ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Interview   

Whitechapel : évoluer par la thérapie


Le nouvel album de Whitechapel vient des tripes. Ses textes représentent une thérapie pour son chanteur Phil Bozeman et, espérons-le, pour d’autres auditeurs. Et la teneur sombre des paroles se veut en symbiose avec la direction musicale du disque. En effet, si Phil a pour habitude d’attendre que la base musicale soit faite, le guitariste Alex Wade nous explique lors de cet entretien que le groupe n’a néanmoins pas hésité à réadapter des éléments musicaux afin de mieux coller au travail du chanteur.

Alex Wade nous dit également comment Whitechapel envisage et travaille son évolution, que ce soit celle de sa musique ou celle du line-up (le groupe n’a toujours pas de batteur attitré suite au départ de Ben Harclerode), avec un délicat équilibre dans l’ajustement de détails musicaux et le processus d’enregistrement, apportant de nouvelles sonorités, tel le développement du chant clair, tout en restant fidèle à l’état d’esprit propre à Whitechapel.

Lire l’interview…



Interview   

Yngwie Malmsteen : le blues d’un solitaire


Non, toute la musique qu’Yngwie Malmsteen aime, elle ne vient pas de là, elle ne vient pas du blues – tout du moins, pas uniquement. Les habitués du guitariste le savent, ses références sont plutôt à aller chercher d’abord du côté des Vivaldi ou Paganini, c’est d’ailleurs ainsi qu’il a façonné son style qu’on qualifie aujourd’hui de néoclassique. Pourtant, l’apport du blues chez le Suédois n’est pas à négliger : c’est d’ailleurs par là, comme beaucoup de guitaristes de rock, qu’il a commencé, et c’est du blues qu’il a hérité son expressivité, plus que son usage des gammes. Le blues s’est donc toujours immiscé ici et là dans son jeu, dans ses albums, dans ses concerts, et il n’est donc pas si surprenant qu’après s’être essayé à l’acoustique et au symphonique (au sens premier du terme), il se lance aujourd’hui dans un hommage au blues rock avec son nouvel album Blue Lightning.

C’est donc pour défendre ce dernier que nous avons joint le guitariste par téléphone, ravi de parler de son rapport au blues, d’expliquer son approche très instinctive de la musique et de corriger certaines idées reçues, notamment le fait que la musique classique ne s’improviserait pas. Yngwie Malmsteen, c’est aussi un musicien qui a une vision très claire de ce qu’il veut et qui ne laisse aucune place, d’un point de vue créatif, à ses collaborateurs, ce qui lui a valu quelques frictions avec d’anciens chanteurs et d’être souvent traité de mégalomane arrogant. Il suffit d’ailleurs de voir sur Blue Lightning : il s’est occupé de tout, du chant à la production. Pour mieux faire comprendre sa démarche, il nous explique également sa philosophie dans l’entretien qui suit.

Lire l’interview…



Interview   

L’esthétique multi-face de Mark Morton


Sortir un album solo quand on est guitariste d’un groupe de metal, c’est presque un passage obligé. Besoin de reconnaissance, envie de montrer la palette de son jeu dans un autre cadre, toutes les raisons sont bonnes. Mark Morton, guitariste du groupe américain Lamb Of God, se lance dans l’aventure. Mais peut-on réellement parler d’un album solo ? Pas réellement : Anesthetic est plutôt un album de collaborations, qui en effet offre à Mark Morton un grand terrain de jeu pour exprimer son talent et sa polyvalence bien au-delà du metal punchy de sa formation principale.

Mark Morton revendique le fait d’avoir travaillé avec une foule de gens aussi prestigieuse que variée, tant pour la composition que pour la production. Sorti la semaine dernière, Anesthetic avait déjà fait parler de lui rien que par le tout premier titre dévoilé : une collaboration avec Chester Bennington, le chanteur de Linkin Park décédé il y a maintenant deux ans, qui nous lègue une prestation remarquable. Bien entouré, s’offrant également les services de gens tels que Mark Lanegan ou Steve Gorman, le guitariste a aussi joué les fanboys. Nous avons rencontré Mark Morton lors d’un passage à Paris pour nous parler de l’album.

Lire l’interview…



Interview   

Embryonic Cells : trouver sa place


L’objectif de tout groupe de compo qui souhaite exister médiatiquement est de trouver son identité et sa place dans le paysage musical. Cela ne veut pas nécessairement dire être le plus original possible, mais trouver ce qui le définit le plus et ce qui lui permet de se démarquer artistiquement. C’est valable tant pour une entité de groupe que pour les musiciens qui la composent, qui ont tous un rôle dans l’équilibre sonore général.

C’est cette recherche qui a été au cœur de cet entretien d’Embryonic Cells et de son claviériste Pierre le Pape (Melted Space), à l’occasion de la sortie du nouvel album Horizons. Pierre nous parle du positionnement du groupe vis-à-vis de ses influences, d’un point de vue musical comme en termes de production. Et plus personnellement, il nous décrit avec enthousiasme à quel point il envisage différemment son rôle de claviériste en comparaison de son autre projet Melted Space.

Trouver sa place a été le combat de toute une carrière, dans la mesure où, ne serait-ce que pour exister et perdurer en tant que groupe, le chemin a été laborieux et difficile. C’est pourquoi nous sommes revenus avec Pierre sur les débuts de la formation.

Lire l’interview…



Interview   

Mörglbl : les Desproges du jazz-metal viticole


Mörglbl est ce qu’on peut appeler un ovni dans le paysage rock et metal. Mörglbl joue « hors cadre » et n’en a « rien à foutre des codes ». Mörglbl est virtuose, sophistiqué, cultivé mais également adepte de plaisanteries et de jeux de mots douteux qu’il élabore au cours de « nombreuses soirées beuverie ». Mörglbl, c’est un univers jazz-metal instrumental sans frontière, où les références sont plus à chercher du côté de Desproges ou de Gotlib que de celui des traditionnels guitar heroes prétentieux.

A la fois jovial, humble et perspicace, le guitariste Christophe Godin nous livre la philosophie de Mörglbl et sa vision de la guitare, outil de composition et d’expression plus qu’une fin en soi, à l’occasion de la sortie de The Story Of Scott Rötti, septième album du trio. Un long et passionnant entretien qui vous fera peut-être réfléchir, notamment sur la recherche de reconnaissance chez les musiciens ou bien sur le politiquement correct en humour qui tendrait à crétiniser le public.

Lire l’interview…



Interview   

Buckcherry repart au combat


Ça y est, Buckcherry repart sur « le champ de bataille », mené par son leader, le frontman Josh Todd, paré de son « armure » de tatouages, pour reprendre l’analogie guerrière employée par ce dernier. Car oui, si le rock n’ roll a cette image fêtarde, d’excès et de débauche, c’est avant tout une saine compétition où chacun veut atteindre le sommet. Et tant pis pour ceux qui ne suivent pas la cadence : l’endurance, ça se gagne à l’huile de coude et avec une motivation sans faille.

Cela fait vingt ans cette année que Buckcherry a sorti son premier opus, surtout connu pour son tube « Lit Up » qui à l’époque avait envahi MTV et les radios américaines. Le guitariste et co-compositeur Keith Nelson n’aura pas été jusque-là, puisqu’il a jeté l’éponge il y a deux ans, laissant le chanteur désormais comme seul membre fondateur encore en activité aux commandes du groupe. Loin de se démonter, Josh Todd relance aujourd’hui la machine, après un détour du côté de son récent projet solo Josh Todd & The Conflict, épaulé par un de ses plus vieux amis, le guitariste Stevie D, pour nous servir aujourd’hui l’album Warpaint.

Dans l’entretien qui suit, Josh Todd fait le point sur où en est Buckcherry en 2019 et nous présente Warpaint, avec au programme la symbolique du tatouage, le fait de vivre dans l’instant présent, l’entretien de la sobriété, la capacité de rester intègre tout en faisant vivre l’ambition d’atteindre le plus grand nombre…

Lire l’interview…



Interview   

Children Of Bodom : « bienvenue dans la putain de vie du rock n’ roll motherfucker ! »


Il a fallu attendre trois ans et demi depuis I Worship Chaos pour voir Children Of Bodom délivrer son dixième album, mais tout vient à point à qui sait attendre et Hexed s’apprête à investir les bacs et autres plateformes numériques. Hexed, ça veut dire « maudit » ou « victime d’un envoûtement » dans la langue de Shakespeare. « Quand j’ai écrit la chanson, j’avais le sentiment d’être maudit, comme si quelqu’un m’avait jeté un sort », nous raconte le frontman Alexis Laiho.

Il poursuit : « Quand j’écris des textes, c’est pour évacuer la négativité qui me trotte en tête, et là j’avais ce sentiment à exprimer. Mais quand Hennka et moi avons commencé à discuter du titre de l’album, j’ai comme d’habitude balancé des idées mais c’est lui qui a suggéré Hexed, vu que c’était déjà une des chansons. J’ai trouvé que c’était simple et plutôt cool. Donc c’est devenu le titre. Et il se trouve que ça colle bien à l’ensemble, car le groupe a connu pas mal de déconvenues l’année dernière, rien de très grave mais des trucs chiants, et même la putain de date de sortie de l’album n’a pas arrêté d’être repoussée. Il sort enfin en mars mais j’ai toujours cette frustration par rapport à la date de sortie. Donc on avait vraiment l’impression que tout le putain d’album était maudit, d’une certaine façon. »

Lire l’interview…



Interview   

Todd La Torre (Queensrÿche) : l’homme de la situation


Que l’on accepte ou pas le Queensrÿche d’aujourd’hui, de retour aux sources, musicalement, mais amputé d’une bonne partie de ses membres fondateurs, on ne peut qu’être admiratif devant les multiples talents de Todd La Torre, chanteur de la formation depuis maintenant sept ans. Si The Verdict, le nouvel album, est le plus collaboratif qu’ait connu Queensrÿche depuis des années, c’est clairement La Torre qui y donne le plus de sa personne, officiant à lui seul à deux postes : au micro et derrière la batterie. Et pour cause, depuis trente ans, La Torre est avant tout… un batteur. C’est donc naturellement lui qui, quand Scott Rockenfield est parti en congé paternité pour une durée encore indéterminée, a pris les baguettes pour enregistrer les nouvelles musiques.

Ainsi, dans l’entretien qui suit, il nous raconte tout le cheminement ayant mené à une telle décision et les difficultés de communication qui se sont installées entre le groupe et son batteur de toujours. Il nous parle également de The Verdict, un album qui se veut musicalement mieux équilibré que ses deux prédécesseurs, mais posant également la question de l’avenir de l’humanité. Nous en avons par ailleurs profité pour en savoir plus sur le parcours de celui qui, adolescent, voulait devenir un « célèbre batteur de rock » mais qui, par une succession d’heureux hasards, s’est finalement retrouvé à remplacer l’un des plus grands chanteurs de l’histoire du metal !

Lire l’interview…



Interview   

Overkill : le thrash donne des ailes !


Bientôt quarante ans d’activité ininterrompue, dix-neuf albums, Overkill n’est pas là pour enfiler des perles ! La bande à Bobby Blitz et D.D. Verni, ce sont des bosseurs qui savent qui ils sont et où ils vont. Pas le genre de gars à qui on explique le métier. Le pur état d’esprit du New Jersey, où ils ont été élevés. La crise d’identité, c’est pour les autres, pas pour eux.

Ce qui n’empêche pas le groupe, de temps en temps, de faire évoluer ou ajuster sa formule, comme sur le nouvel album The Wings Of War, qui par ailleurs accueille du sang neuf derrière les fûts : Jason Bittner. Certes, le résultat ne dépaysera pas les habitués, mais il pourra agréablement surprendre par quelques détails et par la variété des propos, allant de chansons progressives aux atmosphères travaillées à des brûlots punk-thrash.

On en parle avec un Bobby Blitz qui, s’il a participé à l’âge d’or du thrash, se refuse à tomber dans le piège du passéisme.

Lire l’interview…



Interview   

In Flames lève le masque


Tic-tac, tic-tac : les fans d’In Flames en auront bientôt fini de ronger leur frein puisque I, The Mask, tout nouvel album, sort le 1er mars. Pour les faire patienter, rien de tel que la lecture de cette interview d’Anders Friden et Björn Gelotte lors d’un passage récent à Paris. Les deux amis nous parlent donc des circonstances dans lesquelles ce nouvel opus a été enregistré – poussant plus loin l’expérience de l’expatriation à Los Angeles déjà éprouvée sur Battles – et la façon dont ils l’ont pensé – avec des guitares mieux mises en valeur.

Et puis ils nous expliquent cette métaphore du masque qu’ils ont reprise en titre d’opus : un masque qui protège et qui coupe du monde réel, le masque de notre vie 2.0. Cela dit, les compères suédois ne sont pas manichéens et ne jettent pas le bébé avec l’eau du bain. Bien sûr, la technologie peut aussi être utile et se révèle même parfois incontournable.

Ayant eu l’occasion d’accompagner Deep Purple sur plusieurs dates l’an passé, les deux compères nous racontent également en fin d’interview leur expérience auprès de ces légendes du rock et de leur public, qui n’était peut-être pas tout à fait préparé…

Lire l’interview…



  • Arrow
    Arrow
    Slash @ Paris
    Slider
  • 1/3