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Live Report    Song For The Deaf   

Le langage noir de Ghost Brigade


Dimanche dernier, nous nous sommes rendus au concert de Ghost Brigade donnĂ© au Nouveau Casino de Paris et en voyant le quintet s’agiter devant mes mirettes, je me suis fait la rĂ©flexion suivante : voilĂ  typiquement un groupe qui propose une recette musicale. Rien de pĂ©joratif lĂ -dedans, juste le constat que Ghost Brigade est un chef qui assaisonne ses plats avec diffĂ©rents ingrĂ©dients qui lui sont propres (et qui reviennent, comme une mĂ©lodie de guitare entraĂ®nante, encore et encore…) pour une dĂ©gustation toujours aussi salvatrice.

Ghost Brigade est un chef qui a par exemple la mĂ©lancolie accrochĂ©e Ă  ses basques. Elle plane sur chaque morceau, Ă  chaque vocalise de Manne Ikonen (chant) qui incarne d’ailleurs parfaitement les compos du groupe. Un peu malingre, un peu voĂ»tĂ©, notre homme a sur les planches une apparence assez squelettique et le T-Shirt d’Entombed ‘Already Dead’ qu’il portait sur scène dimanche dernier renforçait d’ailleurs cette vision.

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Song For The Deaf   

Tino Rossi n’a qu’Ă  bien se tenir !


Mike Patton, « vocal-hero » (copyright Fucktoy) de Faith No More, Mr. Bungle, FantĂ´mas, etc. est prĂ©sent sur le tout nouvel album (il vient de sortir et on peut se le procurer sur le site du label de Zorn, Tzadik) du saxophoniste gĂ©nial John Zorn et pas n’importe lequel : un album de chansons de NoĂ«l ! IntitulĂ© A Dreamers Christmas, il y reprend sept classiques auxquels il a ajoutĂ© deux compositions originales. Deux des chansons, « A Christmas Song » (chantĂ©e par Patton) et « Santa’s Workshop », ont mĂŞme droit Ă  une sortie en bon vieux 45 tours vinyle.

Que dire après ça alors que l’imagination commence dĂ©jĂ  Ă  prendre le dessus ? Il ne s’agit pas de la première fois que les deux musiciens se rencontrent et, par consĂ©quent, on s’imagine dĂ©jĂ  la crise cardiaque de Mamie quand on va lui passer ce disque au moment des fĂŞtes, parce que Zorn & Patton, ça a parfois donnĂ© quelque chose Ă  ne pas mettre entre toutes les oreilles. Et mĂŞme si Zorn a dĂ©jĂ  touchĂ© au thème de NoĂ«l, on ne pouvait pas dire que c’Ă©tait le genre de chant qu’on Ă©coute entre la dinde et la bĂ»che…

On s’attendait donc Ă  tout sauf Ă  ça…



Song For The Deaf   

Alors comme ça vous n’aimez pas Jane’s Addiction ?


Le 30 août dernier à 13h36 vous avez été très décevants car votre serviteur vous a proposé un jeu sur la page Facebook de Radio Metal qui a fait un flop total. Mais alors total. Pour mémoire voici les faits pour tous ceux qui refusent de céder à la tentation des réseaux sociaux :

« Vous voulez jouer avec nous ? Alors vous cliquez (sur la vidĂ©o) ci-dessous […] vous Ă©coutez et regardez. A la fin du titre, vous le réécoutez mais cette fois en fermant les yeux. Et si, après cette expĂ©rience, vous pensez que JANE’S ADDICTION est un groupe gĂ©nial alors nous serons amis Ă©ternels. Donc bonne Ă©coute Ă  vous… mais comme on a dit car sinon le jeu n’a pas de sens. »

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Song For The Deaf   

Adele et Chester


Ma petite tête réfléchit à de drôles de choses en ce moment. Par exemple, dernièrement j’avais un débat fort intéressant avec moi-même où je me demandais ce qui, dans mon cas, serait le plus pénible entre être non-voyant ou sourd. Mon premier réflexe a immédiatement été d’envisager les manques les plus importants entre le fait de ne plus voir et le fait de ne plus entendre. Et les deux manquements principaux étaient d’une part les filles dont je ne pourrais plus admirer les magnifiques silhouettes et d’autre part la musique que je ne pourrais plus jamais apprécier.

D’emblée j’ai pensé que la vision des filles me manquerait vraiment beaucoup, du coup j’ai considéré le fait de ne plus voir comme le plus difficile. Mais j’ai très vite changé d’avis. Simplement parce que la musique ne nous déçoit jamais alors que les relations humaines si. Adele a peut-être contribué à ce retournement de situation car sa magnifique voix est rapidement devenue indispensable à mes oreilles.

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Deicide n’est pas content. Deicide veut des patates.


Il est des morceaux qui sont tellement mauvais qu’ils en deviennent de vĂ©ritables chefs-d’œuvres du mauvais goĂ»t. Vous savez, ces morceaux qui, Ă  l’instar d’un bon nanar soulèvent, non sans effroi, la rĂ©flexion suivante : « Non, c’est fait exprès, c’est pas possible ». MĂŞme si, au fond de soi, on sait qu’il ne s’agit pas d’auto-dĂ©rision, mais bien d’un ratage inconcevable. Inconcevable car, sauf exceptions, la rĂ©alisation d’une chanson ou, Ă  plus forte raison d’un film, rĂ©sulte d’un travail collĂ©gial. Alors comment est-il possible, quand on voit par exemple une scène pareille, que personne, lors de rĂ©unions, n’ait levĂ© la main pour dire ne serait-ce que « ouais, en fait je sais pas trop, lĂ , les mecs… » ? Mais quoi qu’il en soit, rappelons, comme le feraient nos confrères de Nanarland, qu’Ă  ce niveau lĂ , la nullitĂ© devient qualitĂ©. Et « Dead By Dawn », par Deicide, est une de ces pĂ©pites.


« Dead By Dawn » n’est pas qu’une sĂ©rie de clichĂ©s du Death Metal. Après tout, les clichĂ©s viennent des classiques. « Dead By Dawn » est une concentration d’Ă©lĂ©ments tous plus horripilants les uns que les autres (entre l’espèce de grizzly qui grogne par dessus les vocaux de Glen Benton, les riffs bourrins et inaudibles, les soli dĂ©structurĂ©s ou la production brouillonne), de quoi donner totalement raison aux dĂ©tracteurs de la musique metal. Tout est tellement poussĂ© Ă  son paroxysme que le morceau en devient jubilatoire, car propice au dĂ©fouloir, ce qui reste l’essence du Death Metal.

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Song For The Deaf   

Essaie de dire non Ă  ça…


Et mĂŞme toi, l’homme le plus hĂ©tĂ©rosexuel qui soit, le pourrais-tu ? Si Paul Rodgers arrivait, chemise Ă  moitiĂ© ouverte avec l’Ă©lĂ©gance et la sensualitĂ© virile qui le caractĂ©rise, sur fond de « Ready For Love » (la chanson de dĂ®ner aux chandelles qui dĂ©rape par excellence) en te disant « Je te veux maintenant », pourrais-tu vraiment dire non ?

Mesdames, mais aussi messieurs donc, ce morceau est pour vous.



Song For The Deaf   

Anniversaire d’un mastodonte


C’Ă©tait un 31 mai 1948, John Bonham disait bonjour au monde pour lui dire adieu 32 ans plus tard. Un anniversaire pareil, ça se cĂ©lèbre. Bonzo n’Ă©tait pas n’importe qui dans la grande histoire du hard rock. Il Ă©tait le quatrième cĂ´tĂ© d’un carrĂ© parfait du nom de Led Zeppelin, l’un des quatre Ă©lĂ©ments alchimiques d’un corps parfait et sa mort en 1980 a Ă©tĂ© la mort d’un groupe, d’une saga, d’une Ă©poque.

Batteur gĂ©nial, il l’Ă©tait. Si Page Ă©tait le ciseleur de riffs gĂ©niaux et planants ; Plant, le chanteur Ă©rogène, incendiaire et envoĂ»tant ; Jones, Ă  la basse, le roc rythmique ; Bonham Ă©tait le tempo furieux aux breaks en forme de lames de fond. Car si Bonham devait ĂŞtre un Ă©lĂ©ment, il devait ĂŞtre l’eau, ocĂ©an agitĂ© sur lequel naviguait le vaisseau Zeppelin.

Mais « LĂ  oĂą vont les vaisseaux, Vous avez créé ce LĂ©viathan pour qu’il joue dans les eaux » (Psaumes, 104. 26).

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We Are The Ocean et sa pépite


Hier soir, pendant High Hopes, je vous confiais ĂŞtre Ă©tonnĂ© d’avoir reçu un CD promo de We Are The Ocean car mĂŞme si le groupe de post-hardcore vient de sortir son deuxième album, il n’est pas loin d’appartenir Ă  la classe des artistes ayant dĂ©jĂ  une certaine renommĂ©e donc plutĂ´t rĂ©servĂ©s Ă  l’Ă©mission Anarchy-x. Près de 25 000 fans sur Facebook, des milliers d’Ă©coutes sur MySpace ou YouTube : autant de signes qui montrent un vrai dĂ©veloppement. Le CD en question ne contenant qu’un titre, « The Waiting Room », je me suis permis (une fois n’est pas coutume) de le diffuser deux fois. Et comme je sais que certains provocateurs (dont vous faites peut-ĂŞtre partie) n’Ă©taient pas devant un PC hier soir, voici une sĂ©ance de rattrapage !

« The Waiting Room » est le deuxième single extrait de l’album Go Now And Live dans les bacs depuis fin avril. Ca chante Ă  deux voix, c’est entraĂ®nant et, au final, ça fait du bien aux oreilles.

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Song For The Deaf   

C’est nase, arrĂŞte !


Nazareth, voilĂ  un groupe que j’ai louĂ© Ă  chaque diffusion de certains titres de leur discographie dans les annĂ©es 70 dans l’Ă©mission Are You Experienced.

Un groupe qui avait du potentiel pour rĂ©ussir : fondĂ© en Écosse Ă  la fin des annĂ©es 60 ; repĂ©rĂ© Ă  Londres au dĂ©but des annĂ©es 70 par des membres de Deep Purple pour qui il fera de nombreuses premières parties de concerts ; nanti d’un chanteur Ă  la voix criarde, Dan McCafferty, Ă©bauche vocale d’un Brian Johnson d’AC/DC, et d’un sens du rock hard et remuant ; la disparition du groupe dans les artères du temps est Ă  considĂ©rer comme une vraie perte pour les chevelus amoureux de riffs grinçants.

Sorti des Seventies, le groupe est aussi complètement Ă©jectĂ© du radar musical. Mais il n’est pas mort: il enregistre et tourne encore. Leur dernier album, Big Dogz, est sorti en avril dernier mais ne marquera probablement pas la rĂ©surrection de Nazareth.

J’espère que vous excuserez le jeu de mots en titre ; il est de Spaceman. NĂ©anmoins, c’est Ă  peu près par lĂ  que nous nous dirigerons dans notre conclusion.

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Song For The Deaf   

La petite histoire du jour


Hier dans les studios, vers 14h, je passe ma tĂŞte par-dessus l’épaule de Metalo et pendant que je lui caresse sa douce chevelure, je lui susurre Ă  l’oreille plein d’Ă©merveillement « Mais qu’écoutes-tu donc chĂ©ri ? C’est vachement bien ! ». Je vous conseille d’écouter tout de suite la chanson en question avant de lire la suite :

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

En effet ce morceau instrumental me plaît, notamment grâce au mélange entre grandiloquence et riffs bien péchus. Oui, je trouve que musicalement ça tient clairement la route. D’où la question posée à mon collègue qui, en prenant délicatement ma main pour la mettre sur sa poitrine (et ailleurs, mais là on commence à sortir du cadre pur de la musique et de la décence), finira par me répondre : « Oui c’est clair qu’il est bon ce morceau. Il s’agit d’Allan Théo que l’on interviewe ce soir ».

Vous avez dit qu’on Ă©tait « de gros enfoirĂ©s de vendus sa mère » parce qu’on a fait l’interview d’Allan ThĂ©o ? Oui mais si vous avez Ă©coutĂ© et aimĂ© Ă  l’instant ce morceau intitulĂ© « Versus » sans savoir que c’était le chanteur alors nous on est peut-ĂŞtre des vendus… mais vous vous ĂŞtes ridicules !



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