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Interview   

Rhapsody Of Fire : Alex Staropoli, premier de cordée


La ténacité dont fait preuve Alex Staropoli force le respect. Depuis 2011, Rhapsody Of Fire a presque totalement changé de visage suite aux départs successifs de figures majeures du groupe : d’abord le guitariste Lucas Turilli, puis le chanteur Fabio Lione en 2016. Mais, en dernier survivant des débuts de Rhapsody Of Fire, Staropoli ne s’est jamais découragé, gravissant inlassablement les montagnes, avec pour seule réelle boussole sa passion pour le metal épique et orchestral.

Ironiquement, c’est lorsque Rhapsody Of Fire inaugure une nouvelle ère avec un tout nouveau line-up qu’il se rapproche le plus, depuis bien longtemps, de la fibre musicale qui a fait sa gloire. D’abord via Legendary Years, un recueil de réenregistrements d’anciens morceaux, puis aujourd’hui, avec The Eighth Mountain, premier album de compositions originales avec le chanteur Giacomo Voli (découvert sur la version italienne du télé-crochet The Voice) et le batteur Manuel Lotter. Un album sur lequel Rhapsody Of Fire, sans perdre son sens du grandiose, renoue avec l’enthousiasme des débuts et se lance dans une toute nouvelle saga fantastique.

Alex Staropoli nous parle donc de ce nouveau chapitre qui s’ouvre et de ses divers choix, autant de nouveaux collaborateurs que musicaux, revenant également avec un peu de recul sur les derniers départs et faisant quelques détours en évoquant les débuts de Rhapsody Of Fire.

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Skunk Anansie : la scène dans la peau


Chanteuse emblématique de l’inclassable groupe Skunk Anansie, Skin a des choses à dire. Cela fait vingt-cinq ans que le groupe londonien existe, vingt-cinq ans qu’elle observe et analyse les comportements de la classe dirigeante et que franchement, ça l’énerve un peu. A l’occasion des vingt-cinq ans du groupe, donc, Skunk Anansie sort un album live, en fait le tout premier live électrique de leur carrière (ils avaient bien sorti An Acoustic Skunk Anansie – Live In London en 2013) : une compilation de différents concerts captés ces dernières années.

Étonnant presque que le groupe ne nous ait jamais régalés d’un tel live auparavant, d’autant que Skin et ses compères sont connus pour leur incroyable énergie scénique. Dans un entretien où elle se montre particulièrement loquace, Skin s’autorise un coup d’œil dans le rétro, nous parle du contexte dans lequel le groupe s’est formé et de ce qui fait de Skunk Anansie un groupe décidément à part, le tout ponctué de quelques élans échauffés sur la politique et le mouvement #metoo.

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Avantasia : Tobias Sammet reprend le contrôle


A la faveur d’un trou dans son emploi du temps, il y a quelques mois, Tobias Sammet le prolifique s’est reposé… un peu. Las de voir sa carrière échapper à son contrôle, une prise de recul s’imposait. L’occasion pour lui de se changer les idées et de mettre son temps à profit dans une activité plus manuelle : la construction de son propre home studio. Mais le naturel revenant au galop, les idées ont fusé dans tous les sens et il s’est remis à composer illico presto pour Avantasia. Pour ce nouvel album, intitulé Moonglow, libre de toute contrainte, l’Allemand a pris le temps et le soin de bien peaufiner les détails instrumentaux et stylistiques. Surtout, il a fait ce qu’il voulait : pas comme un caprice de gosse, mais bien comme un artiste qui défend ses choix.

En face à face, il nous raconte cet univers victorien et d’un noir romantisme qui l’inspire tant et nous parle de la difficulté de trouver sa place et son bonheur dans un monde pas toujours sympa avec les rêveurs. Heureusement, sous ses dehors de grand adolescent, Tobias Sammet est un sacré réaliste.

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Except One, l’honnêteté comme valeur première


Parmi les valeurs que véhicule le projet français Except One, celle qui ressort le plus dans le discours comme dans les choix est l’honnêteté. Cette dernière persiste même alors que le groupe a changé d’ampleur et envisage de se professionnaliser.

Except One ne s’est pas arrêté sur un style prédéfini, assume l’éclectisme de ses goûts et laisse les changements de line-up guider son évolution musicale. Le groupe met un point d’honneur à ce que ce qu’il produit soit en adéquation avec qui ils sont. Chaque composante de leur production, du line-up (comme en l’occurrence le questionnement qu’ils ont eu au moment d’ajouter une seconde guitare et des chœurs) aux textes, fait donc l’objet d’un soin particulier. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant que ce premier album pour lequel nous avons interviewé le guitariste Junior sorte après plusieurs EP de test.

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Rotting Christ : une brique sur le mur du changement


A bien des égards, ont vit dans une société où, quand on ne rentre pas un minimum dans le moule, on est marginalisé, montré du doigt voire exclu. Evidemment, les bûchers n’existent plus, on n’est plus à proprement parler excommuniés pour nos « péchés », heureusement le monde occidental a évolué depuis le Moyen Âge. Mais l’exclusion prend d’autres formes, moins violentes physiquement mais plus insidieuses psychologiquement. Après tout, la chasse aux sorcières n’a-t-elle pas repris de plus belle depuis l’avènement des réseaux sociaux, où, au moindre écart, le quidam peut se retrouver crucifié par la vindicte populaire ? Les procès en hérésie n’appartiennent pas qu’au passé. Et pourtant, si l’on contemple l’histoire, combien de ces prétendus hérétiques ont fait avancer le monde ? C’est finalement en s’intéressant à certains hérétiques célèbres que Sakis Tolis s’est rendu compte que lui-même en était un. Ainsi est née l’inspiration pour un nouvel album de Rotting Christ : The Heretics.

A cet égard, c’est avec un Sakis Tolis assez introspectif que nous avons échangé. Musicalement, il assume camper sur une marque de fabrique désormais bien établie, qu’il cherche à protéger à tout prix, laissant le soin à une nouvelle génération de groupes d’innover et d’apporter leur pierre à l’édifice du metal extrême. Si le fait d’évoluer et participer à changer les choses reste important pour lui, on sent son regard en partie tourné vers le passé, avec quelques désillusions. « Plus tu deviens vieux, plus tu te rapproches de la fin, et plus tu penses au passé, à là où tu as commencé… » nous dit-il, inquiet qu’il puisse un jour ne plus rien avoir à dire. Mais ce jour n’est pas encore arrivé, comme en témoigne l’interview qui suit.

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Sous le chapiteau de Pensées Nocturnes


Approchez ! Approchez ! Vous qui vous tenez devant le chapiteau flambant neuf de Pensées Nocturnes, avides d’en ouïr plus sur le dernier spectacle, le maître de céans s’apprête à soulever un pan de son Grand Guignol Orchestra.

Et dire que tout est parti du vide, de la seule volonté de ce Monsieur Loyal d’enchevêtrer vers bien sonnés et veines musicales diverses ! Vaerohn mit ensuite au monde son deuxième hybride sous le signe du grotesque, ascendant avant-garde. Puis notre sens de critique musical à l’épreuve, avec le sien, de l’humour, coutumier. Un défi qui provoqua une réponse exclamative désuète à base de fumerolles toujours plus haut perchées jaillies d’un fourneau bien décidé à faire un tabac. En 2017, le groupe prit (six) corps et les scènes d’assaut après son album-banquet, pour enfin dispenser ses saines nourritures et enivrer des foules encore trop sobres de ses breuvages. Le clown n’a pas perdu une miette des nouveaux mets concertés et bat désormais le haut du pavé.

Aux premières loges de ce massacre, on cause d’une décennie d’expérimentations musicales débridées, de jolies images pour mauvais élèves et de performances trublionnes. Entre autres choses. Une véritable canonnade de confidences !

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Patrice Vigier : l’exception française


Quand on fait des interviews, on a souvent affaire à des musiciens qui parlent de leur passion de jouer de la musique, d’en écrire, et de la jouer devant des gens. On n’a pas beaucoup l’occasion de parler avec des gens qui créent des instruments. Pourtant, l’un ne va pas sans l’autre. Plus qu’un artisanat, la lutherie est tout un art, indissociable de certaines évolutions et innovations dans l’histoire de la musique.

Dans le domaine de la guitare, si les Américains Les Paul ou Leo Fender sont entrés dans la légende, en France on n’a pour autant pas à rougir de notre savoir-faire, comme en atteste le succès de la marque Vigier. Fondée en 1980 par Patrice Vigier, l’entreprise a su se faire un nom parmi les plus grands, étant reconnue pour sa rigueur et son sens de l’innovation.

A l’occasion de la sortie du premier album de Summer Storm, groupe fondé par Patrice Vigier lui-même, nous avons profité de l’avoir sous la main pour lui poser quelques questions sur son activité de luthier.

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Dream Theater réduit les distances


Dans le milieu de la musique, et du metal en particulier, il est clair que l’on vit une époque allant toujours plus vite, où la compétition fait rage entre des groupes de plus en plus nombreux, et qui impose aux artistes de tourner de plus en plus, et donc de passer de moins en moins de temps en studio à créer des disques. On peut comprendre comment, dans une telle spirale infernale, on peut en venir à s’y perdre et surtout à perdre de vue les raisons initiales qui ont motivé à être un artiste ou un groupe de musique. Il faut donc un certain recul, une prise de conscience, afin de se recentrer sur le sens de la camaraderie et l’essence même d’un groupe, soit « un petit club de gars ou de filles », pour reprendre les mots du guitariste John Petrucci.

Car telle a été la démarche de Dream Theater pour son quatorzième album, conçu à la vieille école, en groupe, isolé à la campagne, en mangeant et buvant des coups. Une conception aux antipodes de celle, méticuleuse et fastidieuse, de l’imposant The Astonishing, qui s’était essentiellement partagée entre deux membres. A vrai dire, Distance Over Time fait tout l’inverse de son prédécesseur, opérant une sorte de retour à ses fondements, un metal progressif heavy et accrocheur, rapprochant passé et présent, anciens et nouveaux fans, les membres du groupe eux-mêmes, l’humain et la technologie… James LaBrie et John Petrucci nous racontent.

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Soen s’élève au-dessus du tumulte


Soen est inflexible. Sa trajectoire ascendante, imperturbable. Le groupe a beau avoir connu trois guitaristes en trois albums, rien ne semble altérer son identité qui de plus en plus s’affirme. La raison d’une telle stabilité ? Deux piliers solidement ancrés : le batteur Martin Lopez et le chanteur Joel Ekelöf. Ils ont la vision et la mettent en œuvre en suivant leur instinct, leurs émotions, non sans laisser sa part au destin ou à « l’esprit », comme ils appellent ça. C’est cette vision qui donne à Soen son caractère singulier, à ranger autant du côté du metal alambiqué de Tool que du rock atmosphérique de Pink Floyd. A partir de là, tout le reste – les autres membres, le producteur… – est là pour servir et donner vie à cette vision.

Voilà pourquoi Lotus ne dépaysera pas ceux qui suivent le groupe depuis Cognitive (2012), mais les emmènera dans un paysage encore plus dynamique, profond et détaillé. Une musique complexe car intelligente, et non par esprit de compétition, mais qui est aussi là pour ouvrir des portes en eux comme en nous, auditeurs, de façon quasi spirituelle, mystique, symbolique, dans un monde où la communication humaine passe de moins en moins bien. Martin et Joel nous racontent.

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Within Temptation : une ère nouvelle


Within Temptation entre dans une nouvelle ère. Resist est l’album d’un groupe qui a redéfini ses paramètres. D’abord pour sa survie : « J’étais presque certaine que nous ne ferions plus jamais d’autre album, » nous explique Sharon Den Aden ci-après, en raison de la période de doutes et de démotivation qu’elle a vécue avec le reste du groupe, et qu’elle évoquait plus en détail avec nous en avril dernier. Within Temptation est donc finalement de retour mais non sans quelques ajustements dans son organisation.

Mais Resist est aussi un album résolument moderne. Le groupe embrasse plus que jamais l’électronique et les techniques de production actuelles, assumant ses influences mainstream et mettant en partie de côté sa dimension symphonique, pour en parallèle dénoncer les dérives… de l’ère digitale. On peut y voir une contradiction ou au moins une ambivalence sur son traitement thématique, on peut aussi choisir de voir en cette démarche une mise en contexte, toujours est-il que Sharon a beaucoup à dire, s’emportant dans de longues tirades sur les dangers que peut représenter la technologie digitale entre des mains mal intentionnées. (A lire également : interview avec Ruud Jolie et Martijn Spierenburg).

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