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Interview   

Katla : suivez le guide…


La nature islandaise est une source intarissable d’inspiration pour les artistes résidant sur cette île du cercle polaire. Il n’est donc pas très étonnant de retrouver Guðmundur Óli Pálmason alias Gummi, l’ancien batteur, co-leader et fondateur de Sólstafir, dans un nouveau groupe baptisé Katla, du nom d’un volcan Islandais. Enfin, « groupe » est un bien grand mot, puisqu’il s’agit en réalité d’un duo formé en compagnie d’Einar Thorberg Guðmundsson, avec qui il a trouvé une authentique connexion autant artistique que personnelle. Mais si la nature est le point de départ de leur musique, d’autres thématiques chères au duo s’y sont greffées, en tête desquelles celle de la famille, notion très importante pour eux, et une figure de celle-ci en particulier : la mère.

Gummi nous parle ainsi longuement de cette nouvelle entité artistique ainsi que de son premier album Móðurástin, fait d’une musique une nouvelle fois ouverte et pleine de sensibilité. Cependant, difficile également de passer à côté du délicat sujet de son éviction de Sólstafir en 2015, en particulier après que le frontman Addi ait lui-même déballé sa version de l’histoire dans nos colonnes. Un peu hésitant à donner la totalité de la sienne, Gummi partage tout de même avec nous certains éléments offrant une autre perspective de cette triste séparation.

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Moonspell : la tragédie portugaise


De nombreux artistes le savent d’expérience, quand l’inspiration frappe à la porte, il est sage de ne pas la faire attendre, et encore moins de l’ignorer. Voilà comment un simple EP prévu pour n’être qu’un bonus du prochain DVD de Moonspell s’est vu prendre de l’ampleur et devenir un album à part entière. Le résultat s’intitule 1755, année du célèbre grand tremblement de terre de Lisbonne qui sert de base thématique au disque. Moonspell a toujours cherché à se tenir à l’écart des clichés du metal, que ce soit en touchant à l’histoire, la philosophie ou la poésie, grâce à l’érudition de son frontman Fernando Ribeiro, mais 1755 a ceci en plus qu’il va directement puiser au plus profond de la culture et l’identité portugaise, allant jusqu’à chanter en portugais pour la première fois sur la totalité du disque.

Ainsi nous avons joint Ribeiro pour qu’il nous explique la conception de cet album d’ores et déjà à part dans la discographie du combo, mais également pour évoquer les implications historiques de ce tremblement de terre qui a fondamentalement changé le Portugal mais a aussi vu des répercutions, chez les philosophes par exemple, jusque dans le reste de l’Europe.

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Amenra : la messe est dite


Depuis plus de quinze ans, les Mass [messes] d’Amenra rythment la carrière prolifique de ce sextet flamand et de leur collectif, Church Of Ra. Proposant un mélange unique de sludge et de post-hardcore extrêmement intense et dense en émotions, leur approche DIY très punk et leurs performances live surpuissantes ont attiré l’attention de bien des amateurs au-delà de toutes limites de scènes ou de milieux spécifiques, dont les membres de Neurosis, les légendes du post-metal américain. Au point de rencontre de nombreux styles donc, mais aussi de nombreux médias, Amenra propose une vision ambitieuse, vaste et viscérale de son art, comme le prouve une fois de plus Mass VI, sorti récemment sur Neurot Recordings.

Pour comprendre les tenants et aboutissants de cette création tentaculaire qu’est Amenra, quoi de mieux que d’en discuter avec Colin H. Van Eeckhout, le frontman du groupe ? Réfléchi et habité, il nous a parlé d’où le groupe puise ses racines et d’où il souhaite aller, de processus de travail et de ce qui va bien au-delà de la musique. Faisant l’effort de parler français pour partager avec le plus de précision possible sa vision du monde, il évoque autant ses débuts dans la scène straight edge flamande que son rapport personnel aux rituels, ses sources d’inspiration que son éthique, comme autant de facettes d’Amenra, le point de convergence où se retrouvent vie, douleur et beauté.

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Au-Dessus élève le black metal


Parmi les belles découvertes de l’année dans le metal en 2017, impossible de passer à côté d’Au-Dessus. En étant un des rares représentants de la Lituanie dans le paysage extrême, Au-Dessus fascine et attire les foules. Une signature chez les Acteurs De L’Ombre et un grand talent ont d’ores et déjà fait du groupe l’une des icônes phares de la scène black metal du futur. C’est en tout cas ce qu’on espère au vu de la qualité de ses compos. Mais finalement, à part un album et un EP aux chansons numérotées, on ne sait pas grand-chose de la formation.

À l’occasion de leur passage en ouverture du Fall Of Summer, pendant que Necrowretch finit et que Broken Hope démarre, nous avons pu parler suffisamment longtemps au groupe pour savoir ce qu’il se passe sous ses capuches. Un groupe au complet, très heureux de son set finissant quelques heures plus tôt, qui évoque ses influences et ce qui se cache derrière ce mystérieux nom.

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L’éveil de Dreamcatcher


Il n’y a pas vraiment de sens d’essayer de situer avec précision quel artiste, quel album, voire quelle chanson a enclenché l’engrenage qui a fait de nous des musiciens. Une carrière artistique se cultive dans la durée et accompagne les changements que nous traversons durant l’existence et l’évolution de nos goûts. Evidemment que Dreamcatcher est le résultat d’un faisceau d’influences, de personnalités et de souvenirs. Dans l’interview qui suit, Chris Garrel évoque d’ailleurs ces influences changeantes, ces instants de vie capturés à travers la musique et les textes mais aussi l’histoire de cette entité dont les évolutions de line-up, les hauts, les bas ont eux mêmes eu un rôle dans ce qu’elle est aujourd’hui.

Cela étant dit, pour Chris, Iron Maiden représente plus qu’une influence musicale. Tout dans le groupe anglais, sa musique, ses textes, son imagerie, ses choix de carrière, a inspiré en lui un projet de vie. Il était donc impossible de ne pas l’encourager à parler en tant que fan et de passer de l’interview à la discussion et l’échange d’anecdotes.

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Cavalera Conspiracy ou la thérapie en famille


Alors que Max nous expliquait l’an dernier n’avoir que l’album des vingt ans de Soulfly dans le collimateur (qui du coup prend du retard), et que lui et Iggor étaient en pleine tournée Return To Roots, voilà que les frangins ont repris inopinément la route du studio pour confectionner un quatrième album de Cavalera Conspiracy. Un album partagé entre un esprit très old school et direct, renvoyant même parfois aux toutes premières heures underground de Sepultura, et un autre plus actuel, fait de quelques expérimentations. Après tout, là est toute l’essence du duo entre un Max, dingue de metal extrême, et Iggor, plus porté sur l’électronique et l’ouverture. Deux approches qui, si elles auraient pu s’affronter et « clasher », en réalité se complètent grâce aux liens fraternels.

Dans l’entretien qui suit, Iggor nous parle de tout ceci, de ce nouvel album Psychosis, de l’exutoire que la musique représente face à la folie du monde, etc. Il revient également, humblement, sur son voyage en Afrique où il a été afin d’enseigner les méthodes de productions à de jeunes Ougandais, et ainsi vivre des expériences des plus enrichissantes, qui assurément ont marqué l’homme et l’artiste.

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Perturbator : au-delà de la vague


James Kent, alias Perturbator, 24 ans, s’est rapidement retrouvé au-devant de la scène metal mais pas pour ses guitares saturées. Même si ses débuts dans la musique l’ont fait parcourir les scènes hardcore et black metal, son rayonnement fut atteint par sa musique électronique. Après quatre albums teintés d’une esthétique années 80 certaine, son nouvel EP, New Model, montre une envie de s’en défaire pour ouvrir ses horizons. Car la synthwave, comme on l’appelle, a non seulement fini par faire partie, étrangement, du paysage metal mais l’également dépassé en atteignant le grand public et la vague de nostalgie des annéers 80 qui envahit l’audio-visuel.

Juste après son retour d’une vaste tournée aux États-Unis, et juste avant son départ pour Las Vegas où il a ouvert pour le réalisateur John Carpenter, nous avons pu longuement nous entretenir avec James qui nous parle de son parcours, ses inspirations, ses passions, ses opinions sur la musique… Tout cela venant d’un outsider, jouant de la musique électronique, devant un public le plus souvent metal.

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Electric Wizard : de retour au Sabbat


Avec Time To Die, album qui marquait une période houleuse pour le groupe, Electric Wizard célébrait sa propre mort. Avec Wizard Bloody Wizard, voici venu le temps de la renaissance : références sabbathiennes proclamées d’entrée de jeu, rock crasseux et riffs lancinants, le Sorcier est de retour, rafraîchi et toujours prêt à en découdre. Si cette dernière mouture est en réalité plus du côté de la continuité que de la révolution promise, elle nous a permis de nous entretenir avec Jus Oborn, chanteur, guitariste et tête pensante iconique de la formation, de cette temporalité propre au groupe, tiraillé entre son regard fixé dans le rétro et sa volonté d’aller de l’avant.

Jovial et volubile, Oborn s’est prêté de bon cœur à ce voyage temporel partant de ses influences, Black Sabbath en tête, pour remonter jusqu’à ses envies de nouveauté… qui nous ramènent au cœur des années 60, inlassablement. Rengaines ensorcelantes et effets de boucle hypnotiques : Electric Wizard en veut à votre inconscient, plus que jamais.

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Pumpkins United : Happy, Happy Michael Kiske


S’il y a bien eu un groupe qui a connu des tensions et autres remous dans son parcours, c’est bien Helloween, notamment avec les départs de deux figures emblématiques de la grande époque : le guitariste Kai Hansen en 1989 et le chanteur Michael Kiske en 1993. Et dans le cas de ce dernier, comme c’est malheureusement parfois (souvent ?) le cas, cela a été particulièrement moche et douloureux. On se souvient encore, les années qui ont suivi, des déclarations du chanteur sur son aversion pour tout ce qui touchait au heavy metal – on comprendra bien plus tard que c’était surtout le traumatisme lié à son départ et aux tensions qui l’ont poussé à rejeter en bloc tout ce qui pouvait les lui rappeler. Depuis, Kiske a remis un pied dans le heavy metal grâce à un fan – un certain Tobias Sammet et son metal opera Avantasia – pour finalement se retrouver aux côtés de son ancien copain Kai Hansen dans Unisonic.

Près de 25 ans plus tard, tout ce cheminement, à la fois personnel et professionnel, l’a amené au pardon et à boucler la boucle en participant, avec Hansen, à Pumpkins United, tournée de reformation aux côtés de leurs anciens compères Michael Weikath et Markus Grosskopf. Mais attention, ceci n’est pas une reformation comme les autres puisque tous les membres du dernier line-up sont également conviés à la fête, résultat : personne n’est lésé ! Pumpkins United se veut éminemment positif, en phase avec l’esprit bon enfant qu’a toujours véhiculé le groupe dans sa musique. Comme quoi les « happy end » sont possibles, et ça fait du bien. Michael Kiske nous en parle ci-après.

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Annihilator : sage ou dément ?


A cinquante-et-un ans, après plus de trente ans de carrière, être toujours capable de se remettre en question et faire preuve d’auto-critique, ça force le respect. Voilà où en est aujourd’hui Jeff Waters, tête pensante d’Annihilator et seul maître à bord, ou presque. Car pour sans doute la toute première fois, le guitariste a décidé de partager le processus de composition d’un album avec un autre membre, le bassiste Rich Hinks, afin de l’aider à le sortir de vilaines manies : les influences trop prégnantes d’autres groupes ainsi que la tentation paresseuse de se focaliser sur l’élaboration de refrains accrocheurs.

Et si Waters peut se permettre de revoir une formule qui pourtant a, ces dernières années, fait ses preuves, c’est justement parce qu’il a trouvé un juste et rare équilibre dans le business. Et c’est aussi cet équilibre qui lui permet de voguer où bon lui semble avec sa musique, se montrer aussi fou qu’il le désire, comme en clôturant son album avec du disco… Eh oui, For The Demented, le nouvel album d’Annihilator, ne porte pas son nom pour rien ! Et que ça fait du bien de voir un artiste s’offrir de tels instant de liberté !

Toujours aussi loquace, toujours aussi attachant, toujours aussi captivant, Jeff Waters prend le temps de nous parler de tout ceci dans un nouvel entretien fleuve ci-après.

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