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Chronique   

1349 – The Infernal Pathway


Aborder la question du renouvellement demeure, pour chaque nouvelle sortie, une gageure. Et cette dernière devient d’autant plus épicée lorsque le fondement d’un album s’oppose intrinsèquement ou, pour ainsi dire, viscéralement, à l’idée de transformation. Or, il est indubitable que 1349 n’eut jamais d’autre ambition que celle de proposer un black metal primitif, essentiel et élémentaire, c’est-à-dire un brasier ardent et rageur élevé sur tout ce qui caractérisa – et caractérise encore pour beaucoup – la scène norvégienne. Pour autant, l’histoire du groupe ne fut jamais linéaire et le groupe sut ainsi livrer, en 2014, l’opus Massive Cauldron Of Chaos, fière incarnation d’une pensée musicale qui se développait avec finesse, variation et nuance au cœur d’une géhenne de goudron incandescent. Une libation à bien des égards exemplaire et qui se voit enfin, après cinq années, gratifiée d’un successeur, The Infernal Pathway. Mais, entre héritage et actualisation, quelle peut être la place d’une telle œuvre ?

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Kadavar – For The Dead Travel Fast


L’heure est à un retour aux influences du fantastique, de l’horreur et de l’occulte des années 70 et du début des années 80. Si l’univers, comme la musique, de Ghost est l’exemple le plus frappant du succès de ce parti pris, d’autres groupes embrassent le concept de manière plus approfondie, à l’instar aujourd’hui de Kadavar. Le trio a connu un joli succès, compte tenu de leurs neuf années de carrière. Berlin (2015), puis Rough Times (2017) n’ont eu de cesse d’étoffer le public des Berlinois, permettant de constater l’excellente réception d’une musique définitivement ancrée dans l’âge d’or du rock n’roll. Kadavar cherche cependant à ne pas sombrer dans une routine de composition : le groupe a voyagé jusqu’en Transylvanie au château de Bran que l’on voit dans l’artwork, considéré comme le château de Dracula, afin de s’inspirer pour son nouvel opus For The Dead Travel Fast. Kadavar reste fidèle à sa philosophie, tout en changeant encore une fois de cadre, et s’attardant davantage sur l’imaginaire : le trio s’inspire du cinéma d’horreur italien, des histoires fantastiques, des récits gothiques et du folklore roumain.

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Insomnium – Heart Like A Grave


Cela fait depuis 1997 qu’Insomnium s’adonne toujours à la même chose : le death mélodique. Progressivement, les Finlandais sont devenus des figures de proue du genre, comptant pléthore de hits et propulsés sur le devant de la scène grâce à Shadows Of The Dying Sun (2014) et Winter’s Gate (2016). Aujourd’hui, Insomnium ne compte toujours pas altérer sa philosophie, y compris avec la mise en retrait du guitariste-chanteur clair-compositeur Ville Friman ne pouvant plus conjuguer son travail et les tournées – la solution adoptée : intégrer un troisième guitariste, une sorte de doublure, en la personne de Jani Liimatainen (ex-Sonata Arctica, The Dark Element) ayant déjà officié en live. Leur huitième album, Heart Like A Grave, est autant un hommage aux poèmes et aux contes nordiques qu’à la régularité du groupe. Insomnium délivre ce que son public attend : des mélodies épiques comme s’il en pleuvait.

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Trust – Fils De Lutte


Trust est indéboulonnable. Dans Le Même Sang marquait le retour de Trust après dix ans de mutisme (2018) alors que le groupe en était à un an d’une tournée initialement prévue pour seulement un mois et demi. Les gens voulaient voir et entendre Trust, qui a définitivement résisté à l’épreuve du temps. Juste récompense lorsqu’on reste fidèle à sa culture musicale. Le contexte politique et social actuel (les gilets jaunes pour ne citer qu’eux) peut évidemment fournir pléthore de thèmes à Trust, qui profite de l’élan de Dans Le Même Sang pour enchaîner sur son nouvel opus, Fils De Lutte. La méthode est la même, l’esprit de révolte persiste. Il prend néanmoins des formes moins frontales et juvéniles qu’à la grande époque.

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Borknagar – True North


Borknagar est l’un des groupes les plus atypiques de la scène norvégienne, parmi l’un des premiers à mélanger des éléments folks et progressifs au sein d’une identité black metal. Il est aussi l’un des plus résilients, palliant sans cesse des changements de line-up. Depuis Winter Thrice (2016), le chanteur Vintersong a quitté le groupe ainsi que le guitariste Jens F. Ryland et le batteur Baard Kolstad (Leprous). Borknagar a en partie remplacé ses membres par le batteur Bjørn Dugstad Rønnow et le nouveau guitariste Jostein Thomassen. Le groupe a dû se réorganiser, déportant sur le bassiste Simen « I.C.S. Vortex » Hestnæs et le clavieriste Lars A. Nedland le chant lead – qu’ils partageaient déjà auparavant avec Vintersorg, le premier héritant également les growls comme à l’époque des albums The Archaic Course (1998) et Quintessence (2000). Un grand chantier en somme, qui a amené à l’écriture du onzième opus True North. Ce grand remaniement n’a en rien altéré l’esthétique unique du groupe, pas plus que ses ambitions. Pour le guitariste-leader Øystein G. Brun, c’est simplement l’album le plus « grandiose » de Borknagar. Il faut lui accorder en partie raison : si True North ne propose pas de rupture avec la discographie passée du groupe – au contraire –, il bénéficie d’une grande variété et d’une dynamique hors du commun.

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Blackrain – Dying Breed


BlackRain se voit comme l’un des derniers survivants du revival glam/sleaze apparu il y a une dizaine d’années. D’une certaine façon, difficile de contredire les Français qui ont décidé d’honorer un genre qui semble aujourd’hui tomber en désuétude, en dépit (ou à cause ?) du retour en force des années 80 et des caricatures qui vont avec. BlackRain est quelque part un porteur de flambeau, déterminé à ne pas fléchir et à incarner tout un imaginaire. L’album Released (2016) avait amorcé des changements radicaux pour la formation, du management à l’apparence, en passant par le label. Dying Breed (titre on ne peut plus évocateur), sixième opus de BlackRain, correspond lui aussi à une volonté de remettre en question la pratique du groupe. BlackRain a cherché à revenir à ses origines et à ce qui l’a motivé à écrire de la musique, quitte à embrasser définitivement le statut de militant, défenseur d’un genre.

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Dragonforce – Extreme Power Metal


Le dragon n’est pas près de courber l’échine. Au contraire, il semble inépuisable et fort d’une résilience exceptionnelle. L’an dernier, le claviériste Vadim Pruzhanov avait quitté Dragonforce et, récemment, le bassiste Frédéric Leclercq a décidé de mettre un terme à son aventure avec l’un des cadors du power metal. Ces aléas n’ont pas freiné Dragonforce, prêt à aller encore plus loin que la tournée de Reaching Into Infinity (2017), et ce dès l’enregistrement du nouvel opus, en interagissant directement avec ses fans via un live stream. Extreme Power Metal est un titre d’album on ne peut plus évocateur : le dragon puise sa nouvelle énergie dans ses origines et cherche à réaffirmer son positionnement : aller plus vite et plus fort que tout le monde.

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Opeth – In Cauda Venenum


In Cauda Venenum fera, quoi qu’il arrive, date dans la carrière d’Opeth et se taillera une place de choix dans la discographie des Suédois. D’une certaine façon, le treizième opus d’Opeth ne pourra pas laisser indifférent, et si les fervents amateurs du groupe trouveront une multitude d’arguments pour défendre leur œuvre favorite, In Cauda Venenum paraît être l’œuvre la plus riche de Mikael Åkerfeldt. C’est aussi la première fois qu’Opeth choisit de s’exprimer dans sa langue natale (en prenant tout de même soin d’adjoindre à la version principale une seconde chantée en anglais), et chose rare, le groupe a pu écrire et arranger sans pression aucune. Mikael Åkerfeldt devait prendre une année sabbatique à la suite de Sorceress (2016) mais n’a pu s’empêcher de composer et de travailler sur de la nouvelle musique. In Cauda Venenum est l’album d’un groupe en pleine confiance qui, après trente ans de carrière, a pu écrire sans nécessité, par seul amour de la musique.

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Steel Panther – Heavy Metal Rules


En cette année 2019, Steel Panther nous offre une nouvelle petite piqûre de rappel libidino-clownesque, histoire de rappeler le postulat philosophique sous-tendant leur idiosyncrasie : le priapisme, c’est la vie ! Rigolo de prime abord, l’effet de surprise a cependant tendance à quelque peu s’émousser et risque de ne devenir avec le temps qu’une blague éculée ne faisant rire que les plus dissipés garnements de la classe. En l’occurrence, le quatuor nous revient avec un Heavy Metal Rules destiné à réamorcer la pompe à clichés et à clins d’œil paillards.

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KXM – Circle Of Dolls


KXM a depuis longtemps dépassé son statut de side-project. Le super-trio formé du guitariste George Lynch (Dokken, Lynch Mob), du batteur Ray Luzier (Korn) et de l’iconique bassiste-chanteur Dug Pinnick (King’s X) avait frappé fort avec Scatterbrain (2017) qui proposait le meilleur du rock US des années 90 et plus encore, profitant du jeu caractéristique de tous les musiciens. Sans surprise, le nouvel exercice de KXM, Circle Of Dolls, reprend les mêmes composantes et les applique avec la même conviction. Peut-être davantage d’ailleurs, car Circle Of Dolls paraît plus massif, plus dense et plus rentre-dedans que ses prédécesseurs.

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    Alice Cooper @ Paris
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