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Interview   

Greg Puciato : libre et intégré


L’intégration. C’est le mot clé pour Greg Puciato qui, depuis l’arrêt de The Dillinger Escape Plan, semble entamer une nouvelle phase de sa vie d’artiste, voire de sa vie tout court. Une nouvelle phase dont les prémices sont à trouver dans les dernières années avant la séparation de son ancien groupe emblématique, ou plus précisément dans la frustration qui montait, à se sentir enfermé dans un carcan créatif sans avoir les moyens – en termes d’énergie et de temps – de s’en extraire. The Black Queen a justement été créé comme un négatif émotionnel de The Dillinger Escape Plan.

Mais l’heure est aujourd’hui à l’intégration donc, c’est-à-dire arrêter de compartimenter sa vie, et notamment sa vie artistique, et mettre tout Greg Puciato dans une seule et même entité qui porte son nom. Child Soldier: Creator Of God est né. Un album émotionnellement hétéroclite, comme nous le sommes tous, finalement, capable ne nous apaiser comme de nous retourner le cerveau et d’y créer le chaos. Mais cette virée solo, c’est aussi le fruit d’une démarche plus globale, celle d’une recherche de contrôle et de liberté totale, celle qui a poussé Greg Puciato, à la manière d’un Mike Patton, à créer son propre label Federal Prisoner qui lui permet de s’émanciper de structures davantage motivées par le business que par l’art et, à terme, de proposer à de jeunes artistes de changer les règles du jeu.

Toujours aussi captivant, Greg Puciato a échangé, longuement et en détail, avec nous sur tout ceci, exposant ses démarches et ses introspections. A vrai dire, le seul sujet sur lequel le chanteur n’ose pas s’étendre, c’est sur le contenu de ses textes, comme il nous l’a expliqué : « C’est très difficile pour moi de parler du sens de mes paroles sans rentrer dans ma vie personnelle. A la seconde où tu rentres dans ta vie personnelle, c’est comme quand des gens écrivent des biographies, tu évoques également la vie d’autres personnes. Donc la seule façon pour moi d’aborder ces choses est de le faire de manière abstraite et artistique. »

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Interview   

Arkan : « C’est toujours l’espoir qui gagne »


« Décennie noire ». « Années de plomb ». « Années de braise ». Autant d’expressions à la limite du poétique pour décrire dix ans de conflit armé entre le gouvernement algérien et divers groupes islamistes. Dix ans de violences qui ont fait des milliers de morts, de disparus et de déplacés. Une guerre dont on parle peu dans les manuels scolaires et dont beaucoup de Français seront sans doute surpris d’apprendre qu’elle s’est officiellement terminée en 2002 – autant dire hier.

Pour Samir Remila et Mus El Kamal, respectivement bassiste et guitariste d’Arkan, la guerre civile algérienne, c’est du vécu. Une enfance et une adolescence passées sur fond d’ultra-violence, cela laisse forcément des traces… mais pas nécessairement celles que l’on attendrait. En bons artistes, Samir et Mus ont exorcisé ce passé « complètement taré » en musique, et développé avec leurs compères un album concept qui permet de (re)découvrir la décennie noire de l’intérieur, à l’échelle humaine ; à la fois une ode à la résilience et un avertissement on ne peut plus en phase avec l’actualité.

On en parle ci-après avec quatre des cinq membres d’Arkan, restés positifs et souriants malgré le sujet grave de leur nouvelle galette – et malgré le contexte actuel, pas vraiment favorable aux musiciens.

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Interview   

Tagada Jones, tout feu tout flamme


Après clips, teasers et autres petites pépites (notamment le montage confiné de « Nous Avons La Rage »), la sortie de leur album est très attendue par leur communauté de fans : ce sont les Tagada Jones, qui s’apprêtent à dévoiler À Feu Et À Sang (anciennement Hors Norme). Ceux qui ont visionné les clips ne s’y seront pas trompés : l’heure est à l’exploration, à l’approfondissement, même. Sans perdre de leur efficacité, les Tagada sortent à petites touches de leur style habituel, en osant des incartades du côté de l’électro ou du metal indus notamment.

Côté textes, les mêmes sujets d’actualité leur brûlent les lèvres, et parce que le monde évolue, mais pas si vite, des thèmes comme l’écologie ou les violences faites aux femmes restent au cœur des paroles de leurs chansons. Pour en savoir plus sur cette sortie et sur le projet artistique, nous avons rencontré Niko, chanteur du groupe, un mardi matin maussade, dans les locaux de Rstlss prod. Petit check du coude, un café, et c’est parti.

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Interview   

Trank tient le bon bout


Tout groupe qui débute et a un minimum d’ambition se confronte au même problème : comment attirer l’attention des professionnels de la musique, et notamment des tourneurs, et les convaincre ? Trank, groupe de rock genevois fondé en 2015, a trouvé un moyen : miser d’abord sur la qualité avant la quantité. Plutôt que de partir sur un premier EP voire un album, le quatuor a préféré se concentrer sur des singles à grosse production. Force est de constater que ça a bien fonctionné, Trank a dans sa courte existence déjà ouvert pour Deep Purple, Anthrax, Disturbed et Papa Roach. Rien que ça.

Mais le moment est venu de passer à la vitesse supérieure et de proposer le plat de résistance. L’album The Ropes a été l’occasion pour Trank d’ouvrir ses perspectives, d’exploiter la diversité des influences de chaque membre du groupe et d’établir son identité. Nous avons échangé avec le frontman M.J. qui nous parle de leur expérience et de ce premier album.

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Interview    News Express    Radio Metal   

ANTENNE : Dehn Sora en interview ce lundi soir dans Pure Fuckin’ Armageddon


Le rendez-vous metal extrême de Radio Metal Pure Fuckin’ Armageddon proposera une interview avec Dehn Sora (THROANE, TREHA SEKTORI, OVTRENOIR, CHURCH OF RA, etc.) ce lundi 19 octobre 2020. L’émission démarrera à 20h30 sur notre antenne. Voir le programme de l’émission…



Interview   

Ben Ash se décarcasse


Rejoindre un groupe culte. Partir en tournée à travers le monde. Jouer devant des milliers de personnes. Côtoyer ses héros. Goûter au mode de vie « sexe, drogue et rock’n’roll ». Quel jeune guitariste n’en a pas rêvé en s’usant la pulpe des doigts sur son instrument plusieurs heures par jour ? Quel adolescent metalleux ne s’en est pas fait un objectif de vie en faisant tourner ses vinyles à plein volume dans sa chambre ?

En rejoignant un Carcass brillamment relevé de ses cendres en 2013, Ben Ash a bien cru toucher le rêve du doigt. Cinq ans plus tard, le guitariste anglais jetait l’éponge, traumatisé par les excès et les dérives d’un monde auquel aucune biographie de rockstar n’avait su le préparer. Au final, il aura fallu tout le talent de persuasion d’une bande de black metalleux norvégiens bien implantés dans le paysage pour le convaincre de remonter sur scène et de ne pas se cantonner à un rôle éducatif.

Entre enseignement, réseaux sociaux, projet solo et engagement envers la santé mentale des musiciens, Ben Ash est parvenu à se reconstruire. Un parcours qu’il nous a raconté en détail dans le cadre d’un entretien de près de trois heures, mené par Zoom interposé alors que le Royaume-Uni commençait tout juste à s’extirper des brumes de l’un des plus longs confinements d’Europe. Une conversation oscillant en permanence entre franchise brutale et diplomatie toute British, dont les maîtres mots sont résilience, largeur d’esprit et respect de soi.

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John Petrucci a la guitare qui le démange…


Il aura bien fallu une pandémie pour stopper Dream Theater dans son incessante marche en avant, à enchaîner les cycles avec la rigueur d’une horloge suisse. Enfin, « stopper » est un bien grand mot : le quintet a d’ores et déjà avancé son planning pour pallier le manque de tournées et plancher sur son quinzième album studio, pendant qu’un neuvième album live s’apprête à voir le jour…

Dream Theater s’est tout de même accordé quelques mois de pause, l’occasion pour John Petrucci d’offrir (enfin) un successeur à Suspended Animation, son premier album solo sorti il y a quinze ans. Et l’occasion pour nous de prendre le temps d’aller un petit peu plus dans « l’intimité » musicale du guitariste, qui nous parle du rapport entre Dream Theater et sa carrière solo, de la place de la musique instrumentale dans sa carrière, de ses influences et en particulier celle de Steve Morse, de son de guitare, etc. Et bien sûr, impossible de passer à côté de ses retrouvailles, longtemps espérées, avec Mike Portnoy, au sujet desquelles il nous répond avec franchise.

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Tyler Bryant & The Shakedown ou comment « tirer le meilleur parti d’une mauvaise situation »


Que fait-on quand on est musicien de rock, qu’on ne peut plus tourner et qu’on est bloqué chez soi ? C’est simple, on prend une guitare et on fait du rock. Ainsi est né Pressure, quatrième album de Tyler Bryant & The Shakedown arrivé plus tôt que prévu (le plan était d’abord de sortir un EP), en dépit d’un coronavirus qui a drastiquement limité les options et d’un membre en moins, suite au départ du bassiste Noah Denney. Tyler Bryant et ses collègues embrassent la pression comme ils embrassent les limitations pour les transformer en créativité. Quoi de plus rock n’ roll que d’utiliser sa condition, aussi désolante soit-elle, à son avantage ?

Certes, le groupe a fait l’expérience du « mode trio », ce qui pour autant ne veut pas dire qu’ils étaient seuls : leur ami et coproducteur Roger Alan Nichols, le chanteur de Blackberry Smoke Charlie Starr et la chanteuse de Larkin Pie et épouse du frontman Rebecca Lovell les ont épaulés chacun à sa manière. Nous discutons de tout ceci ci-après avec Tyler Bryant qui nous parle de Pressure, des conditions d’enregistrement de ce disque et de l’atmosphère singulière qui planait lors de sa confection.

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Devildriver ouvre les vannes


Après vingt-cinq ans de carrière, Dez Fafara a décidé de s’ouvrir. Avec Dealing With Demons premier du nom et son petit frère qui doit arriver plus tard, il purge une bonne fois pour toutes ses démons personnels et ceux qui rongent la société, les évoquant librement comme il ne l’a encore jamais fait. Le but : passer à autre chose, libéré de ce poids, ou peut-être s’arrêter. L’avenir le dira.

En tout cas, force est de constater que cette démarche est importante pour Dez Fafara qui ouvre les vannes, autant sur les choses qui lui pèsent dans sa vie, que sur la musique pour laquelle la directive était : « Mettez tout ce que vous avez à mettre, ne cherchez pas à tout prix à répondre aux attentes. » Voilà pourquoi Dealing With Demons Vol. I est aussi viscéral mais aussi propose quelques surprises, mais à en croire le frontman, ce n’est rien par rapport à ce qui nous attend avec le Vol. II.

Nous avons longuement échangé avec Dez Farara ci-après pour mieux comprendre sa démarche et évoquer certains de ces démons. Pour Dez c’était aussi l’occasion de marteler certains messages, notamment que c’est maintenant, en pleine pandémie, que les gens ont le plus besoin de musique, alors que, selon lui, de nombreux artistes ont repoussé leurs albums à l’année prochaine pour de basses considérations pécuniaires.

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Lynch Mob : la fin de 30 ans de sensations


Une page se tourne. Trente ans après la sortie de Wicked Sensation, un modèle d’album de hard rock inspiré, bluesy, catchy, riffus, George Lynch et Oni Logan sortent une version ré-imaginée de l’album et en profitent pour mettre un point final à la carrière du groupe. L’occasion de clore l’histoire là où elle avait commencé, et surtout de ranger une bonne fois pour toutes au placard un nom devenu de plus en plus lourd à porter, car pouvant renvoyer – même si ça n’en était pas l’intention initiale – à l’histoire de la ségrégation raciale américaine.

Wicked Sensation Reimagined n’en est pas moins un exercice intéressant – n’en déplaise à ceux qui pensent que l’album de 1990 est intouchable. On y trouve des morceaux rejoués très simplement, avec authenticité, sans grosse production, et parfois totalement réinterprétés. De quoi être surpris ou redécouvrir certaines de ces chansons sous des angles nouveaux, et raviver la flamme d’un album entré dans l’histoire. Nous avons joint George Lynch pour qu’il nous parle de tout ceci et nous éclaire sur les premiers pas de Lynch Mob, créé à l’aube des années 90, dans les cendres encore fumantes de Dokken.

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