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Interview   

Magma : 50 ans sur Kobaïa


Magma a cinquante ans. Rares sont les groupes à atteindre une telle longévité. Rares sont les groupes aussi à avoir connu une carrière et un line-up aussi tentaculaires que Magma. En réalité, Magma n’obéit pas aux mêmes lois que les autres groupes et artistes. Magma est d’un autre monde. Un monde tout droit sorti de l’imaginaire sans bornes du batteur Christian Vander et de son sens musical unique, multidirectionnel comme il aime l’appeler.

Dernière partie d’un généreux entretien de près de trois heures et demie (après nos échanges sur Zëss et sa tribune sur John Coltrane), l’échange qui suit est le plat de résistance où nous plongeons dans les méandres de la carrière de Magma et du cerveau hors norme de Christian Vander, inventeur de la musique zeuhl. En direct de Kobaïa – la planète qu’il a imaginée, avec son langage, le kobaïen –, Christian nous livre ses anecdotes de studio et sa manière d’être « en musique », et relate ses rencontres avec « des choses plus que suspectes », ses voyages au sein de la trame d’un drap ou au milieu des boutons d’une console. Clairvoyant, perché, génial, enfantin… A chacun, à la lecture de l’entretien qui suit, de se faire une idée de qui est Christian Vander et de mieux comprendre l’art et le parcours insolites de Magma.

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Un voyage dans l’univers d’Etrange


Etrange est le premier album éponyme d’un groupe de metal progressif instrumental français qui, avec cette sortie, fait une entrée plus que remarquée dans la liste des groupes à suivre de près. Il est assez rare qu’un groupe propose, dès sa première production, une expérience musicale aussi aboutie et captivante du début à la fin.

A l’écoute de cet album, on est happé dans un voyage spatial à la découverte de l’Univers et à la recherche d’une exoplanète qui pourrait sauver l’humanité. Il n’y a plus qu’à fermer les yeux et profiter de cette expérience dans laquelle la musique et l’imaginaire de la science-fiction se mêlent pour notre plus grand plaisir. Velhon et Deadale, respectivement claviériste et guitariste-bassiste, ont répondu à nos questions pour nous présenter plus en détail leur projet.

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Mayhem : le retour du démon


2019 est une année particulière pour Mayhem : après une longue tournée consacrée au légendaire De Mysteriis Dom Sathanas, un film apocryphe qui évoque l’histoire agitée du groupe, Lord Of Chaos, et un nouvel album, Daemon, qui prouve que le combo a su préserver la flamme de ses jeunes années, le groupe semble plus légendaire que jamais. Pionniers du true Norwegian black metal, il revient de deux albums particulièrement cryptiques – Ordo Ad Chao et Esoteric Warfare – avec un disque agressif et enflammé, à la fois fruit d’un travail particulièrement collaboratif et de tensions internes plus ou moins bien canalisées. Bref, autant dire qu’on avait beaucoup de questions à poser aux membres du groupe : ça tombe bien, on a pu le faire en deux fois, d’abord en nous entretenant avec le fantasque Attila Csihar, tout en accent hongrois et en éclats de rire tonitruants, puis en discutant avant un concert avec le même Attila accompagné des guitaristes Teloch et Ghul.

Beaucoup de questions donc, auxquelles le trio a répondu avec franchise et générosité, abordant tant l’actualité brûlante que l’historique accidenté de Mayhem. Un voyage dans le temps de trois décennies où le trio évoque la tournée marathonienne qu’il a consacrée à De Mysteriis De Sathanas, la genèse de Daemon, mais aussi les tout débuts de Mayhem et Tormentor, et le black metal contemporain. Hail Satan !

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L’homme derrière Sapiens


Si on est artiste, on vivra certainement plus de moments de frustration liés au fait d’avoir trop d’idées et pas assez de temps que de moments où c’est l’inverse. Sapiens, c’est l’exemple typique du projet qu’il aurait été facile de mettre de côté en se disant : « Dans une seconde vie, j’aurais pu faire ça, ça aurait été énorme ! » Déjà parce que c’est un projet parallèle, né d’enregistrements d’ébauches comme nos ordinateurs en regorgent par dizaines. Mais c’est surtout, par nature, un projet, au-delà de son ambition et de son originalité, fastidieux à mener, qui en aurait découragé plus d’un.

L’homme derrière Sapiens, Nicolas Foucaud (Los Disidentes Del Sucio Motel), est allé au bout. Une belle leçon de persévérance qui devrait en pousser plus d’un à déterrer leur album solo de leur PC, relancer leur projet parallèle ou finir leur morceau « gros riff n.34 ». Il nous raconte ce long mais excitant processus, qui a rassemblé des dizaines de musiciens dont des chanteurs français de renom, tous séduits par la démarche originale et un brin militante de Sapiens.

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Cyhra : l’esprit d’équipe


C’est un paradoxe, mais l’histoire des sports collectifs a principalement été marquée par de grandes individualités dont on disait qu’elles gagnaient le match à elles seules. Mais il y a aussi eu de grandes équipes, celles où chaque maillon contribue à la victoire et où l’on trouve ces joueurs qui « font gagner les autres ».

Ayant pratiqué le hockey durant des années, c’est cet état d’esprit qu’a Jake E, notamment pour son projet Cyhra dont il veut que la musique soit la plus accrocheuse possible. Tout le groupe doit se mettre au service de cet objectif et non d’une quelconque gloire personnelle. Ce n’est d’ailleurs pas anodin que le line-up soit un cocon fermé : après son départ, Peter Iwers n’a pas été remplacé. Quant à Jesper Stormblad, malgré ses problèmes de santé nécessitant de prendre de la distance avec les tournées, il reste dans le noyau dur du groupe. Cyhra est une bande d’amis, une famille presque, se réunissant autour des mêmes valeurs musicales et humaines.

Dans cet entretien réalisé pour la sortie du nouvel album No Halos In Hell, Jake E nous parle de ces valeurs. Et pour aller de pair avec le côté fédérateur de sa musique, ses textes sont pensés pour être partagés, même lorsqu’ils sont inspirés de quelque chose d’aussi personnel que le décès d’un proche.

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Avatarium vole de ses propres ailes


Leif Edling est non seulement un fantastique compositeur au sens du riffing unique, mais c’est aussi un homme qui a le nez creux. Avatarium en est la preuve éclatante. Fondé en 2012 par le célèbre bassiste de Candlemass en compagnie du guitariste Marcus Jidell, dans l’idée de proposer une musique basée sur les contrastes clair-obscur, il n’a pourtant eu de cesse, au fil du temps, de réduire sa participation au projet. A raison, car The Fire I Long For, quatrième et nouvel album du combo, confirme ce que Hurricanes And Halos laissait entrevoir : Avatarium est un véritable vivier de talents qui attendait seulement qu’on lui laisse suffisamment d’espace pour exprimer tout son potentiel.

A cet égard, The Fire I Long For, quatrième et nouvel album du combo, est un tournant, celui d’un Avatarium plus que jamais respectueux de son héritage, mais aussi qui s’affirme en tant que groupe et s’émancipe encore un peu plus de Leif Edling, avec la bénédiction de ce dernier.

Dans l’entretien qui suit, Marcus Jidell nous raconte ce tournant mais aussi le recentrage du groupe sur ses caractéristiques originelles et sa filiation avec le doom. L’occasion d’entrer dans la philosophie du guitariste-producteur en matière de son et de riffing, et de parler de la place de la musique dans sa vie et sa spiritualité.

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Le Hellfest Corner dans ses moindres recoins


Ancien patron de Jive Epic (Sony), et professionnel de la musique depuis 1994, Laurent Rossi gère aujourd’hui le Hellfest Corner, le nouveau bar du Hellfest Open Air à Paris, en partenariat avec Matthieu Drouot (Gérard Drouot Productions). Ce mardi 19 novembre, nous avons refait le monde avec lui dans les locaux d’un bar encore en chantier. Mais les cinq permanents du Hellfest Corner le savent mieux que quiconque, eux qui travaillent comme des fous depuis de longues semaines, le plus dur est désormais derrière eux puisqu’il reste seulement quelques détails à apporter pour que le public soit accueilli dans des conditions optimales. Prévu le mercredi 27 novembre, le lancement du Hellfest Corner – qui est situé au 37 rue Quincampoix (75004 Paris), au même endroit où sévissait le Dr.Feelgood Les Halles – se déroulera en fait officieusement quelques jours avant, le public ayant pu réserver sa présence aux soirées qui se tiendront à partir de ce vendredi 22 novembre.

Au cours de cette heure d’entretien, Laurent revient sur la manière dont l’idée du bar a émergé. Il évoque aussi la pression que subit le Hellfest Corner dans un contexte aujourd’hui délicat pour tous les lieux de vie proposant de l’alcool. Notre interlocuteur détaille également ce qui va faire la spécificité du Hellfest Corner qui est divisé en deux parties, le bar à l’étage et la partie shop où de nombreux produits exclusifs seront proposés.

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Skyblood : le monde de Mats Levén


Skyblood, derrière ce nom énigmatique se cache en réalité le projet solo d’un des chanteurs de metal les plus doués et en vogue depuis trente ans : Mats Levén. Après avoir participé à quantité de groupes et projets, dont Yngwie Malmsteen, Therion et Candlemass, sans compter les innombrables collaborations ponctuelles, finalement on est surpris de constater que Mats Levén n’avait jusqu’à présent jamais sorti d’album solo.

Mais Skyblood est un peu plus qu’un album solo. C’est surtout un alter ego et son univers qu’on découvre sur la pochette de ce premier opus. Une manière pour Mats Levén, ironiquement, d’échapper à lui-même et aux cases dans lesquelles les gens ont pu l’enfermer. Car Skyblood, c’est aussi un chanteur qui prend sa liberté, qui suit son intuition sans trop réfléchir, faisant pour la première fois les choses véritablement à sa façon, avec toute la diversité de ses influences.

C’est ce que nous explique Mats Levén dans l’entretien qui suit, revenant également sur son départ il y a un an de Candlemass, alors qu’il avait fini ses enregistrements de chant pour l’album qui deviendra The Door To Doom.

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Dream Theater entretient le souvenir


Si les tournées anniversaires sont aujourd’hui monnaie courante (sans mauvais jeu de mots), Dream Theater, après avoir fêté les vingt-cinq ans d’Images And Words, a décidé de pousser le bouchon plus loin et carrément coupler la tournée de son dernier album en date, Distance Over Time sorti en début d’année, à l’anniversaire de son premier album conceptuel, le mythique Metropolis Pt. 2: Scenes From A Memory. Après tout, quand on parle de « distance au fil du temps », il n’est pas étonnant de vouloir jouer sur les deux tableaux, passé et présent.

A l’occasion de la promotion des deux concerts de Dream Theater dans l’Hexagone dans le cadre de cette tournée spéciale – les 26 et 27 janvier à La Seine Musicale de Paris et à la Halle Tony Garnier de Lyon –, nous avons joint John Petrucci au téléphone. Nous faisons avec lui un premier bilan sur les retours de Distance Over Time, mais surtout revenons sur Scenes From A Memory, un album entré à jamais dans le panthéon des plus grands disques progressifs.

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Strigoi : du tombeau au berceau


Vallenfyre avait été créé en 2010 dans des circonstances tragiques : Gregor Mackintosh avait besoin d’un exutoire cathartique suite au décès de son père. Un projet qui était vite devenu un retour aux sources pour le guitariste de Paradise Lost, se replongeant dans ses premiers amours de jeunesse dans la musique extrême. Après trois albums, Vallenfyre était arrivé en bout de course, mais Mackintosh a clairement pris goût à sa double vie. Un équilibre s’était créé après la redécouverte des joies cachées et pures de l’underground face au feu des projecteurs qu’il connaît depuis trente ans avec son groupe principal.

Rien d’étonnant, donc, à ce qu’un nouveau projet soit né fin 2018 dans le tombeau de Vallenfyre : le bien nommé Strigoi, fondé avec le bassiste-parolier Chris Casket. Strigoi reprend ainsi les fondamentaux de Vallenfyre pour les affiner, les développer et les emballer dans une dose de théâtralité. Si Paradise Lost représente le penchant mélancolique de Mackintosh, Strigoi sera sa version horrifique et malfaisante.

C’est ce que nous explique en substance Gregor Mackinstosh, traçant les liens entre Vallenfyre, Paradise Lost et Strigoi, ainsi que la genèse de ce premier album au titre sans équivoque : Abandon All Faith, symbole de son militantisme athée et d’une obsession parmi d’autres dont il nous parle ci-après…

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