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Interview   

My Dying Bride : la constellation du malheur


A croire que le malheur attire le malheur. Si bien qu’Aaron Stainthorpe, chanteur de My Dying Bride, groupe de doom réputé pour sa musique particulièrement triste et déprimante, commence à se poser des questions et à faire attention à ce qu’il écrit. Il faut dire qu’il sort tout juste d’une période particulièrement difficile, où sa fille, à peine âgée de cinq ans, a dû être soignée pour un cancer. Pendant cette période au chevet de son enfant, on peut le comprendre, My Dying Bride n’existait plus à ses yeux. Et comme si ça ne suffisait pas, deux membres ont quitté le navire My Dying Bride.

Cinq ans après le presque prémonitoire Feel The Misery, le groupe de Bradford a finalement trouvé le moyen de retourner en studio, grâce surtout au guitariste Andrew Craghan qui, une fois de plus, a pris sur lui pour créer tout seul The Ghost Of Orion, et à une victoire contre le cancer. Mais les déboires ne se sont pas arrêtés là : Aaron Stainthorpe a eu le plus grand mal à se remettre dans le bain et à enregistrer ce disque.

Malgré une volonté d’aller vers une musique plus « accessible » et un nouveau chapitre qui s’ouvre en ayant rejoint le label Nuclear Blast, My Dying Bride est décidément toujours autant imprégné par le malheur. On en discute ci-après avec le chanteur.

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Interview   

Lordi : la machine à remonter le temps


Mr. Lordi est un nostalgique. Il l’assume et le revendique. Ce n’est un secret pour personne, et son groupe Lordi en est la preuve la plus éclatante, il voue une passion sans bornes pour les années 80. Et s’il a une certaine tendresse pour les années 70, la décennie qui l’a vu naître, son rapport aux années 90 – celles qui ont « tué » les années 80 – est déjà plus mitigé, même si ce qu’il y retient pourra surprendre certains fans de Kiss… Quant à notre époque, il avoue y vivre en complet décalage, refusant à peu près toutes les pratiques modernes, des services de streaming jusqu’aux e-mails, en passant par les réseaux sociaux.

Bref, Mr. Lordi est un nostalgique. Pour autant, l’entreprise ambitieuse et originale dans laquelle il s’est lancé avec Killection, le dixième album de Lordi, va plus loin que la simple nostalgie. Il s’agissait de créer une compilation imaginaire, authentique et crédible, partant du postulat suivant : et si Lordi avait existé et écrit de la musique depuis les années 70 ? Retourner cinquante ans en arrière et refaire l’évolution du rock n’est pas une mince affaire, mais Mr. Lordi et ses collègues ont eu à cœur de faire les choses bien, avec une étude minutieuse de vieux morceaux pour en dégager les codes de chaque décennie, le choix des studios, des techniques et du matériel en fonction du son à obtenir, etc.

Nous avons longuement échangé avec Mr. Lordi qui nous révèle les difficultés auxquelles le groupe a été confronté dans ce projet, et nous parle avec son éternel bagou de ce que représente pour lui les années 70, 80 et 90, de sa place dans l’époque actuelle et de ses inquiétudes sur l’avenir. Il revient également sur le changement au poste de bassiste, avec le départ d’Ox et l’arrivée d’Hiisi, conséquence des contraintes qu’impose un groupe dont les membres sont plus que des musiciens, mais des personnages auxquels les costumes, masques et maquillages donnent vie.

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Interview   

Ihsahn rentre à la maison


« Tout ce que je fais maintenant, c’est probablement d’essayer de trouver comment conserver l’excitation et ne pas avoir l’impression d’emprunter toujours la même route. » Ihsahn fait partie de ces artistes dont l’idée même du renouvellement est immuablement inscrite dans le cahier des charges de ses œuvres. Alors quand Ihsahn s’essaye à un nouveau format, celui d’un duo d’EP, ce n’est pas seulement pour aller dans le sens d’une industrie et de modes de consommation qui aujourd’hui privilégient les formats courts. C’est aussi pour voir ce que cela peut apporter à sa créativité.

Telemark est le premier des deux EP prévus par le musicien avant de s’atteler à son prochain album. De ce format il a tiré une plus grande liberté, n’étant pas soumis aux contraintes d’équilibre et de cohérence qu’il impose lui-même, malgré son attrait pour l’expérimentation et du fait de sa culture musicale, au format album. Pourtant, un thème général se dégage de l’EP, celui des origines musicales comme géographiques, puisque Telemark est le nom de la région natale d’Ihsahn qui a largement façonné son caractère. Inutile, pour autant, d’y chercher une résurgence d’Emperor, c’est plutôt vers l’esprit et l’attitude du black metal d’antan qu’il se tourne, traçant un lien direct avec les idéaux originels du rock n’ roll. On parle de tout cela ci-après avec le musicien.

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Interview   

Demons & Wizards : la bromance d’Hansi & Jon


Une amitié de trente ans, dans n’importe quel milieu et quelles que soient les personnes impliquées, c’est beau. Une amitié de trente ans entre deux musiciens qui décident un beau jour de former un super-groupe pour jouer la musique qu’ils ont écrite ensemble, forcément, pour l’auditeur, c’est encore mieux. Et c’est précisément le chemin emprunté par Hansi Kürsch, inimitable voix de Blind Guardian, et Jon Schaffer, guitariste et principal compositeur d’Iced Earth, à la fin des années 90.

Même si Demons & Wizards n’avait plus vraiment fait parler de lui depuis Touched By The Crimson King, sorti en 2005, le projet n’était pas pour autant enterré, et les deux complices n’attendaient qu’un alignement de planètes favorable (et des agendas un peu moins chargés avec leur groupe respectif) pour revenir sur le devant de la scène. Après une tournée des festivals en 2019 et une belle position de co-headliner au Wacken Open Air, le super-groupe revient aujourd’hui avec un troisième album, sobrement intitulé III, sans doute pour rafraîchir la mémoire de ceux qui auraient perdu le fil après quinze ans de hiatus.

Le toujours très sympathique et loquace Hansi nous parle de ce silence forcé, de ses retrouvailles musicales avec Jon et de leur bromance épique ci-après.

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Interview   

Marko Hietala libère son cœur


Pour un groupe qui s’est octroyé une année sabbatique en 2017, le moins qu’on puisse dire, c’est que ses membres ont été sacrément productifs. Il y a d’abord eu Tuomas Holopainen qui a entraîné Troy Donockley ainsi que son épouse Johanna Kurkela dans le projet Auri. Puis la chanteuse Floor Jansen qui a déterré Northward avec le guitariste Jørn Viggo Lofstad (Pagan’s Mind). Et finalement, le dernier mais pas des moindres, le bassiste-chanteur Marko Hietala a entrepris de fouiller dans ses tiroirs pour y trouver des morceaux qui n’avaient convenu ni à Nightwish, ni à Tarot, pour se lancer pour la première fois en solo.

Le résultat pourra étonner, à la fois parce qu’il est sorti en deux versions – finlandaise sous le patronyme Mustan Sydämen Rovio, début 2019, puis anglaise, intitulée Pyre Of The Black Heart, un an plus tard –, et parce qu’il s’offre une vraie liberté sans trop de considérations commerciales ou de cohérence. Reste qu’on reconnaît indéniablement la patte du musicien, son sens mélodique et ses principales affinités artistiques. Plus encore, par la nature de l’entreprise, on se rapproche au plus près de qui est Marko Hietala (oui, avec un « k » car c’est la vraie orthographe de son prénom), y compris dans des textes plus intimes.

Nous nous sommes entretenus avec le principal intéressé pour qu’il nous parle de ce projet solo qui, par l’investissement de collaborateurs passionnés, tend à devenir un groupe. On rentre également un peu plus dans la vie et la personnalité de Marko Hietala, entre aspirations de jeunesse, rêves et rapport avec son père.

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Interview    Tribune   

Le journal d’Abbath : l’alcool, la drogue, l’épisode du Motocultor, l’incident du Wacken…


Abbath est un sacré personnage, aussi fantasque qu’attachant. Mais c’est aussi un grand bavard avec énormément d’histoires à raconter, que ce soit sur sa vie ou celle de ses idoles. En bon passionné, il dévore toutes les biographies et s’est même constitué une collection impressionnante d’objets entreposés sur une étagère, allant d’une figurine parlante d’Al Pacino donnant ses célèbres répliques dans Scarface jusqu’à une chaussure de scène de Paul Stanley, à côté d’un mur où trône la fameuse hache d’Immortal.

Alors quand on se retrouve sur Skype avec un Abbath au confort chez lui, il faut se préparer à de longs bavardages, sans toujours grand rapport avec le sujet de départ : Abbath parle comme il pense. C’est ainsi qu’après notre dernier entretien réalisé en juin pour parler du nouvel album d’Abbath, Outstrider, nous nous sommes retrouvés avec près de quatre heures d’échanges en rab. Des « flux de conscience » tantôt drôles, tantôt introspectifs ou instructifs, avec quantité d’anecdotes. C’est ainsi que nous avons finalement décidé de les publier de manière brute, au discours direct, dans une série d’articles.

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Lost Society : pas d’absolution, pas d’excuse


Changement de direction pour Lost Society. Certes, on ne pourra pas dire qu’ils n’avaient pas préparé le terrain avec Braindead en disséminant quelques indices sur ce que pourraient nous réserver à l’avenir les quatre jeunes thrasheurs de Jyväskylä (Finlande). Toutefois, ça n’empêchera pas le nouvel album No Absolution de surprendre, déconcerter, voire crisper certains fans. Forcément, devant la modernité du propos, la place plus importante laissée à la mélodie, les riffs plus lents et groovy, les questions fusent : Lost Society, à la solde des tendances ? Lost Society, vendu ?

Mais Lost Society est-il si changé que ça ? Samy Elbanna, le frontman du groupe, d’abord, vous jurera que ce « quatrième album, c’est le cœur et l’âme de Lost Society ». Surtout, si la musique elle-même est bel est bien différente du thrash crossover des débuts qui a tant séduit par sa folie, l’esprit effronté, lui, ne les a pas quittés. Y a-t-il plus effronté et rebelle qu’un groupe qui s’écoute lui-même avant d’écouter ses fans ? Le vendu n’est-il pas celui qui refuse de changer et de suivre ses envies par peur d’être abandonné de son public ? Plus que jamais, avec No Absolution – rien que le titre paraît presque dire « on ne s’excusera pas » –, Lost Society fait ce qu’il veut et assume les risques, quitte même à se séparer d’une grosse machine telle que le label Nuclear Blast.

Nous avons longuement discuté avec Samy Elbanna pour comprendre cette évolution – qui n’est pas sans rappeler celles de certains mastodontes du thrash dans les années 90 – et la démarche sous-jacente, évoquant pêle-mêle son chant, les influences élargies du groupe, la collaboration avec le co-compositeur et producteur Joonas Parkkonen, celle avec Apocalyptica sur un morceau particulièrement éloigné de leur répertoire passé, etc.

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Wendy Dio : la mémoire de Ronnie James Dio


Gérer l’héritage d’un artiste iconique comme Ronnie James Dio est à la fois une bénédiction et une lourde responsabilité avec son lot de préoccupations. A commencer par les critiques qui fusent à la moindre décision, avec les remises en cause de la légitimité et les doutes sur la pureté des intentions. Les débats sur l’hologramme de feu l’ex-chanteur de Black Sabbath et Heaven And Hell développé à l’initiative de son ex-épouse et manageuse Wendy Dio en sont l’exemple le plus flagrant.

Aujourd’hui – le 21 février prochain –, c’est une nouvelle salve de rééditions que lance Wendy en collaboration avec le label BMG, celle des quatre derniers albums de Dio : Angry Machines, Magica, Killing The Dragon et Master Of The Moon. L’occasion de redécouvrir ces disques peut-être moins connus que les trois premiers mais qui n’en offrent pas moins leur lot de pépites et dévoilent d’autres facettes de la musique et de la carrière de Ronnie.

L’occasion également pour nous d’échanger avec Wendy sur ces disques, mais aussi et surtout sur la personnalité de Ronnie et sur son propre travail en tant que manageuse et gardienne de l’héritage et de la mémoire de l’artiste.

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Annihilator remonte aux sources


On peut dire que Jeff Waters a passé deux dernières années mouvementées : il a quitté son Canada natal pour traverser l’Atlantique et venir s’installer en Angleterre. Un chamboulement de vie qui explique une annulation de tournée et un retard dans le planning habituel de sortie d’album. Ironiquement, c’est à cette période où il se trouve déraciné dans sa vie que Jeff Waters décide de revisiter ses racines musicales avec le nouvel album d’Annihilator, Ballistic, Sadistic. Une manière de trouver du réconfort dans la nostalgie, peut-être. Un exutoire pour évacuer le stress, surtout.

Dans l’entretien qui suit, Jeff Waters nous parle donc de la direction musicale entreprise sur Ballistic, Sadistic. Un album qui, plus qu’un retour aux sources, est surtout un hommage à une musique qu’il lui est aujourd’hui – et il en a conscience – impossible à reproduire. Son old school et retour à une composition en tandem avec le batteur, l’entreprise fait forcément remonter quelques souvenirs, que le musicien partage avec nous pour mieux comprendre ses origines et son évolution. Avec une petite pensée pour le chanteur Randy Rampage qui a chanté sur le classique Alice In Hell (1989) et qui nous a quittés il y a un an et demi.

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Interview    Tribune   

Le journal d’Abbath : le masque de Creature, Cradle Of Filth, Darkthrone, Dave Grohl…


Abbath est un sacré personnage, aussi fantasque qu’attachant. Mais c’est aussi un grand bavard avec énormément d’histoires à raconter, que ce soit sur sa vie ou celle de ses idoles. En bon passionné, il dévore toutes les biographies et s’est même constitué une collection impressionnante d’objets entreposés sur une étagère, allant d’une figurine parlante d’Al Pacino donnant ses célèbres répliques dans Scarface jusqu’à une chaussure de scène de Paul Stanley, à côté d’un mur où trône la fameuse hache d’Immortal.

Alors quand on se retrouve sur Skype avec un Abbath au confort chez lui, il faut se préparer à de longs bavardages, sans toujours grand rapport avec le sujet de départ : Abbath parle comme il pense. C’est ainsi qu’après notre dernier entretien réalisé en juin pour parler du nouvel album d’Abbath, Outstrider, nous nous sommes retrouvés avec près de quatre heures d’échanges en rab. Des « flux de conscience » tantôt drôles, tantôt introspectifs ou instructifs, avec quantité d’anecdotes. C’est ainsi que nous avons finalement décidé de les publier de manière brute, au discours direct, dans une série d’articles.

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