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Live Report   

Leprous saigne ses humeurs artistiques


Pas un mot. Seulement des notes. Si les compositions de Leprous peuvent paraître foisonnantes voire bavardes, le groupe lui n’a rien de prolixe, préférant laisser parler sa musique. C’est donc sans détour ni introduction que se lance ce « live préenregistré » de The Congregation, quatrième opus sorti en 2015 et joué ici dans son intégralité.

Sobrement installé en studio, le quintet a joué la carte de la simplicité et s’en remet à sa classe sans artifice. Entouré de quelques spots jaunes et bleus seulement, les Norvégiens tout de noir vêtus attaquent un « The Price » incisif qui donne tout de suite la nette impression que, derrière leur retenue habituelle, le frein a suffisamment été rongé. Einar Solberg n’hésite pas à accentuer le grain de certaines lignes de chant, leur conférant une texture moins policée que sur l’album. Cet excès de zèle est le bienvenu tant il résulte d’un manque viscéral des musiciens et s’apparente à une saignée des humeurs artistiques, refrénées depuis des mois maintenant.

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Kiss : pour le meilleur et pour le pire


Kiss propose de dire adieu à l’année 2020 par un concert retransmis en direct de l’hôtel Atlantis de Dubaï (« the biggest & baddest concert event and pyrotechnics show of the year », si l’on en croit le site kiss2020goodbye).

Rendez-vous est pris à 18h00 en France, 21h00 là-bas. Ce qui laisse trois heures avant que 2021 ne pointe son nez sur l’Emirat. Un concert de trois heures ? Kiss nous laissera-t-il célébrer la nouvelle année dans l’intimité de notre canapé après un concert calibré autour des deux heures ? La vérité est ailleurs, vous la trouverez dans les lignes suivantes tout comme la réponse à LA question, la seule vraiment intéressante finalement : quel goût a le Baiser en « livestream » ?

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The Darkness : assourdissant silence


Vous avez commencé à voir fleurir dans ces colonnes des comptes rendus estampillés « Covid-19 – Salles fermées » pour des concerts joués sans public, diffusés en direct et dont on profite dans son canapé. Profiter, est-ce d’ailleurs bien le terme ? Car quelle serait la différence entre ce type de concert motivé par une situation exceptionnelle avec des artistes qui essaient d’exister et un DVD ? Le direct ? A voir. Bref, égorgeons tous les poulets de la planète pour que reviennent vite fait les pogos, les slams, la sueur, les interactions entre public et artistes !

NdA : il s’agit bien sûr d’une image, non d’une incitation au génocide de la volaille, que les associations protectrices de toutes obédiences ne s’offusquent pas et s’installent confortablement pour le Streaming Of A White Christmas auquel nous invite The Darkness après avoir annulé Pâques.

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Evanescence : bring me to live-stream


Nous sommes toujours en 2020. La pandémie empêche toujours de se rassembler à plusieurs centaines de personnes dans des salles de concerts. Les groupes (surtout ceux qui avaient prévu de sortir un album et/ou de tourner cette année) ont toujours besoin de renflouer les caisses. Heureusement, Internet est toujours là. Bref, on ne va pas vous refaire la même introduction à chaque fois, vous commencez forcément à avoir l’habitude des live-streams. Et cette fois, c’est au tour d’Evanescence de s’y coller, pour compenser l’annulation de leur tournée des arènes européennes.

En lieu et place de Within Temptation, qui devait accompagner le groupe sur ladite tournée, la première partie est assurée par Amy Lee, frontwoman et compositrice en chef depuis 2003 et dernier membre fondateur encore présent au line-up. Pendant une grosse demi-heure, l’emblématique voix d’Evanescence répond aux questions envoyées par les fans sur les réseaux sociaux, avec un optimisme et une joie de vivre qui permettent d’oublier pour un temps les nombreux aléas de cette année ratée.

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Architects : masterclass royale


Au petit jeu des live streaming, Architects était obligé de se manifester. L’enjeu est de taille pour le groupe, devenu l’année dernière l’une des têtes d’affiche les plus importantes. Architects se transformait petit à petit en machine de guerre, à la production chirurgicale et aux effets de lumière grandeur nature. Comme s’il assumait pleinement son statut de relève de la vieille garde.

Dès lors, la pandémie risquait de freiner un essor fulgurant. Architects a besoin de la scène pour accroître son statut. Il a la nécessité de maintenir ce lien avec le public. C’est justement l’objectif de ce Live At Royal Albert Hall, à quelques mois de la sortie de son nouvel album For Those That Wish To Exist. Architects veut donner vie à cette salle prestigieuse vide et proposer une expérience ambitieuse, quitte à redoubler d’efforts pour affirmer qu’il est l’une des figures imposantes de l’avenir.

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Puscifer ou le mirage d’Arcosanti


Plus aucun concert. Une injonction implacable qui dépasse toujours l’entendement malgré les mois qui s’écoulent. Devant cette asphyxie qui perdure, certains artistes s’essayent à de nouvelles formes de spectacle live plus ou moins élaborées. Et si plusieurs groupes vont au plus simple en retransmettant leur prestation de manière âpre et parfois maladroite, d’autres artistes s’emploient à proposer « autre chose ». Quelque chose qui tient plus du propos cinématographique, à condition d’avoir l’intention, et les moyens. Puscifer s’inscrit dans cette dernière direction et livre ainsi son dernier album, Existential Reckoning, au travers d’une performance live à la fois sonore et esthétique d’un perfectionnisme imposant, au beau milieu de l’Arizona aride à l’Arcosanti. Dans sa promotion, Puscifer cultivait déjà l’ambivalence puisqu’il était impossible de savoir avec certitude s’il s’agirait d’un live diffusé en direct ou d’une performance partiellement préenregistrée. Keenan reste en cela amplement fidèle à sa réputation de phénomène insaisissable ; au public de se faire sa propre idée.

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Corey Taylor : rien n’arrête CMFT !


Avec l’épidémie de coronavirus qui a affecté l’ensemble de la sphère musicale mondiale, les artistes ont dû innover et trouver d’autres moyens, en plus des sorties d’albums, pour retrouver les planches. C’est ainsi que Corey Taylor, frontman de Slipknot et Stone Sour, artiste que l’on ne présente plus, s’est réinventé pour la sortie de CMFT. C’est avec 5B Entertainment, son équipe de management, qu’il a posé ses valises au Forum de Los Angeles à l’occasion de la sortie mondiale dans les bacs de son album solo CMFT.

Cette salle mythique, qui a pu voir jouer l’équipe de basket des Lakers, de hockey sur glace des Kings, ou encore des concerts d’Ariana Grande ou de Prince, a été investie par Corey Taylor pour un live-stream mondial. Une communication martelée sur les réseaux sociaux et les sites musicaux pour vendre les billets virtuels (même un pass VIP comprenant par exemple un appel de l’artiste en direct du forum !), afin de célébrer, même de loin, cette fête musicale.

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Lamb Of God redonne vie aux cendres d’hier et d’aujourd’hui


Ils ont été parmi les premières manifestations à disparaître du paysage lorsque le Covid-19 a pointé le bout de son nez et seront sans doute parmi les dernières à faire leur retour, du moins dans la configuration que nous connaissons tous. Les concerts en salle ont payé un lourd tribut à la pandémie, et si cela joue évidemment sur le compte en banque des artistes, désormais privés d’une source non négligeable de revenus, cela commence également à se faire sentir sur le moral des fans. Et pour peu qu’un nouvel album ait vu le jour en 2020, cette impossibilité de le présenter au public en live ne fait qu’attiser la frustration des deux côtés de la barrière.

Lamb Of God fait partie de ces groupes pour qui automne aurait dû rimer avec tournée mondiale, mais dont le dernier album éponyme, sorti en juin, ne pourra être officiellement défendu sur scène qu’en 2021 (au plus tôt). Alors pour ne pas perdre la main et, plus important encore, pour ne pas laisser les fans sur le carreau pendant une année entière, les Américains se sont lancés dans l’aventure du livestream, et plutôt deux fois qu’une : depuis leur camp de base de Richmond, en Virginie, ce sont ainsi deux concerts à la setlist un peu particulière qui ont été retransmis en direct sur Internet à une petite semaine d’intervalle.

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Behemoth : dieu du live stream


Le Covid laissera indéniablement des traces sur l’industrie de la musique, les tournées étant l’une des premières sources de revenus des artistes, quelle que soit leur taille. C’est ce qui oblige ces derniers à trouver des moyens de pallier l’absence de concerts et qui, inévitablement, creuse l’écart entre les groupes qui ont des moyens de production et les autres. Les concerts « streaming » ont le vent en poupe : une prestation réalisée dans des conditions live permet moyennant finance de continuer d’entretenir le lien avec le public, aussi distant soit-il. Le problème est que pour diffuser un contenu live avec une qualité sonore et visuelle adéquate, il faut une logistique plus complexe et une infrastructure qui a un coût. Il faut s’appeler Trivium, Sylosis ou Lamb Of God pour s’adonner à ce genre d’exercice et ne pas refroidir le public appelé à payer pour un concert qui n’en est pas vraiment un. Pourtant, le « concert-streaming » regorge d’opportunités tant qu’on ne cherche pas à simplement simuler une représentation live en faisant face caméra et en livrant ses titres machinalement. C’est ce qu’a parfaitement compris Behemoth avec son show intitulé In Absentia Dei, véritable source d’inspiration pour ce genre d’évènements à l’avenir.

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Trivium réduit les distances


Trivium a su affronter les épreuves imposées par le COVID-19. Son dernier opus, What The Dead Men Say, a dû redéfinir les contours de sa promotion. Trivium s’est même prêté au jeu du streaming en dévoilant piste par piste son nouveau-né. Surtout, Trivium s’est attaqué à la question épineuse du live, première source de revenus des artistes aujourd’hui, à l’heure où tous les grands rassemblements sont prohibés. Le groupe a organisé un événement intitulé A Light Or A Distant Mirror, un concert payant (moins onéreux qu’un concert traditionnel) sans public à la Full Sail University d’Orlando diffusé à l’international avec tout l’arsenal technique nécessaire pour que la qualité soit au rendez-vous. Une initiative ambitieuse qui ouvre la voie à une problématique évidente : est-il pertinent de proposer un show sans public présent sur place ? Par extension, A Light Or A Distant Mirror aboutit à cette interrogation : qu’est-ce qui constitue le véritable intérêt d’un concert ? Aussi simple à formuler que difficile d’y répondre.

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    Slipknot @ Lyon
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