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Chronique   

Benighted – Obscene Repressed


Celui qui affirme que le metal français peine à briller sur la scène internationale ne regarde probablement pas au bon endroit. Notre scène extrême hexagonale a su avoir un certain rayonnement, plaçant certains de nos groupes comme des incontournables dans leur domaine, aussi difficiles d’accès soient-ils. Ainsi, les Stéphanois de Benighted s’imposent parmi les premiers de cordée en matière de brutal death et de grindcore, grâce à une identité musicale forte, reposant sur une technicité millimétrique et une efficacité redoutable. Mais comme bien des groupes qui émergent de cette scène, ce qui les démarque est aussi l’idée de sortir d’un style confiné en explorant au-delà des limites, ratissant vers des horizons musicaux plus large. Carnivore Sulbime et Necrobreed en était déjà la démonstration, le nouveau cru Obscene Repressed ne manquera pas non plus de se montrer aussi bestial que diversifié.

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Interview   

Testament : l’ADN d’un titan


Le Big Four, c’est un peu comme les sept merveilles du monde : au bout d’un moment, il va sérieusement falloir penser à revoir la liste officielle. Entre les groupes dont l’étoile a plus que pâli et ceux qui ont (disent-ils) raccroché les grattes, les grands du thrash ne sont plus tout à fait les mêmes en ce début 2020 que dans les années 90. Il n’y a qu’à écouter le nouvel album de Testament, l’excellent Titans Of Creation, puis constater la relative constance qualitative de sa discographie, pour se convaincre qu’on tient là un des grands noms actuels de la scène.

Nous avons pu nous entretenir brièvement avec Alex Skolnick, iconique guitariste lead du groupe, quelques heures avant le concert plein à craquer réunissant Testament, Exodus et Death Angel à l’Élysée Montmartre au début du mois (mais si, vous savez bien, cette époque fort lointaine où les humains avaient le droit de se faire la bise et de se réunir dans des salles de concert ?). L’occasion d’évoquer les surprises que recèle le nouvel album, les aléas de la vie sur la route et l’autre passion musicale du bonhomme : le jazz-fusion.

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Révélation High Hopes   

The Ghost I See : Révélation High Hopes


The Ghost I See WisdomAccomplissement, estime, appartenance, sécurité, physiologie : autant de besoins qui poussent régulièrement l’homme à se hiérarchiser pour avancer de nouveau et faire face. C’est dans cette optique que le groupe perpignanais The Ghost I See s’est posé pour nous offrir un EP prometteur et redoutable. Les cinq besoins définis par Maslow dans sa fameuse pyramide sont couverts à l’écoute des morceaux de Wisdom, titre de leur premier EP, avec en primeur une intro très claire : « For Those Afraid To Speak » (pour ceux qui ont peur de parler). Il n’y a pas lieu de procrastiner, cette création artistique emmènera chaque auditeur dans un monde parallèle, où le défoulement est permis.

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Interview   

Vredehammer et la philosophie de Per Valla


Le parcours de Per Valla et son groupe Vredehammer est pour le moins insolite. Fan de Vangelis et Mike Oldfield, puis John Petrucci, Per s’est ensuite tourné vers le metal extrême. Il fonde Vredehammer d’abord comme une blague pour en arriver à un premier album prometteur, Vinteroffer (2014), et un second album explosif, mélodique et gorgé de riffs, Violator (2016). Entre-temps, il a fait un court passage dans Abbath, en tant que guitariste live.

Quatre ans se sont écoulés depuis, avec son lot de remises en question, pour finalement nous revenir cette année avec Viperous. Un album qui apporte avec lui un nouveau line-up mais aussi une nouvelle approche, en intégrant des synthétiseurs hérités du cinéma d’horreur des années 80, sans pour autant perdre les fondamentaux de Vredehammer et ce sens du riffing qui peut parfois atteindre des vitesses impressionnantes.

Nous avons échangé avec Per Valla pour discuter de tout ceci, en revenant également sur sa gestion de carrière, y compris son passage dans Abbath, et sur les débuts du projet il y a dix ans.

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Chronique   

Dark Fortress – Spectres From The Old World


Véritables orfèvres du black mélodique, les Allemands de Dark Fortress jouissent d’une discographie aussi variée que maîtrisée, forgée par une volonté permanente d’évoluer. Cet élan s’était d’ailleurs pleinement incarné avec Venereal Dawn (2014) – scintillant de méandres progressifs et de circonvolutions stylistiques – qui représentait jusqu’ici la pleine propension du groupe à déplacer l’horizon d’attente. Inévitablement, sa réception fut polarisée, et l’opus reçut un accueil partagé. Si certains encensèrent ses abstraites expérimentations, d’autres regrettèrent invariablement les ambiances théâtrales qui firent la sève de Seances (2006) ou les explosions mélodiques d’Ylem (2010).

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Interview   

In This Moment : nourrir le succès


Il ne fait aucun doute que Maria Brink est la figure de proue d’In This Moment – il suffit de voir à quel point elle est visuellement mise en avant dans les clips et les photos promo. Et sa voix autant que le personnage qu’elle incarne sur scène et hors scène jouent énormément dans le succès du groupe californien.

Mais il serait injuste d’occulter les autres forces créatives à l’œuvre, en particulier son partenaire artistique depuis les débuts et élément clé des arrangements musicaux, le guitariste Chris Howorth. En quinze ans de carrière, ce dernier n’a cessé d’évoluer, mettant en pratique les enseignements acquis au fil de l’eau, en particulier depuis le tournant qu’a représenté l’album Blood (2012), et son succès fulgurant. Son objectif : servir. Servir ce qui marche auprès des gens, servir la chanson, servir la voix de Maria et servir un tout qu’il qualifie de « pack sensoriel ».

C’est ce qu’il nous explique dans l’entretien qui suit, évoquant évidemment le nouvel album Mother et sa conception, mais également le trio créatif qu’il forme avec Maria et le producteur Kevin Churko, sa vision d’un « classique » ou encore les implications de proposer plus qu’un concert de rock, une véritable expérience théâtrale.

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En Tournée Avec    Live Report   

Avatarium : Premières suédoises !


Après de longs mois loin de la scène, les Suédois d’Avatarium, forts du succès critique de leur dernier album The Fire I Long For, reviennent sur scène pour deux dates, l’une à domicile, au sein de la salle Nalen à Stockhölm et l’autre, le lendemain, à Göteborg dans la salle Pustervik. Ces deux dates augurent-elles un retour sur scène et une tournée plus vaste ? Pour le savoir, nous avons assisté aux deux concerts et nous nous sommes entretenus avec Markus Jidell et Rickard Nilsson (qui complète notre déjà longue interview avec Markus à l’occasion de la sortie de l’album) afin d’évoquer, entre autres, les influences de chacun, la genèse du nouvel album et l’importance nouvelle de Jennie-Ann.

Aussi, dans l’immédiat, prenez place avec nous dans la file d’attente de la salle Nalen en ce vendredi soir à Stockholm.

Quelques personnes sont déjà là avant l’ouverture, prévue pour 20h00. Une file d’attente qui prendra peu à peu de l’ampleur au fil des minutes. Dehors, il fait froid – un froid supportable – mais la météo a été généreuse et les fans attendent au sec.

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Interview   

Karras : possédé par le démon du death metal


Sur le papier, l’idée d’un super-groupe de metal français proposant un album de death/grind tournant autour du personnage titre de L’Exorciste sonne un peu comme le genre de fantasme né de l’abus de certaines boissons alcoolisées. Et pourtant, c’est bel et bien une réalité ! Issu de la rencontre entre Étienne Sarthou (ex-AqME), Diego Janson (ex-Sickbag) et Yann Heurtaux (toujours Mass Hysteria), Karras est la preuve flagrante que le metal bleu-blanc-rouge se porte bien, merci pour lui.

Une interview pour un premier album, c’est forcément beaucoup de questions autour de la genèse du groupe, de l’inspiration derrière la musique et des espoirs que les musiciens mettent en leur nouveau bébé. Des questions auxquelles les trois compères ont répondu avec l’aisance des vétérans, la bonne humeur d’une vraie bande de potes et la décontraction de ceux qui n’ont plus rien à prouver.

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Chronique   

In This Moment – Mother


Depuis 2005, In This Moment a accumulé une audience extrêmement fidèle, subjuguée par le charisme et les prestations de Maria Brink. In This Moment se repose en effet sur le talent créatif de la chanteuse accompagnée du guitariste Chris Howorth pour se forger une identité atypique et reconnue depuis le succès de l’album Blood (2012), désormais aussi soignée sur le plan visuel qu’auditif. Ritual (2017) n’avait fait qu’accentuer la marche en avant d’In This Moment, jusqu’à inciter certains médias à comparer Maria Brink à une Lady Gaga version metal. Mother, leur septième effort, entend se reposer entièrement sur cette dynamique extrêmement positive avec pour preuve ce même recours aux talents de production et de co-compositeur de Kevin Churko (Ozzy Osbourne, Five Finger Death Punch). Mother se veut clairement une extension de Ritual, avec une légère emphase sur le caractère plus émotionnel de la musique d’In This Moment.

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Interview   

Body Count a faim !


Jamais deux sans trois, comme on dit. Après Manslaughter (2014) et Bloodlust (2017), la dynamique gagnante de Body Count se vérifie encore cette année avec Carnivore. Un album qui, s’il poursuit sur les bases qui ont fait la réussite de ses prédécesseurs, propose également une lecture du style Body Count, une nouvelle fois, sensiblement différente, plus lourde et « monstrueuse » à certains égards. Il faut maintenir l’auditeur en haleine et se renouveler, ça Body Count l’a bien compris. Ou plutôt devrait-on dire : Vince Dennis, alias Vincent Price, l’a bien compris. Car c’est bel et bien le bassiste qui est à l’œuvre derrière le succès actuel de Body Count, allant jusqu’à endosser le rôle de directeur artistique, fort de sa longue expérience de technicien auprès de certains des plus grands noms du rock et de la pop.

C’est donc auprès de Vince Dennis que nous avons été glaner des infos sur ce nouvel opus, ses multiples invités, sa reprise de Motörhead ou ses réinterprétations de titres d’Ice-T en solo. Mais devant la gouaille du musicien on ne peut plus éclectique et polyvalent, l’entretien a fini par prendre de nombreux tournants, allant jusqu’à rentrer dans la dynamique interne de Body Count et les choix de carrière du groupe, celui-ci refusant les longues tournées éreintantes pour justement préserver le plaisir. Car Body Count n’est pas un boulot, c’est un loisir.

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