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Interview   

Dee Snider : défi relevé


Dee Snider est insatiable. A peine Twisted Sister jetait définitivement l’éponge, qu’on l’a vu embrayer sans temps mort sur sa carrière solo, la comédie musicale Rocktopia et une multitude d’autres projets dans des domaines créatifs divers (radio, cinéma…). Dee Snider est un homme du présent qui agit et ne se repose pas sur ses lauriers. Et quand Jamey Jasta (Hatebreed) lui lance un défi, celui de créer un album de metal contemporain, il n’a pas fallu s’y reprendre à deux fois avant qu’il n’accepte et honore sa parole. For The Love Of Metal est le résultat, un album à la conception collaborative et orchestré par Jasta et son équipe (les frères Bellmore à la basse, batterie et coproduction), démontrant à quel point celui qui fut une des grandes figures des années 80 est loin d’être un des has-been de 2018, et sa voix puissante et mélodique fait toujours office de référence.

Nous avons joint Dee Snider par téléphone pour nous en parler : de l’importance de Jamey Jasta dans le projet jusqu’au décès de sa mère en pleine conception de l’album, en passant par son amour inconditionnel du metal. Snider parle avec humilité, étant bien conscient que tout peut s’écrouler du jour au lendemain, à l’instar de la traumatisante descente aux enfers qu’il a vécu au début des années 90. Car le chanteur n’hésite pas à se confier et se dévoiler, que ce soit en évoquant l’une de ces « stars laides et horribles » qu’il aurait pu devenir si justement il n’avait pas connu l’échec, son rapport à ses parents quand il était enfant, ou encore sa condition physique qui l’empêche désormais de se donner comme il voudrait sur scène. Un homme passionnant, intelligent et extrêmement amical, comme le démontre sa vision des Français qu’il partage avec nous dans un dernier échange impromptu…

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Chronique   

Funeral Mist – Hekatomb


Encore une sortie impromptue pour rafraîchir un été qui s’annonce torride : comme de plus en plus de groupes qui, en réaction peut-être aux plans de communications bien rodés qui inondent le marché, lancent leurs dernières productions dans le monde sans plus de cérémonie qu’un certain effet de surprise, les Suédois de Funeral Mist proposent Hekatomb quinze jours à peine après une annonce succincte de leur label historique Norma Evengelium Diaboli. De quoi causer pas mal d’émoi dans le microcosme du black metal : en effet, le groupe, fer de lance aux côtés de Deathspell Omega et d’Ofermod, entre autres, de ce qu’on appelle depuis black metal orthodoxe (intense, intransigeant, et résolument sataniste), géniteur du désormais classique Salvation sorti en 2003, s’est créé en quelques sorties une aura ténébreuse et quasi culte. Avec Hekatomb, il brise un silence de près de dix ans. Arioch, tête pensante du projet, aura donc eu le temps de peaufiner ses morceaux entre deux albums de Marduk, où il officie sous le pseudonyme de Mortuus depuis 2004, et qui a aussi fait du bruit en juin avec un Viktoria mené tambour battant. Après un Maranatha reçu de manière contrastée en 2009, les attentes sont élevées, multiples voire contradictoires. C’est par la force que Funeral Mist a décidé d’y répondre.

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Interview   

Redemption : il était une fois la vie…


Certes Redemption a perdu, avec le départ de Ray Alder, un chanteur de standing. Mais à côté des épreuves déjà traversées par le groupe – le leader Nick Van Dyk victime d’un virulent cancer en 2009 ou le guitariste soliste Bernie Versailles se remettant encore d’un anévrisme -, ce contretemps fait presque figure de non-événement. D’autant que le groupe a brillamment réussi à retomber sur ses pattes en intégrant dans ses rangs ni plus ni moins que Tom Englund, frontman d’Evergrey, à la voix chaude et chargée en émotion.

Car il faut dire que, si Redemption galvanise par ses riffs et éblouit par sa technique sur son septième album, intitulé Long Night’s Journey Into Day, pour eux c’est avant tout l’émotion qui prime, ainsi que la pertinence avec des thèmes universels sur la condition humaine. Nous avons joint par téléphone Nick Van Dyk – guitariste mais aussi principal compositeur et parolier du groupe – pour qu’il nous parle de tout ceci, en particulier de son rapport à la vie comme à la musique.

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Live Report   

Plini amène de la légèreté


Malgré la pluie insidieuse qui tombe sur Paris en cette soirée de juin, mélomanes et musiciens s’assemblent en nombre devant le Petit Bain. A quelques minutes de l’ouverture des portes, une longue file s’étire sur les quais, la salle sera comble ce soir, rien d’étonnant au vu du succès croissant de Plini qui vient nous présenter l’album très applaudi Handmade Cities.

Pas de circle pit ou de wall of death attendus ce soir, la foule des metalheads et autres amateurs de musique de qualité se rassemblent au Petit Bain pour une expérience musicale intense, bien qu’assez contemplative et atmosphérique. Guitares et prog sont clairement à l’honneur, et si la barre s’avère placée très haut, les attentes du public sont au moins aussi élevées. C’est au quintet de rock progressif Arch Echo d’ouvrir le show. Aussi serrés sur la scène du Petit Bain que l’assistance dans la salle presque saturée, les musiciens de ce jeune groupe fondé en 2016 ne tardent pas à distiller une atmosphère chaleureuse et à transmettre au public une belle énergie.

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Interview   

Jarboe : maîtresse de cérémonie


Peu d’artistes dans le monde de la musique actuelle peuvent se targuer d’un pedigree tel que celui de Jarboe : en une trentaine d’années de carrière, l’artiste américaine, multi-instrumentiste connue surtout pour sa voix unique, a cumulé expériences et collaborations plus prestigieuses les unes que les autres. Membre émérite de Swans aux côtés de Michael Gira jusqu’au split de 1997, elle a par la suite travaillé ponctuellement ou plus assidûment avec des figures aussi variées que Neurosis, A Perfect Circle, Phil Anselmo, Cobalt, Justin Broadrick de Godflesh, plus récemment In Solitude, et on en oublie. Figure à la fois discrète et omniprésente, attachante et inquiétante, muse et mentor, elle est révérée dans certains cercles où elle dispute parfois le titre de reine des ténèbres à Diamanda Galás, oubliée par beaucoup, et se plaît à avancer dans l’ombre, quelque part entre musique expérimentale, metal extrême, rock et art contemporain.

Alors lorsqu’à l’occasion de sa tournée avec le duo italien Father Murphy, nous avons eu l’opportunité de la rencontrer pour un court entretien, nous ne pouvions pas ne pas la saisir : parler avec Jarboe, c’est un peu avoir accès aux backstages de tout un pan de la musique contemporaine. En off, les anecdotes se succèdent, innombrables, le résultat d’années passées sur la route, à créer, rencontrer, expérimenter inlassablement : elle évoque une visite de Budapest en compagnie d’Attila Csihar, se moque gentiment des membres d’un groupe de black metal suédois bien connu, « adorables individuellement, insupportables lorsqu’ils sont ensemble »… Sous le prétexte de parler de sa collaboration avec Father Murphy après une performance habitée au Roadburn, elle est revenue pour nous sur certains épisodes formateurs de son enfance, sur la place de la spiritualité dans sa musique, sur son rapport au live, bref, sur sa manière d’aborder son art, viscérale, sensible, discrètement obstinée, humble et sans compromis.

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Live Report   

L7 : Retour râlant


Les filles de L7 annoncent la couleur avec le titre de leur nouveau morceau, « I Came Back To Bitch » : elles sont revenues pour râler. Mais aussi, comme le précise Donita Sparks en interview, pour proposer des prestations plus sérieuses, solides et puissantes. Ambitions louables pour un groupe qui revient sur le devant de la scène après quelques temps d’inactivité. Deux nouveaux titres les accompagnent actuellement dans ce retour, « I Came Back To Bitch » donc, et le politisé « Dispatch From Mar-A-Lago » inspiré par Donald Trump. Les filles bénéficient par ailleurs d’un répertoire existant contenant quelques brûlots.

Avant de vérifier la solidité et la puissance de la prestation des Américaines, intéressons-nous à Black Moth, formation anglaise, qui ouvre le bal ce soir et dont le dernier disque, Anatomical Venus, est sorti en février dernier. Une naissance au début des années 2010, deux filles, trois garçons, trois albums à classer plutôt côté stoner, voilà pour un bref aperçu de leur histoire. Le reste est à découvrir sur scène, là, tout de suite. Ouvrez donc vos oreilles, le son de ce soir, porté par une majorité de femmes, devrait leur faire du bien si elles apprécient ce qui râpe.

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Interview   

Le monde merveilleux de Snowy Shaw


Il lui aura fallu trente ans de carrière pour se décider à continuer en solo. Fini les groupes et les compromis, à partir de maintenant Snowy Shaw ne naviguera plus que sous son propre pavillon. White Is The New Black, sorti en mai, marque ce nouveau départ. Ce premier album présente une variété de styles à l’image de la carrière de son auteur, passé du heavy metal (King Diamond) au black (Notre Dame, Dimmu Borgir), en passant par le doom (Memento Mori) ou le glam (XXX), mais aussi de la batterie au devant la scène, en chantant pour Therion. Un parcours en forme de montagnes russes, sur lequel il revient pour l’occasion.

Snowy Shaw nous raconte le moment fatidique de sa découverte de Kiss, à sept ans. Il revient sur ses déboires au sein de ses différents groupes, comme Illwill ou Dream Evil. Il se livre sur une grave crise de la quarantaine, dont il s’est sorti par l’écriture, et explique la genèse de cet album, qui annonce pas moins de six disques thématiques déjà en gestation.

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Galerie Photos   

Megadeth @ Transbordeur, Villeurbanne, France – 05/07/2018




Interview   

Sinsaenum : faire dégueulasse mais faire bien


Sorti de nulle part, Sinsaenum semble faire partie de cette vague de groupes nous ramenant aux bases du death metal : une musique crue et sans artifice, un exutoire pour déverser sa haine. Et pour sortir une telle musique c’est un plateau de choix que l’on nous remet, car il s’agit aux commandes de Frédéric Leclercq (Dragonforce) qui revient à la guitare, son premier amour (comme nous en parlions déjà la fois précédente), accompagné de Stéphane Buriez (Loudblast), du duo de chanteurs Attila Csihar (Mayhem) et Sean Zatorsky (Dååth), du bassiste Heimoth (Seth), et derrière la batterie : Joey Jordison (ex-Slipknot). Des musiciens qu’on ne présente plus et qui n’ont plus à faire leurs preuves.

Et malgré les emplois du temps de ministre qu’ont chaque membre du groupe, ils ont réussi à trouver le temps depuis 2016 pour sortir deux albums et un EP, et ils s’apprêtent à s’élancer dans leur première tournée sous la bannière Sinsaenum. Nous avons rencontré les deux guitaristes français en amont de la sortie de Repulsion For Humanity, pour discuter (sans langue de bois) de ce deuxième essai, qui voit à la fois la musique du groupe et son travail collaboratif évoluer, de la mise en retrait temporaire d’Attila, des influences du combo et de son avenir.

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Chronique   

Sinsaenum – Repulsion For Humanity


Les amateurs de death metal qui avaient préférer ignorer Sinsaenum jusque-là feraient mieux de réviser leur jugement : la formation all-stars passe aujourd’hui clairement un palier. Sinsaenum, formation de death metal emmenée par le bassiste de Dragonforce Frédéric Leclercq, s’est déjà illustrée via un premier album, Echoes Of The Tortured (2016), qui proposait un retour aux racines d’un death metal classique mais chiadé, entrecoupé d’interludes travaillés. Sinsaenum avait décidé d’ancrer sa présence au sein de la scène avec un EP plus direct intitulé Ashes (2017), avant de revenir désormais avec son second opus, sobrement intitulé Repulsion For Humanity. Tout est dans le titre.

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    Mainstage 1 @ Hellfest - jour 1
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