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Chronique   

Swallow The Sun – When A Shadow Is Forced Into The Light


Swallow The Sun nous avait laissés en 2015 avec un album ambitieux en trois actes, Songs From The North, qui révélait pratiquement une maîtrise théâtrale de la part des Finlandais. Un album qui fut par ailleurs très difficile pour le guitariste-compositeur Juha Raivio qui avait notamment perdu son père pendant son écriture. Depuis, le pire l’a frappé à nouveau : il a perdu sa compagne, Aleah Stanbridge, des suites d’un cancer. Ce dernier a affronté le deuil à sa façon, s’exprimant de manière spontanée et brute à travers Hallatar et l’opus No Stars Upon The Bridge (2017). Sans savoir ce qui attendait Swallow The Sun qui accueille désormais dans ses rangs le claviériste Jaani Peuhu et le guitariste Juho Räihä pour pallier les divers départs, force est de constater que l’épreuve du deuil motive toujours Juha à créer de la musique. L’EP Lumina Aurea, suivi de l’album When A Shadow Is Forced Into The Light, suit le même dessein cathartique qu’Hallatar. Il va même plus loin, il est le témoignage de quelqu’un qui a eu l’impression d’errer pendant plus de deux ans dans l’obscurité, et qui y réside encore en partie.

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Avantasia – Moonglow


Tobias Sammet aurait pu décider de rester écarté de la vie musicale plus longtemps. La tournée qui a suivi Ghostlights (2016) a permis une prise de conscience : le cerveau d’Avantasia avait l’impression de ne plus être maître de lui-même et du processus créatif. Après avoir décidé de prendre du repos (ce qui s’est traduit par la création d’un home-studio), l’inévitable s’est produit : Tobias Sammet s’est mis à accumuler des idées puis à écrire et composer, dénué de toute pression extérieure. Moonglow est un album qui a pris son temps parce qu’il pouvait se le permettre, seul Tobias Sammet pouvait décider de sa finalisation. En résulte un album où Avantasia assouvit toutes les envies de sa tête pensante. Libéré, Avantasia module sa recette, sans perdre en grandiloquence.

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Within Temptation – Resist


Le septième album de Within Temptation a bien failli ne jamais voir le jour. Des semaines de tournées éprouvantes pour le cycle de l’album Hydra (2014) et une déconnexion totale avec la vie sociale et familiale des musiciens ont pratiquement dégoûté les membres de Within Temptation d’officier à nouveau ensemble, en particulier la chanteuse Sharon Den Adel. Il a fallu deux années de pause et divers projets (à l’instar de l’album solo de Sharon, My Indigo (2018)) pour que l’envie revienne. Resist est le résultat de musiciens qui ont retrouvé leur énergie et sans doute du plaisir, sous certaines conditions. Ces dernières incluent d’ailleurs une révision de l’orientation musicale, plus en phase avec les inspirations actuelles de chacun des membres qu’avec la volonté de rester ancré dans un registre apparemment éreinté… Resist regarde vers l’avenir, musicalement comme thématiquement.

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Papa Roach – Who Do You Trust?


Le rythme de sorties de Papa Roach s’apparente à un cycle inexorable. Le groupe est l’un des plus productifs de la scène metal, tous genres confondus, avec pas moins de trois albums en moins de quatre ans pour le meilleur comme pour le pire. Le pire, il commençait à être effleuré avec F.E.A.R. (2015) qui démontrait le manque d’inspiration d’un groupe commençant à se parodier lui-même, sans avoir recours aux expérimentations (même douteuses) auxquelles il nous avait habitués. Crooked Teeth (2017) avait permis de retrouver un Jacoby Shaddix en forme, et surtout, un regain d’intérêt, même éphémère, pour les productions du groupe. Après vingt-cinq ans de carrière (une prouesse, quoi qu’on en dise), Papa Roach nous gratifie de Who Do You Trust?, leur dixième album. C’est à nouveau une histoire d’amour de jeunesse, sauf que les protagonistes semblent avoir enlevé les appareils dentaires, des crises acnéiques et des traumatismes adolescents.

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Kriegsmaschine – Apocalypticists


M. et Darkside avaient fait forte impression avec Exercises In Futility en 2015, qui, en plus de satisfaire les fans de Mgła, avait considérablement multiplié leur nombre. Alors quand il y a quelques mois des rumeurs concernant un nouvel album du combo polonais ont commencé à se faire entendre, elles se sont répandues comme une traînée de poudre. Hélas, pas de disque de Mgła à se mettre sous la dent en 2018, mais à la place, Apocalypticists, un nouvel album de Kriegsmaschine. Les rapports entre les deux groupes sont loin d’être anecdotiques puisqu’il s’agit de deux projets du même duo, à la croissance parallèle et à la gémellité évidente à l’écoute. Quand Mgła se distinguerait par son énergie directe et nihiliste, Kriegsmaschine proposerait une approche plus sombre et plus aventureuse. Pas question donc de parler de lot de consolation : Enemy Of Man de Kriegsmaschine, sorti en 2014, hante encore les esprits, Exercises In Futility n’ayant dissipé ni ses arpèges dissonants et ni ses rythmiques martiales. Fort de ces réussites, le tandem ne se repose pas sur ses lauriers pour autant : Apocalypticists est une machine de guerre unique en son genre…

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Rival Sons – Feral Roots


Le revival du rock des années 70 bat son plein, que ce soit avec Blues Pills ou l’émulation de Led Zeppelin plus récente qu’est Greta Van Fleet. Il y a une sorte de vénération pour une époque considérée comme l’âge d’or de la créativité du rock’n’roll, celle qui a vu s’illustrer Black Sabbath, Led Zeppelin justement, Deep Purple et consorts… Il semble d’ailleurs y avoir un besoin de se remémorer cette époque chez les auditeurs lorsqu’on constate la réussite fulgurante de ces jeunes formations, à l’instar de l’ascension de Greta Van Fleet. Parmi ceux-ci, il ne faut pas oublier que Rival Sons incarnait les prémices du mouvement. Il a fallu dix ans d’existence au groupe pour acquérir la notoriété qu’il a aujourd’hui, dix ans de travail acharné qui viennent contraster avec l’immédiateté du succès d’autres formations. Rival Sons a toujours eu des ambitions d’une certaine hauteur, celle de toucher du doigt le statut de Black Sabbath qu’il a accompagné sur sa dernière tournée. Feral Roots, le successeur de Hollow Bones (2016), marque la fin d’une époque et le début d’une nouvelle ère avec Atlantic Records. De quoi atteindre ses objectifs.

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Kadinja – Super 90′


Kadinja devrait être parvenu aux oreilles de la plupart des amateurs de musique technique teintée de djent aujourd’hui. Le groupe français avait reçu un accueil positif pour son premier album, Ascendancy (2017), ce qui lui a permis de tourner avec des pointures telles qu’Animals As Leaders, Adagio, Betraying The Martyrs, The Devin Townsend Project ou encore Klone. Il n’a pas fallu longtemps à la formation pour envisager son second album intitulé Super 90’. Kadinja entretient une nostalgie de cette décennie, que ce soit pour sa musique, ses films ou encore les jeux-vidéo. Surtout, le deuxième opus de Kadinja entérine ce qu’Ascendancy laissait envisager : il se taille une part de choix au côté des Periphery, Monuments et consorts.

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Evergrey – The Atlantic


Evergrey avait amorcé un cycle avec ses deux précédents albums, Hymns For The Broken (2014) et The Storm Within (2016). Si le premier avait été loué pour le regain de forme et d’inspiration dont le groupe faisait preuve avec les retours d’Henrik Danhage (guitare) et Jonas Ekdahl (batterie), le second avait reçu un accueil un peu plus mitigé, bien que le talent des musiciens restait une constance. Entre-temps, le frontman Tom S. Englund a rejoint Redemption et a livré une excellente prestation sur l’album Long Night’s Journey Into Day (2018). De quoi raviver les attentes quant au nouvel opus d’Evergrey, la troisième partie sur l’ « aventure de la vie » intitulée The Atlantic, analogie aisée entre les épreuves personnelles du chanteur, les changements opérés dans sa vie (Carina n’apparaît pas dans l’album pour une bonne raison…) et le voyage sur l’océan. Ce n’est pas forcément pour cette métaphore que l’on retiendra The Atlantic, mais bien pour un véritable regain de puissance.

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Oomph! – Ritual


Trop souvent, Oomph! est considéré à l’ombre de Rammstein qui a évidemment eu le plus de rayonnement sur la scène internationale, fait rare pour un groupe chantant en langue allemande. C’est oublier que sans Oomph!, Rammstein n’existerait pas, ce que ces derniers reconnaissent volontiers. Oomph! a fondé le genre Neue Deutsche Härte (considéré comme le “dance metal”, ce qui n’est qu’en partie pertinent) et s’est construit une solide réputation durant les années 90. Depuis, le groupe a emprunté des chemins différents, jusqu’à pratiquement se moquer de lui-même avec Des Wahnsinns Fette Beute (2012), pour aboutir à un son plus gothique avec le dernier album en date, XXV (2015). Oomph! n’a jamais cherché à obéir aux attentes du public aveuglément, pourtant leur nouvel opus, Ritual, devrait ravir les fans de la première heure. Le groupe a puisé dans ce qui faisait sa force dans les années 90, opérant un retour en arrière. En somme, Ritual est le résultat d’une formule bien connue : faire du neuf avec du vieux.

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A Pale Horse Named Death – When The World Becomes Undone


Presque six années se sont écoulées depuis le dernier effort studio d’A Pale Horse Named Death. Entre temps, la vie de son frontman Sal Abruscato a été mouvementée. Entre des problèmes personnels graves et un retour avec Life Of Agony qu’il a depuis quitté de manière abrupte et peu amicale, Sal a eu le temps et le matériel pour trouver l’inspiration. S’associant avec le bassiste Eric Morgan pour la composition et la production (exit Matt Brown avec qui les deux premiers albums avaient été conçus), et profitant de la première participation en studio du batteur de Type O Negative Johnny Kelly, Sal Abruscato a fait émerger une idée, celle de la phrase qui sert de titre à l’opus, qu’il avait déjà en tête quatre ans auparavant. When The World Becomes Undone est le troisième opus d’A Pale Horse Named Death, essentiellement marqué par le contraste.

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