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Conférence De Presse    Le Son D'Histoire   

Deftones : White Pony, vingt ans après


Certains albums, s’ils font du bruit lorsqu’ils sortent, prennent avec le temps une ampleur que pas grand monde, auteurs inclus, avait pu anticiper. Dans l’histoire récente du metal et plus largement du rock, White Pony des Américains de Deftones est l’un d’entre eux. À sa sortie, il captive immédiatement un public plus large que jamais avec l’incontournable « Change (In The House Of Flies) », et par la suite, il se révèle un tournant majeur pour le groupe et ouvre des horizons pour toute une génération de jeunes musiciens. Il reste son plus grand succès à ce jour, tant en termes de ventes que d’estime : proverbial album de la maturité, il fait passer la bande de Sacramento de groupe de nu metal constamment comparé à ses petits camarades de Korn ou Sevendust à entité unique à l’besthétique singulière.

Pour fêter les vingt ans de l’opus, sorti le 20 juin 2000, le groupe a décidé d’organiser une conférence de presse virtuelle, contexte oblige. Trois de ses membres, Chino Moreno (voix, guitare), Abe Cunningham (batterie) et Frank Delgado (claviers, platines), ont donc répondu de chez eux, qui avec son café, qui avec sa bière matinale, aux questions de journalistes du monde entier. L’occasion idéale pour revenir sur la genèse de l’album et pour se replonger dans une époque charnière. L’occasion aussi de glaner quelques informations sur le futur du groupe, entre la réédition de White Pony et le prochain album qui se profile…

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Le réveil de Fates Warning


Avec Queensrÿche et Crimson Glory, Fates Warning fait partie du trio de tête des pionniers ayant posé les bases du metal progressif, quelques années avant que le genre soit popularisé par Dream Theater. Si le premier a connu une évolution artistique parfois décriée et le second une carrière peu prolifique, le troisième est resté une valeur sûre et le fier représentant d’une musique audacieuse, alliant un riffing metal inspiré à des structures inventives. En près de quarante ans de carrière, fidèle à la philosophie progressive, Fates Warning s’est affiné, affirmé, modernisé, mais chez de nombreux fans, le trio d’album initial – Night On Bröcken (1984), The Spectre Within (1985) et surtout Awaken The Guardian (1986) – revêt un charme et un caractère nostalgique particuliers.

Aujourd’hui, cet héritage des premières années, John Arch, chanteur originel du combo, le porte au sein du projet Arch/Matheos, en compagnie du guitariste-compositeur Jim Matheos toujours fidèle au poste dans Fates Warning. Nous avons profité d’avoir le chanteur au téléphone à l’occasion de la sortie de l’album Winter Ethereal pour effectuer avec lui un saut dans le temps, afin qu’il partage avec nous ses souvenirs de cette lointaine époque…

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Possessed : aux portes du death metal


2019 aura marqué le monde du death metal au moins pour un événement majeur : le retour discographique de Possessed qui signe avec Revelations Of Oblivion son premier disque de compositions originales en 32 ans. Possessed, c’est ce groupe de la baie de San Francisco qui a posé les bases du death metal tel qu’on le connaît aujourd’hui. Un pionnier.

Alors, pour marquer l’événement, nous avons profité d’avoir Jeff Becerra au bout du fil pour qu’il partage avec un nous trois ans d’histoire, son histoire, celle de Possessed, mais aussi, par extension, celle du death metal. Ainsi, il nous parle des trois premiers disques du combo, des moments de débauche pendant l’enregistrement de Seven Churches (1985) et de ses poulets apeurés à l’implication de Joe Satriani pour l’EP The Eyes Of Horror (1987), en passant par un problème de son sur le pourtant classique Beyond The Gates (1986).

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Conception : retrospective avec Tore Østby


Il y a quelques semaines nous vous proposions une interview pour marquer un des événements – si ce n’est l’événement – de 2018 dans la scène metal progressif : le retour de Conception avec un EP de musiques toutes fraîches, les premières en vingt et un ans, intitulé My Dark Symphony. En ce début d’année, le groupe continue de prendre ce retour étape par étape et vient d’annoncer leurs deux premiers concerts de reformation, qui auront lieu en avril dans leur ville de Gjøvik.

En attendant la suite des hostilités, nous avons profité d’avoir le guitariste Tore Østby sous la main pour revenir sur les quatre albums de Conception et recueillir ses sentiments et souvenirs sur ceux-ci. Une bonne occasion pour replonger dans la discographie du groupe ou faire plus ample connaissance pour ceux qui le découvrent aujourd’hui.

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Fast Eddie Clarke, le dernier Mercenaire


Eddie Clarke, alias Fast Eddie pour beaucoup d’entre nous, est parti le 10 janvier dernier. La fin d’une époque et par la même occasion celle du dernier rescapé d’un groupe incarnant la folie de la période charnière de la fin des années 70 enfumées et le début électrique et revigoré des années 80 pleines de promesses. Son nom sifflant comme un coup de fouet restera à jamais associé à Motörhead et sera adoubé par un nombre incalculable de jeunes guitaristes. Le musicien, bien qu’étant le plus discret des trois membres du line-up classique du trio légendaire, était tout aussi essentiel que l’était Phil Taylor de par sa technique si particulière. Son jeu unique très bluesy, groovy voire feutré sur certains morceaux en faisait un six-cordiste inimitable.

Dès le départ, le gars a la dégaine qui colle parfaitement à l’image que le groupe veut afficher, le plus souvent avec une stratocaster marquée d’une feuille de cannabis et plaquée sur des fringues noires, le visage masqué par ses cheveux longs donnant une impression d’éternelle nonchalance. Qui d’autre pouvait occuper le poste du groupe le plus bruyant de la planète en cette fin des années 70 ?

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Robert Plant & Jimmy Page : le dirigeable sous des vents contraires


Il existe dans le firmament musical des groupes mythiques. C’est souvent la rencontre entre des personnalités différentes, souvent bien trempées, qui par leur complémentarité engendrent des instants de magie pure. Malheureusement ce genre de symbiose peut parfois être brisée par un drame et être ainsi appelée à disparaître à jamais… Ces groupes nous les connaissons tous et il n’est pas question ici de les énumérer et encore moins de faire leur apologie. Il est question de l’après. Un après où rares sont les exemples de rémission totale.

C’est aujourd’hui un cas d’école que nous étudions : Led Zeppelin. Nombreux sont les fans qui attendent, guettent au gré des interviews, une potentielle reformation qui n’arrivera sans doute jamais – malgré celle éclair qui s’était produite à l’occasion d’un concert hommage à Ahmet Ertegun, fondateur d’Atlantic Records, au O2 Arena de Londres le 10 décembre 2007. Récemment une intox montée de toute pièce par The Mirror voulait que Robert Plant ait refusé un contrat de 640 millions d’euros, au grand désarrois de Jimmy Page et John Paul Jones qui auraient, eux, soi disant déjà signé. L’information a depuis été démentie par l’attaché de presse du chanteur et Richard Branson lui-même, l’entrepreneur qui aurait formulé l’offre. Mais, si on y a cru, c’est qu’au fond c’était plausible – et probablement parce que beaucoup en rêvent. Pour comprendre pourquoi il faut avant tout saisir un point essentiel de l’histoire des relations entre Jimmy Page et Robert Plant.

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Armageddon : le dernier testament de Keith Relf


Pas facile d’être un ancien Yardbirds quand on ne s’appelle pas Jimmy Page, Eric Clapton ou Jeff Beck. Car, en effet, pour beaucoup, The Yardbirds est avant tout le groupe qui a placé dans la lumière, voire lancé les carrières de ces trois immenses guitaristes, le reste n’étant que l’histoire d’un de ces nombreux groupes de la « British blues invasion » qui n’avaient pas la chance d’être les Beatles ou les Rolling Stones mais qui ont au moins eu le mérite au milieu des années 60 d’intéresser tout un public au blues, de créer des vocations et de paver la voie à toutes ces formations de hard rock qui ont marqué les années 70, à commencer, bien sûr, par Led Zeppelin, qui n’aurait sans doute pas existé sans The Yardbirds, étant directement issu des graines semées par ces derniers.

Mais l’héritage de Relf, McCarty, Dreja et les autres, c’est tout de même plus que cela. C’est celui d’un groupe de reprises de blues qui acquit très tôt un grand talent d’improvisation afin de faire tourner un morceau pendant une vingtaine de minutes sur scène, essayant de nouvelles choses (perdant ainsi Clapton qui était bien heureux de faire simplement du blues), devenant un groupe avant-gardiste – pour l’époque – dans ses expérimentations psychédéliques (« Heart Full Of Soul » et son son de sitar reproduit à la guitare électrique, plusieurs mois avant « Norwegian Wood » des Beatles et « Paint It, Black » des Stones) et sur la distorsion et le feedback (principalement à partir de l’arrivée de Jeff Beck). Mais tout cela fut tué par des tournées incessantes, épuisantes (l’arrivée des drogues et de l’alcool dans l’équation n’aidant pas) et pas toujours rentables, des enregistrements en studio avec des producteurs de pop incapables de capter leur puissance live (Keith Relf déclare en 1974 : « Je pense que le groupe était de ces rares groupes qui ne marchaient que dans l’excitation du moment, de l’environnement et du public »), des maisons de disques pas encore à même de saisir l’évolution musicale de cette époque et préférant laisser le groupe sombrer dans les oubliettes des charts. A l’été 1968, The Yardbirds vit ses dernières heures, brûle ses dernières braises avant une renaissance menée par Page, avec un phénix appelé Led Zeppelin. Mais c’est une autre histoire…

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Pantera : vingt ans que Far Beyond Driven vrille les têtes


Dans les braillements primaires et la rythmique hardcore d’un « Strenght Beyond Strenght », les riffs comme des coups de perceuse de « Becoming », la marche de combat d’un « 5 Minutes Alone », le 22 mars 1994, le septième album de Pantera sortait et changeait la donne. Certes, cela faisait déjà quelques années que le groupe avait laissé tomber les atours glam à l’entrée de la décennie et, avec l’arrivée de Phil Anselmo, la bande a clairement durci le ton faisant, après quatre albums, de Cowboys From Hell, en 1990, la première vraie œuvre du Pantera classique, et poussant deux ans plus tard, avec Vulgar Display Of Power, plus loin son propos dans la face du public.

En 1992, Pantera avait déjà ses albums fondamentaux ; Entertainment Weekly déclarait d’ailleurs au sujet du second qu’il était sans doute « l’un des albums de heavy metal les plus satisfaisants depuis les premiers jours culte de Metallica dans les années 80 ». Ne lui manquait plus que le succès à la hauteur de cette réussite critique, même si le groupe avait commencé à grignoter des places dans les charts : les Cowboys le placent pour la première fois dans le Billboard 200 aux États-Unis (pendant une seule semaine), et Vulgar Display… aura percé plus tard jusque dans le top 50, pendant ses seize semaines passées dans le classement. Pourtant le sommet n’était pas encore atteint.

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FFF réveille le fonck


1997. La France est rock. Trust a disparu avant le début de cette décennie mais d’autres veillent. Noir Désir chante « L’Homme Pressé », chanson issue de son album 666.667 Club sorti l’année précédente et déjà essentiel, et parodie avec son clip la mode des boys-bands qui pourrissent la radio et la téloche avec leurs chemises fluo. No One Is Innocent sort Utopia. Mass Hysteria Le Bien-être et la Paix, son premier méfait. En juin, au Parc des Princes, a lieu le festival Rock à Paris, graine de Rock en Seine, avec David Bowie et Rage Against The Machine parmi les têtes d’affiches mais aussi des No One, Mass, NTM, sans oublier FFF pour montrer que le rock, le vrai (et pourquoi NTM ne pourrait pas être du rock ?), en français peut remuer des stades.

Depuis Trust est revenu avant de re-disparaître (et réapparaître en tant que Kollektif AK-47), Noir Désir s’est dissous autour d’une prison lituanienne, alors que Mass Hysteria et No One Is Innocent partaient confiants vers la deuxième décennie de leur existence (l’un vient de fêter ses vingt ans, l’autre ne devrait pas tarder à le faire après avoir participé au vingtième anniversaire d’autres défenseurs du rock francophone : Tagada Jones), et voilà que FFF revient pour une tournée et déverser sa roche en fusion sur les scènes de France. Et plus si affinités.

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Par le Dieu du Feu Infernal, il revient !


Le « God of Hellfire » revient, même s’il n’est jamais parti. Ayant planté une graine incandescente dans le rock à la fin des années 60, les rameaux de son buisson ardent ont poussé imperceptiblement mais sûrement à travers le metal. Mais ayant semé, il ne s’est pas arrêté pour regarder croître un arbre dont il ne goûtera que peu (ou pas) les fruits. Et pendant plus de quarante ans il n’a eu de cesse de tracer ses sillons, sur disque comme sur scène. Et il est temps que chacun le sache : le Dieu du Feu Infernal n’a jamais quitté le périmètre des cercles des musiques du Diable et ce retour n’est qu’un nouveau tour de rappel : il est là, Arthur Brown.

Cet Anglais fantasque (tel que le monde préfère les enfants d’Albion), inconnu du plus grand nombre, aurait pu n’être qu’un simple « One hit wonder » si avec son premier et unique tube « Fire », en 1968, il n’avait pas filé le coup de starter, l’électrochoc dans la cervelle de la créature shock-rock, en ravivant l’héritage de Screamin’ Jay Hawkins (dont il reprend d’ailleurs le fameux « I Put A Spell on You » sur son premier album, et toujours en concert aujourd’hui) dans un brouet rock psychédélique, tantôt prog ou hard, voire pop et même soul (à cette époque, les frontières des genres n’étaient pas encore (im)posées). Et si à la même époque un certain Jimi Hendrix se faisait remarquer en mettant le feu à son instrument, Arthur Brown (proche du guitariste, soit dit en passant), lui, allait bien plus loin…

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