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Chronique   

Svart Crown – Wolves Among The Ashes


Svart Crown prouve qu’il ne faut pas se fier aux apparences. Si la machine semble fonctionner normalement, avec une ascension fulgurante ces dernières années, un rythme régulier de sorties d’albums, et des tournées de plus en plus importantes, les changements de line up avec des départs et des retours montrent que les choses ne sont pas si simples. « C’est la vie d’un groupe. Des choses se passent, des connexions se font, se défont », , nous confiait récemment le leader JB Le Bail, qui continue de faire grandir sa bête malgré les remous. Mais puisque nous évoquions l’apparence, c’est évidemment l’aspect musical qui nous intéresse ici. Et l’étiquette black/death que l’on a tendance à coller sur le groupe est bien trompeuse, puisque Svart Crown n’est ni complètement black, ni complètement death, et dire qu’il est simplement les deux à la fois est encore trop réducteur. Preuve en est avec ce Wolves Among The Ashes, peut-être annonciateur de la fin du monde mais en aucun cas de la fin du groupe.

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7 Weeks – Sisyphus


Oui, 7 Weeks aurait pu légitimement tout arrêter. Les Limousins, las des galères inhérentes à la vie de groupe sur la route (problèmes de label, line up instable), se sont interrogés à la fin de l’ère A Farewell To Dawn (2016) sur le bien-fondé de persister dans un mode de vie qui nécessite une véritable dévotion à la musique. Le noyau du groupe, le chanteur Julien Bernard et le batteur Jérémy Cantin-Gaucher, a tranché : 7 Weeks est un groupe résilient, inspiré par la difficulté. Le groupe s’est trouvé un nouveau line up avec l’arrivée d’un claviériste-guitariste en la personne de PH Marin et d’un autre guitariste, Fred Mariolle. Sisyphus est un titre à-propos, évidemment inspiré de la mythologie grecque et de l’interprétation d’Albert Camus : quoi qu’il arrive, la tâche continue et doit continuer. 7 Weeks a mis un terme à un cycle avec A Farewell To Dawn. Sisyphus se charge d’amorcer un nouvel élan, avec son lot d’ajustements et de renouvellements. Une chose est certaine : 7 Weeks a eu le nez creux de survivre.

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Sepultura – Quadra


Sepultura est à l’aube d’un nouveau cycle. La tournée de l’ambitieux Machine Messiah (2017) a poussé les musiciens dans leurs retranchements, ayant pour résultat l’ouverture d’un nouvel éventail de possibilités. Sepultura le dit lui-même sans complexe : il est un bien meilleur groupe aujourd’hui. L’arrivée d’Eloy Casagrande derrière les fûts en 2011 a insufflé une « seconde jeunesse » au panel rythmique de la formation, sa véritable colonne vertébrale. Quadra, œuvre inspirée par le mystique Quadrivium de John North (arithmétique, géométrie, musique et astronomie) et l’extension du concept à travers les notions de dieu, de création, de mort, d’éthique et des règles qui encadrent nos vies, entérine cette nouvelle dynamique. Quadra est à la fois un album-synthèse avec ses quatre parties empruntant chacune des caractéristiques singulières de Sepultura et est effectivement une cure de rajeunissement : le groupe utilise de vieux codes sans paraître décrépit. Et pour cause : Sepultura n’est pas là pour ressasser de vieilles gloires, mais bien pour en créer de nouvelles.

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Caspian – On Circles


Caspian devait prendre du temps. Suffisamment pour ne pas sombrer dans une routine « composition-tournée » qui briderait sa créativité. Le cycle Dust And Disquiet (2015) a poussé le groupe dans ses derniers retranchements : en réalité Caspian ne s’est pas arrêté en douze ans. Si la musique du groupe se nourrit des expériences de vie de musiciens, il fallait tout simplement leur permettre d’en avoir de nouvelles. On Circles, cinquième opus du groupe et premier avec le nouveau batteur Justin Forrest remplaçant Joe Vickers, ne veut pas signifier le « renouveau » de Caspian mais plutôt le fruit d’une réflexion musicale et philosophique. Pour reprendre les dires du groupe, On Circles n’est pas une révélation thaumaturgique, la fin d’une période d’épuisement qui laisse place à un retour en grâce. Il est un constat parfaitement neutre sur la nature cyclique des choses, que ce soit dans la carrière musicale ou, plus largement, la vie, et son acceptation.

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Marko Hietala – Pyre Of The Black Heart


Difficile d’imaginer la scène metal contemporaine sans inclure l’une de ses figures les plus prolifiques en la personne de Marko Tapani Hietala. Le célèbre bassiste-chanteur n’est autre que la deuxième tête pensante de Nightwish avec Tuomas Holopainen, ainsi que le principal compositeur du groupe Tarot. Étant donné la notoriété conséquente de Nightwish et le rythme de vie effréné qui en découle, il a fallu attendre l’année sabbatique 2017, après la fin de la tournée Endless Forms Most Beautiful du mastodonte finlandais, pour que Marko Hietala s’attelle à son premier projet solo. En réalité, nombre d’idées existaient déjà dans l’esprit du musicien depuis les années 80, tout n’était qu’une question d’emploi du temps. Le succès de Nightwish lui laisse en outre une liberté créatrice, Marko étant totalement affranchi des contraintes commerciales. Originellement paru en mai dernier en Finlande et en finnois, sous le titre Mustan Sydämen Rovio, Pyre Of The Black Heart – rechanté en anglais pour sa sortie internationale – prend l’aspect d’un terrain de jeu où Marko Hietala peut se laisser aller à tout instant.

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Annihilator – Ballistic, Sadistic


Annihilator n’a plus besoin d’être présenté étant donné la longévité et la réputation du groupe canadien. La formation a effectué ses premiers faits d’armes à la fin de l’année 1984 et n’a cessé de marquer son empreinte au sein de la scène thrash depuis. Porté par l’homme à tout faire Jeff Waters depuis le début, Annihilator s’est montré extrêmement prolifique et en arrive aujourd’hui à son dix-septième opus intitulé Ballistic, Sadistic. L’occasion de revoir ses ambitions à la hausse : pour Jeff Waters, Ballistic, Sadistic est tout le simplement sa meilleure œuvre depuis Schizo Deluxe en 2005. Un album qui puise son inspiration dans les premiers efforts cultes d’Annihilator que sont Alice In Hell (1989), Never, Neverland (1990) et Set The World On Fire (1993). De quoi ravir les fans de la première heure. Quel que soit le résultat, Ballistic, Sadistic est avant tout le produit d’un enthousiasme renouvelé.

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Thy Catafalque – Naiv


Le sentiment est double quand un adepte de Thy Catafalque se lance à l’écoute d’un nouvel album. Le premier serait lié à une certaine sécurité : le groupe est une valeur sûre, tant on retrouve la patte du géniteur Tamas Katai à chaque nouvelle œuvre. Le second serait plus proche de la curiosité : on ne sait jamais réellement où celui-ci va nous entraîner avec sa musique avant-gardiste. Sa liberté musicale est démontrée depuis bien longtemps. Il est désormais admis que celui qui a démarré dans le black metal ne se limite plus à un registre musical, s’aventurant même bien au-delà du metal. Le travail de Thy Catafalque est d’assembler les pièces de manière quasi académique pour former de véritables paysages sonores. Il est vrai que le massif Meta et le plus condensé Geometria avaient chacun franchi un pas en matière d’élargissement des horizons. Le nouvel opus Naiv, tirant son nom de l’art naïf, assume d’emblée sa direction expérimentale et sa volonté d’aller hors des frontières.

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Kirk Windstein – Dream In Motion


Depuis son départ de Down en 2013, Kirk Windstein a rénové son projet phare Crowbar, proposant depuis trois opus constants, fidèles à sa philosophie musicale. Inéluctablement, les envies de réaliser un projet solo se sont manifestées il y a deux ans déjà et prennent désormais forme avec Dream In Motion, premier effort entièrement personnel du frontman. Ce dernier voulait éviter le cliché de réaliser un album acoustique, tout en démontrant une autre facette de son jeu et de sa sensibilité. Dream In Motion se détache effectivement de la veine heavy de Crowbar en privilégiant des atmosphères plus franchement mélancoliques, évidemment sans renier les racines de La Nouvelle-Orléans indissociables du jeu de Windstein. Dream In Motion est prêt à affronter les réactions les plus conservatrices : il se présente comme une nécessité par son créateur.

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Blut Aus Nord – Hallucinogen


On ne sait pas grand-chose de Blut Aus Nord. Basé en Normandie, mené par un Vindsval d’une impeccable discrétion, le groupe a choisi dès ses débuts – il y a vingt-cinq ans déjà – de s’effacer derrière son œuvre. Et quelle œuvre : treize albums dont deux trilogies et une flopée de splits et d’EP qui ont tracé en plus de deux décennies une esthétique unique et foisonnante, faisant de Blut Aus Nord un fleuron d’une scène black française qui se distingue par le caractère hétéroclite et singulier de ses productions. Si Vindsval ne se répète jamais, on distingue malgré tout deux axes majeurs dans son abondante discographie : une veine atmosphérique, épique, nostalgique et (donc ?) « traditionnelle » – celle de la trilogie Memoria Vetusta –, et une veine industrielle, anguleuse, sombre et plus moderne, qu’on retrouve dans la trilogie 777. Au tout début de 2019, avec son projet Yerûšelem, Vindsval et son acolyte de Blut Aus Nord W.D.Feld approfondissaient la voie industrielle avec un The Sublime qui allait chercher du côté de l’indus à la Coil, de la coldwave et même du trip hop. Est-ce qu’il faut donc s’attendre, avec Hallucinogen, à une nouvelle exploration des débuts du black mélodique et des mondes pré-chrétiens ? Pas tout à fait, comme on peut s’en rendre compte dès la première écoute : là où l’inquiétant Deus Salutis Meæ pouvait sonner comme une nouvelle variation sur un même thème, Hallucinogen, bien qu’immédiatement reconnaissable, explore de nouvelles contrées.

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Sons Of Apollo – MMXX


Sons Of Apollo est définitivement l’œuvre de stakhanovistes de la musique avant d’être un super-groupe. L’énième projet de Mike Portnoy a, en l’espace de deux ans seulement, réalisé un premier album, Psychotic Symphony (2017) et un album live Live With The Plovdiv Psychotic Symphony (2019). 2020 voit la sortie du deuxième opus de la formation, sobrement intitulé MMXX, de quoi célébrer en grande pompe l’avènement de la deuxième décennie du millénaire. Tous les poncifs sont alors de mise dont le plus évident est « Sons Of Apollo revient encore plus fort ». C’est tout bêtement la volonté du groupe et ses propres dires, soit reprendre exactement les mêmes ingrédients du premier effort en profitant d’une alchimie accrue entre les membres.

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