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Interview   

La détermination de Betraying The Martyrs


Betraying The Martyrs trace sa route avec détermination. L’année qu’a vécue le groupe a eu son lot d’épreuves, qu’elles soit musicales, comme le départ d’un de ses membres de longue date, ou matérielles, comme l’incendie qui s’est produit dans la nuit du 12 au 13 juillet pendant que le groupe était en tournée nord américaine. Malgré cela, la motivation du groupe est bien présente. Le nouvel album Rapture vient de sortir et, à cette occasion, nous avons évoqué avec Victor (claviers) cette motivation.

Naturellement, nous avons parlé un moment de l’incendie, des problématiques matérielles, humaines et morales qu’il a et aurait pu engendrer. C’était l’occasion de faire un point sur les précautions à prendre lorsqu’on se lance dans un projet de tournée. Et c’était l’occasion de parler du héros de cet incident, le chauffeur Daniel Johnson, sans qui l’issue aurait pu être plus dramatique.

Puis nous avons parlé musique avec Rapture, album qui hérite du sens de l’accroche de l’album précédent The Resilient, mais avec une attention portée cette fois sur la diversité et la dynamique. Une évolution musicale qui représente un équilibre assumé entre les envie artistiques du groupe et les retours du public.

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Steel Panther : « Notre place est dans notre propre monde »


Si Steel Panther entretient toujours une forme d’ambiguïté entre ce qui relève du parodique et de l’authentique dans sa musique et ses textes, au moins le titre de son nouvel album est, lui, sans ambiguïté : Heavy Metal Rules. Steel Panther aime le metal au sens large, de Van Halen à Slipknot, en passant par Alice In Chains. Il aime son côté fédérateur, sa passion, son extravagance, ses travers comme ses forces, et il lui rend hommage avec un cinquième opus toujours aussi coloré et fleuri.

C’est un Michael Starr, frontman de la formation, en pleine marche pour maintenir sa forme physique que nous avons joint au téléphone, afin qu’il nous parle de Heavy Metal Rules, un album qui leur a décidément donné du fil à retordre, et de son rapport au heavy metal, mais aussi de sujets un peu plus « touchy », comme les limites du concept de Steel Panther ou sa place dans le monde de #metoo.

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Kreator : Frédéric Leclercq dans son élément


Depuis l’époque Heavenly, où on a commencé à entendre parler de lui, Frédéric Leclercq a fait un chemin impressionnant : il intègre Dragonforce fin 2005, monte son projet de death metal avec l’ex-Slipknot Joey Jordison en 2013 et aujourd’hui intègre l’une des légendes du thrash allemand, Kreator, sans parler des multiples projets et expériences live auxquels il a participé au fil des années. Frédéric, grâce non seulement à ses qualités de musicien et d’adaptation, mais aussi à sa sympathie toute naturelle, est devenu un de ces (rares) Français à avoir très largement implanté sa carrière en dehors des frontières hexagonales.

Suite à l’annonce il y a un peu moins de deux semaines de son intégration au poste de bassiste dans le groupe de Mille Petrozza, nous avons pris notre téléphone pour joindre Frédéric, afin qu’il nous raconte tout : l’opportunité qui s’est présentée à lui, son rapport à Kreator, ses challenges à venir… Mais aussi le stade de ras-le-bol profond auquel il était arrivé face à l’esthétique de Dragonforce qui ne lui correspondait pas du tout. Et de façon plus générale, nous en avons profité pour revenir sur son parcours pour mieux comprendre qui est Frédéric Leclercq, le guitariste devenu bassiste, l’artiste aux goûts polyvalents ou encore l’homme aux qualités sociales indéniables.

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Dragonforce : sans compromis


C’est l’heure du changement pour Dragonforce. Changement de management pour le côté gestion du groupe. Changement de line-up avec le départ d’abord du claviériste Vadim Pruzhanov, puis celui du bassiste Frédéric Leclercq parti rejoindre Kreator. Changement d’orientation musicale pour renouer avec l’exubérance après deux albums où le groupe avait mis de l’eau dans son vin en diversifiant son propos. Extreme Power Metal devrait ravir les fans de la première heure – comment auraient-ils pu en douter avec un titre et une pochette pareils ? Fantasy, jeux vidéo, films d’action et… Céline Dion. Dragonforce y va à fond, s’éclate et ne s’excuse pas.

C’est ce que nous explique le guitariste Herman Li, qui revient avec nous sur ces divers changements, mais aussi met les points sur les i quant à la philosophie et le mode de fonctionnement radical et sans compromis de Dragonforce. Herman nous donne également ses bons conseils pour aborder la guitare, qui pourraient se résumer en un mot : le plaisir.

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Blackrain fait de la résistance


Si Released était l’album de la libération, Dying Breed est peut-être celui qui achève le retour Blackrain à ses racines. Ses racines dans le hard rock, le glam et le sleaze qu’il assume plus que jamais, mais aussi ses racines dans sa propre carrière, en revenant auprès du producteur Chris Laney et à l’énergie brute qui avait fait la force de Licence To Thrill (2008). La différence ? L’expérience qui joue considérablement, autant dans la construction des morceaux, dans l’interprétation, que dans le regard critique du groupe sur sa propre œuvre. Dans l’entretien ci-après, Swan, frontman de la formation, les pieds sur terre, n’hésite pas à faire preuve de franchise sur tous les sujets.

Thématique du titre oblige – « espèce en voie de disparition » –, nous avons longuement échangé sur la place du rock aujourd’hui et sur l’état de l’industrie musicale. Une forme de pessimisme se sent dans ses propos, proportionnel à la passion qu’il voue à sa musique de prédilection. L’échange, durant lequel nous avons « challengé » sa vision des choses et qui se prête évidemment au débat, est en tout cas riche et instructif. Tout comme lorsqu’il nous parle de la Suède, son pays d’adoption, et de son expérience aux côtés de Crashdïet.

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Opeth crache son venin


S’il y a un soir à ne pas mettre un artiste étranger dehors en plein Paris, c’est bien un 14 juillet doublé d’une victoire de l’Algérie en Coupe d’Afrique des nations… C’est pourtant la mésaventure qui est arrivée à Mikael Åkerfeldt, déposé au mauvais hôtel par son taxi la veille de notre entrevue, et qui a donc pu profiter d’un bain de foule comme seuls la Fête nationale et le foot savent en engendrer.

En professionnel consommé, le maître à penser d’Opeth ne laissera pas cet incident tempérer son enthousiasme envers son nouveau bébé, In Cauda Venenum, un album pas tout à fait conceptuel proposé en version bilingue anglais/suédois – mais avec un titre latin, pour une raison parfaitement valable expliquée ci-après. Genèse du disque, bilinguisme, Ivanhoé, studios à l’ancienne, amitiés musicales… Autant de sujets que nous avons pu évoquer avec le compositeur/chanteur/guitariste suédois sur une terrasse parisienne ensoleillée, bien loin de l’ambiance sombre et inquiétante de son treizième album.

Oh, un conseil avant de cliquer sur le lien ci-dessous : quand Mikael Åkerfeldt vous suggère de faire preuve de prudence lors de vos recherches sur un certain groupe, il est préférable de l’écouter. Vraiment…

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L’homme qui a rebranché Heart Of A Coward


C’est une forme de renaissance que vit le groupe de metalcore Heart Of A Coward cette année. Après avoir enchaîné trois albums en à peine quatre ans et six ans de tournée en compagnie de Machine Head, Trivium ou encore Thy Art Is Murder, le combo anglais avait vu son élan stoppé net par le départ du chanteur Jamie Graham en 2017 pour « se concentrer sur son travail et passer plus de temps avec sa famille ». Déboussolé, se posant des questions quant à son avenir, le groupe a tout de même commencé à composer, ne sachant pas si ça aboutirait à quelque chose.

C’est finalement en trouvant sa nouvelle voix, Kaan Tasan, à la fois fan et ami du groupe, que celui-ci a retrouvé la motivation et une nouvelle énergie pour continuer et façonner un nouveau son, bazardant la plupart des musiques composées avant l’arrivée du chanteur. C’est ce que nous raconte Kaan en détail ci-après, rentrant par ailleurs dans les thématiques très pessimistes de l’album sur le monde et cette idée de déconnexion.

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Exhorder : le ciel se dégage


Exhorder, ce nom ne vous parle peut-être que vaguement, et pourtant, sans les premières briques du groove metal qu’ont posées les Néo-Orléanais peut-être qu’il n’y aurait pas eu de Lamb Of God, de Slipknot ou… de Pantera ! Balayons tout de suite le sujet : oui, une controverse qui a la peau dure voudrait qu’après ses débuts glam et heavy metal, Pantera se soit calqué sur Exhorder pour établir le style qui lui a apporté le succès – controverse encore récemment alimentée par Marzi Montazeri, le nouveau guitariste d’Exhorder et ex-collaborateur de… Phil Anselmo. Ce à quoi Kyle Thomas, chanteur d’Exhorder, a déjà répondu en 2007 : « Ce que je déteste le plus dans ce sujet, c’est à quel point nous sommes menottés à leur succès. Est-ce qu’ils nous ont copiés ? Possiblement. Était-ce délibéré ? Peut-être. Est-ce qu’ils ont été influencés par nous ? Sûrement. Est-ce qu’ils ont travaillé vachement plus dur que nous ? Absolument. Le dossier est clos. »

On peut donc maintenant en venir au principal et se réjouir : Exhorder est bel et bien de retour ! Après vingt-sept ans d’absence discographique et diverses reformations avortées, celle de 2017 était finalement la bonne, puisque la voilà aujourd’hui entérinée sous la forme d’un nouvel album, intitulé Mourn The Southern Skies. Un album puissant, autant thrash que groove dans la plus pure tradition instaurée par les albums Slaughter In The Vatican (1990) et The Law (1992), la maturité, quelques surprises et une production mastoc en plus.

Dans l’entretien ci-après, Kyle Thomas nous raconte tout, de la reformation à l’album, en passant par ce qu’est Exhorder en 2019 et un retour dans l’histoire. Et puisque entre-temps il a aussi intégré les légendes du doom Trouble – avec qui il a sorti l’excellent The Distortion Field (2013) –, nous n’avons pas pu résister à l’envie qu’il nous en dise un peu plus sur ce front.

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Kadavar réveille les morts


Il est amusant de voir qu’à l’instar d’un romancier ou d’un peintre, Kadavar semble avoir toujours besoin de définir un sujet ou un cadre pour ses albums. C’est probablement pour ça que chacun d’entre eux développe son propre parti pris, sa propre atmosphère, et fait évoluer la patte du trio dans des directions sensiblement différentes. Le récent voyage de Kadavar en Transylvanie, et notamment au château de Bran – le fameux château de Dracula –, a clairement été le point de départ créatif de leur cinquième album For The Dead Travel Fast.

Inspiré par les récits gothiques de vampire ou vieux films italiens d’épouvante, les Berlinois ont concocté un album dans la tradition du rock occulte et à frissons des années 70. Et si le rock n’effraie plus grand monde aujourd’hui, ce dont Lupus, chanteur-guitariste de Kadavar, se désole ci-après, peut-être au moins créera-t-il des images et des émotions chez l’auditeur.

Mais For The Dead Travel Fast, c’est aussi un album où Kadavar continue d’ouvrir ses horizons, avec des structures plus progressives et en rajoutant des couches (de clavier, de guitare et de voix). L’expérience live en compagnie des Cosmic Riders Of The Black Sun en début d’année n’y est pas étrangère et traduit une volonté de Lupus en particulier de transcender les limites du power trio. Le frontman nous parle de tout ceci et plus encore.

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Alice Cooper : un méchant qui vous veut du bien


Alice Cooper est une des « dernières légendes » dans le rock. C’est son propre constat face à l’évolution d’un monde qu’il juge sévèrement. Un monde à la réalité tellement choquante qu’il a relégué le maître du shock rock, qui terrifiait une partie de la population dans les années 70, au « simple » rang d’amuseur. Un amuseur qui regarde vers l’avenir, adaptant son spectacle qui reste à ce jour l’un des plus divertissants du rock.

Mais si Alice Cooper se dit être « probablement tout l’inverse d’un nostalgique », il sait parfaitement d’où il vient. Voilà pourquoi, en coïncidant avec la tournée européenne qui bat son plein, il sort Breadcrumbs, un EP rendant hommage au rock de sa ville natale de Detroit, réalisé en compagnie de musiciens ancrés dans la culture de la célèbre Motor City – Johnny « Bee » Badanjek (Detroit Wheels), Mark Farner (Grand Funk Railroad), Wayne Kramer (MC5), etc.

Nous avons eu l’occasion d’échanger avec Alice Cooper, quelques minutes avant ses balances du concert de Vienne, en Autriche, afin qu’il nous parle de ses débuts mais aussi de sa vision du monde actuel et de sa place dans celui-ci. De quoi patienter en attendant de se délecter de son show à La Seine Musicale de Boulogne-Billancourt ce vendredi !

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