ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Chronique   

Dead Cross – Dead Cross


Lorsqu’on annonce la présence de Mike Patton (Faith No More, Mr Bungle, Fantômas, Tomahawk…) au sein d’un énième projet, on s’attend à nouveau à ces lignes de chant à la fois uniques et loufoques au sein d’un projet à moitié barré. Puis on ajoute son vieil ami Dave Lombardo (Slayer, Grip Inc, Fantômas…) accompagné de deux membres de Retox, le bassiste Justin Pearson et le guitariste Michael Crain et on change la donne. Dead Cross n’est pas un super-groupe à proprement parler. Pas de frime, pas de démonstration. Le propos est simple : frustration et colère sont les mots d’ordre. Dead Cross est avant tout brutal. En 28 minutes.

Lire la suite…



Chronique   

Alice Cooper – Paranormal


Il y a des artistes dont la longévité force le respect, surtout au vu de la qualité de leur production musicale après tant d’années. C’est le cas de Deep Purple qui est revenu cette année avec un Infinite remarquable de fraicheur et de par le plaisir qui y transpire. C’est le cas également d’Alice Cooper qui lui emboite le pas avec Paranormal. Signe qui ne trompe pas : les deux groupes ont collaboré sur leurs albums respectifs avec Bob Ezrin, un vieux loup de mer de la production ; autant dire que la revanche des septuagénaires (ou presque) est bel et bien là. Mais contrairement à Deep Purple, la collaboration entre Bob Ezrin et Alice Cooper est un acquis de longue date et a fait ses preuves depuis Love It To Death (1971), en passant par les classiques School’s Out (1972) ou Welcome To My Nightmare (1975), jusqu’au plus moderne Brutal Planet (2000). Et même lorsqu’Alice aura fait des infidélités à Bob (ou l’inverse), il avouera lui-même avoir été requérir son avis.

Lire la suite…



Chronique   

Wintersun – The Forest Seasons


Approcher un album de Wintersun représente toujours une forme d’angoisse. D’une part parce que l’on sait que la tâche sera longue et ardue, d’autre part parce qu’on ne sait pas vraiment quelle direction les finlandais vont emprunter. Surtout, The Forest Seasons survient cinq années après le plebiscité Time I (2012), au terme d’une campagne de crowdfunding pour leur studio vivement critiquée, parfois moquée… The Forest Seasons court le risque de n’être perçu que comme un album tampon entre Time I et Time II. Ce serait l’approcher cruellement. Ce dernier est d’ailleurs plus proche de l’album éponyme (2004) sur de nombreux points. Quoi qu’il en soit, Wintersun n’a rien perdu de son orchestralité et de son sens de l’épique.

Lire la suite…



Chronique   

Adagio – Life


Adagio a pris son temps. Six années de conception pour accoucher de Life, six années de remise en question, de peaufinement et d’adaptation à un nouveau line-up. Life est ainsi le premier album comptant le chanteur Kelly Sundown Carpenter (Zierler, ex-Beyond Twilight), le nouveau batteur Jelly Cardarelli et la violoniste Mayline. Malgré un développement long et perfectionniste, Adagio ne semble pas s’être travesti. La démarche artistique de Life est sans doute la plus sincère de la discographie du groupe, album presque « intimiste » pour son compositeur Stéphan Forté. De fait, Life s’apprécie en s’isolant et en se concentrant. Ne serait-ce que pour rendre justice à la philosophie qui l’a fait naître.

Lire la suite…



Chronique   

White Ward – Futility Report


La scène metal extrême moderne déborde de chimistes qui fusionnent les styles musicaux dont les mariages paraissent impossibles… Ainsi on a pu voir émerger ces dernières années des formations alliant musique orientale et black metal, avec Melechesh et Arkan par exemple. Plus rare encore, trip-hop et metal avec les groupes français Naïve et Hypno5e, et même black dépressif avec le one-man band Netra. Concernant l’union entre jazz et metal extrême, celle-ci n’est pas nouvelle en soi : Ihsahn y avait déjà apporté sa patte avec les albums After et Eremita, et les norvégiens de Shining ont poussé le concept très loin avec leur Black Jazz, en y liant également une dimension industrielle. Mais l’année 2017 fait apparaître au grand jour le premier album des Ukrainiens de White Ward qui mènent cette expérimentation vers de nouveaux sommets, faisant de Futility Report un opus frais et surprenant.

En lire la suite…



Chronique   

Merrimack – Omegaphilia


Ces dernières années, la scène black metal française s’est distinguée sur la scène internationale par son goût pour les hybridations, les expérimentations étranges et les idiosyncrasies très fortes, du black technique, anguleux et métaphysique de Deathspell Omega aux paysages lovecraftiens de The Great Old Ones en passant par les sonorités industrielles de Blut Aus Nord ou encore le black abâtardi de Diapsiquir. Il ne faudrait pas pour autant oublier les gardiens du temple, ceux qui continuent à peaufiner les formules iconiques du black scandinave en vomissant de la négativité sur fond de riffs acérés. C’est le cas de Merrimack, groupe pionnier du black français actif depuis les grandes heures de la deuxième vague du genre, c’est-à-dire la première partie des années 90. Depuis, les musiciens sont allés et venus – Perversifier est le seul rescapé du line-up originel – mais Merrimack reste le même : black metal traditionnel et obsession pour le néant et le pourrissement. Cinq ans après The Acausal Mass, les Parisiens proposent Omegaphilia, un album plus incisif et ramassé que le précédent, sorti pour la première fois de leur carrière chez Season of Mist.

Lire la suite…



Chronique   

Stone Sour – Hydrograd


Quatre années d’attente séparent le deuxième volume d’House Of Gold & Bones (2013) du nouveau-né de Stone Sour, Hydrograd. Entre-temps, la formation a subi un changement de line-up et pas des moindres, puisque le guitariste Jim Root a quitté le groupe laissant les fans sceptiques quant à la direction musicale que Stone Sour allait suivre. Il faut dire que le groupe originaire de Des Moines est difficile à identifier. Entre power-ballad à la « Through Glass » qui a trompé nombre d’adolescentes sur le véritable contenu d’un Come What(ever) May (2006) et titres résolument proches de la veine Slipknot (« Get Inside »), le spectre musical occupé par Stone Sour est très large. Hydrograd ne le démentira pas : « album le plus cool » qu’il ait réalisé depuis le premier Slipknot selon l’inénarrable frontman Corey Taylor, le dernier effort de Stone Sour s’illustre dans tous les registres avec un objectif : remercier les auditeurs pour cette attente en les rassasiant.

Lire la suite…



Chronique   

Municipal Waste – Slime And Punishment


Le thrash se porte bien, merci pour lui. Que ce soit à travers l’apparente immortalité de ses plus vieilles icônes comme Anthrax et Testament ou des nouvelles pousses comme Lost Society, le genre semble immuable. Pourtant il aurait de quoi sentir le formol, tant ses composantes sont connues de tous et ses recettes éprouvées. C’est oublier que la vigueur de sa musique repose avant tout sur l’énergie et l’implication de ses groupes, qui, lorsqu’on parle de Municipal Waste, semble sans limites. Slime And Punishment est le sixième album studio du groupe originaire de Richmond, cinq ans après The Fatal Feast. Pas de suspense possible, Municipal Waste ne s’est pas mis au rock progressif.

Lire la suite…



Chronique   

Nickelback – Feed The Machine


Nickelback est un peu la cible privilégiée des ardents défenseurs du la « true music », des inquisiteurs de la distorsion en somme. All The Right Reasons (2005) – sans parler de Silver Side Up et son hit « How You Remind Me » quatre ans plus tôt – avait auguré un succès commercial pour les canadiens, depuis leur musique sombre dans une indifférence justifiée par une formule et des thèmes usés jusqu’à la moelle, quand elle n’est pas la cible des critiques virulentes qui ne voient en Nickelback qu’un avatar d’un « cash-rock » méprisable. Feed The Machine s’inscrit comme leur neuvième album, nous proposant notre dose de rock FM mensuelle. Nickelback, roi du mème musical ?

Lire la suite…



Chronique   

Carach Angren – Dance And Laugh Amongst The Rotten


Dans la famille du black metal symphonique, voici le fils ! En effet après quatorze ans de carrière et quatre albums à leur actif, les hollandais de Carach Angren restent toujours comparés à leurs ainés. A juste titre d’ailleurs, car difficile de ne pas reconnaître une influence majeure de Dimmu Borgir et Anorexia Nervosa dans la composition, et de Cradle Of Filth pour ce qui relève du penchant pour les récits horrifiques. Mais l’approche quasi-théâtrale de leur musique a réussi petit à petit à les faire distinguer dans cette scène foisonnante. C’est ainsi qu’ils signent en 2012 chez Season Of Mist leur troisième opus Where The Corpses Sink Forever, plus sombre que ses prédécesseurs, méritant d’être remarqué et globalement bien reçu par la critique. Le trio bénéficie d’une meilleure production avec This Is No Fairytale en 2015, et ils sont de retour en 2017 pour présenter Dance And Laugh Amongst The Rotten en promettant d’atteindre de nouveaux sommets dans leur « horror metal » – puisque c’est ainsi qu’ils préfèrent se définir.

Lire la suite…



  • Arrow
    Arrow
    Watermelon Slim @ Paris
    Slider
  • 1/3