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Live Report   

Une nouvelle dose de Shaka Ponk


Connaissez-vous la fable de la Cigale et du grand Singe ?

La Cigale, désappointée d’avoir été si durement éconduite, reprit sa route, résolue à changer de conduite. Mais un Gorille survint en chemin. Et, attendri par son chagrin, l’invita à se livrer librement au chant et à la danse. Lui qui n’avait que faire des règles et des convenances, l’entreprise était bien folle mais le pari fut relevé. Et, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. D’assez de pièces, la hardiesse fut récompensée. Pour que les maux de l’hiver ne soient plus que souvenirs.

C’est en des termes quelque peu différents qu’une fable à la moralité semblable, cependant, nous fut contée un soir de novembre, chez dame la Cigale. Trêve de verbiage alambiqué. Les vidéos teasers annonçant l’installation de Goz et Cie à la Cigale, livrées aux hordes de fans dès le mois de mars, avaient produit leur petit effet, alors que la tournée triomphale des Zénith touchait à sa fin. Après les festivals d’été, les prémices de l’hiver se veulent alors tout à fait favorables à Shaka Ponk puisque les neuf dates prévues à la Cigale, du 5 au 24 novembre, sont sold-out ! Revenons donc sur l’avant-dernière date parisienne du groupe, le but étant, après avoir vu Shaka Ponk à son Zénith, d’éviter les redites.

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Marduk est toujours aussi efficace


C’est toujours un plaisir de participer à un événement de metal extrême avec autant de groupes de qualité programmés en une seule soirée et sous un titre de tournée pour le moins épique : « Viktoria Europa Part 2 – March Of Sword And Flame ». D’autant plus lorsqu’on s’imagine le spectacle désuet du Moulin Rouge se déroulant juste à côté, car en effet ce soir ce sont les blast beats et riffs saturés de Marduk et consorts qui sont proposés à la Machine du Moulin, alias « la-salle-de-concert-à-la-scène-trop-haute-pour-le-public » (non pas que ce type de dispositif soit pour les poseurs, mais presque).

Après avoir assisté à des prestations réussies de Valkyrja et Archgoat qui ont chauffé à bloc le public de la Machine, les Suédois de Marduk montent sur scène pour mettre d’emblée les spectateurs de leur côté avec un bon vieux « Panzer Division Marduk ». Un titre qui remporte les suffrages des premiers rangs tout en créant une véritable alliance avec l’ensemble de la salle. Les pogos sont intenses dans la fosse, signe d’une soirée rythmée à venir.

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High Hopes Night : Electric Beans et Lumberjacks donnent le sourire


Aux bonbons et citrouilles, certains préfèrent le rock’n’roll et la bière. Ce fut le cas des groupes Electric Beans et Lumberjacks qui ont choisi d’évangéliser musicalement l’Ouest de la France le 31 octobre dernier. Or c’est un fait : jouer un mercredi soir (soit en plein milieu de la semaine), qui plus est à Niort, lorsque l’on est un groupe parisien doit être considéré à sa juste valeur, c’est-à-dire comme un gros challenge !

Pour autant, le risque de « plantage » sur cette date était limité, le lendemain 1er novembre étant un jour férié. Du coup, c’est un public assez conséquent qui se présente au Hangar, une salle magnifique dont peu de villes en France peuvent se targuer – le bar/restaurant est somptueux et les conditions pour les artistes optimales – que nous vous recommandons chaudement. Pourtant, lorsque Lumberjacks monte sur les planches, les spectateurs laissent un espace conséquent entre eux-mêmes et le groupe. Un trou qui, petit à petit, se résorbera pendant le set. Le Niortais sait être chaud mais, avant cela, il a besoin d’un peu de temps pour finir son assiette ou son verre !

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Le Soulcrusher montre qu’il mérite bien son nom


En parallèle au développement des mastodontes du genre – Hellfest, Wacken et consorts – les festivals de metal plus modestes ne semblent cesser de fleurir ces dernières années, opposant au gigantisme des premiers des proportions familiales et une programmation plus sélective. Le Soulcrusher festival, qui a lieu depuis trois ans à Nimègue aux Pays-Bas, est l’un d’entre eux. Dans la famille grandissante des événements consacrés au doom, au black, et plus largement à ce qu’on appelle, faute de mieux, le metal avant-gardiste, où le Roadburn ferait figure de patriarche et la série des Desert Fest de bande de cousins agités, il est un rejeton frais et enthousiaste dont l’esthétique, à grand renfort de statuaire classique, est reconnaissable entre toutes.

Pour sa troisième édition donc, il nous a proposé en une journée ensoleillée d’octobre pas moins de 13 groupes sur les deux scènes de la Doornroosje, qui avait déjà eu le bon goût d’accueillir Amenra et ses invités au début de l’année. Au programme pour cette fois, entre autres : du doom – Slomatics, Yob, Inter Arma –, du black – Wiegedood, Deafheaven –, et du post-metal – Hemelbestormer –, joués autant par des poids lourds de stature internationale que par des fleurons de la scène locale. Bref, comme le disent les organisateurs du festival : une programmation sombre, bruyante, lourde, brute, mais avec une étincelle de lumière…

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Mass Hysteria : Première réussie !


Reims. Sa cathédrale, ses biscuits roses, sa célèbre boisson à bulles. Et aussi sa Cartonnerie, lieu complet avec deux salles de concerts, plusieurs studios de répétition, un espace restauration le soir des concerts, bref, un espace où la culture, la musique peuvent se développer en toute convivialité. C’est ici, après une résidence, que les Mass Hysteria ont souhaité fêté la sortie de leur dernier méfait, Maniac, avec un concert événement le jour même de la sortie de l’album. Evénement car Maniac sera joué dans son intégralité. Et puis être metal ne signifie pas forcément ne s’abreuver qu’à la bière, le champagne, c’est agréable aussi. Il ne nous en fallait pas plus pour nous déplacer, aidé il est vrai par l’initiative de Veryshow.

Ce soir, pas de première partie. Le nouvel opus sera joué en intégralité puis Mass Hysteria jouera plusieurs morceaux de son répertoire. 20h50, quelques rais de lumière blanche parcourent la pénombre. En fond de scène, les fans peuvent voir un drap flanqué du logo Mass Hysteria. La lumière se teinte de violet sur l’introduction et le groupe d’arriver, la pénombre étant toujours là. Même si cela ne se perçoit pas, Mouss confessera une certaine nervosité et précisera que pour des raisons pratiques, Maniac n’est pas joué dans l’ordre.

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Slaves : Salement abrasif !


Slaves. Un guitariste, Laurie Vincent. Un batteur, Isaac Holman. Anglais. Crachent leur rock abrasif depuis 2012. Un Ep. Trois albums dont le récent Acts Of Fear And Love sorti en 2018. Un fort héritage punk et garage. Une forte envie d’en découdre sur scène pour le plus grand plaisir de fans venus nombreux et motivés au Trabendo. En première partie, Life. Quatre anglais. Coupes au bol. Chemise au col fermé. Apparence gentils garçons donc, sortis des années soixante. Mais ne racontons pas tout dès le début, voyez plutôt la suite, elle est explosive !

20h00, les festivités commencent. Life donne dans la sobriété, l’animation scénique réduite à peau de chagrin. Il y a même une certaine distance. A se demander si le groupe sait qu’il y a un public ! Musicalement, nous sommes dans le rock anglais, avec un chant parfois parlé. Pas inintéressant du tout et des titres comme « Eddies » ou « English » font dresser l’oreille. Globalement, la musique est âpre, fortement ancrée dans la tradition anglaise. Le chanteur qui boit du vin paraît très détaché du public, tout comme le reste de la formation. On se demande même si la prestation ne serait pas la même sans public. Un peu déroutant ! Pénalisant peut-être. Toutefois les spectateurs paraissent apprécier.

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Within Temptation : Excessivement beau !


Le Resist Tour des Hollandais de Within Temptation frappe l’Europe cet automne pour défendre l’album Resist dont la sortie prévue initialement en décembre est repoussée à début 2019. A ce stade, les fans ne connaissent que les titres « The Reckoning » et « Raise Your Banner ». Ce qui fait peu. Mais ce qui ne les empêchera pas de répondre présent et d’offrir un Zénith sacrément bien rempli à Sharon et sa bande.

Avant de profiter de leur groupe préféré, les spectateurs sont invités au Brésil par la jeune formation sud-américaine Ego Kill Talent qui officie plus dans une veine rock grunge que pop metal. Certains d’entre vous ont pu découvrir les Brésiliens au Download 2018 ; ils y jouaient le dimanche sur la Spitfire. Pour les autres, bienvenue dans ce compte-rendu !

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Quand Kataklysm réveille Hypocrisy


« Death… Is just the Beginning », tel est le nom de la tournée européenne réunissant deux importantes entités dans le monde du death metal : Kataklysm et Hypocrisy. Alors que les Québécois de Kataklysm viennent sur le vieux continent pour défendre leur dernier album Meditations paru le 1er juin chez Nuclear Blast, les Suédois de la formation culte Hypocrisy viennent… faire un petit coucou, sans doute ! En tout cas pour signifier que le groupe ne s’est pas éteint depuis End Of Disclosure paru il y a déjà cinq ans.

Cette affiche alléchante présentant de multiples nuances de death metal, avec un goût évidemment prononcé pour le death mélodique, sera aussi l’occasion de présenter un nouveau groupe toujours sur la grosse écurie qu’est Nuclear Blast. Ce sont donc les Allemands de The Spirit qui viennent en effet ouvrir ce bal mortifère qui s’élance sur l’Europe. Nous nous sommes arrêtés sur le concert du 29 octobre au Ninkasi Kao à Lyon pour voir ce que cette nouvelle réunion allait délivrer sur scène…

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Le grand voyage dans le temps de Nightwish


En ce 10 novembre, la machine à remonter le temps est en marche, l’évasion promet d’être mémorable et le retour à la réalité difficile. Pour célébrer leurs vingt ans de carrière, les Finlandais les plus reconnus de la scène metal sortent le grand jeu. En plus de la sortie de l’album Decades compilant les titres emblématiques du groupe tirés de leurs huit albums, la tournée Decades World Tour de Nightwish revisite des morceaux jamais joués en live que les fans savoureront sans aucun doute. Le groupe nous propose donc de retracer son histoire avec l’enjeu de faire revivre des titres anciens sur lesquels l’ombre de Tarja Turunen règne toujours, malgré tout.

Pour insuffler un peu d’énergie à la foule qui s’assemble dans l’arène de l’AccorHotels en cette soirée grise et pluvieuse, Beast In Black, jeune groupe finlandais fondé par Anton Kabanen (ex-Battle Beast – ce qui expliquerait la paronomase « the beast is back » qui sert de slogan au groupe), fait une entrée fracassante. Sans crier gare, Atte Palokangas fait résonner avec fougue sa batterie. Si la salle n’est alors pas remplie, elle se montre vite réceptive à la musique proposée par la formation venue défendre son premier album Berserker.

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L’Au-delà de My Sleeping Karma


Le festival des 20 ans de Garmonbozia fut une belle réussite à tous les niveaux. Outre la journée sold-out du vendredi 26 octobre, l’association aura proposé, lors de ces deux jours de festivités, des concerts de haut vol. Si les shows d’Amenra ou Tormentor ont notamment fait partie des moments forts de ces quarante huit heures dédiées aux décibels, nous souhaitions revenir avec vous sur la performance de My Sleeping Karma. Démarrant son set autour de 21h15 lors de la journée du samedi, le quatuor allemand a fait planer l’audience pendant une petite heure de douceur instrumentale.

Si elle devait être résumée, My Sleeping Karma propose une musique qui repose sur deux piliers : le calme et la libération. Ses mélodies, à l’image des mantras bouddhistes, sont apaisantes de par leurs caractères répétitifs. Les compos du quatuor enlacent véritablement l’auditeur/spectateur pour l’emmener dans un territoire que l’on peut tenter de définir par un mot-clé souvent absent du vocabulaire de la société actuelle : la quiétude. Il suffit d’observer sur scène les sourires des membres du groupe pour comprendre que ce dernier navigue dans des ondes positives. My Sleeping Karma fait du bien en faisant du bon.

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    The Night Flight Orchestra @ Lyon
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