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Heavy Metal Food    Interview   

Shurik’n (IAM) rencontre le Heavy Metal Cook : Food, Rap et Metal



S’il y a bien une musique qui déclenche au moins autant de préjugés que notre musique Metal, c’est bien le Rap. Alors cette semaine, on change de décor, au propre comme au figuré. Shurik’n nous a fait l’honneur d’accepter mon invitation métallique pour une entrevue en terre québécoise, entre muffins, rap et metal. Ombre et lumière sur notre alimentation.

Voir l’entretien en vidéo.



Interview   

Napalm Death : essayer de changer les choses


Il n’y a pas si longtemps, je suis tombé sur une vidéo, à la télévision, qui dénonçait, non sans humour et cynisme, le fait que, à presque chaque élection présidentielle de la Ve République, chaque futur président utilisait plus ou moins le même discours que l’on pourrait globalement résumer ainsi : « Je serai le Président de la rupture », accusant ainsi tout aussi systématiquement son prédécesseur d’immobilisme. Loin cependant d’avoir le discours basique de comptoir selon lequel les hommes politiques sont « tous des pourris », Mark Greenway, alias « Barney », frontman emblématique de Napalm Death, met l’immobilisme sur le compte du système politique et de ses freins plus que sur les hommes qui le composent, certains ayant bien un projet concret.

Changer la société, défendre ses idéaux, est un combat de toute une vie, dont les résultats sont peu, voire pas visibles. Mais, comme dirait Barney, mieux vaut « essayer de faire quelque chose et de faire de très petits pas plutôt que de ne rien faire du tout et n’avoir aucun doute ».

Nous n’avons évidemment pas parlé uniquement de société dans cette interview, mais aussi de musique. De la musique de Napalm Death et de ses possibles évolutions, puis de musique en général, Barney insistant sur l’importance de juger une œuvre avec sa spontanéité et ses émotions plus que par les œillères des classifications, auxquelles est malheureusement très attaché le public metal.

Cliquez ici pour découvrir cet entretien…



Interview   

Epica : l’appel à la prise de conscience


Par son nouvel album Requiem For The Indifferent, Epica lance un appel à la prise de conscience des enjeux économiques et environnementaux de notre planète. D’après la chanteuse Simone Simons, l’homme ignore, involontairement comme volontairement, ces enjeux et vit sa vie égoïstement. En évoquant ces thématiques lors du suivant entretien, la conversation a naturellement dérivé vers l’actualité du moment, à savoir le débat sur le téléchargement suscité par la récente fermeture du site Megaupload. La position de Simone là-dessus est ferme : pour peu qu’une nation soit économiquement stable, étant donné la facilité avec laquelle la musique est accessible légalement sur internet, il ne faut pas télécharger.

Sur un sujet plus musical, nous avons abordé l’impact marquant de l’album Design Your Universe sur la musique du groupe. Impact qu’évoquait déjà avec nous Mark Jansen il y a un an. Et Simone de confirmer : avec ce disque, le groupe avait établi une norme qui servirait de base pour toutes ses productions futures, dont ce nouvel album, Requiem For The Indifferent.

Interview…



Interview   

Chickenfoot : Le red rocker et son cocktail explosif


Après avoir eu le plaisir de s’entretenir avec Joe Satriani et Michael Anthony, en écoutant Sammy Hagar parler il devient évident pourquoi ces musiciens ont cherché à monter un groupe ensemble. Ils ont le même enthousiasme, le même côté bon enfant sans prise de tête et la même intention de réaliser de bonnes chansons, sans toutefois occulter le plaisir et le fun car, autrement, tout du moins pour eux, ça n’a pas de sens : « On peut s’amuser plus parce qu’on n’a pas besoin de faire semblant d’être d’excellents musiciens » résume Sammy Hagar qui avoue se marrer en regardant Satriani jouer parce qu’il « est tellement bon que ça en devient drôle ». On peut dire que ces mecs se sont bien trouvés !

Parler avec le Red Rocker a permis d’approfondir quelques thématiques liés à Chickenfoot déjà abordés avec ses collègues mais aussi d’autres sujets. L’un de ceux-ci est clairement politique et a finalement été assez peu abordé par les autres médias. Sur les titres « Three And A Half Letters » et « No Change », Hagar évoque en effet, au moyen de paroles poignantes, le thème de la crise et de sa déception des gouvernements. C’était donc une bonne occasion de lui proposer de développer sa vision du contexte sociopolitique actuel.

En revanche, il est assurément impossible de passer outre le sujet Van Halen. L’ex-chanteur du groupe n’a jamais eu sa langue dans sa poche lorsqu’il s’agissait d’évoquer l’inactivité de son ancienne bande, alors à la veille de la sortie de leur nouvel album, dont le single Tattoo a déjà été dévoilé, il fallait bien recueillir son sentiment. Et, encore une fois, il ne mâche pas ses mots ! « Si tu n’a rien de bon à dire sur quelqu’un, autant ne rien dire » affirme Sammy en réponse à l’une de nos premières questions. Force est de constater que ce précepte ne s’applique pas encore au sujet Van Halen. Mais qui peut lui en vouloir de nous répondre, avec sincérité qui plus est ? Pas nous, bien évidement…

On vous laisse découvrir tout ceci dans l’entretien qui suit…



Interview   

Le regard de Steve Hogarth


« Chanter est la chose la plus impudique qui soit, c’est pire que de se mettre à poil, c’est dévoiler son âme » nous dit André Manoukian. Inutile de dire encore une fois que nous n’aurions jamais imaginé citer ce genre de personnalité dans ces colonnes, plus personne ne nous croirait à force. Quoi qu’il en soit, cette déclaration très pertinente plairait à Steve Hogarth, chanteur de Marillion, dont vous pourrez lire l’entretien qu’il nous a accordé ci après. A l’occasion de la sortie de son album avec Richard Barbieri, album qu’il n’en pouvait d’ailleurs plus d’attendre d’enregistrer, Hogarth a découvert le plaisir de travailler seul sur ses parties vocales, ce qui lui a permis de s’exprimer pleinement. Une intimité artistiquement et émotionnellement libératrice dont il souhaite profiter à l’avenir lors de l’enregistrement des prochains disques de Marillion. A ce sujet, nous avons fait le point avec lui sur l’actualité du groupe.

Steve Hogarth a toujours eu une écriture très personnelle et ce projet avec Richard Barbieri, n’y fait pas exception. Chaque titre lui permet de confier son regard sur le monde, sur la nature et la psychologie humaine ou de raconter une anecdote. Nous vous conseillons d’ailleurs celle qui a inspiré le titre « Your Beautiful Face ».

Lisez et découvrez ce qu’il a à nous dire…



Heavy Metal Food    Interview   

Devin Townsend dans Heavy Metal Food : l’entretien (vachement) zen


La vie est faite de rencontres. Parmi elles, il y a celles qui vous touchent et qui vous font grandir. Le 14 décembre dernier, j’ai ainsi eu l’immense chance de pouvoir m’entretenir longuement en tête-à-tête avec le génial Devin Townsend que Radio Metal avait déjà eu l’opportunité d’interviewer par le passé. Nous avons parlé des raisons qui l’ont poussé vers une alimentation végétarienne, de son enfance, de sa passion pour les vaches, de son point de vue philosophique sur notre faculté du libre-arbitre… et j’ai eu le plaisir de lui offrir son premier repas de Raw Food depuis ces trois derniers mois. Le voir si touché, face à ces mets que j’avais cuisinés spécialement pour lui a été très gratifiant. Oui, décidément, je suis bien chanceux.

Car ce jour-là, j’ai aussi pris une belle leçon d’humilité. Devin m’a présenté sa façon de faire passer ses convictions, sans violence, ni conflit. Il m’a confié l’impact direct qu’a la nourriture sur sa musique et ses actes au quotidien. J’ai trouvé en face de moi, un homme simple, d’une intelligence aigüe, courtois, attentif à l’autre et surtout… en paix avec lui-même. Je vous délivre cette entrevue particulière en deux parties avec une troisième dans laquelle je vous donnerai des recettes Heavy Metal Food Signature « Devin Townsend ».

EDIT : La partie 3 de l’entretien vient d’être ajoutée.

Voir l’interview vidéo et lire sa traduction en français…



Interview   

Pain Of Salvation : retour sur les départs


Ces derniers mois ont été sacrément mouvementés chez Pain Of Salvation ! En pleine sortie de Road Salt 2, tour à tour ce sont deux musiciens de longue date qui ont décidé de quitter le navire. Tout d’abord Johan Hallgren, non seulement guitariste talentueux mais également un vocaliste doué, qui était aussi un élément fort sur scène grâce à un charisme éblouissant et une énergie rare. A suivi ensuite le claviériste Fredrik Hermansson, plus discret mais connu pour la finesse et la sensibilité de son jeu toujours juste. Autant dire que suite à ces annonces, Pain Of Salvation donnait la sensation d’être défiguré. D’autant plus que le groupe n’avait toujours pas trouvé de bassiste permanent depuis le départ du frère de Daniel, Kristoffer Gildenlöw, il y a six ans.

Même si le combo a pris le temps de communiquer sur ces départs – expliquant celui de Hallgren par des raisons familiales -, que nous en avions en partie discuté avec le batteur Léo Margarit, il n’en restait pas moins des interrogations et notamment des points d’ombre quant au départ de Hermansson. Nous avons donc profité de la venue du groupe le 16 novembre dernier à Paris pour poser quelques questions au maître à bord, Daniel Gildenlöw. Particulièrement fatigué ce soir-là, il n’en a pas moins été loquace et très profond dans ses réponses.

Depuis l’entretien, des musiciens ont été recrutés, tout du moins pour les concerts : Daniel Karlsson, bassiste d’origine qui, comme nous l’avait déjà expliqué Daniel, avait remplacé Hermansson au clavier le temps de quelques dates avant de prendre la basse et finalement reprendre le clavier suite au départ de ce dernier (ouf !), Gustaf Hielm, ancien bassiste de Meshuggah, et un certain Ragnar Zolberg à la guitare.

Lire l’entretien…



Interview   

Black Bomb A : la modestie de Poun


Parce que l’on aborde des thématiques politiques ou, plus globalement sociales, on est forcément un artiste « engagé », dont l’objectif, au-delà de partager une idée, est de convaincre. Dans son discours, Poun, le chanteur de Black Bomb A, n’a pas cette prétention. Il ne s’exprime que sur ce qui le touche et sur ce dont il se sent capable de parler avec compétence. Et ce, sans autre objectif que celui de simplement faire partager un ressenti.

Son ressenti, il l’exprime aujourd’hui sur Enemies Of The State, un album percutant et efficace qui est aussi le premier réalisé avec une nouvelle équipe, depuis le départ de Djag.

Poun a évoqué auprès de nous son discours et a décrit cette nouvelle alchimie et, plus globalement, la manière de travailler du groupe.

Interview…



Interview   

Blind Guardian : discussion d’un temps à venir


Sortir un best-of, c’est vieux comme l’industrie du disque. Mais malgré cet aspect relativement traditionnel, cela implique à chaque fois tout un lot de questions, à commencer par : est-ce bien le moment ? Pour Blind Guardian, au bout de vingt-cinq ans de carrière, la question ne pouvait pas faire long feu, d’autant plus que, comme nous le dit le chanteur Hansi Kürsch, le groupe avait déjà depuis quelques années l’idée de le faire, après une suggestion de la maison de disque. La seconde question, c’est : quelles chansons choisir ? Et c’est là que cela peut devenir problématique pour un groupe d’une telle longévité : le choix est bien plus large, donc plus difficile.

Ces questions sont donc au cœur de cette interview. Comment Blind Guardian s’y est pris pour concocté ce Memories Of A Time To Come, cette compilation retraçant un quart de siècle de musique et qui sortira le 20 janvier 2012 ? Mais aussi, comment le groupe considère-t-il ce disque ? Bilan ? Fin d’une époque ? Blind Guardian ferme-t-il une porte pour en ouvrir une nouvelle à travers ce best-of ? C’est donc à la question de l’avenir du groupe, de ces « temps à venir » que nous avons aussi consacré une partie de cet entretien avec Hansi Kürsch, un avenir qui est déjà là, selon lui, puisque le groupe travaille déjà à la fois sur son futur album orchestral – dont la nature proprement « blind-guardienne », vous le verrez, est encore en discussion – et son prochain album classique.

Tout cela peut vous être révélé en un clic.



Interview   

The Devil’s Blood : Selim Lemouchi et la mort


« A vrai dire, Selim, je dois t’avouer que j’ai finalement très peu de questions à te poser à propos de ta musique » exagérai-je très légèrement en milieu d’interview. S’entretenir avec la tête pensante de The Devil’s Blood, c’est obligatoirement parler de bien plus que la musique du groupe, à savoir son imagerie, ses textes et notamment de cette fascination pour la mort.

Les membres du groupe jouent sur scène couverts de sang. De porc, la plupart du temps, mais parfois de sang humain. Selim Lemouchi, guitariste et tête pensante du groupe, a peint l’un des murs de son appartement avec son propre sang dans le cadre de rituels magiques. Au cours de cet entretien, parler de sa fascination pour la mort nous a même amené à évoquer son propre suicide et même la façon dont il le ferait ! Nous vous laissons découvrir sa réponse dans l’entretien.

Bref, il s’agit d’un groupe représentant le parfait cliché des détracteurs du metal : « des illuminés couverts de sang qui pratiquent des rituels morbides ».

Pourtant, si ces détracteurs nous lisent à l’heure actuelle, je n’aurai qu’une chose à leur répondre : lisez cette interview. Les propos de l’extrêmement humble Selim Lemouchi sont essentiels pour faire tomber ces préjugés. Ces pratiques sont assurément marginales et peuvent faire peur, mais elles ne sont ni vaines, ni dénuées de sens ou d’intérêt. Et, vous le verrez, Selim n’a rien d’un illuminé. Il est un personnage sympathique, humble (il envie ses auditeurs qui, eux, ont la possibilité d’écouter son album pour la première fois. Dans son discours, son opinion vaut même moins que celle des auditeurs, puisque eux ont plus de recul), intelligent qui a simplement une vision différente de la vie. Différente, mais pertinente. Pertinente, mais différente. Différente, mais pertinente. Cela pourrait durer longtemps comme ça. A titre d’exemple, on aurait du mal à le contredire lorsqu’il se demande si on pleure vraiment sur le sort de nos proches décédés ou si on pleure plus égoïstement sur le fait d’avoir été abandonné.

Cliquez ici pour en savoir plus sur la vision de Selim Lemouchi…



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