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Chronique   

Trepalium – From The Ground


Sans se mentir, le temps a paru long depuis le dernier EP de Trepalium, Voodoo Moonshine, ensuite renommé Damballa’s Voodoo Doll en raison d’un litige juridique. Depuis, le groupe s’est fait plus discret, jusqu’à la parution du deuxième opus de Step In Fluid justement intitulé Back In Business l’an dernier. Voodoo Moonshine avait brillé par son originalité, conjuguant l’essence death de Trepalium avec un trip vaudou et une pléthore de références au jazz swing et au boogie-woogie des années 1930. Trepalium réussissait à forger une identité sonore unique qui faisait tout simplement saliver. Six ans plus tard, From The Ground voit le jour et Trepalium n’est plus tout à fait le même. Le départ du chanteur Cédric « KK » Punda en 2017 a évidemment poussé le groupe à s’interroger sur son identité et son avenir. Est alors arrivé Renato Di Folco de Flayed. Juste ce qu’il faut pour que la magie reprenne et que le culte du groove perdure.

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Body Count – Carnivore


Body Count a bel et bien repris son rythme de croisière. Depuis 1997 et Violent Demise : The Last Days, le groupe prenait son temps entre chaque opus, ce jusqu’à l’arrivée fracassante de Manslaughter (2014) qui marquait le retour à l’excellence. Bloodlust (2017) avait entériné l’état de forme de Body Count : la bande à Ice-T et Ernie C ne comptait pas vivre de coups d’éclat éparpillés dans le temps. Carnivore respecte désormais la méthodologie mise en place depuis 2014 : Body Count veut tout simplement enfoncer le clou. Carnivore leur donne tous les outils nécessaires et répondra amplement à un désir profond de tout tabasser.

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Psychotic Waltz – The God-Shaped Void


Trop peu de gens se souviennent de A Social Grace (1990) et Into The Everflow (1992), les deux premiers efforts de Psychotic Waltz. Pourtant, les Californiens ont réalisé deux œuvres cultes de la scène du metal progressif. Il faut dire que la séparation de Psychotic Watlz en 1997, après seulement quatre albums, n’a sans doute pas aidé à entretenir la mémoire du groupe. Depuis 2010, le groupe s’est réuni pour quelques concerts, notamment aux côtés de Nevermore et Symphony X. Il a fallu attendre encore dix ans pour que le line-up original décide de retourner en studio et d’accoucher de The God-Shaped Void, vingt-quatre ans après Bleeding (1996). De quoi susciter l’émoi des fins connaisseurs de la scène. Pyschotic Waltz est bel et bien conscient des attentes : The God-Shaped Void est une sorte de remise en route réalisée avec soin.

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Regarde Les Hommes Tomber – Ascension


Après avoir sorti ses deux premiers albums presque coup sur coup – Regarde Les Hommes Tomber en 2013 et Exile en 2015 –, Regarde Les Hommes Tomber a pris son temps pour sortir son troisième opus, Ascension. Le quintet nantais a en effet profité de l’accueil enthousiaste d’Exile pour tourner intensivement, en France mais aussi en Europe, s’emparant à l’occasion de la scène de festivals prestigieux (Hellfest, Sylak). De quoi asseoir sa réputation au sein d’une scène post-black florissante, et souder ses rangs après un changement de chanteur durant la conception d’Exile. De quoi aussi décrocher un contrat avec Season Of Mist après avoir été les fers de lance des Acteurs de l’Ombre pendant cinq ans. Ascension s’annonce donc autant sous le signe de la rupture que de la continuité, comme le suggère le titre du premier morceau révélé au public, « A New Order ». Dernier élément d’une trilogie, c’est autant la fin d’un cycle qu’une promesse de renouveau…

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The Night Flight Orchestra – Aeromantic


Il est à peine dix heures du matin, vous ouvrez les yeux difficilement et déplorez déjà la mauvaise odeur de la chemise transpirante que vous n’avez pas enlevée avant de vous affaler lamentablement sur votre lit. Il faut dire que la nuit a été mouvementée malgré une solitude matinale qui pourrait faire penser le contraire. Vous y étiez préparé, le brushing tient toujours malgré l’épreuve de l’oreiller. Vous sentez à la fois le sconse et l’apprêté, et malgré l’état piteux de cette matinée à l’olfaction et l’hygiène douteuses, vous avez la tête remplie des souvenirs de votre épopée avec comme principaux protagonistes le sourire d’ange et la splendide permanente de votre compagne d’alors, une hôtesse de l’air radieuse. Un visage figé dans le temps, qui ne bouge qu’au ralenti et qui s’est accaparé votre nuit. Si tel est votre film matinal, alors la bande originale appartient certainement à The Night Flight Orchestra. Le groupe de classic-rock formé par Björn Strid et David Andersson de Soilwork est l’un des acteurs principaux du retour aux années 80 porté en grande partie par la synthwave. Aeromantic est leur cinquième opus, une sorte de soap opera, d’action romantique dans la lignée de Top Gun ou Flashdance avec pour credo « qui peut le plus, doit le plus ». En somme : vol long-courrier, femmes et romance à outrance.

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Intronaut – Fluid Existential Inversions


Il aura fallu cinq années pour Intronaut avant de revenir sur le devant de la scène. Comme de nombreux groupes, les Californiens ont cherché à éviter le burn-out, souvent la conséquence directe d’une vie d’enregistrements et de tournées fastidieuses que les conditions économiques imposent désormais aux musiciens de la scène. Intronaut avait prévu d’enregistrer un nouvel opus bien avant cette date, il a cependant profité d’un changement de label (en signant chez Metal Blade Records) pour prendre son temps. En outre, Danny Walker, batteur du groupe, a été écarté pour de multiples raisons dont la plus notable concerne les allégations de violence envers sa compagne. En somme, Intronaut se devait de se recentrer et de repartir de plus belle. C’est exactement l’état d’esprit du chanteur-guitariste Sacha Dunable aujourd’hui : Intronaut devait revenir en proposant une musique plus heavy, plus complexe, plus extrême sous tous ses aspects. Fluid Existential Inversions se doit de rendre les choses difficiles au premier abord et gratifier ensuite. De ce point de vue, Intronaut fait carton plein.

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Demons & Wizards – III


A l’aube de cette nouvelle décennie, le power metal est une scène qui se porte toujours relativement bien. Pour autant, beaucoup diront que son âge d’or se situerait entre le milieu des années 1990 et le début des années 2000, période pendant laquelle l’expression même du style a été popularisée et où les codes et thématiques se sont durablement installés. C’est d’ailleurs en 1997 que deux mastodontes de la scène décident de s’unir, Jon Schaffer d’Iced Earth et l’emblématique chanteur de Blind Guardian Hansi Kürsch, donnant naissance au projet, très attendu en son temps, Demons & Wizards. Après avoir délivré deux albums, le premier sans titre en 2000 et Touched By The Crimson King en 2005, le projet est depuis resté en sommeil pendant que les deux formations principales des protagonistes ont poursuivi leurs chemins respectifs. Le réveil de la bête s’est enfin concrétisé par une tournée en 2019, et se confirme quelques mois plus tard avec une troisième œuvre, sobrement intitulée III.

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Ihsahn – Telemark


Fort d’une carrière aussi prolifique qu’emblématique, Ihsahn entend aujourd’hui convoquer, après sept albums, un interlude dans sa discographie en proposant son premier EP. Premier acte d’un diptyque annoncé, Telemark – ainsi nommé en référence à la région natale de l’artiste – se présente en effet comme un temps d’hommage et de réflexion sur les racines, les origines et les accomplissements du musicien. Si, par exemple, l’ensemble des paroles de l’EP est ici intégralement en norvégien, bien loin d’être rétrograde ou musicalement réactionnaire, l’œuvre est plutôt pour son géniteur une occasion d’écarter entraves et contraintes artistiques, inévitablement imposées par un long format. Ihsahn espère de fait exprimer la part la plus vive et sombre de sa musique, tout en appelant une continuation qui sera, quant à elle, totalement tournée vers les expérimentations avant-gardistes et les complexes entrelacs progressifs.

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Karg – Traktat


Il existe des moments de vie qui brûlent comme des caveaux de pénombre, où le temps est comme un glaive brandi sur nos fronts alanguis. Les myriades obscures – agonie, tourment, haine – brillent comme des joyaux morts, et les sons se brisent aux portes des sens avec une fureur qui résonne en avenante mélancolie. Alors, les jours, ces jours comme des tombes ouvertes sur les âmes mortes, s’étiolent mollement avant que, sèchement, les fragments de musique n’explosent en feux de géhenne. La conflagration se propage d’émotion en émotion, balaye les sentiments fades et les intentions mielleuses jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un distillat épuré, une sève expurgée de tout ce qui n’est pas violemment vivant. Ainsi s’engendre toute la poétique de J.J., penseur ravagé de Karg. Car c’est précisément le propos de ce projet que de proposer une musique vivante, viscéralement ancrée dans ce que la vie a de plus sensible et éruptif, quand bien même il s’agirait d’une éruption de souffrance et de déperdition.

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Lost Society – No Absolution


Des jeunes, la tête sur les épaules. Lost Society sait parfaitement où il va et ce qu’il doit faire pour respecter son éthique de travail. La tournée de Braindead (2016) a duré plus de trois ans, preuve du succès conséquent de l’opus des Finlandais. Ces derniers laissaient entrevoir des possibles évolutions stylistiques, capables de se détacher d’un thrash crossover sans concession présent sur Fast Loud Death (2013) et Terror Hungry (2014). No Absolution prend alors l’allure d’un virage imposant, presque crucial. Le quatrième effort de Lost Society, premier sans son label Nuclear Blast, va sans doute scinder ses fidèles en deux camps : ceux qui regrettent l’intransigeance des premières compositions et ceux qui embrassent pleinement le nouveau songwriting du groupe. Lost Society fait face à l’éternel débat du « groupe vendu » car plus accessible. Il faut donner du temps à No Absolution avant de prendre parti.

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