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Radio Metal TV   

Nightwish : Dans la bulle de Tuomas Holopainen (extrait vidéo)




Interview   

Marty Friedman : monsieur l’ambassadeur


Marty Friedman est sans doute le plus japonais des Américains. Adopté par le pays du Soleil-Levant où il a déménagé en 2003, il y fait régulièrement des émissions de télévision et contribue à des éditoriaux dans la presse, en plus d’y tourner et d’avoir joué lors de la cérémonie d’ouverture du marathon de Tokyo quatre années de suite (en ayant bon espoir d’être à celle des Jeux olympiques de Tokyo). Le guitariste le leur rend bien en promouvant dans le monde entier la culture et la musique japonaises, notamment avec sa série d’albums Tokyo Jukebox. Si bien que le gouvernement japonais l’a officiellement nommé ambassadeur de l’héritage du Japon, allant jusqu’à lui commander un morceau officiel.

C’est donc à titre d’« ambassadeur » mais surtout d’amoureux du Japon qu’il propose l’album Tokyo Jukebox 3 dix ans après le second, un album de reprises spécialement conçu pour donner de l’entrain et de l’énergie – parfait pour faire du sport. Nous avons échangé avec Marty Firedman pour qu’il nous en parle et, notamment, partage avec nous son point de vue unique sur un des pays les plus fascinants qui soient.

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Chronique   

Dropkick Murphys – Turn Up That Dial


Vingt-cinq ans que Dropkick Murphys arpente les scènes pour entretenir tout un imaginaire houblonné où la sueur est indissociable de la bromance et de la mélancolie de port d’attache. Les Américains n’ont jamais vraiment dévié de leur trajectoire, trop heureux de maintenir le lien avec une audience à la fidélité éprouvée. Malgré tout, quatre années se sont écoulées pour que Turn Up That Dial nous parvienne. Il est le premier album avec Kevin Rheault intronisé en tant que bassiste, Ken Casey s’occupant uniquement du chant depuis son accident de moto en 2018. Après un 11 Short Stories Of Pain & Glory (2017) un peu plus nuancé et introspectif, Turn Up That Dial se recentre sur le « cœur de métier » du groupe et se présente comme une célébration. Il souligne le rôle essentiel d’une formation telle que Dropkick Murphys en ces temps moroses : la musique aide à soutenir le poids de la réalité en permettant de lui échapper. Peu importe qu’on soit seul chez soi ou avachi sur un billard par péché d’orgueil, légende d’un autre temps…

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Radio Metal TV   

Podcast Fantasy & Metal – Episode 2 : Michael Moorcock, éternel champion du metal




Interview   

Exanimis tire ses premières ficelles


Le death metal symphonique aurait-il un nouveau grand nom en France ? Peut-être bien. Initialement formé à Nancy en 2015, Exanimis est un projet qui a pris forme à la Music Academy International. Articulé autour d’un trio central composé de Julien Marzano, Julien Prost et Alexandre Dervieux, le groupe a longuement médité la direction vers laquelle il allait lancer son premier opus, Marionnettiste, qui est sorti en mars. Au regard de cette œuvre imposante, il est aisé de concevoir le temps de réflexion nécessaire afin de penser et concrétiser un tel projet, aussi bien inspiré de la scène extrême symphonique que de la scène progressive, et qui se montre résolument à la hauteur de ses ambitions.

Le concept de Marionnettiste est soigné, son imagerie est finement pensée, et sa musique est puissante. Il est pourtant quelquefois difficile de s’élancer dans un registre musical aussi exigeant, et parfois assez risqué, si l’on n’est pas prêt à fournir un travail méticuleux : un impair qu’Exanimis n’a pas commis puisque c’est bien armé que le groupe s’est lancé dans son aventure musicale, avec de nombreux invités, une production massive et même des cours avec Francesco Ferrini de Fleshgod Apocalypse. Nous nous sommes entretenus avec les trois musiciens pour évoquer ces sujets, les premiers pas du groupe et leurs projets futurs.

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Chronique   

Bodom After Midnight – Paint The Sky With Blood


« J’ai bien peur qu’il n’y ait plus rien. C’est triste, mais à la fois, nous avons la chance d’avoir pu enregistrer et sortir tout ce que nous avions. » Par ces mots, Daniel Freyberg confirme dans nos colonnes que Paint The Sky With Blood de Bodom After Midnight est tout ce qui reste du talent d’Alexi Laiho. Il est évidemment impossible de regarder ce premier jet, qui devait être le synonyme d’une nouvelle aventure pour l’ex-frontman de Children Of Bodom, autrement que comme un épilogue. Tragiquement et par la force des choses, Paint The Sky With Blood servira de projection de ce qu’aurait pu être Bodom After Midnight, tout en reflétant une dernière fois l’état d’esprit du Wildchild. A travers Paint The Sky With Blood, on peut deviner l’enthousiasme certain porté par son nouveau projet, mais aussi un regard passé et inéluctable sur l’héritage laissé avec Children Of Bodom.

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Interview   

Crown : la fin n’est qu’un début


Il y a des rencontres qui peuvent changer ou donner une autre dimension à un projet musical. C’est le cas de celle entre Stéphane Azam, fondateur en 2011 de Crown, et David Husser, producteur qui fut membre du groupe industriel Y Front. Aujourd’hui, Crown est porté par les deux hommes, l’un élabore la « recette », l’autre fait l’« assaisonnement », pour reprendre l’analogie culinaire de David. Surtout, ce dernier a pris à cœur de réaliser le potentiel de Stéphane, notamment au niveau du chant, et de lui donner confiance pour endosser le rôle de capitaine.

The End Of All Things, nouvel album de Crown, en est le résultat et démontre l’importance de la psychologie dans le métier de producteur. Exit les invités – à part la contribution remarquable de Karin Park (Årabrot) – mais aussi une bonne partie du chant hurlé, The End Of All Things ouvre une nouvelle ère pour Crown qui pourrait surprendre ceux qui ont suivi le projet jusqu’à présent. Nous avons échangé avec les deux musiciens pour qu’ils nous parlent de cette relation synonyme de renouveau.

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Chronique   

Bongzilla – Weedsconsin


Depuis sa reformation il y a cinq ans, Bongzilla s’était surtout illustré en live en enchaînant les tournées et les festivals prestigieux comme le DesertFest et le Roadburn. En désormais vingt-cinq ans d’existence, les natifs du Wisconsin avaient sorti quatre albums de sludge ultra stoner collants et aussi enfumés que leur nom le suggère chez Relapse, puis avaient décidé de faire une pause : on était en 2005 et Amerijuanican venait de sortir. Ce n’est qu’avec la pandémie et après la réédition de son classique Apogee que le groupe a décidé de retourner en studio, et ce malgré le désistement du bassiste Cooter Brown. Désormais un trio, Bongzilla s’est attelé à un cinquième album quasiment inespéré, Weedsconsin, cette fois-ci sur Heavy Psych Sounds. Avec un premier extrait intitulé « Free The Weed » et une sortie prévue pour le 20 avril (4/20 pour les Américains, date bien connue des stoners), pas de doute, les Américains n’ont pas abandonné leur sujet de prédilection, et ce n’est pas la pochette qui va le démentir : Cthulhu, feuilles de cannabis, police utilisée par Sleep (c’est même nul autre que Matt Pike qui apparaît dans le teaser de l’album)… Bref, pour citer leurs célèbres camarades de Down, « Hail the Leaf ! »

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Interview   

Psykup : retour de karma


Près de deux mois après la sortie de leur nouvel album Hello Karma!, Ju Cassarino et Julian Gretz, respectivement chanteur-guitariste et bassiste de Psykup, reviennent sur les conditions particulières de leur création.

Pour ce second opus après une pause de neuf ans, soit le cinquième album studio de leur carrière, les éternels adolescents de Psykup ont cru voir enfin leurs planètes s’aligner. Mais entre une fin d’enregistrement précipitée, une tournée reportée et le fonctionnement de l’industrie musicale bouleversé par des contraintes encore plus restrictives qu’avant la crise, il leur a fallu adapter leurs envies.

Si certaines décisions ne sont pas faciles à prendre, c’est avec un certain recul et l’assurance d’un retour de karma positif qu’ils envisagent leur futur. Dans cet entretien, ils restent confiants sur l’avenir grâce au soutien d’une équipe soudée. Ils expriment aussi l’espoir que les publics sauront comprendre l’importance de leur rôle, pour épauler les artistes qui tentent des moyens d’expression transitoires en s’adaptant à ces temps compliqués. Loin d’avoir épuisé leur flamme créatrice, Ju et Julian confirment que le chemin qu’ils ont emprunté, depuis leurs débuts et sur cet album en particulier, est une expérience passionnante.

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Chronique   

Wheel – Preserved In Time


S’il y a bien un style qui a un rapport au temps particulier, c’est le doom : avec son tempo ralenti à l’extrême et ses chansons à rallonge, il évolue à un rythme qui lui est propre. Pour ne rien gâcher, il voue un culte aux années 70 et à une poignée de musiciens désormais sexagénaires. Bref, écouter du doom, c’est parfois comme passer dans une faille spatio-temporelle, et ce ne sont pas les Allemands de Wheel qui vont nous détromper (à ne pas confondre avec le Wheel finlandais dont l’album sort quelques semaines plus tôt). Si après un galop d’essai sous le nom d’Etherial Sleep, le groupe a été formé par des musiciens venant du thrash et du power metal dans les années 2000, il aurait bien pu l’avoir été à la fin des années 80. Riffs épiques et vocalises mélancoliques, tout est là, et c’est ce que promet le troisième opus du groupe, intitulé de manière particulièrement appropriée Preserved In Time [Conservé dans le temps]. Si le groupe s’était un peu fait oublier après ses deux premiers albums – huit ans se sont écoulés entre Preserved In Time et son prédécesseur Icarus –, les musiciens semblent bien déterminés à montrer que rien n’a changé, comme le prouvent les premiers extraits du disque « At Night They Came Upon Us » et « She Left In Silence »…

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