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Interview   

Apocalyptica repart à zéro


Qui a dit qu’il était impossible de faire du metal sans guitare ? Certainement pas les violoncellistes d’Apocalyptica, qui nous prouvent admirablement depuis plus d’un quart de siècle que la distorsion et les riffs burnés ne sont pas l’apanage des gratteux. Après être passés des reprises instrumentales de Metallica aux compositions originales, avoir accueilli dans leurs rangs un batteur permanent, s’être entourés de guests prestigieux pour des titres plus calibrés radio, et enfin avoir fait appel à un chanteur unique, les Finlandais opèrent aujourd’hui un retour aux sources avec Cell-0, premier album intégralement instrumental depuis Reflections, sorti il y a déjà dix-sept ans.

Ironiquement, c’est avec le seul membre actuel de la formation à n’avoir pas enregistré Reflections que nous avons pu échanger sur cette évolution et cet Apocalyptica cuvée 2020. Seul musicien « traditionnellement » metal d’un groupe qui fait toujours figure d’ovni dans le milieu, le batteur Mikko Sirén n’est pourtant pas le dernier à revendiquer les racines classiques de ce nouvel opus. De l’influence de Metallica au concept pointu de l’album, nous avons évoqué avec Mikko la genèse de Cell-0 – et les surprises qui émailleront la future tournée européenne du groupe, en compagnie d’un certain groupe suédois que même son sang finlandais ne l’empêche pas de porter aux nues.

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Interview   

Novelists FR : sa vie, ses envies


Faire un groupe de metal, « c’est une entreprise dans laquelle tu te lances en sachant qu’elle est vouée à l’échec », nous explique Nicolas Delestrade, bassiste de Novelists, et c’est pour ça que seuls « les gens qui sont vraiment passionnés » restent. Et certainement que les membres actuels de Novelists sont de ceux-là. Car ni la défection d’un membre, ni l’avocat menaçant d’un autre groupe baptisé The Novelists, ni la réception mi-figue mi-raisin d’un album conceptuel intervenu trop tôt dans leur carrière n’ont eu raison de leur motivation. Au contraire, leur persévérance leur a valu de très bonnes surprises, comme cette tournée chinoise couronnée de succès dont Nicolas nous fait le récit.

Dans l’entretien qui suit, le musicien nous parle également de leur nouvel album, intitulé C’est La Vie, revenant à un recueil de chansons, plus « traditionnel » dans l’approche, quand bien même Novelists poursuit son évolution progressive. Un album marqué par une pochette toute personnelle, fruit des membres du groupe qui ont troqué leur casquette de musicien pour celle d’apprenti peintre. Nicolas Delestrade nous raconte tout ceci, quitte à faire un détour par… PNL.

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Interview   

Mikkey Dee en a encore sous le capot


Dokken. King Diamond. Motörhead. Scorpions. Vous en connaissez beaucoup, des musiciens dont le CV comporte autant de groupes légendaires ? Avec un passif pareil, on pardonnerait aisément à Mikkey Dee d’avoir pris la grosse tête – mais il s’avère que ce n’est pas le genre de la maison. D’après l’iconique batteur, avoir appartenu à des formations qui ont fait l’histoire du rock et du metal n’est pas une raison pour se croire au-dessus du lot. Se mélanger aux fans et les traiter avec respect est pour lui une évidence. C’est d’ailleurs ce qui l’a poussé à associer son nom à l’Alabama, le bar parisien où nous l’avons rencontré et où il vient régulièrement prendre le pouls du public.

Entre souvenirs chaleureux de Lemmy, projets de biopic, nouvelles aventures avec Scorpions et nominations au Rock’n’Roll Hall of Fame, nous avons pris le temps d’évoquer avec Mikkey l’après-Motörhead… et aussi un peu le pendant-Motörhead, car on ne tourne pas si aisément la page de vingt-cinq ans de carrière dans un groupe culte.

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Anti-Flag : « C’est notre boulot de rendre la révolution irrésistible »


A la question « Peut-on encore faire du punk rock en 2020 ? », le groupe Anti-Flag ne répond pas : il sort un disque. Un disque qui tire à vue sur l’injustice de nos systèmes politiques actuels, et qui cible particulièrement le néofascisme décomplexé de certaines élites, une situation jamais vue dans l’histoire moderne en Occident. L’égalité aussi est au cœur de leur discours, et comment ne pas penser aux luttes des femmes pour l’égalité des droits : c’est dans son ADN, Anti-Flag est un groupe féministe.

En toute honnêteté, Chris et Justin nous racontent comment le projet de cet album est né, comment les textes se sont parfois révélés à eux de façon inattendue, comment ils ont trié et choisi les titres définitifs. Et pour les veinards qui ont le pass pour le Hellfest… Non, en fait, surtout pour tous ceux qui n’auront pas la chance de les voir à Clisson cette année, les gars d’Anti-Flag nous racontent quelques anecdotes de leur dernier passage sur le festival.

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Tankrust s’oppose à la dictature du bonheur


Pas besoin d’inventer l’eau chaude pour avoir de la personnalité. Être original aujourd’hui après plusieurs décennies de metal, c’est peut-être juste de faire spontanément la musique que l’on aime. C’est clairement le postulat de Tankrust qui ne prétend pas révolutionner la musique, mais qui s’approprie et réinterprète le travail de ses prédécesseurs. Il lance par ailleurs un appel à ne pas se torturer à chercher le son que personne n’a encore jamais fait, mais plutôt à embrasser ce qui a déjà été fait.

Tankrust, c’est un thrash/death intense mettant un fort accent sur la rythmique et qui se veut entêtant. Pour la sortie de Opposite Terror, nous avons discuté avec Kootôh qui avoue apprécier l’exercice de l’interview car cela lui permet d’exprimer plus en détail les paroles, le discours du groupe et les secondes lectures que l’on peut repérer en cherchant bien. Il est pour le partage, mais contre la dictature du bonheur, dont il choisit de faire le thème central de l’album.

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C’est Raised Fist. C’est comme ça.


Alexander « Alle » Hagman a une sacrée gouaille. Il suffit de dégainer certains sujets et on n’arrête plus le chanteur de Raised Fist qui part dans de longues diatribes passionnées, sans ambages, sans grande modestie non plus, parfois même un peu fanfaron. Assurément, Hagman est un personnage, un frontman qui ne ressemble à aucun autre, tout comme Raised Fist est un groupe de hardcore qui ne ressemble à aucun autre : normal, ils viennent du Grand Nord, à l’écart de tous leurs pairs.

Les fans ? Il préfère les appeler des « auditeurs » et les voir comme des statistiques. Les tournées ? Pas plus dix jours, après tout il est très bien chez lui. Le développement commercial du groupe ? Une perte de temps, il est déjà millionnaire et possède bien plus qu’il ne juge nécessaire, compte tenu de son enfance passée dans la pauvreté. Les récompenses ? Rien à faire, si ce n’est une bonne occasion de faire la bringue.

Bref, après avoir évoqué le nouvel album Anthems, nous avons cherché à rentrer un peu plus dans la philosophie de Raised Fist et de son chanteur, et le moins qu’on puisse dire est que nous n’avons pas été déçus.

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Fetus (Ultra Vomit) : l’art vocal du mimétisme


Quel angle singulier que celui assumé par Ultra Vomit : cultiver l’autodérision, la parodie et l’amour du metal sous toutes ses formes. Avec Nicolas Patra (alias Fetus) comme « entité miroir », Ultra Vomit singe avec succès les grands noms du top 50 en passant par Gojira, Motörhead, Rammstein, etc. Si, avec les premières démos des années 2000 jusqu’à l’album Panzer Surprise de 2017, le groupe hexagonal s’est avant tout forgé une identité qui résonne avec allégresse et humour, il est important de constater qu’Ultra Vomit ne fait pas pour autant l’économie d’une réelle recherche qualitative en matière de son, de production et surtout de mimétisme vocal.

Le lendemain de leur second passage au Hellfest lors de l’édition 2019 sur la Mainstage, nous avons eu la chance de nous entretenir avec Fetus sur son approche du chant, notamment au regard de toutes les imitations qu’il façonne au fur et à mesure des concerts. Comment articule-t-il ses différentes voix ? Comment les entretient-il ? Quelles sont les conséquences somatiques de la parodie ? Fetus nous partage ses influences les plus anciennes avec Kurt Cobain, la culture du grindcore, et nous livre l’évolution surprenante de son ressenti et de son approche du chant clair et saturé au fil des années.

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Brothers Of Metal : unis par les liens du metal


Ce qu’il y a bien dans le heavy metal, diront certains, c’est son sens de la surenchère : le style ne craint ni la démesure, ni le kitsch, ça fait même partie de son charme. Alors quand on voit débarquer un groupe de huit musiciens – dont trois chanteurs et trois guitaristes – baptisé Brothers Of Metal, avec des chansons comme « The Death Of The God Of The Light », « Fire, Blood And Steel » ou encore « We Believe In Metal », on se dit qu’un nouveau palier vient d’être franchi. Pour peu, on jurerait avoir affaire à un groupe parodique.

En réalité Brothers Of Metal n’est qu’amour. L’amour du heavy metal et de sa longue lignée, des hymnes au metal de Manowar aux sagas de Rhapsody Of Fire. L’amour aussi entre des potes qui, initialement, se réunissaient avant tout pour passer du bon temps, sans forcément songer à appeler ça un groupe de musique et à faire carrière.

Nous avons eu l’occasion d’échanger avec Ylva et Joakim Linbäck Eriksson, deux des trois chanteurs, pour qu’ils nous parlent de leur second album Emblas Saga, mais surtout des origines et des spécificités de Brothers Of Metal.

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Mats Levén : la musique, sa vie


Quel est le point commun entre Yngwie Malmsteen, Candlemass, Therion, Hammerfall ou encore At Vance ? Mats Levén. Le chanteur fête cette année les trente ans d’une carrière protéiforme qui ne ressemble à aucune autre. Aujourd’hui reconnu par ses pairs comme l’un des meilleurs chanteurs de metal en activité, il ne s’est rien refusé pour vivre sa carrière dans la musique, acceptant aussi bien de tourner avec le prestigieux Trans-Siberian Orchestra que de faire de « simples » chœurs sur les disques d’autres groupes. Difficile à cataloguer, pour certains il est synonyme de heavy metal classique, pour d’autres de doom, mais lui ne s’encombre pas d’étiquettes, comme le démontre son album solo sous le nom de Skyblood dont on parlait avec lui lors de la première partie de notre interview.

Ne se voulant pas exhaustive – ses contributions musicales sont bien trop nombreuses et diverses –, la seconde partie, à retrouver ci-après, s’attache à passer en revue sa carrière et comprendre sa philosophie d’artiste, Mats Levén partageant quelques anecdotes et les expériences les plus importantes de sa carrière.

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Interview    Le Son D'Histoire   

Le réveil de Fates Warning


Avec Queensrÿche et Crimson Glory, Fates Warning fait partie du trio de tête des pionniers ayant posé les bases du metal progressif, quelques années avant que le genre soit popularisé par Dream Theater. Si le premier a connu une évolution artistique parfois décriée et le second une carrière peu prolifique, le troisième est resté une valeur sûre et le fier représentant d’une musique audacieuse, alliant un riffing metal inspiré à des structures inventives. En près de quarante ans de carrière, fidèle à la philosophie progressive, Fates Warning s’est affiné, affirmé, modernisé, mais chez de nombreux fans, le trio d’album initial – Night On Bröcken (1984), The Spectre Within (1985) et surtout Awaken The Guardian (1986) – revêt un charme et un caractère nostalgique particuliers.

Aujourd’hui, cet héritage des premières années, John Arch, chanteur originel du combo, le porte au sein du projet Arch/Matheos, en compagnie du guitariste-compositeur Jim Matheos toujours fidèle au poste dans Fates Warning. Nous avons profité d’avoir le chanteur au téléphone à l’occasion de la sortie de l’album Winter Ethereal pour effectuer avec lui un saut dans le temps, afin qu’il partage avec nous ses souvenirs de cette lointaine époque…

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