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Interview   

Moment de détente avec Tranzat


A l’occasion du Motocultor, qui se déroulera du 15 au 18 août, le festival vient d’organiser une tournée warm-up dans plusieurs villes de France. Sur l’affiche, on retrouvait Angelus Apatrida et Tranzat, deux groupes issus d’univers très différents mais qui savent tous deux transmettre avec brio leurs compositions, le tout dans une ambiance festive. Nous avons échangé avec les membres de Tranzat quelques jours après leur passage au rock’n’eat de Lyon où nous avions pris une bonne claque (un live report de cette soirée est à venir).

Avec deux albums depuis leur création en 2015, le groupe rétro-futuriste venu de Brest est situé entre le rock et le metal progressif. Voyageant à travers les sonorités, il nous présente d’un ton léger et amusant un univers directement inspiré de la science et de la fiction. Mais laissons Nicolas (basse) et Thomas (batterie) nous en dire plus.

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S.U.P. : schizophrénie et damnation


S.U.P. sait se faire désirer. Car que l’attente a été longue ! Aussi longue qu’Hegemony, dernier album en date, était bon, ce qui n’a fait que contribuer à l’impression que ces onze années étaient interminables : on en voulait plus et on savait qu’ils avaient plus à offrir. Pourtant les frères Loez, Thierry Berger et Frédéric Fievez ne se sont pas tournés les pouces, bouclant la boucle avec l’entité alter ego Supuration : fin du triptyque du Cube avec CU3E et un coup de jeune donné à de vieilles démos via Reveries, sans parler des diverses tournées, du projet de bande dessinée encore en cours de travail, de la chaîne YouTube We Love It Loud…

Mais il était grand temps de retrouver une dose de ce metal singulier, piochant autant dans le death metal que dans le gothique ou la cold wave, et ses concepts de science-fiction horrifique. En ça, Dissymmetry tient ses promesses et il y a fort à parier que sa « poésie gorifique », pour reprendre les termes des frères Loez, va longtemps nous hanter.

Impossible de ne pas marquer le coup : alors que nous avions les deux frangins sous la main, nous n’allions pas les lâcher. L’interview qui suit revient sur la longue attente pour aboutir à Dissymmetry, sa conception et son concept. Mais nous en profitons également pour remonter le temps, trente ans en arrière, exactement, lorsqu’un groupe du nom d’Etsicroxe était formé avant de muter en Supuration, puis S.U.P. De l’impact de l’environnement dans lequel ils ont grandi, dans le Nord-Pas-de-Calais, à l’état d’esprit d’un groupe qui a refusé des premières parties de Metallica et Rammstein, Fabrice et Ludovic jouent le jeu de l’introspection et des confidences.

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Periphery à 360 degrés


Se prendre une année rien que pour travailler sur un album est un sacré luxe. Presque inimaginable même, à une époque où le disque n’a plus la valorisation qu’il avait il y a quelques décennies et où tourner est devenu le moyen numéro un de subsistance pour les artistes. Sauf que certains parviennent tout de même à contourner la règle, grâce à leur capacité d’adaptation au monde nouveau, et à s’offrir ce luxe. Periphery, avec son nouvel opus IV: Hail Stan, est un des rares exemples.

En décidant de libérer son agenda pendant une année et de travailler sur son album « jusqu’à ce qu’il soit fini », Periphery démontre qu’il est encore possible de mettre la création au tout premier plan. Periphery délivre l’album qu’il voulait, audacieux, hétéroclite et sans compromis. Progressif, rentre-dedans, mélodique, brutal, électrique et électronique, IV: Hail Stan est tout à la fois. Il incarne le caractère touche-à-tout d’un groupe qui à partir d’une plaisanterie en vient à créer son propre label ou d’un coup de tête lance son propre camp estival. Nous en parlons avec le guitariste Jake Bowen.

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Puppy voit le metal en rose


Alors que 2020 approche, les années 80 s’éloignent et deviennent une source d’inspiration à part entière pour de nombreux groupes, et Puppy ne déroge pas à la règle. Ce trio londonien aux inspirations plus que diverses jongle entre le clair et l’obscur, entre le metal et la pop, le tout dans une ambiance 80’s non dissimulée. Loin d’essayer d’imiter, ni de moquer les groupes de ces années-là, les membres de Puppy essayent d’adopter une posture critique sur la création et l’originalité en général.

C’est d’ailleurs un groupe qui fait tout lui-même, et cela se ressent : dans les clips, dans leur production et dans leur ambiance, ils essayent d’avoir une approche qui leur est propre. C’est probablement leur identité unique en son genre, et leurs mélodies accrocheuses, qui ne sont pas sans rappeler Ghost, qui leur permettent de se démarquer sur la scène rock avec leur premier album, intitulé The Goat. Jock Norton, le chanteur et guitariste, nous explique tout cela et bien plus (amis amateurs de football…) avec un brin d’humour dans l’interview qui suit.

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Une singularité nommée Devin Townsend


Devin Townsend a toujours été un artiste difficile à suivre d’un album à l’autre. Maintenant, avec Empath, il va être difficile à suivre d’une chanson à l’autre… D’aucuns argueraient que c’est précisément parce qu’il est capable d’une telle disparité, et de la maîtriser, que Devin Townsend est aussi génial. En réalité, Devin Townsend est génial parce qu’il est honnête, en phase avec l’expérience « brutale, intense, à multiples facettes et belle » qu’est la vie, et Empath est peut-être son album le plus honnête, y fourrant tout ce qui lui passait par la tête, sans compromis (remercions Chad Kroeger, le chanteur de Nickelback, pour ça), sans arrière-pensée.

Ce qui ne signifie pas que Devin Townsend ne pense pas. Oh que non ! Si bien, et les lecteurs réguliers de ses interviews le savent, qu’un journaliste qui l’interroge a parfois l’impression d’endosser le rôle de thérapeute, cherchant à démêler son rapport aux émotions, à reconstituer le fil des événements menant à l’acte de création de l’oeuvre, à remonter le fil des pensées de l’artiste pendant que celui-ci continue de se dérouler sous ses yeux…

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Nostromo vogue vers son avenir


« Nous ne renquillions pas pour venir beurrer des sandwichs ou pour enfiler des perles. » Ça a le mérite d’être clair. Depuis l’annonce de son retour fin 2016, Nostromo n’a eu de cesse de faire parler de lui, que ce soit avec une tournée en première partie de Gojira, avec le deux-titres Uraeus ou maintenant avec un nouvel EP, intitulé Narrenschiff, qui démontre le haut niveau de forme de la formation suisse. Conscients de l’opportunité unique qui s’offre à eux face à l’engouement entourant leur retour, les membres de Nostromo se donnent à fond… quitte à ce qu’il y ait un peu de « casse » ou, disons, quelques mises au point. Ça a été le cas avec le batteur Maik qui a été poussé vers la sortie, remplacé par l’ex-Mumakil Maxime Hänsenberger pour des raisons que nous expliquent Jérôme et Lad ci-après.

C’est donc ambitieux, mais sans perdre pied avec la réalité, que Nostromo avance, montant progressivement en puissance jusqu’à un nouvel album qui est déjà dans les tuyaux, et sans perdre de vue son sens de l’audace, songeant déjà à de nouvelles collaborations ou à tirer profit de l’expérience de Lad en matière de musique électronique. Nous parlons de tout ceci avec les deux compères.

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Whitechapel : évoluer par la thérapie


Le nouvel album de Whitechapel vient des tripes. Ses textes représentent une thérapie pour son chanteur Phil Bozeman et, espérons-le, pour d’autres auditeurs. Et la teneur sombre des paroles se veut en symbiose avec la direction musicale du disque. En effet, si Phil a pour habitude d’attendre que la base musicale soit faite, le guitariste Alex Wade nous explique lors de cet entretien que le groupe n’a néanmoins pas hésité à réadapter des éléments musicaux afin de mieux coller au travail du chanteur.

Alex Wade nous dit également comment Whitechapel envisage et travaille son évolution, que ce soit celle de sa musique ou celle du line-up (le groupe n’a toujours pas de batteur attitré suite au départ de Ben Harclerode), avec un délicat équilibre dans l’ajustement de détails musicaux et le processus d’enregistrement, apportant de nouvelles sonorités, tel le développement du chant clair, tout en restant fidèle à l’état d’esprit propre à Whitechapel.

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Yngwie Malmsteen : le blues d’un solitaire


Non, toute la musique qu’Yngwie Malmsteen aime, elle ne vient pas de là, elle ne vient pas du blues – tout du moins, pas uniquement. Les habitués du guitariste le savent, ses références sont plutôt à aller chercher d’abord du côté des Vivaldi ou Paganini, c’est d’ailleurs ainsi qu’il a façonné son style qu’on qualifie aujourd’hui de néoclassique. Pourtant, l’apport du blues chez le Suédois n’est pas à négliger : c’est d’ailleurs par là, comme beaucoup de guitaristes de rock, qu’il a commencé, et c’est du blues qu’il a hérité son expressivité, plus que son usage des gammes. Le blues s’est donc toujours immiscé ici et là dans son jeu, dans ses albums, dans ses concerts, et il n’est donc pas si surprenant qu’après s’être essayé à l’acoustique et au symphonique (au sens premier du terme), il se lance aujourd’hui dans un hommage au blues rock avec son nouvel album Blue Lightning.

C’est donc pour défendre ce dernier que nous avons joint le guitariste par téléphone, ravi de parler de son rapport au blues, d’expliquer son approche très instinctive de la musique et de corriger certaines idées reçues, notamment le fait que la musique classique ne s’improviserait pas. Yngwie Malmsteen, c’est aussi un musicien qui a une vision très claire de ce qu’il veut et qui ne laisse aucune place, d’un point de vue créatif, à ses collaborateurs, ce qui lui a valu quelques frictions avec d’anciens chanteurs et d’être souvent traité de mégalomane arrogant. Il suffit d’ailleurs de voir sur Blue Lightning : il s’est occupé de tout, du chant à la production. Pour mieux faire comprendre sa démarche, il nous explique également sa philosophie dans l’entretien qui suit.

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L’esthétique multi-face de Mark Morton


Sortir un album solo quand on est guitariste d’un groupe de metal, c’est presque un passage obligé. Besoin de reconnaissance, envie de montrer la palette de son jeu dans un autre cadre, toutes les raisons sont bonnes. Mark Morton, guitariste du groupe américain Lamb Of God, se lance dans l’aventure. Mais peut-on réellement parler d’un album solo ? Pas réellement : Anesthetic est plutôt un album de collaborations, qui en effet offre à Mark Morton un grand terrain de jeu pour exprimer son talent et sa polyvalence bien au-delà du metal punchy de sa formation principale.

Mark Morton revendique le fait d’avoir travaillé avec une foule de gens aussi prestigieuse que variée, tant pour la composition que pour la production. Sorti la semaine dernière, Anesthetic avait déjà fait parler de lui rien que par le tout premier titre dévoilé : une collaboration avec Chester Bennington, le chanteur de Linkin Park décédé il y a maintenant deux ans, qui nous lègue une prestation remarquable. Bien entouré, s’offrant également les services de gens tels que Mark Lanegan ou Steve Gorman, le guitariste a aussi joué les fanboys. Nous avons rencontré Mark Morton lors d’un passage à Paris pour nous parler de l’album.

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Embryonic Cells : trouver sa place


L’objectif de tout groupe de compo qui souhaite exister médiatiquement est de trouver son identité et sa place dans le paysage musical. Cela ne veut pas nécessairement dire être le plus original possible, mais trouver ce qui le définit le plus et ce qui lui permet de se démarquer artistiquement. C’est valable tant pour une entité de groupe que pour les musiciens qui la composent, qui ont tous un rôle dans l’équilibre sonore général.

C’est cette recherche qui a été au cœur de cet entretien d’Embryonic Cells et de son claviériste Pierre le Pape (Melted Space), à l’occasion de la sortie du nouvel album Horizons. Pierre nous parle du positionnement du groupe vis-à-vis de ses influences, d’un point de vue musical comme en termes de production. Et plus personnellement, il nous décrit avec enthousiasme à quel point il envisage différemment son rôle de claviériste en comparaison de son autre projet Melted Space.

Trouver sa place a été le combat de toute une carrière, dans la mesure où, ne serait-ce que pour exister et perdurer en tant que groupe, le chemin a été laborieux et difficile. C’est pourquoi nous sommes revenus avec Pierre sur les débuts de la formation.

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    Dana Fuchs @ Massy
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