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Ta Page Nocturne   

Cthulhu Metal : L’appel de Lovecraft


On le sait depuis longtemps, le metal et la fantasy s’accordent à peu près aussi bien que le vin et le saucisson. Ou que la Red Bull et le Jägermeister. Précédées d’une réputation de « mauvais genres » de la musique et de la littérature, considérées comme des sous-cultures auxquelles les médias généralistes n’accordent généralement de l’attention que pour les tourner en dérision, les deux sphères ne pouvaient que se télescoper, se nourrir l’une de l’autre et influencer lecteurs et auditeurs.

Preuve supplémentaire de la porosité de la frontière entre les deux univers, le Hellfest et Bragelonne, premier éditeur francophone de littératures de l’imaginaire, se sont associés en 2017 pour créer le Prix Hellfest Inferno. Au-delà de ce prix littéraire tout neuf, il n’est donc pas étonnant de voir le festival apposer fièrement son logo sur une publication Bragelonne qui parlera forcément aux fans des deux genres.

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Ta Page Nocturne   

Eric Canto : Un moment suspendu dans le temps


Entre les groupes qui nous font tant rêver et la horde de spectateurs se dresse souvent une barrière. Non seulement là pour rattraper les slammeurs, elles sont aussi la garantie de protection d’un métier omniprésent dans la musique : la photographie. Et dans ce milieu on peut notamment croiser le nom d’Eric Canto, basé à Montpellier et qui a fait ses preuves dans de nombreux concerts. Après dix ans d’investissement dans le milieu, le photographe officiel de Mass Hysteria propose un tour d’horizon des événements qu’il a couvert : Mainsquare, Hellfest, en faisant même un crochet par Montréal et autres festivals en tous genres.

Après dix ans de photos de concerts, avec une collection de clichés très variés et ne s’adressant pas seulement aux fans de six cordes et sons saturés, on imagine qu’il est difficile de choisir ses préférées pour qu’elles figurent dans un livre. Car c’est ce que nous propose Eric Canto : un ouvrage de 208 pages retraçant ses 700 concerts ayant pour nom A Moment Suspended In Time. L’objectif : Capturer le vrai.

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Ta Page Nocturne   

AC/DC Tours de France 1976-2014 : Les Bonus


Monstrueux. C’est le premier terme qui vient à l’esprit lorsque l’on prend connaissance des deux ouvrages consacrés à AC/DC réalisés par Philippe Lageat (rédacteur en chef de Rock Hard France) et Baptiste Brelet (Can’t Stop AC/DC Webzine). Sorti en octobre 2014, le premier tome intitulé AC/DC Tours de France 1976-2014 avait impressionné autant les fans du groupe que les professionnels du milieu. Il faut dire qu’avec au menu 712 pages (!) entièrement consacrées au groupe et gavées de photos d’archives inédites, de témoignages on ne peut plus rares et autres exclusivités à ne plus savoir qu’en faire, les amateurs du plus grand groupe de hard rock au monde ne pouvaient que tomber sous le charme de ce produit aussi hors-norme que colossal. Un livre qui, comme son nom l’indique, s’intéressait au parcours du groupe dans notre pays.

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Interview    Ta Page Nocturne   

Pure Fucking People 4 : la seconde vie des festivaliers


Pour beaucoup, festival est synonyme d’échappée belle. La routine, les convenances, les problèmes, on laisse tout derrière, on lâche prise, la place est au plaisir sous toutes ses formes et au diable le reste. A l’instar des trois précédents tomes, ce nouveau Pure Fucking People a pour but de replonger son lecteur dans cette ambiance toute particulière, souvent excessive mais tellement authentique, des grands rassemblements metal. Tantôt drôles, tantôt touchants, souvent les deux, les dessins de Will Argunas constituent une galerie de souvenirs qui, au delà d’être agréables à regarder, offrent une vision simple et sincère de moments de vie captés sur le vif.

En réalisant ses croquis sur la base de photos, souvent les siennes mais pas seulement, le dessinateur fait passer ses sujets de festivaliers à personnages, renforçant ainsi noir sur blanc le caractère symbolique et intemporel de l’instant capturé. Fin et sans artifices, le trait retranscrit bien l’humanité qui se dégage des scènes, aussi décalées et coquasses puissent-elles être parfois. Si ces dernières se révèlent souvent familières de celles vues dans les volumes antérieurs, elles n’en restent pas moins uniques et très personnelles. Jesus, Alien, Mr Bricolage, le recueil n’est pas avare en pépites et se renouvelle suffisamment pour éviter la redite. En plus des textes qui avaient fait leur apparition sur le troisième tome et un plus grand espace donné aux dessins sur les doubles pages, Will Argunas met désormais quelques mots dans la bouche de certains des personnages pour donner encore davantage vie à son recueil, mettant un pied dans l’autre univers de l’auteur, celui de la bande dessinée, et faisant définitivement de Pure Fucking People un recueil hybride libre et atypique.

Ce nouvel ouvrage, bien qu’intéressant en tant que tel, parlera bien sûr beaucoup plus aux amoureux de festivals qu’aux non-initiés. A l’image d’un album de photos de famille, Pure Fucking People s’adresse en premier lieu aux principaux concernés, ceux qui sous la canicule ou sous la pluie s’élancent dans le mosh-pit avec fracas, ceux qui savent qu’ils boiront plus qu’ils ne dormiront au camping, ceux qui passeront deux heures dans le merch à chercher un nouveau patch pour leur veste en jean, et accessoirement mêmes ceux qui iront tranquillement et simplement voir leurs concerts ! Du Hellfest au Motocultor en passant par le Sylak et les Arts Bourrins, la nouvelle ballade de Will Argunas est belle.

Mais laissons désormais l’auteur lui même nous parler de ce quatrième volume.



Ta Page Nocturne   

Pure Fucking People 3 trouve les mots et la formule


« Pure Fucking People, le livre que peut-être tu es dedans ! » Surtout si tu es allé traîner tes baskets au Hellfest, au Raismes Fest ou au Sonisphere en 2012.

Depuis 2010, le dessinateur, sérigraphiste (on lui doit certaines affiches pour Lofofora, The Arrs ou pour le festival MFest à Tours) et auteur de bandes dessinées (In The Name Of, Missing, etc) Will Argunas arpente les festoches français pour en ramener quelques beaux portraits de cette faune sauvage (mais pas trop) et bigarrée (mais avec une préférence pour les tissus noirs) que forment les metalleux et sa sous-espèce : les festivaliers. Sont ainsi nés les recueils d’illustrations devenus annuels Pure Fucking People, artbooks se voulant « un hommage aux festivaliers », en même temps qu’une « sorte de reportage silencieux, du documentaire en dessin ». Et après une campagne Ulule lancée en janvier (comme il l’avait fait en 2012 pour le volume 2) et bouclée en quarante jours pour financer ce livre entièrement auto-édité (toujours trop à part pour les maisons d’édition), voici le numéro 3 disponible depuis quelques jours, imprimé à 500 exemplaires, dont certains sont déjà partis orner les bibliothèques de tous les donateurs qui ont offert vingt euros ou plus dans cette campagne de crowdfunding.

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Ta Page Nocturne   

Ray Bradbury, emmène-nous avec toi sur Mars


Cette semaine, mardi 5 juin, s’éteignait l’écrivain américain Ray Bradbury à l’âge vénérable de 91 ans. Mais loin de nous l’idée de le pleurer ; pas parce que nous sommes insensibles à la mort d’autrui mais parce que partir à un âge aussi avancé après avoir eu une vie aussi riche et aussi productive qui fera que votre nom ne sera (normalement) pas oublié, ce n’est pas une fin qui mérite qu’on la pleure mais qu’on l’honore.

Aujourd’hui, tout le monde connait (sinon, c’est une importante, voire grave lacune), au moins de nom, son roman le plus célèbre (ou son adaptation cinématographique par François Truffaud en 1966) : Fahrenheit 451, dénonciation a posteriori des autodafés perpétrés par les dictatures européennes durant les décennies précédentes, mais aussi projection en traits sombres d’un monde, celui de son époque, gagné par la paranoïa née du climat de guerre froide (de nos jours, ce trouble a d’autres causes mais est toujours là), la peur d’une pensée libre, insoumise. Quiconque a lu ce livre (ou vu le film) en sort avec une question en tête et qu’il se posera toujours : si je devais sauver un livre, un seul, pour l’avenir de la culture, lequel serait-ce ?

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Interview    Ta Page Nocturne   

Les Pure Fucking People se démultiplient


« Pensez bien que, maintenant que Radio Metal l’a remarqué, on ne va pas le lâcher » écrivions nous en septembre 2010 après être tombé sur le premier volume de Pure Fucking People du dessinateur Will Argunas. Et c’est vrai qu’on ne l’a pas lâché le bougre ! Depuis lors Will est devenu l’auteur de la plus part des designs que vous voyez dans notre boutique. Une belle collaboration avec un artiste qui gagne à être (re)connu qui, on l’espère, perdurera.

Toujours est-il que Will Argunas nous présente aujourd’hui son second volume de Pure Fucking People. Pour rappel, il s’agit d’un artbook (recueil de dessins) dans lequel l’artiste a figé noir sur blanc les festivaliers de notre Hellfest national, au cœur de la campagne clissonaise. Des scènes de vie immortalisées en 64 pages et qui ravivent dans nos mémoires l’ambiance des festivités. Une belle réussite, d’autant plus que le trait de crayon affuté de son auteur lui confère, au-delà du caractère de recueil de souvenirs, une belle dimension artistique à admirer encore et encore.

Après le Hellfest 2010, c’est donc au tour de l’édition 2011 d’être mis en page selon le même procédé. On y découvre la version 2011 du festivalier infernal, qui, il faut l’avouer ne se démarque pas tant que ça de son frère aîné : à terre pour se reposer de sa gymnastique ou simplement ivre mort, dans diverses positions volontairement loufoques, en pleine transe, roulant sa clope, cherchant sur le plan le prochain concert qui lui explosera les tympans et diverses autres scènes de la vie sur le terrain du festival. « Souvenir, souvenirs » se diront certains en feuilletant ces pages. Peut-être vous y retrouverez-vous, avec un peu de chance !

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Ta Page Nocturne   

Viens voir le docteur


A la fin de son autobiographie, « Moi, Ozzy », Ozzy Osbourne retranscrivait une conversation qu’il a pu avoir il y a quelques années avec un médecin. L’essentiel de l’échange portait sur la liste des produits « nocifs » et/ou illicites que le Madman avait pu s’envoyer au cours de sa vie. Une discussion qui est finalement devenue une liste de ce qu’il n’a jamais pris ; c’est plus court ! On parle tout de même d’un type qui a un jour sniffé une ligne de fourmi à même le trottoir…

Au final, le médecin lui demandait : « monsieur Osbourne, pouvez-vous m’expliquer pourquoi vous êtes encore vivant ? » Pas sûr qu’il le sache lui-même. Si un homme de science se retrouve sans moyen de l’expliquer, comment Ozzy le pourrait-il ? Et pourtant certains ont quand même eu l’idée de lui demander son avis en matière médicale.

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Ta Page Nocturne   

Tolkien, c’est metal


Même si cette affirmation vous parait a posteriori d’une évidence irréfutable, la chose était a priori vraie dès les années 50, époque où John Ronald Reuel Tolkien (ça fait parfois du bien de se remémorer ce que signifient les initiales J.R.R.) donnait naissance au Seigneur des Anneaux.

La fantasy en général est une influence majeure pour la scène metal. Ses thèmes, son iconographie, son bestiaire sont une source d’inspiration dans laquelle puise toujours une bonne partie des groupes de metal, quel que soit le genre pour définir son identité ou pour ses textes et sa musique. Une petite panne d’inspiration ? Parlons d’une grande bataille entre un chevalier errant et un dragon et disons qu’il s’agit d’une métaphore du peuple luttant contre l’oppression. L’oppression de qui ? Peu importe. D’ailleurs les dragons, ça marche toujours dans le metal. C’est aussi pour ça que certains groupes se basent uniquement là-dessus.

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Ta Page Nocturne   

Est-ce que moi je te raconte ma vie ?


« Hell Bent For Leather, Confessions d’un accro au Heavy Metal » de Seb Hunter est sorti en 2005 dans sa langue natale Outre-Manche, est disponible dans sa traduction française depuis une paire de mois chez l’éditeur Camion Blanc et me pourrit la vie depuis presque un mois.

Non, il ne s’agit pas déjà de ma conclusion sur cet ouvrage. Mon amertume trouve avant tout son origine dans le fait que depuis que j’en ai débuté la lecture (et sa relecture – des fois que j’aurais loupé quelque chose), je me demande comment le chroniquer. Pire que le syndrome de la page blanche, en réalité, ce livre n’a effectivement fait naître, au long de ses quatre cent cinquante pages, aucune opinion profonde à son sujet.

Son auteur, Seb Hunter, n’est pas un mauvais écrivain, même sans avoir inventé la forme « sujet – verbe – complément », et ses « confessions » ne sont pas moins intéressantes (ou moins inintéressantes) que certaines mémoires que j’ai pu lire au cours des derniers mois. Et pourtant j’avais réellement espoir d’y trouver quelque chose de spécial car, après m’être chargé des critiques des autobiographies de certaines stars de la scène metal, j’ai été tenté de trouver du neuf dans ce titre en passant de l’autre côté de la barrière. Au moins celui-ci n’avait pas besoin d’un co-auteur pour écrire ses souvenirs…

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