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Interview   

Testament : l’ADN d’un titan


Le Big Four, c’est un peu comme les sept merveilles du monde : au bout d’un moment, il va sérieusement falloir penser à revoir la liste officielle. Entre les groupes dont l’étoile a plus que pâli et ceux qui ont (disent-ils) raccroché les grattes, les grands du thrash ne sont plus tout à fait les mêmes en ce début 2020 que dans les années 90. Il n’y a qu’à écouter le nouvel album de Testament, l’excellent Titans Of Creation, puis constater la relative constance qualitative de sa discographie, pour se convaincre qu’on tient là un des grands noms actuels de la scène.

Nous avons pu nous entretenir brièvement avec Alex Skolnick, iconique guitariste lead du groupe, quelques heures avant le concert plein à craquer réunissant Testament, Exodus et Death Angel à l’Élysée Montmartre au début du mois (mais si, vous savez bien, cette époque fort lointaine où les humains avaient le droit de se faire la bise et de se réunir dans des salles de concert ?). L’occasion d’évoquer les surprises que recèle le nouvel album, les aléas de la vie sur la route et l’autre passion musicale du bonhomme : le jazz-fusion.

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Vredehammer et la philosophie de Per Valla


Le parcours de Per Valla et son groupe Vredehammer est pour le moins insolite. Fan de Vangelis et Mike Oldfield, puis John Petrucci, Per s’est ensuite tourné vers le metal extrême. Il fonde Vredehammer d’abord comme une blague pour en arriver à un premier album prometteur, Vinteroffer (2014), et un second album explosif, mélodique et gorgé de riffs, Violator (2016). Entre-temps, il a fait un court passage dans Abbath, en tant que guitariste live.

Quatre ans se sont écoulés depuis, avec son lot de remises en question, pour finalement nous revenir cette année avec Viperous. Un album qui apporte avec lui un nouveau line-up mais aussi une nouvelle approche, en intégrant des synthétiseurs hérités du cinéma d’horreur des années 80, sans pour autant perdre les fondamentaux de Vredehammer et ce sens du riffing qui peut parfois atteindre des vitesses impressionnantes.

Nous avons échangé avec Per Valla pour discuter de tout ceci, en revenant également sur sa gestion de carrière, y compris son passage dans Abbath, et sur les débuts du projet il y a dix ans.

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In This Moment : nourrir le succès


Il ne fait aucun doute que Maria Brink est la figure de proue d’In This Moment – il suffit de voir à quel point elle est visuellement mise en avant dans les clips et les photos promo. Et sa voix autant que le personnage qu’elle incarne sur scène et hors scène jouent énormément dans le succès du groupe californien.

Mais il serait injuste d’occulter les autres forces créatives à l’œuvre, en particulier son partenaire artistique depuis les débuts et élément clé des arrangements musicaux, le guitariste Chris Howorth. En quinze ans de carrière, ce dernier n’a cessé d’évoluer, mettant en pratique les enseignements acquis au fil de l’eau, en particulier depuis le tournant qu’a représenté l’album Blood (2012), et son succès fulgurant. Son objectif : servir. Servir ce qui marche auprès des gens, servir la chanson, servir la voix de Maria et servir un tout qu’il qualifie de « pack sensoriel ».

C’est ce qu’il nous explique dans l’entretien qui suit, évoquant évidemment le nouvel album Mother et sa conception, mais également le trio créatif qu’il forme avec Maria et le producteur Kevin Churko, sa vision d’un « classique » ou encore les implications de proposer plus qu’un concert de rock, une véritable expérience théâtrale.

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Karras : possédé par le démon du death metal


Sur le papier, l’idée d’un super-groupe de metal français proposant un album de death/grind tournant autour du personnage titre de L’Exorciste sonne un peu comme le genre de fantasme né de l’abus de certaines boissons alcoolisées. Et pourtant, c’est bel et bien une réalité ! Issu de la rencontre entre Étienne Sarthou (ex-AqME), Diego Janson (ex-Sickbag) et Yann Heurtaux (toujours Mass Hysteria), Karras est la preuve flagrante que le metal bleu-blanc-rouge se porte bien, merci pour lui.

Une interview pour un premier album, c’est forcément beaucoup de questions autour de la genèse du groupe, de l’inspiration derrière la musique et des espoirs que les musiciens mettent en leur nouveau bébé. Des questions auxquelles les trois compères ont répondu avec l’aisance des vétérans, la bonne humeur d’une vraie bande de potes et la décontraction de ceux qui n’ont plus rien à prouver.

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Body Count a faim !


Jamais deux sans trois, comme on dit. Après Manslaughter (2014) et Bloodlust (2017), la dynamique gagnante de Body Count se vérifie encore cette année avec Carnivore. Un album qui, s’il poursuit sur les bases qui ont fait la réussite de ses prédécesseurs, propose également une lecture du style Body Count, une nouvelle fois, sensiblement différente, plus lourde et « monstrueuse » à certains égards. Il faut maintenir l’auditeur en haleine et se renouveler, ça Body Count l’a bien compris. Ou plutôt devrait-on dire : Vince Dennis, alias Vincent Price, l’a bien compris. Car c’est bel et bien le bassiste qui est à l’œuvre derrière le succès actuel de Body Count, allant jusqu’à endosser le rôle de directeur artistique, fort de sa longue expérience de technicien auprès de certains des plus grands noms du rock et de la pop.

C’est donc auprès de Vince Dennis que nous avons été glaner des infos sur ce nouvel opus, ses multiples invités, sa reprise de Motörhead ou ses réinterprétations de titres d’Ice-T en solo. Mais devant la gouaille du musicien on ne peut plus éclectique et polyvalent, l’entretien a fini par prendre de nombreux tournants, allant jusqu’à rentrer dans la dynamique interne de Body Count et les choix de carrière du groupe, celui-ci refusant les longues tournées éreintantes pour justement préserver le plaisir. Car Body Count n’est pas un boulot, c’est un loisir.

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Nightwish et le rappel à la nature


Si on vous demandait de nous citer cinq groupes de metal symphonique, il y a fort à parier que Nightwish serait du nombre. Même pour les moins fans du genre, difficile de passer à côté du phénomène finlandais et de ses sorties chaque fois plus grandioses, plus audacieuses, plus hyperboliques. Vingt-cinq ans après leurs débuts modestes, la question n’est plus de savoir si les rois du sympho réussiront à encore à surprendre le public, mais plutôt de quelle façon. Cette fois, ce sera donc en proposant un double album, Human. :||: Nature., qui joue des oppositions et des contrastes jusque dans son titre et son utilisation de l’orchestre.

Désormais affranchi de toute contrainte musicale (et débarrassé des questions de line-up qui ont poursuivi son groupe pendant presque une décennie), Tuomas Holopainen, tête pensante du combo, se laisse bien davantage aller aux confidences, aux plaisanteries et aux interventions personnelles qu’à une époque. D’où cette longue interview parfois un peu décousue, où nous évoquons forcément le nouvel album et le rapport du compositeur à la nature, mais également les délices des bains à l’huile de pépin de raisin, l’art délicat de headbanguer avec un masque à gaz et les auteurs de fantasy qui ont le don de faire poireauter leurs lecteurs.

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Schammasch : la flamme créative et destructrice


Arrivé au bout d’un cycle massif – après le simple album Sic Lvceat Lvx, le double album Contradiction et le triple album Triangle, puis l’EP The Maldoror Chants: Hermaphrodite pour temporiser –, Schammasch était attendu au tournant, c’est même un euphémisme. Une nouvelle ère s’est ouverte fin 2019 pour le combo suisse avec Hearts Of No Light, sous le signe à la fois de la continuité et de la rupture. La continuité parce que Schammasch met à profit en un album tout ce qu’il a pu développer musicalement jusqu’à présent. La rupture parce qu’il prend à bien des égards le contre-pied conceptuel de Triangle, cherche à « démolir le passé » pour laisser place au renouveau et dévoile des facettes musicales encore inédites.

Premier album d’un dytique, dont le second volet verra le jour ultérieurement, Hearts Of No Light est un album qui expose une vision de l’humanité d’un pessimisme noir. C’est aussi une œuvre d’art une nouvelle fois remarquable, qui transcende les genres, plein de symboles piochés dans la religion chrétienne, la mythologie et l’ésotérisme, et qui invite l’auditeur à la réflexion et à l’introspection.

Nous ne pouvions pas ne pas nous entretenir une nouvelle fois avec Chris S.R., tête pensante du groupe, qui désormais choisit de ne répondre aux interviews plus que par e-mail, afin de pouvoir prendre le temps de la réflexion. « Compare une session de jam à une phase de composition approfondie et imagine les deux résultats et à quel point ils seront différents. C’est pareil pour les interviews pour moi. » Une justification qui symbolise bien l’attention extrême qu’il consacre à tout ce qui touche à son art et qui ne tolère aucune imprécision.

English speaking readers : the original version of the interview is available here.

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Sylosis prend un nouveau départ


En octobre 2016, lorsque le frontman Josh Middleton rejoignait Architects suite au décès du guitariste Tom Searle, Sylosis annonçait parallèlement une pause. La réalité est qu’en coulisse, cette dernière avait été décidée bien avant et avait plus les traits d’une séparation que d’une pause. S’il était las du manque de retour sur l’investissement de temps, d’efforts et d’argent, c’est surtout un mécontentement profond sur les limites artistiques qu’il s’était lui-même imposées qui a poussé Josh Middleton à rayer Sylosis de la carte dans le but de fonder un nouveau groupe avec lequel il pourrait élargir ses horizons créatifs.

Finalement, convaincu par le label, Sylosis a survécu mais ne sera plus jamais tout à faire le même : il sera meilleur. C’est en tout cas ce que démontre Cycle Of Suffering, cinquième album qui marque vingt ans de carrière, largement encensé par les fans et la critique Sylosis à ce jour. Preuve que le rééquilibrage et re-paramétrage opéré par Josh Middleton a porté ses fruits.

Dans l’entretien qui suit, le chanteur-guitariste nous parle en toute franchise de cette période de remise en question en revenant aux sources historiques de son mécontentement, de son expérience auprès d’Architects et de ce retour au sommet, évoquant également son approche vocale (en partie inspirée par Gojira) ou encore son anxiété en avion.

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Almanac tourne à plein régime


Le moins qu’on puisse dire est que Victor Smolski a eu et a une vie bien remplie ! Dans le milieu metal, on le connait aujourd’hui surtout pour ses quinze années passées dans Rage, avec qui il a produit certains de leurs meilleurs albums. Pourtant bien avant ça, dès son plus jeune âge, il a connu la gloire en Russie vendant dix millions d’albums (!). Mais la gloire, Smolski s’en fiche, ce qui l’intéresse, c’est la musique et le partage de celle-ci. C’est bien pour cette raison qu’il a fini par s’expatrier. Il n’a pas non plus eu de difficultés à quitter Rage quand plus rien n’allait avec son compère Peavy Wagner pour aller fonder son groupe Almanac.

C’est justement avec Almanac et un troisième album, Rush Of Death, qu’il revient cette année. Un album marqué, de nouveau, par des changements de line-up. Mais là encore, Smolski prend les choses du bon côté, toujours très détendu. Un album qui apporte son lot de particularités par rapport à ses deux prédécesseurs. Smolski y propose une seconde à partie à la « Suite Lingua Mortis », dédiée à son père Dmitry Smolki, professeur et compositeur classique biélorusse décédé en 2017, avec qui il avait conçu la première partie et qui a largement participé à son éducation musicale.

Mais ça ne s’arrête pas là, puisque Rush Of Death est aussi l’occasion pour Victor Smolski de mettre en avant une autre de ses passions : la course automobile dont il a fait son deuxième métier, remportant de nombreux trophées et traçant des complémentarités et parallèles avec ses activités de musicien. Voilà en substance les multiples sujets que nous évoquons ci-après avec le guitariste.

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Intronaut : exigeant et gratifiant


La musique d’Intronaut se mérite. Cinq ans après The Direction Of Last Things, le groupe voulait marquer le coup et revenir avec « un album de metal complètement fou, un album de prog metal technique vraiment exagéré. » C’est chose faite avec un sixième opus, Fluid Existential Inversions, qui, s’il nuance davantage la composante jazzy d’Intronaut, saura vous malmener les méninges puis vous récompenser à la hauteur de vos efforts. Car derrière les dédales musicaux qui pourront paraître cacophoniques aux oreilles des non-initiés, se cachent des joyaux de riffs et de mélodies. C’est ainsi que Sacha Dunable, fondateur de la formation Californienne, aime son metal prog : exigeant et gratifiant.

Le guitariste-chanteur nous explique son approche et sa conception musicale, « confuse et absurde » comme la vie, dans l’entretien qui suit et plus particulièrement la réalisation d’un album pour lequel ils ont pris tout leur temps, faisant intervenir des collaborateurs de premier choix. Il revient également sur la décision de prendre une pause avec le groupe, après avoir frôlé le burn-out, alors vidé de toute envie de rempiler en studio, et sur le départ du batteur de longue date Danny Walker.

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