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Megadeth : le tempo d’un grand final


Toutes les bonnes choses ont une fin, et Dave Mustaine a eu la clarté d’esprit de mettre un terme à Megadeth alors que ce dernier avait atteint un nouveau sommet dans sa carrière, avant que ses problèmes physiques ne deviennent insurmontables et ne dégradent ses prestations. Ce dix-septième album, sans titre, sera donc le dernier. S’il n’a pas été conçu dès le départ avec cette idée en tête, il en a tous les marqueurs, entre un condensé de ce qui fait l’essence de la formation, confessions, point final épique avec « The Last Note » et boucle qui se referme avec la reprise du « Ride The Lightning » de Metallica.

Quelques semaines après avoir échangé avec Dirk Verbeuren au sujet de son projet grind Bent Sea, nous avons convenu d’un nouveau rendez-vous pour discuter en profondeur d’un disque qui a tout d’une sortie par la grande porte, mais aussi revenir sur les dix ans, déjà, que le batteur a passés aux côtés d’un des inventeurs du thrash (nous nous étions d’ailleurs entretenus avec lui au moment de son arrivée dans le groupe). Il nous plonge à la fois dans la conception du disque et dans le groupe lui-même, balayant certains préjugés sur un leader à la forte personnalité, revenant sur les remaniements de ces dernières années, définissant sa propre place et les rôles qu’il s’est trouvés au sein du quatuor, dérivant sur divers sujets tels que la technologie et évoquant son avenir. Un entretien long, riche et instructif à lire sans modération.

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Les Foudres racontées de l’intérieur


À l’automne dernier, la scène metal française a franchi un cap symbolique. Avec la première édition des Foudres, une cérémonie inédite venait, pour la première fois, récompenser l’ensemble des acteurs des musiques métalliques : artistes, structures, projets associatifs, initiatives sociétales et professionnelles. Derrière cette initiative ambitieuse, un homme : Pascal Gueugue, président de la Fédération française des Musiques métalliques, structure créée fin 2022 avec un objectif clair : sortir le metal de son isolement institutionnel, sans jamais renier son ADN.

Pensée comme un outil de valorisation plutôt que comme un exercice de normalisation, la Fédération entend défendre une filière longtemps laissée à la marge des politiques culturelles, malgré son dynamisme, sa diversité et son poids réel sur le territoire. Les Foudres s’inscrivent pleinement dans cette démarche : une cérémonie volontairement ouverte, plurielle, attentive autant aux esthétiques extrêmes qu’aux enjeux sociétaux, environnementaux et professionnels qui traversent aujourd’hui la scène.

Dans cet entretien, Pascal Gueugue revient en détail sur la genèse de la Fédération, la création des Foudres, les choix éditoriaux et politiques derrière la cérémonie, les critiques qu’elle a suscitées, mais aussi les perspectives d’évolution pour les prochaines éditions. Une plongée lucide et sans langue de bois dans les coulisses d’un projet qui entend faire avancer la scène metal française, sans chercher à la rendre consensuelle.

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Exil : itinéraire d’un corbeau migrateur


interview Arsen Raziyev exil metalÀ tous les niveaux, Exil est une formation aux multiples horizons. D’abord en raison des origines de son compositeur Arsen Raziyev, venu du Kazakhstan jusqu’en France, en passant par la Belgique. Ce voyage personnel, il le traduit musicalement à travers ce projet artistique qui est le sien. Le musicien n’hésite pas à jongler entre le français, le kazakh, l’anglais, ou même un dialecte slave dans ses textes. Horizons multiples également du côté des inspirations musicales, le groupe naviguant aussi bien entre le black metal froid scandinave et le post-punk noir d’Europe de l’Est. Il en résulte ce premier album, Karga, paru sur le roster de Source Atone Records fin janvier. Un disque intime et intense, aux couleurs multiples.

Karga signifie « corbeau » en langue kazakhe. Le chanteur et guitariste Arsen Raziyev voit dans la migration de l’oiseau un écho évident à son propre parcours. L’impression d’être un exilé, de n’être finalement chez soi nulle part, transparaît en filigrane tout au long de ce disque. Loin d’être un hasard, le corbeau occupe également une place symbolique importante dans la mythologie des steppes kazakhes. Nous faisons connaissance avec le musicien dans un entretien diffusé sur notre antenne, où il nous présente les racines d’Exil, ainsi que les siennes. Arsen y évoque les fondations du projet et ses inspirations, tout en revenant sur cette culture kazakhe l’on connaît, en réalité, assez peu en France.

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Puscifer : aux frontières de la norme


Puscifer est une énigme. Un projet protéiforme qui se réinvente constamment sur les plans musicaux comme visuels. Normal Isn’t, le cinquième album du groupe, dévoile une nouvelle ère. Les musiciens redéfinissent des contours en mouvement perpétuel, imposent de nouveaux personnages et injectent des couleurs musicales goth et post-punk à leur musique. Une démarche de réinvention permanente que l’on sait chère au chanteur atypique qu’est Maynard James Keenan, à la tête du projet, et dont son acolyte Carina Round nous souligne la nécessité dans l’entretien qui suit. Car si Puscifer est né sous la forme d’un projet solo pour James Keenan, il s’est rapidement transformé en aventure collective dont le guitariste Mat Mitchell et Carina Round sont les forces créatrices indispensables.

Normal Isn’t est une œuvre de groupe soudé et engagé sur la même ligne artistique. Un disque exigeant et doté de plusieurs couches de lecture, que les membres de Puscifer ont composé en réaction à une époque trouble et complexe. Bien qu’elle ne renie à aucun moment le second degré qui a toujours défini son groupe, Carina Round est parfaitement claire au sujet du sérieux et de la profondeur de leur musique. Normal Isn’t est un disque qui a autant vocation à éveiller les sens qu’à permettre à son public de se « connecter » avec le groupe dans un espace hors du temps et de la réalité. La dimension Normal Isn’t ouvre tout juste ses portes. Nul doute que Puscifer a encore son lot de surprises à en dévoiler, ne serait-ce que par l’intermédiaire du roman graphique qui devrait être présenté dans le prolongement de l’album.

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Textures renouvelle sa génétique


Ils sont finalement revenus. Figure de proue du metal progressif néerlandais, Textures s’était séparé en plein milieu du diptyque Phenotype/Genotype. Si le premier a bel et bien pu voir le jour, le second est resté dans les cartons, et y restera sans doute à jamais. Car oui, cet album du retour s’appelle bel et bien Genotype mais n’a plus rien à voir avec le projet initial. Textures a repensé sa méthode, son art, sans non plus se trahir, pour regagner en pertinence.

C’est donc à l’occasion de la sortie du disque que nous avons pu longuement nous entretenir avec le batteur Stef Broks, maître de la polyrythmie, pour parler de la renaissance du groupe, des circonstances de celle-ci, de la révision de l’approche créative et du fruit qui en a émergé. Le moins que l’on puisse dire est que le musicien est heureux de retrouver son exutoire et fier du résultat qui, selon lui, contient leurs « meilleures chansons jusqu’à présent ». Il partage tout ça avec passion, livrant détails et anecdotes, appuyant l’apport d’artistes tels que Devin Townsend et Meshuggah ou évoquant la place du groupe dans la scène néerlandaise. Celui qui se dit curieux de tout, très « influençable », en apprentissage permanent, explique également l’importance que revêt l’enseignement dans sa vie.

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Archvile King : récit d’une bataille désespérée


archvile king aux heures desesperees repas de corbeaux radio metalÀ travers un conte musical intense, Archvile King dresse un tableau acerbe du conflit et des batailles vaines. Le projet solo de Baurus dévoile en ce début d’année un nouveau récit sombre, porté par un black metal mélodique marqué par la maturité du temps. Formé en 2019, Aux Heures Désespérées, deuxième album du projet, s’impose comme une œuvre plus accrocheuse et plus lisible que son prédécesseur. Baurus y poursuit un concept qui dépasse largement le cadre musical. Archvile King s’inscrit dans un univers fictif cohérent, peuplé de personnages d’un autre âge qui, inévitablement, parlent de nous. Ce nouvel épisode narre l’ultime bataille des hommes face à l’abject Roi des Vers, figure centrale présente depuis les débuts du projet. À travers des textes écrits en français, Archvile King explore la futilité de la guerre, les doutes, les péchés et les illusions du soldat placé au cœur de ce deuxième disque, tout en mettant en lumière les fausses convictions qui nourrissent sa chute.

Pour développer avec nous ces récits et les inspirations diverses qui en sont à l’origine, le compositeur d’Archvile King répondra à nos questions en direct dans l’émission Repas de Corbeaux sur Radio Metal. Nous reviendrons sur les premières années du projet et sur la manière dont Baurus perçoit aujourd’hui ses propres personnages. Sans pour autant gâcher le plaisir de nos interprétations personnelles du récit, il livrera quelques clés sur ce qui l’a amené, en tant qu’artiste, à développer cette histoire aux allures de conte médiéval. Nous aborderons enfin — et surtout — les contours musicaux de ce nouveau disque, dont l’expérience se destine pour l’heure exclusivement à une découverte en studio.

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Soen compte sur sa sincérité


La force n’est pas toujours là où on croit. Pour Soen, elle est dans la vulnérabilité, dans la capacité à se reposer sur les gens, à dépendre d’eux, à compter sur eux, et donc à assumer ses faiblesses. C’est là le message de Reliance. Un nouvel album aux contrastes accentués où l’on retrouve un groupe toujours aussi attaché à l’humain, à l’organique et à la sincérité qu’ils promeuvent comme valeur, jusque dans leur manière de se présenter sur scène et en photos.

Nous en discutons de long en large avec le chanteur Joel Ekelöf – d’humeur légèrement caustique ce jour-là, il nous avait prévenus – et le batteur Martín López, duo de têtes pensantes de la formation suédoise. Un entretien plein de sincérité, justement, où les deux musiciens se dévoilent un peu plus, avouant avoir du mal à trouver leur place dans un monde polarisé, où le raisonnable et la nuance tendent à disparaître, ou évoquant l’impact sur leur personnalité de leur éducation catholique.

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Witch Fever face à ses zones grises


Avec Fevereaten, Witch Fever signe un disque qui ne cherche ni à rassurer ni à se laisser enfermer. Souvent résumé un peu vite sous l’étiquette « doom punk », le quatuor britannique poursuit en réalité une trajectoire bien plus personnelle. La lourdeur est au service de l’intention, la colère n’est plus une explosion immédiate mais une matière travaillée, persistante, presque structurelle. Plus aéré, parfois plus lent que Congregation, ce nouvel album n’en est pas moins écrasant.

Witch Fever explore des thèmes profondément intimes — traumatisme, religion, contrôle, refus du pardon — sans jamais chercher la catharsis facile. Dans un contexte culturel obsédé par la guérison et la clôture, le groupe revendique le droit de ne pas pardonner, de rester en alerte, et de transformer cette rage en force durable. Rencontre avec un groupe qui assume l’inconfort, revendique ses contradictions et refuse de lisser son propos.

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Nornes : lamentations doom venues du Nord


nornes interview radio metal podcastFondé dans le Nord de la France en 2017, le groupe de doom metal Nornes a dévoilé fin 2025 son premier album, après deux EP remarqués sur la scène spécialisée. Thou Hast Done Nothing confirme que la formation mérite toute l’attention des amateurs de metal mélancolique. Puisant aussi bien dans le doom traditionnel que dans les riffs tranchants du death doom, les Valenciennois revendiquent l’héritage de My Dying Bride et de Bell Witch. Pour autant, le groupe ne s’enferme pas dans un hommage aux mélodies trop appuyées, comme on pourrait le redouter. Au contraire, les compositions de Nornes nous entraînent dans une sorte de cathédrale abandonnée, où l’esprit se complaît à s’abandonner pleinement.

Aujourd’hui, Nornes a trouvé sa propre bâtisse au sein du label Sleeping Church Records, qui abrite plusieurs cadors de la scène hexagonale, dont Barabbas. Si les messes lugubres du groupe se sont jusqu’ici tenues principalement dans les Hauts-de-France, cette formation doom death possède de sérieux atouts pour se faire entendre sur le reste du territoire et au-delà de nos frontières. Nous ferons connaissance en direct avec les chanteurs et guitaristes Adrien et Rom dans notre émission Repas de Corbeaux lundi soir. Les musiciens de Nornes y présenteront l’esthétique singulière du projet et partageront avec nous leur goût prononcé pour les lamentations du doom.

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Bent Sea : pour l’amour du grind


Passé de Scarve à Soilwork, puis à Megadeth, sans même parler de sa multitude de projets et travaux de session, Dirk Verbeuren a eu une carrière remarquablement ascensionnelle. Il le doit avant tout à sa discipline, à sa persévérance, bien sûr à son talent, et peut-être à une toute petite pincée de chance, comme il le reconnaît lui-même. Mais ce qui caractérise le batteur belge, c’est aussi son humilité, intacte après toutes ces années. Il a beau avoir touché au firmament du metal, il n’a jamais quitté la base, l’underground. La preuve avec le trio grind Bent Sea, dans lequel il joue la guitare en plus de la batterie. Un projet très personnel qu’il a fondé pour tester sa propre créativité, crier son amour pour le grindcore et, accessoirement, évacuer ses frustrations envers « l’humanité qui fait connerie après connerie », sorte de complément de son autre exutoire Savage Lands davantage centré sur l’action positive.

Après la série des Instagrind qui l’a vu collaborer avec pléthore d’artistes de renom, Bent Sea a publié en fin d’année dernière son nouveau méfait : The Dormant Ruin. C’est donc à cette occasion que nous nous sommes entretenus avec le musicien à l’enthousiasme communicatif. Il évoque avec nous l’origine du projet et sa passion pour une musique plus riche et créative que certains veulent le croire. Généreux en anecdotes, il rentre dans des sujets qui lui tiennent à cœur, comme l’écologie, et d’autres plus intimes. Bienvenue dans le monde de Verbeuren.

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  • Imminence + Ne Obliviscaris @ Salle Pleyel
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