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Chronique   

Annihilator – Ballistic, Sadistic


Annihilator n’a plus besoin d’être présenté étant donné la longévité et la réputation du groupe canadien. La formation a effectué ses premiers faits d’armes à la fin de l’année 1984 et n’a cessé de marquer son empreinte au sein de la scène thrash depuis. Porté par l’homme à tout faire Jeff Waters depuis le début, Annihilator s’est montré extrêmement prolifique et en arrive aujourd’hui à son dix-septième opus intitulé Ballistic, Sadistic. L’occasion de revoir ses ambitions à la hausse : pour Jeff Waters, Ballistic, Sadistic est tout le simplement sa meilleure œuvre depuis Schizo Deluxe en 2005. Un album qui puise son inspiration dans les premiers efforts cultes d’Annihilator que sont Alice In Hell (1989), Never, Neverland (1990) et Set The World On Fire (1993). De quoi ravir les fans de la première heure. Quel que soit le résultat, Ballistic, Sadistic est avant tout le produit d’un enthousiasme renouvelé.

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Thy Catafalque – Naiv


Le sentiment est double quand un adepte de Thy Catafalque se lance à l’écoute d’un nouvel album. Le premier serait lié à une certaine sécurité : le groupe est une valeur sûre, tant on retrouve la patte du géniteur Tamas Katai à chaque nouvelle œuvre. Le second serait plus proche de la curiosité : on ne sait jamais réellement où celui-ci va nous entraîner avec sa musique avant-gardiste. Sa liberté musicale est démontrée depuis bien longtemps. Il est désormais admis que celui qui a démarré dans le black metal ne se limite plus à un registre musical, s’aventurant même bien au-delà du metal. Le travail de Thy Catafalque est d’assembler les pièces de manière quasi académique pour former de véritables paysages sonores. Il est vrai que le massif Meta et le plus condensé Geometria avaient chacun franchi un pas en matière d’élargissement des horizons. Le nouvel opus Naiv, tirant son nom de l’art naïf, assume d’emblée sa direction expérimentale et sa volonté d’aller hors des frontières.

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Kirk Windstein – Dream In Motion


Depuis son départ de Down en 2013, Kirk Windstein a rénové son projet phare Crowbar, proposant depuis trois opus constants, fidèles à sa philosophie musicale. Inéluctablement, les envies de réaliser un projet solo se sont manifestées il y a deux ans déjà et prennent désormais forme avec Dream In Motion, premier effort entièrement personnel du frontman. Ce dernier voulait éviter le cliché de réaliser un album acoustique, tout en démontrant une autre facette de son jeu et de sa sensibilité. Dream In Motion se détache effectivement de la veine heavy de Crowbar en privilégiant des atmosphères plus franchement mélancoliques, évidemment sans renier les racines de La Nouvelle-Orléans indissociables du jeu de Windstein. Dream In Motion est prêt à affronter les réactions les plus conservatrices : il se présente comme une nécessité par son créateur.

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Blut Aus Nord – Hallucinogen


On ne sait pas grand-chose de Blut Aus Nord. Basé en Normandie, mené par un Vindsval d’une impeccable discrétion, le groupe a choisi dès ses débuts – il y a vingt-cinq ans déjà – de s’effacer derrière son œuvre. Et quelle œuvre : treize albums dont deux trilogies et une flopée de splits et d’EP qui ont tracé en plus de deux décennies une esthétique unique et foisonnante, faisant de Blut Aus Nord un fleuron d’une scène black française qui se distingue par le caractère hétéroclite et singulier de ses productions. Si Vindsval ne se répète jamais, on distingue malgré tout deux axes majeurs dans son abondante discographie : une veine atmosphérique, épique, nostalgique et (donc ?) « traditionnelle » – celle de la trilogie Memoria Vetusta –, et une veine industrielle, anguleuse, sombre et plus moderne, qu’on retrouve dans la trilogie 777. Au tout début de 2019, avec son projet Yerûšelem, Vindsval et son acolyte de Blut Aus Nord W.D.Feld approfondissaient la voie industrielle avec un The Sublime qui allait chercher du côté de l’indus à la Coil, de la coldwave et même du trip hop. Est-ce qu’il faut donc s’attendre, avec Hallucinogen, à une nouvelle exploration des débuts du black mélodique et des mondes pré-chrétiens ? Pas tout à fait, comme on peut s’en rendre compte dès la première écoute : là où l’inquiétant Deus Salutis Meæ pouvait sonner comme une nouvelle variation sur un même thème, Hallucinogen, bien qu’immédiatement reconnaissable, explore de nouvelles contrées.

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Sons Of Apollo – MMXX


Sons Of Apollo est définitivement l’œuvre de stakhanovistes de la musique avant d’être un super-groupe. L’énième projet de Mike Portnoy a, en l’espace de deux ans seulement, réalisé un premier album, Psychotic Symphony (2017) et un album live Live With The Plovdiv Psychotic Symphony (2019). 2020 voit la sortie du deuxième opus de la formation, sobrement intitulé MMXX, de quoi célébrer en grande pompe l’avènement de la deuxième décennie du millénaire. Tous les poncifs sont alors de mise dont le plus évident est « Sons Of Apollo revient encore plus fort ». C’est tout bêtement la volonté du groupe et ses propres dires, soit reprendre exactement les mêmes ingrédients du premier effort en profitant d’une alchimie accrue entre les membres.

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Cattle Decapitation – Death Atlas


Connus pour leur imagerie et leur esthétique gore, le brutal death et le grindcore se complaisent dans une provocation assumée, au point de parfois lasser ou, tout du moins, ne plus vraiment surprendre. Si cette fascination à choquer entretenue par une pléiade de groupes paraît souvent gratuite et/ou à prendre au second degré, ce n’est pas vraiment le cas de Cattle Decapitation. Le groupe, reconnu pour son engagement et ses positions idéologiques écologiques, passant par le végétarisme revendiqué de ses membres fondateurs, n’hésite pas à user de ce principe pour interpeller son auditorat. Humanure en 2004 avait par exemple été retiré de certains commerces, jugeant l’illustration trop gore. Citons également l’artwork évocateur de The Anthropocene Extinction (2015) qui présageait l’avenir sinistre de l’être humain qui finira par s’étouffer dans ses propres déchets. Si le propos reste sensiblement le même depuis le début de sa carrière, Cattle Decapitation a surtout évolué musicalement depuis Monolith Of Inhumanity (2012), lui valant l’étiquette de « grindcore progressif ». Les Américains poursuivent l’ouverture musicale avec Death Atlas, au profit d’une musique qui se veut plus émotive, pour un propos plus défaitiste encore.

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Apocalyptica – Cell-0


Apocalyptica cherche à conserver une forme d’indépendance créative et refuse toute forme de catégorisation. Le principal dessein de la formation de violoncellistes reste avant tout de maintenir sa motivation et son intérêt, quitte à briser une dynamique pour en embrasser une autre. Au terme de la tournée gargantuesque célébrant les vingt ans de l’album Plays Metallica By Four Cellos, Apocalyptica s’est nourri du succès de cette expérience live pour revoir son orientation musicale et ne pas produire un album équivalent à Shadowmaker (2015). Exit le chant : avec Cell-0 les Finlandais ont créé un concept entièrement instrumental, véritablement à la croisée des musiques contemporaines et de la musique classique.

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Fen – The Dead Light


Deux ans après avoir présenté le massif Winter, les Anglais de Fen, nouvellement signés chez Prophecy Productions, reviennent avec un album à l’orientation particulière. Intégralement articulé autour de la réflexion de la nature humaine par la contemplation du cosmos, The Dead Light semble, dès sa genèse, tendre à adopter le contre-pied de son aîné. Un choix pour le moins intéressant lorsque l’on sait la réception particulièrement clivée de ce dernier, qui fascina autant par l’enchaînement de ses atmosphères finement agencées qu’il put être objet de lassitude en raison de ses longues répétitions stylistiques.

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In Mourning – Garden Of Storms


In Mourning est parvenu à une certaine constance dans la qualité de ses opus, notamment depuis le premier volet de sa trilogie, The Weight Of The Oceans (2012). Le concept pseudo-mythologique développé par In Mourning sied parfaitement à une musique héritée du death mélodique scandinave aux accents progressifs, formule que le groupe préfère polir plutôt que de s’en démarquer, à l’instar du deuxième volume, Afterglow (2016), qui a établi, un peu plus encore, In Mourning en référence contemporaine du death prog nordique. Garden Of Storms, premier album avec le nouveau batteur (encore un) Joakim Strandberg Nilsson et le bassiste Sebastian Svalland, cherche à clore ce chapitre de l’histoire du groupe et force est de constater qu’In Mourning a indéniablement trouvé un équilibre dans sa musique où chaque influence trouve sa place sans forcer.

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Mgła – Age Of Excuse


Si avec With Hearts Toward None, leur deuxième album, les Polonais de Mgła s’étaient taillé une place de choix dans l’underground, Exercises In Futility, sorti en 2015, les avait propulsés sensation black metal du moment. Il faut dire que la capacité du duo à mêler démarche incontestablement radicale, riffs entêtants et groove hypnotique est assez irrésistible, leur valant les louanges au sein du microcosme black metal mais aussi au-delà, et leur assurant tournées nombreuses et festivals prestigieux. Rançon du succès : la découverte par le grand public des accointances (pourtant loin d’être neuves) du duo avec l’inénarrable Mikko Aspa (connu pour être la voix de Deathspell Omega, la tête du label Northern Heritage, le leader – entre autres – de Clandestine Blaze, mais aussi pour ses opinions politiques pour le moins droitières et ses liens avec la scène NSBM) lui a valu un scandale en bonne et due forme et quelques annulations de concerts. Est-ce en réaction à ces excuses qu’on leur a demandées mais qu’ils n’ont jamais prononcées que les Polonais ont décidé d’intituler leur nouvel opus Age Of Excuse ? Cela semble assez plausible certes, mais ce que l’on sait pour sûr, c’est qu’un an seulement après Apocalypticists de Kriegsmaschine, autre projet du duo, l’album était attendu avec impatience – en effet, succéder à l’impeccable Exercices In Futility n’est pas une mince affaire…

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