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Interview   

Stratovarius : instinct de survie


Survivre. Voilà un mot qui sied bien à Stratovarius, lui qui a connu moult changements de line-up, le groupe ne ressemblant plus en rien à celui des premières années. Le plus grand coup dur, celui qui a bien failli être fatal au groupe, a certainement été le départ du guitariste-compositeur-leader Timo Tolkki en 2008, avec, quelques années auparavant, ce fameux « incident » sur scène impliquant du pipi, suivi d’une dépression nerveuse et d’un album mal compris des fans… Mais force est de constater que le groupe a toujours su rebondir et maintient la forme, comme en témoigne Survive, justement.

Un seizième album aux allures écolo, par sa pochette et certaines thématiques abordées, pour lequel le groupe a voulu changer ses méthodes. Fini les échanges impersonnels par Dropbox, le chanteur Timo Kotipelto, le guitariste Matias Kupiainen et le claviériste Jens Johansson se sont réunis pour composer physiquement ensemble. Drôle de moment, diront certains, à l’heure des restrictions, où les groupes ont souvent dû apprendre à travailler à distance, pour opter pour une telle méthodologie, mais Stratovarius a toujours eu ce côté un peu tête brûlée. Nous parlons donc de ce nouvel album, de survie et d’écologie avec Jens Johansson, en remontant jusqu’à sa carrière pré-Stratovarius où il a eu le loisir de collaborer avec Yngwie Malmsteen et Ronnie James Dio, excusez du peu.

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Chronique   

Skid Row – The Gang’s All Here


Skid Row aurait pu jeter l’éponge. Le groupe a connu plusieurs changements de chanteur en très peu de temps, de quoi perdre foi en l’avenir de la formation. Skid Row avait pour dessein de sortir le troisième volet de l’EP United World Rebellion : il n’en sera rien. Le groupe a profité de l’arrivée du chanteur Erik Grönwall – le troisième depuis le départ de Johnny Solinger en 2015 – pour faire pratiquement table rase. Le nouvel environnement de Skid Row a incité les musiciens à composer un tout nouvel album au titre symbolique : The Gang’s All Here. Skid Row semble avoir retrouvé la flamme, celle qui l’animait à ses débuts. The Gang’s All Here a des airs de phénix.

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Interview   

Disturbed : le temps de la réconciliation


L’heure n’est pas à attiser les divisions pour Disturbed. Après un Evolution qui portait bien son nom, puisqu’il voyait un groupe expérimenter sur une moitié de l’album avec les sonorités acoustiques, voilà les Américains revenir avec du Disturbed typique avec « ces riffs de guitare heavy, la batterie syncopée et le côté plus bestial de la voix de David », comme le reconnaît lui-même le guitariste-compositeur Dan Donegan. Divisive devrait rassurer les fans en leur offrant exactement ce qu’ils attendent, avec son lot d’hymnes valorisants et qui donnent de la force. Seule « surprise » : une ballade chantée en duo avec l’emblématique Ann Wilson du groupe Heart.

Dan nous parle de ce huitième opus qui voit le jour un peu plus de vingt ans après The Sickness – ils ont malheureusement dû faire une croix sur la tournée anniversaire – et qui opère un retour aux sources plus ou moins dicté par le climat général régnant au Etats-Unis, empli de colère et de frustration. Car tel est, pour lui, le pouvoir de la musique : offrir une forme de thérapie de groupe mais aussi un support pour apprendre les uns des autres et débattre, autant que pour se défouler.

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Chronique   

In The Woods… – Diversum


En 2016, In The Woods… opérait un retour inattendu, après une quinzaine d’années d’inactivité, avec Pure, un album qui reprenait assez platement les choses où le groupe les avait laissées en 2000, sans retrouver l’étincelle d’alors, et sur lequel le chanteur James Fogarty prenait la place de Jan Kenneth Transeth sans retrouver sa passion. Puis les frères Botteri, cofondateurs du groupe, le quittèrent à leur tour et ce fut un line up presque entièrement nouveau, à l’exception du récemment arrivé James Fogarty et du batteur Anders Kobro, seul membre originel restant, qui enregistra l’album Cease The Day, marqué par le retour d’éléments extrêmes et un regain d’énergie général. Autant de facteurs qui donnaient à cet opus l’allure d’un nouveau départ pour le In The Woods… deuxième version, après celui un peu poussif incarné par Pure, mais l’élan sembla retomber lorsque James Fogarty quitta aussi le groupe en fin d’année dernière. L’apparente renaissance du groupe commença alors à ressembler à une lente extinction et il aurait été difficile de prédire son avenir, après la perte de son nouveau chanteur, guitariste, bassiste, claviériste et co-compositeur.

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Live Report   

Cradle Of Filth : Back in black in pink city


Cela fait plus de trente ans que Cradle Of Filth est présent sur la scène du metal extrême et plus de trente ans que le vocaliste Dani Filth porte fièrement et bien haut la noire couleur du blason de la formation anglaise. Et même si les défections au sein du line up ont été nombreuses au fil du temps (on se souvient des claquages de porte de Paul Allender et de Dave Pybus), Cradle Of Filth est toujours allé de l’avant contre vents et marées. Ainsi, malgré les récents départs du guitariste Richard Shaw et de la claviériste Anabelle Iratni suite à la sortie d’Existence Is Futile, et ce après respectivement huit et deux ans de bons et loyaux services, l’annonce de l’arrivée de Donny Burbage (guitare) et de Zoe Marie Federoff (claviers) a de nouveau apporté du sang neuf au groupe. Qui plus est, la signature en mai dernier de Cradle Of Filth chez Napalm Records a vite remis la machine sur les rails au travers de la tournée Dark Horses And Forces qui a débuté aux États-Unis en compagnie de Danzig et Crobot et qui continue en ce moment même sur le Vieux Continent avec Alcest et Naraka dans un tour marathon de pas moins de vingt et une dates dans onze pays différents !

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Chronique   

Nickelback – Get Rollin’


Nickelback revient pour une dixième offrande, cinq ans après Feed The Machine (2017). Ceux qui en sont restés au succès planétaire d’« How You Remind Me » et aux mèches blondes de Chad Kroeger pourraient avoir une fausse idée de ce qu’est réellement le groupe canadien. « Pourraient », car en réalité… Nickelback est trop friand de sa formule pour marquer des évolutions trop importantes. Les Canadiens sont devenus l’un des mastodontes du rock d’aujourd’hui, un rejeton post-grunge qui a su tirer son épingle du lot et vendre des millions d’albums. Désormais, Nickelback a le luxe de prendre son temps et de ne pas s’imposer de délais trop restrictifs. Get Rollin’ s’est réalisé tranquillement, avec simplement le souci de « muscler » les débats. Cependant, Nickelback reste l’un des derniers distributeurs PEZ du rock en activité.

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Interview   

Candlemass : la face cachée du soleil


Et si avec The Door To Doom, Candlemass avait trouvé la porte du succès ? Le retour de Johan Längqvist au micro, plus de trente ans après le monument Epicus Doomicus Metallicus, semble en effet avoir réveillé la passion autant chez le groupe – qui était pourtant à deux doigts de jeter l’éponge – que chez un public renouvelé. En première partie d’une grande tournée de Ghost, au Hellfest, sur le tapis rouge des Grammys à Los Angeles, devant Metallica et la famille royale suédoise au Polar Music Prize… Le nom de Candlemass semblait être partout. Une histoire en forme de fable qui montre que la vie réserve toujours de bonnes surprises et, surtout, que l’authenticité paye. Car malgré la route cabossée et une valse des chanteurs, quarante ans après avoir fondé Nemesis, devenu Candlemass deux ans plus tard, le bassiste-compositeur-parolier Leif Edling est toujours resté fidèle à ses premiers amours, à ses principes et à sa ligne de conduite.

Les maîtres du doom metal épique comptent bien ne pas faire retomber le soufflé et reviennent aujourd’hui avec Sweet Evil Sun. Un treizième album entre ombre et lumière, une nouvelle fois produit par Marcus Jidell et dans lequel on retrouve ce magistral sens du riff, une plume empreinte de poésie obscure et même un brin d’humour noir. Nous discutons de tout cela et de bien d’autres sujets, passés comme présents, avec Johan Längqvist et Leif Edling.

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Chronique   

Candlemass – Sweet Evil Sun


Personne ne fait du doom à la fois heavy et épique comme Candlemass, et pour cause : les Suédois ont posé plusieurs des pierres angulaires du genre. Après leurs retrouvailles avec le chanteur de leur inoubliable premier album, Epicus Doomicus Metallus, Johan Längqvist, en 2018, ils semblaient avoir retrouvé un nouveau souffle, quelques années à peine après avoir frôlé le split. The Door To Doom, sorti en 2019, célébrait en grande pompe le retour de ce line-up historique, mais aussi le chemin parcouru par ces pionniers du doom, au point de lui valoir – enfin ! – une accolade officielle sous la forme d’une nomination aux Grammy awards. Revigoré par ce retour aux sources, le groupe a définitivement remis au placard ses projets de retraite, et, après des tournées destinées à défendre The Door To Doom ou célébrer Epicus Doomicus Metallus, il s’est attelé à son successeur. Avec un Längqvist désormais complètement impliqué dans la genèse de l’album – pour The Door To Doom, il avait remplacé Mats Levén au pied levé –, son sens du grandiose et de la narration, et l’imparable sens du doom de Leif Edling, Sweet Evil Sun semble tout avoir pour ressusciter la magie du début de la carrière du groupe. C’est ce que semblent promettre les premiers extraits de ce treizième album : un doom traditionnel, épique, pas simplement rétro – atemporel.

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Interview   

Avatarium : piqûre de rappel


C’est drôle comme un parallélisme semble perdurer entre Candlemass et Avatarium : comme en 2019, les deux groupes sortent cette année en même temps leur nouvel album. D’ailleurs, Jennie-Ann Smith est venu pousser la chansonnette sur un morceau du premier et Leif Edling, s’il a drastiquement réduit sa contribution, a quand même offert un de ces riffs dont il a le secret au second. Sans parler du guitariste Marcus Jidell qui produit aujourd’hui les deux groupes. Pourtant, force est de constater qu’Avatarium poursuit son chemin musical de son côté, confiant dans le fait qu’il n’a plus besoin qu’on le tienne par la main : The Fire I Long For était la preuve qu’ils étaient plus que capables et Death, Where Is Your Sting entérine ce constat, composé quasi intégralement par le duo Jennie-Ann Smith/Marcus Jidell, la chanteuse ayant en sus, pour la première fois, pris en charge l’intégralité des textes.

Le résultat est un pur album d’Avatarium, c’est-à-dire avec ce savant mélange de lourdeur doom et de poésie folk, d’agressivité et de douceur mélancolique voire de tristesse. Le terreau idéal pour exprimer la vie… et surtout la mort qui fascine Jennie-Ann. Une frontwoman décidément pas comme les autres, en tout cas dans le metal – et pour cause, ce n’est pas son milieu musical initial –, psychothérapeute en parallèle de la musique, qui nous parle de tout cela dans l’entretien qui suit.

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Chronique   

Disturbed – Divisive


Disturbed a toujours évité les clivages. Le groupe originaire de Chicago a réalisé un effort continu de fédération de courants musicaux comme le metal inspiré du néo et le rock FM porté par l’efficacité de ses refrains. Mis à part les puristes qui voient d’un mauvais œil toute tentative de succès commercial, Disturbed ne s’aliène personne. Au contraire, le groupe peut se targuer aujourd’hui d’avoir vendu plus de dix-sept millions d’albums dans le monde. Rien que ça. Alors qu’on le veuille ou non, Disturbed est l’une des grosses machines contemporaines et Divisive doit s’appréhender comme un petit évènement. Parallèlement à leur démarche musicale, Divisive se nourrit des thèmes autour des luttes grégaires et pour Disturbed, seul l’effort collectif et la musique permettent de transcender le jeu stérile des conflits « tribaux et partisans ». A la différence d’Evolution (2018) avec lequel il avait divisé son propos entre électrique et acoustique, autant qu’il avait divisé les fans, Disturbed ne va pas s’accorder avec son sujet : il respecte à la lettre son cahier des charges pour revenir à ses fondamentaux, certain de la bonne appréhension de sa formule.

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