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Interview   

Les mondes de Michael Romeo


La règle voudrait que tout bon guitar hero qui se respecte se lance un jour en solo. Pourtant, il aura fallu vingt-quatre ans à Michael Romeo pour se jeter à l’eau, si tant est qu’on considère la collection de démos The Dark Chapters – qui précède le lancement de son groupe Symphony X – comme un album à part entière. Même son bassiste Mike Lepond s’est lancé en solo, par deux fois, avant lui ! Il faut dire que Romeo est et a toujours été la force créative de Symphony X, lui laissant peu de répit mais aussi peu de désirs inassouvis. D’autant qu’aussi généreux et époustouflant son jeu de guitare puisse-t-il être, pour lui, le shredding doit avant tout s’insérer dans une logique où la composition est reine. Voilà pourquoi, et cela en surprendra peut-être certains, Michael Romeo a principalement choisi un format chanson, accompagné du chanteur Rick Castellano et de la section rythmique composée de John Macaluso et John DeServio, pas si éloigné que ça de son groupe principal pour sa première véritable virée solo.

Ce qui ne veut pas dire que les surprises ne sont pas au rendez-vous de War Of The Worlds Pt. 1, un premier volet qui donc en appelle un second, en grande partie déjà dans la boite. Libre de toute contrainte, Romeo s’est essayé à quelques expérimentations électroniques et emphases orchestrales, laissant libre court à sa passion pour les musiques de films de science-fiction, avec le bon goût et le sens du juste dosage qu’on lui connaît. On en discute avec lui.

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Halestorm reprend son rock en main


Parfois, le challenge lorsqu’on connait le succès, c’est de ne pas se perdre soi-même, notamment face aux multiples sollicitations du business ou des fans, et ne pas perdre sa passion initiale. C’est avec des doutes et autres questionnements relatifs à ces problématiques qu’Halestorm, et en particulier sa frontwoman Lzzy Hale, a abordé l’écriture de son quatrième album.

Finalement, les réponses ont été trouvées grâce à l’aide du producteur Nick Raskulinecz. Vicious est l’album d’un groupe certes expérimenté mais qui renoue avec l’attitude de ses jeunes années. Un album de rock avant tout, énergique et mélodique, sur lequel les musiciens ne se sont pas économisés, où le côté propre et travaillé côtoie des interprétations humaines que la technologie n’aura pas dénaturé. Un art de l’équilibre dans lequel Raskulinecz est passé maître.

Nous avons discuté de tout ceci avec Lzzy Hale et le guitariste Joe Hottinger. Ainsi ils partagent avec nous leur expérience de conception d’un album qui se veut le plus représentatif de ce qu’est Halestorm, de leurs envies, de leur caractères individuels et collectifs, de leur son live.

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Obscura ou la quadrature du cercle


« Satisfait, reconnaissant et soulagé », tel est ce que Steffen Kummerer ressent aujourd’hui, alors qu’il s’apprête à sortir Diluvium, le quatrième et ultime chapitre d’un concept sur le cycle de l’existence – entre philosophie, religion et astrophysique – initié il y a près de dix ans avec Cosmogenesis, la bombe death progressive d’Obscura que personne n’avait vu venir à l’époque. Depuis, le combo a parcouru du chemin et s’est imposé comme une des grandes références du genre, mais aussi tout le line-up autour de Steffen a fini par être une fois de plus renouvelé (c’était déjà le cas après le premier album Retribution).

Diluvium est finalement l’album de la consolidation pour Obscura et ses membres actuels, « un point de non-retour », comme le qualifie Steffen, s’apprêtant à clore une ère… pour mieux en ouvrir une nouvelle. Ainsi nous avons longuement échangé avec le chanteur-guitariste, mais également le bassiste Linus Klausenitzer qui, avec ses sept ans dans le groupe, est le second membre le plus ancien dans Obscura, et l’un des plus impliqués dans la conception musicale. L’occasion justement d’en apprendre plus sur ce dernier, qui fait également partie d’Alkaloid, groupe fondé par des anciens… Obscura, et qui fut élevé par un grand violoniste de musique classique.

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YOB : la médecine du doom


Après le succès de Clearing The Path To Ascend sorti en 2014, le futur semblait radieux pour Yob, les pontes du doom américains : retours extrêmement positifs du public et de la critique, tournées pléthoriques, créativité bouillonnante… C’était sans compter les graves problèmes de santé qui ont frappé Mike Scheidt (chanteur, guitariste et leader du combo) début 2017, mettant ses jours en danger et menaçant le destin du groupe. Un an plus tard, Yob nous offre Our Raw Heart, un album en forme de miracle : Scheidt est parvenu à traverser la maladie et les complications qui l’ont accompagnée jusqu’à se mettre à composer à nouveau, jouer, et même apparaître sur scène (le groupe sera d’ailleurs en tournée en Europe à la rentrée). Mieux encore : il en ressort selon ses propres aveux transformé, plus lucide, en meilleure possession de ses moyens, et le groupe a vu ses liens se consolider au fil des épreuves. Loin de déparer devant son illustre prédécesseur, Our Raw Heart est peut-être l’album d’une renaissance.

C’est ce dont nous avons parlé avec le musicien, cueilli au saut du lit pour faire le point sur l’année agitée qu’il vient de passer. Serein et généreux, il nous plonge dans les affres de sa convalescence et de la genèse de fait mouvementée de l’album. L’art peut aider à se reconstruire, à se recréer, et vice-versa : Our Raw Heart en est la preuve.

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Lucifer : un duo d’enfer


Suite à la séparation de The Oath, quand Johanna Sardonis a fondé Lucifer en compagnie de Gary Jennings, l’un des maîtres riffeurs du doom, pour aboutir à un premier album en 2015, le résultat était une très belle surprise dans le genre rock occulte. Forcément, on attendait avec impatience la suite de cette prometteuse collaboration. Sauf que tout ne se passe pas toujours comme prévu dans la vie, et Johanna semble désormais abonnée aux chamboulements : exit Gary Jennings, ainsi que tous ceux ayant participé au premier album.

Mais Johanna semble avoir un don pour retourner les situations à son avantage. Très vite elle a trouvé son nouveau partenaire créatif en la personne de Nicke Andersson, multi-instrumentiste de son état, réputé pour avoir été batteur d’Entombed, et le chanteur-guitariste de The Hellacopters et Imperial State Electric, sans même parler d’une multitude d’autres collaborations en tant qu’instrumentiste, compositeur ou producteur. Bref, avec lui, Lucifer est entre de bonnes mains, même si forcément le son du groupe évolue légèrement sur ce second album, sobrement intitulé II.

Nous avons donc joint les deux intéressés pour nous parler de cette nouvelle mouture de Lucifer et de leur alchimie. Johanna réagit également à la comparaison dont elle fait souvent l’objet avec Jinx Dawson de Coven, elle nous parle de son rapport à l’Egypte, la magie, le diable, ou encore nous discutons de classic rock des années 60 et 70. Un entretien bien fourni et détendu qui met en évidence une véritable entente entre les deux compères, en dépit d’un invité surprise, comme nous le fait remarquer Johanna : « J’ai fait du jardinage aujourd’hui, je marchais en tongs et maintenant j’ai un suceur de sang sur mon pied, genre une petite tique. On va s’en occuper, on va retirer ce petit monstre ! » Si ce n’est pas occulte ça…

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Powerwolf confesse ses péchés


Être premier des charts allemands, voilà le niveau de succès de Powerwolf aujourd’hui. Un groupe incontournable de la scène power metal actuelle, monté par les frères Greywolf, et cela fait quinze ans que le groupe sillonne les routes. Enchaînant les concerts sold-out et les scènes de festivals remplies par leur passage, le groupe ne s’arrête pas là.

Cette année ils sortent leur septième album : The Sacrament Of Sin. Un album complet et solide où le groupe prouve sa constance : des hymnes heavy metal, avec des refrains et des mélodies que l’on retient à coup sûr, le tout teinté d’emprunts aux codes religieux pour un rendu impressionnant à voir sur scène. Mais avec cet album, Powerwolf démontre également une capacité à se renouveler, en mettant un terme (provisoire) à sa collaboration avec le producteur Fredrik Nordström, au profit de Jens Bogren, et introduit quelques nouveaux éléments.

Alors quelques jours avant que le groupe ne joue sur la Mainstage du Download Festival de France, nous sommes allés nous entretenir avec le claviériste Falk Maria Schlegel ainsi qu’avec l’un des fondateurs et guitariste du groupe : Charles Greywolf. Tout cela afin d’en savoir plus sur ce nouvel album, les évolutions du groupe, les risques pris, et leur succès.

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Orange Goblin montre les crocs


Orange Goblin en a gros. A la fois contents d’une situation où ils sont en mesure de faire vivre le groupe sans avoir à trahir leurs principes et céder aux pressions, mais aussi forcément un peu déçus que la tentative de vivre du groupe ces dernières années ait échouée. Surtout un peu frustrés, comme le répète le frontman Ben Ward, de ne pas avoir encore obtenu la reconnaissance qu’ils estiment mériter. Sans même parler d’une exaspération certaine face à l’évolution du monde. Voilà pourquoi avec leur nouvel album The Wolf Bites Back, Orange Goblin montre les crocs !

Un album qui se veut sombre et agressif, mais surtout tâtant différents terrains où le groupe montre un bel éventail de couleurs, avec toujours en ligne de mire son espace de prédilection : la scène. Voilà de quoi nous parle le loquace et passionné Ben Ward, mais pas que, puisque nous discutons également des maîtres parmi les maîtres : Motörhead et Black Sabbath. Deux influences majeures dont Orange Goblin devient le direct héritier depuis leur disparition du paysage, et au sujet desquels il partage quelques anecdotes.

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Immortal : la bête sort du bois


Qui en 2015 aurait misé sur l’avenir d’Immortal après le départ de l’emblématique Abbath ? Mais c’était sans compter sur la détermination de Demonaz et Horgh à poursuivre l’aventure coûte que coûte. Demonaz qui, après près de vingt ans de mise en retrait suite à un problème au bras, investit aujourd’hui le rôle de frontman en plus de celui de parolier qu’il n’avait jamais quitté, reprenant la guitare et donnant de la voix. Mais il semble que les apparences n’étaient pas tout à fait conformes à la réalité, puisqu’il nous apprend que même sur les derniers albums, où les crédits musicaux étaient totalement attribués à Abbath, le partage créatif était en vérité de cinquante-cinquante.

L’entretien qui suit est donc l’occasion pour Demonaz de rétablir certains faits, évoquer sa relation devenue difficile avec Abbath, mais aussi nous parler de son cheminement pour en arriver à sa position actuelle – comprenant une opération de l’épaule qui lui permet aujourd’hui de retrouver toutes ses facultés à la guitare – et évidemment de ce nouvel album, Northern Chaos Gods. Un album avec lequel il a cherché, avec Horgh, à retrouver l’essence plus sinistre et brutale d’Immortal, en nous emmenant dans les confins glaciaux du fameux royaume de Blashyrkh.

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L’auto-thérapie de Mike Shinoda


On pourra s’étonner de voir revenir Mike Shinoda avec un nouvel album moins d’un an après le traumatisant décès de son compère Chester Bennington, mais c’est précisément ce dernier, ou plutôt la période de trouble psychologique qui s’en est suivie, qui a été le déclencheur de ces nouvelles musiques. Comme chez beaucoup d’artistes, Mike Shinoda est son propre thérapeute, utilisant son expression artistique – pas seulement musicale, mais aussi graphique – pour accepter la douloureuse réalité et remettre de l’ordre dans son chaos émotionnel, comme il l’a finalement toujours fait.

Post Traumatic est cet album, qu’il partage avec ses fans se souciant de lui à travers cette épreuve, et plus généralement, tous ceux ayant été touchés par la disparition du frontman de Linkin Park, car finalement, tous partagent une part de chagrin, et l’échange apporte souvent une forme de réconfort dans ces moments difficiles. Shinoda nous en dit quelques mots ci-après.

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Rose Tattoo à la vie, à la mort


Ça fait quarante ans cette année que le tout premier album de Rose Tattoo – et ses hits « Rock ‘n’ Roll Outlaw » et « Nice Boys » – est sorti. A cet égard, le frontman Angry Anderson fait figure de survivant. Et après un passage en politique, le voilà de retour « à sa place », comme il le dit lui-même, avec un nouveau Rose Tattoo composé de véritables vétérans de la scène australienne, comme lui. En pleine tournée (avec un passage au Hellfest dans quelques jours) pour fêter son retour aux affaires et promouvoir Blood Brothers, dernier album en date qui n’a pas eu sa chance il y a onze ans à sa sortie, Anderson n’est plié volontiers à l’exercice de l’interview fleuve.

Evidemment, il est question de ce retour, avec un line-up d’exception, faisant un bref parallèle avec AC/DC, mais surtout l’entretien qui suit est l’occasion de voir un Angry Anderson philosophique et spirituel, se dévoilant dans son rapport à sa carrière, son sens du devoir, la colère, la vie, la mort… Il se révèle en rockeur profond, trahissant un vécu jalonné de cicatrices et remises en question.

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