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Chronique   

Tribulation – Down Below


En près de 15 ans de carrière, le moins que l’on puisse dire, c’est que les Suédois de Tribulation ont fait du chemin : partant du death metal abrasif et teinté de thrash du bien nommé The Horror, ils sont passés par le foisonnement prog de The Formulas Of Death et les envolées gothiques du remarqué The Children Of The Night pour arriver en ce début d’année à Down Below, leur quatrième album en date. S’ils ont, au fil des ans, habitué leur public grandissant à des sonorités changeantes, leur esthétique est toujours restée remarquablement cohérente, tenant autant du film d’horreur esthétisant que du gothique du XIXe siècle, hantée de figures féminines inquiétantes et de traditions ésotériques variées. Un cocktail efficace qui leur a assuré des louanges unanimes de la part de mélomanes de tous poils et, avec The Children Of The Night, leur a apporté une reconnaissance bien méritée. Down Below se propose non seulement de ne pas laisser retomber cet intérêt, mais d’emmener l’auditeur encore plus loin – la couleur est annoncée d’entrée de jeu : ce sera plus bas, cette fois-ci.

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Live Report   

L’Antéchrist Superstar au neuf sur l’arène


Marilyn Manson n’a pas fini de faire parler de lui et son actualité est toujours aussi bien fournie. Son album aurait dû sortir le 14 février 2017, mais à la date annoncée aucune nouvelle de la part des magasins de son fameux SAY10. Finalement, c’est en novembre que sortira dans les rayons Heaven Upside Down. Entre temps, de nombreux festivals se succéderont pour l’Antéchrist Superstar ainsi qu’une tournée mouvementée incluant le remplacement de son célèbre bassiste Twiggy Ramirez par Juan Alderete, sans oublier la mort de son premier guitariste en octobre dernier Scott Putesky.

Une arrivée sur scène avec un AK-47 dans un fauteuil roulant : malgré la cinquantaine passée, et les cicatrices qui vont avec, Manson a toujours envie de se faire plaisir et d’en mettre plein la vue. Après avoir annulé sa date prévue il y a deux ans au Zénith de Paris, son retour se fait cette fois dans une AccorHotels Arena bien remplie.

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Interview   

Cylew fait étape au MOT3L


La musique de Cylew est au départ l’émanation de la personnalité et de l’histoire d’une personne, Lady Cylew. Cette musicienne française aux origines arméniennes, au parcours marqué par l’éloignement et le voyage, a pendant longtemps travaillé seule. Pas tant pour garder un contrôle absolu sur sa vision artistique que parce qu’il lui a fallu du temps pour trouver des collègues partageant cette vision.

Pour bien comprendre ce qu’est la musique de Cylew, un rock US emprunt d’une mélancolie peu commune, nous avons discuté avec la chanteuse de son histoire, tant personnelle qu’artistique. Nombreuses de ses expériences, allant de son enfance aux Etats-Unis, de son parcours en tant qu’artiste de groupe puis solo ou de son voyage en Turquie (voyage forcément délicat étant donné ses origines) ont en effet eu une influence directe sur sa musique et ses textes, et en l’occurrence ceux de ce nouvel album MOT3L, qui symbolise d’ailleurs bien le fait que chaque chanson, chaque disque représente une étape ou une histoire de la vie d’un artiste.

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Live Report   

Ulcerate amène chaos et désolation


Dès l’arrivée du public dans le fameux bar de Pigalle, le Backstage O’Sullivans, l’ambiance n’est pas propice à la destruction. En effet, la soirée est plutôt dédiée au football puisque le match entre le Paris Saint-Germain et le Celtic de Glasgow est diffusé avec différentes musiques irlandaises au menu. Les étrangers à tout ça, dont nous faisons partie, sont eux présents pour une affiche chaotique où domine le nom d’Ulcerate. Ces derniers sont les maîtres d’une musique sans espoir et qui vous emporte de par sa remarquable intensité.

Avec la sortie l’an dernier de Shrines Of Paralysis, les Néo-Zélandais ont encore une fois frappé très fort dans le milieu de la musique extrême, avec peut-être leur œuvre la plus abyssale et la plus passionnante à parcourir. Et pour compléter l’affiche, les lettres d’or s’ajoutent sous le drapeau de la Pologne avec les noms d’Outre et Blaze Of Perdition. Il est très clair que les quelques curieux amateurs de foot dans la salle ne sont pas prêts à ce qu’ils vont voir, tandis que les fans attendent eux depuis des mois ce set.

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Radio Metal   

Top 50 2017 : on renouvelle l’assemblée


Le Top 50 2016 nous aura émus, fait rêver, poussés au headbang frénétique… Mais ainsi va la dure loi des Top 50, un an plus tard une toute nouvelle assemblée, plus jeune, aux idées fraîches, vient sans ménagement dégager l’ancienne. Eh oui, le « dégagisme » n’aura pas totalement épargné la metal. Il faut dire que l’hécatombe dont on est témoins depuis un certain temps dans les rangs de nos idoles n’a pas aidé. Et même si on remarque qu’un certain nombre d’anciens parviennent à se maintenir au top, la jeune génération est bel et bien là pour leur pousser au derrière, voire parfois leur griller la priorité et passer sous leur nez avec insolence. Et au fond tant mieux, car il va bien falloir prendre la relève, et c’est dès maintenant qu’elle doit taper du poing sur la table.

Le Top 50 est donc là pour établir ce bilan des disques qui auront marqué l’année. Que dans le fond elle soit objective ou subjective, la sélection est avant tout sincère, marquée par la passion que ces albums nous ont apportée, déchirante par ceux qui ont dû être laissés de côté à cause du nombre limité de places ou parce que découverts bien trop tard. Toujours est-il qu’au-delà du classement qui pourra indéfiniment se discuter, c’est surtout là l’occasion de, peut-être, conforter vos propres sélections (et si tel n’est pas le cas vous pouvez toujours exprimer vos réclamations en commentaire) mais surtout de découvrir des petits bijoux à côté desquels vous seriez passés ou que vous avez trop rapidement survolé.

A noter que, comme l’an dernier, les dix premiers du classement seront révélés au compte-goutte, heure par heure, toute la journée de dimanche sur Facebook et cette page, histoire de garder un peu de suspense et vous faire languir, en bons sadiques que nous sommes.

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Interview   

Orphaned Land sort de la caverne


Kobi Farhi en a marre, et nous le fait savoir ! Le chanteur d’Orphaned Land peste depuis plus de 25 ans contre les gouvernements, contre les puissants, ceux qui magouillent pour maintenir l’oligarchie et préserver leurs intérêts individuels. Mais cette fois, avec le nouvel album Unsung Prophets And Dead Messiahs, son courroux s’adresse directement à nous, le peuple. Nous qui nous laissons abuser, par paresse intellectuelle ou simplement par habitude. Nous qui savons qui est Kim Kardashian mais ignorons que des milliers d’enfants sont enlevés chaque année à leur famille en Inde.

Par le biais d’un album concept puissant et mélodique d’un metal progressif qui transcende les genres, Orphaned Land rend hommage à ceux qui ont lutté pour la liberté de penser (et on ne parle pas de Florent Pagny). Avec nous, passionnément, Kobi Farhi revient sur ce sujet qui lui tient à cœur, à l’instar d’autres sujets politico-sociétaux abordés (la politique d’Israël, son pays, ou le terrorisme islamique), et sur la conception de ce nouveau disque, son line-up, une légende du rock progressif dénommée Steve Hackett parmi les invités…

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Live Report   

Gaahl’s Wyrd en toute intimité


En ce lundi 4 décembre, le Metronum de Toulouse voit se former une petite bulle préservée du temps. Une centaine de personnes seulement sont attendues pour voir dans l’ordre Auðn, The Great Old Ones et Gaahl’s Wyrd pour leur tournée « Vardoger European Tour 2017 ». Cinq ombres noires traversent la petite MusicBox du Metronum et dévisagent le public. Le noir est bien le code vestimentaire imposé de cette soirée mais leurs vestes de costumes détonnent au milieu des cuirs et des chaînes. Ce sont les membres de Auðn qui montent sur scène et prennent le temps de se mettre en place devant un public quelque peu médusé devant leur élégance.

Une mélodie débute, de la fumée s’échappe, l’obscurité est presque complète. Une ambiance particulière s’installe tandis que le frontman du groupe islandais se place dos à la salle, soit à un mètre à peine du premier rang. Il se retourne enfin pour fusiller du regard chaque personne présente. Mains croisées, campé sur ses jambes, le micro situé derrière lui attendant patiemment de jouer pleinement son rôle, il fait languir la salle entière. Et soudain, il se met à hurler.

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Radio Metal   

L’année 2017 vue par le staff


Être objectif est rarement chose aisée. Pour ce faire, il faut savoir prendre du recul, ranger de côté ses opinions plus ou moins tranchées et mettre en veille ses appétances musicales. Être objectif, c’est ce que nous essayons de faire toute l’année, parfois avec réussite, parfois… moins. Difficile d’être impartial lorsqu’un album vous pousse à vous cisailler les artères ou au contraire vous donne l’irrépressible sentiment de chevaucher une licorne avec lance-flammes et bas de caisse intégrés.

Aussi lorsque arrive l’heure du top staff de l’année (en attendant l’incontournable Top 50 qui se profile à l’horizon…), c’est toujours avec un grand soulagement que l’on saisit à bras le corps sa subjectivité pour dire : j’aime ça, ça et ça. Et pis c’est tout. Bordel ! Entre révélations, addictions éternelles et plaisirs coupables, vous trouverez ici les albums qui ont fait la joie des membres de l’univers étendu de Radio Metal, qui leur ont fait vibrer les esgourdes de plaisir et qui resteront au panthéon de l’Histoire du metal. Peut-être.

Sur ce, très bonne lecture et n’hésitez pas à donner vos tops personnels en commentaires !

C’est à découvrir dans la suite…



Interview   

Emptiness : l’art du paradoxe


Avec Nothing But The Whole puis Not For Music, sorti chez Season Of Mist l’année dernière, les Belges d’Emptiness semblent avoir trouvé leur voie : gardant des éléments de leurs débuts black/death, ils y ont adjoint des passages atmosphériques et des tonalités gothiques avec une grande liberté et l’intention affichée de dérouter l’auditeur. Si Nothing But The Whole avait tapé dans l’œil de nombreux fans, dont le légendaire Jeordie White, plus connu sous le nom de Twiggy Ramirez (ex-Nine Inch Nails, Marilyn Manson et A Perfect Circle), au point que c’est lui qui aura été aux manettes de Not For Music, ce dernier album leur aura rapporté un public encore plus large et plus varié.

C’est avant un concert d’Emptiness à l’Effenaar à Eindhoven en compagnie de Terzij De Horde et Bathsheba que nous avec discuté de tout cela avec Jeremie, Peter et Jonas, sur fond de vocalises du groupe de reprises de Queen qui se produisait dans la salle d’à côté. Nous sommes revenus avec eux sur la genèse de Not For Music, leur conception de leur musique, du live et de l’obscurité.

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Chronique   

Machine Head – Catharsis


S’il y a une chose dont Machine Head s’adonne à la perfection, c’est faire gloser les auditeurs. Depuis le plébiscité The Blackening (2007) qui avait permis à la formation de Robb Flynn de récupérer son statut de figure de proue de la scène (les prestations live parfois homériques l’attestent), Machine Head convainc à moitié avec un Unto The Locust (2011) réchauffé et un Bloodstone & Diamonds (2014) aux errements pas toujours compris. Évidemment, leur nouveau disque Catharsis va susciter la tornade de commentaires habituelle en raison des nombreux choix artistiques qui s’éloignent de la formule The Blackening, et à plus forte raison du fondateur Burn My Eyes. Le véritable problème n’est en réalité pas tant de savoir comment Machine Head approfondit son propos avec Catharsis. C’est plutôt de trouver le Machine Head de 2018 sous les gimmicks forcés et les nombreux emprunts…

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