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Interview   

Carpenter Brut : pogo sur le dancefloor


Carpenter Brut est un nom qui commence à résonner chez bon nombre de fans de metal. Pourtant, il s’agit bien ici d’un projet électro dans sa conception, de quoi faire friser les puristes qui s’offusquent de voir que Carpenter Brut a arpenté les terres du Motocultor et plus récemment du Download. Ce serait ignorer que Carpenter Brut est issu de la sphère metal en tant qu’ingénieur sonore et lui nier ainsi une culture solide du genre. En réalité, Carpenter Brut est d’abord le projet d’une personne en partie désenchantée par les sonorités metal actuelles, désireuse de rendre hommage à une époque révolue. Une époque de l’excès, de l’absence de tabous et à la créativité débridée : les années 80.

Carpenter Brut illustre ainsi les fantasmes et délires d’une génération, quitte à participer à la réhabilitation d’une période longtemps moquée pour son exubérance artistique. Surtout, Carpenter Brut n’oublie pas le lexique du rock, il prend soin de proposer des prestations live avec de vrais musiciens. En résulte un show hybride, pourtant davantage proche d’un concert traditionnel que d’une soirée de clubber par son côté organique comme l’illustre la sortie récente du Carpenter Brut Live. Entretien sans retenue avec non pas un DJ ou un compositeur metal mais un artiste qui ne désire pas s’emprisonner, faisant fi du qu’en-dira t’on.

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Chronique   

Carpenter Brut – CARPENTERBRUTLIVE


Carpenter Brut ? Pourquoi parler d’électro ? Pourquoi choquer les trve metalleux ? Parce que ça amuse. C’est ce que fait aussi Carpenter Brut par ailleurs. Faire parler les gens ancrés dans les clivages. Carpenter Brut est polymorphe, qu’on l’intègre dans toutes les catégories musicales ou qu’il en soit exclu. Pour être franc, il s’en fiche. Initiative d’un seul homme producteur de metal accompagné en live par des musiciens bien connus dans la sphère justement, la notoriété de Carpenter Brut ne cesse de croître, que ce soit par la nécessité de sous-traiter la distribution de CD, par le biais de l’industrie vidéoludique (Furi, Hotline Miami…) ainsi que des prestations remarquées en festival ou en salles de concerts. Sorte de Justice aux amphétamines si on cherche les comparaisons futiles, Carpenter Brut a pour objectif de rendre un vibrant hommage à l’imaginaire des années 80, que ce soit en termes visuels via une esthétique exubérante ou sonore par l’usage d’effets et de tonalités qui caractérisent le mouvement synthwave. Après avoir sorti trois EP réunis sous l’opus Carpenter Brut : Trilogy, ce dernier nous fournit un échantillon de l’expérience réelle : Carpenter Brut Live. Le pied, tout simplement.

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Interview   

Black Country Communion : la corneille renaît de ses cendres


Black Country Communion avait quelque peu disparu des radars depuis l’album Afterglow de 2012. Le groupe de Glenn Hughes et Joe Bonamassa marquait un hiatus après avoir sorti trois opus sur trois ans. Joe ne voulais pas tourner, Glenn Hugues est alors parti s’illustrer au sein de California Breed, emportant Jason Bohnam avec lui, groupe finalement avorté après un album, puis revenant en solo (on est jamais mieux servi que par soi-même) huit ans après son dernier album. Il a fallu la conscience d’un travail inachevé de Joe Bonamassa ainsi qu’une concordance d’emplois du temps pour remettre Black Country Communion sur les rails, qui nous revient avec son quatrième album BCCIV.

Désormais, Black Country Communion n’a plus la même vision quant à son avenir. La formation ne sera jamais un monstre de tournée. L’enthousiasme n’a pas disparu, il est simplement plus mesuré avec une notion de plaisir à composer et interpréter entre amis qui a pris le dessus. Toutefois, Glenn Hugues et Joe Bonamassa ont voulu donner de la profondeur à leurs propos. Conséquence, sans doute, de la condition tragique de la mère de Glenn pendant la composition de l’album, décédée d’un cancer. Certes, Black Country Communion joue toujours un classic rock enjoué, il n’est pas futile pour autant. BCCIV est un exutoire pour les membres du groupe, une réflexion sur les abus du passé et surtout l’expérience d’une alchimie parfaite entre les deux forces créatrices. Glenn Hugues – légèrement diminué par un rhume le jour de notre rencontre – revient sur une composition empreinte d’émotions, sur la volonté commune avec Joe d’écrire des chansons qui ont un véritable sens, en somme sur le dessein sérieux mais sans prétentions de BCCIV.

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Chronique   

The Ruins Of Beverast – Exuvia


« Exuvia est un récipient empli de bactéries létales constipées, chargées d’un fluide atone ; une substance colorée venimeuse ; un marais florissant. C’est une forteresse élevée contre le siège d’organismes sans âmes, et, ultimement, un appel aux forces purifiantes de la nature » : voilà les mots par lesquels a été précédée la sortie du cinquième album de The Ruins Of Beverast, choisis par Alexander Von Meilenwald (la tête pensante du groupe) lui-même. De quoi annoncer la couleur en des termes pour le moins fleuris, et rassurer les fans du groupe, qui y retrouvent les grandes lignes de son esthétique : style foisonnant, fascination pour la pourriture, et prédilection certaine pour les fluides corporels. En effet, en une quinzaine d’années d’exercice et une poignée d’albums remarqués, ce projet d’un seul homme a su imposer une vision singulière et s’attirer les faveurs d’amateurs de metal extrême de plus en plus nombreux. Ayant évolué jusqu’au point de convergence entre doom, death et black metal après des débuts plus franchement noirs, se situant désormais pas très loin de Bölzer voire de Triptykon, The Ruins Of Beverast est passé maître dans l’élaboration de gigantesques fresques angoissées résonnants de voix caverneuses et d’élucubrations méthaphysico-mystiques tourmentées. Après un Blood Vaults – The Blazing Gospel Of Heinrich Kramer narrant les affres spirituels d’Heinrich Institoris (auteur du tristement célèbre Marteau des sorcières) tenant du concept album, le groupe revient avec Exuvia à un propos plus libre et à une forme (encore) plus désarticulée.

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Interview   

Cradle Of Filth : la séduction du renouveau


Le renouveau sied à Cradle Of Filth. L’icône du black anglais en avait besoin et l’avait bien compris. L’arrivée de deux nouveaux guitaristes, Richard Shaw et Marek « Ashok » Šmerda, a insufflé du sang neuf à la formation dirigée par Dani Filth. En résultait la réussite d’Hammer Of The Witches (2015), à tel point qu’il est possible d’évoquer l’opus comme celui de l’émergence d’un nouveau groupe… Désormais plus proche du heavy, plus accrocheur, Cradle Of Filth veut faire de la chanson le premier matériel de sa musique, avant les artifices.

Ainsi Cryptoriana : The Seductiveness Of Decay est élaboré sans perdre en accroche. Cradle Of Filth l’a composé très sereinement, l’occasion pour Dani Filth d’évoquer une alchimie de groupe retrouvée depuis Hammer Of The Witches, un enthousiasme simple à l’image des moyens employés pour l’enregistrement et la composition de l’album. Aujourd’hui, Cradle Of Filth incarne une forme de quiétude quant à sa direction musicale et son vécu, fait suffisamment rare dans la scène musicale contemporaine pour être mentionné. Travail et plaisir sont ainsi loins d’être indissociables.

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Live Report   

Sólstafir arrache des larmes


Alors qu’on vient d’entrer de bien pied dans l’été, Sólstafir joue au CCO de Villeurbanne dans une chaleur infernale et brûlante. Ce soir, jeudi 22 juin, les Islandais sont de retour à Lyon pour défendre et débattre de leur nouvel album fraîchement sorti, Berdreyminn. Après une performance de Lodz qui semble avoir conquis le public, Sólstafir monte sur les planches de manière silencieuse et respectueuse.

« Silfur-Refur » résonne au loin et ouvre le bal de ses accords. Descendants directs des Vikings, les tenues du groupe sont comme un hommage à leurs légendes païennes. Le chanteur, costumé de sa grandeur, porte un gilet en cuir alors que le bassiste à droite de la scène, laisse retomber sur ses épaules d’abondantes tresses rousses. Le guitariste, coiffé de son chapeau, ondoie sur la gauche pendant que le nouveau batteur appuie la formation discrètement.

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Interview   

Nothing More, héros de sa propre histoire


Nothing More a indéniablement une popularité croissante, même si l’hexagone ne se l’est pas encore bien approprié. Le groupe originaire du Texas a pourtant douté de nombreuses fois quant à sa réussite dans l’industrie musicale et il a fallu l’album sans titre de 2013 pour balayer les craintes et prendre conscience que oui, Nothing More a parfaitement de quoi devenir un poids lourd du rock. The Stories We Tell Ourselves, sixième album du groupe, entérine quelque part un confort acquis légitimement dans la sphère musicale.

Premier album où les parties de batterie sont entièrement assurées par Ben Anderson et où Johnny Hawkins est uniquement focalisé sur le chant, il fait preuve d’une stabilité et d’une ligne de conduite désormais ancrée, toujours avec ce « goût sucré », cette composante pop particulière à Nothing More. Toutefois le chanteur Johnny Hawkins continue d’explorer des thématiques intimes et graves à l’instar des contradictions constantes auxquelles nous faisons face, ces « histoires » qui justement biaisent notre vision de la réalité. Ce dernier revient évidemment sur la composition de l’album, les influences philosophiques du groupe et l’enjeu crucial d’accorder le succès avec sa vie quotidienne. Entretien avec une personne à l’esprit complètement débridé, sans tabou, aux anecdotes chamaniques proprement surprenantes…

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Chronique   

Nothing More – The Stories We Tell Ourselves


En France, Nothing More, groupe originaire du Texas, n’a pas encore la notoriété des grandes têtes d’affiche. Pourtant, la formation emmenée par le frontman Jonny Hawkins n’a cessé de croître depuis 2013 et la sortie de leur album sans titre. Nothing More est un groupe qui a longtemps cherché sa recette, à l’image de Jonny Hawkins justement, qui en plus d’être la voix du groupe se chargeait de composer la batterie (il était même batteur dans le groupe bien avant d’être chanteur). L’arrivée d’un batteur attitré, Ben Anderson, a changé la donne. Nothing More ne connaît plus d’hésitations quant à sa direction musicale et le rôle de ses membres. The Stories We Tell Ourselves, leur dernier opus, est avant tout l’album d’une formation au line-up solide en pleine ascension. Surtout Nothing More démontre une nouvelle fois que l’on peut viser le plus grand nombre sans devenir futile. Qu’il soit pop, rock ou metal, The Stories We Tell Ourselves a un atout de taille : il est extrêmement accrocheur.

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Interview   

Gizmodrome : Stewart Copeland, adepte de l’étrange


L’une des idées reçues concernant les artistes professionnels, parfois justifiée, est que leur célébrité leur fait perdre tout sens des réalités, leur faisant oublier à quel point leur métier ou leur situation est difficilement comparable à ceux d’autres types de carrières. Après tout, dans nos propres colonnes, lors des interviews que nous avons réalisé au cours de ces dernières années, des artistes ont tenu des discours parfois radicalement opposés. Certains insistent sur l’enfer social, mental, physique et/ou financier qu’ils ont vécu à tout abandonner pour risquer de se lancer dans la musique. D’autres dédramatisent au contraire totalement cette vision, estimant que vivre de la musique est un luxe.

Stewart Copeland, dont la carrière au sein de The Police n’est que la partie émergée de l’iceberg, semble plutôt adhérer à la seconde approche. Une portion majeure de la présente interview est consacrée à sa vision de l’étrange, un thème qui semble central dans l’album de son nouveau projet Gizmodrome mais qui s’est aussi avéré récurrent au cours de sa carrière récente. Le métier d’artiste n’est pas un métier comme les autres et est même par moments très étrange, Copeland semble toujours s’en étonner et s’en émerveiller.

Vous découvrirez donc la frénésie qui s’est emparée des divers musiciens de Gizmodrome pendant l’enregistrement de ce nouveau disque, mais cette interview a aussi été une occasion d’évoquer la part moins connue de sa carrière, notamment en tant que compositeur pour musique de films (dont auprès de Francis Ford Coppola) ou d’orchestre, mais également de partager son regard humble quant à sa relation artistique avec son ancien collègue devenu icône de la pop – au sens noble du terme – Sting.

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Chronique   

Prophets Of Rage – Prophets Of Rage


Beaucoup se rappellent encore de l’électrochoc qu’était le premier album de Rage Against The Machine en 1992. Que ce soit à travers le son, les paroles et le style précurseur, mélange audacieux de riffs hargneux et du rap de Zack De La Rocha, Rage Against The Machine a simplement composé l’un des albums essentiels de ces vingt-cinq dernières années. Outre la musique, il y avait une véritable volonté de diffuser un message et de réveiller les consciences, quitte à choquer à l’instar de l’artwork démontrant l’immolation de Thích Quảng Đức survenue le 11 juin 1963, protestation contre le traitement des bouddhistes par le gouvernement Diệm. Prophets Of Rage n’est pas d’une autre trempe. Les musiciens de Rage Against The Machine assistés de Chuck D de Public Enemy et B-Real de Cypress Hill ont toujours ce besoin d’agir. Prophets Of Rage est né d’un sentiment d’urgence ressenti pendant l’élection américaine. Arpentant les festivals, la formation est devenue un véritable phénomène live, comme si le public retrouvait une fougue et une ferveur qui semblait avoir disparu des planches. Après un premier EP intitulé The Party’s Over (2016), la sortie d’un premier album éponyme ne surprend personne. En revanche il compte bien bousculer tout le monde.

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    Ambiances & Festivaliers @ Panic ! Fest
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