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Interview   

Conception : retrospective avec Tore Østby


Il y a quelques semaines nous vous proposions une interview pour marquer un des événements – si ce n’est l’événement – de 2018 dans la scène metal progressif : le retour de Conception avec un EP de musiques toutes fraîches, les premières en vingt et un ans, intitulé My Dark Symphony. En ce début d’année, le groupe continue de prendre ce retour étape par étape et vient d’annoncer leurs deux premiers concerts de reformation, qui auront lieu en avril dans leur ville de Gjøvik.

En attendant la suite des hostilités, nous avons profité d’avoir le guitariste Tore Østby sous la main pour revenir sur les quatre albums de Conception et recueillir ses sentiments et souvenirs sur ceux-ci. Une bonne occasion pour replonger dans la discographie du groupe ou faire plus ample connaissance pour ceux qui le découvrent aujourd’hui.

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Interview   

L’instant nostalgie de Kadinja


Il est clair que l’on vit une époque de nostalgiques. Il suffit de voir la déferlante de groupes rétro dans la scène rock depuis dix ans, avec d’abord la vague des années 70, puis celle des années 80 actuellement en plein essor. La logique voudrait que la prochaine vague soit celle des années 90, ce que le guitariste-compositeur Pierre Danel confirme. Véritable amoureux de cette décennie au cours de laquelle il a grandi, pour sa musique, ses films et ses jeux vidéo dont il loue la créativité qu’il ne retrouve plus aujourd’hui, il profite avec ses collègues de Kadinja d’un second album, intitulé Super 90′, pour la célébrer.

Sauf que le combo parisien ne cherche pas tant à émuler ces années-là qu’à distiller des clins d’œil, parfois inconscients, ou à s’en inspirer dans le processus même d’enregistrement. Car autrement, Kadinja reste parfaitement ancré dans son époque avec un djent/metal progressif moderne, technique et chirurgical, mais non dénué d’émotion ; d’ailleurs, là est peut-être tout le challenge que relève Kadinja dans ce créneau musical.

C’est notamment de cet équilibre qu’il est question dans l’entretien qui suit en compagnie de Pierre Danel, mais aussi de sa passion pour les années 90 et de la manière dont celle-ci s’intègre à Super 90′, ou encore de la place de chaque membre dans la dynamique de Kadinja.

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Oomph! : liberté – identité – pluralité


Il y a trente ans, le mur de Berlin s’apprêtait à tomber. Il y a trente ans, dans les prémices de cette Allemagne nouvelle, Oomph! voyait le jour. Plus que la naissance d’un groupe, c’était aussi la naissance d’un nouveau style de musique, la Neue Deutsche Härte – sorte de fusion entre metal et musiques de synthétiseurs –, que d’autres se réapproprieront ensuite, dont un certain Rammstein avec le succès que l’on connaît aujourd’hui. Sauf que Oomph! ne s’en est jamais contenté. Des débuts agressifs et autoritaires, ils ont progressivement développé leur sens mélodique, foulé des terrains plus « dancefloor », puis touché au gothique et même au symphonique, sans hésiter non plus à s’essayer à l’autodérision et à l’humour.

Oomph! peut parfois être difficile à suivre, surtout ces dernières années, et c’est là un nouveau revirement que le trio nous propose avec son nouvel album : Ritual. A bien des égards, Dero, Flux et Crap font un bond de vingt à trente ans en arrière, ressortant les gros riffs martiaux et cette voix grave et renfrognée, mais non sans dresser des ponts avec le présent. Des ponts musicaux d’abord, mais aussi avec le monde d’aujourd’hui que Dero contemple avec amertume et reflète avec provocation dans ses textes.

Afin d’évoquer tous ces sujets, nous avons longuement échangé avec le frontman – et le guitariste Flux qui intervient plus sporadiquement – qui, au-delà de nous donner les clés de l’orientation musicale de Ritual, avait décidément beaucoup à dire sur le plan socio-politique, la liberté d’expression, l’Europe, les relations hommes-femmes, etc. Un artiste qui se prête toujours aussi volontiers au rituel de l’interview…

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Rival Sons : l’appel de la nature


S’il a pu être dompté avec le temps et qu’il n’est plus aussi incontrôlable qu’il a pu l’être à ses grandes heures, le rock, quand il est joué avec authenticité, reste le style musical sauvage par excellence, celui qui fait ressortir la part animale en nous. Et ces racines sauvages, ce retour en grâce comme ils l’appellent, Scott Holiday et Jay Buchanan de Rival Sons sont allés les chercher directement là où elles sont : dans les bois.

Le résultat est Feral Roots, un album à la fois instinctif et intellectuel, parce que pour eux, les deux vont de pair. A la fois rock et soul également, puisque telles sont les deux faces d’une même pièce, et l’on comprend rapidement comment Scott et Jay incarnent chacun une de ces faces et à quel point le succès artistique du groupe repose sur ce duo de choc.

Ce sont donc les deux compères que nous avons joints par téléphone pour nous parler de cette nature sauvage originelle, de l’album en général, mais aussi de la scène rock et de ses tendances, alors qu’une nouvelle ère s’ouvre pour eux grâce à leur signature chez Atlantic.

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Evergrey largue les amarres


La vie, on la pratique tous sans vraiment la connaître. On nous a jetés bébés dans le grand bain sans mode d’emploi. Et certains passent une vie entière à étudier… la vie. Tom S. Englund est certainement de ceux-là, utilisant l’art, et la musique en particulier, comme support de travail et d’étude de lui-même, de sa propre vie, « à un niveau académique », pour reprendre ses mots. Si toutes les œuvres d’Evergrey, sans exception, ont toujours traité de « l’aventure de la vie », ce n’est que depuis Hymns For The Broken qu’Englund le fait intentionnellement, allant jusqu’à considérer la nécessité d’un changement de cap personnel. C’est de ce changement, sous la métaphore d’un périple à travers le vaste océan Atlantique, qu’il est question dans l’album The Atlantic.

C’est donc un Tom S. Englund à la démarche introspective plus consciente que jamais que nous avons rencontré, nous expliquant les enjeux de celle-ci sur sa vie, dans laquelle beaucoup pourront se reconnaître, voire puiser une inspiration pour eux-mêmes se jeter à l’eau, dans leur quête d’épanouissement. En tout cas, épanoui, Englund l’est aujourd’hui dans Evergrey, malgré la malchance qui s’acharne, avec un cambriolage de leur quartier général ayant chamboulé le planning de l’album… Tom S. Englund nous raconte.

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Forest In Blood repart à l’abordage


Forest In Blood est un groupe qui incarne la renaissance à plusieurs niveaux. Tout d’abord celle d’un groupe déjà âgé de vingt ans, qui s’est retrouvé après plusieurs années d’arrêt et qui s’est rendu compte que la flamme et la complicité étaient toujours là. Et il y a aussi la renaissance d’un esprit rebelle au sein de la société (le groupe a même presque été prophétique, l’album sortant à quelques semaines de la déferlante de contestation des Gilets Jaunes), illustré par l’utilisation du thème de la piraterie au sein du disque.

Le chanteur Elie, dont les ancêtres ont été directement confrontés à la piraterie, nous parle de ce que ce thème représente pour lui et nous raconte comment la famille retrouvée qu’est Forest In Blood a su rester unie tout en évoluant, pour aboutir aujourd’hui à son nouvel opus, le bien nommé Pirates.

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A Pale Horse Named Death : Sal Abruscato reprend son oeuvre inachevée


Cinq ans qu’A Pale Horse Named Death, le « chapitre final » de Sal Abruscato, n’avait pas sorti d’album. En cinq ans, au-delà d’un monde dont il a observé le délitement, la vie lui a réservé bien des épreuves personnelles, touchant à sa famille et sa santé. Ayant claqué la porte de Life Of Agony avec fracas suite à des tensions internes, dont il nous dit tout sans filtre en fin d’entretien, il était maintenant libre de reprendre les choses où il les avait laissées avec Lay My Soul To Waste, avec forcément beaucoup de choses à dire et une lourde charge émotionnelle à évacuer.

Mais s’il est question de continuation, A Pale Horse Named Death a légèrement muté : Matt Brown, le guitariste-producteur et compère de Sal depuis le début, s’en est allé, et le projet est devenu désormais davantage un vrai groupe, en impliquant en studio les musiciens live. When The World Becomes Undone est l’œuvre résultante, voulue comme une expérience cinématographique, démontrant une fois de plus les qualités de compositeur de l’ancien batteur de Type Of Negative devenu frontman. Car en plus d’évoquer l’album, Sal Abruscato nous raconte, à la fois, à quel point son expérience auprès de Peter Steele fut enrichissante et comment être batteur a fait de lui un meilleur arrangeur.

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Yann Armellino : le sens du partage


Ceux qui connaissent le chanteur Butcho Vukovic, alias El Butcho, avant tout pour sa carrière dans le groupe de néo-metal Watcha pourront être surpris, ou au moins découvrir une nouvelle facette de sa fibre artiste, et peut-être même celle la plus proche de ses racines, en écoutant l’album 17. Dans ce second album de sa collaboration avec le guitariste Yann Armellino, ceux-ci explorent un classic rock, bluesy et feelgood, où le plaisir et le partage de celui-ci sont les maîtres mots. Et comme il s’agit de leur seconde collaboration, leur alchimie a eu le temps de mûrir. Ci-après Yann Armellino revient sur les origines du projet et explique comment celui-ci a évolué jusqu’à aboutir à 17 (chiffre résultant simplement de l’addition de tous leurs albums respectifs).

Toujours très impliqué et attaché à la pédagogie musicale, Yann Armellino revient également avec nous sur l’enrichissement personnel que cela lui apporte encore aujourd’hui, malgré sa longue expérience, faisant l’éloge de la simplicité et d’une démarche d’ouverture aux autres dans l’approche de l’instrument.

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Conception : histoire d’une renaissance


Que la nouvelle fut bonne lorsqu’on on a appris en mai dernier que, vingt ans après leur séparation, Conception se reformait. Petit historique : ayant sévi de 1989 à 1998, Conception a sorti quatre albums de metal progressif racé – pour ceux qui ne connaissent pas, jetez donc une oreille sur le sophistiqué In Your Multitude ou le plus catchy Flow –, avant de stopper net sa carrière. Ses membres ont alors pris chacun des chemins divergents : Roy Khan a connu le succès en devenant le chanteur emblématique de Kamelot pendant treize ans, le guitariste Tore Østby a poursuivi son exploration du metal progressif avec Ark le temps de deux albums, dont l’incontournable Burn The Sun, le bassiste Ingar Amlien est parti vers des horizons de metal extrême en devenant le leader de Crest Of Darkness, et le batteur Arve Heimdal a plus ou moins raccroché les baguettes.

C’est donc fort de toutes ces expériences professionnelles, mais aussi d’expériences personnelles parfois douloureuses, que le quatuor nous revient aujourd’hui avec My Dark Symphony. Un EP conçu en autoproduction, sans l’aide du moindre label, mais avec l’aide des fans via une campagne de financement participatif. Le résultat dévoile un Conception nouveau, toujours aussi raffiné mais ayant gagné de nouvelles dimensions. Nous avons pu joindre Roy Khan et Tore Østby afin d’en discuter et de tout savoir sur ce retour auquel on n’osait plus croire.

Nous en avons également profité pour revenir avec Roy sur son départ de Kamelot et demander à Tore s’il pourrait également relancer Ark, mais autant tout de suite ne pas nourrir de faux espoirs : il n’y a aucune chance.

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Soilwork : au-delà du réel


Le chanteur Björn « Speed » et le guitariste David Andersson sont des hyper-créatifs, il n’y a pas d’autre explication. Alors que Soilwork retrouvait une stabilité dans ses rangs, ils sortaient coup sur coup, en 2017 et 2018, deux albums avec leur formation rock The Night Flight Orchestra, pendant qu’en parallèle, ils étaient déjà à l’œuvre pour concevoir l’album qui succédera à The Ride Majestic du groupe de death mélodique.

Verkligheten est cet opus, présentant un visage très familier, caractérisé notamment par ce sens aigu de la mélodie scandinave, et à la fois légèrement nouveau, avec des influences plus rock et heavy traditionnelles. Une orientation qui doit visiblement beaucoup au nouveau de la bande : le batteur Bastian Thusgaard. Car si ce dernier a été l’élève de son prédécesseur, Dirk Verbeuren, et qu’il n’a pas à rougir de sa technique, il se démarque par une approche sensiblement plus rock et épurée. Une analyse partagée par Björn Strid ci-après, qui nous parle de ce nouveau chapitre dans l’entretien qui suit, où nous discutons par ailleurs de la notion de réalité et des effets de vases communicants entre Soilwork et The Night Flight Orchestra.

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