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Chronique   

Alunah – Strange Machine


Arrivé tout droit de Birmingham – chaudron bouillonnant ayant vu naître Black Sabbath –, Alunah n’hésite plus à se présenter en héritier de ce lieu. La priorité, en ces temps difficiles, reste néanmoins de survivre. La partie n’était pas gagnée d’avance : la formation a dû, rappelons-le, essuyer un changement de chanteuse. Siân Greenaway, qui a succédé en 2017 à Sophie Day, a accompagné une transition nette. Violet Hour, premier album complet avec cette nouvelle voix, tirait vers l’ésotérisme pur, quitte à occulter un peu le paganisme. « Occulter »… Un terme trompeur, car parmi les images qui transparaissent dans Strange Machine, celles lumineuses et colorées ne sont pas en reste ; une lumière qui accompagne Alunah dans une quête vers sa libération.

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James Labrie – Beautiful Shade Of Grey


Pour le leader de Dream Theater, l’expérience solo constitue depuis plusieurs années un moyen de s’ouvrir à d’autres collaborations pour quitter le domaine stylistique et les schémas habituels de son groupe. Si ses deux premiers albums sous le nom de Mullmuzzler évoluaient encore dans un registre progressif proche de Dream Theater, bien que plus rock que metal, le droit obtenu en 2005 de publier ses albums solos sous son propre nom semble avoir sonné pour James Labrie comme une autorisation à s’évader pleinement sur le plan musical. Ainsi Elements Of Persuasion, sorti en 2005, l’a vu se réorienter de façon inattendue vers un son beaucoup plus lourd, agressif et moderne, puis les deux albums suivants s’aventurer carrément dans le death metal mélodique (avec l’appui des growls du batteur Peter Wildoer). Les revirements sont donc prévisibles lorsque s’annonce un nouvel opus de James Labrie, mais ils parviennent encore à surprendre, pour le meilleur ou pour le pire. Loin d’enfoncer le clou d’un metal plus tranchant, Beautiful Shade Of Grey nous projette à l’autre extrémité du spectre musical, dans une pop acoustique extrêmement légère et simple d’accès.

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Def Leppard – Diamond Star Halos


Lorsque Def Leppard a annoncé travailler sur de nouvelles compositions, ce sont sept années d’attente qui se sont pratiquement désintégrées. Lors de la sortie de The Collection: Volume Three, l’audience de Def Leppard pouvait se montrer optimiste : le frontman Joe Elliott évoquait ces « échanges de fichiers » entre les musiciens et admettait qu’une nouvelle réalisation studio allait voir le jour. Diamond Star Halos nous parvient donc après le Def Leppard de 2015. Un titre d’album qui provient du tube « Bang A Gong (Get It On) » de T. Rex. Le groupe revendique justement rendre hommage à ses influences rock des premières heures, à l’instar – outre la bande à Marc Bolan – de David Bowie ou Mott The Hoople. Diamond Star Halos entend présenter l’étendue de la palette de la formation et le mérite de développer honnêtement et fidèlement la musique de Def Leppard. De quoi rappeler la grande époque à défaut de la faire oublier.

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Hardcore Superstar – Abrakadabra


Hardcore Superstar a voulu remonter le temps. Pas nécessairement pour revenir à l’époque de ses idoles, non. Simplement à l’époque de son black album (2005), encore aujourd’hui considéré comme l’un des opus préférés de ses fidèles. L’artwork d’Abrakadabra, son nouveau méfait, en reprend d’ailleurs les codes, avec cette main, cette fois monstrueuse, qui vient saisir l’étoile du logo du groupe. L’objectif d’Hardcore Superstar est simple : proposer une dizaine de titres rock les plus naturels possible en respectant l’instinct des premiers moments de l’écriture. Abrakadabra veut restituer la magie du rock dans son plus simple appareil, un point sur lequel il est difficile de le prendre en défaut.

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Septicflesh – Modern Primitive


Septicflesh s’est incontestablement imposé comme la référence en matière de death grandiloquent. Le groupe est passé maître dans l’art de conjuguer un riffing massif et « grand public » avec des orchestrations classiques que les productions cinématographiques les plus exubérantes ne renieraient pas. Codex Omega (2017) avait entériné le succès de cette formule, qui trouve son expression la plus vibrante à travers le live Infernus Sinfonica MMXIX (2020). Septicflesh fait de chaque chanson une sorte de récit homérique, quitte à abandonner pour toujours la moindre idée de sobriété. Modern Primitive, le onzième effort de la formation et le premier chez Nuclear Blast, ne change pas la donne. Il est un prolongement de Codex Omega et se permet en outre d’accentuer ses aspects les plus faciles à appréhender. Septicflesh peut désormais l’affirmer : il s’épanouit désormais dans le grand spectacle.

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Static Abyss – Labyrinth Of Veins


Nom majeur dans l’histoire du death metal, celui de Chris Reifert est associé à Autopsy, son groupe principal, mais aussi à une multitude de projets annexes. Le musicien américain en ajoute un nouveau en formant Static Abyss avec Greg Wilkinson, également impliqué dans une multitude de projets et ingénieur du son propriétaire du studio Earhammer à Oakland où il a enregistré quantité de disques de metal extrême, de hardcore et de punk depuis presque vingt ans, dont l’EP Puncturing The Grotesque sorti par Autopsy en 2017. Labyrinth Of Veins est le fruit direct de la pandémie et de l’invitation qui avait été faite à Greg Wilkinson, qui ne pouvait plus utiliser son studio dans les conditions habituelles à cause du Covid-19, d’investir les vastes espaces du Great American Music Hall, salle de concert de San Francisco qui ne pouvait quant à elle plus accueillir son public habituel. Greg Wilkinson a alors proposé à Chris Reifert de l’y rejoindre pour enregistrer un projet ensemble. Il en résulte une création spontanée, chaque morceau ayant été enregistré dans la foulée de sa composition, jusqu’à obtenir un album complet.

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Evergrey – A Heartless Portrait (The Orphean Testament)


Après la période agitée de 2010 à 2014, Evergrey semble plus revivifié que jamais : après sa trilogie d’albums ayant rythmé les années 2014 à 2019, il n’aura laissé qu’un an s’écouler depuis le très bon Escape Of The Phoenix, sorti en février de l’année dernière. Le groupe saisit la période d’inactivité scénique due à la pandémie comme une occasion inédite de se relancer immédiatement dans l’écriture et la signature avec une nouvelle maison de disques, Napalm Records, acte l’ouverture d’un nouveau chapitre placé sous le signe d’une créativité prolifique.

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Coreleoni – III


Coreleoni a dû composer avec de nombreux changements. Le batteur Hena Habegger a quitté la formation ainsi que Gotthard pour se consacrer à sa famille. Coreleoni l’a remplacé au pied levé par Alex Motta. Surtout, le chanteur Ronnie Romero a décidé de s’investir dans ses autres (nombreux) projets, ce qui a forcé Leo Leoni à trouver de nouveau la perle rare. C’est en regardant l’édition 2018 de l’Eurovision que Leoni a été interpellé par le chanteur albanais Eugent Bushpepa, au CV fourni mais encore méconnu. Coreleoni ne compte désormais plus que Leo Leoni comme membre de Gotthard et si le groupe continue de respecter son dessein originel en fournissant à nouveau des reprises, Coreleoni III est constitué pour l’essentiel de titres originaux. Nouveau line-up et nouveaux objectifs : Coreleoni entend dépasser sa fonction de dépoussiérage.

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Halestorm – Back From The Dead


Même les formations les plus en vogue se sont mises à douter de leurs capacités à écrire et jouer de la musique à cause de la pandémie. C’est le cas des Américains d’Halestorm, qui avaient commencé à composer leur nouvel opus avant le confinement de 2020. Tout leur emploi du temps a été chamboulé et le groupe a eu un état d’esprit fluctuant quant à sa volonté de continuer. Le titre de ce cinquième effort est ainsi explicite : Back From The Dead est l’histoire de musiciens qui ont dû faire du studio une véritable catharsis faute de mieux. Halestorm s’est donc rassuré et entend rassurer également son public en proposant « l’album le plus Halestorm possible » pour reprendre les dires de la chanteuse Lzzy Hale. Back From The Dead se considère presque comme une bouée de sauvetage.

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Ufomammut – Fenice


Près de cinq ans se sont écoulés depuis la sortie de 8, la dernière offrande des Italiens d’Ufomammut. Formé à la fin des années 1990 par Poia (guitare), Urlo (basse) et Vita (batterie), le trio a défini un univers à la fois lourd et éthéré, tout en riffs vrombissants, en space rock psychédélique à souhait et en pochettes éclatantes (Poia et Urlo font partie du collectif Malleus qui s’en charge). Alors qu’il enchaînait les sorties tambour battant, le groupe a donc cette fois-ci pris son temps. C’est qu’à force, Ufumammut a frôlé le burn-out : de plus en plus complexes, de moins en moins spontanés, ses disques étaient devenus suffisamment denses et répétitifs pour que les musiciens s’y perdent. Pour ce neuvième album, Fenice, phœnix en italien, qui sort à nouveau chez Neurot, c’est donc un bain de jouvence voire une renaissance que recherche le groupe. Avec un line-up légèrement altéré – c’est Levre que l’on entend désormais à la batterie – et donc du sang frais, Ufomammut ouvre un nouveau chapitre dans son histoire. Les premiers extraits « Psychostasia » et « Pyramind » prouvent en tout cas que les Italiens ont encore du fuzz et du psychédélisme à revendre…

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