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Chronique   

Satyricon – Deep Calleth Upon Deep


Quel artwork bien énigmatique ! En effet, s’il n’y avait pas la présence du logo du groupe, on n’aurait probablement pas deviné quelle formation se cachait derrière ce mystérieux dessin d’Edvard Munch qui suscite d’emblée des interrogations sur la nouvelle offrande de Satyricon. Ceux qui ne se sont pas arrêtés aux années 90 savent que les Norvégiens ne se sont pas contentés de rester strictement dans le black metal, ce genre qu’ils ont en partie aidé à bâtir parmi les pionniers de la scène. Satyricon se complaît à aller vers d’autres contrées – entendez par là les incartades vers l’indus ou le rock – quitte à se mettre à dos une partie de son public d’origine. Après un album éponyme qui exposait avec finesse un regard sur leur propre carrière, le duo semble s’offrir à nouveau le luxe de manier son art comme bon lui semble. Et Deep Calleth Upon Deep a de quoi surprendre…

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Belphegor – Totenritual


Une partie de la scène extrême actuelle cherche à se renouveler en faisant évoluer son style, que ce soit en variant les thématiques abordées (en allant vers le spirituel et la philosophie par exemple), ou en osant rechercher des expérimentations musicales farfelues parfois au grand désarroi des fans de la première heure… Mais face à cela, d’autres groupes campent sur leurs positions initiales. Et Belphegor fait partie de cette vieille école là. Les Autrichiens proposent depuis 1992 un black-death puant la perversion, le blasphème et le satanisme. La bande d’Helmuth n’est certainement pas prête à abandonner la provocation et la bestialité, à l’instar de ce onzième opus Totenritual. En principe le public sait donc à quoi s’attendre avec ce nouvel album : Belphegor n’est pas venu pour enfiler des perles, et le combo ne semble pas être décidé non plus à plaire aux plus puritains…

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Carpenter Brut – CARPENTERBRUTLIVE


Carpenter Brut ? Pourquoi parler d’électro ? Pourquoi choquer les trve metalleux ? Parce que ça amuse. C’est ce que fait aussi Carpenter Brut par ailleurs. Faire parler les gens ancrés dans les clivages. Carpenter Brut est polymorphe, qu’on l’intègre dans toutes les catégories musicales ou qu’il en soit exclu. Pour être franc, il s’en fiche. Initiative d’un seul homme producteur de metal accompagné en live par des musiciens bien connus dans la sphère justement, la notoriété de Carpenter Brut ne cesse de croître, que ce soit par la nécessité de sous-traiter la distribution de CD, par le biais de l’industrie vidéoludique (Furi, Hotline Miami…) ainsi que des prestations remarquées en festival ou en salles de concerts. Sorte de Justice aux amphétamines si on cherche les comparaisons futiles, Carpenter Brut a pour objectif de rendre un vibrant hommage à l’imaginaire des années 80, que ce soit en termes visuels via une esthétique exubérante ou sonore par l’usage d’effets et de tonalités qui caractérisent le mouvement synthwave. Après avoir sorti trois EP réunis sous l’opus Carpenter Brut : Trilogy, ce dernier nous fournit un échantillon de l’expérience réelle : Carpenter Brut Live. Le pied, tout simplement.

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The Ruins Of Beverast – Exuvia


« Exuvia est un récipient empli de bactéries létales constipées, chargées d’un fluide atone ; une substance colorée venimeuse ; un marais florissant. C’est une forteresse élevée contre le siège d’organismes sans âmes, et, ultimement, un appel aux forces purifiantes de la nature » : voilà les mots par lesquels a été précédée la sortie du cinquième album de The Ruins Of Beverast, choisis par Alexander Von Meilenwald (la tête pensante du groupe) lui-même. De quoi annoncer la couleur en des termes pour le moins fleuris, et rassurer les fans du groupe, qui y retrouvent les grandes lignes de son esthétique : style foisonnant, fascination pour la pourriture, et prédilection certaine pour les fluides corporels. En effet, en une quinzaine d’années d’exercice et une poignée d’albums remarqués, ce projet d’un seul homme a su imposer une vision singulière et s’attirer les faveurs d’amateurs de metal extrême de plus en plus nombreux. Ayant évolué jusqu’au point de convergence entre doom, death et black metal après des débuts plus franchement noirs, se situant désormais pas très loin de Bölzer voire de Triptykon, The Ruins Of Beverast est passé maître dans l’élaboration de gigantesques fresques angoissées résonnants de voix caverneuses et d’élucubrations méthaphysico-mystiques tourmentées. Après un Blood Vaults – The Blazing Gospel Of Heinrich Kramer narrant les affres spirituels d’Heinrich Institoris (auteur du tristement célèbre Marteau des sorcières) tenant du concept album, le groupe revient avec Exuvia à un propos plus libre et à une forme (encore) plus désarticulée.

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Nothing More – The Stories We Tell Ourselves


En France, Nothing More, groupe originaire du Texas, n’a pas encore la notoriété des grandes têtes d’affiche. Pourtant, la formation emmenée par le frontman Jonny Hawkins n’a cessé de croître depuis 2013 et la sortie de leur album sans titre. Nothing More est un groupe qui a longtemps cherché sa recette, à l’image de Jonny Hawkins justement, qui en plus d’être la voix du groupe se chargeait de composer la batterie (il était même batteur dans le groupe bien avant d’être chanteur). L’arrivée d’un batteur attitré, Ben Anderson, a changé la donne. Nothing More ne connaît plus d’hésitations quant à sa direction musicale et le rôle de ses membres. The Stories We Tell Ourselves, leur dernier opus, est avant tout l’album d’une formation au line-up solide en pleine ascension. Surtout Nothing More démontre une nouvelle fois que l’on peut viser le plus grand nombre sans devenir futile. Qu’il soit pop, rock ou metal, The Stories We Tell Ourselves a un atout de taille : il est extrêmement accrocheur.

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Prophets Of Rage – Prophets Of Rage


Beaucoup se rappellent encore de l’électrochoc qu’était le premier album de Rage Against The Machine en 1992. Que ce soit à travers le son, les paroles et le style précurseur, mélange audacieux de riffs hargneux et du rap de Zack De La Rocha, Rage Against The Machine a simplement composé l’un des albums essentiels de ces vingt-cinq dernières années. Outre la musique, il y avait une véritable volonté de diffuser un message et de réveiller les consciences, quitte à choquer à l’instar de l’artwork démontrant l’immolation de Thích Quảng Đức survenue le 11 juin 1963, protestation contre le traitement des bouddhistes par le gouvernement Diệm. Prophets Of Rage n’est pas d’une autre trempe. Les musiciens de Rage Against The Machine assistés de Chuck D de Public Enemy et B-Real de Cypress Hill ont toujours ce besoin d’agir. Prophets Of Rage est né d’un sentiment d’urgence ressenti pendant l’élection américaine. Arpentant les festivals, la formation est devenue un véritable phénomène live, comme si le public retrouvait une fougue et une ferveur qui semblait avoir disparu des planches. Après un premier EP intitulé The Party’s Over (2016), la sortie d’un premier album éponyme ne surprend personne. En revanche il compte bien bousculer tout le monde.

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Living Colour – Shade


Il est des groupes qui évoluent sans se soucier de leur notoriété, en dehors du rythme effréné de l’évolution de l’industrie musicale, avec pour seul objectif de respecter leur intégrité et leur art pour ainsi dire. Living Colour est de cette trempe. Officiant depuis 1984, le groupe de fusion littéralement adepte de tous les styles de musique est arrivé sur le devant de la scène en 1988 avec l’opus Vivid, co-produit par Mick Jagger. S’il a su faire parler de lui avec ses trois premiers albums, il faut reconnaître que les temps d’attente anormalement longs entre ses albums depuis Collideøscope (2003) tendent tout de même à jouer en défaveur du groupe. L’an dernier, l’EP Who Shot Ya, qui s’indignait contre la recrudescence de la violence par armes à feu aux États-Unis, montrait enfin des signes de vie. C’est donc assez logiquement que Living Colour arrive aujourd’hui avec un nouvel album, Shade, huit ans après The Chair In The Doorway (2009). Certes Les années défilent, Living Colour n’a pas altéré sa ligne de conduite pour autant. Puisant son inspiration dans ce que le groupe considère comme le genre maître, le blues, Shade a un cachet différent, presque envoûtant, de toutes les productions contemporaines.

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Arch Enemy – Will To Power


Arch Enemy est désormais l’un des noms les plus évocateurs de la scène metal contemporaine. Que ce soit par ses performances live (telle que le concert donné au Wacken 2016) ou sa discographie pléthorique, la formation suédoise emmenée par Michael Amott est désormais un standard. Les doutes quant au remplacement d’Angela Gossow par Alissa White-Gluz ont été balayés tant la nouvelle frontman a su s’imposer musicalement et scéniquement. Pour faire simple, la dynamique d’Arch Enemy est extrêmement positive. C’est sans véritables craintes que l’on attend patiemment Will To Power, le onzième album du groupe et le premier avec le guitariste Jeff Loomis en studio. Pourtant, même lorsque tout est au beau fixe, un ennemi subsiste…

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Paradise Lost – Medusa


La discographie de Paradise Lost est pharaonique. Depuis 1988, le groupe emmené par Nick Holmes et Greg Mackintosh a exploré bien des aspects de la musique metal jusqu’à devenir une référence pour nombre de groupes. Que ce soit en débutant dans une sphère death, en expérimentant des sonorités électro-pop obscures sur l’album Host (1999) ou flirtant avec l’industriel sur Symbols Of Life (2002), Paradise Lost fait fi des modes et des attentes de son public : il s’exprime spontanément, que cela l’amène à des évolutions stylistiques radicales ou non. Récemment, The Plague Within (2015) célébrait le retour au son de leurs débuts, sombre et massif. Medusa, le quinzième album des anglais, le premier avec leur nouveau batteur de 22 ans Waltteri Väyrynen, ne s’annonce pas moins violent ni plus lumineux…

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Septicflesh – Codex Omega


Même au point culminant de sa carrière, une formation durablement implantée dans sa scène si tant est qu’elle ait conservé une certaine aspiration artistique, a la même pression à chaque sortie d’album. Les grecs de SepticFlesh le savent et comme ils nous l’ont confié récemment : « C’est la première chose qui motive Septicflesh à créer quelque chose d’encore meilleur […]. Un album de Septicflesh est un défi. » Aujourd’hui dans le metal extrême dit « symphonique », on peut affirmer sans conteste que Septicflesh est devenu le nouveau maître du jeu. Depuis sa reformation en 2007, les trois albums qui se sont succédés, Communion (2008), The Great Mass (2011), et Titan (2014), se sont avérés mémorables et incontournables. Leur musique à la fois grandiose et subtile impressionne, indubitablement. Mais le groupe peut-il se surpasser à tous les coups ? Tel est l’enjeu de Codex Omega.

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    Five Finger Death Punch @ Hellfest
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