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Song For The Deaf   

Il était une fois sans foi


Faith No More crée l’événement en sortant cette semaine Sol Invictus son premier album en pas moins de 18 ans. Vous avez pu découvrir notre chronique il y a plusieurs jours (et l’écouter), désormais Fucktoy profite de l’occasion pour vous en parler à sa façon, via une nouvelle qu’il vous propose ci-après.

Faith No More - Superhero

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Nouvelles Du Front    Song For The Deaf   

« Sweet Child O’Mine » est trop sucrée pour Slash


« Nothing Else Matters » (Metallica), « Stairway To Heaven » (Led Zeppelin) ou encore « Still Loving You » (Scorpions) : combien de fois aurons-nous entendu dans notre vie ces tubes incontournables de la planète hard rock et metal ? « Sweet Child O’Mine » des Guns N’ Roses fait partie de cette catégorie de chansons qui sont plus que de simples morceaux puisque, le temps passant, elles sont rentrées dans notre patrimoine musical et dans l’Histoire avec un grand H du style. D’ailleurs, pour beaucoup d’entre nous, la simple évocation du titre « Sweet Child O’Mine » est synonyme de l’arrivée de la mélodie de Slash dans notre esprit ! Le principe du tube en somme.

« Sweet Child O’Mine » est une chanson qui figure en neuvième position du premier album de Guns N’ Roses, Appetite For Destruction (1987). Alors que le single sorti le 17 août 1988 deviendra le seul single des Guns à atteindre la première place au Billboard américain, il est assez drôle de constater que le label du groupe, et même ses musiciens, ne croyaient pas forcément en son potentiel.

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Song For The Deaf   

Bologna Violenta : Objet sonore non-identifié


Comment en est-on arriver là ? Ha oui, tout commence avec le projet Menace, mené par le guitariste Mitch Harris de Napalm Death, entouré de noms connus (son complice Shane Embury ou Frédéric Leclercq de Dragonforce) ou d’autres particulièrement méconnus (voire pas connus du tout) comme Nicola Manzan… Partant de ce dernier, on se retrouve avec, coincé dans les oreilles, une douceur transalpine, made in Italia, du nom de Bologna Violenta, dont il est la tête et le seul membre.

Et voilà le nom qu’il faudra retenir (au moins en attendant d’en entendre plus de Menace). Pourquoi ? Car en plus d’être un artiste qui plaira de toute évidence aux amoureux d’étrangetés musicales, de musiques alternatives, expérimentales ou totalement « What-the-fuckesques », l’un des passe-temps à but éminemment artistique du Bolonais est de condenser en un seul et unique titre l’ensemble de la discographie d’un groupe ou d’un chanteur. Soit tous les morceaux de tous les albums sortis par un tel. Et qu’importe l’avis de notre directeur des programmes à l’oreille affutée, ce bon Spaceman (lui-même) qui nous déclarait sans ambages que cela « n’avait aucun intérêt ce que l’on écoutait », il fallait poursuivre l’aventure auditive avec la discographie de Bathory réduite à 14 minutes (« C’est déjà trop ! », hurle un vil Animal, qui nous a pourtant amené là). Puis avec celle d’Abba, Nirvana, Pink Floyd ou encore, The Doors.

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La Dispute : l’art de se faire de nouveaux amis


A chaque jour sa découverte, ou presque. Cela étant dit, il n’y a rien de surprenant ! Dans l’immensité du monde metal et par ses diverses branches, voire pire encore, dans la vaste et infinie étendue musicale, il est obligé qu’avec, soit un peu de curiosité, soit par véritable recherche ou alors par pur hasard, de tomber sur quelque chose – un artiste, un groupe – qui vous fasse poser vos fesses là où vous le pouvez en vous disant : « là je tiens un truc ! ».

C’est à peu de chose près ce qu’il s’est passé avec La Dispute. La nuance étant que votre serviteur était déjà assis quand il a découvert cette formation américaine au nom pourtant bien de chez nous. Plus qu’un nom bien français puisque inspiré de l’écrivain Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux (ou Marivaux, seulement), La Dispute c’est une formation qui croise l’essence de MOPA (My Own Private Alaska) au blues, au screamo et au rock progressif. C’est un cri de douleur, c’est de l’intensité et c’est de la musicalité. Le constat est irrévocable ! Alors si Rooms Of The House, son nouvel et troisième album, n’arrivera que le 18 mars prochain, les oreilles sont disposées à le recevoir après avoir jubilé, au plus haut point, à l’écoute de Somewhere At The Bottom Of The River Between Vega And Altair, sorti en 2008. Une vraie découverte !

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Bujie And The Highrise : une autre Nouvelle-Orléans


Quand la Nouvelle-Orléans n’accouche pas de formations jazz ou autres Big Band, que fait-elle ? Elle génère et entretient une scène qui lui est si particulière : la scène sludge. Au début des années 1990, le bayou et l’atmosphère humide de la « Big Easy » ont vu naître un certain nombre de groupes tels qu’Acid Bath, Eyehategod ou Crowbar et bien évidemment le Down du natif Phil Anselmo, fers de lance d’un mouvement bien marqué de leur empreinte à chacun, une musique qui, au fil du temps, a certes dépassé les frontières de l’État de Louisiane, mais qui a su emporter et conserver une part de sa ville natale dans ses gènes. La Nouvelle-Orléans est éminemment une terre de musique.

Mais elle voit aussi naître, timidement et non sans surprise, quelques styles hybrides qui viennent graviter autour d’un vivier métallique bien ancré. Des styles un peu bâtards qui ne courent évidemment pas les rues. Tout comme ce crossover si particulier entre musique reggae, sonorités dub et base metal. Un cocktail que Bujie And The Highrise concocte avec aisance. Cette jeune formation fondée à l’aube de l’année 2012 vient investir la terre du jazz et du sludge avec un style que Bad Brains, véritable référence du genre, a mis au jour en 1977. Le dernier EP en date de ces petits jeunes de la Louisiane, Metal Skunk, sorti un peu plus tôt en octobre, a ainsi attiré notre oreille sur la précédente galette publiée : Bujie and the Highrise, album éponyme et premier du combo, sorti en décembre 2012. Un album véritablement décoiffant par sa richesse et son culot.

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Willoos : ce que l’underground a de meilleur


L’underground, en tant qu’art et culture se développe sous nos pieds. Avec ses propres règles et ses propres moyens. Il y rassemble des individus et des cultures marginales, divergentes de celles dites « mainstream », massivement relayées par des médias de grande écoute. Normes, morales, codes sociaux ou encore techniques de communication y sont critiqués. La culture underground place ainsi l’art au centre des choses, vecteur d’une liberté d’expression sans faille. Et ce qui en résulte se révèle parfois splendide. De véritables trésors grandissent tapis dans cette ombre souterraine. C’est notamment le cas de Willoos.

Willoos, groupe hollandais de black metal dépressif, trouve sa force dans sa sobriété, son visage cristallin, pur et épuré. Cette musique vierge et froide qui ne cherche à combler nul créneau. Qui ne cherche à remplir nuls codes. Qui n’aspire qu’à grandir dans ce qui fait sa force : la conviction et la sincérité placée en sa musique.

A découvrir dans la suite…



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XandrosUltima noie le metal dans la techno


Nightwish vous accompagnera dans vos booms cet été en camping ou villages vacances ! Moniteurs, parents, bambins et chiens risquent fort de se déhancher, comme à l’époque des soirées pyjamas, sur l’un des titres du combo finlandais. Un sourire retroussé jusqu’au oreilles, sirotant un jus de canneberge, avec toutefois dans un coin de tête un réel sentiment nostalgique. La nostalgie des années 9O et de leurs tubes techno/dance/house/trance qui, même mauvais, avaient et ont encore une faculté d’accroche déconcertante, principalement grâce au capital sympathie que cette décennie à conserver dans l’esprit de nombre de personnes l’ayant vécue de près ou de loin (ceux qui n’ont jamais dansé, à tout âge, sur un petit « Sing Hallelujah » de Dr. Alban sont priés de sortir). Et bien que pouvant ternir la qualité d’une œuvre (ça fonctionne rarement dans l’autre sens…) dès lors que ces sonorités viennent se greffer sur tout ce qu’elles peuvent, elles poussent encore et toujours à sourire. Même bêtement.

Une époque où des petits homme bleus, chantant dans une langue inventée de toute pièce, faisaient danser les foules en discothèque (terme un peu vieillot) alors que la scène rock et metal voyait et subissait l’une de ses plus importantes mutations. Une époque qui devait s’éteindre avec le reste du monde en 1999 dans un chaos total, ou survivre pour hanter le futur de tout un chacun. Laissant le spectre de sa culture survivre à travers les âges. Et aujourd’hui c’est le titre de Nightwish « Bye Bye Beautiful » (issu de Dark Passion Play) qui se retrouve mixé à la sauce 90’s.

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Mucho Tapioca : nouveaux supermen du rock bizarre français


« Mucho Tapioca joue de la musique post-précédente (car il succède à ses prédécesseurs tout en précédant ses successeurs). Mucho Tapioca aime jouer tout nu (car comme sa musique, il est sans compromis). Mucho Tapioca aime bien dire n’importe quoi (mais ce n’est pas n’importe qui !). Mucho Tapioca boit de la tisane à la place de la bière (pffff, qu’est-ce que ce serait sinon !). » Voilà ce qu’on découvre quand on cherche à faire des recherches sur une découverte : on trébuche dans le bizarre à farfouiller dans le cocasse. Mais ça tombe bien car on n’attendait guère moins, le contraire aurait été étrange.

Ajoutons à ces quelques lignes que Mucho Tapioca est kryptonien et cryptique ; car en plus de s’adonner à la mode bientôt en vogue dans les salles obscures du slip par dessus le falzar, c’est pas vraiment le genre rock binaire de papa, peinard au bar, la bière à la main, le coude sur le comptoir, le cerveau absorbé par la mousse et la musique peut passer sans qu’on ait à s’y arrêter un temps. Et pourtant, même en osant y aller le cerveau débranché, impossible de résister aux gammes barrées de ces encapés.

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Le jazz adoucit la douleur de Nine Inch Nails


« Tandis que se fait attendre les temps des cerises – celui de la chanson (selon vos opinions politiques), ou celui des bons bigarreaux écarlates (si vous n’êtes pas allergiques) – le temps des reprises est bien installé. Deux semaines après l’éclosion de la beauté cachée dans les chansons de Cannibal Corpse, le cerisier asiatique fleurit à son tour. »

Voilà ce que pourrait bien siffloter un Animal désirant se plonger, à nouveau, en hibernation pour les mois à venir. Du doom à fond dans les oreilles, car le doom, c’est bien pour hiberner. Pendant ce temps là, d’autres, en effet, observent l’arbre des reprises fleurir. Le printemps est là, quelque part sur l’une de ses branches. Il faut, pour le trouver, creuser dans sa mémoire. Loin en arrière, époque où, le printemps, on le tenait entre nos mains. Mais, peut-être, l’avons-nous oublié après l’avoir égaré ? Peut-être l’avons-nous retrouvé !

Le « Enter Sandman » d’une certaine Youn Sun Nah, jeune chanteuse coréenne de jazz s’étant expatriée sur Paris, avait à une certaine époque, bercé de nombreux cœurs. Sa reprise des Mets avait dépoussiéré ce titre en y posant un léger voile de soie. Une voix sublime en guise de léger souffle afin de faire disparaître – ou presque – ce que l’on connaît de ce titre. La ré-interprétation était de taille et ne manquait pas de savoir-faire. Une méticulosité propre, finalement, aux jazzeux qui contrastent avec la face abrupte des chevelus (bonjour l’cliché !).

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Faire dans le feutré… avec Cannibal Corpse


Contre-pied artistique de bon goût. Oui, de bon goût ! Car on parle de Cannibal Corpse, et donc de metal extrême. Et savoir apprécier la douce mélopée de ces Américains est tout un art qui relève de la classe. Au même titre, finalement, que d’apprécier un bon barreau de chaise coincé entre les dents, en sirotant un bon verre d’une certaine boisson maltée et en s’écoutant un petit air de piano dans une ambiance feutrée. Sauf que, vu sous cet angle, les deux styles s’opposent un petit peu. D’un côté, c’est blonde à forte poitrine, de l’autre, brune aux allures de Femme Fatale (on vous laisse décider laquelle est laquelle). Deux écoles musicales, en somme.

Mais, bien qu’opposés en tout point, un seul vecteur permet de lier de manière intime et cohérente ces deux styles : l’humour. Et cette reprise de « Carnivorous Swarm » de Cannibal Corpse n’en manque pas. Et Sarah Kane, jeune musicienne américaine habituée des piano-bars, et préparant tout juste son premier disque, intitulé Evok, dont une des chansons « Pretty Little Angels » sert d’étendard à la fondation Pay It Forward Fertility Foundation, fond d’aide aux couples n’ayant pas les moyens de payer la procédure d’une fécondation in-vitro, elle-même sait se marrer. Sans pour autant tomber dans la moquerie. En fait, la blague n’est-elle pas plutôt adressée à l’encontre du public guindé des pianos-bars qui se chope une belle pastille dans les oreilles à la fin ? La demoiselle rendrait plutôt hommage à ce titre aux darons du death en se plaçant du côté de la dérision, mettant, pour cela, en exergue un contraste : celui des paroles faites de « Destroy », « Apocalypse », « Armageddon » et autres joyeusetés, le tout associé au charme d’une belle voix féminine et d’un piano posé.

A voir dans la suite.



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    Alice Cooper @ Paris
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