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Interview   

Voivod : rencontre du troisième type


« Je suis impatient de retourner sur la route, même si ça ne fait qu’une semaine que je suis revenu [rires]. J’ai juste besoin d’un peu de repos et on repart ! » nous dit Denis Bélanger, alias Snake, chanteur de Voivod. En effet, le plus extraterrestre des groupes de metal revient tout juste d’un long périple à travers l’Europe afin de promouvoir en live The Wake, l’ambitieux nouvel opus conceptuel des Québécois. Et même quand on a passé trois décennies à tourner, l’expérience n’atténue pas le contrecoup une fois de retour à la maison : « Avec le décalage et tout, ça m’a pris une bonne semaine pour m’en remettre : j’ai pas mal dormi [rires]. Même après trente-cinq ans… Et puis c’était une tournée de sept semaines, donc c’est assez exigeant, mais ça s’est bien passé ! Il y avait du monde partout, l’album se porte bien, il y a une bonne appréciation des gens, donc c’est bien. »

C’est donc après une bonne semaine de repos bien mérité que nous avons joint le frontman afin de l’interroger. Car oui, nous n’en avions pas fini avec The Wake, après avoir dans un premier temps échangé avec le batteur Away en août dernier. Ci-après, avec Snake, nous évoquons l’histoire parfaitement viovodienne qu’il a façonnée, nous parlant d’humanité, de sa destinée, un regard tourné vers le ciel. Car si la science-fiction reste la base du concept global de Voivod, la réalité n’est jamais très loin sous forme d’allégorie, étayée parfois par de mystérieuses expériences, à l’instar de cette « rencontre du troisième type » que nous relate le chanteur.

L’occasion également d’aller plus loin pour comprendre la conception d’un tel tour de force, qui touche parfois à la fibre cinématographique, ou remonter le temps et parler, par exemple, du regretté guitariste-compositeur Piggy, un artiste décidément insolite, dont Chewy a prouvé avoir brillamment pris la succession.

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Richard Z. Kruspe : de nouveaux horizons


« Est-ce que vous avez également eu un merveilleux été cette année ? On aurait dit que ça inquiétait tout le monde qu’il fasse si chaud, ce que je peux comprendre, mais personnellement j’ai adoré ! » C’est un Richard Z. Kruspe jovial que nous avons eu au téléphone, parti d’emblée pour parler de la pluie et du beau temps, se réjouissant des belles températures que l’on connaît cette année en France comme en Allemagne. Nous aurions aimé continuer à tailler le bout de gras, mais le créneau est limité et nous savons que nous avons plus de questions que nous aurons de temps pour lui en poser.

Car, alors que Rammstein s’apprête à finaliser son très attendu septième album prévu pour le printemps prochain (qui pourrait être le dernier du guitariste), si Richard Z. Kruspe revient en cette fin d’année, c’est pour nous présenter A Million Degrees, le nouvel opus de son projet solo Emigrate. Un album à la conception erratique, d’abord prévu pour être une suite directe à Silent So Long, avant que la démotivation et un dégât des eaux n’en décident autrement et le force au renouvellement. Le musicien nous explique…

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Black Peaks ne dort pas


Pas de repos pour Black Peaks. Bien conscient d’avoir encore tout à prouver, le jeune groupe anglais reste humble et est exigeant avec lui-même, du studio à la scène. Sur son premier album Statues, une attention importante était accordée à la recherche d’une identité sonore. Puis il a fallu tourner intensément pour montrer ses qualités de groupe live, tout en apprenant auprès des artistes plus expérimentés avec qui ils ont eu la chance de partager la scène.

Pour la sortie du second album All That Divides, nous avons donc voulu savoir vers quoi la formation avait orienté son exigence. Car cette intensité de travail est toujours aussi présente, comme le suggèrent des titres tels que « Electric Fires » ou « Can’t Sleep ». Par ailleurs, autre chose empêche Joe Gosney (guitare/chant) et surtout Will Gardner (chant) de dormir : l’actualité politique et géopolitique mondiale. Et ces thèmes font désormais partie intégrante de l’univers de Black Peaks, tant ils ont éprouvé le besoin d’en parler.

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The Ocean : planète Terre, chapitre IV


Il aura fallu que les fans The Ocean s’arment de patience avant que le groupe, ou plutôt le collectif, ne retrouve le chemin du studio et les gratifie d’un digne successeur à la pièce conceptuelle mastoc qu’était Pelagial. C’est finalement en parallèle d’une tournée pour célébrer les dix ans de Precambrian, autre monolithe incontournable de la discographie du groupe, que The Ocean s’est attelé à élaborer son nouveau chapitre. Et c’est justement une sorte de suite à l’épopée géologique Precambrian que The Ocean propose aujourd’hui avec Phanerozoic, ou plutôt un chaînon manquant menant jusqu’au duo Heliocentric/Anthropocentric, qui en 2010 inaugurait une nouvelle ère dans la carrière du groupe avec l’arrivée du chanteur Loïc Rossetti.

Se référant une nouvelle fois à un éon jalonnant l’histoire de la Terre, c’est sur pas moins de 500 millions d’années que s’étale la trame temporelle de Phanerozoic : on peut alors aisément comprendre que deux disques ne seront pas de trop. Phanerozoic I: Palaeozoic est le premier volet qui se verra complété par un second dans un peu plus d’un an. Si Precambrian renvoyait à un paysage aride, meurtri et désolé, Phanerozoic voit l’émergence et le développement de la vie, en dépit de ses extinctions successives. Mais, dans la plus pure tradition de The Ocean, la trame scientifique du concept ne sert pas tant à distiller des cours de géologie ou de biologie, mais plutôt à explorer métaphoriquement des idées plus philosophiques. Ici Nietzsche est une nouvelle fois à l’honneur, mais pas uniquement, puisque l’album offre un terreau idéal pour évoquer le sujet très actuel du réchauffement climatique et ses conséquences.

Nous avons joint le cerveau du collectif, le guitariste Robin Staps, afin qu’il nous explique tout ceci, ainsi que la conception musicale et sonore d’un album plus collaboratif et entérinant un nouveau line-up. Une interview à l’image de l’œuvre de The Ocean : dense.

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Les métamorphoses de Jonathan Hultén


L’année qui vient de passer a été bien remplie pour Jonathan Hultén. Le jeune Suédois, qu’on connaît avant tout comme l’un des deux guitaristes et compositeurs de Tribulation, a en effet enchaîné les sorties et les concerts, tant avec Tribulation donc (Down Below, sorti en janvier) qu’avec Chants From Another Place, projet solo qui a fait ses débuts à l’automne de l’année dernière en un EP, The Dark Night Of The Soul. Aussi délicat et minimaliste que Tribulation est heavy et théâtral, c’est une autre facette de son talent que l’artiste y explore.

Pour offrir un contrepoint à notre interview d’Adam Zaars sortie au début de l’année, nous avons discuté avec Jonathan de son approche à lui de Down Below. Nous en avons profité pour aborder Chants From Another Place, ses similitudes et ses contrastes avec le death metal ambitieux de Tribulation. À l’origine de l’un comme de l’autre, on découvre un artiste qui crée comme il vit, toujours en quête d’exploration, de changement et de métamorphoses. Généreux et réfléchi, il nous parle de la vie et de l’obscurité, de ses doutes et de ses convictions, de création, et d’introspection.

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Steven Wilson : la réussite hors des cases


Savez-vous quelle est la différence entre Ariana Grandé et Miley Cyrus ? Pour Steven Wilson, il n’y en a aucune, artistiquement parlant. L’artiste britannique déplore aujourd’hui la standardisation de l’industrie musicale, qui empêche des artistes (comme lui) ayant développé une personnalité distincte, mais aussi tournés vers l’expérimentation, d’accéder au mainstream et à leur public potentiel. On sent donc toujours cette légère frustration chez Steven Wilson, même si son dernier album To The Bone (avec notamment l’excellente chanson pop « Permanating ») lui a ouvert pas mal de portes.

A l’occasion de la sortie d’un DVD capté en mars au Royal Albert Hall de Londres, le musicien revient pour nous sur les changements survenus depuis la sortie de To The Bone en termes de public, de setlist, d’approche de la scène et de notoriété. En guise de teasing final, il nous parle (un peu) de son prochain album, sur lequel il commence tout juste à plancher.

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Craig Goldy : gardien du temple de Dio


A bien des égards, le guitariste Craig Goldy semble avoir pris à bras-le-corps la tâche de gardien du temple de Ronnie James Dio, son ami, père spirituel et mentor, depuis que celui-ci nous a quittés le 16 mai 2010 ; celui qui lui a apporté du réconfort durant une enfance difficile, puis une carrière et des leçons de musique et de vie inestimables. Goldy s’attelle à sa tâche de mettre en pratique ce que le maître lui a appris, que ce soit au sein de Dio Disciples ou Dream Child, encaissant parfois les coups avec philosophie et diplomatie, parce que « les gens qui nous détestent pour l’hologramme et ce que nous faisons, ça vient aussi de leur amour pour Ronnie ».

Mais au-delà de faire vivre les manières de Ronnie James Dio, son rapport aux fans, sa manière de composer et son éthique de travail, la mission de Dream Child, nouveau groupe composé de trois ex-membres de Dio, c’est surtout de « re-capturer une vieille époque qu’on pensait perdue à jamais », en cherchant à faire revivre le génie de Rainbow et autre Deep Purple, deux groupes de sa principale influence en matière de guitare : Ritchie Blackmore.

Voilà ce qu’explique Craig Golgy dans l’entretien d’une heure et demie qui a été retranscrit ci-après, partageant avec nous de nombreux moments de vie dans sa carrière, y compris, évidemment, aux côtés de Ronnie James Dio.

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Gorod : objectif lune


Gorod fait assurément partie des fiertés de la scène metal hexagonale. Un groupe que, depuis quelques années, on commence à nous envier à l’international et toujours au rendez-vous quand il s’agit de livrer des albums de tech death de qualité. Tech death ? Oui, mais le groupe pourrait bien être aujourd’hui à une croisée des chemins, proposant, après l’hermétique A Maze Of Recycled Creed, son album le plus « catchy » à ce jour : Aethra. Non, Gorod ne se travestit pas, le death metal est bien toujours de la partie, ainsi que le style technique de Gorod : « Quoi qu’il en soit, même s’il va chercher à s’ouvrir ou à faire de la musique plus simple, ou même à faire un morceau de rock, ça sera forcément un peu compliqué, il y aura forcément des plans injouables dedans [petits rires] », s’amuse le chanteur Julien Deyres en parlant de Mathieu Pascal, guitariste qui tient la barre au niveau composition. Mais il y a bel et bien aujourd’hui une prise de conscience sur l’accessibilité de leur musique et les ouvertures vers de nouveaux horizons que leur talent permet, à commencer par les capacités vocales de Julien.

Dans la même logique, tout en suivant la tradition de Gorod de proposer des albums conceptuels, la thématique cette fois est simple et parlera au plus grand nombre : la Lune, astre qui aura inspiré les hommes en tout temps, de toute culture et toute zone géographique. Et « simple » ne veut pas dire que Julien, en bon guide-conférencier et historien de l’art, n’a pas fait son minutieux travail de recherche habituel. L’occasion de découvrir de multiples mythes et imaginaires sur le satellite naturel de la Terre, surprenants pour certains. Nous parlons de tout cela de long en large, ci-après, avec les deux compères.

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Hank Von Hell est de retour… et il a la banane !


Si Turbonegro s’est magnifiquement retourné après son départ, trouvant un nouveau frontman charismatique en la personne de Tony Sylvester, Hans Erik Dyvik Husby alias Hank Von Helvete n’en restait pas moins un personnage attachant qui nous a manqué. Parti en 2010 pour la seconde fois sur fond de prise de conscience quant à son mode de vie, la consommation de drogues, le message envoyé aux jeunes, sa responsabilité, et avec l’implication controversée de la scientologie dans sa désintox, le chanteur a sorti un album en compagnie de Doctor Midnight & The Mercy Cult (2011) pour finalement disparaître des écrans radar du rock’n’roll et vivre une vie, semble-t-il, plus rangée.

Mais, aujourd’hui, au diable tout ça. Il n’a fallu qu’un bon coup de pied dans les testicules pour réveiller celui qui se fait désormais appeler Hank Von Hell. Et le résultat est à la hauteur des espérances : Egomania est un album dans la lignée directe de ce que le frontman nous a offert pendant ses années Turbonegro, enchaînant les hits rock’n’roll classieux, festifs et pleins de légèreté. Hank Von Hell est toujours ce personnage excentrique, en témoignent ses réponses à nos questions dans l’entretien qui suit : nous vous laissons lire entre les lignes et faire la part des choses entre propos sérieux et pure digression comique.

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Mass Hysteria prêt à en découdre


Après un Matière Noire dantesque, qui assurément fera date dans la discographie de Mass Hysteria, on aurait difficilement pu les imaginer en remettre une couche et surenchérir sur la lourdeur et l’agressivité. C’est pourtant chose faite avec Maniac. Preuve que le succès ne corrompt pas forcément l’art quand l’artiste garde les yeux rivés sur son cap. Au contraire, le succès doit conforter le cap. Après tout, n’est-ce pas cette puissance exaltante que les Furieux autant que les ombres plus fraîchement enrôlées dans l’armée sont venus chercher ?

Revenant d’abord sur l’élan que leur aura offert Matière Noire, dont le cycle live a pourtant débuté le jour effroyable des attentat du 13 novembre 2015, Yann Heurtaux et Moustapha Kelai alias Mouss nous parlent de ce « clou » qu’ils enfoncent un peu plus loin avec Maniac. Il est intéressant de voir que quand l’un se lâche et fait ressortir ses inspirations extrêmes de la première heure, l’autre avoue une certaine fébrilité à trouver sa place dans cette débauche d’énergie et de violence. Pourtant le résultat est là, symbiotique entre les deux faces d’une même pièce, secouant à la fois le corps et l’esprit. Entretien.

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    The Night Flight Orchestra @ Lyon
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