ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Interview   

Deftones en équilibre


Avec un nouvel album, Ohms, qui succède à Gore sorti en 2016, et la réédition imminente du classique White Pony, 2020 s’annonce un grand cru pour les fans de Deftones. Le groupe, qui se réinvente à chaque disque, a choisi pour son retour l’exaltante chanson éponyme « Ohms » : l’ambiance sombre et éthérée de Gore semble loin. Avec un line-up plus soudé que jamais et un Steph Carpenter en pleine forme après un passage à vide, les Américains semblent, après plus de trente ans de carrière et une trajectoire unique qui les a menés des premiers balbutiements du nu metal à un mélange unique au croisement du metal, du rock alternatif et de la face sombre de la new wave, plus motivés que jamais.

L’ingrédient secret d’une telle capacité à se réinventer ? « Le fait de traîner ensemble ! » proclame Abe Cunningham, le batteur du combo, à longueur d’interviews. Et c’est bien ça qu’il nous a expliqué en revenant sur la genèse d’Ohms : humble et enthousiaste, il évoque les retrouvailles du groupe avec le producteur de ses débuts, Terry Date, son processus créatif, son amour pour Depeche Mode, et surtout une histoire d’amitié qui, on l’espère, n’a pas fini de durer…

Lire l’interview…



Interview   

Ayreon : Arjen Lucassen fait son cinéma


Porter au cinéma une des histoires imaginées par Arjen Lucassen, tous les fans d’Ayreon y ont forcément songé un jour ou l’autre. Qu’ils soient rassurés, Arjen Lucassen y a lui-même songé, c’était même le projet initial de Transitus, le dixième opus du célèbre opéra rock/metal progressif qui s’émancipe de sa saga emblématique et de la science-fiction au profit d’une histoire surnaturelle.

Tout a été pensé dans cette optique, du choix des chanteurs à la participation de Tom Baker – le meilleur acteur ayant incarné Doctor Who selon Arjen – à la narration. Les circonstances ont fait que le projet de film a été mis en suspens, on pourra toujours se consoler avec la version roman graphique (ou comic book) de l’histoire. Il n’empêche que Transitus brille par ses qualités cinématographiques, par l’expressivité de ses chanteurs-acteurs et par une musique progressive moins metal qui respire davantage.

Dans l’entretien ci-après, Arjen Lucassen nous raconte ce projet ambitieux, revenant également sur l’évolution de son rapport au live depuis cinq ans, sur l’aspect financier d’Ayreon et sur le projet Ambeon qui aura vingt ans l’an prochain.

Lire l’interview…



Interview   

Enslaved : bastion des géants du black prog


Le changement, ça a parfois du bon. Ce n’est pas Enslaved qui dira le contraire : la longévité des Norvégiens, qui fêteront bientôt leurs trente ans, repose en grande partie sur un point de bascule artistique majeur, celui qui a eu lieu autour de l’année 2000, lorsque le groupe a adopté une posture beaucoup plus ouverte et progressive. Plus récemment, ce sont deux changements de line-up, avec l’arrivée successive du claviériste Håkon Vinje et de leur ancien coproducteur Iver Sandøy à la batterie et au chant clair, qui offrent aujourd’hui au groupe un enthousiasme renouvelé et de nouvelles perspectives.

Le résultat est ce quinzième album intitulé Utgard qui, s’il poursuit sa route sur les sentiers du black metal progressif voire expérimental, puise une partie de son inspiration dans les premières années du groupe. Utgard, c’est aussi un voyage – autant pour le groupe que pour l’auditeur – dans un lieu à la fois terrifiant et enchanteur. Enslaved s’illustre une nouvelle fois en fin connaisseur et interprète des mythes nordiques. Nous discutons de tout cela avec le guitariste-compositeur Ivar Bjørnson.

Lire l’interview…



Interview   

Amaranthe : le metal en mode extraverti


Amaranthe a eu de la chance. Alors que 2020 restera dans les annales comme une année désastreuse pour la vaste majorité des groupes, contraints d’annuler leurs tournées et de repousser leurs nouvelles galettes aux calendes grecques, les Suédois ont réussi à éviter, presque par miracle, le plus gros de la tempête. Enregistré en mode « confinement », leur sixième opus, Manifest, ne sort finalement qu’avec deux petits mois de retard sur le planning d’origine, et même s’il leur sera impossible de défendre l’album sur scène avant l’an prochain, leur nouvelle écurie, Nuclear Blast, a mis les petits plats dans les grands en termes de marketing.

Ainsi, c’est en face à face (et avec la distanciation sociale qui s’impose) que nous avons pu nous entretenir avec les deux principaux moteurs du groupe, Elize Ryd (chant) et Olof Mörck (guitare). De la journaliste ou des artistes, difficile de dire qui se réjouissait davantage de cette ébauche de retour à la normale après plusieurs mois de pause forcée ! Avec beaucoup d’enthousiasme, les deux musiciens sont revenus pour nous sur la conception épique de Manifest, les angoisses et la culpabilité qui ont parfois accompagné l’enregistrement, ainsi que sur l’évolution d’Amaranthe et la place du groupe au sein de la scène metal.

Lire l’interview…



Interview    News Express    Radio Metal   

ANTENNE : VOUS AUTRES en interview ce lundi soir dans Pure Fuckin’ Armageddon


Le rendez-vous metal extrême de Radio Metal Pure Fuckin’ Armageddon proposera une interview avec β et de VOUS AUTRES ce lundi 21 septembre 2020. L’émission démarrera à 20h30 sur notre antenne. Voir le programme de l’émission…



Interview   

The Ocean : voyage en terre d’expérimentation


Robin Staps et The Ocean peuvent désormais éprouver un véritable sentiment d’accomplissement : ce n’est pas moins qu’une énorme fresque musicale qui est complétée (ou presque) avec la sortie de Phanerozoic II: Mesozoic | Cenozoic, deuxième partie du dyptique initié avec Phanerozoic I: Palaeozoic. Une fresque qui avait commencé avec Precambrian (2007) puis le dyptique Heliocentric/Anthropocentric ; il ne manquait plus qu’à relier les deux pour couvrir l’intégralité des 4,54 milliards d’années de l’histoire de la Terre. Mais cette histoire est surtout prétexte à des métaphores et parallèles philosophiques sur l’homme contemporain, empruntant autant à Nietzsche qu’au cinéaste Lars von Trier. L’œuvre de The Ocean est à multiples niveaux de lecture.

Phanerozoic II, c’est aussi une nouvelle façon d’aborder la composition de The Ocean, plus ouverte, plus instinctive, ayant mené à l’album le plus progressif et le plus diversifié du groupe. On y découvre un groupe polymorphe qui, s’il est arrivé au bout d’un voyage, démontre qu’il était encore capable de surprendre et qu’il est loin d’avoir tout dévoilé.

Lire l’interview…



Interview   

Lamb Of God : faire vivre le culte du riff


Lamb Of God est dans les starting-blocks. Demain 18 septembre aura lieu le premier des deux événements live en streaming organisés par le groupe. Le premier sera l’occasion pour les Américains de présenter pour la toute première fois en live son nouvel album Lamb Of God sorti en juin dernier. Le second – le 25 septembre – sera consacré au troisième album du groupe, Ashes Of The Wake, joué en intégralité. Les deux sets seront complétés par d’autres morceaux parmi les préférés des fans.

A quelques heures de lancer les hostilités, nous avons pu échanger avec le guitariste Willie Adler afin de prendre la température et de recueillir son sentiment sur la situation actuelle qui pousse les groupes vers ce genre d’événement et à trouver de nouvelles manières de rester actifs. Nous en avons également profité pour aborder d’autres sujets, comme l’importance de l’album Ashes Of The Wake ou le culte du riff.

Lire l’interview…



Interview   

L’enfer c’est Napalm Death


Napalm Death rassure. Entre le guitariste Mitch Harris qui s’est mis indéfiniment en retrait depuis 2014 et les cinq longues années qui se sont écoulées depuis Apex Predator, il y avait de quoi se poser des questions sur la vitalité du groupe. Questions balayées par Throes Of Joy In The Jaws Of Defeatism, qui célèbre vingt ans de collaboration entre Napalm Death et le producteur Russ Russell. Pour ce seizième album, le bassiste Shane Embury, se retrouvant seul compositeur à bord, s’est retroussé les manches et force est de constater qu’il s’est fait plaisir. Si la brutalité est toujours de mise, celle-ci est déclinée en une myriade de nuances, parfois expérimentales.

C’est bien là la force de Napalm Death, groupe extrême aux multiples facettes, trop souvent et à tort réduit à l’étiquette de « grindcore », tant il transcende, à sa manière, les genres, allant jusqu’à puiser dans des influences inattendues, que ce soit Killing Joke ou Coteau Twins comme nous l’avoue le chanteur Mark « Barney » Greenway. C’est d’ailleurs avec ce dernier que nous nous sommes entretenus pour parler de l’album qui lui sert, une nouvelle fois, de support pour partager avec nous des commentaires et réflexions sur notre société, plus particulièrement sur le thème de l’ « autre ».

Lire l’interview…



Interview   

L’autopsie de Putrid Offal


Un concours de circonstances. La reformation surprise de Putrid Offal en 2014 après une mise en sommeil de presque vingt ans se résumerait à une nostalgie et une envie de revivre l’aventure de jeunes années de ses membres, complétées par la rencontre d’un vieux fan. C’est donc sans réelle intention de reformer le groupe, mais plus simplement avec l’envie de jouer les morceaux de l’époque pour le plaisir, avec la curiosité d’entendre comment ils résonneraient avec le son actuel, que de fil en aiguille le groupe est remonté sur scène et a réenregistré la musique du passé. Mais le goût de la scène a pris le dessus et le groupe de death/grind a donné suite au travail des années 90 jusqu’à ce deuxième album, Sicknesses Obsessions.

S’il a déposé les armes pendant longtemps, le chanteur-guitariste Franck Peiffer nous confie dans l’entretien qui suit qu’il a toujours continué à suivre la scène locale et à supporter les camarades de l’époque. Nous sommes revenus longuement avec lui sur l’histoire du groupe, sur son amour irréversible pour le death old school et sur la fascination des Français pour la nécropsie et la pathologie. Pour autant pas question de céder à la facilité de faire dans le gore gratuitement comme le démontre ce nouvel opus. Putrid Offal est un groupe minutieux qui aborde son art avec intelligence.

Lire l’interview…



Interview   

Forgotten Tomb : le misanthrope


Difficile de parler de DSBM (depressive suicidal black metal) sans parler de Forgotten Tomb qui a défini les contours du style avec ses trois premiers albums. Pourtant la bande à Ferdinando Marchisio alias Herr Morbid est loin de se résumer à cela : même si sa marque de fabrique reste palpable, chaque nouvelle trilogie d’albums est l’occasion de redéfinir le son du groupe. C’est précisément ce qui le rend, au choix, irritant ou excitant. Mais pour Forgotten Tomb, le renouvellement artistique est presque une question de vie ou de mort.

Nihilistic Estrangement, nouvel et dixième album des Italiens, ouvre justement une nouvelle trilogie après la fin douloureuse – au sens propre – du cycle précédent. Une trilogie qui sera vraisemblablement marquée par ce que Herr Morbid qualifie de « black rock », du fait des étonnantes teintes hard rock et blues intégrées à son black metal. Nihilistic Estrangement étant un des albums de metal extrême marquants de cette année, et Herr Morbid étant un personnage intrigant à plus d’un titre, nous avions une batterie de questions à lui poser.

Toujours un peu réticent à l’idée de faire des interviews par e-mail, cela a été finalement une très bonne surprise : jamais un artiste n’aura rédigé des réponses aussi étayées et approfondies. D’autant plus surprenant qu’il nous raconte que « s’asseoir devant un ordinateur l’ennuie à mort ». Preuve de son engagement total envers son art, mais aussi que certaines choses lui pèsent sur le cœur : il suffit de lire ses déclarations au vitriol sur l’humanité et sur la scène metal contemporaine. Herr Morbid n’a jamais caché sa misanthropie et qu’il se coupait mentalement du monde (d’où le titre de l’album), et il nous explique pourquoi.

Lire l’interview…



  • Arrow
    Arrow
    Slipknot @ Lyon
    Slider
  • 1/3