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Interview   

Hegemon : du chaos universel à la philosophie individuelle


Hegemon poursuit son cheminement avec patience et application et perpétue année après année un black metal essentiel et spontané ; une musique personnelle, imprégnée de science et de philosophie, où se reflète un monde désorienté et désorientant. Sans ne tenir compte de rien d’autre que de leur propre subjectivité, et avec une indépendance intangible, les membres du groupe composent depuis vingt-cinq ans la sombre tapisserie des événements et des idées qui les traversent.

A l’occasion de la sortie de leur nouvel album Sidereus Nuncius, paru chez Les Acteurs De L’Ombre, que ce soit pour interroger les errances de l’histoire humaine ou pour incarner leurs propres réflexions, A. et N. nous décrivent ainsi leur représentation singulière d’Hegemon, véritable extension d’eux-mêmes mis en musique où les symboles personnels s’entrechoquent dans un black metal nébuleux mais radicalement sincère.

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Chronique   

Battle Beast – Circus Of Doom


« Ce n’est pas un album strictement conceptuel sur les thèmes du cirque… » Cette présentation du dernier effort de Battle Beast par son claviériste Janne Björkroth a de quoi intriguer. Battle Beast a bénéficié d’un succès retentissant dans son pays d’origine, la Finlande, ainsi qu’en Allemagne avec No More Hollywood Endings (2019). Battle Beast devenait ainsi l’une des formations les plus « spectaculaires », qui se permettait d’amalgamer les styles, en allant du hard rock au heavy et au symphonique, et en puisant allègrement dans les eighties. Une versatilité rendue notamment possible par les prouesses de sa chanteuse Noora Louhimo qui sied parfaitement à l’exubérance de la formation. Circus Of Doom est une nouvelle réalisation grandiloquente – inspirée par l’univers fantasmé du cirque donc –, qui veut entériner la marque de fabrique Battle Beast : des accroches mélodiques disséminées aux quatre coins des compositions, des orchestrations grand format et quelques riffs de guitare pour remplir le cahier des charges heavy metal. Circus Of Doom promet effectivement du spectacle, quitte à paraître un grand bazar tout juste organisé.

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Interview   

Titan : trente-cinq ans après


Un énorme défi : voilà ce qu’est Palingenesia, le nouveau disque de Titan. Car ce deuxième album du groupe basque intervient trente-cinq ans (!) après son premier disque éponyme qui avait reçu, à l’époque, un très bel accueil de la part des fans de heavy metal français. Fondé par des ex-membres du groupe Killers, Titan avait splitté deux ans après à cause de différents problèmes évoqués dans l’entretien qui suit par Patrice Le Calvez, le chanteur du groupe.

Le frontman revient également sur la genèse de la reformation du groupe qui s’est déroulée, en 2017, dans le cadre du festival Pyrenean Warriors Open Air. Une soirée riche en émotions qui avait rassuré Patrice et ses acolytes : oui Titan est encore dans le cœur des gens et oui Titan maîtrise encore son sujet. Les onze titres qui composent ce Palingenesia bien produit ont en effet tous les arguments pour convaincre les amateurs de heavy metal avec un chant cent pour cent en français.

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Chronique   

Doodswens – Lichtvrees


Après des débuts explosifs, les deux musiciennes de Doodswens ont pris leur temps. Arrivées avec fracas en 2019 avec une démo lo-fi et glaciale qui semblait sortie tout droit du début des années 90, elles s’étaient rapidement retrouvées sur le devant de la scène du Roadburn, puis plus récemment en première partie de Marduk avec Valkyrja pour les trente ans du groupe. C’est que dans une scène black metal néerlandaise florissante qui va du plus flamboyant (Carach Angren) au plus obscur (Gnaw Their Tongues), du plus complexe (Dodecahedron) au plus nerveux (Terzij de Horde) et qui ces dernières années semble plus active que jamais (Laster, Grey Aura, Turia…), Doodswens se distingue par sa fraîcheur (dans tous les sens du terme – les musiciennes sont très jeunes) et son côté brut et dépouillé. Avec l’intention initiale de battre le fer tant qu’il est chaud et après un split avec Adversarius, leur premier album aurait dû être présenté lors de l’édition 2020 du Roadburn, annulée pour cause de pandémie mondiale : tirant parti de ce faux départ, le duo a complètement révisé sa copie pour arriver à ce qui est sa version finale, Lichtvrees, qui sort sur le label finlandais Svart. Car Doodswens est plus qu’un feu de paille : c’est ce que prouve Lichtvrees, qui monte en gamme sans perdre le fil de la vision initiale de ses deux instigatrices…

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Interview   

Archspire : geeks du death metal


Archspire est extrême. Extrême non seulement par le style pratiqué et par son intensité, mais aussi par la technique et la vitesse de jeu. Rares sont les musiciens à avoir, à la fois, de telles compétences et une appétence pour une musique aussi peu accessible : autant dire qu’ils se sont bien trouvés. Pourtant, l’objectif d’Archspire n’a rien d’élitiste. Les Canadiens éprouvent, certes, un vrai plaisir à repousser leurs propres limites, autant dans le côté « sportif » de leur pratique de l’instrument que dans le côté intellectuel de leur processus créatif qui peut s’avérer particulièrement fastidieux, ils n’oublient pas non plus de divertir leur public et de faire de leur technique un élément du spectacle.

C’était en particulier le double défi du nouvel album Bleed The Future : travailler le sens de l’accroche, tout en poussant le bouchon de la vitesse d’exécution encore un peu plus loin. C’est en substance ce que nous explique ci-après le guitariste Dean Lamb, qui détaille avec nous sa nouvelle « mutation » – support d’un concept sci-fi pour le moins original – et la philosophie musicale du groupe qui, à coups de guitares huit cordes, s’inspire autant du death metal que, de façon peut-être plus surprenante, du rap et de la musique classique.

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Back In Backstage   

Back In Backstage, série 2


Traîner son flycase aux quatre coins du globe provoque des situations imprévisibles et parfois inoubliables. Car il y a le spectacle que le public voit sur scène et il y a aussi tout ce qui se passe hors scène, et qui représente la part la plus importante de la vie d’un artiste. Dans le cadre de la rubrique Back In Backstage, les artistes nous racontent leurs moments insolites passés en coulisse, que ce soit en festival, dans une grande salle ou dans un club miteux, qu’ils soient étranges, effrayants, drôles, ou qu’ils se soient gravés dans leur mémoire pour toute autre raison… et autant dire que ce n’est pas toujours glamour.

Note : certains des témoignages ci-après ont été originellement publiés dans le cadre des numéros 4, 5 et 6 du magazine Radio Metal, tandis que les autres sont inédits.

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Interview   

Altesia : progressif sans limites


Il y a à peine deux ans, Altesia sortait son premier album Paragon Circus. Les amateurs de metal progressif ayant eu la chance de l’écouter ont forcément eu un coup de cœur pour ce premier effort, et ont à coup sûr placé le groupe dans la liste des formations à suivre de près. Malheureusement, la pandémie ne leur a pas permis de le défendre comme il se doit, alors ils ont décidé d’enfoncer le clou dans la foulée avec leur deuxième album Embryo. Les espoirs suscités par Paragon Circus ont rendu l’attente des fans du genre encore plus grande. Résultat : le groupe a placé la barre encore plus haut avec un successeur qui est plus qu’une confirmation.

Altesia est déjà un incroyable groupe, français qui plus est ! Il nous propose une musique débridée, sans limites, jonglant habilement avec les styles, un parfait équilibre entre technique et émotion, là où d’autres formations plus connues oublient parfois que ce genre n’est pas uniquement constitué de démonstration technique. Clément et Hugo partagent dans cette interview leur passion pour la musique rock et metal progressive.

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Interview    Tribune   

Le Gros 4 veut tout péter


Remplir plusieurs Zénith avec une affiche 100% française ? Le challenge est de taille. Mass Hysteria, Tagada Jones, Ultra Vomit et No One Is Innocent se produiront ainsi dans huit villes à partir du 15 janvier prochain, dans le cadre d’une tournée baptisée non sans humour, Le Gros 4. Nous avons évoqué avec Niko et Mouss, respectivement chanteurs de Tagada Jones et Mass Hysteria, les racines du projet et leurs rapport avec les autres groupes présents.

Note : Tribune parue initialement dans le numéro 7 du magazine Radio Metal actuellement disponible aux points de distribution et en commande dans notre shop.

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Interview    Tribune   

Loudblast : sublime carrière


Si aujourd’hui Gojira est l’égérie par excellence du metal français, y compris à l’étranger, il est quand même difficile d’ignorer Loudblast et l’apport considérable des Lillois à la scène extrême hexagonale et à son rayonnement dans le monde. Pour la bande à Stéphane Buriez, tout débute en 1985 avec une série de démos et un split EP en compagnie d’Agressor, jusqu’à Sensorial Treatment « le premier album de metal extrême qui sort en France ». En plus de trente ans, Loudblast a enchaîné les brûlots, tels que Disincarnate (1991), Sublime Dementia (1993) ou Burial Ground (2014), a connu moult remous de line-up et a dû s’imposer quelques pauses, mais à ce jour, il est toujours fidèle au poste, plus fort que jamais, comme le démontre Manifesto (2020), son dernier album en date.

C’est d’ailleurs à l’occasion de la sortie de ce dernier que nous avons profité d’avoir Stéphane sous la main pour retracer l’histoire de Loudblast. L’actualité chargée des sorties ayant été ce qu’elle a été, il a fallu finalement attendre un an pour en publier le résultat, mais nous pensons que ça en valait la peine ! Dans cette maxi-rétrospective, « le dernier des Mohicans », comme il aime bien s’appeler, partage avec nous ses souvenirs et anecdotes, revenant sur chaque album et les événements qui les ont entourés, en passant par l’épisode Clearcut.

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Chronique   

Reveal! – Doppelherz


De tous les groupes de death metal qui ont émergé de la scène très fertile d’Uppsala en Suède ces dernières années – Degial, Invidious, Obnoxious Youth… –, Reveal! est sans doute le plus étrange. Cousin d’In Solitude avec les membres desquels les siens ont fréquemment collaboré, fondé par le trio encore adolescent Crakk/Spine/Temple sous le nom de Waster, Reveal! est une première métamorphose dont l’album initial, Nocturne Of Eyes And Teeth, est sorti en 2011. La même année que le dernier opus à ce jour des Américains de Negative Plane : d’une certaine manière, c’est leur flambeau que reprennent les Suédois avec leur black metal thrashisant et résolument rock’n’roll. Depuis, avec chaque sortie, le groupe mute en créature de plus en plus bizarre, aux influences multiples et à l’esthétique unique. Psychédélique avec ses longues chansons désarticulées qui sentent les états de conscience modifiés, empruntant à ce que les années 80 ont fait de plus arty et dérangé – The Birthday Party, Scratch Acid, Big Black… – Reveal! donne le tournis avec une détermination à laquelle il est difficile de résister. Son dernier disque en date, Scissorgod, sorti en 2019, poussait franchement dans cette direction post-punk, et comme par réaction, cette fois-ci, avec Doppelherz, les musiciens nous promettent l’album le plus heavy metal de leur carrière…

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