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Interview   

A Day To Remember ouvre ses portes


L’expansion d’A Day To Remember n’est pas prête de s’arrêter. Une affirmation qui vaut autant pour son public que pour sa musique. Car si déjà on avait du mal à positionner le groupe floridien en termes de genre musical, et que eux-mêmes ont été confrontés à la confusion de certains interlocuteurs lors de recherches de tournées, le nouvel album You’re Welcome risque de renforcer cette ambiguïté. Ayant ouvert ses portes pour collaborer avec une multitude de personnes, A Day To Rememeber se retrouve avec un disque où cohabitent sans sourciller hardcore et pop, avec toutes les nuances qu’on peut trouver entre les deux.

Après tout, le titre de l’album, annonce la couleur : c’est aussi bien un « de rien » anticipé en réponse à un « merci » qu’une invitation lancée à tout le monde, sans distinction. A Day To Remember est inclusif et positif. C’est le reflet d’un groupe bien dans ses baskets et qui profite de son album pour atténuer un petit peu le pessimisme ambiant après un an de pandémie. Le guitariste Neil Westfall nous donne son regard sur tout ceci.

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Cryptosis : évoluer, mourir, renaître


Les trois musiciens de Distillator n’étaient pas prêts à se laisser enfermer dans leur propre création. Ayant créé ce groupe de thrash metal old school pour y déverser toute leur agressivité juvénile, ils ont assez vite évolué dans leurs aspirations artistiques et ont décidé de s’extraire de la masse des groupes revival qui saturent la scène. Il faut dire que leur histoire avec la musique est loin de se limiter au thrash et ils se sont vite retrouvés à l’étroit dans Distillator. Alors quelques expérimentations plus tard et beaucoup de travail pour concrétiser une vision musicale plus technique et au spectre plus vaste, voilà Laurens Houvast, Frank te Riet et Marco Prij de retour sous un nouveau nom : Cryptosis.

D’emblée, avec le premier album Bionic Swarm, le décor est planté : on a affaire à un metal aussi agressif que progressif, retenant quelques éléments hérités de leur précédente formation mais les complexifiant et leur adjoignant une pléthore d’autres influences. Le tout sert un concept sur un monde dystopique où l’humain est contrôlé par la technologie. L’occasion à la fois de s’évader et de réfléchir sur des thématiques d’anticipation, dans la plus pure tradition des grandes œuvres de science-fiction. Nous parlons de tout ça avec le chanteur-guitariste Laurens Houvast et le bassiste Frank te Riet.

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Lizzard en confinement anticipé


2019. Lizzard s’apprête à travailler et enregistrer son nouveau disque. Pour ce faire, le trio décide de s’enfermer en studio pendant un mois en Allemagne afin de ne se consacrer qu’à cela, avec la promiscuité que cela implique. Un genre de confinement. Quelques mois plus tard, c’est le monde qui se confine du fait des évènements que l’on connaît. Difficile de ne pas prendre ce hasard de calendrier comme une blague cosmique de mauvais goût.

L’épidémie de Covid-19, Matthieu Ricou n’oserait pas prétendre l’avoir vue venir. Cependant, nombreux sont les exemples d’artistes que l’extrême sensibilité a rendus plus perméables à ce qui se passe autour d’eux, au point que certaines œuvres, comme cet album Eroded, se retrouvent malgré elles prémonitoires.

C’est donc de ressenti et de perception, avec humilité, que nous parle Matthieu quand il analyse la situation sanitaire. Une humilité qui décrit d’ailleurs très bien la vision qu’a le groupe de son propre statut d’artiste professionnel qu’il décrirait plus comme une passion qui a bien tourné que comme un choix de carrière.

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Eyehategod : « je suis un bluesman des temps modernes »


« Nous sommes des survivants », nous disait Mike IX Williams il y a sept ans, lorsque sortait le dernier album d’Eyehategod, qui lui-même suivait quinze années d’attente. Ce constat est d’autant plus vrai aujourd’hui pour le chanteur qui a littéralement frôlé la mort suite à une sévère cirrhose du foie qui lui a valu une greffe. Est-ce que ça l’a arrêté une fois sorti d’affaire ? A part qu’il dit faire un peu plus attention aujourd’hui, pas vraiment ! A peine quelques mois après, on avait pu le revoir sur les routes et les scènes du monde entier, et ce pendant trois années durant. Après tout, c’est en partie la musique, le groupe et la scène qui l’ont motivé à ne pas s’en ficher et à faire ce qu’il fallait pour rester vivant.

D’où le titre du nouvel album d’Eyehategod, A History Of Nomadic Behavior, renvoyant à ce besoin irrépressible de partir sur les routes, de voir du pays, de s’inspirer des gens au gré des rencontres et de sa propre vie tels les bluesmen d’antan. Un album à la conception « dysfonctionnelle » à l’image du groupe, commencée pendant la maladie du chanteur et avant le départ du guitariste Brian Patton, dont nous parle Mike IX Williams.

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Sirenia varie pour tromper l’ennui


Il faut croire que l’avenir du metal symphonique est… électronique. Il suffit de voir l’orientation musicale du dernier album de Within Temptation qui assume l’idée que le genre vieillissant se doit de se renouveler, ou le succès d’un groupe tel qu’Amaranthe. Pourtant, dans le cas de Sirenia, ce n’est pas tant une question de suivre une tendance que de varier les paramètres de sa musique à chaque album, suffisamment pour ne pas s’ennuyer. Toujours est-il que le combo aux multiples nationalités revient avec un Riddles, Ruins & Revelations où la part d’orchestrations symphoniques a diminué au profit de l’électronique, saupoudrée d’influences eighties, en témoigne la reprise du célèbre tube de Desireless, « Voyage Voyage ».

Nous en discutons ci-après avec Morten Veland, guitariste-chanteur et tête pensante de Sirenia, pour qu’il lève le voile sur sa démarche créative vingt ans, précisément, après les débuts du groupe. Et peu importe si une pandémie fait tourner le monde au ralenti, ce n’est pas ça qui l’arrête, au contraire, puisqu’il planche déjà sur d’autres projets.

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White Void donne du sens à l’absurde


Ceux qui ont déjà écouté l’œuvre de Solefald ont sans doute déjà eu le terme « absurde » qui leur est venu à l’esprit pour qualifier ce qu’ils entendaient. Pourtant, c’est avec Anti, le premier album de son nouveau projet, White Void, dans lequel il propose sa musique la plus cohérente et accessible, que Lars Nedland a choisi de traiter le sujet complexe de l’absurde en allant piocher dans la philosophie d’Albert Camus. Mais il y a une logique : White Void est sa révolte pour dépasser sa condition d’artiste expérimental, tout comme Albert Camus faisait de son existence un acte de révolte pour dépasser l’absurde.

Pour autant, les fans de Solefald et de Borknagar ne seront pas totalement dépaysés tant la patte artistique du chanteur-claviériste est prégnante. Il s’agit simplement d’une facette de celle-ci, plus foncièrement rock, qu’il exploite et laisse s’exprimer librement avec le talent d’une poignée de musiciens venant d’horizons très différents. Il y a donc deux grands axes abordés dans l’entretien qui suit, tout aussi passionnants l’un que l’autre : l’approche musicale de Lars et la mise en rapport de ses trois groupes principaux, puis son rapport philosophique à l’absurde et sa manière de l’aborder dans ce nouvel exutoire.

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Les paysages de The Ruins Of Beverast


Depuis ses débuts dans la scène black metal des années 90 avec Nagelfar, Alexander von Meilenwald a fait du chemin. Dans The Ruins Of Beverast, le projet qu’il porte seul depuis 2003, la simplicité brutale est un lointain souvenir, mais l’esprit reste le même : les longs albums complexes et tourmentés caractéristiques du projet sont des monuments de terreur et d’obscurité. C’est le cas de The Thule Grimoires, dernier effort en date du multi-instrumentiste : en soixante-dix minutes et sept longs titres comme autant de paysages glacés, il décrit un univers angoissant voire franchement hostile.

Fidèle à ses racines, Meilenwald se fait rare dans les médias et s’exprime de manière précise et contrôlée. C’est donc par mail qu’il a répondu à nos questions : la sortie de ce sixième opus est l’occasion de revenir sur sa genèse ainsi que le processus créatif du musicien, mais aussi sur le parcours d’un artiste unique et atypique, sur ce qui l’inspire, et sur sa vision d’un monde qui nous est résolument opaque et inhospitalier.

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Princesses Leya : il y a bien longtemps, dans une galaxie débile, très débile…


Princesses Leya est né d’une blague (le contraire aurait été étonnant) et la blague a pris de l’ampleur. A tous les niveaux, puisque d’un sketch de cinq minutes, le projet est devenu un univers avec un spectacle live d’une heure quinze, un album, des vidéos, des vignettes.

L’Histoire Sans Fond est une aventure où, tels Rick & Morty, Schoumsky, Dédo, Cléo et Fifou se retrouvent propulsés suite à un mauvais jeu de mots sur Chlamydia 4, une planète d’une stupidité abyssale. Nous vous laisserons le plaisir de découvrir par vous-mêmes le reste de cette histoire généreuse en vannes et en références, saupoudrée de quelques compos et reprises. Attention néanmoins, le rythme est effréné et c’est revendiqué, à la manière d’un Francois Pérusse ou des Donjons de Naheulbeuk.

Nous avons voulu en savoir plus sur la manière dont les Princesses Leya aiment faire rire, raconter une histoire et, indirectement, faire passer des messages plus sérieux.

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Windir : le sognametal vit encore


A bien des égards, l’œuvre de Windir est un monument. Elle témoigne non seulement d’une évolution majeure de la scène black metal, mais aussi de l’empreinte de son instigateur, Terje « Valfar » Bakken. Ce dernier ne s’est pourtant jamais directement affilié au black metal, préférant qualifier sa musique de « sognametal ». Une dénomination – dérivée de Sogndal, la ville natale du groupe, et de sognamal, le dialecte natif de Valfar dans lequel il a écrit une partie des chansons du groupe – qui fait autant écho à l’utilisation nouvelle des claviers et des instruments folkloriques qu’aux thématiques traitées au sein des compositions. Ces dernières, bien loin de l’imagerie satanique et des postures anticléricales, prenaient en effet pleinement racine dans la matière historique, folklorique et mythique de la Norvège. Windir s’émancipait ainsi des thématiques sataniques et des postures anticléricales tout en ouvrant une nouvelle voie stylistique.

Valfar et Windir définirent ainsi un nouvel horizon musical et allaient devenir pour le metal extrême ce que furent Novalis et son œuvre pour le romantisme allemand et européen : une inspiration, un catalyseur et même une figure quasi mythifiée par un destin tragique et une mort prématurée. Valfar fut en effet pris par une tempête de neige et emporté par l’hypothermie à seulement 25 ans. Pourtant, si le projet Windir s’achevait avec lui, le sognametal n’était pas condamné à s’éteindre, et des cendres du groupe allaient naître Cor Scorpii et Vreid.

C’est justement avec Jarle « Hváll » Kvåle, bassiste et compositeur de Windir et Vreid que nous nous sommes longuement entretenus à l’occasion des vingt ans de l’album 1184 et de la sortie du coffret The Sognametal Legacy. Ce dernier regroupe pour la première fois la discographie complète de Winidr en vinyle. Entre héritages et continuations, rétrospectives et perspectives, nous revenons ainsi sur l’histoire de la formation et sur le devenir de Vreid.

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Ronnie Atkins : le souffle de vie


L’énergie de Ronnie Atkins force le respect. A peine quelques semaines après avoir reçu des nouvelles positives quant au cancer du poumon qui lui avait été diagnostiqué en 2019, c’est la douche froide : le cancer s’est déporté sur la moelle osseuse et atteint le stade quatre, incurable selon les médecins. Quasiment un an après, Ronnie Atkins est toujours parmi nous et s’apprête à délivrer son premier album solo, intitulé One Shot. Si la panique a pu l’envahir pendant un temps, le chanteur n’a pas baissé les bras et s’est servi de cette fibre rock et metal mélodique qui a fait sa réputation comme d’un exutoire, y déversant ses émotions et réflexions sur la vie.

Avec une honnêteté et une lucidité des plus touchantes, il nous parle de ce qu’il a vécu et du cheminement ayant mené à un tel album, mélancolique mais aussi plein de vie, réalisé avec l’aide de son ami Chris Laney et d’une ribambelle de musiciens. Ayant sorti l’an dernier avec son groupe phare Pretty Maids le live Maid In Japan, immortalisant la célébration des trente ans de Future World, nous en avons également profité pour revenir sur cet album culte et le début de carrière de Ronnie Atkins.

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