ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Interview   

Grey Daze : le passé et l’au-delà


L’histoire de Chester Bennington est loin d’avoir commencé avec Linkin Park. A vrai dire, sans son premier groupe Grey Daze, il n’y aurait pas eu de Linkin Park tel que nous l’avons connu pendant vingt ans. Et si l’histoire de Grey Daze a longtemps été reléguée aux oubliettes par l’industrie, Chester et son compère Sean Dowdell – batteur du groupe et partenaire de business de Chester –, eux, ne l’avaient pas oublié. C’est en 2016 qu’ils se sont mis en tête de raviver Grey Daze et en 2017 qu’ils ont commencé à plancher sur le projet d’un nouvel album. On connaît la triste suite : Chester se donnait la mort quelques mois plus tard, à la surprise de ses proches, dont Sean.

Grâce à la persévérance d’un Sean voulant honorer son ami et sentant ce dernier le pousser depuis l’au-delà, avec l’aide d’une myriade d’invités, dont Jaime, l’un des enfants de Chester, l’album Amends voit le jour cette année. Un album où d’anciens morceaux ont été totalement réécrits autour de lignes de chant (parfois inédites) enregistrées par Chester il y a plus de vingt ans, avec pour objectif de les moderniser. Mais c’est également l’occasion de replonger dans le passé et de redécouvrir ces premiers albums oubliés qui ne manquent pas de charme. Nous en discutons ci-après avec Sean Dowdell qui nous raconte l’histoire de Grey Daze et de ce nouvel album, et nous parle, non sans émotion, du Chester qu’il a connu.

Lire l’interview…



Interview   

BPMD : in rock we trust


Même quand on est un musicien hyper-expérimenté avec une carrière de plusieurs décennies, on peut encore avoir des plaisirs simples à partager, comme jammer et faire des reprises de morceaux qu’on « kiffe » entre potes. Même quand on s’appelle Bobby « Blitz » Ellsworth (Overkill), Mike Portnoy (Sons Of Apollo, Winery Dogs, Transatlantic, ex-Dream Theater), Phil Demmel (Vio-lence, ex-Machine Head) et Mark Menghi (Metal Allegiance). Quelque part, c’est rassurant : ça démontre que les fondements par lesquels tout musicien novice passe avec son premier groupe ne disparaissent pas et peuvent aller jusqu’à raviver le goût de l’apprentissage.

Pour BPMD – initiales des noms des quatre musiciens susmentionnés – c’est aussi l’occasion de donner un coup de boost à des classiques du rock américain des années 70 et de les faire découvrir aux jeunes générations grâce à ce premier album American Made. Nous en parlons ci-après avec le bassiste Mark Menghi, initiateur du projet tout comme il l’avait été pour Metal Allegiance, et le guitariste Phil Demmel qui, après un moment de doute suite à son départ de Machine Head, a retrouvé toute son assurance, notamment grâce à BPMD. Les deux musiciens nous donnent également, à la fin, quelques nouvelles de Metal Allegiance et du fraîchement reformé Vio-lence.

Lire l’interview…



Interview   

Tom Warrior : transformer la douleur en art


Le Requiem est un projet inédit dans la carrière pourtant très riche de Tom G. Warrior, et même, plus largement, dans l’histoire du metal : d’ampleur spectaculaire, il s’agit de l’aboutissement d’un processus créatif dont les bases ont été posées en 1987 dans le fameux Into The Pandemonium. Il a culminé en 2019 dans une performance unique au Roadburn, le célèbre festival hollandais : la pièce, composée de « Rex Irae » et de « Winter » de Celtic Frost ainsi que d’un nouveau morceau de plus de trente minutes, a été jouée par Triptykon et la trentaine de musiciens classiques du Metropole Orkest d’Hilversum devant un public nombreux et recueilli.

Nous avions eu l’année dernière l’occasion de parler avec Tom de la genèse de ce projet de longue haleine ainsi que de la performance elle-même. Cette fois-ci, c’est à l’occasion de la sortie de l’album live tiré du concert que nous avons échangé avec cet artiste prolifique. Occupé et apaisé, il est revenu avec nous sur les dernières étapes qui ont mené le Requiem, un projet dense en émotions, à son aboutissement, mais aussi sur son groupe Triumph Of Death, porteur quant à lui (et comme son nom ne l’indique pas !) de joie et de vie pour le musicien. Au passage, il en a profité pour entrouvrir les portes sur son cheminement créatif, des débuts solitaires de Celtic Frost en Suisse au véritable processus alchimique qu’il a affiné au cours des années, lui permettant de transmuter la douleur en art, et la noirceur en or…

Lire l’interview…



Interview   

Lamb Of God : la confiance règne


Lamb Of God a quelque peu temporisé ces dernières années, renouant un temps avec le patronyme Burn The Priest pour sortir un album de reprise à l’occasion des vingt ans du groupe. Le guitariste-compositeur Mark Morton en a même profité pour se purger de toutes ces idées musicales inadaptées à sa formation principale et qui lui encombraient la tête, sortant l’album solo Anesthetics et l’EP Ether pour lesquels il n’a pas manqué d’enthousiasme. Entre-temps, Lamb Of God a perdu un membre fondateur, le batteur Chris Adler, mais a gagné du sang neuf, un Art Cruz fan du groupe et de son prédécesseur.

Un nouveau chapitre s’ouvre pour Lamb Of God et c’est naturellement que le nouvel album porte le nom du groupe. Il ne faut pour autant pas y voir une redéfinition du groupe. Au contraire, Lamb Of God revient plus que jamais confiant et conscient de ses atouts, comme nous l’explique Mark Morton ci-après. L’horloge tourne et Lamb Of God reste inébranlable, entouré de quelques copains, puisant dans des thèmes politiques sans pour autant chercher à imposer une opinion. Morton nous en parle ci-après.

Lire l’interview…



Interview   

Haken : la culture progressive


Vector (2018) est déjà un album massif, riche et très complexe en lui-même. Loin étions-nous de nous douter qu’en réalité, Haken n’avait pas un mais deux albums dans les tuyaux. Ce n’est pas tout, puisque ce dytique formé avec Virus trouve son origine dans la chanson « Cockroach King » – le « hit » du groupe – issue du classique The Mountain (2013). Et comme Haken est joueur, il a rajouté une couche de complexité ludique avec la multiplication d’emprunts, de dérivations et de développements musicaux et thématiques entre les trois œuvres.

Sans doute qu’à ce stade de cette introduction, on est déjà en train de perdre les moins férus de musiques progressives. Pourtant, s’ils se penchaient dessus, Haken pourrait bien leur transmettre le « virus » du progressif. Car aussi savante puisse être la démarche d’Haken, elle est aussi et surtout très divertissante, avec leur sens du gros riff, l’importance accrue qu’ils accordent aux « bons refrains », leur recherche d’équilibre, avec des accès de technique parfois davantage motivés par le second degré que de la démonstration. A ce titre Virus est exemplaire, il a tout de la carte de visite tant Haken y exploite toute son ADN.

Afin de faire le lien avec notre précédente interview il y a deux ans à l’occasion de la sortie de Vector, nous avons de nouveau échangé avec le guitariste Richard Henshell. Ce dernier lève les zones d’ombre entourant ce projet conceptuel – l’idée du double album était top secret jusqu’à il y a encore quelques mois –, dissèque avec nous les liens entre les deux albums et la chanson « Cockroach King » et évoque la méthodologie très technologique mais aussi collaborative de Haken.

Lire l’interview…



Interview   

Silence Of The Abyss ne s’interdit rien


Si, par l’environnement qu’elle présente, avec sa nature, la mer et son bagage culturel, la Corse a tout du lieu privilégié pour attiser l’inspiration chez les artistes, on ne peut pas dire que l’Ile de Beauté soit très connue pour sa scène et son public metal. Pourtant le metal y est bel et bien présent, en témoigne une toute jeune formation prometteuse et qui ne manque pas d’originalité et de cachet, formée il y a à peine trois ans : Silence Of The Abyss.

Fort d’un premier EP qui aura déjà marqué des esprits en 2018, le trio passe aujourd’hui à la vitesse supérieure en sortant Unease & Unfairness. Un album riche, aux progressions musicales et harmonies sophistiquées, au fort lien entre thématique et musique, et qui présente un nouveau chanteur, Jean-Bernard Florès, justement friand de ces petites complexités. Le guitariste David Santucci nous parle de tout ceci dans l’entretien qui suit, de la méthode évolutive de Silence Of The Abyss à la scène corse.

Lire l’interview…



Interview   

One Life All-In : l’impulsion de l’individu, le potentiel du collectif


C’est une règle universelle : plus on vieillit, plus la vie nous paraît courte, ce qui peut mener à des prises de conscience comme celle à l’origine du groupe One Life All-In. Créé sous l’impulsion du bassiste Franco, One Life All-In porte son leitmotiv dans son nom : « On n’a qu’une seule vie, on y va à fond, on le fait maintenant et tout de suite. » Pour poursuivre cette noble ambition, Franco a su s’entourer, que ce soit avec Clément à la guitare ou Kévin Foley à la batterie, dont l’impressionnant CV parle pour son talent et qui revient grâce à ce groupe à ses premières amours punk hardcore, mais aussi en allant chercher le chanteur Don Foose de l’autre côté de l’Atlantique.

Si le premier EP, The A7 Session, avait plus des allures de projet solo pour Franco, le second EP, Letter Of Forgiveness, fraîchement sorti, est véritablement celui d’un groupe qui commence à découvrir son potentiel collectif. Un potentiel qui devrait, on l’espère, pleinement se réaliser sur leur premier album à venir. En attendant, Letter Of Forgiveness est une belle mise en bouche, à savourer sans modération.

Lire l’interview…



Interview   

La magie de Sorcerer


Il n’y a pas de doute, la carrière de Sorcerer est désormais bel est bien lancée et dessine actuellement une trajectoire ascensionnelle remarquable. Il était temps ! Oui, car malgré un premier album, In The Shadow Of The Inverted Cross (2015) sorti il y a à peine cinq ans, Sorcerer a été fondé… en 1988 ! La carrière des Suédois est pour le moins atypique mais à bien y regarder, elle était nécessaire. Sorcerer devait se séparer en 1992, après deux démos, pour que le bassiste et gardien du son de Sorcerer Johnny Hagel et le chanteur Anders Engberg vivent d’autres expériences musicales et étoffent leur savoir-faire, pendant qu’une fan base amoureuse des deux premières démos se développait dans l’underground. Nécessaire aussi pour, quand le groupe a enfin été rappelé à la scène en 2010, trouver les bons musiciens qui sauraient à la fois respecter l’héritage de Sorcerer et le propulser plus loin.

Aujourd’hui, Sorcerer sort son troisième album, Lamenting Of The Innocent, construit sur les bases du déjà classique The Crowing Of The Fire King (2017), tout en étendant ses horizons. Nous avons joint Anders Engberg mais aussi le guitariste-compositeur Kristian Niemann – tous les deux des ex-Therion, entre autres – pour nous parler de cet album, de sa thématique conceptuelle et de la trajectoire artistique et de carrière du groupe, revenant sur les mouvements de line-up et levant le voile sur les « mystères » de son histoire.

Lire l’interview…



Interview   

Scarlean : la musique d’abord, l’amitié ensuite


Il aurait été facile d’employer le terme « âmes sœurs » pour titrer l’interview suivante. Car après plusieurs changements de line-up, Alexandre Soles semble avoir bel et bien trouvé les bonnes personnes pour faire passer un cap à la carrière de Scarlean. Le chanteur lui même avoue à demi-mot que le nom du second album du combo, Soulmates, pourrait presque résumer la dynamique actuelle du groupe. Pourtant, le terme « âme sœur » peut s’avérer trompeur. Dans son usage le plus courant, il évoque surtout l’amour ou l’amitié. Il serait difficile de l’utiliser pour décrire une connexion artistique pure, dénuée d’une quelconque connotation romantique ou amicale. Or l’art n’a pas forcément besoin d’amour ou d’amitié entre personnes, en témoignent les milliers de projets artistiques qui rassemblent, non pas des amis, mais des collaborateurs pour l’amour de l’art avant tout.

D’ailleurs, le mythe très français selon lequel un groupe, c’est d’abord une bande de potes, s’il est réel et peut aboutir à de belles choses, n’a pas fait que du bien au professionnalisme de la scène musicale. Alexandre, lui, se reconnaît bien plus dans une manière de fonctionner à l’américaine, où l’on recrute des partenaires compétents, travaille ensemble et (éventuellement) ensuite devient amis. Il nous raconte les rencontres qu’il a faites pour Scarlean et ce sur quoi elles ont abouti, en premier lieu un album où l’émotion et l’interprétation priment la technique.

Lire l’interview…



Interview   

Hauméa : Shakespeare et Molière sont sur un bateau


Ces dernières semaines, on a beau avoir laissé la Terre respirer en restant confinés chez nous, on peut continuer à avoir l’impression que notre planète nous échappe. Parmi les interprétations qu’il peut y avoir derrière le titre Leaving et la pochette du deuxième EP de Hauméa, c’est celle qui s’impose le plus naturellement vu le contexte actuel.

Le groupe normand est fortement engagé sur les questions environnementales et ne s’en cache pas à travers ses textes. Des textes qui sont en anglais et en français, pour mieux utiliser les spécificités de chaque langue et pour faire passer le message plus efficacement. Des textes qui ont eu, par moments, une importance telle qu’ils ont impacté la musique elle-même.

Même le batteur Sébastien est sorti de sa zone de confort, motivé par son engagement chez Sea Shepherd, pour s’essayer à l’écriture de paroles. Il nous en parle ci-après.

Lire l’interview…



  • Arrow
    Arrow
    Slipknot @ Lyon
    Slider
  • 1/3