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Interview   

MetalDays : faire des festivals autrement


« C’est plus de mon âge les festivals. On dort pas assez, on passe des heures entières debout, on voit tellement de concerts qu’à la fin on ne sait plus ce qu’on écoute et on n’a plus de jus pour la tête d’affiche. » Un tel ressenti peut affecter même quelqu’un ayant une passion forte pour la musique. Et ce n’est pas une critique, c’est un constat et c’est ce à quoi l’on s’engage lorsque l’on part en festival.

Il y a encore quelques années, on aurait pu croire qu’il était inhérent au concept de festival de musique d’être jusqu’au bout-iste dans son déroulement : beaucoup de groupes, des concerts non-stop et parfois même plusieurs en même temps. Mais depuis quelques temps apparaissent des évènements musicaux construits différemment, l’exemple le plus parlant dans le milieu du rock étant les croisières metal.

C’est du postulat de base que l’on peut organiser un festival autrement et de l’envie d’apporter de la nouveauté et de la tranquillité que Boban Milunovic et MH Music Holiday pensent leurs événements au cœur de la ville de Tolmin en Slovénie.

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Live Report   

Ne Obliviscaris : Tempête progressive sur la France


Après trois albums, un passage au Hellfest et au Motocultor en 2015, ainsi qu’une tournée avec Cradle Of Filth en 2015 et Enslaved à l’automne 2016, Ne Obliviscaris est enfin la tête d’affiche d’une tournée européenne. Avec pas moins de cinq dates, la France est particulièrement gâtée par cette grande tournée qui est une première pour les Australiens. En plus d’une reconnaissance amplement méritée pour le groupe qui va défendre Urn, son dernier album en date, l’affiche a de quoi faire saliver les amateurs de metal extrême aux tendances progressives avec deux noms du death technico-mélodique : le poids lourd d’Allegaeon et les très prometteurs Virvum.

Des concerts qui peuvent prouver aux sceptiques, s’il en reste encore, que lier la férocité noire aux mélodies aériennes n’a rien d’impossible. Depuis le mois de mars, le Vieux Continent en est convaincu, et c’est bien l’Hexagone qui aura le privilège d’être le point de chute de cette vaste tournée. Nous étions donc sur place pour les deux derniers concerts de la tournée, au Gibus à Paris le 1er Mai et à l’Autre Canal de Nancy le lendemain. Ces deux dates qui ont marqué le clap de fin de cette aventure, et particulièrement la dernière, présenteront quelques éléments scéniques parfois… atypiques.

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Interview   

Bullet For My Valentine : Matt Tuck, les pieds sur terre


Après le succès, les excès, l’euphorie, Matt Tuck, chanteur du groupe Bullet For My Valentine, a mangé son pain noir. Il y a deux ans, le britannique est passé du plus haut au plus bas, avec comme élément déclencheur une crise au sein de son couple. Comme tout un chacun, il le reconnait bien volontiers. Non, ce n’est pas une histoire originale, mais c’est la sienne, et une fois sorti de la déprime post-rupture, Matt Tuck a eu envie de mettre des mots sur ses émotions. Le leader du groupe a pris à bras le corps l’écriture des titres de Gravity, le nouvel album de BFMV.

Nouveau son, nouveau batteur, nouveaux arrangements, nouvelle sincérité dans les textes : le groupe sort clairement de sa zone de confort. Matt Tuck revient sur la conception du disque et toutes ces nouveautés qui ne manqueront pas de surprendre les fans. Le frontman se montre fier et passionné par la nouvelle oeuvre qu’il s’apprête à léguer au monde, mais aussi introspectif dans ses remises en questions, que ce soit sur le style même qui a fait la popularité du groupe ou encore en jugeant sévèrement un album tel que le décrié Temper Temper (2013).

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Chronique   

The Sea Within – The Sea Within


Si The Sea Within vous est encore inconnu, c’est tout à fait normal. La formation aux allures de « supergroupe » de prog est issue d’une idée du renommé Roine Stolt (The Flower Kings, Transatlantic) qui a décidé de s’entourer d’une armada de musiciens en la présence du batteur Marco Minnemann (Steven Wilson, The Aristocrats, Joe Satriani…), du bassiste Jonas Reingold (The Flower Kings), du claviériste Tom Brislin (Yes, Camel, Meat Loaf…), du chanteur Daniel Gildenlow (Pain Of Salvation) et de Casey McPherson (Flying Colors, Alpha Rev) présent sur trois titres et pour la tournée. Difficile de prévoir ce qu’un tel line-up peut proposer, si ce n’est l’aspect progressif évident en raison de la carrière des musiciens. En réalité, tout est dans le nom du groupe : la musique de The Sea Within est toujours changeante.

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Interview   

Ghost : Révélation de Saint Tobias


Prequelle, le nouvel album de Ghost, a tout d’un changement d’ère. Le premier facteur de changement est l’officialisation de Tobias Forge en tant qu’homme derrière Ghost, dont les démarches d’anciens membres du groupe, avec qui il est rentré en conflit, lui a un peu (beaucoup) forcé la main. Mais il y a aussi un line-up totalement renouvelé et surtout étendu sur scène jusqu’à neuf musiciens, puis la retraite de la lignée des Papa Emeritus pour mettre en place un nouveau type de leader : le Cardinal Copia.

Mais en fin de compte, tout change pour que finalement rien ne change vraiment. Car Prequelle voit un Tobias Forge continuer son bonhomme de chemin, faisant progresser son art, sa vision, faisant à chaque fois un pas de plus vers un ambitieux objectif qu’il a depuis le tout début : construire une entité musicale et visuelle grandiose dont il est, plus qu’un musicien ou un compositeur, un metteur en scène, pour au bout du compte, pourquoi pas, atteindre une forme d’immortalité à travers elle.

Ainsi nous avons longuement rencontré Forge afin de vous offrir l’entretien qui suit et essayer d’avoir des réponses à toutes ces questions qui accompagnent nécessairement un album de Ghost, peut-être même plus encore celui-ci, même si le temps est toujours trop court, tant Ghost et son leader offrent de matière à l’interrogation.

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Chronique   

Zeal And Ardor – Stranger Fruit


Il n’y a pas si longtemps que ça, personne n’aurait eu l’idée de mentionner black metal et negro spiritual dans la même phrase. Mais depuis l’entrée en scène tonitruante de Zeal And Ardor, cette association étrange a non seulement été matérialisée, mais elle a en plus rencontré un succès sur lequel peu sans doute auraient tablé. Projet expérimental du multi-instrumentiste américano-suisse Manuel Gagneux, Zeal And Ardor est né d’un thread 4chan où il se proposait de réaliser les associations de style les plus improbables. Quelque part entre le collage post-moderne, la blague potache et la rencontre fortuite sur une table de dissection d’une machine à coudre et d’un parapluie annoncée par certains il y a bien longtemps, le mélange prend immédiatement : Devil Is Fine, ses litanies habitées, ses riffs audacieux et ses blasphèmes en série remportent tous les suffrages, même chez les blackeux les plus orthodoxes. La machine s’emballe à toute vitesse, menant Gagneux sur la route et sur des scènes prestigieuses comme celle du Roadburn aux Pays-Bas. À peine deux ans plus tard, il en revient avec un nouvel album substantiellement plus long et plus riche, Stranger Fruit. Attendu au tournant, c’est un moment délicat pour l’artiste : il s’agit de prouver que le projet est plus qu’un concours de circonstances voire un gimmick ingénieux et séduisant. En seize chansons, Gagneux avance des arguments auxquels il sera difficile de résister.

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Interview   

En lune de miel avec L7


Finalement, il ne manquait plus qu’elles. L7 n’a certes pas connu la même carrière au sommet que certains de ses contemporains ont connu – la faute à leur localisation ou leur sexe ? -, le quatuor reste un groupe majeur dans l’avènement du grunge et une des figures emblématiques des années 90.

Après un « divorce » maquillé en « hiatus indéfini » qui aura duré quatorze ans, les filles de L7 se sont rabibochées et sont de retour depuis 2015 à faire chauffer les planches, comme au Hellfest il y a trois ans ainsi que dans quelques semaines, avec un passage entretemps à La Cigale de Paris le 13 juin. Un retour gagnant, soutenu par la sortie du documentaire Pretend We’re Dead, qui ne manquait plus que d’être transformé via un passage en studio. C’est chose faite avec deux nouveaux singles parus ces derniers mois, mais le gros morceau est encore à venir, puisqu’un nouvel album est planifié pour février 2019.

Nous avons rencontré la frontwoman Donita Sparks pour évoquer le passé et le futur, mais aussi jauger dans quel état d’esprit est le groupe aujourd’hui. Mais une chose est sûre, si les filles d’L7 sont devenues plus sérieuses et s’adaptent à leur époque, elles n’ont pas perdu leur punk attitude !

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Chronique   

Thy Catafalque – Geometria


A en croire son impressionnante productivité, la création artistique est un besoin vital pour Tamás Kátai. Entre ses projets solos musicaux et ses photographies, l’homme derrière Thy Catafalque s’illustre à lier son et image de façon singulière et personnelle. Tant que l’inspiration persiste, quelque chose doit en résulter : telle semble être la règle du Hongrois. A peine un an et demi après Meta, et une sortie électro expérimentale sous le nom de Neolunar parue en juillet 2016, le musicien revient avec un nouvel opus, cette fois-ci sous le nom de son projet principal. Ce septième album intitulé Geometria se veut certainement moins dense et extrême que son prédécesseur, mais comme on peut s’y attendre de la part de l’artiste, il ouvre néanmoins les horizons vers d’autres styles musicaux, offrant une musique riche et profonde.

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Interview   

Les étranges fruits de Zeal And Ardor


Dans le monde du metal comme ailleurs, 2016 a eu son lot de révélations et de buzz. Parmi eux, un inconnu iconoclaste s’est attiré des louanges à peu près unanimes avec un mélange pour le moins improbable où la part belle était donnée aux spirituals des esclaves aux Etats-Unis et au black metal : Manuel Gagneux, aux manettes de son projet Zeal And Ardor. Au programme : une sorte de fiction historique où les esclaves se seraient élevés contre la religion de leurs maîtres comme certains jeunes Norvégiens au tournant des années 1990… Deux ans plus tard et après une montée en puissance dont la rapidité a surpris même le premier concerné, le moment est venu pour Gagneux de transformer l’essai. C’est la tâche qui incombe à Stranger Fruit, qui succède à un Devil Is Fine retentissant. Si on y retrouve l’efficacité diabolique du premier disque, Stranger Fruit est plus long, plus intense, plus riche ; bref, ce qui avait émergé d’un défi sur un thread 4chan a véritablement pris vie, et la plaisanterie a suffisamment duré pour être désormais bien plus qu’un gimmick.

C’est de tout cela que nous avons discuté avec un Manuel Gagneux affable, chaleureux et humble, qui savoure chaque instant de ce succès inespéré mais ne semble pas décidé à se reposer sur ses lauriers pour autant. Quelque part entre une volonté de continuer à travailler comme à son habitude et la nécessité d’avancer et d’approfondir son travail, il trace sa route, et le feu de Zeal And Ardor ne semble pas près de s’éteindre…

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Chronique   

Orange Goblin – The Wolf Bites Back


Orange Goblin n’a pas fait dans la dentelle. Ni dans l’originalité. Quatre ans après Back To The Abyss (2014), les anglais reviennent avec leur stoner frontal et accrocheur en ayant à peine altéré la recette. The Wolf Bites Back, neuvième album studio de la formation fait honneur à son titre. Orange Goblin accroche, que ce soit via un riffing rugueux ou une qualité dans les progressions mélodiques. Surtout, derrière son apparent classicisme, The Wolf Bites Back révèle une multitude de petits détails qui dessine une image nuancée de son géniteur.

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