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Le Son D'Histoire    Nouvelles Du Front   

Fast Eddie Clarke, le dernier Mercenaire


Eddie Clarke, alias Fast Eddie pour beaucoup d’entre nous, est parti le 10 janvier dernier. La fin d’une époque et par la même occasion celle du dernier rescapé d’un groupe incarnant la folie de la période charnière de la fin des années 70 enfumées et le début électrique et revigoré des années 80 pleines de promesses. Son nom sifflant comme un coup de fouet restera à jamais associé à Motörhead et sera adoubé par un nombre incalculable de jeunes guitaristes. Le musicien, bien qu’étant le plus discret des trois membres du line-up classique du trio légendaire, était tout aussi essentiel que l’était Phil Taylor de par sa technique si particulière. Son jeu unique très bluesy, groovy voire feutré sur certains morceaux en faisait un six-cordiste inimitable.

Dès le départ, le gars a la dégaine qui colle parfaitement à l’image que le groupe veut afficher, le plus souvent avec une stratocaster marquée d’une feuille de cannabis et plaquée sur des fringues noires, le visage masqué par ses cheveux longs donnant une impression d’éternelle nonchalance. Qui d’autre pouvait occuper le poste du groupe le plus bruyant de la planète en cette fin des années 70 ?

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Robert Plant & Jimmy Page : le dirigeable sous des vents contraires


Il existe dans le firmament musical des groupes mythiques. C’est souvent la rencontre entre des personnalités différentes, souvent bien trempées, qui par leur complémentarité engendrent des instants de magie pure. Malheureusement ce genre de symbiose peut parfois être brisée par un drame et être ainsi appelée à disparaître à jamais… Ces groupes nous les connaissons tous et il n’est pas question ici de les énumérer et encore moins de faire leur apologie. Il est question de l’après. Un après où rares sont les exemples de rémission totale.

C’est aujourd’hui un cas d’école que nous étudions : Led Zeppelin. Nombreux sont les fans qui attendent, guettent au gré des interviews, une potentielle reformation qui n’arrivera sans doute jamais – malgré celle éclair qui s’était produite à l’occasion d’un concert hommage à Ahmet Ertegun, fondateur d’Atlantic Records, au O2 Arena de Londres le 10 décembre 2007. Récemment une intox montée de toute pièce par The Mirror voulait que Robert Plant ait refusé un contrat de 640 millions d’euros, au grand désarrois de Jimmy Page et John Paul Jones qui auraient, eux, soi disant déjà signé. L’information a depuis été démentie par l’attaché de presse du chanteur et Richard Branson lui-même, l’entrepreneur qui aurait formulé l’offre. Mais, si on y a cru, c’est qu’au fond c’était plausible – et probablement parce que beaucoup en rêvent. Pour comprendre pourquoi il faut avant tout saisir un point essentiel de l’histoire des relations entre Jimmy Page et Robert Plant.

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Le Son D'Histoire   

Armageddon : le dernier testament de Keith Relf


Pas facile d’être un ancien Yardbirds quand on ne s’appelle pas Jimmy Page, Eric Clapton ou Jeff Beck. Car, en effet, pour beaucoup, The Yardbirds est avant tout le groupe qui a placé dans la lumière, voire lancé les carrières de ces trois immenses guitaristes, le reste n’étant que l’histoire d’un de ces nombreux groupes de la « British blues invasion » qui n’avaient pas la chance d’être les Beatles ou les Rolling Stones mais qui ont au moins eu le mérite au milieu des années 60 d’intéresser tout un public au blues, de créer des vocations et de paver la voie à toutes ces formations de hard rock qui ont marqué les années 70, à commencer, bien sûr, par Led Zeppelin, qui n’aurait sans doute pas existé sans The Yardbirds, étant directement issu des graines semées par ces derniers.

Mais l’héritage de Relf, McCarty, Dreja et les autres, c’est tout de même plus que cela. C’est celui d’un groupe de reprises de blues qui acquit très tôt un grand talent d’improvisation afin de faire tourner un morceau pendant une vingtaine de minutes sur scène, essayant de nouvelles choses (perdant ainsi Clapton qui était bien heureux de faire simplement du blues), devenant un groupe avant-gardiste – pour l’époque – dans ses expérimentations psychédéliques (« Heart Full Of Soul » et son son de sitar reproduit à la guitare électrique, plusieurs mois avant « Norwegian Wood » des Beatles et « Paint It, Black » des Stones) et sur la distorsion et le feedback (principalement à partir de l’arrivée de Jeff Beck). Mais tout cela fut tué par des tournées incessantes, épuisantes (l’arrivée des drogues et de l’alcool dans l’équation n’aidant pas) et pas toujours rentables, des enregistrements en studio avec des producteurs de pop incapables de capter leur puissance live (Keith Relf déclare en 1974 : « Je pense que le groupe était de ces rares groupes qui ne marchaient que dans l’excitation du moment, de l’environnement et du public »), des maisons de disques pas encore à même de saisir l’évolution musicale de cette époque et préférant laisser le groupe sombrer dans les oubliettes des charts. A l’été 1968, The Yardbirds vit ses dernières heures, brûle ses dernières braises avant une renaissance menée par Page, avec un phénix appelé Led Zeppelin. Mais c’est une autre histoire…

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Interview    Le Son D'Histoire   

Pantera : vingt ans que Far Beyond Driven vrille les têtes


Dans les braillements primaires et la rythmique hardcore d’un « Strenght Beyond Strenght », les riffs comme des coups de perceuse de « Becoming », la marche de combat d’un « 5 Minutes Alone », le 22 mars 1994, le septième album de Pantera sortait et changeait la donne. Certes, cela faisait déjà quelques années que le groupe avait laissé tomber les atours glam à l’entrée de la décennie et, avec l’arrivée de Phil Anselmo, la bande a clairement durci le ton faisant, après quatre albums, de Cowboys From Hell, en 1990, la première vraie œuvre du Pantera classique, et poussant deux ans plus tard, avec Vulgar Display Of Power, plus loin son propos dans la face du public.

En 1992, Pantera avait déjà ses albums fondamentaux ; Entertainment Weekly déclarait d’ailleurs au sujet du second qu’il était sans doute « l’un des albums de heavy metal les plus satisfaisants depuis les premiers jours culte de Metallica dans les années 80 ». Ne lui manquait plus que le succès à la hauteur de cette réussite critique, même si le groupe avait commencé à grignoter des places dans les charts : les Cowboys le placent pour la première fois dans le Billboard 200 aux États-Unis (pendant une seule semaine), et Vulgar Display… aura percé plus tard jusque dans le top 50, pendant ses seize semaines passées dans le classement. Pourtant le sommet n’était pas encore atteint.

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FFF réveille le fonck


1997. La France est rock. Trust a disparu avant le début de cette décennie mais d’autres veillent. Noir Désir chante « L’Homme Pressé », chanson issue de son album 666.667 Club sorti l’année précédente et déjà essentiel, et parodie avec son clip la mode des boys-bands qui pourrissent la radio et la téloche avec leurs chemises fluo. No One Is Innocent sort Utopia. Mass Hysteria Le Bien-être et la Paix, son premier méfait. En juin, au Parc des Princes, a lieu le festival Rock à Paris, graine de Rock en Seine, avec David Bowie et Rage Against The Machine parmi les têtes d’affiches mais aussi des No One, Mass, NTM, sans oublier FFF pour montrer que le rock, le vrai (et pourquoi NTM ne pourrait pas être du rock ?), en français peut remuer des stades.

Depuis Trust est revenu avant de re-disparaître (et réapparaître en tant que Kollektif AK-47), Noir Désir s’est dissous autour d’une prison lituanienne, alors que Mass Hysteria et No One Is Innocent partaient confiants vers la deuxième décennie de leur existence (l’un vient de fêter ses vingt ans, l’autre ne devrait pas tarder à le faire après avoir participé au vingtième anniversaire d’autres défenseurs du rock francophone : Tagada Jones), et voilà que FFF revient pour une tournée et déverser sa roche en fusion sur les scènes de France. Et plus si affinités.

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Par le Dieu du Feu Infernal, il revient !


Le « God of Hellfire » revient, même s’il n’est jamais parti. Ayant planté une graine incandescente dans le rock à la fin des années 60, les rameaux de son buisson ardent ont poussé imperceptiblement mais sûrement à travers le metal. Mais ayant semé, il ne s’est pas arrêté pour regarder croître un arbre dont il ne goûtera que peu (ou pas) les fruits. Et pendant plus de quarante ans il n’a eu de cesse de tracer ses sillons, sur disque comme sur scène. Et il est temps que chacun le sache : le Dieu du Feu Infernal n’a jamais quitté le périmètre des cercles des musiques du Diable et ce retour n’est qu’un nouveau tour de rappel : il est là, Arthur Brown.

Cet Anglais fantasque (tel que le monde préfère les enfants d’Albion), inconnu du plus grand nombre, aurait pu n’être qu’un simple « One hit wonder » si avec son premier et unique tube « Fire », en 1968, il n’avait pas filé le coup de starter, l’électrochoc dans la cervelle de la créature shock-rock, en ravivant l’héritage de Screamin’ Jay Hawkins (dont il reprend d’ailleurs le fameux « I Put A Spell on You » sur son premier album, et toujours en concert aujourd’hui) dans un brouet rock psychédélique, tantôt prog ou hard, voire pop et même soul (à cette époque, les frontières des genres n’étaient pas encore (im)posées). Et si à la même époque un certain Jimi Hendrix se faisait remarquer en mettant le feu à son instrument, Arthur Brown (proche du guitariste, soit dit en passant), lui, allait bien plus loin…

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Gloria Cavalera : une histoire du Metal


Gloria Cavalera, épouse du célèbre Max, chanteur-guitariste, compositeur et fondateur de Sepultura, Soulfly, Nailbomb ou encore Cavalera Conspiracy, tient depuis octobre 2012 un blog et même tout lecteur un minimum curieux serait fort avisé (comme Albin, lecteur de RM, qui nous l’a conseillé) d’y tester son niveau en anglais tant il a valeur de témoignage unique pour qui tente de comprendre un pan de l’histoire du Metal.

Cette femme de l’ombre du mouvement nous conte des épisodes de sa riche existence aux côtés de son chevelu de mari qu’elle a rencontré en 1989 et dont elle est devenue manager peu de temps après leur rencontre initiale. Entre les épisodes sombres qui ont accablé par moments leurs vies et les multiples étapes qui ont participé à façonner le mythe de la tribu Cavalera, Gloria a assisté, managé, souffert et parfois joué un rôle clé dans ce clan central de l’histoire du metal international des années 1980 à nos jours. Anecdotes fascinantes, épisodes épiques, images rares et clichés de diverses époques dont l’une, particulièrement dorée musicalement pour les Cavalera et le metal en général, et une autre qui a vu le clan Cavalera accablé par les drames et la tristesse, ce n’est rien de moins qu’une plongée dans les coulisses d’un quart de siècle de metal qu’offre Gloria Cavalera à qui ira lire ses billets, qu’on déguste avec curiosité et émotion.

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The Beatles : graines de metal


Le premier album des Beatles a 50 ans tout pile aujourd’hui. Please, Please Me a atterri pour la première fois dans les bacs le 22 mars 1963 et avant que la frange la plus true ou hardcore des lecteurs ne se plaignent, disons le tout de suite, tout net : oui, c’est un événement. Un tel anniversaire a de quoi faire jubiler tout le monde du rock au sens large. Et cela inclut, par conséquent ce fils du rock qu’est le metal. Alors célébrons ce demi-siècle de règne (bien qu’il ne fut pas actif plus de dix ans) d’un des plus grands groupes de l’histoire du rock, sans qui le rock et le metal ne seraient pas ce qu’ils sont cinquante ans après.

Oui, que ça vous plaise ou non, le metal ne serait pas le même sans ces « quatre garçons dans le vent ». En moins d’une décennie, ils ont planté des graines qu’on récolte encore à l’heure actuelle, même dans les musiques les plus extrêmes. Et nous allons nous acharner à vous le démontrer en 10 points. Vous trouverez parfois qu’on grossit un peu le trait (principalement pour s’amuser, pas pour vous persuader à tout prix), mais c’est aussi pour mettre sous le microscope ce phénomène pour que vous puissiez distinguer les fibres d’ADN métalliques dans les élytres de ces Scarabées.

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Death, ce groupe de Black oublié de l’Histoire du Rock


Il est des villes qui, dans la grande Histoire du Rock, mériteraient qu’au moins un volume entier leur soit consacré. Ainsi en est-il de Detroit, ville de musique autant que peuvent l’être des métropoles comme Londres, Berlin, New York ou San Francisco, qui a fait autant pour les musiques Noires pour avoir été le berceau de la Motown, que pour les musiques dures, que ce soit le hard rock, le punk ou le metal, dès les fondations de celles-ci. Alice Cooper, Grand Funk Railroad, MC5, The Stooges, et on en passe, ont tous leurs racines plantées dans la Motor City. Et c’est aussi en eux que les musiques que vous aimez, vous qui lisez ces lignes, ont leurs propres racines.

Et quand Metallica avait annoncé qu’il planterait son prochain festival Orion dans la capitale du Michigan, on pouvait parfaitement s’attendre à ce que les Californiens fassent preuve de piété en rendant hommage à ces fondations. Mais surprise ! Agréable surprise quand on a finalement découvert le nom retenu. Un groupe peu connu (pour ne pas dire quasi inconnu) mais au nom qui parle pourtant aux oreilles des metalleux : Death. Un nom qui a tout de suite intrigué les fans de metal dont les réactions furent, généralement : « Death se reforme ?! Sans Chuck Schuldiner ?! ». Ou encore, découvrant la réalité : « C’est un autre groupe qui s’appelle Death ?! Ils ont le droit ? ».

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Flower Travellin’ Band et la naissance du hard rock japonais


Qui veut comprendre le présent doit se pencher sur le passé et connaître l’histoire devrait permettre d’éviter qu’elle se répète. Ce sont de vieilles rengaines qui ont, au mieux, le mérite de justifier la paie des historiens… qui ne sont sans doute pas assez bien rémunérés, sinon pourquoi aurait-on si souvent ce sentiment de déjà-vu ?

Et cela même dans un domaine tel que la musique. Ainsi, en enfilant sa casquette d’historien, on peut facilement être persuadé que la passion engendrée par le mouvement visual kei provient d’abord d’une ignorance. D’abord de l’ignorance de son propre état, avant tout chez les fans occidentaux (et plus particulièrement français) de ce style : on ne se rend pas compte, on nie, en bref on ignore, alors qu’on est certain d’être original, d’avoir des passions hors du commun, exotiques, qu’on ne consomme rien de plus exotique qu’un jus de litchi vendu en supermarché. Ensuite une ignorance historique. Car en se penchant sur l’histoire de la musique japonaise, et du rock japonais principalement, on s’aperçoit que le visual kei (qui n’est, il est vrai, pas un style de musique en soi puisque c’est une esthétique envahissant d’accessoires et de cosmétique un spectre allant du pop-rock au metal) n’est que la réussite aujourd’hui d’un schéma déjà-vu dans les années 1960.

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