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Interview   

With The Dead a le cœur lourd


Qui pourrait croire qu’un style musical comme le doom puisse être l’incarnation même de l’amour ? Pourtant, il aura fallu une sacrée dose d’amour à Lee Dorian pour avoir tenu un quart de siècle à la tête de Cathedral, supportant les moqueries d’une scène qui, au départ, ne prenait pas ce genre musical au séreux, puis les critiques des conservateurs qui ne comprenaient pas les virages stylistiques totalement libres du groupe. Et c’est, bien évidemment, toujours de l’amour qui émane de son label Rise Above Records. Mais l’amour n’est pas faite que de fleurs bleues et de rayons de soleil, car plus il est fort, plus il peut être déchirant, amer et douloureux.

Love From With The Dead, le nouvel album de With The Dead, est de ces exutoires dont les musiciens, Lee Dorian en tête, se sont servis pour partager impudiquement leurs moments difficiles, leurs tristesses, leurs désespoirs… Et justement, qu’est-ce qui peut pousser quelqu’un à se livrer ainsi, si ce n’est l’amour ?

De ces facettes sombres de l’amour il sera donc question dans l’entretien qui suit, mais aussi de la conception particulière de ce second opus, qui fait suite à un changement de line-up qui n’a rien d’anodin, et dont l’objectif était de produire la musique la plus écrasante possible. Lee Dorian nous parle également avec émotion et nostalgie de sa ville de Coventry, dont il dédie une chanson, et de Cathedral, groupe qui comptait beaucoup pour lui et auquel il a donné la mort en 2013… par amour.

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Mediatone : 20 ans au service de la musique


Mediatone est un acteur majeur de la scène culturelle lyonnaise. Connue pour programmer une cinquantaine de concerts par an dans tous les genres musicaux (rock, reggae, variété française, metal etc.) et des festivals importants (Reperkusound, festival Dantesk), l’association fête cette année ses vingt ans d’activité. C’est par conséquent à cette occasion que nous nous sommes entretenus avec deux membres de l’association : Emeline Berton (responsable de la diffusion, chargée des relations presse et de la vie associative) et Johan Bouvier (régisseur de production). L’occasion d’en apprendre un peu plus sur l’histoire de l’asso’, son fonctionnement interne (l’équipe est composée de 14 salariés et d’une trentaine de bénévoles) et bien entendu sa philosophie qui lui a fait programmer en vingt ans 800 concerts soit 2 500 groupes qui ont joué devant plus de 650 000 spectateurs. Une belle réussite pour cette équipe de passionnés composée, en plus de ses salariés, d’une trentaine de bénévoles très impliqués (certains sont présents depuis plus de 15 ans).

Au cours de cet entretien, nous en profitons également pour discuter de la manière dont Mediatone a choisi de fêter ses vingt ans en beauté avec un concert événement qui a eu lieu le 8 juin dernier au Transbordeur avec en tête d’affiche Mass Hysteria.

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L’heure de Diablo Blvd a sonné


Ici en France, le nom d’Alex Agnew ne vous dit sans doute rien. Pourtant, au Benelux il est l’un des comédien de stand-up les plus populaires, à l’humour politiquement incorrect et piquant, n’hésitant pas à faire le sniper sur tout le monde, tous les sujets, même les plus polémiques, la liberté de parole étant l’un de ses Graal, en particulier à notre époque où celle-ci semble vaciller. Mais le Belge n’a pas que la comédie dans sa vie : c’est également un grand fan de metal, comme en attestent les T-Shirts de Shining, par exemple, qu’il arbore parfois durant ses spectacles. Et c’est en 2005 qu’il prend le micro et fonde avec quelques copains le groupe Diablo Blvd.

Et justement, trois albums de heavy rock bien pêchus et une signature sur la prestigieuse écurie Nuclear Blast plus tard, le voilà de retour avec son groupe pour proposer Zero Hour. Un opus où la bande fait en partie peau neuve, accentuant les influences new wave, avec quelques touches d’industriel, pour un résultat des plus rafraichissants. L’occasion également pour Alex Agnew de se rapprocher un peu plus des thématiques politiques et sociétales qu’il aborde dans ses spectacles – parce que l’époque s’y prête, comme nous le disent de plus en plus d’artistes.

Rien d’étonnant, donc, à ce que l’interview qui suit empiète pour une bonne part sur ces thèmes, Alex étant lui-même très volubile sur ces questions. Mais qu’on se rassure, il a également pris le temps de nous parler de ce nouveau disque, qui mérite vraiment sa mise en lumière, et de l’évolution réussie de Diablo Blvd. Tout comme il évoque aussi les parallèles entre ses deux carrières ainsi que de la scène belge. Bref, une entrevue consistante !

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Dans les profondeurs de Satyricon


« Le progrès fait partie de la constitution de Satyricon. » Celui qui n’a pas compris ça a sans doute eu du mal à suivre les Norvégiens dans l’ensemble de leur carrière, et le nouveau disque, Deep Calleth Upon Deep, si on y reconnait les fondamentaux du duo, s’inscrit dans cette constitution. Que dans les faits ce soit réellement le cas ou pas, cet album a été créé dans une volonté d’en faire un nouveau départ. En résulte une musique émanant des profondeurs de Satyricon, pour atteindre celles de l’auditeur. « Profondeur » est d’ailleurs un terme récurrent dans la bouche du batteur Frost qui a dû, pour l’occasion, se pousser dans des retranchements plus progressifs.

Ainsi, dans l’entretien qui suit, il nous explique comment l’expérience nouvelle de l’improvisation et celle de revisiter le passé en célébrant les 20 ans de Nemesis Divina, classique parmi les classique du black metal norvégien, a pu impacter ce nouvel album et leur état d’esprit. Un état d’esprit toujours aussi libre d’un point de vue créatif, quitte à assumer le rejet des conservateurs voire les polémiques, s’il le faut.

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Schammasch : une présence étrangère


Chris S.R. et son groupe Schammasch font partie de ces artistes qui ont une haute opinion de l’art, qui y voient quelque chose de sacré, intellectuel, exigeant, dépassant le simple divertissement. Schammasch veut nous bousculer dans nos certitudes, nous faire réfléchir et éprouver de la beauté là où ne l’attend pas toujours. Polémique rien que par son format – un triple album -, Triangle est de ces œuvres à contre-courant des pratiques de consommation actuelles et qui ne tolère pas une écoute distraite. Mais la récompense peut être grande. Si, avec cet album, Schammasch a marqué les esprits en 2016, il surprend à nouveau en revenant à peine un an plus tard avec un nouvel EP, Hermaphrodite, premier d’une série basée sur Les Chants de Maldoror datant de 1869, ouvrage poétique d’Isidore Lucien Ducasse, mieux connu sous le pseudonyme de Comte de Lautréamont. Il ne faut pas se fier au format plus court : Hermaphrodite n’en est pas moins exigeant que Triangle, à bien des égards.

Nous avons donc repris contact avec Chris S.R. pour en apprendre plus sur cet EP et son rapport à l’oeuvre littéraire dont il s’inspire. Car, au-delà du caractère surréaliste de cette dernière, qui peut être facilement rapproché de la fibre artistique de Schammasch, l’Hermaphrodite en tant que texte et en tant que personnage est très révélateur du sentiment du frontman quant à sa place dans la société et la place de Schammasch parmi la production musicale actuelle. Chris S.R. fait partie de ces personnes qui vivent et respirent pour l’art, en témoigne le collectif SAROS qu’il a monté et dont il nous parle à la fin de l’entretien, ou encore ses paroles mystérieuses au sujet du prochain album qui risque une nouvelle fois de dérouter…

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Carpenter Brut : pogo sur le dancefloor


Carpenter Brut est un nom qui commence à résonner chez bon nombre de fans de metal. Pourtant, il s’agit bien ici d’un projet électro dans sa conception, de quoi faire friser les puristes qui s’offusquent de voir que Carpenter Brut a arpenté les terres du Motocultor et plus récemment du Download. Ce serait ignorer que Carpenter Brut est issu de la sphère metal en tant qu’ingénieur sonore et lui nier ainsi une culture solide du genre. En réalité, Carpenter Brut est d’abord le projet d’une personne en partie désenchantée par les sonorités metal actuelles, désireuse de rendre hommage à une époque révolue. Une époque de l’excès, de l’absence de tabous et à la créativité débridée : les années 80.

Carpenter Brut illustre ainsi les fantasmes et délires d’une génération, quitte à participer à la réhabilitation d’une période longtemps moquée pour son exubérance artistique. Surtout, Carpenter Brut n’oublie pas le lexique du rock, il prend soin de proposer des prestations live avec de vrais musiciens. En résulte un show hybride, pourtant davantage proche d’un concert traditionnel que d’une soirée de clubber par son côté organique comme l’illustre la sortie récente du Carpenter Brut Live. Entretien sans retenue avec non pas un DJ ou un compositeur metal mais un artiste qui ne désire pas s’emprisonner, faisant fi du qu’en-dira t’on.

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Black Country Communion : la corneille renaît de ses cendres


Black Country Communion avait quelque peu disparu des radars depuis l’album Afterglow de 2012. Le groupe de Glenn Hughes et Joe Bonamassa marquait un hiatus après avoir sorti trois opus sur trois ans. Joe ne voulais pas tourner, Glenn Hugues est alors parti s’illustrer au sein de California Breed, emportant Jason Bohnam avec lui, groupe finalement avorté après un album, puis revenant en solo (on est jamais mieux servi que par soi-même) huit ans après son dernier album. Il a fallu la conscience d’un travail inachevé de Joe Bonamassa ainsi qu’une concordance d’emplois du temps pour remettre Black Country Communion sur les rails, qui nous revient avec son quatrième album BCCIV.

Désormais, Black Country Communion n’a plus la même vision quant à son avenir. La formation ne sera jamais un monstre de tournée. L’enthousiasme n’a pas disparu, il est simplement plus mesuré avec une notion de plaisir à composer et interpréter entre amis qui a pris le dessus. Toutefois, Glenn Hugues et Joe Bonamassa ont voulu donner de la profondeur à leurs propos. Conséquence, sans doute, de la condition tragique de la mère de Glenn pendant la composition de l’album, décédée d’un cancer. Certes, Black Country Communion joue toujours un classic rock enjoué, il n’est pas futile pour autant. BCCIV est un exutoire pour les membres du groupe, une réflexion sur les abus du passé et surtout l’expérience d’une alchimie parfaite entre les deux forces créatrices. Glenn Hugues – légèrement diminué par un rhume le jour de notre rencontre – revient sur une composition empreinte d’émotions, sur la volonté commune avec Joe d’écrire des chansons qui ont un véritable sens, en somme sur le dessein sérieux mais sans prétentions de BCCIV.

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Cradle Of Filth : la séduction du renouveau


Le renouveau sied à Cradle Of Filth. L’icône du black anglais en avait besoin et l’avait bien compris. L’arrivée de deux nouveaux guitaristes, Richard Shaw et Marek « Ashok » Šmerda, a insufflé du sang neuf à la formation dirigée par Dani Filth. En résultait la réussite d’Hammer Of The Witches (2015), à tel point qu’il est possible d’évoquer l’opus comme celui de l’émergence d’un nouveau groupe… Désormais plus proche du heavy, plus accrocheur, Cradle Of Filth veut faire de la chanson le premier matériel de sa musique, avant les artifices.

Ainsi Cryptoriana : The Seductiveness Of Decay est élaboré sans perdre en accroche. Cradle Of Filth l’a composé très sereinement, l’occasion pour Dani Filth d’évoquer une alchimie de groupe retrouvée depuis Hammer Of The Witches, un enthousiasme simple à l’image des moyens employés pour l’enregistrement et la composition de l’album. Aujourd’hui, Cradle Of Filth incarne une forme de quiétude quant à sa direction musicale et son vécu, fait suffisamment rare dans la scène musicale contemporaine pour être mentionné. Travail et plaisir sont ainsi loins d’être indissociables.

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Nothing More, héros de sa propre histoire


Nothing More a indéniablement une popularité croissante, même si l’hexagone ne se l’est pas encore bien approprié. Le groupe originaire du Texas a pourtant douté de nombreuses fois quant à sa réussite dans l’industrie musicale et il a fallu l’album sans titre de 2013 pour balayer les craintes et prendre conscience que oui, Nothing More a parfaitement de quoi devenir un poids lourd du rock. The Stories We Tell Ourselves, sixième album du groupe, entérine quelque part un confort acquis légitimement dans la sphère musicale.

Premier album où les parties de batterie sont entièrement assurées par Ben Anderson et où Johnny Hawkins est uniquement focalisé sur le chant, il fait preuve d’une stabilité et d’une ligne de conduite désormais ancrée, toujours avec ce « goût sucré », cette composante pop particulière à Nothing More. Toutefois le chanteur Johnny Hawkins continue d’explorer des thématiques intimes et graves à l’instar des contradictions constantes auxquelles nous faisons face, ces « histoires » qui justement biaisent notre vision de la réalité. Ce dernier revient évidemment sur la composition de l’album, les influences philosophiques du groupe et l’enjeu crucial d’accorder le succès avec sa vie quotidienne. Entretien avec une personne à l’esprit complètement débridé, sans tabou, aux anecdotes chamaniques proprement surprenantes…

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Gizmodrome : Stewart Copeland, adepte de l’étrange


L’une des idées reçues concernant les artistes professionnels, parfois justifiée, est que leur célébrité leur fait perdre tout sens des réalités, leur faisant oublier à quel point leur métier ou leur situation est difficilement comparable à ceux d’autres types de carrières. Après tout, dans nos propres colonnes, lors des interviews que nous avons réalisé au cours de ces dernières années, des artistes ont tenu des discours parfois radicalement opposés. Certains insistent sur l’enfer social, mental, physique et/ou financier qu’ils ont vécu à tout abandonner pour risquer de se lancer dans la musique. D’autres dédramatisent au contraire totalement cette vision, estimant que vivre de la musique est un luxe.

Stewart Copeland, dont la carrière au sein de The Police n’est que la partie émergée de l’iceberg, semble plutôt adhérer à la seconde approche. Une portion majeure de la présente interview est consacrée à sa vision de l’étrange, un thème qui semble central dans l’album de son nouveau projet Gizmodrome mais qui s’est aussi avéré récurrent au cours de sa carrière récente. Le métier d’artiste n’est pas un métier comme les autres et est même par moments très étrange, Copeland semble toujours s’en étonner et s’en émerveiller.

Vous découvrirez donc la frénésie qui s’est emparée des divers musiciens de Gizmodrome pendant l’enregistrement de ce nouveau disque, mais cette interview a aussi été une occasion d’évoquer la part moins connue de sa carrière, notamment en tant que compositeur pour musique de films (dont auprès de Francis Ford Coppola) ou d’orchestre, mais également de partager son regard humble quant à sa relation artistique avec son ancien collègue devenu icône de la pop – au sens noble du terme – Sting.

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