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Chronique   

The Smashing Pumpkins – Shiny And Oh So Bright, Vol. 1 / LP: No Past. No Future. No Sun.


Pour certains, ce sera l’un des évènements les plus marquants de l’année musicale. Le nouvel opus des Smashing Pumpkins, Shiny And Oh So Bright, Vol. 1 / LP: No Past. No Future. No Sun. réalise le souhait de nombreux fans, à savoir la réunion de James Iha, Billy Corgan et Jimmy Chamberlin pour la première fois depuis 2000 et l’album Machina. Ne manque que la présence de la bassiste D’ arcy Wretsky pour obtenir l’intégralité du line-up classique. On pouvait évidemment le pressentir grâce à la tournée de réunion enclenchée cette année. The Smashing Pumpkins n’a d’ailleurs pas vraiment cherché à opérer dans le secret, Shiny And Oh So Bright, Vol. 1 / LP: No Past. No Future. No Sun. était peut-être inespéré pour certains mais sa sortie ne prend personne de court. Il ne surprend pas réellement non plus, The Smashing Pumpkins propose un voyage dans le temps en phase avec son line-up reconstitué.

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All That Remains – Victim Of The New Disease


Victim Of The New Disease est l’histoire d’un retour aux sources. All That Remains n’a eu besoin que d’une année après Madness (2017) pour livrer son neuvième album. Le groupe semble en avoir presque terminé avec les expérimentations sonores et la focalisation sur le chant que proposait Madness justement. Pour reprendre les dires de la formation, Victim Of The New Disease est né d’une volonté de « repartir à zéro ». En résulte l’album le plus heavy d’All That Remains depuis For We Are Many (2010). Le groupe originaire de Springfield prétend ainsi avoir retrouvé une certaine fougue, ce dont on se réjouit volontiers étant donné que Victim Of The New Disease sera le dernier témoin du talent du guitariste fondateur Oli Herbert disparu soudainement ce mois d’octobre.

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Mass Hysteria – Maniac


« Vingt ans que l’on se donne la fièvre, vingt ans que l’on se dit amant » chantait les furieux Mass Hysteria sur « Notre Complot » de Matière Noire. Après ce dernier album largement salué par le public, une exposition médiatique plus grande, et l’emblématique Contraddiction certifié disque d’or, nul doute maintenant que le combo est un fier représentant du patrimoine metal français – si ce n’est même du rock – et que cela est mérité. Pour les Mass, ce succès n’est clairement pas un prétexte pour s’assagir, ni pour camper sur ses acquis. En effet le nouveau disque Maniac risque d’étonner par ses inspirations extrêmes plus prononcées que jamais, comme une façon d’exprimer qu’ils n’ont rien perdu de leur niaque.

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Hank Von Hell – Egomania


2018 sera une année faste pour la Turbojugend. RockNRoll Machine a marqué le retour de Turbonegro en grande forme avec une musique extrêmement addictive. Cependant, c’est une chose peut-être plus inattendue qui vient couronner l’année. Hank Von Helvete est de retour à ses racines. L’ancien frontman de Turbonegro avait quitté la formation en 2010 après 21 ans de loyaux services, confronté à des problèmes de drogue. Sa carrière musicale ne s’était pas arrêtée pour autant, en témoigne I Declare Treason (2011), premier album de son projet Doctor Midnight & The Mercy Cult. Hank proposait toutefois une musique nettement plus sérieuse, plus sombre, quasi méconnaissable. Désormais, Hank revient sous le pseudonyme Hank Von Hell et retourne à ce qui a fait sa renommée légendaire : le rock’n’roll à l’état pur. Le premier album d’Hank Von Hell, Egomania, est purement et simplement l’histoire d’une renaissance.

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The Ocean – Phanerozoic I: Palaeozoic


Désormais, les approches conceptuelles de The Ocean, ou plutôt de The Ocean Collective, devraient être connues de tous ceux qui s’intéressent un tant soit peu au metal progressif. La formation s’inspire de thématiques anthropologiques, géologiques et biologiques (le guitariste compositeur Robin Staps a une thèse sur la gestion des récifs de corail au Belize sud) souvent les utilisant comme métaphores. Pelagial (2013) traitait de l’évolution des abysses sous-marins, pour en faire « un voyage depuis la surface jusqu’aux profondeurs de l’esprit humain ». Son successeur, Phanerozoic I: Palaeozoic, premier volume d’un double album dont le second volet verra le jour en 2020, traite de l’éon succédant au Précambrien et du cycle des extinctions. Phanerozoic I: Palaeozoic doit ses thématiques à la théorie de Nietzche selon laquelle tout doit se répéter un nombre infini de fois à travers l’espace et le temps (pour faire simple). De fait le dernier effort de The Ocean se veut grave, moins neutre (avec le réchauffement climatique en filigrane) et d’une certaine façon plus sombre.

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Hate Eternal – Upon Desolate Sands


Hate Eternal est l’un des grands défenseurs du death floridien, qui comprend des ténors tels que Death, Morbid Angel et Obituary. Hate Eternal a la particularité de pousser la technique propre au genre à son paroxysme et au bénéfice de la brutalité, et surtout de ne pas dévier ne serait-ce que d’un pas de sa formule originale. Hate Eternal est ce qu’on pourrait appeler un groupe de puristes, des musiciens intransigeants et amoureux d’un style singulier. Infernus (2015) l’illustrait parfaitement et leur dernier effort, Upon Desolate Sands, poursuit dans cette approche immuable de la musique.

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Haken – Vector


Dans le monde du metal progressif, il y a Dream Theater qui règne toujours en maître (quels que soient les débats qui persistent autour de ses derniers opus). Puis dernièrement, une poignée d’artistes se sont hissés au sommet de la scène, que ce soit en termes de technique époustouflante ou de qualité de songwriting et de prestations live. Sans conteste, on peut nommer parmi eux Leprous, Between The Buried And Me et, dans le cas présent, Haken. Le groupe majoritairement britannique est d’ailleurs celui qui témoigne peut-être le plus directement de l’influence de Dream Theater, ayant d’ailleurs tourné avec Mike Portnoy’s Shattered Fortress pour jouer les titres de la Twelve-Step Suite. Le groupe a déjà démontré sa polyvalence avec le mystique The Mountain (2013) et les sonorités rétro d’Affinity (2016). Une nouvelle fois, Vector, leur cinquième album, nous gratifie d’un son revisité, plus tranchant et agressif sans pour autant délaisser toute l’excentricité technique de la formation.

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Bloodbath – The Arrow Of Satan Is Drawn


Bloodbath est un groupe de death metal jeune dans l’histoire du genre mais déjà légendaire, difficile d’aller à l’encontre d’un constat qui se légitime par une discographie extrêmement qualitative. Lorsque les Suédois annoncent leur retour quatre ans après Grand Morbid Funeral (2014), le monde de la musique extrême l’attend avec une certaine impatience. La violence de la musique de Bloodbath n’est plus à présenter, Grand Morbid Funeral avait des arguments de poids dans le domaine. Oubliez-les. The Arrow Of Satan Is Drawn, cinquième album de la formation, est un concentré de haine et de désespoir qui ne trouve que très peu d’équivalents au sein de la scène contemporaine.

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Gorod – Aethra


D’une certaine façon, ce qui est arrivé à Gorod est injuste. Les Français avaient réalisé une prouesse avec A Maze Of Recycled Creeds qui entérinait leur statut de pilier de la scène extrême hexagonale. Une promo douteuse a, selon eux, plombé l’entrain du groupe qui n’a pas bénéficié de l’élan qu’aurait dû lui offrir ce cycle. L’EP thrash Kiss The Freak sorti l’an dernier avait permis aux bordelais de maintenir leur visibilité, recours très intelligent. Désormais Gorod entend bien faire ce qu’il faut pour qu’Aethra, son sixième opus, bénéficie de toute l’attention possible grâce au nouveau label Overpowered Records. Musicalement, cela se ressent par un sens de l’accroche aiguisé. Aethra a amplement de quoi convaincre tout le monde une bonne fois pour toutes.

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Warrel Dane – Shadow Work


Shadow Work était de toute façon voué à devenir un album singulier. Le second album solo de Warrel Dane sera malheureusement le dernier, l’ex-chanteur de Nevermore étant décédé le 13 décembre 2017 alors qu’il venait à peine de débuter ses enregistrements. Shadow Work est avant toute chose un album posthume, le dernier témoignage du talent musical d’un chanteur qui aura durablement marqué la scène metal. L’album a été enregistré au Brésil et mis à part un seul titre complété en studio, la voix du frontman est issue des démos et pré-productions enregistrées au préalable. Il a fallu l’impressionnant travail de la part du groupe qui l’entourait pour donner forme à Shadow Work et ses huit titres (onze étaient originalement prévus) et faire honneur à l’artiste. Shadow Work est en outre une fenêtre sur les véritables affects de l’artiste, évoquant la formule qui a fait sa renommée avec Nevermore.

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    The Night Flight Orchestra @ Lyon
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