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Interview   

Lofofora à l’état brut


Dans « Vanité », il y a « vain ». Et c’est le sens premier des tableaux que l’on appelle Vanités, pointant la vacuité de l’existence humaine et appelant à faire plutôt preuve d’humilité. Pourtant, l’usage le plus courant du nom est plutôt synonyme d’ego et de fierté. Ironique, non ?

Après trois décennies, Lofofora continue de rassembler et d’inspirer le public. Le succès du projet aurait pu pousser le groupe à la vanité, justement. Ils pourraient même jouer la carte de la fausse modestie qu’on n’y verrait que du feu. Ils ne seraient pas les premiers artistes à essayer de convaincre leur audience qu’ils sont « restés simples ». Mais le chanteur Reuno ne laisse aucune place au doute. Malgré son discours parfois engagé et son succès, « Lofo » n’a jamais eu pour but de changer le monde ou de le conquérir. S’il peut être fier, il est avant tout reconnaissant. Et Reuno, on le croit sans problème, compte tenu de son franc-parler : il n’hésite pas à être sévère envers ses collègues de la scène française mais applique aussi avec humilité cette sévérité à son propre travail.

Entretien riche, cash et sans langue de bois avec un punk, un vrai, aux tout juste trente années de carrière (mais, s’il revient volontiers sur le passé, ne lui parlez pas d’anniversaire ou de nostalgie…), prônant une sincérité extrême dans la vie comme dans son travail, passionné d’art brut et qui nous en livre sa version avec ce nouvel album Vanités.

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Interview   

William DuVall : une guitare, une voix


William DuVall est l’homme qui a réussi l’exploit de passer après l’irremplaçable Layne Staley dans Alice In Chains, celui qui a donné un second souffle, une seconde vie à l’un des groupes les plus puissants et créatifs de Seattle. Mais connaît-on William DuVall ? A cette question, une réponse : écoutez One Alone, son premier album solo. Une guitare, une voix. Rien d’autre. L’homme mis à nu.

Mais William DuVall est aussi un artiste au parcours surprenant, où à chaque étape on découvre une nouvelle facette de ses talents artistiques, depuis ses premiers pas dans la scène hardcore d’Atlanta au début des années 80 – donc loin du grunge de Seattle – jusqu’au rock énergique et inspiré de Comes With The Fall, en passant par l’ovni No Walls grâce auquel il s’est révélé chanteur.

Avec la sortie de l’élégant et intime One Alone, l’occasion était idéale pour nous entretenir avec William DuVall et découvrir un peu plus non seulement ce premier pas en solo, mais aussi l’homme, l’artiste et son parcours, qui peut-être vous donnera envie de creuser un peu plus dans son passé, un passé qui mérite clairement qu’on s’y attarde.

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Interview   

Chuck D : un prophète qui fait du bruit


Pénétrer dans les coulisses de l’Olympia, c’est immédiatement ressentir le poids de ce lieu de légende. Face à nous, des flycases aux étoiles rouges. On peut y lire RATM. Nom tout aussi mythique que les célèbres tentures rouges de la salle parisienne. Qui aurait pu savoir, à ce moment-là, que ces étoiles rouges annonçaient un retour inespéré ? Que cet avènement proclamerait par là même la fin des Prophets Of Rage ? C’est donc une interview post mortem que nous vous proposons.

Chuck D a accepté de répondre à nos questions. Peu de gens peuvent se prévaloir d’avoir eu un rôle aussi primordial dans la création et l’histoire du hip-hop, comme il a pu en avoir avec Public Enemy. Pour autant, Chuck D a passé l’âge des combats d’ego. Voix de la sagesse, il partage avec un recul bienvenu sa vision des genres mais également sa relation à la musique en tant que « matériel ». En effet, il a également été un précurseur du streaming, prônant une autre façon d’aborder et de partager la musique. Du hip-hop, Chuck D conserve également la force des convictions. Pour lui, le hip-hop sert à délivrer un message engagé, radical et c’est bien ce qui le lie aux Prophets Of Rage. Entre rébellion, ras-le-bol, politique, musique et introspection, Chuck D se livre comme il rappe : direct et puissant.

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Les révolutions de Refused


Depuis que Refused s’est reformé de façon inespérée en 2012, on peut dire qu’il prend son temps. Il lui a fallu trois ans pour enfin sortir son album de reformation, successeur du mythique The Shape Of Punk To Come sorti dix-sept ans plus tôt. Et si Freedom était un album de très bonne facture, c’était aussi, de l’aveu même du frontman Dennis Lyxzén, celui d’un groupe qui tâtonnait pour retrouver ses marques et n’avait pas encore toute l’énergie qui a fait sa réputation dans les années 90. Quatre ans plus tard – tout de même – Refused a revu sa copie et revient avec War Music : l’antithèse de Freedom.

Refused est remonté à bloc, brut de décoffrage, tout en conservant les spécificités qui font de lui un groupe singulier, marginal et anti-establishment y compris dans la scène punk hardcore. Refused hausse donc le ton avec sa musique mais aussi ses textes. Un appel à la révolution, à foutre en l’air le système pour, par-dessus ses ruines, en construire un nouveau, quel qu’il soit, du moment que c’est autre chose que ce qu’on a actuellement. Nous avons échangé sur tous ces sujets avec Dennis Lyxzén ci-après.

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The Great Old Ones : la face cachée du cosmos


Le cosmos est une notion qui reste abstraite pour la plupart des gens. Pourtant, il est tout autour de nous et il suffit de lever les yeux, lors d’une nuit au ciel dégagé, pour se laisser écraser par son immensité et son infinie complexité. C’est cet abysse-là, ainsi que celui des fonds marins, qui fascinait Lovecraft autant qu’il le terrorisait, donnant corps à ces sentiments sous la forme de rencontres entre des personnages et des entités monstrueuses, jusqu’à le conceptualiser en une philosophie : le cosmicisme.

Une philosophie qui donne aujourd’hui son nom et sert de base au nouvel album de The Great Old Ones. Non, malgré un nouveau changement de line-up conséquent depuis EOD: A Tale of Dark Legacy, les Bordelais n’ont pas changé leur fusil d’épaule et Benjamin Guerry, son leader, continue de puiser dans l’œuvre de l’auteur américain de littérature fantastique qui le fascine tant. A ceci près qu’ici, à défaut de se baser sur une nouvelle unique, chaque chanson raconte sa propre histoire liée à une entité lovecraftienne.

Entretien avec Benjamin Guerry qui nous livre les secrets de Cosmicism et analyse avec nous la philosophie de Lovecraft.

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Aro Ora passe son premier cycle


Un disque, c’est rond. D’un point de vue purement physique, écouter un album, c’est lancer une boucle. C’est cette notion de cycle qu’explore Aro Ora dans les textes mais aussi un peu dans la musique de son premier album Wairua. Se questionnant régulièrement sur les intrications entre l’homme, le monde et l’univers, le groupe a pris pour point de départ une célèbre théorie selon laquelle l’univers serait dans un cycle permanent d’expansion et de rétractation.

Ci-après, nous échangeons avec Florent Giudicelli (guitare) et Baptiste Boudoux (chant) sur l’écriture et la conception sonore d’un disque particulièrement intime. Mais ce serait une erreur de distinguer écriture et conception sonore tant les atmosphères développées par les sons sont importantes dans la musique et même la vie du groupe. On a donc terminé cet entretien comme l’on termine traditionnellement une répète : en parlant son et matos, en perdant au passage les non-initiés qui seraient encore là.

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Leprous ne se laisse pas piéger


Einar Solberg, frontman de Leprous, en a conscience : Pitfalls va créer des remous voire carrément des réactions haineuses parmi les fans de metal progressif, un peu à l’image de ce qu’a connu Steven Wilson avec son To The Bones. Car si une moitié de l’album conserve sa fibre progressive, une autre moitié lorgne du côté de la pop et du rock alternatif, et presque tout l’album prend ses distances avec le metal. Pitfalls sera un choc pour certains, une suite logique à Malina pour d’autres. Mais pour Solberg et ses acolytes, c’est surtout l’occasion d’ouvrir leurs horizons émotionnels et de mettre en exergue leur sens de la subtilité.

Pitfalls, c’est aussi un album profondément marqué par la période à laquelle il a été écrit, où Einar Solberg s’est vu sombrer dans une profonde dépression. Un album donc très personnel, dans lequel le frontman partage sa descente aux enfers, mais aussi ses remontées à la surface.

Dans l’entretien qui suit, Solberg revient donc avec nous sur sa dépression et ce qu’il a pu en retirer, mais analyse également avec nous la direction musicale de Pitfalls, évoquant les limites du metal et n’hésitant pas à bousculer avec un certain franc-parler le microcosme du metal progressif, non sans un brin de provocation parfois.

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Blind Guardian et son épopée orchestrale


Vingt-trois ans qu’André Olbrich et Hansi Kürsch travaillaient dessus. Vingt-trois qu’on leur demandait à chaque interview, comme un automatisme, où en était le projet. Vingt-trois ans de reports incessants. Vingt-trois ans durant lesquels chaque année supplémentaire faisait grossir les attentes. Vingt-trois ans à se demander si le projet allait réellement voir le jour.

2019 sera finalement l’année où Blind Guardian, pour l’occasion rebaptisé Blind Guardian Twilight Orchestra, sortira son album purement orchestral, réalisé avec le Filmharmonic de Prague. Un album dont la graine fut plantée lors de la conception de Nightfall In Middle-Earth dès 1996 et dont les premiers morceaux avaient été proposés à Peter Jackson pour l’adaptation cinématographique du Seigneur Des Anneaux. C’est aujourd’hui une histoire originale, travaillée en collaboration avec l’auteur allemand de romans fantastiques Markus Heitz, qui sert de base à Legacy Of The Dark Lands, mais la dimension cinématographique, ainsi que l’opulence et le raffinement caractérisent bel et bien l’œuvre finale.

La sortie de Legacy Of The Dark Lands a donc tout d’un événement : jamais un groupe de metal ne se sera embarqué dans une telle entreprise. Dans l’entretien qui suit, André Olbrich discute de ce projet fou et ambitieux, de sa synergie avec les albums « normaux » réalisés en parallèle tout au long de ces années, mais aussi de comment il envisage l’avenir de Blind Guardian.

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Uneven Structure se sent léger


Après avoir mis autant de temps, d’énergie, de réflexion et de méticulosité dans son précédent album La Partition, Uneven Structure revient après avoir manifestement digéré pleinement cette expérience. Le nouvel album Paragon a en effet été écrit plus vite avec plus de sérénité et de spontanéité, faisant gagner à une musique, certes toujours aussi complexe, une efficacité fédératrice.

D’après le guitariste Igor Omodei, le groupe arrive pour la première fois à un équilibre qu’il cherche à atteindre depuis ses débuts. L’album n’est pas un concept album au sens narratif du terme, mais a un fil rouge thématique dans le domaine de la psychologie. Un format qui a permis à Uneven Structure de garder une bonne part de liberté dans l’écriture musicale. Et c’est bien de liberté qu’il est question avec cette réflexion sur la société qu’offrent ces chansons qui explorent chacune des archétypes bien précis.

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Alcest en état d’urgence


Avec Spiritual Instinct et sa signature sur le label Nuclear Blast, Alcest passe assurément un palier important dans sa carrière. Ce n’est que juste retour des choses après avoir marqué durablement la scène metal, en bientôt quinze ans depuis Le Secret et cinq albums. Et si certains craignent pour l’intégrité d’Alcest en le voyant rejoindre une « grosse machine », qu’ils se rassurent : non seulement Neige nous certifie que « ça n’a rien changé sur [leur] manière de travailler », mais Spiritual Instinct est peut-être son album le plus puissant, cathartique et introspectif, né d’un manque et d’une urgence à se retrouver dans sa spiritualité. Un album marqué par la spontanéité et un mode d’enregistrement en quasi tout analogique, mais aussi une conception éprouvante faisant suite au cycle de Kodama lui-même extrêmement éprouvant.

Dans l’entretien qui suit, Neige nous parle donc de la façon dont ses tourments personnels ont façonné Spiritual Instinct, revenant sur ce besoin de spiritualité et la manière dont celle-ci s’exprime et s’est développée dans sa vie. Une interview où, en plus d’explorer les méandres de l’album et de sa conception, on explore la psychologie d’un artiste très conscient de lui-même et cherchant sans cesse à transcender le monde réel, en donnant vie à un « ailleurs ».

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