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Interview   

Anti-Flag : « C’est notre boulot de rendre la révolution irrésistible »


A la question « Peut-on encore faire du punk rock en 2020 ? », le groupe Anti-Flag ne répond pas : il sort un disque. Un disque qui tire à vue sur l’injustice de nos systèmes politiques actuels, et qui cible particulièrement le néofascisme décomplexé de certaines élites, une situation jamais vue dans l’histoire moderne en Occident. L’égalité aussi est au cœur de leur discours, et comment ne pas penser aux luttes des femmes pour l’égalité des droits : c’est dans son ADN, Anti-Flag est un groupe féministe.

En toute honnêteté, Chris et Justin nous racontent comment le projet de cet album est né, comment les textes se sont parfois révélés à eux de façon inattendue, comment ils ont trié et choisi les titres définitifs. Et pour les veinards qui ont le pass pour le Hellfest… Non, en fait, surtout pour tous ceux qui n’auront pas la chance de les voir à Clisson cette année, les gars d’Anti-Flag nous racontent quelques anecdotes de leur dernier passage sur le festival.

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Interview   

Tankrust s’oppose à la dictature du bonheur


Pas besoin d’inventer l’eau chaude pour avoir de la personnalité. Être original aujourd’hui après plusieurs décennies de metal, c’est peut-être juste de faire spontanément la musique que l’on aime. C’est clairement le postulat de Tankrust qui ne prétend pas révolutionner la musique, mais qui s’approprie et réinterprète le travail de ses prédécesseurs. Il lance par ailleurs un appel à ne pas se torturer à chercher le son que personne n’a encore jamais fait, mais plutôt à embrasser ce qui a déjà été fait.

Tankrust, c’est un thrash/death intense mettant un fort accent sur la rythmique et qui se veut entêtant. Pour la sortie de Opposite Terror, nous avons discuté avec Kootôh qui avoue apprécier l’exercice de l’interview car cela lui permet d’exprimer plus en détail les paroles, le discours du groupe et les secondes lectures que l’on peut repérer en cherchant bien. Il est pour le partage, mais contre la dictature du bonheur, dont il choisit de faire le thème central de l’album.

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Interview   

C’est Raised Fist. C’est comme ça.


Alexander « Alle » Hagman a une sacrée gouaille. Il suffit de dégainer certains sujets et on n’arrête plus le chanteur de Raised Fist qui part dans de longues diatribes passionnées, sans ambages, sans grande modestie non plus, parfois même un peu fanfaron. Assurément, Hagman est un personnage, un frontman qui ne ressemble à aucun autre, tout comme Raised Fist est un groupe de hardcore qui ne ressemble à aucun autre : normal, ils viennent du Grand Nord, à l’écart de tous leurs pairs.

Les fans ? Il préfère les appeler des « auditeurs » et les voir comme des statistiques. Les tournées ? Pas plus dix jours, après tout il est très bien chez lui. Le développement commercial du groupe ? Une perte de temps, il est déjà millionnaire et possède bien plus qu’il ne juge nécessaire, compte tenu de son enfance passée dans la pauvreté. Les récompenses ? Rien à faire, si ce n’est une bonne occasion de faire la bringue.

Bref, après avoir évoqué le nouvel album Anthems, nous avons cherché à rentrer un peu plus dans la philosophie de Raised Fist et de son chanteur, et le moins qu’on puisse dire est que nous n’avons pas été déçus.

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Interview   

Fetus (Ultra Vomit) : l’art vocal du mimétisme


Quel angle singulier que celui assumé par Ultra Vomit : cultiver l’autodérision, la parodie et l’amour du metal sous toutes ses formes. Avec Nicolas Patra (alias Fetus) comme « entité miroir », Ultra Vomit singe avec succès les grands noms du top 50 en passant par Gojira, Motörhead, Rammstein, etc. Si, avec les premières démos des années 2000 jusqu’à l’album Panzer Surprise de 2017, le groupe hexagonal s’est avant tout forgé une identité qui résonne avec allégresse et humour, il est important de constater qu’Ultra Vomit ne fait pas pour autant l’économie d’une réelle recherche qualitative en matière de son, de production et surtout de mimétisme vocal.

Le lendemain de leur second passage au Hellfest lors de l’édition 2019 sur la Mainstage, nous avons eu la chance de nous entretenir avec Fetus sur son approche du chant, notamment au regard de toutes les imitations qu’il façonne au fur et à mesure des concerts. Comment articule-t-il ses différentes voix ? Comment les entretient-il ? Quelles sont les conséquences somatiques de la parodie ? Fetus nous partage ses influences les plus anciennes avec Kurt Cobain, la culture du grindcore, et nous livre l’évolution surprenante de son ressenti et de son approche du chant clair et saturé au fil des années.

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Brothers Of Metal : unis par les liens du metal


Ce qu’il y a bien dans le heavy metal, diront certains, c’est son sens de la surenchère : le style ne craint ni la démesure, ni le kitsch, ça fait même partie de son charme. Alors quand on voit débarquer un groupe de huit musiciens – dont trois chanteurs et trois guitaristes – baptisé Brothers Of Metal, avec des chansons comme « The Death Of The God Of The Light », « Fire, Blood And Steel » ou encore « We Believe In Metal », on se dit qu’un nouveau palier vient d’être franchi. Pour peu, on jurerait avoir affaire à un groupe parodique.

En réalité Brothers Of Metal n’est qu’amour. L’amour du heavy metal et de sa longue lignée, des hymnes au metal de Manowar aux sagas de Rhapsody Of Fire. L’amour aussi entre des potes qui, initialement, se réunissaient avant tout pour passer du bon temps, sans forcément songer à appeler ça un groupe de musique et à faire carrière.

Nous avons eu l’occasion d’échanger avec Ylva et Joakim Linbäck Eriksson, deux des trois chanteurs, pour qu’ils nous parlent de leur second album Emblas Saga, mais surtout des origines et des spécificités de Brothers Of Metal.

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Mats Levén : la musique, sa vie


Quel est le point commun entre Yngwie Malmsteen, Candlemass, Therion, Hammerfall ou encore At Vance ? Mats Levén. Le chanteur fête cette année les trente ans d’une carrière protéiforme qui ne ressemble à aucune autre. Aujourd’hui reconnu par ses pairs comme l’un des meilleurs chanteurs de metal en activité, il ne s’est rien refusé pour vivre sa carrière dans la musique, acceptant aussi bien de tourner avec le prestigieux Trans-Siberian Orchestra que de faire de « simples » chœurs sur les disques d’autres groupes. Difficile à cataloguer, pour certains il est synonyme de heavy metal classique, pour d’autres de doom, mais lui ne s’encombre pas d’étiquettes, comme le démontre son album solo sous le nom de Skyblood dont on parlait avec lui lors de la première partie de notre interview.

Ne se voulant pas exhaustive – ses contributions musicales sont bien trop nombreuses et diverses –, la seconde partie, à retrouver ci-après, s’attache à passer en revue sa carrière et comprendre sa philosophie d’artiste, Mats Levén partageant quelques anecdotes et les expériences les plus importantes de sa carrière.

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Interview    Le Son D'Histoire   

Le réveil de Fates Warning


Avec Queensrÿche et Crimson Glory, Fates Warning fait partie du trio de tête des pionniers ayant posé les bases du metal progressif, quelques années avant que le genre soit popularisé par Dream Theater. Si le premier a connu une évolution artistique parfois décriée et le second une carrière peu prolifique, le troisième est resté une valeur sûre et le fier représentant d’une musique audacieuse, alliant un riffing metal inspiré à des structures inventives. En près de quarante ans de carrière, fidèle à la philosophie progressive, Fates Warning s’est affiné, affirmé, modernisé, mais chez de nombreux fans, le trio d’album initial – Night On Bröcken (1984), The Spectre Within (1985) et surtout Awaken The Guardian (1986) – revêt un charme et un caractère nostalgique particuliers.

Aujourd’hui, cet héritage des premières années, John Arch, chanteur originel du combo, le porte au sein du projet Arch/Matheos, en compagnie du guitariste-compositeur Jim Matheos toujours fidèle au poste dans Fates Warning. Nous avons profité d’avoir le chanteur au téléphone à l’occasion de la sortie de l’album Winter Ethereal pour effectuer avec lui un saut dans le temps, afin qu’il partage avec nous ses souvenirs de cette lointaine époque…

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Interview   

Sumac : sortir des conventions


Dire que Sumac est un groupe difficile d’accès est un véritable euphémisme. Rassemblé autour de Aaron Turner (ISIS, Old Man Gloom, Mamiffer), le trio américain développe une musique sombre, viscérale, urgente. Cultivant systématiquement la dissonance au sein de ses morceaux fleuves aux structures en apparence désarticulées, ses plages expérimentales bruitistes suffocantes et son chant guttural monolithique, Sumac donne du fil à retordre à quiconque tente de démêler cette toile musicale de prime abord inextricable et assez clivante. Puis, après avoir façonné ses repères, on comprend que chaque morceau est un voyage. Un voyage torturé, certes, mais systématiquement et méticuleusement sanctionné par un mouvement dont la puissance cathartique force la déférence, tout particulièrement en condition live. Et si le duo basse/batterie cimenté par Brian Cook et Nick Yacyshin s’impose comme un modèle de rythmique impactante, c’est surtout l’état de transe permanent du frontman qui marque le spectateur avisé.

C’est d’ailleurs quelques heures après leur performance au Hellfest 2019 que nous avons eu l’occasion de mener une longue discussion avec Aaron Turner sur le parcours de Sumac. Celui-ci nous livre de nombreux éléments sur les origines du projet, son identité propre, l’alchimie entre ses membres ainsi que le processus de composition. Dans le cadre de notre futur dossier sur le chant saturé, nous avons également pris le temps de recueillir son témoignage sur sa pratique et son expérience. Dans quel contexte a-t-il développé ce type de saturation ? Comment appréhende-t-il son chant au sein de chaque projet ? Quels impacts ressent-il sur sa santé et sa voix ? Le fondateur de Sumac nous partage son intensité, ses motivations et une vision de la musique particulièrement incarnée.

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Regarde Les Hommes Tomber / Hangman’s Chair : quand la tour rencontre le pendu


On pense ce qu’on veut de la boisson énergisante, on ne peut que saluer l’initiative de Redbull, avec son Redbull Music Festival, où Fortifem – un duo d’artistes graphistes à l’univers singulier, plébiscité par de nombreux groupes – a été mandaté pour créer une soirée comme aucune autre sur le thème du tarot avec trois collaborations inédites : Nostromo et Dehn Sora, Regarde Les Hommes Tomber et Hangman’s Chair, puis Alcest et Perturbator.

Après nous être intéressés à la collaboration entre Nostromo et Dehn Sora, nous avons également interrogé Tony de Regarde Les Hommes Tomber – symbolisé par la carte de la Tour – et Medhi de Hangman’s Chair – symbolisé par la carte du Pendu – à quelques minutes de leur set. Deux groupes foncièrement différents, même s’ils partagent un amour pour la musique sombre, et c’est bien là tout l’intérêt de la rencontre qui se sera mutée en véritable messe noire. Dans l’entretien qui suit, les deux musiciens nous parlent de cette collaboration exceptionnelle, préparée alors que l’un était en studio pour enregistrer son troisième album et que l’autre finissait la tournée de son dernier album.

A noter que cette interview était originellement prévue pour le format vidéo. Suite à un problème de son, nous avons décidé de la proposer à l’écrit.

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Alice In Chains : le triomphe du bleu


A bien des égards, William DuVall a réussi là où beaucoup se sont cassé les dents : remplacer un frontman aussi charismatique qu’emblématique et donner une nouvelle vie à l’un des groupes les plus influents de sa génération. Mais s’il a réussi ce tour de force, c’est peut-être justement parce qu’il n’a jamais cherché à remplacer ou imiter son prédécesseur (« Imitations are pale »…). Quand Alice In Chains revient sur scène en 2006 avec William DuVall au micro, après quasiment dix ans de silence, c’était pour un dernier tour de piste en hommage à Layne Staley, décédé en 2002. William DuVall n’est d’ailleurs pas là par hasard : son groupe Comes With The Fall avait peu de temps avant accompagné le guitariste Jerry Cantrell sur sa tournée solo, en tant que groupe d’ouverture et parfois en backing band.

Trois ans et un nombre faramineux de concerts plus tard, William DuVall est bel et bien un membre à part entière d’Alice In Chains et le groupe sort Black Gives Way To Blue, son quatrième album. L’album d’une résurrection inespérée, inspirée, classieuse, qui forcera même les plus récalcitrants à s’incliner devant la prouesse.

Profitant des dix ans de l’opus et du fait d’avoir le chanteur au téléphone pour la promotion de son album solo, One Alone, nous avons échangé avec lui sur ses débuts dans Alice In Chains. Depuis la gestion de la pression jusqu’à sa relation musicale avec Jerry Cantrell, en passant par des considérations mystiques, William DuVall se montre éclairant.

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