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Chronique   

Skid Row – The Gang’s All Here


Skid Row aurait pu jeter l’éponge. Le groupe a connu plusieurs changements de chanteur en très peu de temps, de quoi perdre foi en l’avenir de la formation. Skid Row avait pour dessein de sortir le troisième volet de l’EP United World Rebellion : il n’en sera rien. Le groupe a profité de l’arrivée du chanteur Erik Grönwall – le troisième depuis le départ de Johnny Solinger en 2015 – pour faire pratiquement table rase. Le nouvel environnement de Skid Row a incité les musiciens à composer un tout nouvel album au titre symbolique : The Gang’s All Here. Skid Row semble avoir retrouvé la flamme, celle qui l’animait à ses débuts. The Gang’s All Here a des airs de phénix.

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In The Woods… – Diversum


En 2016, In The Woods… opérait un retour inattendu, après une quinzaine d’années d’inactivité, avec Pure, un album qui reprenait assez platement les choses où le groupe les avait laissées en 2000, sans retrouver l’étincelle d’alors, et sur lequel le chanteur James Fogarty prenait la place de Jan Kenneth Transeth sans retrouver sa passion. Puis les frères Botteri, cofondateurs du groupe, le quittèrent à leur tour et ce fut un line up presque entièrement nouveau, à l’exception du récemment arrivé James Fogarty et du batteur Anders Kobro, seul membre originel restant, qui enregistra l’album Cease The Day, marqué par le retour d’éléments extrêmes et un regain d’énergie général. Autant de facteurs qui donnaient à cet opus l’allure d’un nouveau départ pour le In The Woods… deuxième version, après celui un peu poussif incarné par Pure, mais l’élan sembla retomber lorsque James Fogarty quitta aussi le groupe en fin d’année dernière. L’apparente renaissance du groupe commença alors à ressembler à une lente extinction et il aurait été difficile de prédire son avenir, après la perte de son nouveau chanteur, guitariste, bassiste, claviériste et co-compositeur.

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Nickelback – Get Rollin’


Nickelback revient pour une dixième offrande, cinq ans après Feed The Machine (2017). Ceux qui en sont restés au succès planétaire d’« How You Remind Me » et aux mèches blondes de Chad Kroeger pourraient avoir une fausse idée de ce qu’est réellement le groupe canadien. « Pourraient », car en réalité… Nickelback est trop friand de sa formule pour marquer des évolutions trop importantes. Les Canadiens sont devenus l’un des mastodontes du rock d’aujourd’hui, un rejeton post-grunge qui a su tirer son épingle du lot et vendre des millions d’albums. Désormais, Nickelback a le luxe de prendre son temps et de ne pas s’imposer de délais trop restrictifs. Get Rollin’ s’est réalisé tranquillement, avec simplement le souci de « muscler » les débats. Cependant, Nickelback reste l’un des derniers distributeurs PEZ du rock en activité.

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Candlemass – Sweet Evil Sun


Personne ne fait du doom à la fois heavy et épique comme Candlemass, et pour cause : les Suédois ont posé plusieurs des pierres angulaires du genre. Après leurs retrouvailles avec le chanteur de leur inoubliable premier album, Epicus Doomicus Metallus, Johan Längqvist, en 2018, ils semblaient avoir retrouvé un nouveau souffle, quelques années à peine après avoir frôlé le split. The Door To Doom, sorti en 2019, célébrait en grande pompe le retour de ce line-up historique, mais aussi le chemin parcouru par ces pionniers du doom, au point de lui valoir – enfin ! – une accolade officielle sous la forme d’une nomination aux Grammy awards. Revigoré par ce retour aux sources, le groupe a définitivement remis au placard ses projets de retraite, et, après des tournées destinées à défendre The Door To Doom ou célébrer Epicus Doomicus Metallus, il s’est attelé à son successeur. Avec un Längqvist désormais complètement impliqué dans la genèse de l’album – pour The Door To Doom, il avait remplacé Mats Levén au pied levé –, son sens du grandiose et de la narration, et l’imparable sens du doom de Leif Edling, Sweet Evil Sun semble tout avoir pour ressusciter la magie du début de la carrière du groupe. C’est ce que semblent promettre les premiers extraits de ce treizième album : un doom traditionnel, épique, pas simplement rétro – atemporel.

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Disturbed – Divisive


Disturbed a toujours évité les clivages. Le groupe originaire de Chicago a réalisé un effort continu de fédération de courants musicaux comme le metal inspiré du néo et le rock FM porté par l’efficacité de ses refrains. Mis à part les puristes qui voient d’un mauvais œil toute tentative de succès commercial, Disturbed ne s’aliène personne. Au contraire, le groupe peut se targuer aujourd’hui d’avoir vendu plus de dix-sept millions d’albums dans le monde. Rien que ça. Alors qu’on le veuille ou non, Disturbed est l’une des grosses machines contemporaines et Divisive doit s’appréhender comme un petit évènement. Parallèlement à leur démarche musicale, Divisive se nourrit des thèmes autour des luttes grégaires et pour Disturbed, seul l’effort collectif et la musique permettent de transcender le jeu stérile des conflits « tribaux et partisans ». A la différence d’Evolution (2018) avec lequel il avait divisé son propos entre électrique et acoustique, autant qu’il avait divisé les fans, Disturbed ne va pas s’accorder avec son sujet : il respecte à la lettre son cahier des charges pour revenir à ses fondamentaux, certain de la bonne appréhension de sa formule.

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Darkthrone – Astral Fortress


On ne présente plus Darkthrone, les pionniers du black metal norvégien dans ce qu’il a de plus brut et minimaliste reconvertis dès le début des années 2000 – depuis toujours, en réalité – en fervents apôtres du metal des années 80 voire 70. Black de la première vague, heavy, doom ou punk, rapide ou lent, peu importe : il s’agit surtout de revisiter ses sources pour ne pas avoir à se répéter soi-même, faire du surplace, ou être condamné à l’auto-parodie. Avec leurs deux derniers albums, Old Star et Eternal Hails, sortis de manière très rapprochée en 2019 et 2021, c’était une facette plus lente de leurs décennies fétiches qu’exploraient Fenriz et Nocturno Culto. Un an plus tard seulement, Astral Fortress, leur vingtième opus, enregistré au Chaka Khan Studio d’Oslo comme son prédécesseur, s’annonce dans la même lignée, soit ce que le groupe lui-même décrivait comme de l’« epic black heavy metal »…

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Remina – Strata


Le concert donné par Draconian en juin au Hellfest était le dernier du groupe avec Heike Langhans, qui avait annoncé en mai quitter le groupe, notamment pour se consacrer à ses projets personnels. Il faut dire que la musicienne n’en manque pas. En plus de son projet solo de darkwave, :LOR3L3I:, qu’elle mène depuis 2006, elle a formé de 2015 à 2020 le duo de post-rock atmosphérique Ison avec Daniel Änghede (qui a notamment joué dans Crippled Black Phoenix), avant de trouver un autre partenaire artistique en la personne de Mike Lamb de Sojourner. La tournée européenne que Sojourner a partagée avec Draconian début 2019 a en effet permis la naissance d’un duo créatif particulièrement prolifique puisque à Light Field Reverie, créé en 2020 par les deux musiciens, s’ajoute déjà un deuxième projet commun, Remina.

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Dead Cross – II


C’est un euphémisme de dire que Mike Patton, Dave Lombardo, Michael Crain et Justin Pearson n’ont plus rien à prouver. Avec des carrières prolifiques accomplies dans des groupes aussi brillants et divers que Faith No More, Slayer, Mr. Bungle, The Locust, Retox et bien d’autres, les quatre musiciens se sont donc retrouvés autour du projet Dead Cross pour, avant tout, s’amuser. « Je ne suis pas un petit dur qui essaie de prouver quelque chose, expliquait Patton à la sortie du premier album du groupe en 2017. Pour moi, faire un disque comme celui-là, c’est uniquement une aventure musicale. Je trouve que c’est fun, et ça me fait beaucoup sourire. » Et en effet, le hardcore singulier de Dead Cross déborde d’énergie et d’agressivité aussi jouissives que fédératrices. Mais cinq ans plus tard, le temps n’est plus vraiment à la légèreté : en plus d’une pandémie mondiale et d’un paysage politique éreintant, le groupe a accumulé les épreuves. Un cancer a été diagnostiqué chez Crain en 2019, au point que c’est en parallèle d’un lourd traitement médical que le guitariste a travaillé sur le deuxième album du groupe. De plus, la santé mentale de Mike Patton a été mise à rude épreuve, entre dépression, agoraphobie et alcoolisme. Dernier coup dur : au début de l’année décédait Gabe Serbian, le chanteur des premiers jours du groupe. Mais rien de tout cela n’a entamé la motivation du quatuor, au contraire : II, son second opus au titre adéquat, est plus chaotique que son prédécesseur, mais il est aussi parcouru d’un sentiment d’urgence plus tangible que jamais.

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Devin Townsend – Lightwork


Devin Townsend traverse une période prolifique, ce qui n’est pas peu dire pour un musicien de sa trempe. Parmi ses projets toujours plus variés se prépare même un opéra symphonique, The Moth, vision absurde de Broadway avec un budget astronomique. Ces escapades, véritables soupapes de sécurité, permettent à des albums plus « conventionnels » (concept tout relatif le concernant) de voir le jour. Sous cet angle plus formel, Lightwork succède à Empath (2019). « En route pour l’inconnu », nous annonce l’artiste en introduction de cet énième album. À l’inconnu on sera en effet confrontés, mais ceci est peut-être encore plus vrai pour Devin que pour l’auditeur.

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Epica – The Alchemy Project


Le mini-album The Alchemy Project clôt pour Epica une année de célébration, celle de son vingtième anniversaire. Après la réédition de ses trois premiers albums, le lancement de son fan club mondial 2.0 et le concert spécial donné le 3 septembre dernier, le groupe conclut ses deux premières décennies avec un EP auquel il a invité plusieurs musiciens à participer, à l’écriture comme à l’interprétation. Omega, sorti l’année dernière, avait refermé la trilogie entamée en 2014 avec The Quantum Enigma, qui marquait lui-même le début d’une nouvelle période pour le groupe, après le cap de ses dix ans d’existence. En achevant sa deuxième décennie avec une œuvre collaborative, Epica jette donc un regard en arrière autant qu’il prépare une nouvelle ère.

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