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Interview   

Avatar ou le rythme endiablé


A chaque sortie d’un nouvel album d’Avatar, on se pose la question : « A quelle sauce va-t-on être mangé cette fois ? » Le fait est que si le style Avatar est désormais bien affirmé et reconnaissable entre mille malgré son gloubi-boulga de genres musicaux – un tour de force en soi –, c’est tout un état d’esprit, une idéologie et parfois un concept qui donnent son identité à chacun de ses opus. On a connu la fable de Feathers & Flesh, le monde avec toute sa mythologie d’Avatar Country, la gravité très terre à terre d’Hunter Gatherer, il est maintenant temps de remuer le popotin avec Satan au son de Dance Devil Dance !

On avait déjà commencé à avoir un aperçu de la thématique « sataniste » via les propos de Johannes Eckerström lors de notre dernière rencontre il y a un an et il la développe désormais, mais l’ambition d’Avatar avec ce nouvel album est surtout de redonner au heavy metal sa capacité à faire bouger et danser et, par la même, de le sauver d’une forme d’engourdissement et de cérébralité. Voilà donc le programme du riche entretien qui suit et qui, à l’image d’Avatar, mêle passion, fun et philosophie.

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Interview   

Virgil veut descendre jusqu’aux enfers


A l’heure du succès de la scène blackened deathcore avec l’explosion des Lorna Shore et Shadow Of Intent, on aurait bien tort de ne regarder que ce qui se passe outre-Atlantique. Il n’y a en effet pas que dans le nord des Etats-Unis que ce mouvement-là est inspiré, il y a aussi le nord de la France ! Virgil vient des Hauts-de-France et incarne parfaitement l’évolution du metal extrême moderne qui s’affranchit bien des pudeurs à piocher dans les registres musicaux qui lui parlent. Bien loin de l’idée de séparer une supposée pureté du black traditionnel avec le maudit deathcore, Virgil prend sa force de frappe là où cela lui semble pertinent pour apporter quelque chose de profondément sensoriel. Après un premier album Divina Infernum qui posait les bases, la formation monte un très gros palier avec Acheron qui propose une production massive et un concept plus abouti. Le sombre voyage de Virgil ne fait que commencer mais il s’annonce très prometteur.

C’est évidemment petit à petit que l’oiseau fait son nid et peut-être faudra-t-il du temps avant que Virgil parvienne aux oreilles d’un maximum d’auditeurs friands de ce cocktail explosif de metal extrême. Assez certains qu’Acheron a les atouts pour plaire à ce public, nous voulions apporter un coup de projecteur à la formation qui par ailleurs découvre avec ce nouveau cycle l’exercice de l’enchaînement des interviews des médias spécialisés. De son aspect théâtral à ses couleurs musicales, les guitaristes Thomas Fontaine et Julien Baquero ainsi que le chanteur Marius Vantomme nous en disent un peu plus sur les contours de leur projet.

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Interview   

Nostromo : « un groupe de bol »


Mine de rien, comme des jeunes de vingt ans, les membres de Nostromo reprennent innocemment la route du studio, des salles obscures et des festivals. Pourtant vingt ans, c’est ce qui sépare précisément l’album culte Ecce Lex et le petit nouveau Bucéphale qui, à l’exception de l’expérience acoustique Hysteron-Proteron, est le troisième opus des Suisses. Après une certaine stature, grâce à l’influence majeure du groupe dans le microcosme de ce que nous pourrions grossièrement appeler la scène mathcore, puisque rappelons que le premier opus Argue sort un an avant Calculating Infinity de The Dillinger Escape Plan et Ecce Lex la même année que Jane Doe de Converge, on pourrait imaginer une certaine pression à dévoiler ce disque du grand retour de Nostromo. A en croire le bassiste Ladislav Agabekov, pas vraiment. La raison est simple, il ne sait ni si son public est encore là, ni si l’album est assez bankable pour être bien reçu à l’heure où Spotify règne en maître et où les algorithmes conseillent plus que les disquaires. Une seule certitude peut-être, la majorité de son audience d’aujourd’hui n’a certainement plus vingt ans.

Si Nostromo est bien peu soucieux de tout cela, c’est parce qu’il reste incontestablement punk dans l’âme. L’histoire du groupe est aujourd’hui intimement liée à un concours de circonstances : de sa reformation à sa participation au Hellfest jusqu’à ses invités sur l’album qui vont de Dehn Sora à Monkey3. A l’écoute du surprenant panaché Bucéphale, aussi méthodique qu’hétérogène, difficile de croire que ce sont des simples coups de chance qui ont piloté le projet ces dernières années. Pourtant, une autre démonstration de cette aura punk qui subsiste dans le groupe, c’est tout simplement les conditions de réalisation de cet entretien avec Lad : sur Zoom, avec des écouteurs de téléphone, dans les rues de Lausanne puis dans le train… L’environnement n’était pas idéal pour un entretien complet, mais la discussion reste suffisamment claire pour connaître l’état d’esprit du groupe avec son nouveau cheval de bataille.

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In Flames : maître du temps


L’avenir est peut-être couru d’avance – à en croire Anders Fridén –, en tout cas, celui d’In Flames semble radieux. Fort d’un line-up qui paraît plus harmonieux que jamais – le guitariste Chris Broderick étant le dernier à avoir rejoint les rangs –, le groupe suédo-américain livre aujourd’hui Foregone, un album qui devrait, au moins en partie, réconcilier les adeptes du « c’était mieux avant » et ceux qui trouvaient « trop mou » l’In Flames de ces dernières années. Nourri par la frustration engendrée par la pandémie, Foregone est un album plein de mordant et de rage, sans oublier le sens mélodique qui a fait la force du groupe, faisant parfois écho à ses premiers albums. In Flames n’en oublie pas pour autant les expérimentations et regarde devant lui pour créer une forme de synthèse entre passé, présent et futur.

Nous discutons de tout ceci avec le chanteur qui évoque le rapport d’In Flames à son public et à sa musique qu’il qualifie de « séance de thérapie ». Car si In Flames en est là où il est aujourd’hui, avec le succès qui est le sien, c’est peut-être bien parce qu’il est resté honnête malgré les pressions à la fois des fans et de l’industrie, suivant sa muse et ses humeurs, fier de son passé mais sans s’attarder dessus pour se permettre de se renouveler.

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ANTENNE : MAGOYOND ce Vendredi matin dans le METAL MORNING SHOW !


Ce Vendredi 27 Janvier, le groupe MAGOYOND sera dans le METAL MORNING SHOW !

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Monolithe : dans le secret des explorateurs


Monolithe est assurément un groupe qui a des choses à dire. La formation française n’a cependant pas choisi la voie de la simplicité ou du formatage pour développer son propos et son esthétique. Comme les groupes dont il s’est inspiré à ses origines, il se veut plus complexe sans pour autant se revendiquer de l’avant-gardisme et cherche toujours à évoluer avec une proposition nouvelle, d’abord pour ne pas s’ennuyer et se lasser et ensuite pour trouver du sens à sa musique. C’est en cela que Kosmodrom est un album de doom qui ressemble assez peu à ses semblables : il est un pavé audacieux qui se prêtera à l’oreille de l’auditeur qui veut aller plus loin, en quête d’exploration.

De Paradise Lost à Massive Attack, le panel musical des influences plus ou moins conscientes de Sylvain Bégot présente un horizon assez large, avec cette volonté de ne pas se répéter et d’innover dans son propre style. Dans la discussion qui suit, le musicien ne cache pas son appétence à relever des défis artistiques et sa fascination pour les hommes qui prennent des risques en général. Il manifeste également un intérêt à la discussion étayée et au débat, c’est aussi ce qui l’a amené à lancer son podcast Dans Le Secret Des Dieux, qui propose une approche quasi universitaire autour du metal et de ce qui l’entoure. C’est d’ailleurs sur la plateforme virtuelle qu’il utilise pour enregistrer son podcast que nous nous sommes donné rendez-vous pour cette interview.

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Le rêve lucide de Jeff Grimal


Si la musique convoque souvent plusieurs arts à la fois, grâce aux visuels qui l’accompagnent, que ce soit par les pochettes, les photographies ou les clips vidéo qui sont parfois de véritables courts-métrages, les artistes multi-casquettes sont sans doute les plus fascinants par la proposition d’un univers complet. Découvert par une bonne partie du public metal lors de l’ascension de The Great Old Ones, Jeff Grimal est de ces artistes qui démontrent aussi bien ses talents dans l’illustration que dans la musique. Son travail en tant qu’illustrateur est évidemment bien plus exposé, notamment grâce à ses œuvres pour Gorod, Cellar Darling et évidemment les adorateurs de Lovecraft français susmentionnés, que ses divers projets musicaux plus intimistes et s’adressant davantage à une niche. Sa capacité à s’acclimater aux exigences des musiciens qui lui font confiance tout en conservant une cohérence et une identité impressionne, mais c’est sans doute quand il a la liberté de lier ses œuvres graphiques musicales à sa propose vision musicale qu’il rayonne le plus.

Cet éclat n’a d’ailleurs pas manqué à la vigilance d’Emilien Nohaïc des Editions Des Flammes Noires qui lui a proposé après quelques discussions de sortir un livre d’art autour de ses travaux, idée qui a séduit l’artiste. Retraçant ses différents concepts mais aussi ses méthodes, ce bouquin immersif permet de mieux saisir la vision de l’artiste et ce qu’il cherche à illustrer. C’est à l’occasion de cette parution que nous les avons interrogés tous les deux, pour connaître les tenants et les aboutissants de la démarche, mais évidemment pour en savoir un peu plus sur l’artiste et évoquer évidemment son rapport à la musique, à la peinture et à l’art en général.

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Riverside : contrôle d’identité


Si Wasteland (2018) était une épitaphe, pour à la fois le guitariste Piotr Grudziński décédé en 2016 et les deux premières décennies de Riverside, le nouvel album ID.Entity ouvre une nouvelle ère. Fini le deuil : le frontman et leader du groupe Mariusz Duda porte certes toujours une forme de mélancolie en lui, mais il veut retrouver de la joie. Ça passe évidemment par des musiques plus lumineuses et positives, mais aussi par une envie de recréer en studio l’énergie du live et de retrouver une collaboration entre les membres, là où, ces dernières années, Riverside s’était de plus en plus transformé en projet solo. Un changement complet d’approche et d’état d’esprit, où la pression et l’envie de prouver des choses n’ont plus leur place. ID.Entity, comme l’indique son titre, est la nouvelle « carte d’identité » de Riverside.

Nous parlons donc de long en large de cette remise en question avec un Mariusz Duda authentique, parfaitement honnête dans ses réponses, évoquant également la trajectoire que nos sociétés sont en train de prendre et son point de vue sur celle-ci. Optimiste en observant la nouvelle génération et véhiculant un message d’unité, ID.Entity exprime aussi dans ses textes une autre facette, plus sombre et coléreuse, que ce soit à l’encontre des anciennes générations encore réfractaires au changement, de ceux qui restent fermés au dialogue ou des manipulations de la Big Tech.

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Caïnan Dawn en immersion


Quand on souhaite jouer et écouter de la musique non conforme, on accepte que celle-ci sorte de sa propre conformité. Caïnan Dawn l’a bien compris et le prouve avec son évolution stylistique, qui, quoi que peuvent en dire certains, reste malgré tout du black metal. Avec Lagu, le groupe savoyard souhaite véritablement sortir des sentiers battus pour une baignade glacée dans un lac dont il dessine bien les profondeurs. Il va puiser cela dans des inspirations qui vont de la cold wave à Type O Negative, en passant par les indétrônables Blut Aus Nord… et même jusqu’aux ambiances du jeu rétro Ecco Le Dauphin. Le résultat est un album intensément atmosphérique, qui malgré son ouverture et ses expérimentations, respire toujours le souffle de Caïnan Dawn.

C’est dans le cadre d’une promotion sommaire et une annonce à la volée, dans la tradition du label extrême français Osmose Productions, que nous avons saisi l’opportunité de la sortie de ce nouveau disque pour nous entretenir avec la formation. La discussion a été riche, oscillant entre les codes du black metal aux atmosphères de Lagu, mais aussi entre les projets actuels ou enterrés du chanteur et compositeur Heruforod et du bassiste Keithan. Tant d’éléments qui permettent de comprendre la dynamique de la formation et de plonger avec eux dans leur univers…

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Antenne : LIMBES en interview dans PFA ce lundi soir


L’émission de Radio Metal consacrée au metal extrême PFA proposera la dix-neuvième émission de sa onzième saison ce lundi 16 janvier 2023. L’équipe vous proposera un entretien avec le groupe de black metal atmosphérique français LIMBES à l’occasion de la sortie du nouvel album Ecluse paru le 13 janvier 2023 via Les Acteurs De L’Ombre Productions. L’émission débutera ce soir à partir de 20h30 sur notre antenne. Voir le programme de l’émission…



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