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Chronique   

Gaahls Wyrd – GastiR – Ghosts Invited


La carrière de Gaahl, de ses débuts dans Trelldom à ses apparitions dans Wardruna en passant par ses performances mémorables avec Gorgoroth puis God Seed, est prolifique et singulière, rythmée par les disques incontournables et les frasques diverses qui ont fait de lui l’un des chanteurs les plus iconiques du black metal norvégien. Dernier rebondissement en date : alors qu’un deuxième album de God Seed semblait en route, le projet a été abandonné, et le Norvégien a décidé de fonder un nouveau groupe, Gaahls Wyrd, dont on avait déjà pu entendre un EP live en 2017 (Bergen Nov ’15). Après une tournée où, entre de nombreuses reprises de ses groupes passés, on avait pu entendre de nouvelles compositions, il est temps pour Gaahl et ses camarades – Lust Kilman avec qui il travaillait déjà dans God Seed à la guitare, Eld à la basse et Spektre à la batterie – de dévoiler leur premier album, intitulé GastiR – Ghost invited. Si la patte de l’artiste – le chant n’étant que l’un de ses talents – est désormais familière, cette bifurcation avait de quoi piquer la curiosité des fans comme des curieux. Et plus de vingt-cinq ans après ses débuts, Gaahl prouve que son inspiration n’est pas près de tarir.

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Arch/Matheos – Winter Ethereal


Arch et Matheos sont deux noms qui devraient parler à beaucoup d’amateurs de metal progressif. Jim Matheos n’est autre que le guitariste, compositeur et moteur de Fates Warning depuis 35 ans et John Arch en était le frontman original jusqu’en 1987. Ces derniers avaient débuté leurs retrouvailles musicales en 2003 avec l’album A Twist Of Fate sous le seul nom de John Arch, avant de pérenniser leur collaboration sous la bannière Arch/Matheos avec Sympathetic Resonance (2011). Huit ans plus tard, les deux musiciens se sont de nouveau réunis pour proposer leur deuxième opus, Winter Ethereal. John Arch et Jim Matheos ont cherché à briser les automatismes et à se faire violence. Winter Ethereal est à ce titre l’album qui légitime réellement l’existence d’Arch/Matheos dans la carrière des deux musiciens.

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Fleshgod Apocalypse – Veleno


Rien ne semblait freiner Fleshgod Apocalypse après le cap franchi avec King en 2016 et les tournées qui se sont ensuite enchaînées pour les Italiens. Leur empreinte musicale était affinée et perfectionnée et leur notoriété n’a cessé de croître auprès d’un public plus large. Puis, coup de tonnerre : on apprend fin 2017 que le chanteur-guitariste Tommaso Riccardi et le guitariste lead Cristiano Trionfera ont quitté le groupe en plein vol. Pour autant, la bête est toujours vivante et fait peau neuve. Enfin, si on peut dire, puisque le leader et principal compositeur Francesco Paoli, batteur depuis huit ans, redevient frontman et reprend le poste de chanteur-guitariste comme aux débuts du groupe. Dans ce contexte est né Veleno, signifiant poison : un nouvel album concept traitant globalement du rapport nocif et mortifère que l’homme entretient avec la nature dans une dynamique d’autodestruction.

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Rammstein – Rammstein


2019 pourrait s’avérer être l’année du retour des mastodontes de la scène metal. On pense bien sûr à Tool qui devrait (prenons toutes les précautions possibles) accoucher du successeur de 10 000 Days en août, treize ans plus tard. La certitude, c’est Rammstein. Liebe Ist Für Alle Da (2009) avait vu le jour il y a déjà dix ans. C’est une génération d’adolescents qui a grandi avec Rammstein et se retrouve aujourd’hui adulte. La décennie paraît d’autant plus longue que Rammstein ne s’est pas absenté des scènes, bien au contraire, avec un show grandiloquent au possible (et sa vingtaine de camions pour le matériel, à chacun son empreinte carbone). En clair, les Allemands sont parmi les artistes les plus plébiscités dans le monde du metal et au-delà. Symboliquement intitulé Rammstein, septième album de la formation, l’opus se place singulièrement dans la discographie tant par son titre, son attente que son contexte. Si l’on en croit les dires de Richard Z. Kruspe, Rammstein serait peut-être la dernière œuvre des géants. La pression n’épargne personne.

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Diamond head – The Coffin Train


Diamond Head est devenu une référence sans pour autant profiter d’une notoriété gigantesque. Ceux qui ont suivi la NWOBHM savent qu’il est impossible de ne pas citer Diamond Head lorsqu’on évoque le genre, phagocyté par la popularité gargantuesque d’Iron Maiden. Formé en 1976, Diamond Head ne compte pourtant que huit opus studio (et une pléthore de best of), avec plusieurs périodes blanches en termes de compositions, dont une de douze ans entre 1993 et 2005. The Coffin Train est le successeur de l’album Diamond Head (2016), le deuxième effort avec le chanteur Rasmus Bom Andersen. Plus de quarante ans de carrière au sein d’un genre éculé : The Coffin Train aurait pu s’avérer poussiéreux et gâteux. Ce serait sous-estimer Diamond Head, ce que la scène metal a trop souvent fait.

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Death Angel – Humanicide


Death Angel est véritablement une histoire de vieux loups. Celle qui a démarré au début des années 80 et qui perdure jusqu’à aujourd’hui en continuant d’écrire l’histoire du thrash. Certes le groupe a connu des troubles (dont ce fameux accident de bus en 1990 qui a blessé l’ancien batteur Andy Galeon) et des remaniements avant de stabiliser un line-up en 2009 avec l’arrivée de Will Carroll à la batterie et Damien Sisson à la basse. Ne subsiste depuis ce jour comme membre fondateur que le guitariste lead et principal compositeur Rob Cavestany, ce qui a amené Death Angel à aller vers plus de cohérence. Humanicide clôt effectivement la trilogie amorcée par Relentless Retribution (2010) et The Dream Calls For Blood (2013) – interrompue par The Evil Divide (2016) qui n’en fait pas partie. Humanicide en revient justement aux loups et à la psychologie de meute, métaphore du groupe qui a traversé le temps et qui constate aujourd’hui la déchéance de la race humaine.

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Paul Gilbert – Behold Electric Guitar


Malgré les effets de mode, les albums instrumentaux de guitaristes surdoués perdurent, pour le meilleur ou pour le pire. Si la dextérité ne va pas souvent de pair avec la créativité, il y a quelques rares exceptions qui empêchent d’être littéralement gavé comme une oie par un florilège de notes sans âme. Paul Gilbert fait partie d’une école consciente que personne (ou presque) ne s’intéresse à des excès de vitesse sur manche. En guise de successeur d’I Can Destroy (2015), le guitariste de Racer X et Mr Big a décidé de revenir au pur instrumental avec un titre évocateur : Behold Electric Guitar. Le menu est dans le titre et, pour une fois, il y a une once d’imagination.

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Step In Fluid – Back In Business


Parfois, en faisant le tour de sa bibliothèque musicale (aussi gargantuesque soit-elle), on ne trouve pas quoi mettre. Même un retour aux classiques ne fait pas l’affaire : ce sont ces jours où Pantera paraît anémique. On ne demande pas grand-chose, simplement un truc un peu excitant et entraînant. L’humeur ne se prête ni à Pig Destroyer ni à Iamthemorning et AC/DC ne peut pas toujours pallier le manque d’inspiration. Ce problème est celui de ceux qui ne connaissent pas Step In Fluid. Formation instrumentale emmenée par le guitariste Harun Demiraslan (Trepalium) accompagné du batteur stakhanoviste et omniprésent Florent Marcadet (Hacride, Carpenter Brut, Klone), du bassiste Stéphane Dupé (Varius Funkus), du second guitariste de Klone Aldrick Guadagnino et du nouveau venu Gérald Villain au clavier, Step In Fluid avait su provoquer quelques pics de plaisir avec One Step Beyond (2011). Huit ans plus tard, Back In Business porte bien son nom. Le groupe revient pour nous faire profiter de sa science des ébats, et ce pour ne plus jamais nous laisser désemparés face à notre chaîne hi-fi (ou nos enceintes bon marché si on veut démystifier le tout).

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Saint Vitus – Saint Vitus


Ce n’est plus à prouver, Saint Vitus est une légende du doom, au point d’ailleurs d’incarner parfaitement le concept : rien n’est jamais simple pour les Américains qui semblent condamnés à péricliter puis recommencer à zéro éternellement. Pauses, recompositions, changements de line-up… Mais finalement, avec la sortie de Lillie: F-65 en 2012, dix-sept ans après Die Healing, on pouvait imaginer que Saint Vitus était de retour pour de bon. Opinion qui semblait même partagée par le groupe lui-même, enchanté du retour de Wino, son chanteur iconique. Hélas, retour à la case départ une fois de plus : en 2014, Wino est arrêté en possession de substances illégales en Norvège et admet avoir des problèmes de drogue, ce qui compromet sa collaboration avec le groupe. En 2018, Mark Adams, bassiste et membre fondateur, se voit obligé de quitter le combo car il est atteint de la maladie de Parkinson. Mais une fois encore, Saint Vitus rebondit : sept ans après Lillie: F-65, avec les renforts de Scott Reagers, le chanteur des tout débuts et de Die Healing, et Pat Bruders, le bassiste de Down, il propose un nouvel album, intitulé tout simplement… Saint Vitus. Le titre de son premier album, sorti en 1984. De quoi retourner aux sources d’une carrière longue de pas moins de quatre décennies…

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Whitesnake – Flesh & Blood


Whitesnake n’a pas vraiment leurré son monde. Il était difficile d’imaginer David Coverdale prendre sa retraite, même si ses problèmes de santé auraient pu sonner le glas du serpent. Que tout le monde se rassure, il n’en est rien. Après avoir ré-imaginé des classiques de Deep Purple avec The Purple Album (2015), Whitesnake a décidé de remettre le pied à l’étrier en proposant de nouvelles chansons originales : Flesh & Blood est ainsi le treizième album du groupe. La vision de David Coverdale est complétée par l’implication dans l’écriture du guitariste de longue date Reb Beach (désormais leader du groupe), déjà présent sur les albums Good To Be Bad (2008) et Forevermore (2011), et celle de son comparse Joel Hoekstra qui avait déjà réussi la prouesse de suppléer le départ de Doug Aldrich. Non, Whitesnake n’accuse pas le poids des années, Flesh & Blood le montre plus fringant que jamais.

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