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Interview   

Avatarium vole de ses propres ailes


Leif Edling est non seulement un fantastique compositeur au sens du riffing unique, mais c’est aussi un homme qui a le nez creux. Avatarium en est la preuve éclatante. Fondé en 2012 par le célèbre bassiste de Candlemass en compagnie du guitariste Marcus Jidell, dans l’idée de proposer une musique basée sur les contrastes clair-obscur, il n’a pourtant eu de cesse, au fil du temps, de réduire sa participation au projet. A raison, car The Fire I Long For, quatrième et nouvel album du combo, confirme ce que Hurricanes And Halos laissait entrevoir : Avatarium est un véritable vivier de talents qui attendait seulement qu’on lui laisse suffisamment d’espace pour exprimer tout son potentiel.

A cet égard, The Fire I Long For, quatrième et nouvel album du combo, est un tournant, celui d’un Avatarium plus que jamais respectueux de son héritage, mais aussi qui s’affirme en tant que groupe et s’émancipe encore un peu plus de Leif Edling, avec la bénédiction de ce dernier.

Dans l’entretien qui suit, Marcus Jidell nous raconte ce tournant mais aussi le recentrage du groupe sur ses caractéristiques originelles et sa filiation avec le doom. L’occasion d’entrer dans la philosophie du guitariste-producteur en matière de son et de riffing, et de parler de la place de la musique dans sa vie et sa spiritualité.

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Chronique   

Midnight Odyssey – Biolume Part 1 – In Tartarean Chains


Lorsqu’il entreprend sa représentation du Tartare – profondeurs parmi les profondeurs des Enfers anciens –, le poète allemand Schiller invite préalablement à tendre l’oreille, à écouter « comme le murmure d’une mer courroucée, comme le gémissement d’une onde qui tombe des rocs caverneux, écouter résonner une plainte lourde, profonde, comprimée ». Car c’est dans les sons que, avant toute autre chose, ce lieu, abîme de bannissement et d’exil, s’énonce et se raconte lui-même. C’est dans cette même perspective que Dis Pater construit le troisième chapitre de son projet Midnight Odyssey, Biolume Part 1 – In Tartarean Chains. Premier acte d’un triptyque qui se développera au fil des ans, In Tartarean Chains se veut ouvrir un nouvel horizon, moins digressif, plus franc, une continuation opérant davantage de l’épopée métaphysique que de la fresque cosmique, et proposant une catabase – descente spirituelle et rituelle dans le monde souterrain – à la fois personnelle et universelle.

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Interview   

Le Hellfest Corner dans ses moindres recoins


Ancien patron de Jive Epic (Sony), et professionnel de la musique depuis 1994, Laurent Rossi gère aujourd’hui le Hellfest Corner, le nouveau bar du Hellfest Open Air à Paris, en partenariat avec Matthieu Drouot (Gérard Drouot Productions). Ce mardi 19 novembre, nous avons refait le monde avec lui dans les locaux d’un bar encore en chantier. Mais les cinq permanents du Hellfest Corner le savent mieux que quiconque, eux qui travaillent comme des fous depuis de longues semaines, le plus dur est désormais derrière eux puisqu’il reste seulement quelques détails à apporter pour que le public soit accueilli dans des conditions optimales. Prévu le mercredi 27 novembre, le lancement du Hellfest Corner – qui est situé au 37 rue Quincampoix (75004 Paris), au même endroit où sévissait le Dr.Feelgood Les Halles – se déroulera en fait officieusement quelques jours avant, le public ayant pu réserver sa présence aux soirées qui se tiendront à partir de ce vendredi 22 novembre.

Au cours de cette heure d’entretien, Laurent revient sur la manière dont l’idée du bar a émergé. Il évoque aussi la pression que subit le Hellfest Corner dans un contexte aujourd’hui délicat pour tous les lieux de vie proposant de l’alcool. Notre interlocuteur détaille également ce qui va faire la spécificité du Hellfest Corner qui est divisé en deux parties, le bar à l’étage et la partie shop où de nombreux produits exclusifs seront proposés.

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Live Report   

Michaël Monroe et son public suscitent l’enthousiasme


Finlande. Pologne. La Maroquinerie. Une réunion de pays de l’est de l’Europe à l’est de Paris en somme. Passé ces amusantes considérations géographiques, intéressons-nous aux acteurs qui défient ce soir la grosse machineheaderie qui devrait embraser le Trianon. La tête d’affiche est familière. Il s’agit de Michaël Monroe dont le dernier album, One Man Gang, vient tout juste de sortir. Pour ouvrir la soirée, Chemia, formation qui passe pour la première fois en France et à Paris. Son dernier méfait est un album acoustique réalisé lors d’une diffusion en direct dans les studios d’Antyradio. Ce soir, les Polonais seront fort heureusement bien électriques !

Ça y est ? Vous êtes arrivés rue Boyer ? Au 23 ? Nous n’attendions plus que vous.

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Interview   

Skyblood : le monde de Mats Levén


Skyblood, derrière ce nom énigmatique se cache en réalité le projet solo d’un des chanteurs de metal les plus doués et en vogue depuis trente ans : Mats Levén. Après avoir participé à quantité de groupes et projets, dont Yngwie Malmsteen, Therion et Candlemass, sans compter les innombrables collaborations ponctuelles, finalement on est surpris de constater que Mats Levén n’avait jusqu’à présent jamais sorti d’album solo.

Mais Skyblood est un peu plus qu’un album solo. C’est surtout un alter ego et son univers qu’on découvre sur la pochette de ce premier opus. Une manière pour Mats Levén, ironiquement, d’échapper à lui-même et aux cases dans lesquelles les gens ont pu l’enfermer. Car Skyblood, c’est aussi un chanteur qui prend sa liberté, qui suit son intuition sans trop réfléchir, faisant pour la première fois les choses véritablement à sa façon, avec toute la diversité de ses influences.

C’est ce que nous explique Mats Levén dans l’entretien qui suit, revenant également sur son départ il y a un an de Candlemass, alors qu’il avait fini ses enregistrements de chant pour l’album qui deviendra The Door To Doom.

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Chronique   

Hypno5e – A Distant (Dark) Source


Le rapport singulier à la musique qu’entretient Hypno5e a désormais une certaine notoriété. Les compositions des Français ont souvent été qualifiées de « metal cinématographique », terme pompeux qui parvient tout de même à rendre compte de l’utilisation de samples à l’intérieur des chansons, issue de films ou de livres. En outre, Emmanuel Jessua, principal compositeur du groupe a lui-même réalisé son long-métrage intitulé Alba – Les Ombres Errantes (2017) accompagné de l’album acoustique du même nom (2018). Désormais Hypno5e entretient un véritable univers avec pour principale force motrice la mélancolie, laissant une place aux influences de la musique bolivienne qu’il sait mêler habilement avec la puissance d’un metal technique par essence. A Distant (Dark) Source, leur nouvel opus, exacerbe toutes ces caractéristiques : Hypno5e n’a pas choisi d’explorer de nouveaux territoires : il arpente le sien jusqu’à atteindre ses confins.

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Interview   

Dream Theater entretient le souvenir


Si les tournées anniversaires sont aujourd’hui monnaie courante (sans mauvais jeu de mots), Dream Theater, après avoir fêté les vingt-cinq ans d’Images And Words, a décidé de pousser le bouchon plus loin et carrément coupler la tournée de son dernier album en date, Distance Over Time sorti en début d’année, à l’anniversaire de son premier album conceptuel, le mythique Metropolis Pt. 2: Scenes From A Memory. Après tout, quand on parle de « distance au fil du temps », il n’est pas étonnant de vouloir jouer sur les deux tableaux, passé et présent.

A l’occasion de la promotion des deux concerts de Dream Theater dans l’Hexagone dans le cadre de cette tournée spéciale – les 26 et 27 janvier à La Seine Musicale de Paris et à la Halle Tony Garnier de Lyon –, nous avons joint John Petrucci au téléphone. Nous faisons avec lui un premier bilan sur les retours de Distance Over Time, mais surtout revenons sur Scenes From A Memory, un album entré à jamais dans le panthéon des plus grands disques progressifs.

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Révélation High Hopes   

Radio Metal et Metalorgie présentent Black Inked Ocean : Révélation High Hopes


Attention : il s’agira d’un véritable placage (et non à la gorge) que vous allez subir lors de l’écoute de Wild Mind, premier album du groupe Black Inked Ocean. Nous voici dans le pays de la chocolatine, pays dans lequel le combo de melodic-metalcore prend racine. Groupe créé en 2017, les six amis aux multiples influences (de Paramore à A Day To Remember) ont l’idée d’allier deux genres que tout, ou presque, oppose : la pop-punk et le metalcore. Comment combiner le côté sauvage et rebelle du punk, avec celui des breakdowns brutaux couplés à une structure syncopée caractérisant le metalcore ?

Il ne serait pas désobligeant de craindre que la virtuosité musicale soit complètement oubliée pour faire place à un véritable capharnaüm.

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Interview   

Strigoi : du tombeau au berceau


Vallenfyre avait été créé en 2010 dans des circonstances tragiques : Gregor Mackintosh avait besoin d’un exutoire cathartique suite au décès de son père. Un projet qui était vite devenu un retour aux sources pour le guitariste de Paradise Lost, se replongeant dans ses premiers amours de jeunesse dans la musique extrême. Après trois albums, Vallenfyre était arrivé en bout de course, mais Mackintosh a clairement pris goût à sa double vie. Un équilibre s’était créé après la redécouverte des joies cachées et pures de l’underground face au feu des projecteurs qu’il connaît depuis trente ans avec son groupe principal.

Rien d’étonnant, donc, à ce qu’un nouveau projet soit né fin 2018 dans le tombeau de Vallenfyre : le bien nommé Strigoi, fondé avec le bassiste-parolier Chris Casket. Strigoi reprend ainsi les fondamentaux de Vallenfyre pour les affiner, les développer et les emballer dans une dose de théâtralité. Si Paradise Lost représente le penchant mélancolique de Mackintosh, Strigoi sera sa version horrifique et malfaisante.

C’est ce que nous explique en substance Gregor Mackinstosh, traçant les liens entre Vallenfyre, Paradise Lost et Strigoi, ainsi que la genèse de ce premier album au titre sans équivoque : Abandon All Faith, symbole de son militantisme athée et d’une obsession parmi d’autres dont il nous parle ci-après…

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Chronique   

Avatarium – The Fire I Long For


Les Suédois d’Avatarium n’ont eu besoin que de trois albums pour se tailler une réputation de groupe au talent singulier : Hurricanes And Halos (2017) démontrait l’étendue de la maîtrise de la formation, capable d’explorer pléthore de registres. Avatarium a été depuis le début influencé et marqué par les compositions de Leif Edling, l’un de ses membres fondateurs. S’étant remis de ses problèmes de fatigue chronique, ce dernier se concentre aujourd’hui sur son groupe principal, Candlemass. Il confirme ainsi sa tendance à de moins en moins s’impliquer dans Avatarium pour ne jouer désormais plus qu’un rôle de contributeur et mentor, laissant une grande partie du travail créatif au guitariste Marcus Jidell et à la chanteuse Jennie-Ann Smith. The Fire I Long For, quatrième opus d’Avatarium, incarne en ce sens une sorte de nouveau départ, illustré par un changement de line-up, le batteur Lars Sköld étant remplacé par Andreas Johansson. Avatarium avait besoin de voler de ses propres ailes pour perdurer, tout en se recentrant, paradoxalement, sur ses racines : le doom.

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