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Interview   

La magie de Sorcerer


Il n’y a pas de doute, la carrière de Sorcerer est désormais bel est bien lancée et dessine actuellement une trajectoire ascensionnelle remarquable. Il était temps ! Oui, car malgré un premier album, In The Shadow Of The Inverted Cross (2015) sorti il y a à peine cinq ans, Sorcerer a été fondé… en 1988 ! La carrière des Suédois est pour le moins atypique mais à bien y regarder, elle était nécessaire. Sorcerer devait se séparer en 1992, après deux démos, pour que le bassiste et gardien du son de Sorcerer Johnny Hagel et le chanteur Anders Engberg vivent d’autres expériences musicales et étoffent leur savoir-faire, pendant qu’une fan base amoureuse des deux premières démos se développait dans l’underground. Nécessaire aussi pour, quand le groupe a enfin été rappelé à la scène en 2010, trouver les bons musiciens qui sauraient à la fois respecter l’héritage de Sorcerer et le propulser plus loin.

Aujourd’hui, Sorcerer sort son troisième album, Lamenting Of The Innocent, construit sur les bases du déjà classique The Crowing Of The Fire King (2017), tout en étendant ses horizons. Nous avons joint Anders Engberg mais aussi le guitariste-compositeur Kristian Niemann – tous les deux des ex-Therion, entre autres – pour nous parler de cet album, de sa thématique conceptuelle et de la trajectoire artistique et de carrière du groupe, revenant sur les mouvements de line-up et levant le voile sur les « mystères » de son histoire.

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Chronique   

BPMD – American Made


BPMD va faire sourire : il s’ajoute à la longue liste de projets de Mike Portnoy qui prend l’allure d’un super-groupe. Le nom de la formation est issu des initiales de ses membres : Bobby Blitz d’Overkill au chant, Mike Portnoy (The Winery Dogs, Sons Of Apollo, Metal Allegiance, Transatlantic, ex-Dream Theater…) à la batterie, Mark Menghi (Metal Allegiance) à la basse et Phil Demmel (Vio-lence, ex-Machine Head) à la guitare. Avec American Made, premier album du quatuor, BPMD se distingue cependant des autres projets de ses musiciens : il veut reprendre des classiques du rock américain des années 70 à la sauce heavy. Une idée qu’a insufflée le fils de huit ans de Mark Menghi. BPMD n’est pas à prendre au sérieux : il s’agit avant tout d’une cour de récréation (les quatre ont travaillé ensemble sur Metal Allegiance) et d’un hommage. Il est aussi une réaction bénigne au paradigme de la musique contemporaine centrée sur l’EDM, les difformités issues du rap et la pop standardisée. Sans être réactionnaire, BPMD est un rappel d’une culture qui rend fiers ceux qui la représentent et qu’une génération ne connaît plus.

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Interview   

Scarlean : la musique d’abord, l’amitié ensuite


Il aurait été facile d’employer le terme « âmes sœurs » pour titrer l’interview suivante. Car après plusieurs changements de line-up, Alexandre Soles semble avoir bel et bien trouvé les bonnes personnes pour faire passer un cap à la carrière de Scarlean. Le chanteur lui même avoue à demi-mot que le nom du second album du combo, Soulmates, pourrait presque résumer la dynamique actuelle du groupe. Pourtant, le terme « âme sœur » peut s’avérer trompeur. Dans son usage le plus courant, il évoque surtout l’amour ou l’amitié. Il serait difficile de l’utiliser pour décrire une connexion artistique pure, dénuée d’une quelconque connotation romantique ou amicale. Or l’art n’a pas forcément besoin d’amour ou d’amitié entre personnes, en témoignent les milliers de projets artistiques qui rassemblent, non pas des amis, mais des collaborateurs pour l’amour de l’art avant tout.

D’ailleurs, le mythe très français selon lequel un groupe, c’est d’abord une bande de potes, s’il est réel et peut aboutir à de belles choses, n’a pas fait que du bien au professionnalisme de la scène musicale. Alexandre, lui, se reconnaît bien plus dans une manière de fonctionner à l’américaine, où l’on recrute des partenaires compétents, travaille ensemble et (éventuellement) ensuite devient amis. Il nous raconte les rencontres qu’il a faites pour Scarlean et ce sur quoi elles ont abouti, en premier lieu un album où l’émotion et l’interprétation priment la technique.

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Chronique   

Sorcerer – Lamenting Of The Innocent


Deux demos bientôt légendaires au tournant des années 80-90 et puis plus rien pendant près de vingt-cinq ans : la carrière de Sorcerer est pour le moins atypique. Ce n’est en effet qu’en 2015 que le groupe sort son premier album, In The Shadow Of The Inverted Cross, lorsqu’il est ressuscité par le chanteur Anders Engberg et le bassiste Johnny Hagel après diverses aventures musicales (au sein de Therion et Tiamat notamment). Un nouveau line-up est mis sur pied pour l’occasion, mais artistiquement, les Suédois reprennent exactement où ils s’étaient arrêtés, avec un doom épique marqué par les premiers Candlemass. Plus question cette fois-ci de s’évanouir dans la nature : le groupe part en tournée puis sort un deuxième album bourré de « hits », The Crowning Of The Fire King, en 2017, avec lequel Sorcerer s’affirme en tant qu’entité et affine son art. Pour Lamenting Of The Innocent, annoncé par pas moins de trois titres, « The Hammer Of Witches », « Dance With The Devil » et « Deliverance », les sorciers continuent sur leur lancée. Au programme : gros riffs, atmosphères tourmentées, nostalgie des années 80 et démesure…

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Interview   

Hauméa : Shakespeare et Molière sont sur un bateau


Ces dernières semaines, on a beau avoir laissé la Terre respirer en restant confinés chez nous, on peut continuer à avoir l’impression que notre planète nous échappe. Parmi les interprétations qu’il peut y avoir derrière le titre Leaving et la pochette du deuxième EP de Hauméa, c’est celle qui s’impose le plus naturellement vu le contexte actuel.

Le groupe normand est fortement engagé sur les questions environnementales et ne s’en cache pas à travers ses textes. Des textes qui sont en anglais et en français, pour mieux utiliser les spécificités de chaque langue et pour faire passer le message plus efficacement. Des textes qui ont eu, par moments, une importance telle qu’ils ont impacté la musique elle-même.

Même le batteur Sébastien est sorti de sa zone de confort, motivé par son engagement chez Sea Shepherd, pour s’essayer à l’écriture de paroles. Il nous en parle ci-après.

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Révélation High Hopes   

Nord : Révélation High Hopes


L’astérisme le plus brillant, celui de la Grande Ourse, fait partie d’une constellation permettant de trouver l’étoile polaire, soit le nord, de façon précise. Justement, le groupe Nord a toutes les qualités pour devenir le point de repère de nombreux auditeurs à partir d’aujourd’hui. Cette formation parisienne, formée en 2012 sous la bannière Light Deflection, optera pour un changement d’orientation musicale à l’occasion de ce changement de nom. Avec The Only Way To Reach The Surface, Nord propose une musique barrée, imprévisible et particulièrement riche. Ce disque partage aussi bien des plages progressives que de gros riffs sauvages qui déchirent.

La musique de Nord est jusqu’au-boutiste, généreuse et jouissive.

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Interview   

Adrian dépoussière Vandenberg


Il y a presque quelque chose d’irréel dans le fait de revoir l’iconique logo Vandenbeg apposé sur un nouvel album studio en 2020. Il faut dire que la dernière fois où c’est arrivé, c’était en 1983, sur l’album Heading For A Storm – le troisième album, Alibi, qui sonnait le glas du groupe, l’avait déjà abandonné. Mais revoir ce logo en gros, stylisé en metal brillant mais légèrement usé, c’est forcément un signal fort, le gage de retrouver un Vandenberg à la fois marqué par les années d’expérience et respectueux de ses racines.

Il faut dire qu’Adrian Vandenberg ne voulait pas faire les choses à moitié. Certes, le groupe n’a plus rien à voir avec celui qui comprenait en son sein le chanteur Bert Heerink, mais le guitariste, comme il a pu le prouver tout au long de sa carrière, sait s’entourer. C’est du côté du Chilien Ronnie Romero qu’il s’est notamment tourné. Un chanteur élevé à l’école des Ronnie James Dio ou David Coverdale, prisé par les grands guitaristes de rock comme Ritchie Blackmore qui l’a embarqué pour sa reformation de Rainbow, une voix idéale pour donner corps à la vision plus intense et hard qu’Adrian avait pour Vandenberg en 2020.

Dans l’entretien qui suit, le guitariste nous narre en détail les tenants et aboutissants de ce retour près de trente-cinq ans après la fin du Vandenberg originel, justifiant la direction musicale entreprise, donnant les clés pour comprendre qui est Adrian Vandenberg en 2020 et faisant quelques détours sur son passé et celui de son groupe emblématique.

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Chronique   

Haken – Virus


Difficile d’anticiper ce que prépare Haken. Peu de gens savaient que Vector (2018) était le début d’un double album, complété par Virus, le dernier opus des Britanniques. Pourtant l’idée planait depuis l’écriture de The Mountain (2013), l’album qui a propulsé le metal éclectique et progressif du groupe sur le devant de la scène. La chanson « Cockroach King », l’une des plus populaires de la formation, a constitué le lien entre ces trois œuvres : Vector et Virus forment bien un double album, presque un triptyque si l’on y adjoint The Mountain. Inutile d’accuser Haken de faire preuve d’opportunisme en intitulant sa dernière réalisation Virus, non seulement le groupe a précisé que le titre était prévu depuis deux ans et qu’il était trop tard pour changer le nom de l’album en dépit des circonstances, mais les fans auront immédiatement établi le lien avec le titre Vector (au sens médical, le vecteur d’une maladie, donc d’un virus). Ce Virus que veut décrire Haken est celui qui évolue en profondeur et de manière insidieuse, laissant une surface en apparence intacte, presque saine. Ce « Cockroach King » a une toute-puissance apparente et il finit tout de même par se détruire. Vector présente les origines du protagoniste tandis que Virus décrit son ascension et sa chute inéluctable. À la thématique complexe (le « Cockroach King » n’est pas l’unique inspiration qui motive Virus) se joint une musique extrêmement technique, l’une des plus ambitieuses présentées par les musiciens.

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Interview   

Alestorm, Donkey Kong et les canards


Alestorm ne se prend pas la tête. Enregistrer un album, ça doit être spontané, simple et marrant. Surtout pour un album qui s’appelle Curse Of The Crystal Coconut, renvoyant à Donkey Kong qui a perdu sa noix de coco et qui comporte des morceaux comme « Shit Boat (No Fans) », compilation de une minute de jurons et de pirates sans queue ni tête. Il peut y avoir du défi, comme « Tortuga », ce mélange improbable entre Alestorm et du rap, mais l’objectif reste de se marrer et de provoquer un peu. Et le récit de l’enregistrement du disque en Thaïlande a de quoi concurrencer vos plans, quels qu’ils soient, de vacances…

On pourrait dire de beaucoup de groupes de metal qu’ils font de la musique sans se prendre la tête et pour provoquer mais n’y a-t-il pas une part de marketing derrière cette « rébellion contre le système » ? Christopher Bowes, le leader du groupe, a son idée derrière la tête. Et difficile de douter de la spontanéité de la démarche de ces mecs, de leur démarche punk, de leur liberté de ton et de création et de leurs canards géants.

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Chronique   

Black Rainbows – Cosmic Ritual Supertrip


La cruauté de la musique : faire preuve d’une régularité exemplaire et passer relativement inaperçu. C’est en partie le cas du trio de stoner italien Black Rainbows qui délivre des albums depuis 2005. Le groupe emmené par Gabriele Fiori s’illustre dans un genre aux nombreux candidats dans un pays qui n’a pas la culture rock/metal de nos amis teutons ou anglo-saxons pour ne citer qu’eux. Pourtant, Black Rainbows a quelque chose d’indescriptible et de subtil qui le distingue de ses congénères. Une affinité pour le groove sincère, un son archétypal du « rock du désert » sans fioritures et le timbre à peine nasillard de Gabriele Fiori. Black Rainbows ne réinvente rien et ne propose aucun coup d’éclat. Il laisse pourtant transparaître toute sa passion.

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