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Interview   

Tankrust s’oppose à la dictature du bonheur


Pas besoin d’inventer l’eau chaude pour avoir de la personnalité. Être original aujourd’hui après plusieurs décennies de metal, c’est peut-être juste de faire spontanément la musique que l’on aime. C’est clairement le postulat de Tankrust qui ne prétend pas révolutionner la musique, mais qui s’approprie et réinterprète le travail de ses prédécesseurs. Il lance par ailleurs un appel à ne pas se torturer à chercher le son que personne n’a encore jamais fait, mais plutôt à embrasser ce qui a déjà été fait.

Tankrust, c’est un thrash/death intense mettant un fort accent sur la rythmique et qui se veut entêtant. Pour la sortie de Opposite Terror, nous avons discuté avec Kootôh qui avoue apprécier l’exercice de l’interview car cela lui permet d’exprimer plus en détail les paroles, le discours du groupe et les secondes lectures que l’on peut repérer en cherchant bien. Il est pour le partage, mais contre la dictature du bonheur, dont il choisit de faire le thème central de l’album.

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Radio Metal   

Top 50 2019 : la retraite ? Pas pour cette année !


Que la bataille fut rude ! Nombreux étaient-ils à avoir d’excellents arguments à faire valoir, entre les valeurs sûres, les revenants qui n’avaient rien proposé depuis longtemps, ceux qu’on n’attendait plus, ceux qu’on n’attendait pas encore… L’année 2019 fut riche et belle, démontrant la bonne santé de notre style de musique favori, le metal, hard rock et consort, et que celui-ci – tout comme nous – n’est pas près de prendre sa retraite.

Comme chaque année, un jury s’est réuni (et s’est pris la tête) pour établir le classement des 50 meilleurs albums, comprenant rédacteurs et animateurs de Radio Metal, ainsi que notre confrère Laurent de Noise Pollution et Sébastien du rayon metal de Gibert Joseph à Lyon.

Comme d’habitude, notons que ce classement n’a rien d’absolu et qu’on a le droit de ne pas être d’accord avec celui-ci, le but étant surtout de proposer un panel de disques marquants de 2019, parmi lesquels vous pourriez faire quelques découvertes ou au moins un peu de rattrapage.

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Interview   

C’est Raised Fist. C’est comme ça.


Alexander « Alle » Hagman a une sacrée gouaille. Il suffit de dégainer certains sujets et on n’arrête plus le chanteur de Raised Fist qui part dans de longues diatribes passionnées, sans ambages, sans grande modestie non plus, parfois même un peu fanfaron. Assurément, Hagman est un personnage, un frontman qui ne ressemble à aucun autre, tout comme Raised Fist est un groupe de hardcore qui ne ressemble à aucun autre : normal, ils viennent du Grand Nord, à l’écart de tous leurs pairs.

Les fans ? Il préfère les appeler des « auditeurs » et les voir comme des statistiques. Les tournées ? Pas plus dix jours, après tout il est très bien chez lui. Le développement commercial du groupe ? Une perte de temps, il est déjà millionnaire et possède bien plus qu’il ne juge nécessaire, compte tenu de son enfance passée dans la pauvreté. Les récompenses ? Rien à faire, si ce n’est une bonne occasion de faire la bringue.

Bref, après avoir évoqué le nouvel album Anthems, nous avons cherché à rentrer un peu plus dans la philosophie de Raised Fist et de son chanteur, et le moins qu’on puisse dire est que nous n’avons pas été déçus.

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Chronique   

Sons Of Apollo – MMXX


Sons Of Apollo est définitivement l’œuvre de stakhanovistes de la musique avant d’être un super-groupe. L’énième projet de Mike Portnoy a, en l’espace de deux ans seulement, réalisé un premier album, Psychotic Symphony (2017) et un album live Live With The Plovdiv Psychotic Symphony (2019). 2020 voit la sortie du deuxième opus de la formation, sobrement intitulé MMXX, de quoi célébrer en grande pompe l’avènement de la deuxième décennie du millénaire. Tous les poncifs sont alors de mise dont le plus évident est « Sons Of Apollo revient encore plus fort ». C’est tout bêtement la volonté du groupe et ses propres dires, soit reprendre exactement les mêmes ingrédients du premier effort en profitant d’une alchimie accrue entre les membres.

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Interview   

Fetus (Ultra Vomit) : l’art vocal du mimétisme


Quel angle singulier que celui assumé par Ultra Vomit : cultiver l’autodérision, la parodie et l’amour du metal sous toutes ses formes. Avec Nicolas Patra (alias Fetus) comme « entité miroir », Ultra Vomit singe avec succès les grands noms du top 50 en passant par Gojira, Motörhead, Rammstein, etc. Si, avec les premières démos des années 2000 jusqu’à l’album Panzer Surprise de 2017, le groupe hexagonal s’est avant tout forgé une identité qui résonne avec allégresse et humour, il est important de constater qu’Ultra Vomit ne fait pas pour autant l’économie d’une réelle recherche qualitative en matière de son, de production et surtout de mimétisme vocal.

Le lendemain de leur second passage au Hellfest lors de l’édition 2019 sur la Mainstage, nous avons eu la chance de nous entretenir avec Fetus sur son approche du chant, notamment au regard de toutes les imitations qu’il façonne au fur et à mesure des concerts. Comment articule-t-il ses différentes voix ? Comment les entretient-il ? Quelles sont les conséquences somatiques de la parodie ? Fetus nous partage ses influences les plus anciennes avec Kurt Cobain, la culture du grindcore, et nous livre l’évolution surprenante de son ressenti et de son approche du chant clair et saturé au fil des années.

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Chronique   

Cattle Decapitation – Death Atlas


Connus pour leur imagerie et leur esthétique gore, le brutal death et le grindcore se complaisent dans une provocation assumée, au point de parfois lasser ou, tout du moins, ne plus vraiment surprendre. Si cette fascination à choquer entretenue par une pléiade de groupes paraît souvent gratuite et/ou à prendre au second degré, ce n’est pas vraiment le cas de Cattle Decapitation. Le groupe, reconnu pour son engagement et ses positions idéologiques écologiques, passant par le végétarisme revendiqué de ses membres fondateurs, n’hésite pas à user de ce principe pour interpeller son auditorat. Humanure en 2004 avait par exemple été retiré de certains commerces, jugeant l’illustration trop gore. Citons également l’artwork évocateur de The Anthropocene Extinction (2015) qui présageait l’avenir sinistre de l’être humain qui finira par s’étouffer dans ses propres déchets. Si le propos reste sensiblement le même depuis le début de sa carrière, Cattle Decapitation a surtout évolué musicalement depuis Monolith Of Inhumanity (2012), lui valant l’étiquette de « grindcore progressif ». Les Américains poursuivent l’ouverture musicale avec Death Atlas, au profit d’une musique qui se veut plus émotive, pour un propos plus défaitiste encore.

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Interview   

Brothers Of Metal : unis par les liens du metal


Ce qu’il y a bien dans le heavy metal, diront certains, c’est son sens de la surenchère : le style ne craint ni la démesure, ni le kitsch, ça fait même partie de son charme. Alors quand on voit débarquer un groupe de huit musiciens – dont trois chanteurs et trois guitaristes – baptisé Brothers Of Metal, avec des chansons comme « The Death Of The God Of The Light », « Fire, Blood And Steel » ou encore « We Believe In Metal », on se dit qu’un nouveau palier vient d’être franchi. Pour peu, on jurerait avoir affaire à un groupe parodique.

En réalité Brothers Of Metal n’est qu’amour. L’amour du heavy metal et de sa longue lignée, des hymnes au metal de Manowar aux sagas de Rhapsody Of Fire. L’amour aussi entre des potes qui, initialement, se réunissaient avant tout pour passer du bon temps, sans forcément songer à appeler ça un groupe de musique et à faire carrière.

Nous avons eu l’occasion d’échanger avec Ylva et Joakim Linbäck Eriksson, deux des trois chanteurs, pour qu’ils nous parlent de leur second album Emblas Saga, mais surtout des origines et des spécificités de Brothers Of Metal.

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Révélation High Hopes   

Radio Metal et Metalorgie présentent Odeum : Révélation High Hopes


A l’heure des premières flambées, voire des premières chutes de neige, les apôtres du bon goût aiment prendre le temps de se poser, une boisson chaude à la main, l’esprit divaguant avec en fond sonore Radio Metal ! Et si vous remplaciez la station (momentanément, bien sûr) par l’album Behind The Fear d’Odeum ? Prévu le 10 janvier 2020, ce premier disque de la formation française vous invitera à faire le point et vous emportera dans ses compositions symphoniques d’une justesse et d’une précision incroyables.

Il aura fallu cinq ans pour définir cet univers musical, ce qui souligne le degré d’exigence des musiciens. De prime abord, l’auditeur pourrait croire que ces compositions, mixant à la fois la fantasy et le symphonique, amènent une atmosphère légère et suave. Or, au fil des minutes écoutées, on se rendra compte que l’atmosphère proposée se veut à la fois plus lourde et plus pesante.

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Interview   

Mats Levén : la musique, sa vie


Quel est le point commun entre Yngwie Malmsteen, Candlemass, Therion, Hammerfall ou encore At Vance ? Mats Levén. Le chanteur fête cette année les trente ans d’une carrière protéiforme qui ne ressemble à aucune autre. Aujourd’hui reconnu par ses pairs comme l’un des meilleurs chanteurs de metal en activité, il ne s’est rien refusé pour vivre sa carrière dans la musique, acceptant aussi bien de tourner avec le prestigieux Trans-Siberian Orchestra que de faire de « simples » chœurs sur les disques d’autres groupes. Difficile à cataloguer, pour certains il est synonyme de heavy metal classique, pour d’autres de doom, mais lui ne s’encombre pas d’étiquettes, comme le démontre son album solo sous le nom de Skyblood dont on parlait avec lui lors de la première partie de notre interview.

Ne se voulant pas exhaustive – ses contributions musicales sont bien trop nombreuses et diverses –, la seconde partie, à retrouver ci-après, s’attache à passer en revue sa carrière et comprendre sa philosophie d’artiste, Mats Levén partageant quelques anecdotes et les expériences les plus importantes de sa carrière.

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Interview    Le Son D'Histoire   

Le réveil de Fates Warning


Avec Queensrÿche et Crimson Glory, Fates Warning fait partie du trio de tête des pionniers ayant posé les bases du metal progressif, quelques années avant que le genre soit popularisé par Dream Theater. Si le premier a connu une évolution artistique parfois décriée et le second une carrière peu prolifique, le troisième est resté une valeur sûre et le fier représentant d’une musique audacieuse, alliant un riffing metal inspiré à des structures inventives. En près de quarante ans de carrière, fidèle à la philosophie progressive, Fates Warning s’est affiné, affirmé, modernisé, mais chez de nombreux fans, le trio d’album initial – Night On Bröcken (1984), The Spectre Within (1985) et surtout Awaken The Guardian (1986) – revêt un charme et un caractère nostalgique particuliers.

Aujourd’hui, cet héritage des premières années, John Arch, chanteur originel du combo, le porte au sein du projet Arch/Matheos, en compagnie du guitariste-compositeur Jim Matheos toujours fidèle au poste dans Fates Warning. Nous avons profité d’avoir le chanteur au téléphone à l’occasion de la sortie de l’album Winter Ethereal pour effectuer avec lui un saut dans le temps, afin qu’il partage avec nous ses souvenirs de cette lointaine époque…

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