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Le Son D'Histoire   

Flower Travellin’ Band et la naissance du hard rock japonais


Qui veut comprendre le présent doit se pencher sur le passé et connaître l’histoire devrait permettre d’éviter qu’elle se répète. Ce sont de vieilles rengaines qui ont, au mieux, le mérite de justifier la paie des historiens… qui ne sont sans doute pas assez bien rémunérés, sinon pourquoi aurait-on si souvent ce sentiment de déjà-vu ?

Et cela même dans un domaine tel que la musique. Ainsi, en enfilant sa casquette d’historien, on peut facilement être persuadé que la passion engendrée par le mouvement visual kei provient d’abord d’une ignorance. D’abord de l’ignorance de son propre état, avant tout chez les fans occidentaux (et plus particulièrement français) de ce style : on ne se rend pas compte, on nie, en bref on ignore, alors qu’on est certain d’être original, d’avoir des passions hors du commun, exotiques, qu’on ne consomme rien de plus exotique qu’un jus de litchi vendu en supermarché. Ensuite une ignorance historique. Car en se penchant sur l’histoire de la musique japonaise, et du rock japonais principalement, on s’aperçoit que le visual kei (qui n’est, il est vrai, pas un style de musique en soi puisque c’est une esthétique envahissant d’accessoires et de cosmétique un spectre allant du pop-rock au metal) n’est que la réussite aujourd’hui d’un schéma déjà-vu dans les années 1960.

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Le Son D'Histoire   

Nevermind : l’éternel adolescent ?


Qu’est-ce que c’est que cette année 1991 ? Une décennie commence et, musicalement, elle sort dès le début toutes ses plus fortes cartes. Le Black Album de Metallica est un tournant pour le groupe mais aussi pour le genre devenant plus « bankable » (non, ce n’est pas forcément un gros mot) que jamais ; Use Your Illusion de Guns N’ Roses tente le coup du double-album dès son troisième opus (hey, même les Beatles ne l’ont pas fait avant le neuvième !) ; et Nevermind plus que tout autre disque est venu tout foutre en l’air dans le monde musical.

Cette semaine marque le vingtième anniversaire de la sortie du deuxième album de Nirvana. Tirée le 24 septembre 1991, cette deuxième salve du groupe d’Aberdeen a tout dévasté, d’une manière dont nul ne s’attendait. Vous trouvez que j’exagère, que je suis trop dithyrambique envers un album qui musicalement n’en mérite peut-être pas tant ? Mais nous ne parlons pas de la musique même contenue sur ce disque mais du phénomène Nevermind.

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Le Son D'Histoire   

Vingt ans d’Illusion… et de « Hasta la vista, baby ! »


C’est en lisant une interview de Slash pour le magazine anglais Total Guitar et retranscrite sur le site Musicradar.com que nous nous sommes aperçus d’une chose : comme le Black Album de Metallica il y a quelques temps, ou le Nevermind de Nirvana dans environ une semaine, le double album de Guns N’ Roses Use Your Illusion I et II va avoir exactement vingt ans ce soir à minuit, puisqu’il est sorti à cette heure-là, entre le 16 et le 17 septembre 1991.

Mais voilà, comme le souligne très bien un extrait de cet entretien du guitariste, ce double album n’est peut-être pas à ce point parfait, ni aussi emblématique que les deux autres disques cités plus haut : « C’était particulièrement exploratoire comparé à Appetite. Je veux dire, honnêtement, j’aurais préféré faire un disque avec juste dix putains de chansons un peu plus directes. » Et c’est vrai que la qualité globale de ces deux albums peut faire débat (comme au sein de notre rédaction où le débat se fait surtout en levant certains doigts pour montrer notre désaccord). Use Your Illusion est-il un album si important dans l’histoire du hard rock ? Et supporte-t-il vraiment la comparaison avec son aîné Appetite For Destruction ?

En fait, c’est un débat qu’on laisse à d’autres (à vous, lecteurs, par exemple). En fait, se souvenir que Use You Illusion a vingt ans, c’est se souvenir que la chanson « You Could Be Mine » a vingt ans, et que c’est donc aussi le cas d’un autre chef-d’œuvre, lui, incontestable.

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Interview    Le Son D'Histoire   

Une histoire française : Ganafoul


Il y a environ un an, un chroniqueur d’Europe 1 avait présenté Dagoba comme s’il n’y avait eu aucun autre groupe de hard rock ou de metal en France depuis Trust. Les connaissances des médias français en matière de metal sont ce qu’elles sont.

Mais si, à l’image de ce chroniqueur, mais dans la direction temporelle inverse, vous pensiez qu’avant la bande à Bernie Bonvoisin, dans l’Hexagone, c’était le no man’s land des décibels ; et qu’à part Johnny, Eddy , Dick et les autres pâlichonnes copies de divers modèles anglo-saxons, le rock français était l’égal des vins anglais, alors cette interview doit vite être mise en haut de votre liste de lecture si vous voulez être diplômé ès hard rock français.

C’était déjà dans le but de dépoussiérer et en partie réhabiliter le blason du hard rock seventies de France et de Navarre que l’Animal et Fox vous avaient offert il y a quelques mois une émission complète sur ce thème. Et pour enlever le plus de parts d’ombre possible au tableau de la scène française des années 70 qui envoie des watts, était invité Jack Bon, guitariste et chanteur de Ganafoul, groupe originaire de Givors, dans la région lyonnaise, et ayant eu leur part de succès à la fin des années 70.

Car, de Lille à Marseille, en passant par Paris et Lyon, des p’tits gars savaient se servir d’une guitare électrique et envoyer le jus : le groupe franco-marocains Les Variations (surnommés les « Led Zep français », non sans raison) ; ou Magma, un monument national du prog’ à l’influence internationale ; et sans oublier Trust qui débuta à la fin de cette période et dont la puissance se répercuta jusque de l’autre côté de l’Atlantique.

Ce sont justement des noms comme Trust, mais aussi AC/DC, Téléphone, Jimmy Miller (producteur des Rolling Stones) ou Manu Katché, qu’on retrouve dans l’histoire de Ganafoul et de Jack Bon. Une histoire pleine de promesses, qui ne manquait qu’un coup de pouce du Destin pour devenir grande et dans laquelle bien des groupes et des musiciens d’aujourd’hui pourront encore y revoir la leur.

Lire l’entretien.



Le Son D'Histoire   

Des batteurs qui nous offrent du rêve


Il y a des batteurs qui vivent des cauchemars. Exemple : celui du groupe Ravage qui, dans un accident de camping, s’est blessé au pouce, s’arrachant un beau morceau, avec une hache en coupant du bois pour le feu. Et – vous pouvez essayer – c’est vrai que pour tenir des baguettes sans pouce, ça doit vite virer au cauchemar. Il devra donc être remplacé plusieurs semaines le temps de se remettre.

D’un autre côté, il y en a qui vivent des vrais rêves. Écoutons justement l’histoire d’un ancien. Parce que c’est parfois important d’écouter les anciens avec leurs anecdotes incroyables sur un temps qui n’est plus ; comme quand votre grand-mère allemande qui vous raconte sa jeunesse au temps du Troisième Reich (ou sous Pétain, car tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir une grand-mère allemande). Du rêve, je vous dis. Et celle-ci, racontée au site de Back Page Magazine, c’est celle de Bill Ward, emblématique batteur de Black Sabbath, et dont les acteurs ne sont autres que les membres de ce groupe culte et d’un autre qui ne l’est pas moins : Led Zeppelin.

Découvrez l’histoire de cette jam session légendaire que des fans surnomment la « Black Zeppelin ».

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Le Son D'Histoire   

Un vaisseau fantôme nommé Heavy Metal


L’Animal n’est pas qu’une créature ayant un jour émergé des marais de la Dombes, pas si lointains de la base de corsaires que sont les studios de Radio Metal. L’Animal est aussi une créature errant dans les caves, dans les salles d’archives profondes, dans les enfers des bibliothèques et dans les catacombes où règnent en maîtres chthoniens d’obscures mélomanes.

Que ne lui prit-il pas l’idée, une fois, de franchir cette porte que tout archéologue en quête de mystères metalliens finit toujours par pousser. Au-dessus de cette porte on peut lire : « Origines du Heavy Metal ». Et l’Animal marcha sans crainte dans ces couloirs qui sentent la bière, le retour d’acide et le riff poussiéreux. Le périple fut relativement court mais combien il fut surpris quand, au bout de sa quête, par-delà ces corridors où résonnent d’épaisses lignes de basse, il trouva une mer souterraine, houleuse, sauvage. Et quel spectacle ce fut que de contempler, jaillissant de ces vagues furieuses et indomptables, ce macabre navire et sa squelettique figure de proue. Sur son bastingage on peut lire son nom de baptême : Kingdom Come et son capitaine est Sir Lord Baltimore.

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    Alice Cooper @ Paris
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