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Chronique   

Benighted – Obscene Repressed


Celui qui affirme que le metal français peine à briller sur la scène internationale ne regarde probablement pas au bon endroit. Notre scène extrême hexagonale a su avoir un certain rayonnement, plaçant certains de nos groupes comme des incontournables dans leur domaine, aussi difficiles d’accès soient-ils. Ainsi, les Stéphanois de Benighted s’imposent parmi les premiers de cordée en matière de brutal death et de grindcore, grâce à une identité musicale forte, reposant sur une technicité millimétrique et une efficacité redoutable. Mais comme bien des groupes qui émergent de cette scène, ce qui les démarque est aussi l’idée de sortir d’un style confiné en explorant au-delà des limites, ratissant vers des horizons musicaux plus large. Carnivore Sulbime et Necrobreed en était déjà la démonstration, le nouveau cru Obscene Repressed ne manquera pas non plus de se montrer aussi bestial que diversifié.

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Dark Fortress – Spectres From The Old World


Véritables orfèvres du black mélodique, les Allemands de Dark Fortress jouissent d’une discographie aussi variée que maîtrisée, forgée par une volonté permanente d’évoluer. Cet élan s’était d’ailleurs pleinement incarné avec Venereal Dawn (2014) – scintillant de méandres progressifs et de circonvolutions stylistiques – qui représentait jusqu’ici la pleine propension du groupe à déplacer l’horizon d’attente. Inévitablement, sa réception fut polarisée, et l’opus reçut un accueil partagé. Si certains encensèrent ses abstraites expérimentations, d’autres regrettèrent invariablement les ambiances théâtrales qui firent la sève de Seances (2006) ou les explosions mélodiques d’Ylem (2010).

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In This Moment – Mother


Depuis 2005, In This Moment a accumulé une audience extrêmement fidèle, subjuguée par le charisme et les prestations de Maria Brink. In This Moment se repose en effet sur le talent créatif de la chanteuse accompagnée du guitariste Chris Howorth pour se forger une identité atypique et reconnue depuis le succès de l’album Blood (2012), désormais aussi soignée sur le plan visuel qu’auditif. Ritual (2017) n’avait fait qu’accentuer la marche en avant d’In This Moment, jusqu’à inciter certains médias à comparer Maria Brink à une Lady Gaga version metal. Mother, leur septième effort, entend se reposer entièrement sur cette dynamique extrêmement positive avec pour preuve ce même recours aux talents de production et de co-compositeur de Kevin Churko (Ozzy Osbourne, Five Finger Death Punch). Mother se veut clairement une extension de Ritual, avec une légère emphase sur le caractère plus émotionnel de la musique d’In This Moment.

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Testament – Titans Of Creation


Testament est définitivement inarrêtable et ne compte pas transiger sur sa formule. Les Californiens joueront toujours du thrash à l’ancienne, porté par un line-up – peut-être le plus prestigieux que la formation ait connu depuis The Gathering (1999) – qui tient bon depuis six ans. Pour de nombreux auditeurs, Testament devrait indéniablement être estimé au niveau du Big 4, si l’on prend en compte la constance et le dévouement dont fait preuve le groupe ces quinze dernières années. Titans Of Creation, treizième œuvre du groupe, ne laissait aucunement présager des nouveautés quelconques. Pourtant… Testament semble se montrer un poil plus ambitieux, quitte à varier légèrement les plaisirs. Chuck Billy s’était montré enthousiaste quant au résultat : « L’un des meilleurs boulots que nous ayons jamais faits ». Titans Of Creation est effectivement le produit d’une formation qui a décidé de passer plus de temps ensemble et d’accroître le processus collaboratif. À raison.

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Igorrr – Spirituality And Distortion


Difficile de prévoir ce que Gautier Serre, l’homme derrière Igorrr, a en tête. Ce qui est certain, c’est que les conventions seront mises à mal. Igorrr se plaît à mélanger quantité de styles musicaux parfois pour le simple amour du contraste. L’extravagance n’est jamais un frein, elle est presque recherchée. Savage Sinusoid (2017) avait en quelque sorte validé cette formule, supportée par le label Metal Blade Records. Spirituality And Distortion entérine la démarche d’Igorrr qui ne supporte pas d’être figé dans un seul état d’âme et fuit toute musique monolithique. Spirituality And Distortion est un itinéraire sinueux, parfois tranquille, parfois abrupt.

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Almanac – Rush Of Death


S’il a très jeune fait carrière en Russie, Victor Smolski est davantage connu chez nous pour son travail avec Rage, avec qui il est resté pendant quinze et a mis à profit, à certaines occasions, ses connaissances en matière de musique classique (héritées de son père Dmitry Smolski). Depuis 2015, Victor parcourt le monde avec sa formation Almanac, déjà auteur de deux albums avec Tsar (2016) et Kingslayer (2017). Le rythme de tournée s’accélérant a amené Almanac à se séparer de plusieurs membres dont les chanteurs David Readman et Andy B. Franck. Il en fallait plus pour faire renoncer Victor, qui a immédiatement reformé un nouveau line-up centré autour de deux chanteurs (contre trois auparavant) avec Jeannette Marchewka et Patrick Sühl, accompagnés du bassiste Tim Rashid et du batteur Kevin Kott, sans compter les participations de Frank Beck de Gamma Ray et du growleur Marcel Junker. Rush Of Death constitue la troisième réalisation d’Almanac, articulée autour de la thématique des gladiateurs. L’occasion pour Victor Smolski d’effectuer un parallèle avec sa passion et ceux qu’ils considèrent comme les combattants des temps modernes : les pilotes automobiles. Victor Smolski est toujours en quête de l’alliance parfaite entre musique symphonique et heavy metal sans pour autant forcer les choses, quitte à embrasser davantage une seule facette.

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Me And That Man – New Man, New Songs, Same Shit, Vol. 1


Me And That Man offre un contraste saisissant avec le Nergal de Behemoth. Le projet originellement échafaudé avec John Porter (ce dernier a depuis quitté le projet), axé sur la country, le blues et la folk offre une véritable échappatoire créative au frontman polonais, loin des atmosphères lourdes et grandiloquentes de son groupe phare. Le premier opus de Me And That Man, Songs Of Love And Death (2017) présentait des inspirations musicales proches de Nick Cave, Johnny Cash ou Leonard Cohen et rappelait aux habitués que Nergal sait puiser partout (les quelques accents rock de I Loved You At Your Darkest (2018) permettaient eux aussi de faire ressortir ce trait de sa musique). New Man, New Songs, Same Shit, Vol. 1 présente assez explicitement le nouveau programme. En profitant de sa pléthore d’invités notables, l’esprit est resté le même, avec suffisamment de subtilités pour ne pas sombrer dans la répétition.

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Code Orange – Underneath


Au petit jeu des devinettes sur qui seront les groupes de demain, le nom de Code Orange revient régulièrement sans toutefois réaliser de grands coups d’éclat. Corey Taylor lui-même a adoubé le groupe : Code Orange devrait être l’un des groupes majeurs des années à venir au sein de la scène extrême. Formé en 2008 en Pennsylvanie, Code Orange s’orientait en premier lieu vers un punk frontal avant d’alourdir son propos, et son premier opus Love Is Love/Return To Dust (2012) laissait déjà entrevoir les caractéristiques du groupe : un plaisir non dissimulé pour trimbaler l’auditeur à sa guise, malmené par la pléthore de dissonances, de breaks tranchants et abrupts. Leur dernier effort en date, Forever (2017), a été plébiscité et a entériné le statut d’étoile montante de la scène hardcore, jusqu’à concilier accroches mainstream et identité extrême au sein de la même musique. Avec Underneath, leur quatrième opus, Code Orange doit peut-être pour la première fois se soucier des attentes. Tout le monde sait qui il est désormais. En d’autres termes : Underneath sera scruté comme aucun de ses prédécesseurs ne l’a été.

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Lucifer – Lucifer III


Lucifer est un groupe encore très jeune, fondé à Berlin en 2014 par la frontwoman de The Oath, Johanna Sadonis. Elle s’est d’abord associée à Gaz Jennings de Cathedral pour créer une entité influencée par le rock old-school des années 1970 et les mastodontes habituels : Black Sabbath, Led Zeppelin, The Rolling Stones ou encore Blue Öyster Cult. L’arrivée de Nicke Anderson de The Hellacopters, reprenant le flambeau de Jennings à la composition, a solidifié le projet et permis à Lucifer de bénéficier d’une plus grande audience, résultant en une tournée internationale. Lucifer connaît donc une belle ascension depuis six ans maintenant et entend profiter de cette dynamique en livrant déjà son troisième opus, logiquement intitulé Lucifer III. La recette est toujours la même, Lucifer s’applique à peaufiner ce qui fait son succès en prenant soin d’éviter les grands bouleversements.

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My Dying Bride – The Ghost Of Orion


My Dying Bride, l’un des pionniers du doom anglais, revient de très loin. En 2015, la fille du chanteur Aaron Stainthorpe a été touchée par un cancer à tout juste cinq ans, ce qui a évidemment amené le groupe à cesser ses activités pour un temps. À cette épreuve s’est ajouté le départ en 2018 du guitariste originel du groupe Calvin Robertshaw, sans aucune explication, et du batteur Shaun Taylor-Steels. My Dying Bride a décidé de profiter d’un élan positif malgré tout, en partie grâce à la guérison de la fille d’Aaron, pour enregistrer son treizième opus. À l’instar de Feel The Misery (2015), The Ghost Of Orion a été composé entièrement par le guitariste restant, Andrew Craighan, totalement dépourvu d’avis extérieurs et bien conscient de l’indisponibilité évidente d’Aaron Stainthorpe et de la récente maternité de la bassiste Lena Abé. The Ghost Of Orion est avant tout l’œuvre d’un homme capable d’anticiper les besoins des membres de son groupe, désireux de rendre la musique de My Dying Bride plus facile à appréhender, profitant de la portée de leur nouveau label Nuclear Blast. Du moins dans l’intention.

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    Slipknot @ Lyon
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