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Interview   

Soen : conscience intense


La conscience est un mot qui définit bien Soen et son batteur-fondateur Martin Lopez. Une conscience musicale d’abord : Soen sait exactement ce qu’il est – un groupe qui n’a pas encore tout à fait fini de chercher son identité – et ce qu’il fait. Dans la musique de Soen, chaque détail compte et rien n’est laissé au hasard pour maximiser l’intensité des émotions et la clarté du message, quitte à adapter au cas par cas la production et à rééquilibrer le rapport entre complexité et facilité d’écoute.

Une conscience sociale et humaine ensuite : Soen est un exutoire pour s’exprimer avec une intensité – encore une fois – difficile à assumer au quotidien, Martin et le chanteur Joël Eklöf étant particulièrement acerbes sur le rôle des médias et des politiciens dans la division des peuples et sur la mainmise de certaines entreprises sur notre vie. Le batteur nous en parle ci-après.

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Stubora reste têtu


« La vie continue ». Pas d’optimisme dans une telle maxime, juste un fait. Qu’on y soit préparé ou non, qu’on ait des projets ou non, qu’on soit heureux, malheureux, en bonne santé ou malade, la Terre continue de tourner, on ne peut rien faire d’autre que l’accepter. En l’occurrence, la crise sanitaire que l’on vit actuellement force à continuer nos vies, malgré le fait que bon nombre de ses aspects aient été mis en suspens. Sur la majeure partie de 2020 et sur ce début de 2021, la musique doit vivre sans concerts. Certains disques sortent plus tard, d’autres sortent mais ne peuvent être défendus sur scène. Certains artistes repensent leur manière de promouvoir leur musique ou de se produire, comme les concerts à distance. On peut avoir une opinion sur ces nouvelles solutions ou même sur la situation générale, cela ne change rien, il faut faire avec.

Stubora n’avait probablement pas prévu de filer la métaphore de son dernier album Horizon Noir et de ressortir dans la foulée un nouvel EP. Mais la situation sanitaire en a voulu autrement. Le groupe a dû « ronger son frein », renoncer à tourner et, inspiré par la frustration du confinement, écrire ce Vision Obscure qui constitue une réponse de circonstance au disque précédent. Le groupe le confesse volontiers dans la suivante interview.

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Steven Wilson : artiste sans frontière


Steven Wilson n’a pas fini de contrarier une partie de ses fans qui auraient voulu qu’il poursuive tranquillement sa route dans le domaine du bon vieux rock progressif, déjà passablement chamboulée par la tournure volontairement pop de To The Bone (2017). The Future Bites n’arrangera pas les choses – même si ceux qui connaissent les débuts de Steven Wilson ne devraient pas être si surpris que ça et qu’il avait déjà annoncé la couleur avec Love You To Bits (2019) de No-Man – en se désintéressant radicalement des guitares, un instrument qui selon lui n’a plus rien de neuf à dire, au profit d’un vocabulaire électronique qui se veut refléter le monde de 2020.

Car c’est aussi ça The Future Bites : un album qui, thématiquement, analyse nos comportements à l’ère digitale, que ce soit l’égocentrisme qui règne sur les réseaux sociaux ou notre consumérisme compulsif. Un concept qu’il pousse plus que jamais, usant d’humour, en affichant de faux articles épuisés dans sa boutique en ligne ou en proposant en illustration du disque une photo de lui… mais pas vraiment de lui. Le musicien, qui s’inspire plus que jamais des grands artistes qui se sont régulièrement réinventés, à l’image de Prince, David Bowie ou Elton John qui apparaît justement sur le disque, nous donne dans le long entretien qui suit les pistes pour bien comprendre sa démarche, son point de vue et sa réflexion.

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The Dead Daisies : nouveau départ


Un an que The Dead Daisies attend patiemment que son nouvel album Holy Ground sorte, essayant de s’occuper et d’occuper ses fans par le biais des réseaux sociaux, et ce sera chose faite dans quelques jours. Pas sûr que le quatuor pourra reprendre la route aussi vite qu’il l’aurait espéré pour défendre l’opus, mais au moins la musique sera lâchée dans la nature, à disposition de qui voudra s’en délecter. Car force est de constater que l’arrivée de Glenn Hughes au chant et à la basse (cf. interview avec David Lowy) a donné un bon coup de fouet à The Dead Daisies. Pas que John Corabi et Marco Mendoza aient démérité, très loin de là, mais l’ex-Deep Purple apporte un vent de fraîcheur et de renouveau au groupe, à la fois par sa culture musicale british, sa voix ayant marqué l’histoire du rock et sa basse qui n’aura jamais été aussi généreuse.

Le guitariste Doug Aldrich, qui après seulement cinq ans au sein du groupe fait paradoxalement déjà partie des meubles, nous en parle, non sans admiration pour son nouveau frontman qui a, lui aussi, dans un temps lointain, côtoyé un certain David Coverdale dans un groupe réputé pour ses turnovers de musiciens – comme quoi le monde est petit. Il nous parle également de la marque qu’a laissée sur lui Eddie Van Halen, qui nous a quittés décidément trop tôt, et de son expérience lorsqu’il a auditionné pour Kiss alors qu’il n’avait encore aucune expérience.

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Wardruna montre patte blanche


La trilogie Runaljod, parue entre 2009 et 2016, était un projet imposant, résultat d’un travail et de recherches approfondies lui donnant une vraie légitimité, qui a posé les bases de Wardruna et de la nouvelle vie artistique d’Einar Selvik, après des années à évoluer dans le black metal. Cinq ans après, c’est en artiste folk accompli qu’il revient, toujours accompagné de la chanteuse Lindy-Fay Hella, avec Kvitravn, un album qui à la fois s’inscrit dans une continuité et profite de la maturité acquise par l’expérience.

Wardruna a plus que jamais une valeur méditative pour se reconnecter à la nature et se « définir en tant qu’êtres humains selon les vieilles traditions animistes. » Wardruna est, sans l’avoir cherché, de toute évidence en phase avec certaines aspirations dans l’air du temps, il suffit de voir son succès grandissant, l’artiste ayant désormais signé sur une major mais aussi, plus généralement, l’engouement pour la culture nordique que ce soit au travers de groupes de plus en plus nombreux ou d’œuvres extra-musicales mainstream auxquelles Einar a parfois lui-même participé. Dans l’entretien qui suit, il nous parle donc du nouvel album Kvitravn, de la réussite de Wardruna et de la place des traditions nordiques dans la culture populaire.

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Therion à plein tube


Au vu de sa carrière avec Therion, on aurait pu croire que l’ambition de Christofer Johnsson était sans limites, en particulier après le triple album et opéra metal Beloved Antichrist destiné à être porté sur scène paru il y a deux ans. Mais il faut croire que le musicien qui, en trente ans, n’a cessé de surprendre voire d’innover est arrivé au bout de ses explorations. Il l’admet lui-même et c’est ainsi qu’il explique son nouveau projet, dont Leviathan n’est que le premier des trois chapitres à venir : composer exactement ce que les fans réclament, soit des « tubes » de Therion, en prenant ses anciens succès comme modèles, non pas pour les copier mais pour en extraire l’essence.

Loin de succomber à ce qu’il appelle le « syndrome d’Adrian Smith », contrairement à certains de ses anciens collègues, il est désormais heureux d’être un entertainer qui ne se soucie plus de l’originalité – après tout, l’innovation est-elle encore possible en 2020 ? Heureux aussi que les années de disette, à rester fidèle à ses principes quand personne ne croyait en lui et en ses idées folles, aient payé. Et quand le moral baisse et qu’il commence à douter de son choix de vie, il suffit qu’il se remémore ses débuts pour retrouver le sourire et prendre conscience de sa chance. C’est pour évoquer tout cela que nous avons longuement échangé avec Christofer Johnsson qui partage généreusement son expérience et son histoire.

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Michael Schenker : 50 ans à chercher la tranquillité d’esprit


Il y a cinquante ans Scorpions s’apprêtait à enregistrer son premier album Lonesome Crow dans les Star Studios de Hambourg. Aux côtés de Klaus Meine et Rudolf Schenker – deux membres encore actifs à ce jour au sein du groupe –, le frère de ce dernier, âgé d’à peine seize ans, faisait ses premiers pas avec le tout premier morceau qu’il ait jamais composé : « In Search Of The Peace Of Mind ». Cinquante ans plus tard, Michael Schenker a marqué le monde du hard rock avec UFO, influençant plusieurs générations de guitaristes, et une carrière atypique, préférant faire les choses à sa manière plutôt que de succomber à l’appel de la gloire et de l’argent.

Aujourd’hui, mettant de côté le patronyme Michael Schenker Fest qui lui avait pourtant réussi, c’est en tant que MSG qu’il revient fêter son anniversaire. Pas d’inquiétude, la formule n’est pas si différente : avec une pandémie qui l’a obligé à faire de gros efforts et à réaménager son projet initial, il a pu compter sur une pléthore d’amis talentueux pour l’assister. Dans l’entretien qui suit, il nous résume la genèse de ce disque – déjà abordée en conférence de presse – et surtout revient sur ses premiers pas en tant qu’artiste. Il nous parle de sa créativité, de son instrument fétiche la guitare, d’anciens collègues et même d’autres musiciens ayant marqué l’histoire de la six cordes. Qu’il paraisse amer, enflammé, un brin faux modeste voire prétentieux ou philosophe, une chose qu’on ne peut reprocher à Michael Schenker, c’est de délivrer sa pensée sans filtre.

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Stereotypical Working Class, 20 ans plus tard


Mine de rien, ça fait vingt ans ! Benjamin, le batteur de Stereotypical Working Class, blague lui-même là-dessus car, de son propre aveu, ce n’est pas le groupe le plus prolifique du monde : « En 2019, il n’y avait pas de pandémie et on a joué trois fois ! » Mais pour des amoureux de la scène comme eux, la frustration qu’a provoquée cette année 2020 sans spectacle commence à être pesante. Toute leur carrière et leur œuvre ont été construites autour de la scène. Quand d’autres groupes écrivent un disque puis pensent à la scène, les Stereo jouent pour la scène et essayent d’adapter ça sur disque.

Covid-19 oblige, avant que l’on puisse retourner voir des concerts, on va devoir se contenter de Célestopol, nouvel EP inspiré de nouvelles d’Emmanuel Chastellière. Le disque représente pour le groupe un vent de fraîcheur, puisque c’est le premier écrit avec le nouveau guitariste Mehdi. Benjamin, sans langue de bois, annonce que sans ce changement, le groupe serait peut-être mort. L’auditeur aussi pourra ressentir cette fraîcheur, voire cette froideur, tant une couleur sombre, mélancolique enrobe ce nouvel EP. De vingt ans d’existence au changement de line-up, puis à l’écriture, tant des textes que de la musique, Benjamin nous raconte tout le processus qui a amené à la création de Célestopol.

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Dark Buddha Rising et la dilatation de l’esprit


Après la parenthèse The Waste Of Space Orchestra, projet réalisé avec leurs comparses d’Oranssi Pazuzu pour l’édition 2018 du Roadburn, les Finlandais de Dark Buddha Rising sont de retour avec leur septième album en date, Mathreyata. Avec leur mélange étourdissant de drone/doom et de musique psychédélique et leur esthétique ésotérique, ils se sont taillé une place sur mesure dans l’underground, où leur production prolifique et singulière leur a assuré en une dizaine d’années un statut presque littéralement culte. Pour savoir ce qui se cache dans les esprits à l’origine de cette musique obscure et psychotrope, nous avons discuté avec V. Ajomo, le guitariste du quintet.

Posé et réfléchi, il est revenu avec nous sur la genèse de ce dernier opus, et en a profité pour lever le voile sur le processus de création d’un groupe qui donne la part belle à l’improvisation, au collectif et à l’intuition. « On doit atteindre l’obscurité dans la lumière pour voir la source même de la lumière », explique-t-il : laissez votre ego et la réalité telle que vous la connaissez à la porte, et plongez dans un monde fait de géométrie sacrée, d’états de conscience modifiés et d’illuminations paradoxales…

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Griffon : des hommes et des dieux


Parmi les thématiques abordées par les groupes de black metal, celle de la religion a toujours été prédominante. Et si Griffon confirme ce constat, la formation française créée en 2013 incarne parfaitement une nouvelle rhétorique du sujet. Elle portait déjà avec son premier opus, Har HaKarmel paru en 2016, un regard engageant et singulier sur le paganisme. Un regard que le nouvel album ὸ θεός ὸ βασιλεύς perpétue par des biais différents.

C’est en effet grâce à une réflexion articulée autour des relations entre les pouvoirs spirituels et temporels, entre autorité et divinité au regard des sociétés, que Griffon embrasse la question religieuse. Ainsi, loin d’offrir une œuvre imprégnée d’anticléricalisme, la formation française pousse plus avant la réflexion et s’attarde sur le rapport qui unit société, autorité et divinité. Sans chercher à ériger une dialectique du pouvoir divin, le groupe entend en effet inviter ses auditeurs à parcourir l’histoire et à s’approprier les réflexions latentes que les épisodes convoqués induisent inévitablement. Un contenu riche soutenu par une musique tout aussi recherchée dont nous parlons avec les deux fondateurs du projet, Sinaï et Aharon.

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