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Interview   

Def Leppard : pas près de raccrocher les guitares !


Certes, en prenant son temps entre les albums, un groupe prend le risque de se confronter à des attentes trop élevées, mais l’avantage est que chaque sortie crée l’événement. C’est le cas de Def Leppard qui n’a jamais produit ses albums à la chaîne, pas par manque d’inspiration – au contraire, de leur propre aveu, ils ne sont pas près de raccrocher les gants et ont encore beaucoup de créativité en réserve – mais parce qu’un album de Def Leppard c’est « sacré ».

Et parce que la sortie de leur nouvel album Diamond Star Halos est un événement, nous avons voulu marquer le coup : après un échange passionnant avec le chanteur Joe Elliott, nous avons cette fois-ci donné la parole au guitariste Phil Collen. De quoi compléter les propos de son compère et revenir sur deux anniversaires : les quarante ans de son arrivée dans le groupe et les trente ans d’un album charnière, petit frère d’Hysteria, bien que moins réputé que ce dernier : Adrenalize.

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Chronique   

Saor – Origins


De plus en plus d’eau coule sous les ponts écossais entre chaque sortie de Saor. Son pilier central, Andy Marshall, à la fois architecte et maître d’œuvre, profite de ce temps pour tourner activement et s’abreuver de musiques diverses. En découle une évolution que des adeptes de plus en plus nombreux suivent avec passion. Andy propose pour décrire sa musique, depuis Forgotten Paths notamment, le terme de « metal calédonien », comme en écho au maintenant bien établi (mais pas pour autant facile à définir) metal cascadien qui a pris racine outre-Atlantique. Origins est consacré aux Pictes, ces tribus qui peuplèrent le nord-est de ce qui deviendra l’Écosse, à cheval entre l’Antiquité et le Moyen Âge. Ce thème implique des aspects guerriers ainsi qu’une atmosphère qui, tout comme les peuplades évoquées, trouve ses fondements dans le paganisme sans toutefois s’y fondre intégralement.

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Interview   

Decapitated ne perd pas la tête


En cinq ans, il s’en est passé des choses dans la vie de Wacław Kiełtyka alias Vogg, leader des Polonais de Decapitated, certaines heureuses et d’autres dont il se serait bien passé – c’est un euphémisme –, mais aussi dans le monde. Emotionnellement, il fallait évacuer tout ça, et quoi de mieux qu’un bon album de death metal pour le faire ? Cancer Culture est cet exutoire, musicalement à cheval entre la tradition et la nouveauté : pas question de se répéter, il s’agissait cette fois de trouver un équilibre entre agressivité extrême et mélodie, quitte à sortir du carcan death metal en invitant Tatiana Shmayluk (Jinjer) et Robb Flynn (Machine Head) à pousser la chansonnette. Au niveau des thématiques, le jeu de mots qui sert de titre à l’album ne fait que peu de doutes : l’humanité en prend pour son grade.

Nous parlons de tout ceci avec Vogg, revenant sur les liens entre Pologne et Ukraine en ces temps tourmentés et l’impact pas uniquement négatif de la pandémie sur les artistes, mais aussi sur les accusations dont lui et ses collègues ont été la cible avant d’être blanchis par la justice, ainsi que son étonnante intégration au mastodonte Machine Head avec qui il sort également un nouvel album. On le disait : il s’en est passé des choses !

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Chronique   

Porcupine Tree – Closure / Continuation


Depuis 2010, Porcupine Tree n’a pratiquement donné aucun signe de vie. Steven Wilson a brillé en solo, tandis que Richard Barbieri et Gavin Harrison multipliaient les projets. Un retour du groupe se rapprochait davantage du fantasme que de la réalité. L’implication accrue de Gavin Harrison au sein de The Pineapple Thief (sans parler des tournées de King Crimson) et la réussite en solitaire de Steven Wilson n’allant pas dans le sens d’une réunion. Et pourtant, Porcupine Tree n’a jamais vraiment évoqué une séparation mais bien un hiatus. Douze années plus tard, après une longue gestation, Closure / Continuation réalise bel et bien l’inespéré : Porcupine Tree est de retour aux affaires, toutefois sans le bassiste Colin Edwin. On ne sait pas si Closure / Continuation marque un retour sur le moyen terme ou s’il est un baroud d’honneur. Peu importe. Lorsqu’il s’agit d’un groupe aussi marquant, on ne rechigne pas.

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Interview   

Visions Of Atlantis a le vent en poupe


Le premier confinement n’a été facile à encaisser pour aucun d’entre nous – mais pour Visions Of Atlantis, il a bien failli marquer la fin de l’aventure. Contraint de rentrer en Europe en catastrophe au beau milieu d’une tournée nord-américaine, le groupe ne doit son salut qu’à l’intervention financière de ses fans, sollicités pour acheter le merchandising invendu et ainsi renflouer des coffres qui en avaient désespérément besoin.

Après deux ans en cale sèche, le combo austro-franco-italien fait un retour en fanfare avec une nouvelle galette symphonique aux faux airs de power metal, axée non plus sur le mythe de l’Atlantide mais sur la piraterie. Pour évoquer le pourquoi du comment de ce changement de cap, nous avons eu l’occasion de poser quelques questions à la chanteuse et parolière française Clémentine Delauney, à la veille (littéralement) du début de la tournée européenne de Visions Of Atlantis. Une escale à l’aéroport entre deux vols internationaux ne semble pas le meilleur moment pour assurer une interview, mais pour discuter pirates, l’ironie n’est pas passée inaperçue…

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Chronique   

Final Light – Final Light


Bien plus qu’un festival, le Roadburn est devenu un catalyseur de collaborations, un provocateur de rencontres, souvent avec un flair prononcé. Celles-ci sont l’occasion de mettre sens dessus dessous les échelons de brutalité, comme en faisant se croiser Emma Ruth Rundle et Thou, ou, dans le cas présent, James Kent, alias Perturbator, et Johannes Persson, chanteur-guitariste du rouleau compresseur suédois Cult Of Luna. Perturbator arpente depuis une décennie une scène synthwave en plein essor. Parti d’une esthétique old-school très vidéoludique, il a ensuite exploré des territoires plus métalliques. Johannes Persson, quant à lui, n’est pas étranger aux collaborations, que ce soit avec le poignant Mariner (avec Julie Christmas) ou, plus récemment, la mise en scène de voix blues et folk (Mark Lanegan et Mariam Wallentin), tranchant avec les éruptions monolithiques et viscérales pour lesquelles on connaît cet acteur incontournable du post-metal.

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Interview   

Last Temptation ne manque pas de carburant


Peter Scheithauer semble avoir trouvé son graal, lui qui avait jusque-là butiné de projet en projet, se faisant pendant des années une solide expérience et des contacts aux Etats-Unis, mais en ayant « toujours eu envie d’avoir un groupe qui marche avec un chanteur français ». Last Temptation est le résultat de toutes ces années à se construire en tant qu’artiste, à se chercher aussi, à se faire plaisir surtout. C’est sa rencontre avec Butcho Vukovic, fan de hard rock des années 80 qui a fait carrière dans le néo-metal pendant quatorze ans avec Watcha, qui a créé le déclic, comme nous en parlions fin 2019 à l’occasion de la sortie de leur premier album.

Deux ans et demi et une pandémie plus tard, Last Temptation est devenu un véritable groupe à cent pour cent français et sort son second album, Fuel For My Soul. Un album qui reprend les choses là où la formation les avait laissées sur le premier, mais avec une approche plus live et plus de relief. Peter et Butcho nous racontent sa conception et nous parlent de la musique, ce « carburant de nos âmes », autant que de leur vision du business, fustigeant l’ « hypocrisie » de l’esprit soi-disant underground…

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Chronique   

White Ward – False Light


White Ward ne se repose pas sur ses acquis et met ses envies en œuvre sans tergiverser, au risque de faire des faux pas qui se font encore attendre. En résulte une ascension fulgurante, pour un groupe catapulté au-devant de la scène dès le premier album, jonglant avec le dark-jazz et le metal extrême comme peu de formations y parviennent. L’engouement autour de False Light est donc conséquent, attisé par l’EP Debemur Morti, sorti un an auparavant. Les récents événements géopolitiques touchant l’Ukraine (le pays d’origine de White Ward) étant vraisemblablement postérieurs à la composition voire à l’enregistrement de la plupart des morceaux, et même si le groupe n’a pas manqué de montrer qu’il était particulièrement affecté, l’écoute de False Light ne serait probablement que polluée si l’on y cherchait obstinément des références qui, de toute évidence, y sont, sinon absentes, au moins bien dissimulées. L’album est surtout un joyeux patchwork de thèmes dystopiques : meurtres commandités par les gouvernements, environnement, violences policières ou domestiques, vacuité psychique des villes ou de la culture grand public, surconsommation… Autant de sujets fermement ancrés dans le présent, bien que le groupe ait amplement puisé son inspiration dans un roman de 1908.

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Interview   

Stabbing Westward : les fantômes du passé, le groupe du présent


Pour beaucoup aujourd’hui, le nom de Stabbing Westward n’évoque rien, mais pour certains, notamment les amoureux des années 90 et des musiques industrielles, il rappelle instantanément des tubes à la pelle, tels que « « What Do I Have To Do? », « Shame », « Save Yourself », « Haunting Me »… Et pour cause, Stabbing Westward était l’une des figures montantes de l’époque, se démarquant par son style mélodique du reste de la scène industrielle et décrochant deux disques d’or pour les albums Wither Blister Burn & Peel (1996) et Darkest Days (1998), avant que tout ne s’effondre en 2002, quelques mois après la sortie d’un album éponyme qui, malgré des atouts, a vu le groupe être découragé par le changement d’époque et dénaturé par le business. L’histoire d’un gâchis, en somme.

Mais force est de constater que le temps, une fois de plus, panse les blessures : le claviériste Walter Flakus a rejoint son acolyte le chanteur Christopher Hall au sein de The Dreaming en 2013, premier pas vers une reformation qui se concrétise en septembre 2016 à l’occasion du Cold Waves Festival. Puis vingt ans après leur séparation, les voilà avec un nouvel album au nom évocateur : Chasing Ghosts. Un événement. Forcément, nous ne pouvions passer à côté : Christopher Hall nous a accordé une (très) longue interview afin de balayer les nombreux sujets à aborder, depuis la séparation jusqu’à la conception de l’album, en passant par divers détours historiques, comme les premiers pas du groupe en 1985 ou cette expérience « épouvantable » en première partie de Kiss…

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Chronique   

Kardashev – Liminal Rite


Si l’appellation « deathgaze » en fera sourire plus d’un, Kardashev (du nom d’un astrophysicien) a fait de cette niche son domaine, allant jusqu’à orner de ce mot certains produits dérivés, comme par défiance. Après deux EP, le quatuor nous offre, via leur nouveau berceau Metal Blade, leur premier album complet depuis Peripety (2015). Kardashev présente son style comme « impitoyable, mais délicat ». Les passages brutaux se matérialisent comme une tempête, une entité indomptable dotée d’une volonté propre. La voix, elle, voltige, glisse sur ces montagnes russes. Les transitions et changements d’intensité ne sonnent que rarement comme des gimmicks ; les accalmies laissent le temps de reprendre quelques repères, de regarder autour de soi. Qui dit « gaze » dit démultiplication de guitares, et puisque le groupe n’a pas l’intention de tourner pour cet album, il s’en donne à cœur joie.

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