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Interview   

Fkliemfest Asso : une orga DIY face à la crise


2020 est décidément une année particulière avec l’impact général qu’a l’épidémie du coronavirus sur le monde. La musique est un secteur particulièrement touché, et cela, à plusieurs niveaux. Il est indéniable que l’ensemble des artistes, dont les divers revenus ont été impactés, éprouvent quelques difficultés à « sortir la tête de l’eau ». Assurément il ne s’agit pas d’être réducteur, car bon nombre d’entre eux ressentent tout autant le manque des représentations, mais c’est un fait. Les annulations de concerts, nombreuses, et les reports de sorties d’albums sont légion depuis plusieurs mois.

Mais c’est tout l’univers qui entoure ces musiciens qui est également affecté. En effet, les suppressions de festivals touchent l’ensemble de ce microcosme musical. Tout comme les nouveaux talents qui ressentent une certaine difficulté à exister ces derniers temps, les associations musicales le sont tout autant. Entretien avec Pierre, membre fondateur de Fkliemfest Asso, organisateur de concerts et maison de disques, qui nous parle à cœur ouvert des impacts du confinement ainsi que de la scène française actuelle.

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Chronique   

Katla – Allt Þetta Helvítis Myrkur


L’heure est venue d’accepter son sort et de se laisser ensevelir sous la lave qui s’écoule des remparts du volcan islandais Katla, transformant la chair en cendres, réduisant les cendres en poussière. Tremblez seulement devant son immensité, craignez la noirceur qu’il répand et laissez-vous dompter par sa monstruosité. Ce volcan, duquel le groupe tire son nom, jaillit de nouveau à travers leur dernier opus Allt Þetta Helvítis Myrkur, n’épargnant rien ni personne.

Après Móðurástin, un excellent premier album sorti en 2017, la formation prend là un virage beaucoup plus sinueux, à la fois sombre et mélodieux, offrant quelque chose de véritablement différent. Cette facilité à produire des œuvres si qualitatives et variées s’explique aisément par la coopération des très expérimentés et talentueux Einar Thorberg Guðmundsson (Fortíð, Potentiam) et Guðmundur Óli Pálmason (ex-batteur de Sólstafir). C’est ainsi que, par-delà même les attentes, l’extrême froideur islandaise s’infiltre insidieusement dans les oreilles de son auditeur, paralysant le corps et faisant sombrer l’esprit.

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Interview   

Loudblast : une renaissance perpétuelle


Loudblast a la foi. Son nouvel album Manifesto est un miracle. Changement de line-up, un genou cassé pour le batteur Hervé Coquerel juste avant les préproductions, un confinement décrété en plein enregistrement suite à la pandémie de Covid-19… Il y avait de quoi en décourager plus d’un, mais pas les nordistes qui ont plus que jamais la niaque. A croire que trente-cinq ans de carrière, ça forge le caractère.

Le résultat, le bien nommé Manifesto, est une synthèse, un condensé de ce que Loudblast a fait de mieux, allant piocher autant dans le death metal iconique de Sublime Dementia (1993) que dans la noirceur Celtic Frostienne de Burial Ground (2014), et bénéficiant de l’expertise du coproducteur HK Krauss du Vamacara Studio grâce à qui le groupe n’aura jamais sonné aussi puissant. En 2014, Stéphane qualifiait le line-up d’alors de renaissance ; force est de constater que six ans plus tard, il est en train d’en vivre une nouvelle.

Nous avons longuement échangé avec Stéphane Buriez et Hervé Coquerel pour qu’ils nous disent tout sur ce nouveau méfait qui fera date dans la carrière de Loudblast, pour sa musique, mais aussi pour son histoire singulière, entre un Kévin Foley appelé en renfort et le chaos d’une pandémie, en passant par quelques secrets de fabrication.

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Chronique   

Dark Tranquillity – Moment


Une question de confiance. C’est ce qui anime principalement Dark Tranquillity aujourd’hui après trente ans de carrière. Depuis Atoma (2016), le groupe phare de la scène death suédoise a pris son temps pour enchainer les tournées, honorant son statut de figure de proue d’un genre. Le groupe aurait pu connaître un coup d’arrêt suite aux départs coup sur coup, à seulement quelques années d’intervalle, des guitaristes et membres fondateurs Martin Henriksson et Niklas Sundin. Il n’en est rien, Dark Tranquillity a décidé d’embaucher Johan Reinholdz (Andromeda, Nonexist) et Christopher Amott (ex-Arch Enemy, ex-Armageddon) pour les intégrer à son ADN, après trois ans à officier en live. Les deux membres aux profils complémentaires (l’un amateur du groupe et technicien avec Johan, l’autre vétéran de la scène et davantage centré sur l’interprétation musicale en la personne de Christopher) ont renforcé la motivation de Dark Tranquillity, fort de nouvelles oreilles et d’un enthousiasme revigoré. Avec Moment, son douzième effort, Dark Tranquillity désire sublimer sa formule. Il recherche un équilibre subtil entre une identité profondément ancrée et l’apport de deux nouveaux guitaristes, bouleversement de premier plan.

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Interview   

Inter Arma revisite ses racines


On connaissait les Américains d’Inter Arma pour leur death doom très sombre dans la droite lignée de Neurosis, et ce n’était pas l’abyssal Sulphur English, leur dernier album sorti en 2019, qui allait le démentir. Mais cette fois-ci, le groupe a décidé d’offrir un autre de ses visages à ses fans : après un album live, il leur propose un album de reprises, Garbers Days Revisited, hommage à la fois au lieu de ses débuts, à ses influences pléthoriques et variées (Ministry, Neil Young, Venom, Prince…), et à la musique live. Si le côté ludique et enlevé de l’ensemble a de quoi surprendre, son éclectisme reflète bien ce qu’Inter Arma a d’inclassable.

C’est donc d’éclectisme et de plaisir à jouer et à se dévouer à la musique que nous avons parlé avec Trey Dalton, l’un des deux guitaristes du groupe. Le musicien revient avec nous sur ses débuts – à lui et sur ceux du groupe – et ce que le futur leur réserve. Il évoque aussi leurs efforts récents, non seulement Garbers Days Revisited, donc, mais aussi Sulphur English : en bref, comment tenir bon lorsque le monde semble en flammes…

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Chronique   

Killer Be Killed – Relunctant Hero


Killer Be Killed est l’exemple parfait du « supergroupe » qui fonctionne. Killer Be Killed aurait pu n’être qu’un agrégat de curriculum impressionnants : Max Cavalera (Soulfly, Cavalera Conspiracy), Troy Sanders (Mastodon), Greg Puciato (The Dillinger Escape Plan) et désormais Ben Koller (Converge) qui a remplacé Dave Elitch (The Mars Volta). Pourtant son premier album paru en 2014 démontrait cette capacité à digérer les influences de chacun et à proposer une musique qui respectait leurs sensibilités. Reluctant Hero est donc une surprise plus que bienvenue, Killer Be Killed n’ayant que peu communiqué quant à la réalisation d’un second opus ces six dernières années. Un laps de temps qui s’explique facilement par l’emploi du temps gargantuesque des musiciens. Pourtant Reluctant Hero vient s’imposer dans le calendrier de sorties, avec confiance et autorité. En six ans, Killer Be Killed n’a rien perdu de son équilibre.

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Interview   

Orianthi, le « drôle d’oiseau »


La carrière d’Orianthi Panagaris a tout du conte de fées. Née en Australie et d’ascendance grecque, elle se met à la guitare à six ans et croise à son adolescence la route de Steve Vai et Carlos Santana – celui-là même dont la musique avait changé sa vie toute petite. A partir de là, Orianthi va de rencontre en rencontre, de collaboration en collaboration, jusqu’à travailler et se lier d’amitié avec des géants – Michael Jackson, Prince, Alice Cooper… La liste est immense : tous ont vu en elle une artiste et un talent à part.

Ayant commencé une carrière solo en 2007 et après une collaboration avec Richie Sambora sous le nom de projet RSO, la voilà qui revient avec un quatrième album, sobrement intitulé O. Elle y revisite à sa manière son amour pour le rock, modernisé, tantôt heavy, tantôt électronique. Orianthi fait les choses à sa manière. Elle nous en parle ci-après, revenant également, à coups d’anecdotes, sur les artistes qui ont marqué sa vie et sa carrière, mais aussi sur son amour pour la guitare et sa spiritualité.

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Chronique   

Phil Campbell And The Bastard Sons – We’re The Bastards


« Music is medicine, music is therapy » : voilà comment Neil Starr, frontman de Phil Campbell And The Bastard Sons, envisage sa profession. Un remède qui arriverait donc à point nommé en ces temps troubles, les vertus du rock en somme. C’est surtout et avant tout une affaire de famille. Si le décès de Lemmy a inévitablement mené à la conclusion de Motörhead, Mikkey Dee et Phil Campbell n’ont aucunement eu envie de s’arrêter. L’un a rejoint Scorpions, l’autre a décidé de continuer ce qu’il fait depuis un moment maintenant : jouer avec ses fils. Phil Campbell And The Bastard Sons est la communion musicale de Phil et de ses fils Todd à la guitare, Tyla à la basse et Dane à la batterie. Une entreprise familiale qui a eu le nez creux en accueillant Neil Starr au chant, ce qui a immédiatement transformé Phil Campbell And The Bastard Sons en référence du live. Le groupe a ouvert pour les Guns N’ Roses lors de sa tournée des stades en 2017 et a très vite remporté l’adhésion de ceux qui n’attendaient pourtant pas grand-chose d’autre que des reprises de Motörhead. The Age Of Absurdity (2018) a prouvé que Phil Campbell ne comptait pas réutiliser la formule éprouvée de sa formation culte (même si la patte du guitariste/compositeur fait forcément le lien). Il s’agit de proposer un rock n’roll énergique moins effréné, toujours simple d’accès, bourré d’accroches jusqu’à la moelle et taillé pour rallier les foules. Si le virus a stoppé net une ascension nourrie de nombreux concerts plébiscités, Phil Campbell And The Bastard Sons ont été catégoriques : We’re The Bastards sortira coûte que coûte et frappera encore plus fort que son prédécesseur. On ne change rien, on élève simplement les curseurs.

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Interview   

Ascension Of The Watchers : l’âme de Burton C. Bell


« L’âme sans la machine ». C’est en ces termes que Burton C. Bell décrit son projet Ascension Of The Watchers, dans lequel il se réfugie à chaque crise qu’il traverse avec Fear Factory. Ça avait déjà été le cas en 2002 et 2008, et c’est encore le cas aujourd’hui, après avoir exprimé son désintérêt pour son groupe de trente ans, malgré un nouvel album enregistré depuis 2017 quasi prêt à sortir, fatigué par les années de procès et sa (non-)relation avec Dino Cazares. Burton C. Bell semble ce coup-ci déterminé à passer à autre chose.

Apocrypha, second album d’Ascension Of The Watcher, est la concrétisation de cette nouvelle vie artistique, en compagnie de son acolyte John Bechdel et du nouveau venu Jayce Lewis. Un album envoûtant, spirituel, personnel, sur lequel Buron C. Bell s’offre à nous, à cœur ouvert, tout en sensibilité. Il aura fallu dix ans pour en arriver là, mais force est de constater que le projet prend désormais une autre dimension, redéfini et renforcé par quelques expériences live, marqué par des énergies parfois inexpliquées… Nous parlons de tout ceci dans l’entretien qui suit avec un frontman dont l’art représente toute sa vie.

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Chronique   

Loudblast – Manifesto


Trente-cinq ans de Loudblast. 2020 devra aussi se rappeler ce fait. Depuis Burial Ground (2014), le groupe a célébré son trentième anniversaire via l’album live III Decades Live Ceremony (2017) et a organisé une tournée pour honorer l’un de ses albums phares, Sublime Dementia (1993). Six années se sont ainsi écoulées depuis le dernier effort studio de Loudblast. Une période occupée par les tournées, les projets supplémentaires des membres (Les Tambours du Bronx, Black Bomb A, Sinsaenum), les préoccupations personnelles et un remaniement de line-up. Le bassiste Alex Lenormand et le guitariste Drakhian ont été remplacés par Jérôme Point-Canovas et Frédéric Leclercq (ex-Dragonforce, Sinsaenum, Kreator). Manifesto profite ainsi d’un nouvel élan, malgré les restrictions sanitaires. Après le très noir et déjà remarquable Burial Ground, Loudblast a étoffé ses arguments et Manifesto profite grandement de cette nouvelle rhétorique.

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