ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Chronique   

Sleep – The Sciences


2018 s’annonçait déjà une année enthousiasmante pour les fans de doom, qu’on pense au retour de Mournful Congregation en mars ou au nouvel album de Yob qui se profile. Mais personne n’aurait pu s’attendre à un miracle tel que celui qui s’est produit le 20 avril dernier, lors de LA journée des stoners (à l’américaine, on l’écrit 04/20) : presque sans effet d’annonce, les Américains de Sleep ont dévoilé au monde The Sciences, sorti sur le label de Jack White, Third Man Records, comme pour donner à tout le monde une raison de plus de se frotter les yeux. Il s’agit du premier album du trio depuis le légendaire Dopesmoker enregistré il y a pas moins de 20 ans (et sorti bien plus tard, après pas mal de déboires qui ont conduits le groupe à l’arrêt). Malgré la sortie du single The Clarity en 2014, un nouveau Sleep semblait plus tenir du fantasme que de la réalité. Quand bien même cette sortie impromptue n’a pas laissé le temps aux fans de nourrir des attentes démesurées, on écoute tout de même The Sciences pour la première fois avec un mélange d’enthousiasme vorace et d’appréhension, les réunions de groupes des années 90 étant pléthores en ce moment et pas toujours motivées par les raisons les plus nobles. Mais comme pour parachever le miracle, le trio ne déçoit pas.

Lire la suite…



Chronique   

Ghost – Prequelle


Inutile de dire que l’attente est grande : la sortie imminente du nouvel opus de Ghost, Prequelle, tient énormément de monde en haleine. Il faut dire que le succès retentissant de Meliora (2015) a propulsé Ghost dans les hautes sphères du heavy/rock, jusqu’à en faire l’une des grosses têtes d’affiche de festival (on se souvient du show spécial du Hellfest 2016). Depuis, l’identité de l’homme derrière Ghost, le chanteur/multi-instrumentiste Tobias Forge, a été révélée. Ce dernier a mis d’ailleurs un terme à la lignée des Papa Emeritus, Prequelle voit l’apparition d’un autre représentant de l’ordre religieux, le Cardinal Copia, afin de ne pas faire sombrer la formation dans une sorte de « pilote automatique ». Nouveau cycle, nouveau line-up, de quoi s’interroger sur la faculté de Ghost à continuer sur la lancée de Meliora. Mettons un terme au suspense d’emblée, Prequelle confirme le statut désormais immense de Ghost sur la scène contemporaine.

Lire la suite…



Chronique   

Five Finger Death Punch – And Justice For None


Difficile de savoir si Five Finger Death Punch allait de nouveau se manifester. Bousculé par quelques controverses (notamment le procès contre leur label Prospect Park) et surtout la cure de désintoxication du chanteur Ivan Moody l’an dernier faisant suite à des sautes d’humeur, l’avenir paraissait au mieux incertain pour la formation originaire de Las Vegas. Si on se trouve aujourd’hui gratifié du septième album studio de FFDP, And Justice For None (on appréciera la référence), on en déduit que la réhabilitation de Ivan Moody s’est déroulée convenablement. FFDP semble être conscient de sortir d’une période de troubles et retrouve du poil de la bête après un Got Your Six (2015) en demi-teinte.

Lire la suite…



Chronique   

Alkaloid – Liquid Anatomy


Certaines formations font un peu ce qu’elles veulent, envoyant valser toutes les restrictions d’un genre. C’est ce que fait sans problèmes Alkaloid. La formation créée par le batteur Hannes Grossmann (ex-Obscura, ex-Necrophagist, Blotted Science) officie depuis 2013, ayant livré l’impressionnant (et déstabilisant) The Malkuth Grimoire (2015) en tant que premier album. L’objectif d’Alkaloid est clair depuis le début et se dessine en deux temps. Conceptuellement, le premier effort cherchait à « jouer aux Lego avec les plus petites unités composant tout ce qui existe. » Ce nouvel opus, Liquid Anatomy, cherche à « créer de nouveaux Legos pour jouer avec. » On peut facilement étendre ce principe à l’approche musicale : on passe d’une « déstructuration » de ce que les musiciens connaissaient et savaient faire à des ajouts de « couches » ainsi qu’une redéfinition des orientations de chacun des membres du groupe. Sur le papier, l’expliquer peut paraître flou et peu convaincant. Il suffit pourtant de quelques écoutes pour se rendre compte que Liquid Anatomy ne peut pas rentrer dans des cases et que c’est devenu un leitmotiv.

Lire la suite…



Chronique   

Jonathan Davis – Black Labyrinth


Ce n’est pas vraiment utile de revenir sur la carrière foisonnante de Jonathan Davis, frontman de Korn, groupe phare de la scène metal des années 90. Impossible d’occulter le talent d’écriture et d’interprétation du chanteur dans la réussite de sa formation qui ne doit pas tout à ses guitares sous-accordées et ses riffs syncopés. Pourtant Jonathan Davis ne s’était pas encore illustré seul (si ce n’est sa participation à la BO de Queen Of The Damned, ou ses virées live avec son groupe solo Jonathan Davis And The SFA), même si le besoin s’en faisait sentir depuis un moment. Depuis 2007 environ, où le chanteur a commencé à réunir du matériel pour un projet solo. Celui-ci voit enfin le jour, Black Labyrinth a pour son créateur un dessein : confronter ses auditeurs.

Lire la suite…



Chronique   

At The Gates – To Drink From The Night Itself


Malgré un retour bienvenu avec l’album At War With Reality (2014), on pouvait à nouveau craindre le pire pour le futur d’At The Gates. En effet, l’une des figures de proue du death scandinave perdait à nouveau sa principale tête pensante, le guitariste Anders Björler, de manière définitive, remplacé par Jonas Stålhammar de The Lurking Fear. À l’inverse de l’année 1996 justement, le groupe n’a pas décidé de se séparer. Bien au contraire. Le départ d’Anders semble avoir eu le rôle d’une nouvelle impulsion, l’écriture restant une affaire de famille puisque c’est son frère jumeau le bassiste Jonas Björler qui a entrepris de tout composer, assisté du chanteur Tomas Lindberg. At The Gates livre ainsi son sixième album intitulé To Drink From The Night Itself et rappelle que le death mélodique suédois lui doit énormément.

Lire la suite…



Chronique   

Parkway Drive – Reverence


La démarche de Parkway Drive est tout à fait louable. Depuis le milieu des années 2000 le groupe bénéficie d’une notoriété qui rattache les australiens au metalcore, une formule qui leur seyait parfaitement. Seulement, l’album Ire (2015) a témoigné d’une réelle prise de conscience : Parkway Drive ne pouvait pas continuer à progresser en répétant ses fondamentaux. Ire l’a rapproché d’un metal plus « traditionnel » et moins connoté, surtout il a fait de Parkway Drive une tête d’affiche fiable (au Download notamment) forte de deux tournées très chargées au Royaume-Uni. Reverence, leur sixième album studio persiste dans cette attitude : Parkway Drive n’a désormais plus peur de l’inconnu, il l’embrasse avec une confiance débordante.

Lire la suite…



Chronique   

Anna von Hausswolff – Dead Magic


En trois albums, la Suédoise Anna von Hausswolff s’est forgé une place à part dans le paysage musical contemporain, un pied dans la pop, l’autre dans la musique expérimentale. S’inspirant autant de Nico que d’Earth, elle évoque, avec son instrument fétiche, l’orgue, et sa voix tantôt douce, tantôt terrifiante, des mondes sombres et fantastiques où guère d’autres artistes se sont aventurés. Après Ceremony, son deuxième album, où l’orgue était à l’honneur pour la première fois, The Miraculous, en 2015, affirmait la singularité de sa personnalité – ambivalente, insaisissable – et de son approche, libre et à mille lieux des sentiers battus. Avec Dead Magic, son dernier album sorti il y a quelques mois, on se demandait où l’artiste allait nous emmener, cette fois-ci : loin du merveilleux, certes assombri, de The Miraculous, Dead Magic s’annonce noir et désenchanté.

Lire la suite…



Chronique   

Amorphis – Queen Of Time


Vingt-quatre ans après Tales From The Thousand Lakes (1994), encore aujourd’hui invoqué comme la référence lorsqu’on évoque la carrière des Finlandais d’Amorphis, la formation n’a jamais vraiment déçu. On pouvait seulement lui reprocher la redondance naissante d’une formule bien connue depuis l’arrivée de Tomi Joutsen au chant en 2005. Under The Red Cloud (2015) est venu briser ce confort croissant, supporté par une tournée pharaonique. Le groupe profite encore de ce nouvel élan, ils n’ont pris qu’un seul jour de repos entre la fin de la tournée Under The Red Cloud et les sessions de jeu du nouvel album intitulé Queen Of Time. Le groupe accueille le retour du bassiste d’origine Olli-Pekka Laine (Barren Earth) qui vient pallier le départ de Niclas Etelävuori et entreprend une nouvelle collaboration avec le producteur Jens Bogren, déjà à l’œuvre sur le précédent album. Si Amorphis avait ce don de toujours surprendre via des changements de style avant que l’ère Tomi Joutsen amoindrisse les prises de risques, Queen Of Time montre le visage d’une formation qui a véritablement décidé d’aller tout simplement plus loin, presque rajeunie.

Lire la suite…



Chronique   

Greta Van Fleet – From The Fires


Il y a des choses qui ne veulent simplement pas mourir. Elles dépassent parfois le cadre du souvenir pour prendre vie à nouveau, une sorte de cycle en somme. C’est bel et bien le cas pour le rock et le blues des années 60-70, notamment avec les jeunots de Greta Van Fleet. Les membres originaires du Michigan ont formé leur groupe en 2012, une histoire de famille puisque dans le quatuor on trouve trois frères : Josh Kiszka au chant, Sam Kiszka à la basse, Jake Kiszka à la guitare et actuellement Danny Wagner à la batterie en tant que quatrième figure. Leur premier EP Black Smoke Rising (2017) a surpris son monde et a accru de de manière fulgurante leur notoriété si bien qu’ils ont ouvert pour Guns N’ Roses sur la tournée Not In This Lifetime. Cette fois, il s’agit de leur premier album intitulé From The Fires, en réalité l’assemblage du précédent EP avec quatre nouveaux titres. Greta Van Fleet veut profiter de son ascension pour affirmer son propos : un rock typé années 70, véritable jumeau de Led Zeppelin.

Lire la suite…



  • Arrow
    Arrow
    Myrath + Manigance @ Montauban
    Slider
  • 1/3