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Interview   

Windir : le sognametal vit encore


A bien des égards, l’œuvre de Windir est un monument. Elle témoigne non seulement d’une évolution majeure de la scène black metal, mais aussi de l’empreinte de son instigateur, Terje « Valfar » Bakken. Ce dernier ne s’est pourtant jamais directement affilié au black metal, préférant qualifier sa musique de « sognametal ». Une dénomination – dérivée de Sogndal, la ville natale du groupe, et de sognamal, le dialecte natif de Valfar dans lequel il a écrit une partie des chansons du groupe – qui fait autant écho à l’utilisation nouvelle des claviers et des instruments folkloriques qu’aux thématiques traitées au sein des compositions. Ces dernières, bien loin de l’imagerie satanique et des postures anticléricales, prenaient en effet pleinement racine dans la matière historique, folklorique et mythique de la Norvège. Windir s’émancipait ainsi des thématiques sataniques et des postures anticléricales tout en ouvrant une nouvelle voie stylistique.

Valfar et Windir définirent ainsi un nouvel horizon musical et allaient devenir pour le metal extrême ce que furent Novalis et son œuvre pour le romantisme allemand et européen : une inspiration, un catalyseur et même une figure quasi mythifiée par un destin tragique et une mort prématurée. Valfar fut en effet pris par une tempête de neige et emporté par l’hypothermie à seulement 25 ans. Pourtant, si le projet Windir s’achevait avec lui, le sognametal n’était pas condamné à s’éteindre, et des cendres du groupe allaient naître Cor Scorpii et Vreid.

C’est justement avec Jarle « Hváll » Kvåle, bassiste et compositeur de Windir et Vreid que nous nous sommes longuement entretenus à l’occasion des vingt ans de l’album 1184 et de la sortie du coffret The Sognametal Legacy. Ce dernier regroupe pour la première fois la discographie complète de Winidr en vinyle. Entre héritages et continuations, rétrospectives et perspectives, nous revenons ainsi sur l’histoire de la formation et sur le devenir de Vreid.

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Ronnie Atkins : le souffle de vie


L’énergie de Ronnie Atkins force le respect. A peine quelques semaines après avoir reçu des nouvelles positives quant au cancer du poumon qui lui avait été diagnostiqué en 2019, c’est la douche froide : le cancer s’est déporté sur la moelle osseuse et atteint le stade quatre, incurable selon les médecins. Quasiment un an après, Ronnie Atkins est toujours parmi nous et s’apprête à délivrer son premier album solo, intitulé One Shot. Si la panique a pu l’envahir pendant un temps, le chanteur n’a pas baissé les bras et s’est servi de cette fibre rock et metal mélodique qui a fait sa réputation comme d’un exutoire, y déversant ses émotions et réflexions sur la vie.

Avec une honnêteté et une lucidité des plus touchantes, il nous parle de ce qu’il a vécu et du cheminement ayant mené à un tel album, mélancolique mais aussi plein de vie, réalisé avec l’aide de son ami Chris Laney et d’une ribambelle de musiciens. Ayant sorti l’an dernier avec son groupe phare Pretty Maids le live Maid In Japan, immortalisant la célébration des trente ans de Future World, nous en avons également profité pour revenir sur cet album culte et le début de carrière de Ronnie Atkins.

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Nightwish : dans la bulle de Tuomas Holopainen


Nightwish a sorti son neuvième disque, Human. :||: Nature., en avril 2020. Pour beaucoup de fans, l’écoute de cet album aura sans doute permis d’illuminer un peu un confinement pas franchement grisant. Alors, quand l’occasion d’une interview en terre finlandaise de Tuomas Holopainen, chef d’orchestre de cette grande machinerie symphonique, s’est présentée, nous avons sauté sur l’occasion.

Pas simple, en période de crise sanitaire, de justifier la pertinence d’un trajet Paris-Helsinki. Jusqu’au bout, l’équipe dépêchée en Finlande pour mener à bien cet entretien aura redouté de se voir refoulée à la frontière. C’est donc avec un immense soulagement que nous avons pu pénétrer sur le sol finlandais pour cette visite éclair, qui restera gravée dans nos mémoires comme l’un des temps forts d’une année pas franchement réjouissante.

Pendant deux heures, un Tuomas souriant et optimiste face à l’avenir (« Tout redeviendra normal bientôt ! ») nous a fait l’honneur de s’adonner à une séance photos et de répondre à nos questions, en sortant un peu des sentiers battus. L’aspect musical ayant déjà été plus que couvert dans nos colonnes, place, cette fois, à l’homme derrière l’artiste, aux émotions derrière la musique, et à quelques révélations qui devraient ravir les amateurs de lecture !

Note : Interview parue initialement dans le premier numéro du magazine Radio Metal. Le second numéro est actuellement disponible aux points de distribution et en commande dans notre shop.

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Saxon remonte à la source


A plus de quarante ans de carrière, on peut dire que Biff Byford et Paul Quinn – les deux membres des origines de Saxon – ont roulé leur bosse. Ses vingt-deux albums font de Saxon l’un des groupes de heavy metal les plus prolifiques qui soient. Et si ce bon vieux temps où on allait chez les disquaires découvrir des albums en vinyles et cassettes qu’on allait ensuite s’écouter entre potes semble désormais bien loin, Saxon a un mot d’ordre : ne pas oublier ses racines et pourquoi il est là.

Il le rappelle plus que jamais aujourd’hui en sortant le bien nommé Inspirations, un recueil de reprises offrant un bon aperçu de ce qui a pu façonner la marque de fabrique de Saxon. Réalisé sans prétention, avec l’objectif certes de rendre hommage, mais surtout de s’amuser, ils ont été jusqu’à investir une luxueuse maison pour y enregistrer à l’ancienne, en live et en faisant un maximum de bruit. Dans l’entretien qui suit, Biff Byford revient sur cette expérience et nous donne quelques détails sur ces influences.

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L’ivresse créative de Witherfall


Joseph Michael et Jake Dreyer, les deux complices leaders de Witherfall, respectivement chanteur et guitariste de leur état, se définissent volontiers comme des épicuriens. Ils aiment le bon vin – ils ont d’ailleurs sorti leur propre vin baptisé Tempest Red – et la bonne bouffe, et donc n’hésitent pas à se faire plaisir en tournée quand l’occasion se présente, notamment en France. Finalement, cette générosité, ce côté bon vivant et passionné se retrouve directement dans sa musique : un heavy metal progressif opulent qui ne s’interdit rien et aux émotions exacerbées.

Si la tristesse avait largement imprégné l’album A Prelude To Sorrow (2018) centré sur le décès de leur batteur Adam Sagan, sur le nouvel album Curse Of Autumn, ce sont plutôt la colère, la frustration et le regret qui prévalent. Des émotions négatives fortement inspirées par leur propre expérience de groupe dans une industrie « remplie de sangsues et de parasites ». Heureusement, Joseph et Jake savent aussi s’entourer de professionnels : afin d’obtenir un résultat à la hauteur de leur exigence, ils ont pu compter sur l’expertise du nouveau batteur Marco Minnemann mais aussi de Jon Schaffer – que Jake a côtoyé au sein d’Iced Earth et de Demons & Wizards – à la production. Reste que les récents événements les ont mis malgré eux dans une position délicate… On en parle ci-après avec eux.

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Anneke Van Giersbergen sublime ses fêlures


Anneke Van Giersbergen est une passionnée, et si la passion a plein de vertus, elle peut aussi nous submerger et nous faire imploser. C’est un peu ce qui est arrivé à la chanteuse qui a vécu une période de chaos dans sa vie, autant sur le plan personnel que professionnel, elle qui a toujours des tas de projets. L’un de ces projets qui lui tenait à cœur ces dernières années était Vuur, qui avait pour objectif de devenir le réceptacle de toute la partie rock et metal de sa créativité. Mais après une réception mitigée du premier album In This Moment We Are Free – Cities et compte tenu des difficultés à imposer une nouvelle formation, elle a dû se rendre à l’évidence : ça allait être plus compliqué que prévu, notamment financièrement.

C’est donc moralement à bout, peut-être un peu perdue, qu’elle s’est retirée – elle, l’amoureuse des villes – seule dans les bois pour composer ce qui deviendra son nouvel album solo, The Darkest Skies Are The Brightest, sous un format acoustique richement arrangé. Un exutoire, une thérapie même dans laquelle elle a déversé toutes ses émotions du moment, recollant les morceaux de sa vie à la manière de l’art japonais kintsugi. Une étape importante dont elle nous parle ci-après.

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Evergrey : la recherche de la libération


Il y a vingt ans, Evergrey sortait l’album emblématique – en tout cas, pour les fans old school du groupe – et gorgé de tubes In Search Of Truth. Voilà un titre qui, finalement, résume bien la démarche artistique d’Evergrey et de son leader Tom S. Englund : être vrai. Et on fait difficilement plus vrai que la trilogie d’albums qu’a conclue The Atlantic (2019) et qui parlait, même métaphoriquement, d’une période spécifique de la vie du chanteur. Une véracité libératrice.

Désormais libéré, justement, de la contrainte conceptuelle, c’est forcément un nouveau chapitre qui s’ouvre avec Escape Of The Phoenix qui voit Evergrey retrouver une musique plus concise et directe, mais pas moins émotionnelle et contrastée. Un chapitre qui s’ouvre mais aussi un autre qui se referme, avec la participation de James LaBrie à un morceau, lui et Dream Theater ayant été une source d’inspiration importante dès les débuts d’Evergrey et dans l’éducation musicale de Tom S. Englund.

C’est donc finalement un Evergrey assez serein, peu impacté par la pandémie et qui n’a pas connu de gros accroc depuis presque dix ans, que l’on retrouve. Le phœnix qui a tant de fois dû renaître peut maintenant profiter, même si la mélancolie ne le lâche jamais vraiment.

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Moonspell : ressentir et penser


Après bientôt trente ans de carrière, Moonspell commence déjà doucement à songer à la fin. Pas qu’elle soit nécessairement pour tout de suite, ni pour presser les gens à acheter leur nouvel album qui, avec un peu de chance, malgré les circonstances difficiles actuelles, ne sera pas leur dernier. Non, ils y songent juste pour se préparer au moment où il faudra se retirer du tumulte de cette vie publique. Ce qui nous amène à Hermitage, un album qui questionne notre monde moderne hyper connecté mais dans lequel, paradoxalement, on est de plus en plus seuls – par la force des choses ou par égocentrisme – et à la fois loue les vertus de l’ermitage comme moyen de rupture avec ce monde et de prise de recul.

Un album également qui prend le contrepied de l’imposant 1755, en délivrant une musique globalement plus posée, langoureuse voire atmosphérique, en partie inspirée de Pink Floyd et du space rock. Une fois encore Moonspell surprend et s’attend à susciter l’incompréhension de certains fans. Il en a l’habitude, c’est même pour eux la preuve qu’ils ont fait leur boulot. Afin de mieux comprendre la démarche artistique dans laquelle se sont engagés les Portugais et leur réflexion sur la thématique de la solitude, qui prend évidemment un sens exacerbé à l’heure du Covid-19, nous avons échangé avec le chanteur-parolier Fernando Ribeiro, qui aborde toujours les sujets en profondeur et apporte des réponses détaillées.

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Blurr Thrower : la rupture et le vide


« Je pense que j’ai terminé Blurr Thrower. » Après un EP et un premier album, l’artiste Guillaume Galaup derrière Blurr Thrower affirme être parvenu au terme de son entreprise diégétique et avoir achevé ce projet. Ne nous méprenons cependant pas, puisqu’il ne s’agit que de la fin d’un cycle qui en appellera irrévocablement un autre. Comme nous le confie le musicien lors de cet entretien, cette entreprise artistique est naturellement arrivée à son terme tandis qu’un chapitre de sa vie personnelle se fermait. Car derrière les concepts philosophiques notamment inspirés de Nietzsche, c’est avant tout une histoire qui nous est contée ici : son histoire.

En plus de la littérature et de la philosophie, véritables prismes pour percevoir le réel, l’œuvre autobiographique Blurr Thrower se construit autour de compositions black metal qui furent autant d’épreuves pour leur géniteur. Des épreuves que l’auditeur doit lui aussi partager, afin de percevoir et ressentir les étapes que le musicien a traversées. Car bien au-delà de la musique, c’est un projet d’art total qu’entend proposer Guillaume et auquel il nous invite ; la photographie, la poésie et la musique sont ses médiums et il propose, avec Les Voûtes, un objet unique, conceptualisé depuis plusieurs années.

Nous sommes revenus en profondeur sur cette entité singulière qu’il a créée, sur sa perception du black metal, de ses codes, de la sémantique qu’il convoque et de la spiritualité qui nimbe l’ensemble de cette création ambitieuse…

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Cult Of Luna : au fil de l’eau et des ressentis


En 2019, le collectif suédois renversait complètement son processus créatif avec la naissance d’A Dawn To Fear : là où, sur leurs précédentes réalisations, le concept de l’album préexistait à l’écriture musicale (cf. Vertikal et Mariner), c’est désormais la spontanéité de la composition qui fait loi. Fermement ancré dans ce nouveau courant, Cult Of Luna persévère et navigue un peu plus loin dans son intuition viscérale en offrant The Raging River, à la fois conclusion de leur précédent disque, continuité d’une expérience et point de repère supplémentaire à leur voyage.

Orné de cinq morceaux organiques, initiés pour la plupart lors des sessions d’A Dawn To Fear et dont un voit la participation du grand Mark Lanegan, ce nouvel EP résonne de manière ambivalente avec noirceur, puissance et sérénité. C’est avec le frontman Johannes Persson que nous avons eu l’occasion de plonger dans les arcanes de la conception de The Raging River mais aussi dans le contexte de la création de leur propre label Red Creek, en évoquant par ailleurs les vingt ans du premier album de Cult Of Luna.

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