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Interview   

Skyblood : le monde de Mats Levén


Skyblood, derrière ce nom énigmatique se cache en réalité le projet solo d’un des chanteurs de metal les plus doués et en vogue depuis trente ans : Mats Levén. Après avoir participé à quantité de groupes et projets, dont Yngwie Malmsteen, Therion et Candlemass, sans compter les innombrables collaborations ponctuelles, finalement on est surpris de constater que Mats Levén n’avait jusqu’à présent jamais sorti d’album solo.

Mais Skyblood est un peu plus qu’un album solo. C’est surtout un alter ego et son univers qu’on découvre sur la pochette de ce premier opus. Une manière pour Mats Levén, ironiquement, d’échapper à lui-même et aux cases dans lesquelles les gens ont pu l’enfermer. Car Skyblood, c’est aussi un chanteur qui prend sa liberté, qui suit son intuition sans trop réfléchir, faisant pour la première fois les choses véritablement à sa façon, avec toute la diversité de ses influences.

C’est ce que nous explique Mats Levén dans l’entretien qui suit, revenant également sur son départ il y a un an de Candlemass, alors qu’il avait fini ses enregistrements de chant pour l’album qui deviendra The Door To Doom.

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Dream Theater entretient le souvenir


Si les tournées anniversaires sont aujourd’hui monnaie courante (sans mauvais jeu de mots), Dream Theater, après avoir fêté les vingt-cinq ans d’Images And Words, a décidé de pousser le bouchon plus loin et carrément coupler la tournée de son dernier album en date, Distance Over Time sorti en début d’année, à l’anniversaire de son premier album conceptuel, le mythique Metropolis Pt. 2: Scenes From A Memory. Après tout, quand on parle de « distance au fil du temps », il n’est pas étonnant de vouloir jouer sur les deux tableaux, passé et présent.

A l’occasion de la promotion des deux concerts de Dream Theater dans l’Hexagone dans le cadre de cette tournée spéciale – les 26 et 27 janvier à La Seine Musicale de Paris et à la Halle Tony Garnier de Lyon –, nous avons joint John Petrucci au téléphone. Nous faisons avec lui un premier bilan sur les retours de Distance Over Time, mais surtout revenons sur Scenes From A Memory, un album entré à jamais dans le panthéon des plus grands disques progressifs.

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Strigoi : du tombeau au berceau


Vallenfyre avait été créé en 2010 dans des circonstances tragiques : Gregor Mackintosh avait besoin d’un exutoire cathartique suite au décès de son père. Un projet qui était vite devenu un retour aux sources pour le guitariste de Paradise Lost, se replongeant dans ses premiers amours de jeunesse dans la musique extrême. Après trois albums, Vallenfyre était arrivé en bout de course, mais Mackintosh a clairement pris goût à sa double vie. Un équilibre s’était créé après la redécouverte des joies cachées et pures de l’underground face au feu des projecteurs qu’il connaît depuis trente ans avec son groupe principal.

Rien d’étonnant, donc, à ce qu’un nouveau projet soit né fin 2018 dans le tombeau de Vallenfyre : le bien nommé Strigoi, fondé avec le bassiste-parolier Chris Casket. Strigoi reprend ainsi les fondamentaux de Vallenfyre pour les affiner, les développer et les emballer dans une dose de théâtralité. Si Paradise Lost représente le penchant mélancolique de Mackintosh, Strigoi sera sa version horrifique et malfaisante.

C’est ce que nous explique en substance Gregor Mackinstosh, traçant les liens entre Vallenfyre, Paradise Lost et Strigoi, ainsi que la genèse de ce premier album au titre sans équivoque : Abandon All Faith, symbole de son militantisme athée et d’une obsession parmi d’autres dont il nous parle ci-après…

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Hypno5e : aux sources de la mélancolie


Hypno5e est un groupe définitivement à part. La preuve : qui à part les Montpelliérains aurait pu avoir l’idée de commencer un diptyque par le second volume ? Car c’est bien ce que ces derniers ont entrepris avec A Distant (Dark) Source, nouvel album et seconde partie d’un concept dont la première partie verra le jour ultérieurement. C’est ainsi qu’Hypno5e a l’intelligence de jouer avec la temporalité, autant dans l’histoire développée que dans la manière de la présenter à ses auditeurs, afin de donner une seconde vie à ce qui a été.

D’ailleurs, l’ambivalence est partout dans la musique d’Hypno5e : dans sa manière de puiser dans le passé pour construire un avenir ou de se nourrir d’une absence pour la combler, dans une urgence créative qui prend paradoxalement son temps pour se déployer, ainsi que dans les contrastes clairs-obscurs particulièrement appuyés sur cet opus. Le tout avec une constante : la mélancolie, qu’elle soit douce ou viscérale, guidant notre écoute comme elle a guidé la création.

Ci-après, Emmanuel Jessua, frontman et compositeur de la formation, nous raconte la genèse de A Distant (Dark) Source et son concept, mais aussi le sens derrière cette mélancolie et comment elle en vient à définir la musique même d’Hypno5e.

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Tout le monde cède à Last Temptation


… y compris le public, réputé difficile de Dream Theater. Il faut dire que Peter Scheithauer a pris le temps de bien faire : successeur de Stream, Last Temptation est un projet qui se construit depuis 2010. Il fallait écrire les meilleurs morceaux possible et réunir la meilleure équipe possible. D’ailleurs pour son collègue Bob Daisley, cela aurait pu s’avérer fastidieux tant il est exigeant avec les chanteurs. Finalement tous deux sont très rapidement tombés d’accord sur un chanteur français « jeune, frais et inattendu », un « Ozzy Osbourne qui chanterait juste » : Butcho Vukovic.

C’est principalement ce trio qui est à l’origine de ce premier album, que Peter a eu à cœur d’enregistrer à l’ancienne pour partager avec l’auditeur en ayant une énergie authentique et live.

Entretien avec ce musicien d’origine française vivant et travaillant désormais aux États-Unis et pouvant témoigner des différences séparant les deux pays sur la musique et son business.

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Lofofora à l’état brut


Dans « Vanité », il y a « vain ». Et c’est le sens premier des tableaux que l’on appelle Vanités, pointant la vacuité de l’existence humaine et appelant à faire plutôt preuve d’humilité. Pourtant, l’usage le plus courant du nom est plutôt synonyme d’ego et de fierté. Ironique, non ?

Après trois décennies, Lofofora continue de rassembler et d’inspirer le public. Le succès du projet aurait pu pousser le groupe à la vanité, justement. Ils pourraient même jouer la carte de la fausse modestie qu’on n’y verrait que du feu. Ils ne seraient pas les premiers artistes à essayer de convaincre leur audience qu’ils sont « restés simples ». Mais le chanteur Reuno ne laisse aucune place au doute. Malgré son discours parfois engagé et son succès, « Lofo » n’a jamais eu pour but de changer le monde ou de le conquérir. S’il peut être fier, il est avant tout reconnaissant. Et Reuno, on le croit sans problème, compte tenu de son franc-parler : il n’hésite pas à être sévère envers ses collègues de la scène française mais applique aussi avec humilité cette sévérité à son propre travail.

Entretien riche, cash et sans langue de bois avec un punk, un vrai, aux tout juste trente années de carrière (mais, s’il revient volontiers sur le passé, ne lui parlez pas d’anniversaire ou de nostalgie…), prônant une sincérité extrême dans la vie comme dans son travail, passionné d’art brut et qui nous en livre sa version avec ce nouvel album Vanités.

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William DuVall : une guitare, une voix


William DuVall est l’homme qui a réussi l’exploit de passer après l’irremplaçable Layne Staley dans Alice In Chains, celui qui a donné un second souffle, une seconde vie à l’un des groupes les plus puissants et créatifs de Seattle. Mais connaît-on William DuVall ? A cette question, une réponse : écoutez One Alone, son premier album solo. Une guitare, une voix. Rien d’autre. L’homme mis à nu.

Mais William DuVall est aussi un artiste au parcours surprenant, où à chaque étape on découvre une nouvelle facette de ses talents artistiques, depuis ses premiers pas dans la scène hardcore d’Atlanta au début des années 80 – donc loin du grunge de Seattle – jusqu’au rock énergique et inspiré de Comes With The Fall, en passant par l’ovni No Walls grâce auquel il s’est révélé chanteur.

Avec la sortie de l’élégant et intime One Alone, l’occasion était idéale pour nous entretenir avec William DuVall et découvrir un peu plus non seulement ce premier pas en solo, mais aussi l’homme, l’artiste et son parcours, qui peut-être vous donnera envie de creuser un peu plus dans son passé, un passé qui mérite clairement qu’on s’y attarde.

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Chuck D : un prophète qui fait du bruit


Pénétrer dans les coulisses de l’Olympia, c’est immédiatement ressentir le poids de ce lieu de légende. Face à nous, des flycases aux étoiles rouges. On peut y lire RATM. Nom tout aussi mythique que les célèbres tentures rouges de la salle parisienne. Qui aurait pu savoir, à ce moment-là, que ces étoiles rouges annonçaient un retour inespéré ? Que cet avènement proclamerait par là même la fin des Prophets Of Rage ? C’est donc une interview post mortem que nous vous proposons.

Chuck D a accepté de répondre à nos questions. Peu de gens peuvent se prévaloir d’avoir eu un rôle aussi primordial dans la création et l’histoire du hip-hop, comme il a pu en avoir avec Public Enemy. Pour autant, Chuck D a passé l’âge des combats d’ego. Voix de la sagesse, il partage avec un recul bienvenu sa vision des genres mais également sa relation à la musique en tant que « matériel ». En effet, il a également été un précurseur du streaming, prônant une autre façon d’aborder et de partager la musique. Du hip-hop, Chuck D conserve également la force des convictions. Pour lui, le hip-hop sert à délivrer un message engagé, radical et c’est bien ce qui le lie aux Prophets Of Rage. Entre rébellion, ras-le-bol, politique, musique et introspection, Chuck D se livre comme il rappe : direct et puissant.

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Les révolutions de Refused


Depuis que Refused s’est reformé de façon inespérée en 2012, on peut dire qu’il prend son temps. Il lui a fallu trois ans pour enfin sortir son album de reformation, successeur du mythique The Shape Of Punk To Come sorti dix-sept ans plus tôt. Et si Freedom était un album de très bonne facture, c’était aussi, de l’aveu même du frontman Dennis Lyxzén, celui d’un groupe qui tâtonnait pour retrouver ses marques et n’avait pas encore toute l’énergie qui a fait sa réputation dans les années 90. Quatre ans plus tard – tout de même – Refused a revu sa copie et revient avec War Music : l’antithèse de Freedom.

Refused est remonté à bloc, brut de décoffrage, tout en conservant les spécificités qui font de lui un groupe singulier, marginal et anti-establishment y compris dans la scène punk hardcore. Refused hausse donc le ton avec sa musique mais aussi ses textes. Un appel à la révolution, à foutre en l’air le système pour, par-dessus ses ruines, en construire un nouveau, quel qu’il soit, du moment que c’est autre chose que ce qu’on a actuellement. Nous avons échangé sur tous ces sujets avec Dennis Lyxzén ci-après.

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The Great Old Ones : la face cachée du cosmos


Le cosmos est une notion qui reste abstraite pour la plupart des gens. Pourtant, il est tout autour de nous et il suffit de lever les yeux, lors d’une nuit au ciel dégagé, pour se laisser écraser par son immensité et son infinie complexité. C’est cet abysse-là, ainsi que celui des fonds marins, qui fascinait Lovecraft autant qu’il le terrorisait, donnant corps à ces sentiments sous la forme de rencontres entre des personnages et des entités monstrueuses, jusqu’à le conceptualiser en une philosophie : le cosmicisme.

Une philosophie qui donne aujourd’hui son nom et sert de base au nouvel album de The Great Old Ones. Non, malgré un nouveau changement de line-up conséquent depuis EOD: A Tale of Dark Legacy, les Bordelais n’ont pas changé leur fusil d’épaule et Benjamin Guerry, son leader, continue de puiser dans l’œuvre de l’auteur américain de littérature fantastique qui le fascine tant. A ceci près qu’ici, à défaut de se baser sur une nouvelle unique, chaque chanson raconte sa propre histoire liée à une entité lovecraftienne.

Entretien avec Benjamin Guerry qui nous livre les secrets de Cosmicism et analyse avec nous la philosophie de Lovecraft.

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