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Éditorial   

Malcolm Young, on te salue


…et la nouvelle arrive en dévastant toute une génération par son annonce : Malcolm Young s’en est allé.

On le savait malade, atteint de démence, lui le frère discret d’Angus qui prenait toute la lumière en concert. Et pourtant, le patron et Maître à penser du combo, c’était bien Malcolm. Il a prouvé que le rock, c’est d’abord et avant tout le rythme. La triplette qu’il formait avec cet immense métronome nommé Phil Rudd et Mark Evans puis Cliff Williams lors des années fastes portait littéralement le groupe. AC/DC ou la preuve par trois que la base rythmique est aussi importante voire plus que le solo ou le refrain, si sacrés dans le genre.

Ce petit bonhomme aux allures d’éternel gamin était un géant en terme de choix artistique et à su très tôt profiter de l’expérience de son frère George Young (ex-The Easybeats), dès les débuts de sa carrière avec son frère Angus pour se mettre sur les bon rails, et aura par la suite le don de dénicher des musiciens collant parfaitement à sa vision, avec Rudd et bien sûr ce diamant irremplaçable qu’était Bon Scott.

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Éditorial   

Martin Eric Ain : au revoir à un monstre sacré


Samedi 21 octobre, un monstre sacré de la scène metal extrême s’en est allé, laissant derrière lui un vide sans fond. Martin Eric Ain s’est éteint d’une manière cruelle et banale à la fois, suite à une attaque cardiaque dans la ville de Zürich. Il y a maintenant plus de trente-trois ans, l’arrivée de Martin dans le monde du metal fut fracassante. En effet, à cette époque il fut l’un des deux acteurs principaux de Hellhammer avec Tom G. Warrior. Hellhammer : un combo suisse mythique apparu en 1984 et plus que détesté dès la sortie de son EP maintenant devenu culte, le fameux Apocalyptic Raids.

Très vite, ils provoquent eux-mêmes une « guerre » avec Venom, ces derniers étant adorateurs du Satanisme alors qu’Hellhammer voue pour sa part un culte à la Mort. « Venom are killing Music, Hellhammer are killing Venom … » était même la maxime inscrite sur les cassettes des démos avant l’arrivée de Martin. A l’origine, ce dernier débarque dans le groupe pour remplacer Steve Warrior à la basse.

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Éditorial    Nouvelles Du Front   

Eagles Of Death Metal : la part du Diable…


Eagles Of Death MetalLe 14 novembre, suite au massacre du Bataclan, Jérôme Bourbon, le directeur du journal Rivarol, écrit sur le réseau social Twitter : « Le groupe Eagles of death metal est un groupe satanique (« kiss the devil ») aimant le porno et la drogue. Les démons se combattent entre eux », puis « C’est lorsqu’ils chantaient « kiss the devil » que le carnage a débuté. Ils disaient aimé le diable, s’en réclamaient, leur vœu a été exaucé ». Le 15 novembre, le journaliste de Rivarol récidive : « Dénoncer ce carnage abominable ne doit nous empêcher de dénoncer le satanisme du groupe musical ». Ces déclarations tonitruantes, à l’image de celles du prêtre lyonnais Hervé Benoît, déclenchent l’ire de nombreuses personnes connectées aux réseaux sociaux.

Il y a quelques semaines à Bucarest, l’incendie d’une salle de concert où se produisait le groupe de metal Goodbye To Gravity a provoqué des réactions, certes marginales, mais similaires à celle de Jérôme Bourbon. Pour certains hommes et femmes religieux un club où se réunissent des jeunes gens pour écouter un groupe de rock ou de metal, est un lieu de perdition. S’il prend feu c’est une punition divine. C’est ce qu’ont affirmé de manière à peine voilée certains membres de l’Eglise orthodoxe roumaine. Ce feu est, en quelque sorte, un feu régénérateur. La désaffection des jeunes (et moins jeunes d’ailleurs) pour la religion, chrétienne en l’occurrence, ne peut que logiquement amener ce genre de catastrophes. Mais, il n’y a rien de bien nouveau dans ces discours et dans ces polémiques au sujet de la musique rock en général.

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Droit De Réponse    Éditorial   

Steve Lukather (Toto) répond aux critiques et explique ses propos


On s’étonnera toujours que certains propos puissent générer des déferlantes de haine. On aime bien relayer nos interviews sur Facebook en mettant en avant une ou plusieurs brèves citations. Dans ce monde de l’immédiat qu’est internet, où les images comptent plus que les mots et où on prend, semble-t-il, de moins en moins le temps de lire, c’est le moyen qui nous paraît le plus approprié pour attiser la curiosité des gens qui nous suivent sur ce réseau social et les pousser à lire les (parfois longues) interviews que nous proposons régulièrement sur le site de Radio Metal, et ce même si l’artiste en question n’est pas forcément ce vers quoi ils iraient naturellement.

Pousser à s’interroger aussi, surtout lorsque les mots viennent d’une éminence comme le guitariste Steve Lukather (oui, celui-la même qui a écrit et joué sur des chansons entrées dans l’histoire du rock et de la culture populaire, avec Toto mais aussi sur l’album Thriller d’un certain Michael Jackson… Et collaboré avec tant d’autres artistes de Joe Cocker à Miles Davis, en passant par Roger Waters ou le batteur bien connu des metalleux Mike Terrana) dont nous mettions en avant la citation suivante, au franc-parler certain : « Chaque trou du cul qui a un ordinateur croit pouvoir faire un album ! Tu ne peux pas faire The Wall sur un putain d’ordinateur portable, frangin ! Désolé ! » Des mots qui, en les comprenant bien, ne sont évidemment pas une bête critique des technologies mais promeuvent une certaine manière de faire les albums, celle qui nous a donné parmi les plus grands chefs d’œuvre du rock de ces quarante dernières années, et qui a tendance, non pas forcément à se perdre – car nous voyons encore des artistes miser là-dessus – mais à être négligé dans la culture populaire d’aujourd’hui, là où les chefs-d’œuvre précités faisaient la culture populaire d’il y a quelques décennies.

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Éditorial   

Top Artworks 2013 : la pré-sélection du second semestre


Après les pré-sélections des premier et deuxième trimestres 2013, il s’est avéré que la seconde partie de l’année commençait difficilement tant le peu de classe ou d’originalité (quarante ans de pochettes d’albums de metal, ça commence à faire des blasés) des artworks sortis lors du troisième trimestre rendait mal aisée la constitution d’une liste contenant une dizaine d’artworks véritablement marquants. Mais avec un peu de patience, en laissant le quatrième trimestre apporter une touche d’esthétisme en plus à cette année, il a finalement été possible de réaliser une sélection peut-être plus exigeante (pour rester avec un score d’une dizaine de pochettes à chaque présélection) mais qui tient néanmoins à honorer les meilleurs.

Voici donc le dernier tour préliminaire pour désigner les meilleurs artworks d’albums de metal (et quelques proches cousins) de l’année avec cette ultime pré-sélection réalisée avec les œuvres sorties entre juillet et décembre 2013. Celui-ci se conclue avec la liste des artworks qui ont le plus reçu l’approbation des commentateurs lors des premiers trimestres. Et il est donc temps d’offrir tout votre soutien à vos favoris en désignant en commentaire les meilleurs artworks de ces présélections qui constitueront ainsi le Top Artworks 2013 définitif qui sera publié dans les prochaines semaines.

Découvrez cette nouvelle sélection…



Éditorial    Nouvelles Du Front   

Klone n’a fait que demander


Il n’y a pas si longtemps, avec toute cette « crise » du marché musical, du disque « tué » par le mp3, des pirates détournant les revenus des maisons de disques et des artistes, la croyance répandue dans cette soudaine friche commerciale voulait que le live – c’est-à-dire les concerts et les tournées, et même le plus ou moins petit stand de merchandising qui l’accompagne – était l’ultime source de revenus assurés aux artistes… qui ne feraient donc plus que des albums pour se donner de nouvelles raisons de repartir sur les routes avec de nouveaux goodies à l’effigie de ce nouveau produit.

Mais la musique en studio devait aussi continuer à exister et il fallait trouver d’autres moyens de lui permettre d’exister sans des maisons de disques trop frileuses dans ce contexte pour investir sur des artistes et leurs futures œuvres. Surtout quand les poches de ces dits artistes ne sont pas une manne sans fond où ils pourraient puiser eux-mêmes pour combler ce manque d’investissement. Alors autant demander à ceux (à part eux-mêmes) qui avaient le plus envie de ces albums : les fans.

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Éditorial   

Top Artworks 2013 : la pré-sélection du deuxième trimestre


Après une première pré-sélection au premier trimestre 2013, voici le second tour préliminaire pour désigner les meilleurs artworks d’albums de metal (et quelques proches cousins) de l’année avec cette deuxième pré-sélection réalisée avec les œuvres sorties en avril, mai et juin 2013.

Précisons que ce palmarès n’est pas né de l’arbitraire et c’est armé de certaines considérations (qu’on vous invite à relire en introduction de notre sélection du premier trimestre) – mais aussi, soyons honnêtes, d’une part de subjectivité qu’il est difficile d’écarter totalement – qu’il est élaboré. Néanmoins, ces pré-sélections ne sont pas définitives et vous êtes, vous lecteurs, invités et encouragés à commenter cette sélection, à désigner vos préférences, à écarter les autres, et même à en suggérer certaines que nous aurions pu laisser de côté (volontairement ou par méconnaissance de leur existence).

Voici donc les dix artworks (dont un duel final et deux petits bonus pour la fin) qui ont retenu notre attention parmi les sorties d’avril, mai et juin 2013.

A découvrir dans la suite…



Éditorial    Nouvelles Du Front   

Van Halen doit-il vraiment se justifier?


Eddie Van Halen a participé sur deux titres du nouvel album du rappeur américain LL Cool J. Rien d’aberrant à première vue quand on connaît le passé du guitariste californien et celui du rappeur, qui n’a rien d’un jeune premier. Pourtant, c’est bien des explications que Van Halen se sent obligé de donner pour justifier cette collaboration, notamment auprès des médias américains. Le guitariste est même invité par CNN à s’expliquer sur le sujet.

Il faut dire que la connivence entre les deux styles que représentent ces deux artistes a vécu. Au-delà de cette collaboration somme toute anodine, c’est le problème de la cohabitation des deux mouvements qui se pose. La collaboration rap-metal a difficilement survécu à la fin des années 90 et au début des années 2000 ; avec pour conséquence un vrai désamour du public, voire des médias pour la fusion ou le seul rapprochement de ces deux styles. Et si l’alliance musicale est un faux problème – un groupe comme Rage Against The Machine prouve à quel point les deux peuvent cohabiter et conserver le respect du pubic – alors le clivage interviendrait plutôt à un niveau d’ordre psychologique, voire sociologique.

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Éditorial   

Bill Hicks, le héros de Maynard James Keenan


A l’occasion des fêtes de Pâques de cette année, un mystérieux message est apparu sur le site officiel du groupe américain Tool : « I’m beginning to seriously doubt that a goldfish once crossed a carpet to leave Lincoln Logs in someone’s sock drawer! How about you? » Traduit littéralement, cela signifie: « Je commence à sérieusement douter qu’un poisson rouge a un jour traversé un tapis pour laisser des Lincoln Logs (un jouet en bois traditionnel aux États-Unis, ndlr.) dans le tiroir à chaussettes de quelqu’un ! Et vous ? » Là, on se dit que l’on est encore en présence d’un des innombrables éléments incompréhensibles qui jonchent le site officiel de Tool depuis sa création et qui se réfèrent au monde bien particulier de Maynard James Keenan et ses compères. Mais c’est oublier que chaque chose à un sens dans Tool, et on est bien loin d’un quelconque « délire » d’artiste.

Cette phrase mystérieuse se réfère à Bill Hicks, un inspirateur essentiel du groupe, mais également une figure de la contre-culture américaine à qui Tool, donc, a dédié son album Ænima sorti en 1996, incorporant son image dans la pochette de l’album ; tout comme Radiohead avec l’album The Bends, ou encore les punks de Fugazi, dont le titre de l’opus S’teady Diet of Nothing se réfère à l’une des célèbres citations de l’humoriste.

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Éditorial   

Top Artworks 2013 : la pré-sélection du premier trimestre


« Artwork » pourrait littéralement se traduire en français (en jouant légèrement sur les mots) par « œuvre d’art ». Plus qu’une illustration ou un visuel sur une pochette, l’artwork d’un album a vocation à dire « Tenez, ce qui se passe à partir de là, c’est de l’art » (bien que déclarer à notre époque qu’une chose est de l’art revient à pisser dans un violon ou dans la Fontaine de Duchamp), depuis l’emballage qui se veut esthétique (pas forcément beau, là encore un concept qui prête trop à discussion) jusqu’à la partition censée démontrer qu’il y a bien des artistes au cœur de cet ensemble.

En anglais, on l’appelle aussi « cover ». Et au diable le dicton ou la chanson : on peut juger un livre – ou un disque – à sa couverture. Pas vraiment de sa qualité mais au moins de sa nature et de son propos. « Cover » a aussi, en musique, le sens de « reprise » et il est parfois dans le rôle de l’artwork de reprendre l’album et l’artiste, de prendre sa nature, sa personnalité, son âme, et de la mettre sur la pochette pour que l’auditeur la contemple, l’admire, apprenne à la connaître, à la comprendre, s’y réfléchisse, s’y trouve, s’y perde, s’y aventure et parfois rêve avant, pendant et encore longtemps après l’écoute du disque.

C’est armé de ces considérations – mais aussi, soyons honnête, d’une part de subjectivité – que nous démarrons l’élaboration d’un palmarès des meilleurs – ou, du moins, des plus intéressants – artworks d’albums et d’EP de cette année avec une pré-sélection à chaque trimestre, sans classement. Vous êtes bien sûr invités et encouragés à commenter cette sélection, à désigner vos préférences, à écarter les autres, et même à en suggérer certaines que nous aurions pu laisser de côté (volontairement ou par méconnaissance de leur existence).

Voici dix artworks qui ont retenu notre attention parmi les sorties de janvier, février et mars 2013.



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