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Chronique   

Avatar – Hunter Gatherer


Avatar annonçait la fin d’Avatar Country avec une vidéo de remerciement sobrement intitulée A Farewell To Avatar Country, qui complétait la réalisation du mini-film Legend Of Avatar Country: A Metal Odyssey. Avatar Country se considérait avec un certain degré d’humour, les Suédois ne s’en sont jamais cachés. Il leur importait cependant de terminer le cycle et de donner dans le contraste. Hunter Gatherer est le fruit d’un travail de recherche et de documentation sur les aléas de l’évolution humaine et l’ambiguïté de la notion de progrès. Hunter Gatherer ne contient pas de second degré, il présente un Avatar terre à terre, qui revient à ses affects les plus sombres et les plus violents. Sans être un album concept au sens strict, le huitième effort du groupe voit toutes ses compositions abonder dans le même sens : une réaction face au climat dystopique qui nous entoure.

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Interview   

Dee Snider et l’élixir de jouvence


Dee Snider a indéniablement un côté hyperactif, s’illustrant dans des domaines très divers de l’art et de l’entertainment, depuis l’écriture de films jusqu’à celle d’un roman, en passant par des émissions de radio et une série pour enfants. Dee Snider est un rockeur pas comme les autres, au mode de vie loin de l’image qu’on se fait habituellement (à tort ?) d’une rockstar, à la personnalité à la fois bien trempée et attachante, au bagout éclairé, et aussi toujours prompt à rebondir dans sa carrière. Exemple flagrant : son dernier album solo, For The Love Of Metal, qui lui a offert à soixante-cinq ans une toute nouvelle jeunesse et une place dans la scène contemporaine.

Joint par téléphone, Dee Snider nous parle de ce cycle immortalisé dans un album live sobrement intitulé For The Love Of Metal Live. On parle également de classiques – à l’image du « Highway To Hell » d’AC/DC avec lequel il clôt le set –, de sa nature entêtée, des fausses idées que les gens se font sur lui et de la part enfantine qu’il a toujours su garder en lui.

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Chronique   

The Acacia Strain – Slow Decay


« Je veux que les gens se rappellent que nous sommes encore là. » Le plan du frontman de The Acacia Strain Vincent Bennett est extrêmement simple. 2021 marquera les vingt ans d’existence du groupe et Vincent veut signaler à tous que The Acacia Strain n’a pas fini de grandir et d’explorer de nouvelles choses. C’est précisément ce que le groupe avait réalisé avec l’EP conceptuel It Comes In Waves – une seule chanson découpée en sept parties, « Our Only Sin Was Giving Them Names » – sorti en décembre de l’année dernière. The Acacia Strain embrassait des tempos plus lents et une atmosphère plus immersive, parfois planante, jusqu’à flirter avec le post-metal et le doom. La preuve que le groupe était capable de se débarrasser allègrement de son étiquette deathcore-metalcore sans se soucier des réactions. Bien lui en a pris, It Comes In Waves a été un succès critique retentissant. The Acacia Strain a tout de même pris soin d’enregistrer un album un peu moins expérimental dans la foulée, quitte à adopter un rythme de travail exténuant en composant en pleine tournée. Slow Decay est le huitième album du groupe, déterminé à appuyer l’ascension de The Acacia Strain (le groupe a accompagné Architects et Hatebreed en tournée) et couronner vingt ans de dur labeur.

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Interview   

L’enfer symphonique de Septicflesh


Septicflesh vit une période charnière. Alors que les Grecs fêtent leurs vingt ans de carrière, ils quittent leur label historique avec un album live non moins historique, pour rejoindre le mastodonte Nuclear Blast, pour qui ils concoctent actuellement leur onzième album qui promet, encore une fois, d’être épique – un euphémisme, surtout au regard du niveau où le groupe a placé la barre avec Codex Omega (2017).

En attendant, l’album et DVD live Infernus Sinfonica MMXIX, enregistré en février 2019 à Mexico, a tout d’une consécration. Après quatre albums qui ont fait du groupe l’un des maîtres – si ce n’est le maître – incontesté du metal extrême symphonique, il ne manquait plus à son palmarès que de transporter l’expérience symphonique au grand complet en concert. C’est chose faite.

Le guitariste et arrangeur Christos Antoniou revient avec nous sur cette expérience hors du commun – que ce soit le travail préparatoire en amont, la pression ressentie sur le moment ou la satisfaction finale. Le musicien nous parle en sus de son travail d’arrangeur pour orchestre, mis en perspective avec celui des arrangeurs midi, et anniversaire oblige, nous finissons en effectuant un petit retour sur le passé.

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Chronique   

Alcatrazz – Born Innocent


« Alcatrazz est une marque ». Graham Bonnet ne mâche pas ses mots lorsqu’il évoque l’une des formations les plus cultes du heavy. Pourtant, Alcatrazz a disparu des radars depuis bien longtemps. 1986 pour être exact, date de la sortie de Dangerous Games. Après plusieurs tentatives de reformation infructueuses au cours des années 2000 et 2010, Graham semble enfin avoir trouvé une formule digne de cette « marque » pour opérer un retour, en reprenant logiquement des membres originels : Jimmy Waldo au clavier et Gary Shea à la basse. Le batteur Mark Benquechea vient compléter le line-up et surtout le guitariste émérite Joe Stump à la carrière solo méconnue mais impressionnante et prolifique, professeur à Berkeley et fervent amateur d’Ygwie Malmsteen et de Ritchie Blackmore. Joe Stump s’ajoute à la tradition de guitar-heroes qui ont fait la particularité d’Alcatrazz et permet un retour aux sources, l’époque de No Parole From Rock ‘n’ Roll (1983). Le terrain de jeu d’un certain Yngwie Malmsteen justement. Born Innocent redonne définitivement vie à un Alcatrazz authentique, après trente-quatre ans de silence.

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Interview   

Secrets Of The Moon ouvre sa porte


Des redéfinitions musicales réussies, on en a connu quelques-unes dans le metal extrême, que ce soit celle d’Anathema ou celle d’Ulver, pour ne citer que celles-ci, mais ça reste toujours une entreprise délicate vis-à-vis des fans qui ne comprennent pas toujours. En cela, l’évolution spontanée opérée par Secrets Of The Moon, en passant de Seven Bells, apogée du groupe dans sa progression au sein du metal extrême, à un Sun dénué de presque toute composante extrême, est d’autant plus remarquable qu’elle a été quasi unanimement saluée. Sans doute parce que malgré la forme qui diffère, Secrets Of The Moon est resté fidèle au fond.

Cinq ans après, conforté par l’expérience Sun et en dépit du retour d’un membre fondateur en la personne du bassiste Lars Plegge, Secrets Of The Moon pousse le bouchon un peu plus loin encore avec un Black House dark rock, gothique voire un brin grungy par moments. Black House dépasse même le cadre du groupe en faisant intervenir pléthore d’invités qui apportent tous leur pierre à l’édifice. C’est aussi et surtout tout un univers visuel et sonore dans lequel l’auditeur est invité à plonger.

Nous avons échangé ci-après avec le chanteur-guitariste Phil Jonas et son partenaire créatif le guitariste-producteur Michael Zech afin qu’ils lèvent le voilent sur tout ceci, mais également pour mieux comprendre l’évolution de Secrets Of The Moon et leur rapport au metal extrême aujourd’hui et hier.

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Live Report   

Trivium réduit les distances


Trivium a su affronter les épreuves imposées par le COVID-19. Son dernier opus, What The Dead Men Say, a dû redéfinir les contours de sa promotion. Trivium s’est même prêté au jeu du streaming en dévoilant piste par piste son nouveau-né. Surtout, Trivium s’est attaqué à la question épineuse du live, première source de revenus des artistes aujourd’hui, à l’heure où tous les grands rassemblements sont prohibés. Le groupe a organisé un événement intitulé A Light Or A Distant Mirror, un concert payant (moins onéreux qu’un concert traditionnel) sans public à la Full Sail University d’Orlando diffusé à l’international avec tout l’arsenal technique nécessaire pour que la qualité soit au rendez-vous. Une initiative ambitieuse qui ouvre la voie à une problématique évidente : est-il pertinent de proposer un show sans public présent sur place ? Par extension, A Light Or A Distant Mirror aboutit à cette interrogation : qu’est-ce qui constitue le véritable intérêt d’un concert ? Aussi simple à formuler que difficile d’y répondre.

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Interview   

Primal Fear : la fiabilité allemande


Un titre d’album tel que Metal Commando renvoie forcément à l’imaginaire militaire. Alors quand en plus c’est un groupe allemand qui l’adopte, le cliché de la discipline et de la rigueur nous vient immédiatement en tête. Mais Ralf Scheepers, chanteur et cofondateur de Primal Fear, préfère parler de fiabilité. La fiabilité de Primal Fear, c’est avant tout la garantie d’obtenir un album cent pour cent heavy metal, conforme à la tradition, avec tous les éléments qui ont fait la réputation du genre. Pas de surprise, pas de déception. Un savoir-faire désormais maîtrisé et ancré dans l’ADN des musiciens. Et quasiment quarante ans après ses débuts, trente après la sortie de Heading For Tomorrow, son premier album majeur avec Gamma Ray, Ralf Scheepers sait ce qu’il a à faire. Ce qui ne veut pas dire qu’il se donne moins pour autant.

C’est ce qu’il nous explique ci-après, nous présentant le nouvel album Metal Commando. Un album qui reflète exactement la conception du metal selon Primal Fear, qu’il soit rapide, groovy, mélodique, épique ou sensible. Toute la palette est là, avec son lot de métaphores dans les textes. L’occasion d’amener Ralf à dévoiler un peu de sa spiritualité mais aussi de sa rationalité, que ce soit lorsqu’il évoque son rendez-vous manqué avec Judas Priest ou la crise sanitaire actuelle.

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Chronique   

Septicflesh – Infernus Sinfonica MMXIX


C’est un fantasme qui se réalise. Les adeptes de Septicflesh n’attendaient que ça : la première prestation live des Grecs en présence d’un véritable orchestre. Ceux qui suivent la discographie de Septicflesh depuis Communion (2008) savent que le groupe a pris l’habitude de composer ses albums avec un orchestre et un chœur, le FILMharmonic Orchestra et The Prague Children Choir. Cependant, le coût logistique et les impératifs de préparation conséquents ont toujours empêché Septicflesh de donner vie à leur vision en live. Infernus Sinfonica MMXIX corrige cet affront : Septicflesh est allé enregistrer un concert à Mexico, assisté du Metropolitan Theater Of Mexico, d’une centaine de musiciens du Symphonic Experience Orchestra, de l’Enharmonia Vocalis Choir et de la National University of Mexico’s Children’s and Youth Choir. Rien que ça. Il ne faut pas s’y tromper : si Septicflesh délivre des compositions homériques sur album, rien ne vaut la puissance d’un véritable orchestre enregistré sur le vif.

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Interview   

Useless Pride : le rebond malgré la crise


La crise sanitaire a eu des conséquences dévastatrices pour l’ensemble de la société. Avec 4,5 milliards de manque à gagner, l’industrie de la musique a fait partie des secteurs d’activité les plus touchés. Plus de 15 000 concerts ont notamment été annulés ces derniers mois, ce qui a évidemment eu des conséquences colossales pour tous les acteurs de la culture. Avec des effets qui, malheureusement, ne sont pas tous encore connus.

Useless Pride, entreprise basée à Toulouse qui fabrique le merchandising de Radio Metal et est aussi réputée en tant que label, devrait perdre plus d’un tiers de son chiffre d’affaires cette année. Olivier Derouinau, son fondateur, revient dans cet entretien sur la manière dont il a géré la crise et communiqué avec ses dix salariés. Tout en évoquant son éthique de travail, Olivier partage également les solutions qu’il a tenté de trouver pour affronter cette crise sans précédent.

Il y a quelques semaines, Useless a dans cette optique lancé, sur son site internet, une grande opération en proposant des produits 100% exclusifs. Pour soutenir notre partenaire, Radio Metal propose ainsi sur le site de Useless un T-shirt Bouc (réalisé par Will Argunas), disponible en T-shirt unisexe ou débardeur, qui rentre dans le cadre de notre collection Satanimals. Mais avant de faire vos emplettes, nous vous conseillons de découvrir ce long entretien riche et instructif.

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