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Chronique   

The Doomsday Kingdom – The Doomsday Kingdom


The Doomfather : voilà le pseudonyme que s’est choisi Leif Edling pour son grand retour avec un nouveau groupe, The Doomsday Kingdom, après un gros burn-out et des années de ralentissement forcé de son activité (qui n’a pas empêché cet hyperactif de plancher sur plusieurs projets). Et après tout, au-delà du bon mot, c’est plutôt justifié : bassiste, compositeur principal et membre fondateur de Candlemass, connu aussi pour d’autres projets tels que Krux et Avatarium, on imagine que sans lui ne se serait jamais développée cette facette épique, sentencieuse voire volontiers grandiloquente du doom metal, avec la postérité que l’on sait. C’est donc avec impatience et curiosité que les amateurs du genre guettaient l’évolution de ce nouveau projet dont un avant-goût avait été donné en fin d’année dernière avec l’EP Never Machine. Au programme : un « metal des catacombes » où l’on entend des échos des premiers Candlemass et une bonne dose de NWOBHM. Avec l’album éponyme The Doomsday Kingdom, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Edling enfonce le clou.

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Doctor Livingstone – Triumphus Haeretici


Un mélange entre hardcore, black metal, death metal, mathcore, etc. En bref, Doctor Livingstone est un groupe à la croisée des différents genres de metal extrême. Et avec le temps, celui-ci a su forger son propre style. Car tous ceux qui ont tendu l’oreille sur le précédent album Contemptus Saeculi sorti en 2014 se mettront d’accord sur un point : les Montpelliérains proposent indéniablement une musique atypique, qui pourrait se résumer en un bazar intense et déconcertant passant par des émotions multiples. Si cet album était déjà difficile d’accès, car en saisir son sens et sa direction était loin d’être une évidence, ce nouvel opus Triumphus Haeretici ne rendra pas la tâche plus aisée… Bien au contraire, tant il franchit un pas supplémentaire.

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Body Count – Bloodlust


On peut dire qu’en 2014, lorsque Body Count sort Manslaughter, on ne les a pas vus venir. Après deux périodes successives de près de dix ans d’absence discographique chacune et deux albums qui ne feront pas date, on avait presque oublié la bande à Ice-T et Ernie C. Et pourtant les voilà qui revenaient sans crier gare avec ni plus ni moins que leur meilleur album depuis le premier de 1992 et son controversé « Cop Killer », avec des « Talk Shit, Get Shot » et autre « Bitch In The Pit » à rendre fou. Alors maintenant que le combo est remis sur de bons rails, la pression est sur leurs épaules car il s’agit de ne pas gâcher ce nouvel élan, cette seconde jeunesse.

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Pallbearer – Heartless


Depuis leurs débuts en 2010, les Américains de Pallbearer avancent en funambule sur les cimes du doom metal avec une maestria vivifiante et presque insolente : en quelques années d’une carrière éclatante, ils sont parvenus à proposer un doom traditionnel très mélodique et référencé – on pense aux premiers Black Sabbath, à Warning ou à une version épurée de Candlemass –, et à développer dans le même temps un son unique et immédiatement reconnaissable, lumineux et mélancolique, caractérisé par un duo de guitares virtuoses et un chant clair élégiaque, susceptible de séduire autant les gardiens du temple du metal extrême que les amateurs de rock morose et sophistiqué. Après deux albums remarqués et un parcours sans faute, dire que le troisième effort du groupe, Heartless, est attendu est un euphémisme. Qu’on anticipe un nouveau chef d’œuvre ou leur premier faux pas : en sept titres ambitieux, riches et ne cédant jamais à la facilité, le quatuor risque bien une fois de plus de mettre tout le monde d’accord.

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Mastodon – Emperor Of Sand


Ah Mastodon… Tout le monde se souvient de la claque monumentale qu’était Crack The Skye (2009) (dont les prémices étaient déjà présentes dans Blood Mountain (2006)). Depuis, Mastodon a délaissé l’album concept pour se concentrer sur des albums plus traditionnels, collections de titres efficaces, certes fous, directs, sans pour autant atteindre les proportions épiques de Crack The Skye. De fait, lorsqu’on sait que Brendan O’Brien, le producteur de 2009 est de retour aux manettes pour Emperor Of Sand, l’excitation est difficile à contenir. En effet, le septième opus de Mastodon marque bel et bien le retour à l’album concept, du moins dans l’écriture. Emperor Of Sand raconte le voyage dans le désert d’un vagabond qui a reçu une sentence de mort, métaphore du cancer qui a touché des membres de la famille du groupe. Toutefois, Emperor Of Sand n’emprunte pas une direction musicale aussi radicale que Crack The Skye. Il est un compromis entre l’épique de ce dernier et l’efficacité d’un The Hunter (2011).

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KXM – Scatterbrain


Bizarrement, KXM ne fait pas autant de vagues qu’il le devrait. Il se fait même plutôt discret, y compris après l’excellente réception de son premier opus éponyme (2014). Pourtant le line-up a de quoi faire pâlir et présente sans doute l’une des conjugaisons de musiciens les plus intéressantes et polyvalentes parmi les « super-groupes » : le batteur Ray Luzier (Korn), le guitariste George Lynch (Lynch Mob) et le bassiste-chanteur Doug Pinnick (King’s X). KXM n’est ni un groupe de metal, ni un groupe de hard rock, ni un groupe de prog… C’est une bête hybride versée à l’art du refrain à l’américaine. Scatterbrain est un condensé de ce que le rock des années 90 a produit de mieux aux US et va même bien au-delà. Point barre.

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Me And That Man – Songs Of Love And Death


Avec The Satanist, album sombre, riche et foisonnant, Nergal, le leader charismatique de Behemoth, suggérait déjà que ses horizons musicaux s’étendaient bien au-delà du black/death dans lequel s’illustrent les Polonais depuis des années. Trois ans plus tard, il poursuit résolument dans cette direction avec Me And That Man, un side project à des années-lumière des guitares saturées et de la démesure du groupe qui l’a fait connaître : accompagné dans cette nouvelle aventure par John Porter, musicien anglo-polonais ayant déjà quelques décennies de rock traditionnel à son actif et avec qui il partage l’initiative du projet, il explore cette fois les terres arides du blues, de la folk, de la country et du rock’n’roll dans un album ténébreux et dépouillé, Songs Of Love & Death. Envisagé par le musicien comme une embardée revigorante dans des contrées qu’il n’avait pas encore explorées – chansons simplissimes, chant clair –, profitant de l’expérience de son acolyte dans ces domaines, on y entend aussi un hommage aux racines d’un large pan de la musique contemporaine et du metal même le plus extrême.

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Havok – Conformicide


Peut-on parler d’une renaissance du thrash ? Sans aller dans les extrêmes, le fait que les ténors de la scène que sont Metallica, Slayer, Anthrax, Testament, Megadeth et Overkill continuent de s’illustrer avec un certain succès et côtoient des groupes plus jeunes et non moins talentueux tel que Lost Society en dit long sur la santé de la scène. Le quatrième album d’Havok, successeur d’Unnatural Selection (2013) intitulé Conformicide ne viendra pas le démentir. Très simplement, Havok revient plus rapide, plus puissant, plus ouvert, plus inspiré.

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Overkill – The Grinding Wheel


Stakhanovistes. Voilà comment définir les pionniers d’Overkill, véritables bêtes de somme du thrash et ce depuis 1980. Moins médiatisés que les titans Metallica, Anthrax ou Slayer, le groupe originaire du New Jersey n’a cessé, en plus de trente ans depuis le premier opus Feel The Fire (1985), de délivrer une musique sans compromis. Leur dix-huitème album intitulé The Grinding Wheel ne fait pas exception. Overkill martèle sans jamais s’arrêter, jusqu’à l’épuisement. Évidemment, il ne surprendra personne. Il s’acharne simplement à affiner un savoir-faire.

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Lethe – The First Corpse On The Moon


Trois années après le premier fruit de l’union artistique entre Tor-Helge Skei (Manes, Manii) et Anna Murphy (Cellar Darling, ex-Eluveitie), Lethe poursuit sa route et présente son second album, The First Corpse On The Moon. Le premier, When Dreams Become Nightmares, était exposé comme une œuvre trip-hop/électronique réunissant les inspirations communes des deux artistes – même si celle-ci était d’avantage dans la continuité des travaux de Manes que les projets de la musicienne -, se revendiquant détachés des étiquettes, décrivant eux-mêmes leur musique par son aspect expérimental sans limites et aux frontières ouvertes. Pourtant, là où on aurait pu s’attendre à être surpris par la suite de l’aventure, on a tôt fait de retrouver ses marques et reconnaître une cohérence entre le premier et ce second opus qui s’inscrit dans un registre similaire, un cocktail avant-gardiste allant de la pop au metal. Mais bien plus encore…

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    Children Of Bodom @ Angoulême
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