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Interview   

RMS Hreidmarr et son ultime éclat


L’aveu de ne jamais avoir décroché de la scène black metal ne suffisait peut-être pas à convaincre que RMS Hreidmarr était encore et toujours une figure incontournable de la scène française. C’est pourtant bien à un retour en force que se livre l’ancienne voix d’Anorexia Nervosa et de The CNK – sombre animal endormi mais pas encore éteint – grâce à plusieurs sorties qui n’ont pas manqué de faire du bruit dans le microcosme hexagonal.

D’une part le nouvel album tant attendu de Glaciation, Ultime Éclat, sorti sur fond de polémique puisque la constitution d’un nouveau line-up et le dépôt du nom du groupe par Hreidmarr avaient vivement fait réagir Valnoir, membre fondateur aux côtés de Hugo Moerman et François Duguest. Pour la première fois depuis l’annonce de la sortie de l’album, Hreidmarr expose sa version des faits, et revient sur la genèse d’Ultime Éclat, de la constitution du nouveau line-up à l’enregistrement en condition live.

D’autre part, toujours chez Osmose Productions, quoique dans un cadre volontairement plus intimiste, Hreidmarr évoque avec nous le projet Bâ’a, où il officie en tant que chanteur, et sa première offrande Deus Qui Non Mentitur. Il revient également sur sa participation très commentée au groupe controversé Baise Ma Hache, ainsi que sur son regard sur la scène contemporaine : difficile de dire que ce tôlier du black metal, qui rend plus que jamais honneur à la langue française, pratique la langue de bois dans cet entretien.

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Powerwolf : retour sur l’expérience


En quinze ans d’activité depuis leur premier album Return In Bloodred, Powerwolf représente l’une des plus belles ascensions que la scène heavy metal actuelle ait connues. Il faut dire que la meute a su très vite trouver les arguments et un concept fort, avec son style reconnaissable, sa pléthore de tubes, ses prestations énergiques, ses visuels soignés, etc. Après quinze ans et sept albums, le moment semblait donc propice pour faire un premier bilan sous la forme d’un best of, Best Of The Blessed, dans lequel les plus anciens morceaux ont profité d’un rafraîchissement en passant par la case réenregistrement, histoire d’également proposer de la nouveauté.

Nous avons contacté le guitariste Matthew Greywolf, qui est actuellement en train de plancher sur un huitième album, afin de parler de Best Of The Blessed, mais aussi de faire un petit bilan et de revenir sur la création de l’entité et du concept Powerwolf et son histoire personnelle. Car si Powerwolf a sorti son premier album en 2005, Matthew Greywolf – ou Benjamin Buss de son vrai nom – avait déjà une longue carrière derrière lui, avec Flowing Tear, duquel Powerwolf a en partie hérité son côté gothique, et le groupe de stoner Red Aim qui a été, en quelque sorte, l’ancêtre de Powerwolf.

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Theraphosa : dépasser sa nature


Chassez le naturel, il revient au galop. Ce qui distingue l’homme de l’animal, c’est notamment ses efforts pour dépasser sa propre nature. Et pour se protéger de ses instincts primitifs, il a construit une société avec une morale et des règles. Pourtant, il n’en faut pas beaucoup pour que tout cela vole en éclats. Avec un album intitulé Transcendance, Teraphosa ironise, non sans autodérision, sur ce triste constat. Évidemment, tout n’est pas à jeter chez l’homme et le titre est également choisi pour évoquer l’espoir de ceux qui ont réussi quand tous les donnaient perdants.

Vincent, chanteur-guitariste mais également « grand frère » du trio nous raconte ce que ce combat représente dans sa vie et pour Theraphosa. Et dans ce combat, cet album est une victoire quand on lit le récit de Vincent à propos du premier EP ou, plus généralement, de sa carrière.

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Asking Alexandria brûle d’envie


Like A House On Fire entérine pour Asking Alexandria ce que l’album sans titre, celui du retour du chanteur Danny Worsnop au bercail, avait amorcé en 2018 : une nouvelle ère. Une ère affranchie des dépendances aux substances mais aussi de toutes ces personnes qui cherchent à diriger le groupe à la place de ses propres membres. Une ère décomplexée, de libération artistique, au grand dam des fans qui auraient aimé voir le groupe se figer dans le temps, dans son approche musicale. Pourtant, Ben Bruce l’assure : l’esprit et la passion avec lesquels a été conçu Like A House On Fire sont plus proches de ceux du premier album, Stand Up And Scream (qui a passé la barre des dix ans) qu’aucun autre album. Simplement les membres d’Asking Alexandria ont évolué et mûri en tant qu’individus et que groupe, et il en va logiquement de même de la musique résultante. En tout cas ce « nouveau » Asking Alexandria a déjà un soutien de poids : Corey Taylor.

Dans l’entretien qui suit, le guitariste Ben Bruce nous explique le cheminement du groupe depuis le retour de Danny Worsnop en 2016 et le nouveau départ que celui-ci a acté, jusqu’à en arriver à proposer un album tel que Like A House On Fire. Il nous parle notamment de la manière dont ils se sont une bonne fois pour toutes débarrassés de la drogue et de l’alcool qui pesaient sur leur santé physique et mentale et avaient pu orienter les albums passés, confessant ses inquiétudes initiales sur ses capacités à être créatif sans, et du rapport du groupe aux fans à la lumière de ses évolutions stylistiques.

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The Dead Daisies : le collectif avant tout


The Dead Daisies n’avait jamais été aussi stable que ces cinq dernières années. Certes le groupe a quand même régulièrement connu des changements de line-up (l’arrivée de Doug Aldrich puis celle de Deen Castronovo), mais au moins le visage de The Dead Daisies est resté le même trois albums durant, incarné par l’ex-Mötley Crüe John Corabi. Et avec le showman Marco Mendoza à la basse, nul doute que les deux musiciens ont largement contribué au galon pris par The Dead Daisies. On en avait presque oublié le postulat de départ sur lequel The Dead Daisies a été fondé : c’est un collectif de vétérans avant d’être un groupe, et donc l’idée des rotations de musiciens est incrustée dans son ADN.

John Corabi et Marco Mendoza s’en sont donc allés voguer vers leur destinée solo l’été dernier. Peut-être les retrouverons-nous un jour dans The Dead Daisies, en attendant la bande à David Lowy – guitariste, fondateur et leader du combo – démontre une nouvelle fois sa capacité à rebondir en allant chercher le grand Glenn Hughes et faire d’une pierre deux coups. Avec un album finalisé, enregistré en partie à Saint-Rémy-de-Provence, dans le sud de la France, The Dead Daisies est depuis le début de l’année dans l’attente du moment propice pour lâcher son nouveau méfait. On a tout de même pu déjà savourer deux morceaux : « Righteous Days » et « Unspoken ».

En attendant de pouvoir s’en mettre davantage sous la dent, nous avons passé un coup de fil à David Lowy pour parler changement de line-up, revenir sur les fondements de The Dead Daisies et tout ce qu’ils impliquent, et glaner quelques infos sur la conception de l’album Holy Ground. L’occasion également d’en savoir un peu plus sur ce guitariste australien, détenteur d’une licence de pilote de ligne…

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Chemical Sweet Kid : des platines à la guitare


Pas de poussiere sur les platines et les guitares de Julien Kidam ! Si certains ont profité du confinement pour faire plus de musique, pour Julien, il n’y a pas beaucoup de différence avec une semaine de travail normale. C’est donc depuis son home studio, entre deux sessions de compositions et de DJ set, qu’il nous a accorde un peu de temps pour parler du dernier album Chemical Sweet Kid. Il nous raconte en parallèle son évolution et celle du projet : de DJ à frontman, de l’indus au metal. Une évolution qui a nécessité de sécuriser un poste sensible pour un projet de metal indus, la guitare.

Le titre de cet nouvel album, Fear Never Dies, est sans équivoque et particulièrement actuel. Julien en profite d’ailleurs pour dénoncer des comportements de panique excessifs et une manière malsaine qu’ont les médias et les réseaux sociaux de les alimenter. Mais à titre personnel, alors qu’il souffre d’anxiété, Julien domine ses peurs et montre la voie en appelant notamment à faire preuve d’esprit critique.

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Carach Angren ou le Prométhée black sympho


À l’été 1816, le poète britannique Lord Byron, alors en villégiature sur les bords du lac Léman, reçoit la visite d’un couple de compatriotes : Percy Shelley, lui aussi poète, et sa femme Mary, dix-huit ans. Parce qu’il pleut des cordes pendant tout le séjour et que saint Netflix n’est pas encore là pour rendre des semaines de confinement supportables, Byron propose à ses invités, pour tuer le temps, d’écrire chacun une histoire de fantômes. Les deux poètes relèvent le défi en dilettantes. Mary, qui pense d’abord être incapable d’écrire quoi que ce soit, force un peu trop sur l’opium au cours d’une conversation portant sur les travaux d’Erasmus Darwin, grand-papa de et initiateur de ce qui deviendra la théorie de l’évolution. Cette nuit-là, la jeune femme rêve du « pâle étudiant des arts profanes agenouillé aux côtés de la chose qu’il avait assemblée ». Victor Frankenstein et sa créature sont nés.

Hasard, coïncidence ou délire de Muses qui s’ennuient, deux siècles plus tard, c’est au tour de Clemens « Ardek » Wijers, compositeur et claviériste de Carach Angren, d’être visité par un cauchemar dans lequel apparaît Conrad Dippel, théologien allemand que l’on soupçonne d’avoir inspiré à Mary Shelley le personnage de Frankenstein. Pour un groupe de black metal qui puise son inspiration dans le folklore sanguinolent et les histoires de fantômes, le thème du prochain concept album était tout trouvé. Fidèles à la créature sensible et intelligente du roman plutôt qu’au monstre stupide des adaptations de la Hammer, les Néerlandais proposent, avec Franckensteina Strataemontanus (mais « l’album sur Frankenstein », ça passe aussi), un album riche, intelligent, qui fait voyager l’auditeur des forêts de Hesse à l’Afrique du Nord de la Seconde Guerre mondiale.

On en parle très, très en détail ci-dessous (et d’autres sujets, dont le départ du batteur Namtar) avec Ardek et son comparse Seregor, chanteur de la formation, dans une interview longue comme un roman – alors munissez-vous de votre boisson préférée et d’un paquet de gâteaux avant de plonger dans l’univers de ces black metalleux inspirés par une gamine de 18 ans devenue reine de l’horreur gothique.

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Grey Daze : le passé et l’au-delà


L’histoire de Chester Bennington est loin d’avoir commencé avec Linkin Park. A vrai dire, sans son premier groupe Grey Daze, il n’y aurait pas eu de Linkin Park tel que nous l’avons connu pendant vingt ans. Et si l’histoire de Grey Daze a longtemps été reléguée aux oubliettes par l’industrie, Chester et son compère Sean Dowdell – batteur du groupe et partenaire de business de Chester –, eux, ne l’avaient pas oublié. C’est en 2016 qu’ils se sont mis en tête de raviver Grey Daze et en 2017 qu’ils ont commencé à plancher sur le projet d’un nouvel album. On connaît la triste suite : Chester se donnait la mort quelques mois plus tard, à la surprise de ses proches, dont Sean.

Grâce à la persévérance d’un Sean voulant honorer son ami et sentant ce dernier le pousser depuis l’au-delà, avec l’aide d’une myriade d’invités, dont Jaime, l’un des enfants de Chester, l’album Amends voit le jour cette année. Un album où d’anciens morceaux ont été totalement réécrits autour de lignes de chant (parfois inédites) enregistrées par Chester il y a plus de vingt ans, avec pour objectif de les moderniser. Mais c’est également l’occasion de replonger dans le passé et de redécouvrir ces premiers albums oubliés qui ne manquent pas de charme. Nous en discutons ci-après avec Sean Dowdell qui nous raconte l’histoire de Grey Daze et de ce nouvel album, et nous parle, non sans émotion, du Chester qu’il a connu.

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BPMD : in rock we trust


Même quand on est un musicien hyper-expérimenté avec une carrière de plusieurs décennies, on peut encore avoir des plaisirs simples à partager, comme jammer et faire des reprises de morceaux qu’on « kiffe » entre potes. Même quand on s’appelle Bobby « Blitz » Ellsworth (Overkill), Mike Portnoy (Sons Of Apollo, Winery Dogs, Transatlantic, ex-Dream Theater), Phil Demmel (Vio-lence, ex-Machine Head) et Mark Menghi (Metal Allegiance). Quelque part, c’est rassurant : ça démontre que les fondements par lesquels tout musicien novice passe avec son premier groupe ne disparaissent pas et peuvent aller jusqu’à raviver le goût de l’apprentissage.

Pour BPMD – initiales des noms des quatre musiciens susmentionnés – c’est aussi l’occasion de donner un coup de boost à des classiques du rock américain des années 70 et de les faire découvrir aux jeunes générations grâce à ce premier album American Made. Nous en parlons ci-après avec le bassiste Mark Menghi, initiateur du projet tout comme il l’avait été pour Metal Allegiance, et le guitariste Phil Demmel qui, après un moment de doute suite à son départ de Machine Head, a retrouvé toute son assurance, notamment grâce à BPMD. Les deux musiciens nous donnent également, à la fin, quelques nouvelles de Metal Allegiance et du fraîchement reformé Vio-lence.

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Tom Warrior : transformer la douleur en art


Le Requiem est un projet inédit dans la carrière pourtant très riche de Tom G. Warrior, et même, plus largement, dans l’histoire du metal : d’ampleur spectaculaire, il s’agit de l’aboutissement d’un processus créatif dont les bases ont été posées en 1987 dans le fameux Into The Pandemonium. Il a culminé en 2019 dans une performance unique au Roadburn, le célèbre festival hollandais : la pièce, composée de « Rex Irae » et de « Winter » de Celtic Frost ainsi que d’un nouveau morceau de plus de trente minutes, a été jouée par Triptykon et la trentaine de musiciens classiques du Metropole Orkest d’Hilversum devant un public nombreux et recueilli.

Nous avions eu l’année dernière l’occasion de parler avec Tom de la genèse de ce projet de longue haleine ainsi que de la performance elle-même. Cette fois-ci, c’est à l’occasion de la sortie de l’album live tiré du concert que nous avons échangé avec cet artiste prolifique. Occupé et apaisé, il est revenu avec nous sur les dernières étapes qui ont mené le Requiem, un projet dense en émotions, à son aboutissement, mais aussi sur son groupe Triumph Of Death, porteur quant à lui (et comme son nom ne l’indique pas !) de joie et de vie pour le musicien. Au passage, il en a profité pour entrouvrir les portes sur son cheminement créatif, des débuts solitaires de Celtic Frost en Suisse au véritable processus alchimique qu’il a affiné au cours des années, lui permettant de transmuter la douleur en art, et la noirceur en or…

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