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Interview   

John Petrucci a la guitare qui le démange…


Il aura bien fallu une pandémie pour stopper Dream Theater dans son incessante marche en avant, à enchaîner les cycles avec la rigueur d’une horloge suisse. Enfin, « stopper » est un bien grand mot : le quintet a d’ores et déjà avancé son planning pour pallier le manque de tournées et plancher sur son quinzième album studio, pendant qu’un neuvième album live s’apprête à voir le jour…

Dream Theater s’est tout de même accordé quelques mois de pause, l’occasion pour John Petrucci d’offrir (enfin) un successeur à Suspended Animation, son premier album solo sorti il y a quinze ans. Et l’occasion pour nous de prendre le temps d’aller un petit peu plus dans « l’intimité » musicale du guitariste, qui nous parle du rapport entre Dream Theater et sa carrière solo, de la place de la musique instrumentale dans sa carrière, de ses influences et en particulier celle de Steve Morse, de son de guitare, etc. Et bien sûr, impossible de passer à côté de ses retrouvailles, longtemps espérées, avec Mike Portnoy, au sujet desquelles il nous répond avec franchise.

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Chronique   

Pallbearer – Forgotten Days


Vous avez l’impression que la fin du monde est proche ? D’être coincé dans une impasse et condamné à ressasser des souvenirs d’une époque meilleure ? Il n’y a pas à dire, le contexte actuel semble se prêter à merveille au doom, et à ce titre, la sortie d’un nouvel album de Pallbearer s’annonce plus réjouissante – et salutaire – que jamais. En effet, entre riffs plombants et échappées progressives plus lumineuses, les bien-nommés Pallbearer (« porteurs de cercueil » en VF) ont réussi à se créer une place unique dans une scène doom américaine foisonnante voire saturée, attirant l’attention des mélomanes au-delà du microcosme du metal, un peu à l’image de leurs compatriotes de Yob. Le groupe fête cette année son dixième anniversaire, et de l’écrasant et ultra-sombre Sorrow And Extinction aux percées de lumière de Heartless en passant par l’incontournable Foundations Of Burden, il n’a pas encore fait un seul faux pas, réussissant la gageure d’être toujours reconnaissable sans jamais se répéter. Si le très émotif Heartless, complexe, technique et sophistiqué, penchait plus que jamais du côté progressif au point d’avoir un côté presque classic rock, Forgotten Days, précédé il y a quelques mois par le très minimaliste et délicieusement années 80 remix de son classique « Ashes », « Ashes (Redux) », revendique quant à lui un retour à une relative simplicité, voire un retour tout court. Alors, nouveau progrès ou fuite vers le passé ?

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Interview   

Tyler Bryant & The Shakedown ou comment « tirer le meilleur parti d’une mauvaise situation »


Que fait-on quand on est musicien de rock, qu’on ne peut plus tourner et qu’on est bloqué chez soi ? C’est simple, on prend une guitare et on fait du rock. Ainsi est né Pressure, quatrième album de Tyler Bryant & The Shakedown arrivé plus tôt que prévu (le plan était d’abord de sortir un EP), en dépit d’un coronavirus qui a drastiquement limité les options et d’un membre en moins, suite au départ du bassiste Noah Denney. Tyler Bryant et ses collègues embrassent la pression comme ils embrassent les limitations pour les transformer en créativité. Quoi de plus rock n’ roll que d’utiliser sa condition, aussi désolante soit-elle, à son avantage ?

Certes, le groupe a fait l’expérience du « mode trio », ce qui pour autant ne veut pas dire qu’ils étaient seuls : leur ami et coproducteur Roger Alan Nichols, le chanteur de Blackberry Smoke Charlie Starr et la chanteuse de Larkin Pie et épouse du frontman Rebecca Lovell les ont épaulés chacun à sa manière. Nous discutons de tout ceci ci-après avec Tyler Bryant qui nous parle de Pressure, des conditions d’enregistrement de ce disque et de l’atmosphère singulière qui planait lors de sa confection.

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Chronique   

Armored Saint – Punching The Sky


Cinq années séparent Punching The Sky, dernier opus d’Armored Saint, de son aîné Win Hands Down (2015). Un laps de temps qui n’étonne aucunement de la part des Américains qui ont accusé plusieurs hiatus – un en 1992 après le décès du guitariste Dave Prichard et le transfert de John Bush chez Anthrax, et un autre en 2001 suite à la sortie de Nod To The Old School – et sont connus désormais pour prendre leur temps. Armored Saint n’a jamais obtenu la considération qu’il méritait, leur réputation étant entachée par de nombreux problèmes de line-up et de label. Aujourd’hui, le groupe n’a qu’une seule chose en tête : « écrire de la très bonne musique ». L’essentiel et rien d’autre, en somme. Les rêves de gloire ne sont plus à l’ordre du jour, malgré quarante ans d’une carrière louable. Il y a une certaine lucidité qui se dégage de ce Punching The Sky : Armored Saint veut réaliser quelque chose de galvanisant et d’entraînant en s’affranchissant du petit jeu aliénant des registres musicaux. Punching The Sky est une conversation franche et directe, qui ne s’embarrasse d’aucune ambiguïté ou d’hypocrisie.

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Éditorial   

Van Halen : des éruptions au paradis


… et l’annonce impensable tombe en pleine nuit, comme un couperet : Eddie Van Halen est mort. Ça fait mal, très mal comme pour la perte d’un ami proche. Quand on a connu les premiers albums du groupe et donc d’Eddie jusqu’à l’apothéose en 1984, on ne peut que ressentir une profonde tristesse. Quelque chose nous a été arraché, définitivement. Van Halen a accompagné tant d’entre nous dans une période aussi cruciale que notre adolescence insouciante ; la bande-son d’une génération.

Van Halen, une famille venue de Hollande au début des années 60 pour tenter sa chance à Pasadena, la côte ouest américaine qui fait rêver le monde entier. Eddie et son frère Alex baignent dans la musique dès leur plus jeune âge par l’intermédiaire de leur père. Après qu’ils aient tous les deux été initié au piano à un jeune âge, Eddie débute à la batterie tandis qu’Alex joue de la guitare. Les choses vont vite s’inverser pour se trouver à la bonne place. On connaît la suite : les débuts de Mammoth, l’arrivée du bassiste-chanteur Michael Anthony, suivie de celle du flamboyant David Lee Roth, un incroyable frontman à la voix chaude qui proposera au groupe le patronyme de Van Halen, tout simplement.

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Chronique   

Greg Puciato – Child Soldier: Creator Of God


The Dillinger Escape Plan a cessé de créer il y a plus de trois ans. Si certains s’inquiétaient de l’avenir de son frontman talentueux Greg Puciato, ses multiples travaux ont rassuré quant à sa créativité. Deux albums avec The Black Queen et un deuxième album de Killer Be Killed à paraître : Greg Puciato a bel et bien cessé d’œuvrer au sein de The Dillinger Escape Plan pour « libérer sa créativité » et ne plus ressentir de la frustration. Cette peur de « rater » les opportunités créatives est ce qui motive principalement sa décision de s’illustrer pour la première fois en solo. En d’autres termes, Greg Puciato doit pouvoir s’exprimer sans dépendre de personne. Child Soldier: Creator Of God est la réalisation d’une liberté absolue. Il est l’équilibre entre deux extrêmes que sont The Black Queen et The Dillinger Escape Plan, et l’intégration de ses multiples facettes en tant qu’artiste.

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Live Report   

Corey Taylor : rien n’arrête CMFT !


Avec l’épidémie de coronavirus qui a affecté l’ensemble de la sphère musicale mondiale, les artistes ont dû innover et trouver d’autres moyens, en plus des sorties d’albums, pour retrouver les planches. C’est ainsi que Corey Taylor, frontman de Slipknot et Stone Sour, artiste que l’on ne présente plus, s’est réinventé pour la sortie de CMFT. C’est avec 5B Entertainment, son équipe de management, qu’il a posé ses valises au Forum de Los Angeles à l’occasion de la sortie mondiale dans les bacs de son album solo CMFT.

Cette salle mythique, qui a pu voir jouer l’équipe de basket des Lakers, de hockey sur glace des Kings, ou encore des concerts d’Ariana Grande ou de Prince, a été investie par Corey Taylor pour un live-stream mondial. Une communication martelée sur les réseaux sociaux et les sites musicaux pour vendre les billets virtuels (même un pass VIP comprenant par exemple un appel de l’artiste en direct du forum !), afin de célébrer, même de loin, cette fête musicale.

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Interview   

Devildriver ouvre les vannes


Après vingt-cinq ans de carrière, Dez Fafara a décidé de s’ouvrir. Avec Dealing With Demons premier du nom et son petit frère qui doit arriver plus tard, il purge une bonne fois pour toutes ses démons personnels et ceux qui rongent la société, les évoquant librement comme il ne l’a encore jamais fait. Le but : passer à autre chose, libéré de ce poids, ou peut-être s’arrêter. L’avenir le dira.

En tout cas, force est de constater que cette démarche est importante pour Dez Fafara qui ouvre les vannes, autant sur les choses qui lui pèsent dans sa vie, que sur la musique pour laquelle la directive était : « Mettez tout ce que vous avez à mettre, ne cherchez pas à tout prix à répondre aux attentes. » Voilà pourquoi Dealing With Demons Vol. I est aussi viscéral mais aussi propose quelques surprises, mais à en croire le frontman, ce n’est rien par rapport à ce qui nous attend avec le Vol. II.

Nous avons longuement échangé avec Dez Farara ci-après pour mieux comprendre sa démarche et évoquer certains de ces démons. Pour Dez c’était aussi l’occasion de marteler certains messages, notamment que c’est maintenant, en pleine pandémie, que les gens ont le plus besoin de musique, alors que, selon lui, de nombreux artistes ont repoussé leurs albums à l’année prochaine pour de basses considérations pécuniaires.

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Chronique   

Molassess – Through The Hollow


La dernière fois que Farida Lemouchi, mémorable Mouth of Satan de The Devil’s Blood, était montée sur scène, c’était lors de l’édition 2014 du Roadburn, entourée d’une dizaine de musiciens de son entourage proche, pour rendre hommage à son frère, le guitariste Selim Lemouchi, décédé quelques semaines plus tôt. La chanteuse aurait pu en rester là, si ce n’avait été l’insistance de Walter Hoeijmakers, directeur artistique du festival, qui l’a poussée à revenir sous les projecteurs pour l’édition 2019. Accompagnée de ses anciens camarades Oeds Beydals, Ron van Herpen (guitares) et Job van de Zande (basse) et de deux nouveaux venus, Bob Hogenelst (batterie) et Matthijs Stronks (claviers), elle a accepté, mais pas question de rejouer les chansons de Selim sans lui pour autant. Le combo fraîchement formé n’a joué que des nouvelles compositions : Molassess était né. Un EP, Mourning Haze & Drops Of Sunlight, et une signature chez Season Of Mist plus tard, le sextet propose son premier album, Through The Hollow, sept ans après les dernières créations en commun de Lemouchi, Beydals, van de Zande et van Herpen (III: Tabula Rasa or Death and the Seven Pillars, le dernier album – avorté – de The Devil’s Blood, et Earth Air Spirit Water Fire de Selim Lemouchi & His Enemies). Une histoire chargée pour un résultat paradoxalement aérien.

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Interview   

Lynch Mob : la fin de 30 ans de sensations


Une page se tourne. Trente ans après la sortie de Wicked Sensation, un modèle d’album de hard rock inspiré, bluesy, catchy, riffus, George Lynch et Oni Logan sortent une version ré-imaginée de l’album et en profitent pour mettre un point final à la carrière du groupe. L’occasion de clore l’histoire là où elle avait commencé, et surtout de ranger une bonne fois pour toutes au placard un nom devenu de plus en plus lourd à porter, car pouvant renvoyer – même si ça n’en était pas l’intention initiale – à l’histoire de la ségrégation raciale américaine.

Wicked Sensation Reimagined n’en est pas moins un exercice intéressant – n’en déplaise à ceux qui pensent que l’album de 1990 est intouchable. On y trouve des morceaux rejoués très simplement, avec authenticité, sans grosse production, et parfois totalement réinterprétés. De quoi être surpris ou redécouvrir certaines de ces chansons sous des angles nouveaux, et raviver la flamme d’un album entré dans l’histoire. Nous avons joint George Lynch pour qu’il nous parle de tout ceci et nous éclaire sur les premiers pas de Lynch Mob, créé à l’aube des années 90, dans les cendres encore fumantes de Dokken.

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