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Interview   

Danko Jones : rockeur de profession


Danko Jones joue du rock, chante du rock, parle de rock, écrit à propos du rock… Ça fait plus de vingt ans que Danko Jones incarne le rock dans sa forme la plus pure. Alors on est tout sauf surpris de voir débarquer un neuvième album – le troisième de la formation actuelle – mettant le rock à l’honneur, intitulé A Rock Supreme. Mais si on gratte un peu sous la surface, derrière les clichés et les idées reçues qu’on peut se faire d’un personnage comme Danko Jones et sur le rock, en général, la réalité d’un tel groupe est plus complexe et moins insouciante qu’on peut le croire.

Au-delà de nous parler de ce nouvel opus et de sa passion pour le rock, évoquant certaines de ses premières fois et préférences, Danko Jones expose la réalité d’un groupe, son groupe, entre questionnements sur sa place dans l’industrie, le regard biaisé des gens extérieurs à ce monde et ce que cela implique de tourner de manière aussi intensive. Reste qu’à ce jour, rien n’est parvenu à altérer l’indéfectible passion pour le rock qui le porte depuis son adolescence.

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Chronique   

Sidilarsen – On Va Tous Crever


Le metal français compte de nombreuses figures de proue, dont l’une des plus éminentes reste indéniablement Sidilarsen. Le groupe originaire de Toulouse officie depuis 1997 et a récemment connu un certain essor avec Chatterbox (2014) puis Dancefloor Bastards (2016), exemple de mélange parfaitement maîtrisé entre dance-metal et indus, le tout avec des textes lourds de sens. Sidilarsen a profité de cette excellente dynamique pour célébrer ses vingt ans, en proposant le live In Bikini Dura Sidi (2018), et a décidé d’entretenir la flamme avec son septième opus sobrement intitulé On Va Tous Crever. Sidilarsen semble s’être rendu compte de son franchissement d’un palier et de la nécessité de retrouver de l’allant. On Va Tous Crever joue ce rôle, témoin d’une envie et d’une motivation renouvelées, d’une hargne réaffirmée voire grandie.

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Interview   

La conscience abstraite de Sunn O)))


Sunn O))) est depuis toujours une entité mystique dans le monde de la musique extrême. On ne sait pas vraiment à quoi s’attendre jusqu’à ce que l’on en vienne à écouter les premières pièces du groupe. Lent, puissant, intrigant, éminemment à part. Sunn O))) est devenu une figure emblématique du mouvement drone et de l’avant-garde. Depuis 1998, le duo O’Malley / Anderson sert une musique authentique, abstraite, qui ne sied pas à tout le monde et qui se traduit par de long morceaux, joués fort, aux basses omniprésentes, et peu de notes. Quatre ans après Kannon, les Américains nous reviennent avec Life Metal, réalisé pour la première fois en cent pour cent analogique. Il sera suivi en fin d’année par Pyroclasts, issu de la même session d’enregistrement, mais conçu dans un esprit différent.

A l’occasion de la sortie de ce nouvel album, le groupe en a profité pour faire un tour de l’Europe et donc de France à travers huit dates. C’est lors de notre rendez-vous à Rouen que nous avons pu rencontrer l’une des têtes pensantes du groupe : Stephen O’Malley, juste avant qu’ils fassent trembler la ville.

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Chronique   

Jordan Rudess – Wired For Madness


Dès lors que l’on mentionne un projet d’un membre de Dream Theater, ce sont beaucoup d’amateurs de musique progressive qui sont en émoi (parfois prêts à pardonner quelques errances, ce qu’on appelle l’effet « œillères »). Wired For Madness vient se loger dans l’interstice de son travail frénétique avec Dream Theater et compte une pléthore d’invités prestigieux, dont trois batteurs (Marco Minnemann, Rod Morgenstein et Elijah Wood – non, pas l’acteur), de quoi respecter le statut de claviériste de génie du musicien. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Wired For Madness donne matière à réfléchir. Énormément de matière.

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Galerie Photos   

Kiss @ Centre Videotron, Quebec, Canada – 02/04/2019




Interview   

Charge : droit devant, droit dans ses bottes


Avec Charge, tout est dit dans le nom. Musicalement, le groupe parisien n’est pas là pour y aller par quatre chemins : il y va tout droit et tête baissée, car telle est sa conception du rock, à l’image de cet enfant sur la pochette qui se jette dans la foule, en toute insouciance, la banane sur le visage. L’identité est limpide, directe. Cependant, une spécificité fait qu’il n’est pas tout à fait l’archétype du groupe rock et le démarque d’emblée : là où chez de nombreux groupes, la partie cordes comporte deux guitaristes et une basse, eux ont opté pour deux basses et une guitare. Un choix original qui n’a pourtant rien de prémédité.

Si côté musique Charge suit son instinct, ce n’est en revanche pas forcément le cas de sa gestion de carrière qui, elle, est très calculée, le chanteur-bassiste Ravin n’hésitant pas à lâcher ce qui s’apparenta – et il en a conscience – à « gros mot » pour certains, en parlant de « modèle économique ». Tout ceci dans un but : durer le plus longtemps et jouer devant le plus de monde possible, sans se compromettre. Ravin nous explique tout ceci.

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Chronique   

Danko Jones – A Rock Supreme


Danko Jones, c’est l’antithèse de la surprise. Plus de vingt ans que le trio canadien emmené par Danko vit une histoire d’amour avec le rock n’roll à la stabilité remarquable. C’est une union intangible, avec ses hauts et ses bas mais surtout une routine agréable. Dès lors que Danko Jones annonce un nouvel opus, on peut s’attendre à une poignée de titres avec le mot « rock » dedans et un goût prononcé pour les musiques festives. Le dixième opus du groupe, justement intitulé A Rock Supreme, corrobore ce qui est dit : Danko Jones n’a pas changé et ne compte pas le faire de sitôt, il veut faire ce qu’il aime, soit du rock, encore et toujours. Et c’est à peu près tout.

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Interview   

L’instinct sauvage de Grand Magus


Il y a vingt ans Grand Magus voyait le jour. JB et sa bande sont donc désormais de vieux loups de mer. Œuvrant d’abord dans un registre plutôt doom, ils font désormais partie des gardiens de la tradition heavy metal, grossissant progressivement sa meute de fans, attirés par les hymnes, le sens de l’authenticité ou encore la voix chaude du frontman. La tendance n’est pas près de changer avec Wolf God, à la fois fidèle à la formule désormais bien rodée de Grand Magus, mais changeant son fusil d’épaule en matière de processus : ici, interaction, spontanéité et honnêteté ont été les maîtres mots de ces sessions de jam et d’enregistrements live, comme nous l’explique JB dans l’entretien qui suit.

La figure du loup étant récurrente dans la carrière de Grand Magus, nous sommes par ailleurs revenus sur sa symbolique, pour mieux comprendre la fascination du frontman pour cette dernière, qui en réalité cache une fascination plus large pour la nature et un imaginaire fort dans son esprit. Mais il est également question, pêle-mêle, de gloire, de Game Of Thrones, des débuts du trio ou encore de corrélation entre succès et visuel.

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Chronique   

Allegaeon – Apoptosis


Allegaeon avait frappé un grand coup avec Proponent For Sentience. Le groupe du Colorado avait démontré que le death technique avait encore des figures pertinentes. La musique d’Allegaeon avait tout pour désarçonner et pourtant il y avait une certaine aisance à comprendre leur technique et à profiter ainsi de compositions léchées et grandioses. Trois ans plus tard, Allegaeon livre un opus une nouvelle fois lié à la science, Apoptosis, soit la mort programmée de certains organismes d’une cellule comme étape de son développement – que l’on peut voir comme une métaphore des changements de line-up successifs du groupe. Apoptosis est un album où de nombreux passages ont été réfléchis, rejoués, voire recomposés plusieurs fois. À thématique scientifique, démarche scientifique. Peu importe jusqu’où vont les élans de complexité, au terme de l’écoute d’Apoptosis, un seul constat est possible : la méthodologie d’Allegaeon est sans faille.

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Interview   

Vltimas à la (re)conquête de l’extrême


On ne compte plus les groupes et projets auxquels a participé Rune Eriksen, alias Blasphemer. Un créatif qui aime sortir des sentiers battus ; il a tout de même réussi l’exploit, avec son sens artistique débridé, de désarçonner les fans d’un des groupes de black metal à l’histoire la plus sulfureuse, Mayhem. Après avoir dévoilé en 2017 un visage plus rock progressif années 70 qu’on connaissait moins via Earth Electric, puis être revenu à l’un de ses premiers groupes, Aura Noir, en 2018, le voilà qui nous présente cette année une toute nouvelle formation : Vltimas.

Voulu comme son retour au metal extrême et au style de riffing, sombre, sinistre et dissonant, pour lequel il est reconnu, c’est surtout le line-up qui interpelle, étant accompagné de pointures dans leur domaine, l’ex-Morbid Angel David Vincent au chant et le batteur de Cryptopsy Flo Mounier. Le résultat de cette alléchante collaboration est à retrouver dans un premier album, Something Wicked Marches In, qui tient ses promesses.

A l’occasion de cette sortie, nous avons échangé avec Rune Eriksen afin qu’il nous dévoile l’histoire de ce groupe qui pourrait bien être son dernier et de cet album qui, en revanche, on l’espère, sera le premier d’une longue lignée. Tentant de mettre des mots sur l’approche et les diverses facettes de sa fibre musicale et revenant plus particulièrement sur ses années Mayhem, le guitariste nous donne un aperçu de son état d’esprit passé et présent.

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    Dana Fuchs @ Massy
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