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Live Report   

VNV Nation : Au-delà du temps et de l’espace


Rien qu’en passant devant la Laiterie, on pouvait savoir qui jouait ce soir-là… Strasbourg est (très) proche de la frontière allemande, et, cela ne fait aucun doute : il y a de l’EBM dans l’air. Noirs, harnachés de vinyle, piercés et tatoués, Rangers pour les uns, talons pour les autres : pas de compromis. Ce soir, ce sont deux pointures de l’EBM européenne qui délivreront la bonne parole à cette audience multiculturelle : VNV Nation et Destroid.

Destroid est un des projets divers et variés de Daniel Myer ; qui n’est autre que le responsable de Haujobb et désormais membre résident de Covenant. Aidé de Sebastian Ullmann aux machines et, traditionnellement, d’Achim Färber à la batterie (absent ce soir car en tournée avec Project Pitchfork), fort de deux albums de remarquable qualité, Daniel Myer nous propose un show vivant avec des compos tantôt brutales et écorchées, tantôt romantiques et très lounge. Il marque son œuvre avec classe et précision. L’ensemble est d’excellente facture et convient parfaitement à introduire les Grands-Bretons de VNV Nation.

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Live Report   

Suffit-il d’être un Mastodon pour tout défoncer ?


Un nouvel album à défendre dans leur besace, les Américains de Mastodon débarquent pour un soir à Paris, seule date française de leur tournée. Même Télérama, peu habitué au metal, signale cette date et parle en termes élogieux de The Hunter et de sa musique qui augure des « shows apocalyptiques ». C’est dire si le groupe crée l’évènement pour qu’une presse à la réputation plutôt « intello » en parle.

Autre signe de l’intérêt suscité pour nos graisseux d’Atlanta, le public qui s’est déplacé en nombre pour vérifier si l’apocalypse aurait finalement lieu en ce 20 Janvier, déjouant les prédictions qui nous la promettent seulement dans quelques mois. Une chose est sûre, si ce compte-rendu est publié, c’est que le Bataclan est bien resté debout suite au passage du Mastodon. Alors apocalypse ou pas ? Entrez donc dans la partie de chasse pour en savoir plus.

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Monte dans la Machine pour un tour du monde de l’extrême, c’est Morbid Angel qui pilote !


Ce soir, c’est un véritable tour du monde qui nous est proposé à La Machine du Moulin Rouge avec cette tournée automnale des vétérans de Morbid Angel. La tête d’affiche vient de Floride, au pays de l’oncle Sam, Necrophobic est originaire de Suède, de notre bonne vieille Europe donc et Nervecell nous vient de Dubaï, Émirats Arabes Unis. S’il fallait prouver que le monde du metal est international, ce soir, c’est fait.

Mais, même si la géographie est intéressante, l’actualité des groupes l’est tout autant pour aborder cette soirée. Côté Morbid Angel, un album à défendre qui a fait grincer des dents, Illud Divinum Insanus. Certains d’entre vous ont pu les voir en juin dernier à Clisson et c’est une toute autre configuration que nous attendons ce soir, la scène intime de La Machine n’ayant pas grand-chose à voir avec une Mainstage au HellFest. Par ailleurs, les Suédois de Necrophobic n’ont pas d’opus dans leur musette, leur prochain album étant prévu pour la seconde moitié de 2012. Pour autant, ils viennent de signer chez Season Of Mist qui pourraient les sortir du cadre purement underground dans lequel ils évoluent depuis des années. Et Season of Mist est aussi l’écurie de Morbid Angel. Enfin, les plus jeunes, Nervecell, ont un nouvel album dans les bacs, Psychogenocide, sorti en mai 2011.

Un peu chaude cette actualité, non ? Vous voulez savoir comment elle s’est traduite dans les faits ? Montez donc à bord de cette toute nouvelle Machine – qui a fait peau neuve depuis son époque Loco – et attachez vos ceintures en prévision de quelques secousses : ce soir, nous voyageons au pays de l’extrême. D’ailleurs, la tempête Joachim qui traverse ce vendredi 16 décembre le nord de la France d’Ouest en Est, n’est-elle pas la preuve flagrante que quelque chose se prépare ?

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Tous drogués par No One Is Innocent


Quelle année pour No One Is Innocent ! Depuis la sortie de Drugstore en début d’année, les musiciens n’ont pas pris cinq minutes pour souffler : plusieurs tournées dont un passage à la Cigale, une tête d’affiche à la Fête de l’Huma, des premières parties pour Motörhead… D’ailleurs, après quinze ans de carrière, les performances scéniques du groupe ne semblent pas se calmer à l’instar de l’engagement politique toujours aussi vigoureux de Kémar (chant).

No One Is Innocent ayant eu de multiples formations, son line-up tient maintenant plus d’un super-groupe, comportant plusieurs personnalités proéminentes de la scène rock/metal. A l’occasion de deux concerts successifs au Nouveau Casino, le premier avec Blackfeet Revolution et le second – qui nous concerne en ce 16 décembre 2011 – avec les très jeunes musiciens de Birdy Hunt, nous avons pu constater cependant que les nombreuses personnalités du groupe ne nuisent pas à l’authenticité de leur musique ni de son interprétation bien plus agressive en live que sur album !

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Opeth et Pain Of Salvation : deux faces d’une pièce suédoise


Si ces deux groupes ont en commun le fait de faire du progressif suédois d’une richesse rare dans notre petit univers musical du metal, ils ont aussi comme gros point commun leur surprenant virage musical récent, étant tous les deux partis vers du rock typé seventies sur leurs albums les plus récents. Ainsi, le choix de partir en tournée ensemble est on-ne-peut plus logique et on peut même s’étonner qu’ils n’aient pas décidé de le faire plus tôt étant donné leur large base de fans commune.

Tandis qu’Opeth vient de sortir son largement acclamé Heritage, dénué de growl et autres éléments death, Pain Of Salvation laisse également derrière lui ses influences metal avec Road Salt One et Road Salt Two qu’il défendra ce soir sur scène. La soirée s’annonce donc riche en surprises et en partis pris d’une finesse oubliée depuis trente ans !

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Plonge dans le petit bain avec Lofofora et noie le blues du dimanche soir !


Suite à son récent passage à la Maroquinerie, Lofofora revient fouler les planches parisiennes en ce dimanche soir pluvieux dans le cadre du festival Bring The Noise organisé par Ouï FM qui se tient aux Petits Bains, péniche amarrée aux quais de Seine et qui a su rester à flots malgré tout cette furie.

Leur dernier opus Monstre Ordinaire à défendre, les vétérans de la scène hexagonale étaient accompagnés de la toute jeune garde représentée par Bukowski et par Branson Hollis. Embarqués dans cette aventure fluviale, les Français de Bukowski doivent eux aussi défendre une récente production, leur deuxième album, The Midnight Sons. Dans un registre plus assimilable au rock alternatif qu’au metal, Branson Hollis a bien un EP 5 titres à son catalogue mais, ce soir, le jeune combo doit surtout se faire connaître.

Mais, dites-moi, les Branson Hollis sont eux aussi français. En somme, ce second soir est placée sous la bannière tricolore. Cocorico ! N’y voyez aucun penchant nationaliste mal-venu, seulement une grande satisfaction de voir que la scène française sait toujours proposer des groupes intéressants.

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Jamiro… quoi ? Sur Radio Metal ?!


Ce n’est plus un secret, votre serviteur, responsable des programmes de votre radio/site préféré, est très friand de funk et plus particulièrement de Jamiroquai. Les quelques coups de provoc’ avec des diffusions des tubes de la bande à Jay Kay pendant l’émission semi-hebdomadaire Anarchy X ont dû vous mettre la puce à l’oreille. J’espérais d’ailleurs, secrètement, recevoir une horde en colère criant sa désapprobation. En réalité, à mon grand dam ou bonheur – je ne me suis pas encore décidé – certains se sont mis à apprécier et même à en réclamer. Comme quoi la bonne musique est universelle aux oreilles de ceux qui savent embrasser l’univers.

Et, justement, en tant que fervents amoureux de l’univers, on ne pouvait décemment pas passer à côté du plaisir de vous faire partager un concert de ce très talentueux artiste qu’est Jamiroquai. Ne serait-ce que pour tenter d’ouvrir l’esprit des plus rustres parmi nos lecteurs et envoyer un petit air vivifiant au milieu de tout ce metal en fusion dont nous vous abreuvons chaque jour.

Ce concert de Jamiroquai qui a eu lieu à la Halle Tony Garnier le 30 novembre dernier résonnait de manière tout particulière. Non pas (uniquement) parce que cette salle fait parfois preuve d’une acoustique douteuse, mais surtout parce qu’il s’agit d’un report sur un concert qui devait se dérouler le 24 mars de cette même année, dans ce même lieu. Le groupe et toute l’équipe étaient d’ailleurs sur place mais un accident survint au cours du montage de la scène : Fabrice Mosca, un technicien de 27 ans chargé d’installer les projecteurs, est décédé suite à une chute de quinze mètres. Le groupe n’a pas eu le cœur à maintenir le show, ce qui est compréhensible, et a décidé de le reporter à une date ultérieure.

Et la date ultérieure est arrivée, tout comme un public qui est resté fidèle au rendez-vous – le concert affichant complet avec plus de douze mille personnes. Pour honorer sa mémoire, Jay Kay, le leader de Jamiroquai, n’a d’ailleurs pas manqué, dès son entrée en scène, de dédier le concert entier au jeune homme décédé quelques mois plus tôt.

Venez prendre votre dose de funk par ici…



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Monster Magnet : à quoi vont bien pouvoir désormais servir les nouveaux albums ?


Mötley Crüe l’a fait avec Dr FeelGood, Judas Priest pour le trentième anniversaire de British Steel. Opeth s’y est prêté aussi et Metallica s’apprête à le faire avec le Black Album. Ce soir, Monster Magnet s’y colle avec Dopes To Infinity.

Mais de quoi parlons-nous exactement ? Eh bien, de jouer un album dans son intégralité en concert. Ces albums emblématiques qui ont marqué l’histoire de notre genre musical préféré ou, plus modestement, la carrière d’un groupe donnent donc lieu à une nouvelle façon d’aborder la musique live avec des tournées qui ne se basent plus forcément sur un nouvel album.

Et l’idée est plutôt intéressante, apportant curieusement, avec du vieux, un sang neuf bienvenu aux prestations live. Clairement cette idée est poussée par les nouvelles façons de consommer (de télécharger illégalement) qui obligent les artistes à tourner plus et donc à faire preuve de créativité pour toujours susciter l’intérêt du public. Ce qui semble fonctionner car la présence en nombre des fans ce soir atteste de leur appétence pour ce genre d’exercice.

Mais avant de suivre Dave Wyndorf dans un voyage musical sous acide, un trip pourrions-nous dire, laissons-nous piquer par quelques araignées noires qui ont traversé la Manche pour déverser leur hard rock de bonne facture, graisseux à souhait et teinté de stoner.

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Lenny Kravitz : un chevalier noir et blanc pour une prestation haute en couleur


Mercredi 30 novembre dernier, deux jours après le concert de Lyon et au lendemain de sa prestation parisienne, Lenny Kravitz recevait les insignes de chevalier de l’Ordre National des Arts et des Lettres par le ministre de la culture Frédéric Mitterrand. Il faut dire que le chanteur métis a une relation particulière avec la France, pays où il réside une partie de l’année et, selon ses propres dires, qui a « cru en lui alors qu’il était mal compris dans son propre pays, les États-Unis ». Il n’a notamment pas oublié ses débuts aux Trans Musicales de Rennes en 1989. Alors, forcément, à chaque nouvelle tournée, Lenny Kravitz fait honneur à notre beau pays en y plaçant quelques dates où il est certain de retrouver un public fidèle.

Cette fois-ci, Lenny Kravitz revient avec, sous le coude, Black And White America, un album bien particulier dans sa discographie dans la mesure où il explore la facette funk de sa personnalité. Le projet était d’ailleurs en chantier depuis des années, prévu originellement à la place de Baptism sorti en 2004. Toujours est-il que Lenny Kravitz a réussi son pari avec ce qui représente une bouffée d’air frais.

La question étant maintenant de savoir comment la rock star a décidé d’aborder sa tournée et comment les nouveaux titres s’insèrent aux côtés des classiques.

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CR De Festival    Live Report   

Metal Ride Fest IV : Nancy fut plus que jamais l’Orient de la France


Ça y est, l’été est loin derrière nous, et avec lui sa période faste en concerts et festivals en tout genre. Mais la trêve hivernale n’est pas du goût de tous, et l’association nancéienne Metal Ride a courageusement choisi le mois de novembre pour organiser la quatrième édition du Metal Ride Festival.

Au programme : deux scènes, un format « journée unique » et surtout neuf groupes (et non des moindres) prêts à en découdre pour réchauffer cette atmosphère hivernale. En ce samedi froid et brumeux, nous avions donc rendez-vous avec Myrath, Kryzees, S.U.P, Wheelfall, Orphaned Land, Insane, Punish Yourself VS Sonic Area, Arkan et Moonspell.

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    1/3
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