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Chronique   

Seth – La Morsure Du Christ


Fort d’une histoire de plus de vingt-cinq ans, Seth avait frappé un grand coup avec son premier album Les Blessures De L’Âme, sorti en 1998 sur un label tout jeune alors, Season of Mist, imposant sur le devant de la scène un black metal épique à grands renforts de riffs et de claviers, le tout avec des paroles dans un français blasphématoire et poétique. Depuis, la carrière du groupe emmené par Heimoth (clavier, guitare) et Alsvid (batterie) n’a pas été de tout repos, entre expérimentations stylistiques, pauses, et changements de line-up. Huit ans après The Howling Spirit, on n’attendait plus vraiment les Bordelais, et pourtant : la célébration des vingt ans du désormais culte Les Blessures De L’Âme et la série de lives qui ont suivi ont rallumé une flamme attisée par le sang neuf apporté par de nouvelles recrues – Saint Vincent (Blacklodge) au chant, Drakhian (ex-Loudblast) à la guitare, Pierre Le Pape (Melted Space, Embryonic Cells) au clavier, Esx Vnr (Vorkreist) à la basse. Seth est donc retourné en studio avec l’ambition affichée de créer un successeur à son plus haut fait d’armes. Le résultat, La Morsure Du Christ, a le côté atmosphérique et grandiose de son illustre prédécesseur, mais aussi une fougue accumulée au fil des années qui semble avoir trouvé ici sa plus flamboyante expression.

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Electric Boys – Ups!de Down


Dans le domaine du hard rock, il est difficile d’occulter les Suédois d’Electric Boys lorsqu’il s’agit d’évoquer les groupes les plus atypiques, notamment en matière de mélange des styles musicaux. À la différence de nombre de groupes au cachet « vintage », Electric Boys ne se contente pas de calquer sa musique sur un souvenir enchanté des seventies. Il la mêle habilement avec des corps étrangers tels que le funk, la folk ou la pop ; il se libère du dogme pour accroître sa créativité. Le groupe officie depuis 1988 et a acquis un statut culte, justement par cette capacité à syncrétiser, porté par l’écriture et le charisme de Conny Bloom. La pandémie n’a pas vraiment altéré les plans d’Electric Boys, elle l’a au contraire inspiré pour élaborer les thématiques de son septième album intitulé Ups!de Down. Electric Boys cherche à s’insurger contre les défaillances de notre société mises en exergue par la crise sanitaire, notamment le déferlement de haine systématique qui s’exprime à travers les réseaux sociaux et le chaos créé par l’afflux d’informations douteuses et d’opinions instantanées. Ups!de Down est justement explicite : tout est à revoir car tout est complètement chamboulé.

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Richard Barbieri – Under A Spell


Richard Barbieri a beau se considérer comme quelqu’un à l’opposé de ce que le terme « prolifique » revêt, il peut tout de même revendiquer une carrière robuste. Ce dernier est entré dans le monde de la musique avec sa vision de « non-instrumentiste » il y a plus de quarante-cinq ans via Japan et a connu les sommets avec Porcupine Tree. Le hiatus du groupe depuis 2010 l’a incité à s’investir davantage dans sa carrière solo. Richard prévoyait de sortir la suite directe de Planets + Persona (2017) en sollicitant de nombreux musiciens et studios à travers l’Europe. Une idée qui n’a pas supporté l’irruption de la pandémie. Richard Barbieri s’est donc retrouvé seul à nouveau, déterminé à ne pas abandonner le travail déjà effectué. Under A Spell est sa quatrième réalisation, une œuvre introspective, flottante et insaisissable qui nous fait prendre conscience que le claviériste n’a pas réellement d’alter ego aujourd’hui.

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Evile – Hell Unleashed


Evile ne connaît pas la langue de bois, son nouvel effort Hell Unleashed est selon les dires du guitariste Ol Drake « le meilleur album de thrash depuis au moins vingt ans ». Le dernier opus des Britanniques, Skull (2013), remonte à huit ans. Depuis Evile a connu un changement de line-up majeur avec le départ du chanteur Matt Drake l’an dernier pour des raisons à la fois familiales et de santé. C’est justement son frère Ol Drake – de retour dans le groupe après l’avoir quitté en 2013 – qui reprend son rôle en supplément de celui de guitariste lead. Evile a accueilli pour l’occasion Adam Smith (Riptide) en tant que guitariste rythmique. Hell Unleashed est un album sans aucune ambiguïté : Evile veut proposer le thrash le plus incisif, brutal et sombre qui soit. Comme s’il voulait rattraper huit années d’absence.

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Dropkick Murphys – Turn Up That Dial


Vingt-cinq ans que Dropkick Murphys arpente les scènes pour entretenir tout un imaginaire houblonné où la sueur est indissociable de la bromance et de la mélancolie de port d’attache. Les Américains n’ont jamais vraiment dévié de leur trajectoire, trop heureux de maintenir le lien avec une audience à la fidélité éprouvée. Malgré tout, quatre années se sont écoulées pour que Turn Up That Dial nous parvienne. Il est le premier album avec Kevin Rheault intronisé en tant que bassiste, Ken Casey s’occupant uniquement du chant depuis son accident de moto en 2018. Après un 11 Short Stories Of Pain & Glory (2017) un peu plus nuancé et introspectif, Turn Up That Dial se recentre sur le « cœur de métier » du groupe et se présente comme une célébration. Il souligne le rôle essentiel d’une formation telle que Dropkick Murphys en ces temps moroses : la musique aide à soutenir le poids de la réalité en permettant de lui échapper. Peu importe qu’on soit seul chez soi ou avachi sur un billard par péché d’orgueil, légende d’un autre temps…

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Bodom After Midnight – Paint The Sky With Blood


« J’ai bien peur qu’il n’y ait plus rien. C’est triste, mais à la fois, nous avons la chance d’avoir pu enregistrer et sortir tout ce que nous avions. » Par ces mots, Daniel Freyberg confirme dans nos colonnes que Paint The Sky With Blood de Bodom After Midnight est tout ce qui reste du talent d’Alexi Laiho. Il est évidemment impossible de regarder ce premier jet, qui devait être le synonyme d’une nouvelle aventure pour l’ex-frontman de Children Of Bodom, autrement que comme un épilogue. Tragiquement et par la force des choses, Paint The Sky With Blood servira de projection de ce qu’aurait pu être Bodom After Midnight, tout en reflétant une dernière fois l’état d’esprit du Wildchild. A travers Paint The Sky With Blood, on peut deviner l’enthousiasme certain porté par son nouveau projet, mais aussi un regard passé et inéluctable sur l’héritage laissé avec Children Of Bodom.

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Bongzilla – Weedsconsin


Depuis sa reformation il y a cinq ans, Bongzilla s’était surtout illustré en live en enchaînant les tournées et les festivals prestigieux comme le DesertFest et le Roadburn. En désormais vingt-cinq ans d’existence, les natifs du Wisconsin avaient sorti quatre albums de sludge ultra stoner collants et aussi enfumés que leur nom le suggère chez Relapse, puis avaient décidé de faire une pause : on était en 2005 et Amerijuanican venait de sortir. Ce n’est qu’avec la pandémie et après la réédition de son classique Apogee que le groupe a décidé de retourner en studio, et ce malgré le désistement du bassiste Cooter Brown. Désormais un trio, Bongzilla s’est attelé à un cinquième album quasiment inespéré, Weedsconsin, cette fois-ci sur Heavy Psych Sounds. Avec un premier extrait intitulé « Free The Weed » et une sortie prévue pour le 20 avril (4/20 pour les Américains, date bien connue des stoners), pas de doute, les Américains n’ont pas abandonné leur sujet de prédilection, et ce n’est pas la pochette qui va le démentir : Cthulhu, feuilles de cannabis, police utilisée par Sleep (c’est même nul autre que Matt Pike qui apparaît dans le teaser de l’album)… Bref, pour citer leurs célèbres camarades de Down, « Hail the Leaf ! »

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Wheel – Preserved In Time


S’il y a bien un style qui a un rapport au temps particulier, c’est le doom : avec son tempo ralenti à l’extrême et ses chansons à rallonge, il évolue à un rythme qui lui est propre. Pour ne rien gâcher, il voue un culte aux années 70 et à une poignée de musiciens désormais sexagénaires. Bref, écouter du doom, c’est parfois comme passer dans une faille spatio-temporelle, et ce ne sont pas les Allemands de Wheel qui vont nous détromper (à ne pas confondre avec le Wheel finlandais dont l’album sort quelques semaines plus tôt). Si après un galop d’essai sous le nom d’Etherial Sleep, le groupe a été formé par des musiciens venant du thrash et du power metal dans les années 2000, il aurait bien pu l’avoir été à la fin des années 80. Riffs épiques et vocalises mélancoliques, tout est là, et c’est ce que promet le troisième opus du groupe, intitulé de manière particulièrement appropriée Preserved In Time [Conservé dans le temps]. Si le groupe s’était un peu fait oublier après ses deux premiers albums – huit ans se sont écoulés entre Preserved In Time et son prédécesseur Icarus –, les musiciens semblent bien déterminés à montrer que rien n’a changé, comme le prouvent les premiers extraits du disque « At Night They Came Upon Us » et « She Left In Silence »…

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The Offspring – Let The Bad Times Roll


Non, même la cinquantaine passée, les membres de The Offspring ne comptent pas s’arrêter. Pourtant, les neuf années qui nous séparent de Days Go By (2012) auraient pu nous faire douter, une peur accrue par le contexte instauré par la pandémie. En réalité, The Offspring n’a pas vraiment chômé. Son frontman Dexter Holland a profité de ces années de pause pour reprendre ses études et terminer son doctorat en biologie moléculaire en 2017. Le groupe a ressenti le besoin de revenir sur le devant de la scène pour dénoncer l’attitude démissionnaire des personnalités politiques, ainsi que l’envie irrépressible d’un retour au charbon. Pour The Offspring, il s’agirait de véritablement se retrousser les manches plutôt que de baisser les bras en soupirant un « merde » lourd de sens… Let The Bad Times Roll est un appel à l’optimisme : quitte à traverser une époque pourrie, autant le faire avec la meilleure humeur possible. L’éternel adolescent The Offspring, trente-deux ans et toutes ses dents.

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The Vintage Caravan – Monuments


Si le renouveau de la scène rock typé seventies a porté ses fruits, il le doit en partie à The Vintage Caravan. Le trio islandais est devenu une référence live à force de prestations musclées et incarnées, lui autorisant d’arpenter les scènes du Wacken, du Roadburn ou encore du Hellfest. Comme toute formation justement cataloguée « vintage », The Vintage Caravan se trouve confronté aux limitations d’orientation musicale que son postulat de départ implique. Sans révolutionner sa formule, il ne peut s’autoriser que l’excellence et quelques ajustements inédits sous peine de sombrer dans la monotonie. Un écueil que le cachet « authentique » ne peut pas toujours éviter. Leur cinquième effort Monuments a bien conscience de tous ces enjeux et s’évertue ainsi à présenter un The Vintage Caravan polyvalent, désireux de sortir légèrement de ce rock « sauvage » déjà bien éprouvé.

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