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Chronique   

Transatlantic – The Absolute Universe


Il faut s’accrocher. Ceux qui suivent les pérégrinations de Transatlantic savent que le super-groupe composé de Neal Morse, Roine Stolt, Pete Trewavas et Mike Portnoy fait fi de toute restriction, y compris dans la manière de présenter sa musique. Transatlantic se veut le groupe progressif par excellence, que ce soit par son orientation musicale débridée ou son agencement. Premier coup d’audace : The Whirlwind (2009) présentait une seule chanson de 77 minutes. Rien qui ne tient cependant la comparaison avec leur dernière création en date, une œuvre gargantuesque et insolite intitulée The Absolute Universe: Forevermore. Une véritable orgie sonore, fantasme absolu de tout amateur du genre.

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Tribulation – Where The Gloom Becomes Sound


Depuis une quinzaine d’années, Tribulation fait figure de bouffée d’air frais dans une scène suédoise toujours prolifique : après un album de death metal 90s’ très réussi mais aussi très orthodoxe, The Horror, le quatuor avait en effet quitté les routes balisées pour des expérimentations progressives, sombres et luxuriantes (The Formulas Of Death), puis plus franchement gothiques avec The Children Of The Night, qui les a propulsés sur le devant de la scène, et Down Below. C’est là que nous avions quitté le groupe en 2018, en plein plongeon vers les profondeurs, et un Grammy et quelques tournées plus tard, c’est là que nous le retrouvons. En effet, le titre de son cinquième opus, Where The Gloom Becomes Sound, est une citation d’« Hades Pluton » de Sopor Aeternus : « Down, further down, where the gloom becomes sound » [« Bas, encore plus bas, où la morosité devient son »]… Y a-t-il plus gothique que citer un hommage d’Anna-Varney Cantodea à feu Rozz Williams de Christian Death et à « Night Of The Vampire » de Roky Erickson ? Sans doute pas. Ajoutez à ça la Sibylle de l’artiste symboliste Fernand Khnopff en pochette, et le décor est planté avant même que vous ayez entendu les premières notes du disque…

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Soen – Imperial


Imperial était déjà presque intégralement composé avant que la pandémie ne survienne. Presque une « aubaine » pour Soen, profitant d’un calendrier libéré pour passer une douzaine d’heures quotidiennes à peaufiner les détails de son dernier opus. Imperial s’est réalisé sous le sceau de la continuité, ce malgré le départ du bassiste Stefan Stenberg remplacé par Oleksii Kobel. Peu d’incidence sur les compositions, étant donné que Martin Lopez écrit l’essentiel des morceaux et des parties avant l’enregistrement. Imperial réemploie le guitariste Cody Ford arrivé au terme de la composition du prédécesseur Lotus (2019), une première depuis Tellurian (2014). Le dessein d’Imperial est limpide : il est toujours le terrain d’expression de choix de Martin Lopez et Joel Ekelöf, en quête permanente de la plus grande fluidité possible.

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Steven Wilson – The Future Bites


Comment continuer à s’exprimer musicalement en fuyant la redite ? C’est littéralement l’obsession de Steven Wilson. C’est aussi ce qui déstabilise ses auditeurs, parfois peu enclins à délaisser les terres du rock progressif comme l’a fait l’ex-frontman de Porcupine Tree. To The Bone (2017) était l’occasion pour le sieur Wilson de témoigner de son affection jamais cachée pour la musique pop, parfois audacieusement avec le dansant « Permanating » aux antipodes de l’univers plus sombre de Porcupine Tree et de ses premières œuvres sous son propre nom. C’est bien simple : le metal ou le rock ne conviennent plus à l’artiste. D’où ce désintérêt pour la guitare en tant qu’instrument fondamental de l’architecture musicale. Il faut puiser du côté de la musique électronique, de ce goût pour le groove, le funk… To The Bone se perçoit ainsi comme une transition nécessaire pour Steven Wilson, le gain de confiance crucial pour assumer ces affects et embrasser pleinement une pop électro expérimentale via The Future Bites.

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Asphyx – Necroceros


« Qu’est-ce qu’un Necroceros ? » Martin van Drunen se délecte déjà des futures interrogations des fidèles d’Asphyx. Comme à l’accoutumée, l’un des groupes néerlandais les plus influents de la scène death prône la balance des extrêmes. Depuis 1987, Asphyx pratique un death metal jouant sur les intensités, naviguant du riff le plus tranchant à la plage doom gargantuesque. Le groupe a prouvé son intérêt renouvelé pour le genre depuis sa reformation en 2007 et profite désormais d’un line-up stable, dans la continuité d’Incoming Death (2016). Necroceros est le dixième opus du groupe, nourri par les préoccupations engendrées par la pandémie. De quoi haïr un peu plus la race humaine et annoncer son déclin irrémédiable. En somme, un terreau fertile pour Asphyx.

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The Dead Daisies – Holy Ground


« L’âge d’or du rock n’roll ». Une idée qui devient de plus en plus abstraite avec le temps, avec le vieillissement et la disparition inévitable de la plupart de ses représentants. Il y a pourtant des formations qui entretiennent le savoir-faire d’une époque prospère où le genre régnait en maître, sans pour autant sonner daté ou passéiste, à l’instar du collectif The Dead Daisies. La formation emmenée par le guitariste David Lowy est célèbre pour ses rotations de line up à laquelle n’échappe pas Holy Ground, le dernier effort en date. Le chanteur John Corabi et le bassiste Marco Mendoza sont retournés à leurs projets solos, remplacés par la seule légende Glenn Hugues. The Dead Daisies est désormais un quatuor. Et il n’a peut-être jamais été aussi fringant.

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Therion – Leviathan


Beloved Antichrist (2018) devra attendre avant d’être mis en scène. Le projet le plus ambitieux de Therion souffre de contraintes économiques mais aussi, comme tant d’autres, des aléas liés à la pandémie. Loin d’être abandonnée, la représentation de l’opéra rock des Suédois devra attendre des conditions plus favorables. Toujours est-il que, revenu un peu perdu et vidé de son dernier cycle, Therion s’est finalement repris et est entré dans une frénésie créative nourrie par Christofer Johnsson et Thomas Vikström en composant une quarantaine de chansons destinées à paraître en trilogie. Le premier opus s’intitule Leviathan et pour une fois, Therion prétend ne pas chercher à « repousser les frontières », à explorer ou innover. Il veut simplement créer une succession de tubes correspondant à l’ADN de Therion, voués à être plébiscités auprès des fans et en live. Inspirée du gigantisme de ce monstre marin issu des mythes judéo-chrétiens, la dernière œuvre de Therion n’a qu’un dessein : être cette grande collection de musique immédiatement estimable en saisissant ce qui rend une chanson mémorable.

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Dread Sovereign – Alchemical Warfare


Il est des genres de metal qui se renouvellent plus que d’autres. Le doom est rarement de ceux-là : l’esprit conservateur voire régressif et l’aspiration aux sensations primaires, viscérales sont quasiment inscrits dans son ADN. Cependant, la recherche de l’expression d’un instinct élémentaire n’enlève en rien l’exigence requise à la parfaite maîtrise de cet art. C’est ce que prouve Alan Averill alias Nemtheanga, chanteur de Primordial, qui a rassemblé dans Dread Sovereign deux de ses compatriotes irlandais, Bones (Eoin H., guitare) et Con Ri (Johnny King, batterie), pour servir un doom précis et passionné, infusé de heavy voire de rock n’ roll et de black racinaire. Son troisième album, Alchemical Warfare, est une proposition nourrie à la vieille école, aux influences datées mais néanmoins fondamentales, terreau du développement de l’arbre des genres aux ramifications multiples que l’on connaît aujourd’hui.

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Accept – Too Mean To Die


Accept est l’une de ces réincarnations qui fonctionnent, le fruit d’une collaboration bénie avec Mark Tornillo depuis 2009. Le simple fait que l’un des pionniers du metal allemand existe toujours après plus de quarante ans et de multiples changements de line-up range Accept parmi ces grandes exceptions que sont les grands groupes. Accept a su pallier le départ de membres cruciaux, le plus récent étant celui du bassiste et compositeur Peter Baltes à la fin de l’année 2018, remplacé par Martin Motnik. Le guitariste Wolf Hoffmann est le dernier membre originel, assumant plus que jamais le rôle de pilier de la créativité d’Accept. Too Mean To Die est à nouveau l’occasion de constater la résilience d’Accept, premier album avec le troisième guitariste Philip Shouse (qui s’est illustré lors de la tournée de Symphonic Terror Orchestra). Too Mean To Die est aussi explicite qu’il le paraît : Accept est encore trop hargneux pour trépasser.

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Cult Of Fire – Moksha / Nirvana


Au-delà de l’apparence et des costumes capuchonnés, Cult Of Fire est un groupe hors du commun en bien des points. La thématique de l’ésotérisme et les spiritualités en tous genres étant devenues denrée commune dans le black metal, les Tchèques se sont eux passionnés pour l’hindouisme jusque-là relativement peu traité dans la scène. S’offrant le luxe d’être produit par son propre label, Cult Of Fire ne propose pas seulement de rendre hommage à une philosophie et à une civilisation mais offre une véritable immersion déjà bien entamée par l’album मृत्यु का तापसी अनुध्यान (Ascetic Meditation Of Death) paru en 2013. Après une succession d’EP et de singles, Cult OF Fire a décidé plus tôt cette année et en toute liberté de sortir simultanément deux albums, Moksha et Nirvana, indissociables et complémentaires, tout en présentant deux postures singulières.

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