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Interview   

Alkaloid dévoile son anatomie


En 2014 la planète Obscura se heurtait aux différents créatifs et voyait une fraction substantielle de son line-up – le batteur Hannes Grossman et le guitariste Christian Münzner – s’en détacher pour prendre une autre trajectoire. Un satellite parti capter d’autres talents – le chanteur-guitariste et compositeur professionnel Morean (Dark Fortress), le guitariste Danny Tunker (Abhorrent, ex-Aborted) et le bassiste Linus Klausenitzer (Obscura) – afin de former un nouvel astre : Alkaloid. Inutile de préciser qu’avec un line-up pareil, le premier album, The Malkuth Grimoire (2015), était voué à devenir une bombe death technique/progressif. Ce qu’il est devenu au-delà de toute espérance.

Ainsi nous avions hâte de voir quelle forme pourrait prendre la formation pour la suite. Et la suite, c’est Liquid Anatomy, un album qui démontre la nature protéiforme d’Alkaloid, libre de toute contrainte – ou presque -, dessinant des mondes aux extrémités de la science, là où cette dernière se frotte à la fiction.

Nous avons (très) longuement discuté avec Hannes Grossmann et Morean (qui a pris le temps de répondre à nos questions malgré la production d’un opéra qui l’accapare énormément actuellement). S’ils se divisent et se charrient au sujet d’un groupe tel que Rush, ces deux-là semblent s’être très bien trouvés dans leurs visions artistiques ! Ainsi ils nous font entrer dans les méandres musicaux et thématiques – à coup de rapport à la science, à la religion ou même à Lovecraft – d’Alkaloid. L’occasion également de revenir sur le split d’Hannes avec Obscura, et autant dire que, malgré le recul, ce dernier n’est pas tendre !

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Lizzard ne changera pour personne


Les membres de Lizzard ne tournent pas à droite à gauche en France pour obtenir un statut d’intermittent du spectacle. Lizzard ne met pas un simple imprimé de sa pochette d’album sur un t-shirt bas de gamme pour encourager facilement un achat de soutien. Lizzard ne sort pas un album tous les deux ans. Lizzard ne se préoccupe pas des critiques de presse ou sur internet, mais que de la réaction des gens en live. Lizzard pense ses albums dans leur ensemble, alors que l’heure est à la musique dématérialisée et aux supports qui poussent à zapper.

Alors évidemment, la musique, les textes ou encore les opinions et ressentis du groupe et de ses membres évoluent. Après tout, son dernier disque s’appelle Shift et parle de changement ! Mais son état d’esprit originel, celui d’être un groupe indépendant, soudé, voire fusionnel, qui a sa propre approche de la musique, reste intact. On en parle ci-après avec Matthieu Ricou.

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John Corabi : l’album Mötley Crüe ressuscité


L’histoire du rock est truffée d’excellents albums qui n’ont pas eu leur chance, parce que sortis dans un contexte défavorable, parce que mal soutenus par l’industrie, parce qu’ayant dérouté les fans, etc. Les raisons sont légion, pas toujours rationnelles. L’album sans titre de Mötley Crüe sorti en 1994 est de ces albums. Seul opus du sulfureux quatuor de Los Angeles avec John Corabi au chant, il fut, pour l’époque et selon les standards du Crüe (rappelons qu’il succédait au mythique Dr. Feelgood), une catastrophe. Si bien que le groupe rappelait Vince Neil, son chanteur historique, à la rescousse deux ans plus tard pour aboutir à un Generation Swine au succès pas plus glorieux. Preuve que le problème était plus complexe qu’une simple question de frontman. Toujours est-il qu’avec les années, cet album gagnera lentement mais sûrement des adeptes et fut, malgré tout, une belle vitrine pour John Corabi.

En 2014, pendant que les trois autres membres de Mötley Crüe partaient en tournée d’adieu, occultant totalement l’album qui fêtait pourtant ses vingt ans, Corabi prit les choses en main avec son groupe solo pour faire revivre cette musique sur scène. Sorti il y quelques semaines, Live ’94 : One Night Live In Nashville est l’occasion idéale pour se replonger dans un album trop vite enterré et revenir avec le chanteur (en marge de notre récent entretien pour The Dead Daisies) sur les raisons d’un tel fiasco commercial.

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Dusk Of Delusion : les forains partent en live


Le contraste dans l’art se développe plus ou moins consciemment. Il peut être travaillé volontairement par un artiste souhaitant réaliser une oeuvre aux visages multiples ou présentant un certain équilibre. Ou bien le contraste peut naître d’un besoin plus profond, comme celui de se démarquer d’un vécu. En l’occurrence, si la musique de Dusk Of Delusion est ce qu’elle est, c’est en majeure partie en réaction à un autre projet d’une partie de ses membres, Elvaron. D’une musique progressive exigeante techniquement, Matthieu Morand et ses collègues sont passés à un metal bien plus direct, un projet pleinement dédié à la scène.

Le groupe a aussi fait le choix de travailler ses contrastes au sein même de son album, afin de mieux représenter la réalité et de coller à sa trame narrative et son imagerie hautes en couleurs.

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My Indigo : Sharon Den Adel reprend des couleurs


Les fans de Within Temptation l’ont échappé belle. En quasi burn-out suite à la tournée du dernier album Hydra, en panne totale d’inspiration, remettant en cause son mode de vie et ses choix, rongée par les regrets de ne pas pouvoir davantage profiter de sa famille et ses proches, Sharon Den Adel, sa frontwoman emblématique a traversé la plus importante crise de sa carrière. Si bien que l’avenir du groupe avec elle n’était plus assuré. Ainsi, pendant que Within Temptation s’est mis en hibernation, Den Adel a entrepris une forme de thérapie, la menant vers un nouveau projet musical du nom de My Indigo.

My Indigo est le résultat de ce travail introspectif, la menant loin des élans épiques de Within Temptation, vers des contrées musicales nouvelles, plus simples, très pop dans l’âme, où elle y exprime ses tourments, ses douleurs mais aussi ses espoirs et les leçons qu’elle en a tiré. Dans l’entretien qui suit, Sharon Den Adel retrace avec nous le chemin parcouru pour aboutir à cette première virée solo. Elle partage un récit, forcément très personnel et touchant, permettant de mieux entrevoir les difficultés humaines qui se trament derrière la musique qu’on écoute ou encore les concerts auxquels on assiste, et dont nous, public, n’avons pas toujours très bien conscience. Un bout d’intimité qui permet en outre d’en savoir un peu plus sur le rapport de l’artiste à la musique.

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Dans le bunker de Marduk


Marduk, c’est près de trente ans de black metal fait à leur manière, souvent brutal et guerrier, mais toujours avec conviction, et un brin punk dans l’état d’esprit DIY adopté. Car depuis quelques années, Marduk a la main sur tous les aspects de sa production musicale, grâce notamment au bassiste Devo et son Endarker Studio où le groupe confectionne ses disques en toute quiétude, dont Viktoria, dont la mise à feu est prévue pour le 22 juin prochain.

Avant de parler un peu plus du contenu de l’album, nous vous proposons un petit tour dans le bunker où Marduk prépare son arsenal. Morgan Håkansson, guitariste, membre originel et tête pensante du combo suédois, est votre guide.

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At The Gates pour étancher sa soif


Si on a attendu dix-huit ans pour voir At The Gates, l’un des pères fondateurs du death metal à la suédoise, revenir avec un nouvel album, ce n’est pas pour qu’il reparte aussitôt dans les limbes. Alors quand le guitariste et principal compositeur Anders Björler a fait une nouvelle fois volte-face pour quitter le monde du metal, et a fortiori le groupe, on ne peut que se réjouir qu’At The Gates ait cette fois-ci décidé de se retrousser les manches et continuer l’aventure malgré tout. Enfin, c’est surtout le chanteur Tomas Lindberg et le second jumeau, le bassiste Jonas Bjölrer, qui s’y sont collés. Ainsi les deux compères ont décidé de prendre le projet à bras le corps afin de revenir aujourd’hui avec To Drink From The Night Itself.

Ironiquement, cet opus a sans doute « encore plus l’âme d’At The Gates, » comme le reconnait lui-même Lindberg. Car s’il faut bien accorder quelque chose à ce duo, c’est sa capacité à prendre du recul sur leur propre travail et une certaine clairvoyance. Car les quelques défauts qu’on avait pu identifier dans At War With Reality, l’album du retour, ils ont eux-mêmes pu rapidement les entrevoir, s’en servant pour amener To Drink From The Night Itself au palier supérieur et en faire un album d’At The Gates conceptuel de grand standing. Voilà en substance ce dont nous discutons ci-après avec Tomas Lindberg.

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Le doom jazz de Bohren & Der Club Of Gore


Jouer du hardcore mène à tout, même à son contraire : le meilleur exemple en sont peut-être les Allemands de Bohren & der Club of Gore qui, après avoir débuté comme musiciens de hardcore, se sont tourné vers le jazz pour en produire une mouture unique, sombre, mélancolique, et à la lenteur qui ferait passer la plupart des groupes de doom pour des hyperactifs frénétiques. Leurs longues chansons tantôt lourdes tantôt vaporeuses évoquent tour à tour des atmosphères poisseuses de film noir, des paysages urbains sous la pluie, ou des jeunes filles qui dansent les yeux fermés dans un dinner, pas très loin des expérimentations les plus ambiant de Earth. Intrigués par ce groupe atypique qui a ouvert la voie à tout un sous-genre qualifié de doom jazz, qui semble à des lieues du metal mais qui cite constamment Autopsy ou Black Sabbath pour se décrire, nous sommes allés à la rencontre de Morten Gass, Robin Rodenberg, et Christoph Clöser lors d’une performance du groupe à Anvers.

Juste avant un concert unique où nous avons croisé un nombre certain de cartouchières et de vestes à patchs, les membres du groupe nous ont parlé de lenteur, des reconfigurations dues au départ de leur batteur il y a quelques années, de Mike Patton et même de leur compatriote Doro Pesch. Affable et ne résistant jamais ni à un bon mot, ni à une touche d’humour pince sans rire, le trio se révèle finalement à la fois irrésistible et élusif, comme sa musique.

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Little Caesar : une carrière en grand huit


Si les plus grandes maisons de disques ont su propulser certains groupes dans l’Olympe du rock n’ roll, elles ont tout autant pu se rendre responsables de naufrages quasi-homériques. Little Caesar est le modèle type du groupe promis à une grande carrière, avec un démarrage des plus prometteurs, signé sur la major Geffen Records, produit par le légendaire Bob Rock, soutenu par les pontes de l’industrie qu’étaient John Kalodner et Jimmy Iovine, avant que tout ce beau monde n’entre dans des bagarres, se vautrent dans l’égocentrisme et le cynisme, et se prennent les pieds dans le tapis des rachats de marque. Ajoutons à cela une industrie du rock en pleine transition entre les années 80 et 90. Heureusement, modestement, après une reformation dans les années 2000 par amour de la musique, Little Caesar est toujours là.

S’il nous parle dans un premier temps du nouvel album Eight, et son blues rock chaleureux et authentique, c’est finalement cette histoire de Little Caesar, à la fois rageante et passionnante, que nous raconte le chanteur Ron Young ci-après. D’une session d’écoute où Young aurait peut-être mieux fait d’éviter de l’ouvrir, à un Gene Simmons ravalant ses paroles au sujet du bien fondé de porter le bouc ou pas, en passant par des secrétaires effrayées par le look du groupe… le récit du frontman est riche en enseignements et anecdotes ! Et cerise sur le gâteau : il termine en nous racontant son expérience éphémère d’acteur, lui valant de fracasser une queue de billard sur la nuque d’Arnold Schwarzenegger dans une célèbre scène de Terminator 2…

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Amorphis au service de sa majesté


Si on avait pu, malgré la qualité constante de ses albums, reprocher à Amorphis de jouer la carte de la sécurité par rapport à une époque pré-2006 (avant l’arrivée du chanteur Tomi Joutsen) nous ayant habitué aux surprises à chaque sortie, mine de rien depuis quelques albums, les Finlandais semblent avoir progressivement repris goût à la nouveauté et au challenge. On se doutait avec Under The Red Cloud que le producteur Jens Bogren n’y était pas étranger, on a désormais la confirmation avec Queen Of Time où celui-ci a joué un rôle déterminant dans la nouvelle dimension qu’a gagnée la musique d’Amorphis. Queen Of Time est un album opulent, majestueux, foisonnant d’invités, aux arrangements d’une richesse inégalée dans la carrière du combo, mais pas moins équilibré.

Ainsi nous avons échangé avec Tomi Joutsen et les deux compositeurs principaux, le guitariste Esa Holopainen et le claviériste Santeri Kallio, afin de mieux comprendre la genèse d’un album qui pourrait bien marquer le début d’une nouvelle ère et le rôle de Jens Bogren dans celle-ci. Mais pas seulement, puisque Queen Of Time inaugure le retour du bassiste originel et compositeur Olli-Pekka Laine, et comme c’est le cas maintenant depuis quelques années, Pekka Kainulainen a été reconduit dans le rôle de parolier, et même un peu plus. Deux sujets qui méritaient bien quelques échanges.

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