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Interview   

Exocrine et l’exercice du tech-death


La scène death metal technique hexagonale est une illustration du paradoxe à la française. Alors qu’elle regorge de groupes talentueux souvent reconnus à l’international, le public français se montre lui bien souvent assez timide dans les salles obscures. L’heure de gloire pour ces formations vient souvent au moment des festivals, à commencer par le Hellfest qui permet de jouer devant des milliers de personnes, même tôt dans la journée. Exocrine fait partie de ces groupes qui, de l’aveu de son compositeur Sylvain Octor-Perez, sont encore bien méconnus par chez nous. Pourtant le groupe est signé chez Unique Leader Records, une aubaine dans ce registre musical, et vient de sortir son cinquième album en moins de dix ans d’activité. Si quantité ne veut pas forcément dire qualité, Exocrine a clairement son mot à dire dans le milieu et prouve que l’on peut être prolifique sans pour autant bâcler son travail. Au contraire même, le sens du perfectionnisme lui nuirait et savoir s’arrêter pour aboutir à son œuvre peut s’avérer compliqué selon la tête pensante du groupe…

Nous nous sommes entretenus avec le guitariste quelques jours avant la sortie de leur nouvel album et de leur première prestation matinale au Hellfest. Sylvain revient sur le genèse de The Hybrid Suns, du concept-album qui a évolué à l’artwork affiché pendant le processus de composition en passant par la construction de leur propre studio, tous ces éléments s’inscrivant comme des indicateurs de l’approche du groupe à son art dans sa globalité. Parsemé de quelques anecdotes pour ces habitués « aux gros fails d’intention » et des regards sur la scène actuelle, l’entretien présente un groupe dénué d’une quelconque posture ou d’autres artifices, bien au clair avec sa musique.

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Within Temptation reste en contact


Lorsque le Orange Metalic Festival nous a proposé, il y a quelques jours, un entretien téléphonique avec Sharon Den Adel, la chanteuse de Within Temptation, nous avons sauté sur l’occasion. Le 16 août prochain, le groupe hollandais se produira avec Epica et Beast In Black dans ce magnifique cadre qu’est le théâtre antique d’Orange.

Nous avons ainsi profité des vingt minutes qui nous étaient allouées pour prendre des nouvelles de Sharon et discuter entre autres avec elle du rapport qu’elle entretient avec le sud de la France, de la période de pandémie qui a mis à l’arrêt les concerts, de sa vision de l’industrie musicale, sans oublier, évidemment, de prendre des nouvelles du groupe qui continue de plancher sur son huitième album, qui devrait succéder à Resist l’année prochaine.

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Amon Amarth : la grande armée repart en conquête


Les Vikings sont des durs à cuire. Ce n’est pas une pandémie, ayant coupé court à leur dernière expédition, qui va saper leurs désirs de conquêtes. Après avoir regagné le port et amarré le drakkar, les guerriers d’Amon Amarth ont, certes, pris un repos bien mérité mais se sont aussi très vite remis au travail pour affûter leurs armes et préparer leur prochaine bataille. Ainsi débarque The Great Heathen Army, un douzième album globalement plus sombre, qui se veut revenir aux racines death metal des Suédois, mais qui n’en oublie pas les hymnes et même le fait de rigoler un peu. Ils ont d’ailleurs invité certains Saxons à la fête qui, pas rancuniers, ont accepté de partager le buffet et se sont prêtés avec plaisir au jeu de la reconstitution historique.

C’est de tout ceci que nous parlons avec le chanteur Johan Hegg et le guitariste soliste Olavi Mikkonen, mais pas uniquement, puisque Hegg évoque également avec nous sa décision, avec son épouse Maria, d’héberger des Ukrainiens dans le besoin, démontrant l’altruisme et le sens de l’aide du peuple nordique. Ayant passé cette année la barre des trente ans d’existence d’Amon Amarth, c’était aussi l’occasion de revenir sur les débuts d’un groupe qui n’a depuis cessé de gagner du terrain dans le monde et dans le cœur des metallleux.

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Arch Enemy tombe le masque


Arch Enemy est un groupe que l’on peut, sans trop exagérer, qualifier de très, très chanceux. Lorsque Angela Gossow remplace le chanteur d’origine Johan Liiva en 2000, la popularité du combo grimpe en flèche. En 2014, avec l’arrivée d’Alissa White-Gluz, sa renommée atteint des niveaux stratosphériques. Un changement de front(wo)man validé quasi instantanément par les fans, c’est assez rare pour être mentionné – deux, c’est carrément du jamais-vu ! En 2020, alors que l’apocalypse s’abat sur la planète et que la plupart des groupes doivent remiser leurs projets de tournée pour les presque deux ans à venir, Arch Enemy a déjà remballé le tour bus depuis quelques mois et planche sur ce qui deviendra son onzième album studio, Deceivers. Cauchemar évité de justesse, donc, et un coup de chance de plus à mettre au crédit d’un groupe désormais international.

Mais après tout, comme le dit l’adage, la fortune sourit aux audacieux – ou, du moins, à ceux qui osent sortir des sentiers battus en matière de promotion et dont la très énergique frontwoman n’hésite pas à faire passer la satisfaction du public avant sa propre santé. On discute de tout cela – et de quelques notions de technique vocale – avec les deux têtes pensantes et compositeurs de la formation, Michael Amott et Alissa White-Gluz.

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La nouvelle réalité de Cave In


En plus de vingt-cinq ans, les Américains de Cave In ont fait du chemin : après des débuts hardcore/metalcore, ils ont exploré toutes les nuances du rock alternatif, mêlant les deux dans des proportions uniques à chaque album. Jusqu’au coup dur de 2018 : la mort de Caleb Scofield, bassiste du groupe depuis vingt ans, dans un accident de voiture. C’est dans ce contexte qu’est sorti Final Transmission, qui contenait les derniers enregistrements effectués avec Scofield, et dont le titre semblait de mauvais augure pour le futur du groupe. Mais il n’a jamais vraiment été question de jeter l’éponge pour le trio restant : accompagnés de leur ami et collègue de longue date Nate Newton (Converge), les musiciens se sont remis à écrire, tant pour rendre hommage à leur camarade décédé que pour digérer cette épreuve. Heavy Pendulum est le résultat de ce processus : en quatorze chansons et pas moins de soixante-dix minutes, l’album passe en revue une période particulièrement houleuse dans le monde, et revisite la riche carrière du groupe.

C’était donc l’occasion idéale pour revenir sur le parcours de Cave In avec ses membres fondateurs Stephen Brodsky (guitare, voix) et John-Robert Conners (batterie). Humbles et amicaux, oscillant avec agilité entre les époques et les styles, ils évoquent leurs premières influences et aspirations, mais aussi le contexte politique le plus récent, leurs dernières collaborations avec Scofield, et leur travail avec Nate Newton (basse) et Kurt Ballou (production) de Converge, dont l’histoire est liée à celle de Cave In depuis des décennies…

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Municipal Waste : dans la tête de Ryan Waste


Les membres de Muncipal Waste se sont peut-être assagis sur le plan personnel – en tout cas si on considère les nouvelles résolutions de son guitariste Ryan Waste –, on ne peut pas en dire autant de sa musique, toujours aussi radicalement thrash-punk, même si, à y regarder de plus près, des indices – l’influence de NWOBHM, la « longueur » des morceaux, le sens de la dynamique, etc. – nous font comprendre que l’expérience est passée par là. Après tout, la pochette de son septième méfait, Electrified Brain, ne laisse que peu de doutes quant à ce qu’on s’apprête à vivre en mettant le CD dans le lecteur (oui, car on est old school).

Au programme donc, des chansons pour joyeusement se bousculer dans le moshpit sur fond, parfois, d’histoires horrifiques. Car oui, pour Ryan Waste, heavy metal et horreur est l’association ultime. Voilà d’ailleurs pourquoi il s’est lancé, en parallèle de Municipal Waste et de ce nouvel opus, profitant du temps « offert » par la pandémie, dans la scénarisation et la réalisation d’un film d’horreur heavy metal. Tout un programme. Nous avons donc joint Ryan Waste pour qu’il nous parle de tout ceci, à la fois d’Electrified Brain, de son rapport au cinéma et à la musique (plus vaste qu’on pourrait le croire), et de son histoire insolite avec son instrument qui empale et électrifie fièrement un crâne sur l’artwork : la guitare.

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Soulfly : Max Cavalera réveille l’animal


A bientôt quarante ans de carrière, Max Cavalera ne décroche pas. Il continue de sortir des albums à une cadence quasi métronomique, alternant entre ses nombreux projets, le dernier en date étant Go Ahead And Die, fondé avec son fils Igor et qui a sorti son premier album il y a un an. Cette année, c’est à ses fondamentaux que Max revient, avec Soulfly et l’album Totem. Un album réalisé sur deux ans à coup de jam avec son batteur de fils Zyon et avec l’aide précieuse du producteur Arthur Rizk qui a été jusqu’à prendre la guitare le temps de la session suite au départ de Marc Rizzo. Un album qui renoue également avec un thème cher au Brésilien : la nature en tant que force spirituelle.

C’est donc naturellement de ce douzième album et de ses différentes facettes – brutale, prog et même gothique – que nous parlons avec Max Cavalera ci-après, mais aussi de son rapport à la nature et de spiritualité voire de superstition. Nous finissons l’entretien sur un retour aux premiers pas dans le metal de deux frangins de Belo Horizonte, amoureux des riffs, qui en 1984 ont eu l’idée de créer un groupe du nom de Sepultura…

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ANTENNE : THE PRIZE en interview dans Metal Brigade ce mercredi soir


L’émission de l’actualité metal dans toutes ses formes de Radio Metal, Metal Brigade, proposera une sélection des sorties des dernières semaines ainsi qu’une interview avec Maggy Luyten de THE PRIZE ce mercredi 27 juillet 2022. L’émission démarrera à 20h sur notre antenne. En savoir plus…



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Svart Crown et la politique de la terre brûlée


Svart Crown, c’est terminé. Après dix-huit ans d’activités et cinq albums, JB Le Bail met fin à une aventure fluctuante bouleversée par de nombreux changements de line-up au fil des années. Entre la flamme qui s’est éteinte et une nouvelle qui s’allume depuis son arrivée au poste de chanteur dans Igorrr, le musicien et son groupe ont tout de même délivré dans un dernier souffle un EP quasiment en autoproduction et un dernier concert sous le Temple du Hellfest. Les Terres Brûlées est donc une dernière production lourde de sens, qui paradoxalement présente quelques premières fois pour un groupe qui se meurt, comme le chant en français et une reprise enregistrée. Elle symbolise aussi la carrière de Svart Crown, en s’éloignant peut-être des excursions progressives du dernier album Wolves Among The Ashes, pour aller vers quelque chose de plus radical et revenir à l’essentiel pour la formation qui a marqué le metal extrême des années 2000.

On peut évidemment imaginer comme il est difficile de parler d’une sortie quand on sait que c’est la dernière en tant qu’artiste. Le chanteur et compositeur JB Le Bail nous a quand même fait quelques confidences sur les derniers mois de Svart Crown qui entourent cette sortie, dans un entretien qui s’est déroulé en deux temps, avant et après la sortie de l’EP, de l’annonce de la séparation et du concert d’adieu. Pourtant, même s’il est longuement question du passé dans cette interview, nous évoquons également le futur du musicien qui ne manque pas de projets, entre bien d’autres sujets…

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Kreator : de la haine à l’amour


Certes, Kreator prend son temps entre ses albums, mais ce n’est que pour mieux marquer le coup quand ceux-ci sortent. Difficile de ne pas reconnaître que le groupe allemand est depuis deux décennies dans une dynamique forte que rien ne semble pouvoir arrêter, pas même une pandémie ou un changement de bassiste. Fait notable : même ses œuvres un temps controversées semblent être redécouvertes et générer un regain d’intérêt, à l’image d’Endorama (1999) sur lequel Mille Petrozza a exprimé tout son amour pour les musiques gothiques et qui s’est vu récemment réédité.

Plus encore, on se rend compte désormais à quel point, même après avoir largement renoué avec les racines du groupe, ce genre d’« expérience » a enrichi la palette sonore de Kreator. Pour preuve le nouvel album Hate Über Alles : si on retrouve le thrash hymnique, brutal et sans concession qu’on adore chez les Allemands ainsi que les thématiques chères à Petrozza, tantôt en forme de sonnette d’alarme, tantôt galvanisantes, le quinzième opus de Kreator ne manque pas de surprises. La bande-son idéale pour se rendre compte du chemin parcouru et célébrer quarante ans de carrière pour le groupe qui a commencé en 1982 sous le nom de Metal Militia… Nous discutons de tout cela, ci-après, avec la tête pensante de Kreator.

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