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Interview   

Trepalium : le blues qui réveille les morts


L’EP Voodoo Moonshine, depuis rebaptisée Damballa’s Voodoo Doll, a eu l’effet d’une bombe en 2014. Un EP qui a eu valeur d’album tant il a marqué les esprits avec son boogie-metal, mélange assumé de jazz-swing et de guitares heavy. Forcément, on attendait la suite avec gourmandise. Une suite qui a tardé et qui a bien failli être compromise par le départ du chanteur Cédric Punda, alias KK, en 2017. Mais il ne fallait pas enterrer Trepalium trop vite : l’arrivée de Renato Di Folco, si elle a pu générer des interrogations, notamment par rapport à l’identité vocale foncièrement nouvelle pour le groupe, s’est aussi imposée comme une évidence au vu des influences communes et d’un sens du groove inné partagé par les deux parties. Plus encore, elle ouvre des perspectives pour Trepalium.

Après avoir pu constater cette nouvelle alchimie sur scène, en particulier lors du Hellfest 2019, il est temps maintenant de voir ce que ça donne sur disque. From The Ground, plein de symboliques pour le groupe, dans les paroles comme dans la pochette et le titre, atteste de cette renaissance. Conservant les atouts qui font tout le charme et la force de Trepalium, From The Ground n’est pour autant pas une redite de Voodoo Mooshine : au contraire, la fibre de Trepalium s’étoffe, notamment du côté du blues, couleur qui sied comme un gant à Renato.

Nous avons longuement échangé avec le guitariste Harun Demiraslan (seulement quelques mois après notre précédente entrevue pour Step In Fluid) et son nouveau compère brailleur Renato Di Folco pour revenir en détail sur cette gestion du changement, sur ce nouveau disque et, de manière générale, sur ce « laboratoire » musical singulier qu’est Trepalium.

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Bernard Minet Metal Band renvoie les metalleux en enfance


Pour beaucoup de trentenaires et quarantenaires, Bernard Minet, c’est toute leur enfance. C’est Les Musclés, c’est le Club Dorothée, c’est Bioman… Mais si on s’intéresse un peu plus à sa carrière, c’est surtout un batteur et un musicien ayant du métier. Et c’est aussi un rockeur, comme en témoignent ses premiers pas dans la musique, dès ses quinze ans, avec le groupe d’Angers Magpye. Voilà pourquoi en 2006 Bernard Minet a eu l’idée de conjuguer sa carrière d’amuseur pour les enfants et son premier amour, pour revenir aujourd’hui avec un album complet de génériques de dessins animés interprétés à la sauce hard rock, sous le patronyme de Bernard Minet Metal Band.

C’est à cette occasion, à quelques jours de son concert au Nouveau Casino, que nous avons rencontré le chaleureux artiste, aussi ouvert et authentique à la ville qu’à la scène. Il tient à connaître les noms de tout le monde, même si ce n’est que pour discuter cinq minutes ; il est content qu’on soit capables de lui citer notre titre préféré, et déçu lorsque les journalistes présents à la conférence de presse qui a suivi avouaient n’avoir même pas écouté l’album. Bernard Minet défend bec et ongles son projet, tout en ayant parfaitement conscience de la dimension nostalgique de celui-ci. Un homme qui repense avec beaucoup de tendresse à la grande époque de Dorothée et des Musclés, triste de la disparition de certains de ses copains, mais heureux d’avoir apporté du bonheur aux mômes, et heureux de retrouver ces mêmes mômes, désormais adultes, dans les salles de concert. Nous nous sommes donc retrouvés face à un homme passionné et passionnant, qui a parfaitement conscience que son job se résume à donner le sourire aux gens.

Pour compléter cet entretien, nous avons également échangé avec le guitariste Chris Cesari de Heart Attack, groupe de thrash servant de backing band sur scène à Bernard Minet. Chris partage avec nous une expérience plus exigeante qu’on pourrait croire aux côtés de l’ex-batteur des Musclés et de l’interprète des génériques de certains de leurs dessins animés d’enfance favoris.

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Gotthard rebranche les guitares


Après huit ans et bientôt quatre albums au compteur, on ne peut que constater à quel point Nic Maeder s’est confortablement fait une place au sein de Gotthard. Une prouesse quand sa tâche a été de prendre la suite d’un frontman de la trempe de Steve Lee. Cette réussite, il la doit avant tout à son talent de chanteur et de compositeur, mais aussi à un travail sur lui-même pour apprendre à collaborer et à rentrer dans la dynamique créative de Gotthard. Ce qui explique peut-être pourquoi le nouvel album des Suisses, le simplement nommé #13, a été le plus facile à écrire pour ce line-up, malgré les difficultés à trouver des créneaux pour le faire.

Revenant de la tournée Defrosted 2, où Gotthard a réinterprété certains de ses titres en acoustique accompagné d’instruments classiques, on peut aussi comprendre que ça ait pu les démanger de renfiler les guitares électriques, en renouant avec le producteur Paul Lani qui avait déjà signé le plus brut Firebirth (2012). Pour autant, s’il démarre sur une tonalité bien hard, #13 joue sur la diversité et les élans plus atypiques dont est capable Gotthard, entre intervention de co-writers et inspirations orientales voire quasi sludge, en passant par une reprise d’Abba…

Nous avons profité d’avoir Nic Maeder au téléphone pour disséquer ce nouvel opus et en savoir un peu plus sur lui. On fait également le point sur sa place dans le groupe aujourd’hui, mais aussi sur celle du batteur Hena Habegger, absent du disque, et du guitariste/membre historique Leo Leoni après ses escapades dans le projet CoreLeoni.

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Regarde Les Hommes Tomber : le petit groupe qui monte, qui monte…


Avec Ascension, les Nantais de Regarde Les Hommes Tomber ont pris leur temps : cinq ans, de quoi tourner intensivement, se faire une place de choix dans la scène post-black française, signer sur Season of Mist, et peaufiner ce troisième album. De quoi aussi faire frémir les fans d’impatience après un Exile particulièrement remarqué… Dernier volet d’une trilogie entamée avec Regarde Les Hommes Tomber, plus résolument black metal que ses prédécesseurs, ce nouvel opus est celui d’un groupe en pleine possession de ses moyens qui a su tirer parti de ses premières expériences. Nous avons discuté de sa genèse et de la trajectoire du groupe avec T.C. (chant) et A.M. (guitare).

Disponibles et passionnés, les deux musiciens nous font entrer dans leur processus créatif, de la composition d’Ascension à l’élaboration des sets live, des tournées à leur collaboration avec Hangman’s Chair, de la Bible au black metal. De quoi passer du conflit à l’harmonie, et de la chute à l’élévation…

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The Night Flight Orchestra : la tête dans les nuages


Quand sortait Internal Affairs (2012), ils étaient peu à croire en The Night Flight Orchestra et son classic rock joué par des pointures du death mélo. Huit ans et cinq albums plus tard, le collectif suédois est désormais signé sur le prestigieux label allemand Nuclear Blast et n’a cessé d’élargir ses rangs et d’étoffer son concept pour proposer une musique rétro plus vraie que nature, gorgée de mélodies catchy, d’un sentiment d’évasion et d’un romantisme mélancolique. La mode du revival des années 80 est entre-temps passé par là, rattrapant The Night Flight Orchestra au vol. Tous les voyants sont désormais au vert pour le groupe et rien ne semble arrêter son ascension.

Avec Aeromantic, The Night Flight Orchestra fait une nouvelle démonstration de son amour et sa maîtrise d’un âge d’or de la musique populaire, à cheval entre les années 70 et 80, mettant un peu plus l’accent sur les claviers, mettant à profit un kit de batterie hautement symbolique ayant servi à Abba et intégrant la participation d’une violoniste. L’objectif des Suédois est clair : devenir un orchestre classic rock jouant dans les stades et les plus grandes salles. Certes, l’objectif est encore loin d’être atteint, mais The Night Flight Orchestra a déjà prouvé que quand on croit en ses rêves, ces derniers pourraient bien finir par se réaliser. On discute de tout cela, et plus encore (le féminisme, le départ du claviériste Richard Larsson, des nouvelles de Soilwork, etc.), avec le guitariste-compositeur-parolier (et gastroentérologue) David Andersson.

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My Dying Bride : la constellation du malheur


A croire que le malheur attire le malheur. Si bien qu’Aaron Stainthorpe, chanteur de My Dying Bride, groupe de doom réputé pour sa musique particulièrement triste et déprimante, commence à se poser des questions et à faire attention à ce qu’il écrit. Il faut dire qu’il sort tout juste d’une période particulièrement difficile, où sa fille, à peine âgée de cinq ans, a dû être soignée pour un cancer. Pendant cette période au chevet de son enfant, on peut le comprendre, My Dying Bride n’existait plus à ses yeux. Et comme si ça ne suffisait pas, deux membres ont quitté le navire My Dying Bride.

Cinq ans après le presque prémonitoire Feel The Misery, le groupe de Bradford a finalement trouvé le moyen de retourner en studio, grâce surtout au guitariste Andrew Craghan qui, une fois de plus, a pris sur lui pour créer tout seul The Ghost Of Orion, et à une victoire contre le cancer. Mais les déboires ne se sont pas arrêtés là : Aaron Stainthorpe a eu le plus grand mal à se remettre dans le bain et à enregistrer ce disque.

Malgré une volonté d’aller vers une musique plus « accessible » et un nouveau chapitre qui s’ouvre en ayant rejoint le label Nuclear Blast, My Dying Bride est décidément toujours autant imprégné par le malheur. On en discute ci-après avec le chanteur.

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Lordi : la machine à remonter le temps


Mr. Lordi est un nostalgique. Il l’assume et le revendique. Ce n’est un secret pour personne, et son groupe Lordi en est la preuve la plus éclatante, il voue une passion sans bornes pour les années 80. Et s’il a une certaine tendresse pour les années 70, la décennie qui l’a vu naître, son rapport aux années 90 – celles qui ont « tué » les années 80 – est déjà plus mitigé, même si ce qu’il y retient pourra surprendre certains fans de Kiss… Quant à notre époque, il avoue y vivre en complet décalage, refusant à peu près toutes les pratiques modernes, des services de streaming jusqu’aux e-mails, en passant par les réseaux sociaux.

Bref, Mr. Lordi est un nostalgique. Pour autant, l’entreprise ambitieuse et originale dans laquelle il s’est lancé avec Killection, le dixième album de Lordi, va plus loin que la simple nostalgie. Il s’agissait de créer une compilation imaginaire, authentique et crédible, partant du postulat suivant : et si Lordi avait existé et écrit de la musique depuis les années 70 ? Retourner cinquante ans en arrière et refaire l’évolution du rock n’est pas une mince affaire, mais Mr. Lordi et ses collègues ont eu à cœur de faire les choses bien, avec une étude minutieuse de vieux morceaux pour en dégager les codes de chaque décennie, le choix des studios, des techniques et du matériel en fonction du son à obtenir, etc.

Nous avons longuement échangé avec Mr. Lordi qui nous révèle les difficultés auxquelles le groupe a été confronté dans ce projet, et nous parle avec son éternel bagou de ce que représente pour lui les années 70, 80 et 90, de sa place dans l’époque actuelle et de ses inquiétudes sur l’avenir. Il revient également sur le changement au poste de bassiste, avec le départ d’Ox et l’arrivée d’Hiisi, conséquence des contraintes qu’impose un groupe dont les membres sont plus que des musiciens, mais des personnages auxquels les costumes, masques et maquillages donnent vie.

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Ihsahn rentre à la maison


« Tout ce que je fais maintenant, c’est probablement d’essayer de trouver comment conserver l’excitation et ne pas avoir l’impression d’emprunter toujours la même route. » Ihsahn fait partie de ces artistes dont l’idée même du renouvellement est immuablement inscrite dans le cahier des charges de ses œuvres. Alors quand Ihsahn s’essaye à un nouveau format, celui d’un duo d’EP, ce n’est pas seulement pour aller dans le sens d’une industrie et de modes de consommation qui aujourd’hui privilégient les formats courts. C’est aussi pour voir ce que cela peut apporter à sa créativité.

Telemark est le premier des deux EP prévus par le musicien avant de s’atteler à son prochain album. De ce format il a tiré une plus grande liberté, n’étant pas soumis aux contraintes d’équilibre et de cohérence qu’il impose lui-même, malgré son attrait pour l’expérimentation et du fait de sa culture musicale, au format album. Pourtant, un thème général se dégage de l’EP, celui des origines musicales comme géographiques, puisque Telemark est le nom de la région natale d’Ihsahn qui a largement façonné son caractère. Inutile, pour autant, d’y chercher une résurgence d’Emperor, c’est plutôt vers l’esprit et l’attitude du black metal d’antan qu’il se tourne, traçant un lien direct avec les idéaux originels du rock n’ roll. On parle de tout cela ci-après avec le musicien.

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Demons & Wizards : la bromance d’Hansi & Jon


Une amitié de trente ans, dans n’importe quel milieu et quelles que soient les personnes impliquées, c’est beau. Une amitié de trente ans entre deux musiciens qui décident un beau jour de former un super-groupe pour jouer la musique qu’ils ont écrite ensemble, forcément, pour l’auditeur, c’est encore mieux. Et c’est précisément le chemin emprunté par Hansi Kürsch, inimitable voix de Blind Guardian, et Jon Schaffer, guitariste et principal compositeur d’Iced Earth, à la fin des années 90.

Même si Demons & Wizards n’avait plus vraiment fait parler de lui depuis Touched By The Crimson King, sorti en 2005, le projet n’était pas pour autant enterré, et les deux complices n’attendaient qu’un alignement de planètes favorable (et des agendas un peu moins chargés avec leur groupe respectif) pour revenir sur le devant de la scène. Après une tournée des festivals en 2019 et une belle position de co-headliner au Wacken Open Air, le super-groupe revient aujourd’hui avec un troisième album, sobrement intitulé III, sans doute pour rafraîchir la mémoire de ceux qui auraient perdu le fil après quinze ans de hiatus.

Le toujours très sympathique et loquace Hansi nous parle de ce silence forcé, de ses retrouvailles musicales avec Jon et de leur bromance épique ci-après.

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Marko Hietala libère son cœur


Pour un groupe qui s’est octroyé une année sabbatique en 2017, le moins qu’on puisse dire, c’est que ses membres ont été sacrément productifs. Il y a d’abord eu Tuomas Holopainen qui a entraîné Troy Donockley ainsi que son épouse Johanna Kurkela dans le projet Auri. Puis la chanteuse Floor Jansen qui a déterré Northward avec le guitariste Jørn Viggo Lofstad (Pagan’s Mind). Et finalement, le dernier mais pas des moindres, le bassiste-chanteur Marko Hietala a entrepris de fouiller dans ses tiroirs pour y trouver des morceaux qui n’avaient convenu ni à Nightwish, ni à Tarot, pour se lancer pour la première fois en solo.

Le résultat pourra étonner, à la fois parce qu’il est sorti en deux versions – finlandaise sous le patronyme Mustan Sydämen Rovio, début 2019, puis anglaise, intitulée Pyre Of The Black Heart, un an plus tard –, et parce qu’il s’offre une vraie liberté sans trop de considérations commerciales ou de cohérence. Reste qu’on reconnaît indéniablement la patte du musicien, son sens mélodique et ses principales affinités artistiques. Plus encore, par la nature de l’entreprise, on se rapproche au plus près de qui est Marko Hietala (oui, avec un « k » car c’est la vraie orthographe de son prénom), y compris dans des textes plus intimes.

Nous nous sommes entretenus avec le principal intéressé pour qu’il nous parle de ce projet solo qui, par l’investissement de collaborateurs passionnés, tend à devenir un groupe. On rentre également un peu plus dans la vie et la personnalité de Marko Hietala, entre aspirations de jeunesse, rêves et rapport avec son père.

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