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Song For The Deaf   

Faire dans le feutré… avec Cannibal Corpse


Contre-pied artistique de bon goût. Oui, de bon goût ! Car on parle de Cannibal Corpse, et donc de metal extrême. Et savoir apprécier la douce mélopée de ces Américains est tout un art qui relève de la classe. Au même titre, finalement, que d’apprécier un bon barreau de chaise coincé entre les dents, en sirotant un bon verre d’une certaine boisson maltée et en s’écoutant un petit air de piano dans une ambiance feutrée. Sauf que, vu sous cet angle, les deux styles s’opposent un petit peu. D’un côté, c’est blonde à forte poitrine, de l’autre, brune aux allures de Femme Fatale (on vous laisse décider laquelle est laquelle). Deux écoles musicales, en somme.

Mais, bien qu’opposés en tout point, un seul vecteur permet de lier de manière intime et cohérente ces deux styles : l’humour. Et cette reprise de « Carnivorous Swarm » de Cannibal Corpse n’en manque pas. Et Sarah Kane, jeune musicienne américaine habituée des piano-bars, et préparant tout juste son premier disque, intitulé Evok, dont une des chansons « Pretty Little Angels » sert d’étendard à la fondation Pay It Forward Fertility Foundation, fond d’aide aux couples n’ayant pas les moyens de payer la procédure d’une fécondation in-vitro, elle-même sait se marrer. Sans pour autant tomber dans la moquerie. En fait, la blague n’est-elle pas plutôt adressée à l’encontre du public guindé des pianos-bars qui se chope une belle pastille dans les oreilles à la fin ? La demoiselle rendrait plutôt hommage à ce titre aux darons du death en se plaçant du côté de la dérision, mettant, pour cela, en exergue un contraste : celui des paroles faites de « Destroy », « Apocalypse », « Armageddon » et autres joyeusetés, le tout associé au charme d’une belle voix féminine et d’un piano posé.

A voir dans la suite.



Song For The Deaf   

Il a fallu dénicher la richesse de Jabbakaï en bord de Saône


Il est des découvertes musicales qui vous marquent. Des moments scéniques qui respirent un parfum unique, comme si, passer à côté de celui-ci vous rongerait de regrets à vie. L’histoire de Jabbakaï fait partie de ces histoires atypiques, uniques car tellement inattendues. Il n’y a rien d’autre, rien de plus excitant que d’être littéralement pris de court par un groupe dont vous ne connaissez rien. Être surpris, embrigadé dans un élan d’euphorie sans pouvoir, ni vouloir, résister.

Golden Void, groupe de stoner américain et Révélation High Hopes du mois dernier, effectuait sa première tournée européenne. L’occasion de découvrir ce groupe sur scène, afin de juger si oui ou non, le titre honorifique de Révélation High Hopes se devait de lui être accordé. C’est donc au Sonic de Lyon que votre humble serviteur se rendît le 16 avril dernier.

Petite péniche derrière le quartier de Perrache, sur les bords de Saône. Petite péniche et petite foule. Peu nombreuse, faite de spectateurs portant jeans, pattes d’eph, en mode stone pour une soirée stoner. Et un concert de stoner, par son ambiance, vous offre déjà des souvenirs mémorables. Mais c’était vraiment sans compter sur Jabbakaï.

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Song For The Deaf   

Within Temptation croise définitivement la pop et l’acier avec sérénité


Le parti pris de Within Temptation semble désormais irrévocable. Le groupe veut s’engager de plein pied dans une nouvelle ère. Un jardin musical dans lequel la bande de Sharon va pouvoir cultiver son nouveau visage. Sereinement et avec un doigté toujours méthodique. Car avec la sortie en avril dernier de The Q-Music Sessions (album de reprises compilant les nombreuses reprises que le groupe a réalisées l’automne dernier pour la station de radio belge Q-Music), le groupe confirme ses choix et désirs artistiques. Une évolution déjà constatée et entamée sur The Unforgiving, le dernier opus studio du groupe en date.

Within Temptation clôt donc de manière sûre (définitive ?) son chapitre le plus grandiloquent, son chapitre le plus metal. Le combo s’enfonce dans un genre qui, pour certains sera renié, décrié et pour d’autres, à défaut d’être totalement compris, sera au moins respecté. Telle est la volonté d’un groupe qui, tôt ou tard, se serait inexorablement rapproché de ce metal popisant pour de bon.

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Éditorial    Song For The Deaf   

Limp Bizkit : le cri du coeur


« Il y a une différence entre une critique constructive et être un connard. Si vous vous comportez comme un connard vis-à-vis de moi sur les réseaux sociaux, je vais tout simplement vous bloquer, fin de l’histoire. Je ne veux pas argumenter, c’est fatigant de débattre avec des gens qui ont déjà un avis biaisé contre moi. Ça ne mérite pas que je gaspille mon énergie. » Wes Borland, guitariste de Limp Bizkit, le 25 mars 2013, sur Twitlonger.

« Notre nouvel album est peut-être trop brut et psychotique pour certains d’entre vous. » Limp Bizkit, le 23 février 2013, sur Facebook.

« J’ai sursauté et j’ai cru, une fois de plus, que mon cœur allait bondir de ma poitrine. » Nos voisins, dont le bureau se trouve juste de l’autre côté du mur du studio de Radio Metal, quand ils ont entendu notre cri, quand nous avons écouté le nouveau single de Limp Bizkit.

Pour comprendre, c’est dans la suite…



Song For The Deaf   

Dracula chante Noël


C’est pas notre genre de vouloir nous fâcher avec Dracula, Saroumane, le Comte Dooku, l’Homme Au Pistolet D’Or, Raspoutine et la voix de la Mort, tout ça en même en temps, car, de toute évidence, ça pourrait mal se finir pour notre bulletin de naissance. Ça nous serait d’autant plus difficile car il s’agirait en fait de nous fâcher avec une légende : Christopher Lee, qui a été tout ces personnages et tant d’autres souvent tout aussi dangereux que ceux déjà cités, et qui mérite tout notre respect pour être l’une des plus grandes figures qui a peuplé notre univers fantasmagorique cinématographique et au-delà, et ce depuis plus d’un demi-siècle. Par conséquent, y a-t-il quoi que ce soit qui puisse aujourd’hui écorner le palmarès de cet immortel acteur de 90 ans ?

Peut-être… Non ! Pas taper ! Mais… On arrivait jusque là à ne pas (trop) critiquer son projet heavy metal Charlemagne parce que, sans blague, après tout ce qu’il a fait, et à son âge, il fait bien ce qu’il veut. Et si ça l’amuse, et si ça peut en convaincre certains, qu’il y aille à fond. Mais mêler ça à des chants de Noël, ça va être difficile de fermer les yeux.

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Song For The Deaf   

Les Rolling Stones refusent de mourir : zombies !!!!


Les Rolling Stones sont l’un de ces groupes de rock légendaires nés à une époque où on n’était, au moins la plupart d’entre nous, même pas une lueur d’espoir dans le regard de nos parents et dont on se demande encore comment (voire pourquoi) ils sont encore là aujourd’hui. Ils auraient tous pu piquer du nez dans la piscine comme Brian Jones dans les Sixties mais Mick Jagger et Keith Richards sont encore là, bien vivants. Enfin, ils bougent quoi. Leur marque surtout est bien vivante.

Mais, alors qu’on se disait qu’aujourd’hui ils n’étaient plus bons qu’à faire des tournées mondiales dans des stades, v’là-t-y-pas qu’ils nous ressortent quelque chose de neuf… avec du vieux. Toujours cet espèce de paradoxe : neuf/vieux, mort/vivant… Le 12 novembre sortira un énième best-of des rockeurs londoniens intitulé Grrr!. Au fond, c’est parfait, c’est ce qu’il y a de plus intéressant chez les Stones (ouh, la mauvaise langue !) : leurs plus grands tubes, de « Satisfaction » à « Paint It Black » (avec lequel Tonton Animal a découvert le rock quand il n’était que louveteau, ha, nostalgie !), de « Jumping Jack Flash » à « Sympathy For The Devil » en passant par « Gimme Shelter » ou « Angie ». Que demandez de plus ? Eh bien, justement, pas question de faire (trop) les radins ce coup-ci, les Pierres Qui Roulent sont allés faire un p’tit tour dans des studios parisiens en août dernier pour enregistrer deux nouvelles petites avec le producteur Don Was : « One More Shot » et « Doom And Gloom ». Et c’est cette dernière qu’ils nous présentent maintenant via une lyric-vidéo (tiens, eux aussi ils s’y mettent). Et de toute évidence, en jetant un œil aux paroles, eux non plus n’ont pas su échappé aux zombies et à la mode des hordes décomposées….

Découvrez cette chanson…

Song For The Deaf   

My Sleeping Karma : la transe ascendante


Assister à un concert de My Sleeping Karma juste après celui d’un groupe aussi énergique que Valient Thorr comme ça nous est arrivé l’an dernier au Hellfest, n’était pas la meilleure manière de faire connaissance avec ce groupe. En seulement quelques minutes, on n’est normalement pas prêt à faire cette descente de la folie furieuse à la contemplation.

Par conséquent, il était impossible d’apprécier, comme ma pomme victime de cet effet, l’ambiance distillée par ce groupe allemand de metal psychédélique, alors que, une fois bien calée avec les premiers albums du combo dans les oreilles (trois sortis entre 2006 et 2010), les chakras bien ouverts, il suffit d’arrêter tout ce que vous êtes en train de faire, de fermer les yeux et de se laisser bercer par la musique tandis que votre corps ne remue plus qu’au rythme de leurs composition.

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Song For The Deaf   

Muse et le dubstep : trop évident


L’évolution de Muse fait débat depuis que le troisième album Absolution a définitivement popularisé le groupe. Car, au-delà d’un succès commercial qui fait toujours grincer des dents, c’est aussi à ce moment-là que les guitares et la voix de Matthew Bellamy se sont faites moins nerveuses et que le groupe a commencé à expérimenter diverses choses. Le point culminant de cette démarche était jusqu’à présent le titre en trois parties, écrit avec un orchestre symphonique, sur l’album The Resistance sorti en 2009.

Alors que le groupe s’apprête à sortir The Second Law le 28 septembre prochain, un nouvel album pour lequel on a eu tous les sons de cloche possibles et imaginables, présageant donc à nouveau une œuvre diversifiée (Matthew Bellamy déclarait même dans Spin qu’il y aurait un titre « d’odyssée rap-jazz gangsta chrétien alliant le flamenco et la musique de cowboy psychédélique »), le groupe publie la vidéo du titre « Unsustainable », où le groupe expérimente dans un registre on-ne-peut-plus à la mode, donc aussi risqué que dans l’air du temps. Car lorsqu’on s’inspire de ce qui marche le mieux, on prend forcément le risque d’être taxé de suiveur.

Voir le clip…



Song For The Deaf   

Kendra Morris nous a fait oublier Metallica


Impossible de reconnaître le titre originel ! Pourtant, ce titre on le connait par cœur. Mais là c’est l’échec. Déroutant ? Pour sûr ! Le monde des reprises, pourtant vaste terre d’innovation et d’expérience, nous a plus souvent habitués à la reprise identique note à note que la ré-appropriation atypique et personnelle. C’est donc comme empreint de soulagement que l’on se retrouve face à cette reprise de « Ride The Lightning » des Mets. Kendra Morris, l’interprète de ce titre, arrive habilement à créer ce sentiment de « je ne veux même pas reconnaître le morceau » avec ce titre qui, par son ré-arrangement, est assimilé et accepté instinctivement – faisant tout aussi instinctivement opposition au désir et réflexe de comparaison naturel à l’œuvre de base – par l’esprit comme une œuvre atypique et profondément singulière. Car même si l’essentiel dans une reprise est de garder les paroles (seule chose de reconnaissable dans cette reprise), la musique peut grandement être modifiée (tel, à titre d’exemple, Tori Amos avec, entre autre, sa reprise de ‘Raining Blood‘ de Slayer).

Cela mérite donc quelques minutes d’attention afin d’en découvrir un peu plus sur celle qui a réussi à nous piéger et nous surprendre.

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Song For The Deaf   

Deathcode Society : un successeur à Anorexia Nervosa ?


Mais d’où sortent t-ils ? Humains ? Pas humains ? Voilà les premières questions qui peuvent venir à l’esprit quand, par le plus grand des hasard, on tombe sur un titre de Deathcode Society, groupe jusqu’alors totalement inconnu au bataillon. Du coup, quelques recherches s’imposent afin de répondre aux nombreux questionnements flottant dans notre esprit encore groggy suite à l’écoute de ce groupe. Deathcode Society est donc un groupe français d’origine haute-savoyarde. Ils font du black et semble être humains même si rien ne permet vraiment d’en attester car côté communication, le groupe est très silencieux (une page Facebook quasi vierge, une page Reverbnation où vous pouvez acheter ces titres et un MySpace, mais, voilà, MySpace…). Du coup, pourquoi offrir une telle tribune à ce groupe qui – on a oublié de vous le préciser – n’a pour l’instant sorti qu’une démo de deux titres ?

La seule réponse est musicale.

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