Musikkorps Der Bundeswehr. Soit le groupe de concert des forces armées allemandes, avec qui le chanteur avait déjà collaboré à l’occasion de plusieurs événements, dont le Wacken Open Air 2015.

Lire la suite…



Chronique   

Pure Wrath – The Forlorn Soldier


Projet de l’artiste et musicien aussi protéiforme que productif Januaryo « Ryo » Hardy, Pure Wrath entend livrer avec l’EP The Forlorn Soldier un présage du troisième album aussi bien qu’un manifeste d’une poétique musicale réfléchie. Annoncé comme un travail plus organique et immersif que ses aînés, le dernier-né de la formation indonésienne augure en effet une plongée dans les recoins sombres et torturés au confluent du réel et de l’imaginaire.

Lire la suite…



Chronique   

Grave Digger – Fields Of Blood


Grave Digger parcourt les routes depuis plus de quarante ans, toujours fier de proposer son heavy metal sans concessions. Fields Of Blood n’est autre que le vingtième album studio des Allemands, censé célébrer leur quarantième anniversaire. Fields Of Blood termine un cycle sur les Highlands amorcé en 1996 par Tunes Of War. L’affect de Grave Digger pour l’histoire écossaise est connu de tous, le groupe se nourrit de l’histoire, des légendes et du folklore qui entourent les prouesses guerrières des clans écossais et de figures telles que William Wallace. Du Braveheart-metal en somme. Fields Of Blood démontre en outre le rythme de travail effréné de Grave Digger, survenant seulement deux ans après The Living Dead (2018). Si l’arsenal de la formation commence à prendre la poussière, le concept écossais lui donne un véritable second souffle.

Lire la suite…



Chronique   

Mourir – Animal Bouffe Animal


Si les membres qui composent Mourir ne sont pas étrangers au public friand de découvertes (toulousaines) de qualité (Plebeian Grandstand, Drawers, Toucan), ils se réunissent ici pour la première fois autour d’un premier album. Animal Bouffe Animal, sorti chez le label Throatruiner Records connu pour son goût du sombre, révèle un black metal moderne, puissant et ciselé, tant au niveau de la composition dirigée par Olivier Lolmède (dont le projet en solitaire Vermine sorti en 2016 est à l’origine de la naissance de ce nouveau combo) que de la production, avec Amaury Sauvé aux commandes (Birds In Row, Plebeian Grandstand…).

Lire la suite…



Chronique   

Mantar – Grungetown Hooligans II


La carrière de Mantar s’accélère à une vitesse fulgurante. En à peine six années depuis Death By Burning (2014), les Allemands ont réussi à faire leur trou grâce à un rythme de production effréné : trois albums, un EP et un album live. Si en 2014 les musiciens n’envisageaient pas réellement de faire de la musique leur principale occupation, son audience continue de les convaincre. Mantar se trouve ainsi confronté à la routine du groupe qui fonctionne, enchaînement mécanique de concerts et de trajets en minibus. Un quotidien qui aurait de quoi le dégoûter de sa pratique pour peu que Mantar ne trouve pas d’échappatoire ou de quoi briser la routine. Grungetown Hooligans II joue précisément ce rôle (la légende voudrait qu’ils aient supprimé la première version par erreur, d’où le « II » dans le titre). Il n’a pas d’autre prétention qu’un rôle récréatif, revisitant les titres marquants qui ont influencé Mantar (principalement des groupes rock des années 90 menés par des femmes) en dehors des sempiternels classiques.

Lire la suite…



Chronique   

Grey Daze – Amends


Grey Daze n’a jamais connu la notoriété internationale qu’on aurait pu lui promettre et a fini par être oublié, éclipsé par l’ascension fulgurante d’un groupe de Los Angeles nommé Xero, devenu par la suite Linkin Park. Pourtant Grey Daze est véritablement le point de départ de la carrière du regretté Chester Bennington avant que la formation ne s’arrête en 1998 et que ce dernier ne rejoigne justement Xero. En 2017, Chester ressent le besoin de retourner à ses racines rock et envisage la reformation de Grey Daze, ayant renoué des liens des années auparavant avec le batteur Sean Dowdell. Le projet était simple : réenregistrer des anciens morceaux en les modernisant. Le suicide de Chester a évidemment empêché cette réunion d’aboutir. Sean n’a pas pour autant abandonné Grey Daze : Amends utilise les enregistrements de Chester disponibles (datant de plus vingt ans, pour certains inédits), Sean décide de terminer le travail de réarrangement à l’aide d’une pléthore d’invités notables (Head et Munky de Korn, le guitariste de Bush, la chanteuse LP et le fils de Chester, Jaime, entre autres). Amends est un pont authentique entre la fin de la décennie 1990, fin de la période grunge prête à accueillir l’avènement du néo-metal, et l’année 2017. Il est aussi l’une des dernières prouesses de Chester avant sa disparition.

Lire la suite…



Chronique   

Mekong Delta – Tales Of Future Past


La longévité de Mekong Delta, en étant resté aussi musicalement singulier, est à louer. Depuis 1985, les Allemands proposent un thrash ambitieux nourri de musique progressive et d’inspirations classiques. Une association peu fréquente et rarement pérenne. Peut-être est-ce l’exposition médiatique moindre du groupe qui lui a permis de conserver toute son intégrité artistique, à moins que ce soit son intégrité artistique qui le prive d’une plus grande exposition médiatique. Toujours est-il que Mekong Delta parvient à son onzième album de compositions intitulé Tales Of Future Past, six ans après In A Mirror Darkly. Ralph Hubert, bassiste et principal compositeur, légitime cet intervalle par la nécessité de prendre son temps pour proposer une œuvre sensée et aboutie. Mekong Delta est très loin du groupe de thrash typique, quitte à parfois abandonner complètement ce registre. Tales Of Future Past, qui sort dans l’indifférence générale, est le témoin de la fidélité de Mekong Delta à une musique complexe et sans concessions.

Lire la suite…



Chronique   

Secrets Of The Moon – Black House


Les Allemands de Secrets of the Moon ont toujours fait les choses à leur façon : entre leurs débuts en 1995 et les expérimentations récentes, ils ont créé une œuvre unique, protéiforme, dont l’atmosphère, sombre et baignée d’occultisme, fait office de fil conducteur. Car dans la forme, du black metal lo-fi et hargneux de Stronghold Of The Inviolables (2001) aux échappées gothiques de Sun (2015) en passant par l’obscurité ondoyante de Privilegivm (2009) et la lourdeur oppressante à la Celtic Frost de Seven Bells (2012), du chemin a été parcouru par le combo, entre changements de line-up et envies de renouvellement. Comme un certain nombre de groupes qui ont pris leurs distances avec leurs débuts extrêmes – Ulver, Sólstafir, Katatonia ou Alcest par exemple –, la trajectoire de Secret Of The Moon l’a fait peu à peu s’éloigner de l’abrasivité de ses premiers disques. Dans Sun, son dernier album en date, des éléments black metal existaient encore presque à l’état de vestiges, mais le revirement était déjà évident et plutôt brutal, le groupe s’illustrant alors dans un metal mélancolique chanté en voix claire (comme Crone, autre projet du chanteur Phil Jonas). Plutôt bien accueilli par les fans, il laissait en tout cas supposer que les Allemands étaient bien décidés à aller de l’avant, et Black House, leur septième album sorti début mai, ne fait que confirmer cette impression…

Lire la suite…



Chronique   

Long Distance Calling – How Do We Want To Live?


Long Distance Calling n’a pas froid aux yeux. L’une des figures de proue du post-rock allemand, réputé pour sa méticulosité dans le développement de ses thématiques, veut répondre en musique à une question très simple : comment voulons-nous vivre ? C’est littéralement le titre de leur septième opus, How Do We Want To Live? Long Distance Calling s’interroge sur la cohabitation entre la technologie et l’humain et la possibilité d’une harmonie entre les deux. Le questionnement de Long Distance Calling est évidemment un parallèle à notre époque. Le groupe considère que l’humanité est à la croisée des chemins : son développement technologique peut s’orienter vers une utopie comme une dystopie. Dans quelle mesure les découvertes et nouvelles prouesses scientifiques et technologiques s’associent à la notion de progrès ? Où se situe la frontière entre dépendance et émancipation ? Autant de problématiques graves qu’How Do We Want To Live? aborde avec le soin caractéristique du quatuor.

Lire la suite…



  • Arrow
    Arrow
    Slipknot @ Lyon
    Slider
  • 1/3