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Chronique   

Raised Fist – Anthems


Raised Fist ne s’est pas manifesté depuis quatre ans et la sortie de l’album From The North (2015). Ce dernier démontrait la volonté des Suédois de proposer une musique aux multiples accroches avec un goût prononcé pour les mélodies, tournant véritablement entériné par Veil Of Ignorance (2009). Pour autant, la formation n’a jamais vraiment abandonné ses influences des premières heures en conservant des aspects de ses racines punk-hardcore. Quoi qu’il en soit, la réputation et le savoir-faire de Raised Fist en la matière faisaient office de garantie. Anthems, neuvième effort du groupe, poursuit son évolution et incarne l’enthousiasme dont il fait preuve aujourd’hui, appuyé par les dires du frontman Alexander « Alle » Hagman : « On avait l’impression d’avoir réalisé un chef-d’œuvre. » Sans aller jusqu’à l’emphase, Anthems a bénéficié d’une attention toute particulière, ce qui se ressent dans la production. De fait, Anthems a élevé le standard d’exigence autour de Raised Fist.

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White Ward – Love Exchange Failure


En provenance d’Odesa en Ukraine, l’animal hybride White Ward a émergé de la scène black metal en 2017 grâce à son premier opus Futility Report très remarqué par le public. Son mélange des genres et son inspiration jazz sur une base de post-black metal avait fait sensation dans ce microcosme en permanente évolution. Ce premier opus fut aussi l’occasion de présenter son identité, musicale et conceptuelle, avec un décor urbain déprimant où les tourments individuels se projettent à plus grande échelle. Là où la scène ukrainienne nous avait habitués à de longues contemplations de la mère nature sous toutes ses formes, la photographie choisie par ce collectif mystérieux qui illustre leur deuxième méfait, Love Exchange Failure, annonce à elle seule une nouvelle balade nocturne dans une ville intensément froide.

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Schammasch – Hearts Of No Light


« L’art est là pour élargir les horizons, ouvrir à de nouvelles perspectives. S’il ne remplit pas ce rôle, que pourrait-il faire ? C’est son vrai but et aussi celui d’exprimer la beauté de la vie et de la mort, d’être un reflet de l’existence. » Chris S.R. nous exposait ainsi sa noble vision de l’art qui est incarnée à tous les niveaux dans son projet Schammasch. Après avoir démarré une série d’EP conceptuelle, le groupe est revenu en studio pour nous proposer son quatrième album et le premier d’un nouveau diptyque. Ambitieux, avant-gardiste, intellectuel ou profondément spirituel… Que peut-on attendre du successeur du très acclamé mais surtout massif Triangle ? Une chose est sûre, Schammasch n’a certainement pas décidé de se conformer à ce qu’on peut attendre de lui avec Hearts Of No Light qui, thématiquement, se montre bien plus pessimiste que son prédécesseur, plongeant l’auditeur dans les flammes d’une apocalypse annoncée. Musicalement, Schammasch ne respecte que ce qu’il considère comme sacré, à savoir sa vision de l’art.

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Lofofora – Vanités


Lofofora fête sa trentaine et ne paraît pas lever le pied le moins du monde. Il démontre d’ailleurs une assurance rare, comme en témoigne le pari acoustique réussi de Simple Appareil (2018) et les prestations live de qualité, à l’image de celle donnée à l’édition 2019 du Hellfest. Évidemment, après trente années de service, il est inutile d’essayer de défendre la réputation de Lofofora, l’un des groupes les plus importants de la scène metal française. Vanités est le dixième album de la formation, qui n’a rien perdu de sa verve et qui paraît même avoir renoué avec une ancienne énergie : Vanités présente un Lofofora affûté et hargneux, avec toujours la même volonté d’en découdre sans s’illustrer dans le décérébré.

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Nile – Vile Nilotic Rites


Karl Sanders, qui a l’habitude de composer l’essentiel des morceaux de Nile depuis Amongst The Catacombs Of Nephren-Ka (1998), considère que rester ancré dans le passé revient à signer son arrêt de mort et privilégie une vision darwiniste de son groupe : « Seuls les plus forts évoluent et survivent. » Il fait évidemment référence aux derniers changements de line-up, Dallas Toler-Wade en particulier étant parti après avoir officié vingt ans dans le groupe. La mutation de Nile implique donc l’arrivée de deux nouveaux membres depuis 2015 : le bassiste-chanteur Brad Parris et le guitariste-chanteur Brian Kingsland intégré deux ans plus tard. L’évolution s’incarne aussi dans le processus de composition : Vile Nilotic Rites, dixième opus des Américains, est le résultat d’un véritable effort collectif où tous les membres se sont impliqués dans l’écriture, rappelant à Karl Sanders le mode de conception du tout premier album du combo. Ceci n’a fait que souligner les qualités premières de Nile : une technicité extrême au service d’une déflagration permanente.

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Misþyrming – Algleymi


Ces dernières années, le vent de nouveauté qui balaie la scène black metal internationale semble toujours venir d’une même direction : l’Islande. En effet, en plus des paysages accidentés, l’île semble accumuler les groupes de black : à mi-chemin entre la Norvège, terre historique du genre et des tenants de sa tradition, et les États-Unis, où il connaît développements atmosphériques et hybridations multiples, la scène islandaise s’est fait remarquer pour sa créativité bouillonnante et son style à la fois authentique et rafraîchissant. Après des débuts remarqués donc, l’enjeu est de montrer qu’il s’agit de plus qu’un simple effet de mode : ainsi, ces derniers mois, Carpe Noctem, Sinmara, et les pionniers de Svartidauði ont sorti des albums qui prouvent qu’ils sont bien partis pour rester. C’est désormais au tour de Misþyrming, l’un des combos les plus prometteurs de cette scène islandaise, à qui on doit l’imprononçable mais remarquable Söngvar elds og óreiðu sorti en 2015, de passer le cap du second album avec Algleymi. Le disque, initialement prévu pour 2017 – certains morceaux existaient déjà en 2016 mais la première mouture de l’album a dû être réenregistrée pour des questions techniques –, sort chez Norma Evangelium Diaboli orné d’un artwork signé Manuel Tinnemans, une consécration en soi. Dire que les Islandais sont attendus au tournant est un euphémisme…

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Blind Guardian Twilight Orchestra – Legacy Of The Dark Lands


Plus de vingt ans ont été nécessaires pour que Blind Guardian réalise le projet le plus ambitieux de sa carrière. Présenté comme un side-project, Blind Guardian Twilight Orchestra est la concrétisation d’un fantasme, d’une folie qui s’est peu à peu muée en véritable envie dès l’écriture de Nightfall On Middle-Earth en 1998. La figure de proue du power metal envisageait déjà d’assembler une œuvre épique et intégralement orchestrale. L’emploi du temps et les albums de Blind Guardian ont évidemment freiné la progression de Twilight Orchestra, sans compter la charge financière que représente l’emploi d’un orchestre. Désormais, Legacy Of The Dark Lands, suite du bestseller Die Dunklen Lande (The Dark Lands) de Markus Heitz, incarne l’effort le plus gargantuesque du guitariste André Olbrich et du chanteur Hansi Kürsch. Legacy Of The Dark Lands en devient synonyme de mégalomanie.

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Mayhem – Daemon


Près de trente ans après ses débuts, le black metal « de la deuxième vague » a encore de beaux restes : après Darkthrone qui, il y a quelques mois, sortait son dix-huitième (!) album, Old Star, c’est au tour de Mayhem de sortir un nouveau disque. On ne présente plus le légendaire combo norvégien qui s’est fait connaître tant par ses titres iconiques (« Freezing Moon » ou « Pure Fucking Armeggedon ») que par ses frasques (incendies d’églises, têtes de porcs, suicide, meurtre ; de quoi inspirer un best-seller puis un film, Lord of Chaos, sorti en début d’année). Plus de vingt-cinq ans, plusieurs changements de line-up et diverses expérimentations artistiques plus tard, Mayhem s’est assagi mais sa créativité est intacte. Après Ordo Ad Chao et Esoteric Warfare, deux albums complexes pour ne pas dire alambiqués (dans la forme pour le premier, dans le fond pour le second), Daemon, son sixième album, sonne comme un retour aux sources. Il est tentant de faire un parallèle avec Darkthrone à nouveau : tout comme Old Star semble puiser dans les premiers Celtic Frost, Daemon semble renouer avec le fameux De Mysteriis Dom Sathanas que le combo a d’ailleurs joué dans son intégralité en live pendant une récente tournée. Après plus de trois décennies d’existence, les Norvégiens céderaient-ils aux sirènes de la nostalgie ?

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Leprous – Pitfalls


Leprous en est aujourd’hui à un point crucial de sa carrière. Malina (2017) avait amorcé quelques mutations stylistiques, notamment le rejet du chant hurlé et l’ADN metal de Leprous qui tendait à s’estomper, quitte à s’aliéner une partie du public. Leprous est resté fidèle à son credo artistique et ne compte pas regarder en arrière, Pitfalls entérine l’évolution du groupe, désormais bien éloigné d’un Bilateral (2011) ou d’un The Congregation (2015). Même Malina semble faire partie d’une époque révolue sur de nombreux aspects. Si les signes avant-coureurs étaient effectivement là, le frontman Einar Solberg a en partie raison lorsqu’il évoque Pitfalls comme l’album « que personne n’attendrait de Leprous ». Pour les Norvégiens, leur sixième opus est un véritable acte de foi envers son public.

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Airbourne – Boneshaker


On ne présente plus Airbourne, l’un des arguments de poids pour affirmer que le rock’n’roll est très loin d’avoir rendu les armes. Digne héritier d’AC/DC, les Australiens ont réussi à dépasser le statut initial de « copie » de la bande à Angus pour se forger une carrière internationale et devenir l’une des têtes d’affiche les plus galvanisantes des festivals. Le tout avec une philosophie très simple : ne jamais compromettre son orientation musicale. Si les œuvres d’Airbourne ne cherchent pas particulièrement à se distinguer les unes des autres, Boneshaker parvient à émerger comme l’album sans doute le plus fidèle à sa vision. Le quatuor, qui a pallié le départ du guitariste David Roads par Harri Harrison en 2017, est une anomalie temporelle : un groupe des années 70 propulsé à notre époque avec la ferme intention de ne pas se plier à cette dernière.

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