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CR De Festival    Live Report   

Les sculptures sonores du Roadburn 2018


Alors que les festivals tendent à se multiplier et se spécialiser, même (surtout ?) dans le monde du metal, les pionniers s’échinent à rester au goût du jour. De toutes les stratégies possibles – consolidation, expansion, etc. –, le Roadburn festival, qui depuis une vingtaine d’années a lieu en avril à Tilbourg aux Pays-Bas, a choisi celle du renouvellement. En effet, à l’origine dédié au stoner, il s’ouvre chaque année un peu plus aux musiques expérimentales en général, couvrant un spectre de plus en plus étendu du drone au rock progressif, en passant par toutes les facettes du metal extrême. Avec cette édition 2018, c’était le psychédélisme qui était à l’honneur : alors que le black metal par exemple se faisait (relativement) plus discret que les années précédentes, c’est un déluge de solos 70s, de sets étendus et de fumée capiteuse qui s’est abattu sur la ville.

Mais là où le Roadburn se distingue vraiment, c’est de par l’accent mis cette fois-ci sur les programmations inédites conçues uniquement pour l’occasion : ainsi, les Finlandais d’Oranssi Pazuzu et de Dark Buddha Rising ont joint leurs forces pour une performance intitulée Waste Of Space Orchestra, et des scènes complètes ont été invitées, comme celle de San Diego aux États-Unis, venue en force avec têtes d’affiches (Earthless, Joy) et skaters (!), ou la scène psychédélique japonaise incarnée par le label culte GuruGuruBrain et des groupes comme Minami Deutsch ou Dhidalah. Cette année plus que jamais, impossible de profiter de tout ce que le festival propose, l’offre étant décidément pléthorique (jusqu’à six scènes, des expositions, des conférences, et un soleil radieux) : il y a autant de Roadburn qu’il y a de festivaliers, mais voici un bref aperçu des deux journées les plus denses du festival, le vendredi et le samedi.

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Une capitale bipolaire sous Hangman’s Chair


Il y a ces groupes qui confirment à chaque album que la scène française aura toujours de belles choses à offrir. Hangman’s Chair est évidemment de ceux-ci. Cette formation parisienne de stoner / doom arpente déjà les salles depuis bien des années, mais la mise en lumière a surtout opéré avec This Is Not Supposed To Be Positive, sorti en 2015.

Cette année le groupe revient avec moins de rose mais toujours la même lourdeur sombre de leur musique avec Banlieu Triste. Si nous avons déjà fait le tour de l’album dans un chronique ainsi qu’une interview pour chercher des réponses à nos interrogations, il fallait bien, pour compléter le tableau, que nous nous rendions à la release party de l’album à la Maroquinerie. Un des concerts immanquables de cette année pour un groupe qui l’est tout autant.

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Primordial : la vague de passion sublime la capitale


Les cœurs ont cessé de battre pour beaucoup quand Garmonbozia a annoncé cette magnifique affiche dans la capitale. Voir Primordial aux côtés de Moonsorrow et Der Weg Einer Freiheit à tout pour nous promettre une belle soirée. Une affiche nous montrant différents aspects du black metal : un penchant mélodique, un autre plus atmosphérique avant de conclure par un mélange d’intensité et de puissance. On se rend donc au Trabendo pour ce show sold-out. La file est longue devant cette salle parisienne où, à quelques pas, les fans de Macklemore attendent la star dans une toute autre ambiance !

L’heure est venue de rattraper le temps perdu après avoir loupé le concert de Primordial au Fall Of Summer, suite à une météo bien capricieuse.

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Ce Durbuy Rock Fest fut diablement hOOvy


Pour sa vingt-deuxième édition, le Durbuy Rock Festival continue de progresser. Cette année, le festival situé à Bomal-Sur-Ourthe a en effet réuni 5000 personnes, un record. Avec Alestorm, Eluveitie et bien d’autres groupes au programme, le fest a une nouvelle fois célébré la diversité du metal. Sous un soleil forcément chaleureux, le public a pu apprécier les prestations de 25 groupes sur les deux scènes du DRF, l’une en Indoor (Le Sassin) et l’autre en outdoor (La Hellzine Stage). De notre côté, comme la coutume le veut, nous avons fait le déplacement à Durbuy pour mettre en avant la scène belge émergente. Voici donc notre focus sur cinq artistes.

C’est d’ailleurs la Belgique qui ouvre les hostilités en ce vendredi 6 avril. A 17H15, devant un public déjà nombreux en comparaison des éditions précédentes, Coalition débarque sur la scène extérieure.

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La grisante folie de Shaka Ponk


A l’occasion de leur tournée française dans des salles importantes de type Zénith, le raz-de-marée Shaka Ponk – avec son déferlement d’énergie et ses bonnes ondes – était de passage à Amiens où nous nous sommes rendu pour le compte-rendu ci-après (retrouvez également la galerie photos de Lyon). Qu’on se le dise, les Shaka ne sont pas que bruit et fureur, comme l’atteste leur dernier né, Evol, référence autant à l’évolution qu’à l’amour « love », qu’ils sont venus mettre en scène. Le public ne sera pas déçu, tant la demi-mesure ne fait pas partie du vocabulaire de ce groupe hybride.

Comme toujours, l’ambiance promet d’être survoltée et les attentes des fans seront surpassées. La renommée live du groupe n’est plus à faire, leur réputation les précède, mais le défi est sans cesse relevé et la performance plutôt exceptionnelle. Le slogan d’une célèbre série, « Live without limits », semble approprié pour cette expérience transcendantale que nous promet Shaka Ponk dont l’art, on le sait, s’exprime pleinement en live et ne s’arrête pas à la musique.

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Soirée death metal : Immolation est massif


Les fans présents lors de la dernière édition du Fall Of Summer se souviennent probablement du passage d’Immolation sur le bitume. Les Américains nous servent depuis trente ans une version particulièrement brute, massive et lourde du death metal, avec un brin de chaos, sans aller non plus jusqu’à ce que l’on pourrait retrouver chez Ulcerate. Le plateau accompagnant sa tournée européenne fait d’ailleurs la part belle au death metal de toute sorte : blackened death, brutal death ou death/noise.

Avec leur dernier album, Atonement, Immolation a frappé un grand coup, quatre ans après Kingdom Of Conspiracy. Un son sonnant toujours aussi lourd malgré le départ du guitariste Bill Taylor qui officiait au sein du groupe depuis quinze ans. Alex Bouks, ex-guitariste d’Incantation, prend la suite, donc l’audience a devant elle un line-up efficace.

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Heaven Shall Burn : maître du deathcore


C’est une véritable affiche de rêve pour le public deathcore qui se dresse devant nous à la Machine du Moulin Rouge ! In Hearts Wake ouvre la soirée qui accueillera également Whitechapel, August Burns Red puis Heaven Shall Burn. Si ce dernier n’a rien de nouveau à proposer dans sa discographie, tous les groupes du soir ont du nouveau à partager. Il n’en reste pas moins que les Allemands en tête d’affiche ont toujours fait partie du haut du panier dans le genre. D’ailleurs, les voir sur scène d’année en année n’est jamais lassant. Ainsi, pendant que Bell Witch partage de manière plus calme son funeral doom défiant toute concurrence, nous préférons malgré tout nous rendre à La Machine pour une bonne dose de violence.

Comparé au reste de l’affiche, In Hearts Wake apparaît comme le groupe aux compos les plus convenues. Jake Taylor (chant) montre la force du metalcore et du hardcore pour des morceaux puissants. Des chansons qui incitent la foule à reprendre les choeurs des morceaux comme « Breakaway » où le chanteur fait sortir un brin de Corey Taylor en lui.

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Evanescence tient sa promesse


A concert d’exception, salle d’exception. C’est au magnifique Grand Rex que nous sommes ce soir conviés pour revivre les années fastes d’un groupe qui a marqué l’adolescence de nombre de fans, Evanescence. Son atmosphère feutrée et intimiste, sous son dais étoilé bleu nuit, semble le cadre parfait pour ce concert qui s’annonce intense et riche en émotions.

Si le groupe n’était pas particulièrement dans la lumière ces dernières années, leur ambitieux projet Synthesis a quant à lui pu susciter la curiosité et l’intérêt des fans de la première heure. Comme son nom l’indique, Synthesis se veut la synthèse d’une carrière mais aussi une transition vers un futur musical. En effet, si Synthesis reprend les grands succès du groupe réarrangés pour l’occasion par un orchestre symphonique, deux nouveaux morceaux font également leur apparition. L’expérience live d’un orchestre joint aux musiciens du groupe se veut très prometteuse et sera à la hauteur de nos attentes.

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Phil Campbell And Co’ : Une belle histoire de bâtards !


La vie après Motörhead continue pour Phil Campbell toujours accompagné de ses Bastard Sons. Après un premier EP sorti en 2016, le gang a sorti en début d’année un premier album, The Age Of Absurdity, qu’ils viennent défendre face à une Boule Noire qui a répondu présent. Pour ouvrir le bal, Phil a convié d’autres bâtards, français ceux-ci, officiant sous le doux nom de Partouzzzze Bastards. Une histoire de bâtards en quelque sorte.

Partouzzzze Bastards, un nom que l’on ne prend pas forcément au sérieux de prime abord. C’est vrai, quatre Z quand même, est-ce bien raisonnable ? Malgré ce net handicap, la formation servira une prestation bien envoyée, saupoudrée de déconne. Le groupe attaque par deux reprises bien senties des Australiens d’Electric Mary avant de présenter son propre répertoire, dont un titre, « Mister Kill », dédié à Lemmy Kilmister. Sur scène, l’attitude est là. L’humour, le second degré aussi.

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Sepultura toujours en tête d’affiche


La dernière fois que nous avions vu Sepultura, ce dans le cadre d’une tournée avec Aborted, Soilwork et Kreator en tant que de tête d’affiche. Ce soir le menu est également varié et de qualité avec Obscura, Goatwhore et Fit For An Autopsy. Ce dernier propose d’ailleurs son deathcore pour la première fois à Paris. Nous avions déjà croisé la route des Américains au Metaldays et avions été totalement convaincu par leur énergie et la variété des morceaux. Sans révolutionner le deathcore, le groupe accorde une importante part à la technique et à la dimension progressive de ses compos. Dommage toutefois qu’on ne profite ici que de trente minutes de set, dans des lumières bien sombres.

La moitié de la setlist sera destinée à promouvoir leur dernier album, The Great Collapse. Le son est massif et ce disque offre de grands moments de bravoure musicale. En conséquence, un morceau comme « Still We Destroy » aura déclenché une vraie euphorie dans le pit. Mais malheureusement, le public paraît ne pas être très familier avec le groupe et il y a très peu de monde en ce début de soirée.

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