ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Interview   

Wheel : partisan de la nuance


Pour son nouvel album Resident Human, Wheel a expérimenté le lâcher-prise, s’autorisant à enregistrer certains morceaux sans métronome afin de laisser vivre la musique plus librement. Ce qui pour quelqu’un qui comme James Lascelles (chant/guitare) qui a besoin d’avoir de l’emprise sur les choses a représenté un important travail sur lui-même. C’est l’illustration du principal chantier dans lequel le groupe finlandais a souhaité s’investir, à savoir une dimension musicale plus organique. Il en va de même pour l’aspect technique qui doit impérativement raconter quelque chose dans le voyage musical dans lequel Wheel embarque.

Si vous ne connaissez pas encore Wheel, vous découvrirez notamment une utilisation très mélodique de la basse. Une approche de cet instrument qui rappelle forcement Tool et, en tant qu’admirateur de ces derniers, James assume pleinement cette influence. Mais Tool n’a pas la propriété exclusive de sa manière d’écrire de la musique, n’en déplaise à certains adorateurs agressifs du projet de Keenan.

Si la majeure partie de la musique avait été écrite avant 2020, les paroles ont été façonnées par la pandémie et son impact, naturellement, sanitaire, mais aussi économique et moral. Autre grosse thématique de cet album, la mort de George Floyd et, plus précisément, le débat qui en a résulté et que James veut apaiser, notamment en incitant les gens à être moins manichéens et à assumer le fait de ne pas tout savoir.

Lire l’interview…



Interview   

Emptiness fait le vide


La dernière fois qu’on avait entendu Emptiness en 2017, leurs débuts metal extrême étaient déjà loin : ce qui restait de guitares saturées était noyé dans le mélange unique de sonorités glacées et de murmures cauchemardesques qui composait Not For Music. Le combo belge alors fraîchement signé chez Season Of Mist prouvait qu’il suivait son propre chemin, fort d’une identité marquée, d’un fil conducteur inaltérable, et d’une volonté tranchée. Vide, son sixième album, enfonce le clou. Torturé, angoissant et claustrophobe, il n’a plus rien de metal, mais met à nu l’essence du groupe : c’est une plongée dans un monde étrangement familier où l’absurde règne en maître. Qualifiée malicieusement par les musiciens de misery pop, sa musique est plus singulière que jamais et prendra à n’en pas douter à revers même les fans les plus habitués aux embardées du combo.

Alors que le contexte sanitaire semble l’écrin idéal pour l’impression d’enfermement qui émane de ce Vide, nous avons discuté avec Jeremie Bezier, chanteur, bassiste et guitariste du groupe, entre deux répétitions pour le live stream de l’album qui aura lieu lors de l’édition 2021 – inévitablement virtuelle – du Roadburn. Le musicien en a profité pour revenir avec nous sur le processus créatif atypique à l’origine de cet album inclassable, et plus largement sur ses vingt ans de carrière dans Emptiness…

Lire l’interview…



Interview   

Alice Cooper : le gosse de Detroit


Un peu plus d’un an après la sortie de l’EP Breadcrumbs, Alice Cooper revient à la charge et poursuit son hommage à Detroit, sa ville de naissance et de cœur. Une nouvelle fois produit par le légendaire Bob Ezrin, qui avait déjà marqué de son empreinte l’album Love It To Death, le premier succès de l’artiste il y a cinquante ans, Detroit Stories est une lettre d’amour à la Motor City et à sa jeunesse, composée et enregistrée avec une flopée de musiciens, dont des locaux tels que Wayne Kramer (MC5), Johnny « Bee » Badanjek (Detroit Wheels) ou Paul Randolph et les originaux du Alice Cooper Band.

De sa découverte du rock n’ roll à son aversion profonde pour la politique, en passant par son évolution artistique ou sa relation avec les producteurs Bob Ezrin et Desmond Child, nous reprenons notre discussion avec le Coop qui répond à nos questions avec la verve qu’on lui connaît et relate avec tendresse les souvenirs d’une époque désormais lointaine, mais toujours aussi vive dans son esprit.

Note : Interview parue initialement dans le second numéro du magazine Radio Metal. Le nouveau numéro sera disponible aux points de distribution et en commande dans notre shop à partir du 21 avril.

Lire l’interview…



Interview   

Cannibal Corpse : évasion extrême


Peut-on pousser plus loin l’horreur et la brutalité que ce qu’a déjà proposé Cannibal Corpse en trente ans de carrière ? Le titre de leur nouvel album, Violence Unimagined, semble répondre par l’affirmative. A vrai dire, Cannibal Corpse n’a pas de limites – ou veut croire qu’il n’en a pas – car tout ceci reste du divertissement et de l’évasion, à l’image des films d’horreur, voire un défouloir. Si les profanes peuvent voir la démarche de Cannibal Corpse comme étant celle d’esprits tordus, elle est en réalité plutôt saine, comme l’explique le bassiste Alex Webster dans l’entretien qui suit.

Mais au-delà des thématiques, Violence Unimagined, c’est surtout le résultat de trente ans d’expertise death metal à laquelle s’ajoute aujourd’hui celle tout d’Erik Rutan (Hate Eternal, ex-Morbid Angel) qui, après avoir été leur producteur, devient également leur nouveau guitariste (suite aux péripéties armées de Pat O’Brien ayant conduit à son arrestation). C’est donc un Cannibal Corpse avec une énergie et un enthousiasme renouvelés qu’on retrouve. Alex Webster nous parle de tout ceci, s’étendant sur l’apport du nouveau venu et sur le processus créatif de l’opus, mais aussi sur l’impact de la pandémie sur leur vie et leur univers, en s’arrêtant un instant sur le jeu du bassiste et en faisant un petit détour par le passé.

Lire l’interview…



Interview   

Marty Friedman : monsieur l’ambassadeur


Marty Friedman est sans doute le plus japonais des Américains. Adopté par le pays du Soleil-Levant où il a déménagé en 2003, il y fait régulièrement des émissions de télévision et contribue à des éditoriaux dans la presse, en plus d’y tourner et d’avoir joué lors de la cérémonie d’ouverture du marathon de Tokyo quatre années de suite (en ayant bon espoir d’être à celle des Jeux olympiques de Tokyo). Le guitariste le leur rend bien en promouvant dans le monde entier la culture et la musique japonaises, notamment avec sa série d’albums Tokyo Jukebox. Si bien que le gouvernement japonais l’a officiellement nommé ambassadeur de l’héritage du Japon, allant jusqu’à lui commander un morceau officiel.

C’est donc à titre d’« ambassadeur » mais surtout d’amoureux du Japon qu’il propose l’album Tokyo Jukebox 3 dix ans après le second, un album de reprises spécialement conçu pour donner de l’entrain et de l’énergie – parfait pour faire du sport. Nous avons échangé avec Marty Firedman pour qu’il nous en parle et, notamment, partage avec nous son point de vue unique sur un des pays les plus fascinants qui soient.

Lire l’interview…



Interview   

Exanimis tire ses premières ficelles


Le death metal symphonique aurait-il un nouveau grand nom en France ? Peut-être bien. Initialement formé à Nancy en 2015, Exanimis est un projet qui a pris forme à la Music Academy International. Articulé autour d’un trio central composé de Julien Marzano, Julien Prost et Alexandre Dervieux, le groupe a longuement médité la direction vers laquelle il allait lancer son premier opus, Marionnettiste, qui est sorti en mars. Au regard de cette œuvre imposante, il est aisé de concevoir le temps de réflexion nécessaire afin de penser et concrétiser un tel projet, aussi bien inspiré de la scène extrême symphonique que de la scène progressive, et qui se montre résolument à la hauteur de ses ambitions.

Le concept de Marionnettiste est soigné, son imagerie est finement pensée, et sa musique est puissante. Il est pourtant quelquefois difficile de s’élancer dans un registre musical aussi exigeant, et parfois assez risqué, si l’on n’est pas prêt à fournir un travail méticuleux : un impair qu’Exanimis n’a pas commis puisque c’est bien armé que le groupe s’est lancé dans son aventure musicale, avec de nombreux invités, une production massive et même des cours avec Francesco Ferrini de Fleshgod Apocalypse. Nous nous sommes entretenus avec les trois musiciens pour évoquer ces sujets, les premiers pas du groupe et leurs projets futurs.

Lire l’interview…



Interview   

Crown : la fin n’est qu’un début


Il y a des rencontres qui peuvent changer ou donner une autre dimension à un projet musical. C’est le cas de celle entre Stéphane Azam, fondateur en 2011 de Crown, et David Husser, producteur qui fut membre du groupe industriel Y Front. Aujourd’hui, Crown est porté par les deux hommes, l’un élabore la « recette », l’autre fait l’« assaisonnement », pour reprendre l’analogie culinaire de David. Surtout, ce dernier a pris à cœur de réaliser le potentiel de Stéphane, notamment au niveau du chant, et de lui donner confiance pour endosser le rôle de capitaine.

The End Of All Things, nouvel album de Crown, en est le résultat et démontre l’importance de la psychologie dans le métier de producteur. Exit les invités – à part la contribution remarquable de Karin Park (Årabrot) – mais aussi une bonne partie du chant hurlé, The End Of All Things ouvre une nouvelle ère pour Crown qui pourrait surprendre ceux qui ont suivi le projet jusqu’à présent. Nous avons échangé avec les deux musiciens pour qu’ils nous parlent de cette relation synonyme de renouveau.

Lire l’interview…



Interview   

Psykup : retour de karma


Près de deux mois après la sortie de leur nouvel album Hello Karma!, Ju Cassarino et Julian Gretz, respectivement chanteur-guitariste et bassiste de Psykup, reviennent sur les conditions particulières de leur création.

Pour ce second opus après une pause de neuf ans, soit le cinquième album studio de leur carrière, les éternels adolescents de Psykup ont cru voir enfin leurs planètes s’aligner. Mais entre une fin d’enregistrement précipitée, une tournée reportée et le fonctionnement de l’industrie musicale bouleversé par des contraintes encore plus restrictives qu’avant la crise, il leur a fallu adapter leurs envies.

Si certaines décisions ne sont pas faciles à prendre, c’est avec un certain recul et l’assurance d’un retour de karma positif qu’ils envisagent leur futur. Dans cet entretien, ils restent confiants sur l’avenir grâce au soutien d’une équipe soudée. Ils expriment aussi l’espoir que les publics sauront comprendre l’importance de leur rôle, pour épauler les artistes qui tentent des moyens d’expression transitoires en s’adaptant à ces temps compliqués. Loin d’avoir épuisé leur flamme créatrice, Ju et Julian confirment que le chemin qu’ils ont emprunté, depuis leurs débuts et sur cet album en particulier, est une expérience passionnante.

Lire l’interview…



Interview   

Rob Halford : du chaos à l’harmonie


À quelque chose malheur est bon – telle est en substance la philosophie de Rob Halford en ces temps de pandémie. Cloîtré chez lui en Arizona et contraint de repousser la tournée anniversaire de Judas Priest à des jours meilleurs, l’emblématique frontman ne perd pourtant pas de vue le positif : sans cette longue pause forcée, il lui aurait été matériellement impossible de faire la promotion de son autobiographie auprès de la presse metal. Alors, en attendant de retrouver la scène, le Metal God profite de son temps libre pour défendre sa dernière création : Confess – Ma confession.

À l’occasion de la sortie de ses mémoires dans les librairies hexagonales, nous avons pu nous entretenir par écrans interposés avec un Rob Halford serein et optimiste, pour une conversation à l’image de ses confessions : honnête, pleine d’humour et sans artifice.

Lire l’interview…



Interview   

Bodom After Midnight : Après la Faucheuse…


A croire que les destins de Children Of Bodom et Alexi Laiho étaient liés dans la vie comme dans la mort. En novembre 2019 était annoncée la séparation du groupe. A peine plus d’un an plus tard, alors qu’il avait fondé Bodom After Midnight qui se voulait poursuivre son œuvre, n’ayant légalement pas le droit d’utiliser le nom du groupe qu’il avait cofondé en 1997, on apprenait la disparition à l’âge de quarante et un ans du frontman. Parler de choc est un euphémisme. Il a tout de même eu le temps de jouer trois concerts et d’enregistrer trois titres avec sa nouvelle formation.

Daniel Freyberg, qui avait rejoint Children Of Bodom il y a cinq ans et avait suivi Alexi dans sa nouvelle aventure, est quand même là pour assurer la promotion de Paint The Sky With Blood, un EP présentant ces trois premiers – et trois derniers – titres. Forcément, dans ces circonstances, l’exercice de l’interview donne un sentiment étrange puisqu’on parle d’un groupe fraîchement créé mais qui, malheureusement, par la force des choses, n’ira pas plus loin. Mais c’est aussi un témoignage précieux des derniers instants de la vie d’Alexi Laiho et l’occasion de reparler d’un musicien ayant marqué toute une génération et laissé durablement son empreinte dans l’histoire du metal.

Lire l’interview…



  • Arrow
    Arrow
    Slipknot @ Lyon
    Slider
  • 1/3