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Interview   

Possessed rebâtit sa cathédrale


Si l’on peut trouver un bel exemple de résilience dans la grande famille du metal au sens large, c’est bien celui de Jeff Becerra. En 1989, deux ans après avoir vu le groupe en lequel il tenait tant se désagréger, pris pour cible dans un braquage, il se retrouve paraplégique. Puis, en pleine dépression, il laisse la drogue et l’alcool le consumer à petit feu, avant de reprendre sa vie en main. Son récit, qu’il nous raconte en début et fin d’interview, est poignant.

En filigrane de cette remontée des abysses : sa passion indéfectible pour Possessed, le groupe qui a donné au death metal son nom et ses principales caractéristiques, inspirant l’un de ses premiers disciples, un certain Chuck Schuldiner. Trente-deux ans après le split du groupe, le voilà qui, triomphant, fait son retour discographique avec Revelations Of Oblivion. Un album trempé dans la fournaise originelle du death metal, satanique à souhait, même si Jeff Becerra, en tant que croyant (il a même songé à devenir prêtre dans sa jeunesse !), reconnaît lui-même la complexité de sa relation à Dieu et à Satan. Jeff Becerra nous raconte.

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Interview   

Don Felder et l’autel du rock n’ roll


Chez les musiciens, en matière de CV, on peut difficilement faire mieux que celui de Don Felder. Parmi les artistes avec qui il a collaboré, on trouve pèle-mêle : les Bee Gees, Barbra Streisand, Diana Ross, Elton John ou encore Michael Jackson. D’ailleurs, vous croyiez que l’album le plus vendu – au moins en Amérique – était le mythique Thriller de Michael Jackson ? Raté. En 2018, Their Greatest Hits (1971–1975) des Eagles supplante ce dernier avec 38 millions d’exemplaires vendus rien qu’aux USA (d’apres un nouveau comptage de la RIAA). Et qui retrouve-t-on dans ce best of et qui a notamment participé à l’écriture d’« Hotel California », l’un des plus grands tubes de tous les temps ? Don Felder.

Alors quand le chanteur-guitariste sort un nouvel album solo, on ne s’étonnera pas que tout un cortège de superstars du rock vienne lui prêter main-forte, entre les musiciens de Toto, Slash, Joe Satriani, Sammy Hagar, Chad Smith, Richie Sambora, Orianthi, Alex Lifeson, Peter Frampton… Et ça tombe bien, avec le bien nommé American Rock’N’Roll, Don Felder rend un vibrant hommage… au rock n’ roll américain. Nous avons profité de son passage à Paris pour qu’il nous en touche deux mots, ou même un peu plus.

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Interview   

Fractal Universe : l’équilibre de la folie


Pour son nouvel album, Rhizomes Of Insanity, Fractal Universe a choisi pour thème la « folie ». Un terme bien manichéen pour une thématique qui appelle au contraire à la nuance et à se questionner sur des questions d’équilibre. Après tout, on a tous notre part de trouble, prenant plus ou moins de place dans notre vie. Et le groupe a eu à cœur d’avoir un discours juste, nuancé et loin des clichés. Pour enrichir cette réflexion, il a une nouvelle fois fait appel à Arthur Massot, un étudiant en psychologie, et ce qui en ressort, c’est bien cette notion d’équilibre.

Équilibre qui s’exprime aussi dans la musique de ce nouvel album qui ne résume pas la folie à de l’anarchie et de la violence musicale. Vince Wilquin nous parle dans cette interview de l’équilibre de leur propre folie.

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Interview   

Allegaeon : mourir pour vivre plus fort


Si on devait se fier aux paroles du guitariste Greg Burgess, surtout si l’on découvre Allegaeon avec celles-ci, il y a parfois de quoi prendre peur ou au moins être dubitatif : panne créative, un album douloureux à composer, mauvaise interprétation sur la direction musicale à suivre, auto-dénigrement, un groupe qui se tire des balles dans le pied… Pourtant, Apoptosis, cinquième album des Américains, est une petite bombe de death metal progressif/technique, et si l’on en croit Burgess, le mérite revient essentiellement à ses collègues, pour qui il ne tarit pas d’éloges. En réalité, on n’a tout simplement pas l’habitude d’avoir affaire à des artistes aussi honnêtes et autocritiques ; c’est peut-être justement une des raisons pour lesquelles Allegaeon parvient à se surpasser à chaque album, ça et sa capacité à rebondir à chaque départ de membre et à tuer les fausses bonnes idées s’il le faut.

Honnête donc, y compris lorsqu’il s’agit d’évoquer avec amertume le cas de Tim Lambesis, le chanteur d’As I Lay Dying, mais aussi révélateur, que ce soit sur les épineux choix artistiques ou les difficultés éprouvées pour maintenir un tel groupe à flot. Greg Burgess, qui a la particularité d’avoir un pied dans le classique et un autre dans le metal, comme il nous en parle également, est généreux dans ses réponses à nos questions et donc forcément instructif.

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Frank Carter & The Rattlesnakes : « La vraie force, c’est la vulnérabilité »


On l’a laissé un peu exsangue à la fin de la tournée de Modern Ruin (2017), mais le groupe de punk Frank Carter & The Rattlesnakes n’a pas tardé à rebondir. Exsangue, ou plutôt épuisé par une tournée au succès grandissant. Dur, dur, dans ces conditions, de décliner les propositions de dates… Surtout quand ce sont les Foo Fighters qui invitent !

Mais voilà, le break a fini par se faire, et en quatre ans, Frank Carter a été très heureux, Frank Carter a été très malheureux… De succès professionnels en déboires personnels, voilà qui lui a donné du grain à moudre pour un nouveau projet. Plus proche que jamais du guitariste Dean Richardson, il sort End Of Suffering, avec une palette d’émotions plus large que précédemment, plus vulnérable et paradoxalement plus fort, redéfinissant qui il est en tant qu’artiste et chanteur. De passage à Paris, les deux compères font le point sur le marqueur important que représente ce troisième album à leurs yeux.

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Whitesnake : plaisir et vitalité


David Coverdale, prendre sa retraite ? Certainement pas ! Et s’il a pu avancer l’idée il y a quatre ans, on ne l’y reprendra plus. Même si sa santé a fait des siennes ces dernières années, avec une arthrose dégénérative lui ayant valu une opération des deux genoux, le frontman nous revient en pleine forme avec un douzième album de compositions originales sous la bannière Whitesnake, intitulé Flesh & Blood, et il est prêt à repartir sur les routes. A l’écoute du seul single « Shut Up & Kiss Me », délicieusement eighties, festif, sexy, et à la vue du clip où il ressort sa vieille veste bleue et la mythique Jaguar, on le croirait presque avoir retrouvé sa jeunesse.

Certes, le guitariste Doug Aldrich, qui avait relancé le Serpent Blanc de la plus belle des façons dans les années 2000, n’est plus de la partie, mais s’arrêter là serait oublier que toute la carrière de Whitesnake a été marquée par un défilé de guitaristes tous plus talentueux les uns que les autres. Avec Joel Hoekstra, qui a déjà fait ses armes sur The Purple Album, et le désormais vétéran Reb Beach qui prend le lead, nul doute que Whitesnake est entre de bonnes mains. Nous en parlons ci-après avec David Coverdale.

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Myrath : un nouveau souffle


Legacy, le quatrième album de Myrath, avait été à la fois une épreuve, une renaissance et un pari. Une épreuve parce qu’il a été conçu dans le deuil, notamment après la perte d’Ahmed Ben Arbia, père du guitariste Malek et manageur/producteur du groupe. Une renaissance parce que Myrath a su trouver la force de continuer, notamment grâce à l’aide de Kévin Codfert agissant en qualité de compositeur, directeur artistique, producteur et surtout ami. Un pari parce que Legacy marquait un tournant musical, consistant à canaliser voire contenir les hardeurs progressives des musiciens de Myrath afin de rendre leur musique plus accessible et d’en développer la spécificité, à savoir ce métissage entre le metal et la richesse de la culture tunisienne. Pari réussi, semble-t-il, à en juger l’accueil plus que positif qui a été réservé à Legacy et le parcours ascendant de Myrath depuis 2016.

Trois ans plus tard, c’est un groupe galvanisé par ce début de succès, et plus que jamais entouré d’une équipe, ou plutôt d’une famille, qui croit en lui, qui sort Shehili. Le défi : confirmer l’élan de Myrath. Le chanteur Zaher Zorgati a pris le temps pour longuement échanger avec nous, afin de comprendre quelle a été leur démarche, entre passion et compromis. Et comme nous l’avions sous la main, nous n’avons pas résisté à l’envie d’aborder de nombreux autres sujets, de leur rôle d’ambassadeurs de leur culture dans le monde aux émissions de télé-crochet La Nouvelle Star et The Voice (Zaher a participé à la version libanaise du premier et s’interroge quant au second), en passant par sa participation au dernier album d’Ayreon ou le parallèle entre la vision métissée de la musique de Myrath et celle d’un artiste tel qu’Ibrahim Maalouf…

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Sidilarsen durcit le ton


Parfois, ça a du bon de s’arrêter un instant et de contempler le chemin qu’on a parcouru jusqu’à présent, pour ensuite repartir de plus belle, avec des idées recentrées, fraîches, et des objectifs réaffirmés. C’est ce qu’ont fait les Toulousains de Sidilarsen en 2017, célébrant vingt ans de carrière. Deux ans plus tard, c’est suite à un nouveau changement dans le line-up mais aussi avec une détermination sans faille qu’ils nous reviennent pour présenter un septième opus coup de poing : On Va Tous Crever. Un titre sans équivoque, provocateur, qui cache un exutoire à coup de gros riffs et de critiques acerbes quant à la direction que prend l’humanité.

David Cancel alias Didou et Benjamin Bury alias Viber, respectivement chanteur et chanteur-guitariste, nous racontent ce qui s’apparente à certains égards à un nouveau départ, faisant également le point sur les vingt ans passés et précisant où le groupe en est aujourd’hui. Engagé, Sidilarsen l’est plus que jamais : ils nous parlent de ce besoin punk, révolté, de questionner la marche du monde.

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John Diva : pour l’amour du rock


S’il s’agit là du premier album de John Diva And The Rockets Of Love, John Diva vit pour le rock depuis longtemps. C’est dès son enfance qu’il a découvert cette musique, mais aussi ce milieu avec ses protagonistes, avant de logiquement et passionnément choisir de devenir musicien lui-même. Mais avant de lancer ce projet sucré et lumineux, il a longtemps travaillé dans l’ombre, notamment en tant que compositeur.

Malgré sa grande expérience, c’est avec un enthousiasme presque enfantin qu’il nous parle de ce premier album. Peut-être est-ce sa personnalité, peut-être est-ce parce que c’est son premier projet personnel ambitieux, quoi qu’il en soit, cet enthousiasme est communicatif et donne envie de croire que le rock n’est pas mort. Et à l’instar d’un David Coverdale, côté romantisme, il en fait beaucoup, probablement trop, mais on n’y peut rien, on est sous le charme.

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Danko Jones : rockeur de profession


Danko Jones joue du rock, chante du rock, parle de rock, écrit à propos du rock… Ça fait plus de vingt ans que Danko Jones incarne le rock dans sa forme la plus pure. Alors on est tout sauf surpris de voir débarquer un neuvième album – le troisième de la formation actuelle – mettant le rock à l’honneur, intitulé A Rock Supreme. Mais si on gratte un peu sous la surface, derrière les clichés et les idées reçues qu’on peut se faire d’un personnage comme Danko Jones et sur le rock, en général, la réalité d’un tel groupe est plus complexe et moins insouciante qu’on peut le croire.

Au-delà de nous parler de ce nouvel opus et de sa passion pour le rock, évoquant certaines de ses premières fois et préférences, Danko Jones expose la réalité d’un groupe, son groupe, entre questionnements sur sa place dans l’industrie, le regard biaisé des gens extérieurs à ce monde et ce que cela implique de tourner de manière aussi intensive. Reste qu’à ce jour, rien n’est parvenu à altérer l’indéfectible passion pour le rock qui le porte depuis son adolescence.

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