Il y a environ un an, un chroniqueur d’Europe 1 avait prĂ©sentĂ© Dagoba comme s’il n’y avait eu aucun autre groupe de hard rock ou de metal en France depuis Trust. Les connaissances des mĂ©dias français en matière de metal sont ce qu’elles sont.
Mais si, Ă l’image de ce chroniqueur, mais dans la direction temporelle inverse, vous pensiez qu’avant la bande Ă Bernie Bonvoisin, dans l’Hexagone, c’Ă©tait le no man’s land des dĂ©cibels ; et qu’Ă part Johnny, Eddy , Dick et les autres pâlichonnes copies de divers modèles anglo-saxons, le rock français Ă©tait l’Ă©gal des vins anglais, alors cette interview doit vite ĂŞtre mise en haut de votre liste de lecture si vous voulez ĂŞtre diplĂ´mĂ© ès hard rock français.
C’Ă©tait dĂ©jĂ dans le but de dĂ©poussiĂ©rer et en partie rĂ©habiliter le blason du hard rock seventies de France et de Navarre que l’Animal et Fox vous avaient offert il y a quelques mois une Ă©mission complète sur ce thème. Et pour enlever le plus de parts d’ombre possible au tableau de la scène française des annĂ©es 70 qui envoie des watts, Ă©tait invitĂ© Jack Bon, guitariste et chanteur de Ganafoul, groupe originaire de Givors, dans la rĂ©gion lyonnaise, et ayant eu leur part de succès Ă la fin des annĂ©es 70.
Car, de Lille Ă Marseille, en passant par Paris et Lyon, des p’tits gars savaient se servir d’une guitare Ă©lectrique et envoyer le jus : le groupe franco-marocains Les Variations (surnommĂ©s les « Led Zep français », non sans raison) ; ou Magma, un monument national du prog’ Ă l’influence internationale ; et sans oublier Trust qui dĂ©buta Ă la fin de cette pĂ©riode et dont la puissance se rĂ©percuta jusque de l’autre cĂ´tĂ© de l’Atlantique.
Ce sont justement des noms comme Trust, mais aussi AC/DC, TĂ©lĂ©phone, Jimmy Miller (producteur des Rolling Stones) ou Manu KatchĂ©, qu’on retrouve dans l’histoire de Ganafoul et de Jack Bon. Une histoire pleine de promesses, qui ne manquait qu’un coup de pouce du Destin pour devenir grande et dans laquelle bien des groupes et des musiciens d’aujourd’hui pourront encore y revoir la leur.
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