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Chronique   

Blaze Bayley – War Within Me


Pour Blaze Bayley, l’amateur de metal est « différent », « étrange » d’une certaine façon. Rien de péjoratif, simplement que la musique a une autre résonance pour lui, une certaine gravité. Blaze endosse donc le rôle de l’oncle bienveillant, celui qui va nous attirer vers le positif et nous inciter à prendre notre destinée en main. Combattre les doutes, les peurs et les aléas de l’existence en somme. C’est le dessein avoué de War Within Me, son nouvel effort réalisé avec l’aide du guitariste Christopher Appleton. C’en est terminé de la trilogie conceptuelle Infinite Entanglement (2016-2018). War Within Me renoue avec une approche plus directe et perpétue la lutte de Blaze amorcée avec Silicon Messiah (2000), celle d’un artiste qui ne veut pas être seulement considéré pour ses cinq années passées au sein d’Iron Maiden et qui mérite le soutien indéfectible de beaucoup.

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Liquid Tension Experiment – 3


Souvenez-vous. En 1997, un quatuor se formait et faisait tourner les têtes de tous les amateurs de rock progressif. John Petrucci et Mike Portnoy de Dream Theater, Jordan Rudess pas encore dans Dream Theater et Tony Levin (King Crimson, Peter Gabriel) donnaient naissance à Liquid Tension Experiment, fantasme absolu pour les amateurs de technique débridée et de théorie musicale poussée à l’extrême. Depuis 1999 et leur deuxième opus, Liquid Tension Experiment s’est fait extrêmement silencieux, ses membres phagocytés par leurs emplois du temps respectifs. Il a fallu une crise sanitaire pour que Liquid Tension Experiment envisage d’enregistrer une troisième œuvre en prenant soin de maintenir le secret. Au mois de juillet dernier, les quatre musiciens se sont réunis dans un studio de New York en prenant toutes les précautions nécessaires pour composer à nouveau. Personne ne s’y attendait vraiment et surtout, personne n’est encore prêt. Liquid Tension Experiment 3 est un rêve éveillé : les désirs inavoués du fervent amateur de progressif dévoilés au grand jour.

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Memoriam – To The End


En 2016, Memoriam se présentait au grand jour. Le quatuor anglais, mené par l’ex-Bolt Thrower Karl Willetts, honorait le death à l’ancienne via The Hellfire Demos, de quoi susciter l’intérêt du public pour la parution de leur premier effort For The Fallen (2017). Memoriam n’a pas réellement de prétention autre que celle de livrer une musique intransigeante, quitte à redoubler d’agressivité sur The Silent Vigil (2018) et Requiem For Mankind (2019). Memoriam adopte même le rythme effréné des sorties d’antan en proposant quatre albums en cinq ans. To The End est son dernier effort, accueillant le nouveau batteur Spike T. Smith, remplaçant Andy Whale indisponible pour raison de santé. Memoriam n’est nullement disposé à changer de fusil d’épaule et n’a cure des risques d’indigestion : il est toujours question de guerre, de souffrance, de désespoir et de mort. L’art de la routine.

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The Lion’s Daughter – Skin Show


Véritable phénomène, la synth wave s’est largement invitée depuis les années 2010 dans de nombreuses niches de la scène musicale. L’électro, évidemment, mais aussi plus curieusement le metal, avec les poids lourds français de Perturbator et Carpenter Brut. Peut-être pas si étonnant, à bien y réfléchir, puisque la mouvance a des allures de la bande-son de toute une époque et toute une culture, or la nostalgie est un sentiment partagé chez les amateurs de musiques extrêmes, au point même que Teloch de Mayhem, par exemple, a lancé son propre projet synth wave Bergeton l’année dernière. Plus audacieuse encore est la démarche de confronter et fusionner les genres. C’est justement celle de The Lion’s Daughter qui avait opéré un virage stylistique avec Future Cult (2018) en incorporant les éléments synthétiques typés eighties à sa sauce extrême déjà bien compliquée. Trois ans plus tard, les Américains assument pleinement cette évolution avec Skin Show.

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Decline Of The I – Johannes


« J’aimerais bien terminer vieux catho un peu kierkegaardien, je me verrais bien comme ça », nous disait A.K. il y a quelques années lors d’une interview. S’il est bien trop tôt pour dire ce qu’il en sera, le musicien explore en tout cas le terrain avec Johannes, le quatrième opus de son projet Decline Of The I. Portant le nom d’un personnage du philosophe danois Søren Kierkegaard, il entame un nouveau cycle après une trilogie qui abordait les trois réactions à l’agression décrites par Henri Laborit : l’inhibition (Inhibition, 2012), la rébellion (Rebellion, 2015), et la fuite (Escape, 2018). Avec ses tonalités singulières – un post-black glacial et troublé – et son approche à la fois viscérale et cérébrale, Decline Of The I n’est certes que l’un des multiples projets dans lesquels A.K. a été impliqué – Vorkreist, Merrimack, Neo Inferno 262, Malhkebre, Diapsiquir, Éros Nécropsique, pour n’en citer qu’une poignée –, mais c’est l’un des plus personnels : il y est à la composition et à l’écriture ; à la guitare, au clavier et à la voix. Si A.K. s’est entouré d’un nouveau line-up comme pour souligner l’ouverture d’un nouveau chapitre dans l’histoire du groupe, Johannes s’annonce pourtant dans la droite lignée de ses prédécesseurs, plus encore que ne le suggère le premier extrait révélé au public, « The Veil Of Splendid Lies »…

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Iotunn – Access All Worlds


Tout être affaibli par l’enfermement se voit davantage poussé dans ses retranchements face à l’incertitude du monde qui l’entoure et cherche, presque par nécessité, à s’échapper de ses troubles vers d’autres mondes. Accéder à tous ces mondes, c’est l’invitation que propose la formation danoise Iotunn avec son premier opus Access All Worlds. À la suite d’un premier EP intitulé The Wizard Falls (2016), des doutes quant à la continuité du groupe et un changement de line up, les guitaristes et frères Jesper et Jens Nicolai Gräs ainsi que le batteur Bjørn Wind Andersen décident de laisser une chance au projet. Ils prendront alors le temps qui leur était nécessaire pour finalement offrir au public un voyage spatial à travers des univers aussi beaux que chaotiques, après plusieurs années à parfaire l’œuvre musicale et le récit narratif d’une qualité et d’une ingéniosité cosmiques qu’incarne ce premier album.

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Cryptosis – Bionic Swarm


La survie est indissociable de l’évolution. C’est l’intime conviction de feu Distillator, le groupe de thrash-revival néerlandais qui a décidé d’abandonner une orientation musicale trop contraignante et stéréotypée. Laurens Houvast, Frank te Riet et Marco Prij ont décidé de constituer une toute nouvelle entité du nom de Cryptosis en faisant pratiquement table rase de la période Distillator. Cryptosis est né parce qu’il voulait durer dans le temps et se laisser la possibilité d’explorer divers territoires, pas seulement les codes gravés au burin du thrash. Bionic Swarm est le premier effort de cette mue de Distillator, une dystopie où la technologie contrôle l’humain de diverses façons via une ingéniosité macabre. Il faut d’emblée le reconnaître : Distillator n’est pas mort en vain, loin de là.

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Tomahawk – Tonic Immobility


Il faut une année vraiment étrange pour que Tomahawk se manifeste de nouveau. Comme s’il était attiré par l’extraordinaire. Depuis Oddfellows (2013), le groupe emmené par le guitariste Duane Denison (The Jesus Lizard), le bassiste Trevor Dunn (Mr. Bungle, Fantômas), le batteur John Stanier (Helmet) et l’irremplaçable Mike Patton (Faith No More, Mr. Bungle, Fantômas) n’avait plus réellement donné signe de vie. 2021 marque les vingt ans de la formation depuis son premier méfait. L’occasion rêvée de reprendre du service et de s’insérer dans le quotidien singulier qui nous a capturés depuis l’irruption de la pandémie. Tonic Immobility fait justement référence à notre impuissance, naturelle et forcée, face à la pandémie, au jeu des mesures sanitaires et aux conséquences de nos actes sans cesse évaluées. Tomahawk se plaît dans le bizarre, Tonic Immobility est une piqûre de rappel : le quatuor ne ressurgit pas pour rentrer dans le rang.

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Wheel – Resident Human


Tool est indéniablement l’un des groupes phares de sa génération, une source d’inspiration pour nombre de formations qui se retrouvent dans cette science de l’orchestration. Tout l’enjeu est de se défaire de l’ombre du mastodonte. S’il donne envie de faire de la musique, il faut réussir à s’en délester pour persister. Soen y est parvenu, Wheel s’y emploie. Fort d’un premier opus intrigant, Moving Backwards (2019), le groupe a éprouvé le rythme de la tournée juste avant l’irruption de la pandémie. De quoi définir un peu plus son identité sonore qui doit désormais s’exprimer à travers son deuxième effort, Resident Human. Wheel avait déjà les grandes lignes en tête avant l’arrivée du virus, qui n’a fait que conforter sa direction : narrer les atouts et les failles de l’être humain, mis en exergue par une année 2020 inédite. Resident Human est une avancée indéniable dans l’existence du groupe finlandais, celle qui amorce une mue facteur de longévité.

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Evanescence – The Bitter Truth


Dix ans qu’Evanescence n’avait plus proposé d’album de chansons originales. Même si Synthesis (2017) peut être considéré comme canonique, il revisitait très majoritairement les classiques du groupe en multipliant les arrangements symphoniques ou électroniques. The Bitter Truth marque donc le retour d’un des groupes phares du début des années 2000. Evanescence entend d’ailleurs renouer avec le flair de sa jeunesse, un retour à des racines heavy loin des atmosphères ampoulées des nappes orchestrales. The Bitter Truth se veut plus sombre, plus agressif et met en lumière le désenchantement devant l’état de notre monde actuel. Un état d’esprit marqué par le décès du frère de la chanteuse Amy Lee il y a trois ans. The Bitter Truth a tout du retour précautionneux et Evanescence se veut prestidigitateur : ces dix années de quasi-hiatus créatif n’existent pas.

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