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Les vertus de l’humour au second degré


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L’humour au second degré est important parce qu’il permet de rire là où, bien des fois, nous aurions envie de pleurer. L’humour au second degré est important parce qu’il donne aussi la possibilité, avec le sourire qui en est sa conséquence, de prendre du recul par rapport aux choses, de les mettre à distance. Car rares sont les Hommes ou leurs idées qui, ici-bas, méritent un attachement au premier degré. L’humour au second degré est également important car, parfois, il permet de faire passer des messages qui peuvent comporter quelques vérités. Mais surtout, et c’est bien ici que se situe l’essentiel, l’humour au second degré a beaucoup de valeur car il a généralement l’ambition de faire réfléchir.

Je ne comprends pas comment vous avez pu prendre au sérieux notre article sur le Nancy On The Rocks, ce désormais fameux festival qui se tiendra le samedi 2 juin prochain au Zénith de Nancy avec Scorpions en tête d’affiche.

Le « vous » du paragraphe précédent s’adresse uniquement à certains d’entre vous, bien évidemment, car le « festival » c’est bel et bien « vous » qui l’avez fait en commentaire de l’article de mardi dernier ! Près de 2 500 pages vues le jour J uniquement sur ce billet : merci et bravo pour votre fidélité !

Alors commençons par évoquer ensemble le pourquoi du comment. Cet article était bien entendu 100% ironique même s’il est basé sur certains faits réels. Ainsi, comme apparemment il faut expliquer à certains d’entre vous des éléments qui peuvent paraître évidents à la majorité de nos lecteurs, je vais reprendre point par point les idées clés du texte pour les résumer en une ou deux phrases :

- David Kilhofer, le responsable de Music For Ever, nous a vraiment envoyé un courriel pour nous demander pourquoi on préférait draguer les filles qui rôdent autour du studio de Radio Metal plutôt que de parler de son festival sur notre site internet.

- David Kilhofer n’est pas véreux : c’était ce que l’on appelle « une blague ».

- Avec cet article, c’est vrai, j’en profite également pour rappeler que RM est un média qui choisit sa ligne éditoriale et non un outil de communication pour les structures extérieures.

- Quand on vous dit « qu’il ne faut pas aller » au festival, c’est bien sûr une antiphrase. Radio Metal est d’ailleurs partenaire du Nancy On The Rocks comme Metal Obs’, Rock Hard et d’autres structures.

- Karelia n’est pas un groupe qui fait de la daube et, sur le plan humain, on apprécie beaucoup les membres du groupe dont Matt Kleiber qui est quelqu’un de talentueux, drôle, intelligent et beau. Et le pire c’est que tout ça est vrai. D’ailleurs… mais… mais oui c’est vrai… Karelia et Radio Metal ont travaillé ensemble par le passé ! Incroyable non ? Olala j’avais mis un lien dans l’article de mardi ! Vous ne l’aviez pas vu ?!

- Karelia n’a jamais jouĂ© au Hellfest : c’est vrai. Et je ne suis pas mĂ©content de l’écrire car vu la notoriĂ©tĂ© du groupe et son talent, il mĂ©rite d’y ĂŞtre. Cependant il est bien normal que le Hellfest soit obligĂ© de faire des choix sur sa programmation et on peut d’ailleurs lui faire confiance sur ce sujet car c’est grâce Ă  la pertinence de son affiche qu’il a rĂ©ussi Ă  sĂ©duire et fidĂ©liser son public ! Mais connaissant bien le fonctionnement du milieu metal, je reste convaincu que, comme toujours, des gens pas très recommandables ont mis des bâtons dans les roues du groupe en minimisant sa notoriĂ©tĂ©. Et ce sont d’ailleurs ces mĂŞmes gens qui nous mettent Ă  nous, en tant que mĂ©dia, des bâtons dans les roues sur d’autres choses… Bref, Ă©voquer la non prĂ©sence de Karelia au Hellfest me donne l’opportunitĂ© de faire passer certains messages.

- Mes remarques sur les autres artistes présents sur l’affiche sont complètement ironiques puisque dire que les deux Pat ne savent pas jouer de la guitare, ce serait un peu comme dire que Radio Metal est aussi puissant que LVMH. Ainsi, Scorpions n’est bien évidemment pas un groupe surcoté et j’ai eu l’idée du sifflet en pensant à la chanson « Wind Of Change »… Pour tout vous dire, j’ai écrit l’article de mardi très rapidement en y mettant toutes les idées qui me passaient par la tête à l’instant T de la rédaction. J’avoue d’ailleurs avoir beaucoup ri en l’écrivant ! Vous trouvez le billet en question pas drôle ou mal écrit ? Franchement ce n’est pas grave car ça m’a bien fait marrer et, très sincèrement, c’est bien le plus important ! Je vous demanderai donc de respecter ma médiocrité !

- La grande famille Scorpions réunie au complet avec Uli Jon Roth, Michael Schenker, Herman Rerebell et Rudy Lenners : voici un événement immanquable pour tous les fans du groupe et de hard rock. Mais j’ai choisi de faire un article ironique sur le sujet parce que l’angle de l’humour me paraissait plus intéressant/pertinent pour parle des sujets différents évoqués dans le billet concerné.

- Nancy moins metal que Lyon etc. ? Mais franchement comment pouvez-vous tomber dans des pièges aussi gros ?! Nous n’avons rien contre la Lorraine car Radio Metal n’est pas raciste et n’a rien contre les étrangers. Quoi… ? La Lorraine n’est pas en Allemagne ?

- Bien sûr, nous vous recommandons de vous rendre au Nancy On The Rocks parce que l’affiche est attractive certes, mais aussi parce qu’on va pouvoir boire des coups ensemble là-bas ! Et sur les tickets qui partent vite, c’est vrai aussi ! Normal, cet événement est intéressant et le public présent ne sera pas uniquement français puisque des gens de toute l’Europe vont venir voir la famille Scorpions et le reste des groupes présents.

- Sinon oui cet article a plu à David, il me l’a même dit au téléphone !

Radio Metal est un média. Son but est d’informer. Nous le faisons à notre sauce. Sur les faits en tant que tel, nous ne mentons jamais parce que le but du journalisme est de faire partager une Vérité, notre Vérité. En revanche, c’est à vous de faire la part des choses sur la forme et le fond de nos écrits. Parce qu’un lecteur qui s’arrête à un titre, et/ou qui tire les conclusions d’un article probablement lu en diagonale, n’est pas un bon lecteur.

Or, il me semble qu’il est toujours important d’être à l’écoute du monde pour le comprendre et parvenir à en saisir toutes les nuances…



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Le confort viendra avec le reste…


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« Mais sérieux les gars, avec Radio Metal vous faites comment pour vous en sortir ?! »

Voilà une question qui revient souvent à nos oreilles et qui concerne notre activité éditoriale – comment, entre autres, proposer autant de contenu sur notre site chaque jour – mais aussi les difficultés psychologiques et financières de ce beau projet. Des difficultés qui, je le crois, sont de plus en plus fortes pour tous les acteurs du monde de la musique. Il est donc tout à fait normal de s’interroger sur notre fonctionnement interne car moi-même, en tant que créateur de Radio Metal, je me pose très souvent des questions ! Alors voici mon opinion sur ces sujets intéressants car humains.

Je pense que, dans quelques années, nous prendrons réellement conscience, mes collègues et moi-même, de ce que nous avons accompli avec Radio Metal. Bien sûr, ce projet n’est pas encore abouti, et ne le sera probablement jamais car notre force principale est justement notre ambition jamais satisfaite… mais malgré tout, quand je regarde derrière nous, quand je prends le temps de jeter un coup d’œil à notre Histoire, à notre parcours, je suis étonné de tout ce que nous avons déjà réalisé, grâce à vous et grâce à notre travail, en seulement cinq ans.

En fait, ce qui me surprend le plus est que notre équipe ait su tenir contre tout (et contre tous, parfois), grâce à notre persévérance, tout en passant des étapes qu’aujourd’hui je suis capable de juger avec le recul… comme extrêmement dures à passer ! Des obstacles que, sans doute, nous n’aurions plus la force de vaincre s’ils se présentaient à nouveau devant nous aujourd’hui car la répétition au quotidien des efforts pour un média web est une chose très usante. Mais il y a cinq ans, nous en voulions tellement, nous étions tellement la tête dans le guidon, nous avions une telle rage en nous qu’à l’époque on avait l’impression d’être les pirates modernes du web metal français !

Mais je vous parle ici d’une psychologie de la conquête, entendons-nous bien, car je ne suis pas en train de ramener ma grande bouche en disant qu’on est les meilleurs etc. Je laisse ces enfantillages à d’autres car je ne suis pas bête et respecte le travail de tous les médias metal, qu’ils soient professionnels ou amateurs. Car nous avons, en France, beaucoup de médias metal et c’est une chance dont il faut avoir conscience.

Après, simplement, j’estime qu’il y a certaines distinctions à faire et c’est ce que je ne me gêne pas d’expliquer à nos partenaires et annonceurs.

Alors oui, pour revenir au sujet de ce blog, j’avoue être surpris lorsque je regarde notre parcours et je reste étonné que notre volonté ait jusque-là toujours vaincu les difficultés car ces dernières ont été, sont, et resteront, monstrueuses. Un média, un média professionnel, un média professionnel musical, un média professionnel musical metal, un média professionnel musical metal en France, un média professionnel musical metal en France et sur Internet : Radio Metal réunit six difficultés en une seule.

Mais cela ne nous a pas fait peur – alors qu’objectivement on aurait dĂ» avoir très peur ! – et je vais vous expliquer pourquoi juste après avoir rĂ©pondu en quelques mots (car il n’y a finalement pas grand-chose Ă  dire !) Ă  la question suivante que se posent notamment les professionnels du milieu Ă  propos de notre vitalitĂ© Ă©ditoriale : « Comment fait-on pour avoir autant de contenu Ă  faire partager sur le site de Radio Metal entre les News Express et les publications etc. ? »

Eh bien… on travaille beaucoup. Et sans doute efficacement. Nous sommes trois à plein temps et tout notre travail journalier est de nous répartir les tâches et d’organiser au mieux notre journée pour que le site soit mis à jour le plus souvent possible. Après, ce sont aussi les contributeurs qui font bien évidemment vivre le projet et le travail nous est grandement mâché par les photographes, les traductrices et tout le reste du staff RM qui fait très bien son job. Bien sûr, c’est la rigueur des individus qui, au final, fait que le collectif prime. Mais mis à part le travail et l’organisation, il n’y a pas de recettes miracles pour réussir sur le volet éditorial !

Concernant les notions psychologiques et financières, voilà également les éclaircissements que je souhaiterais apporter.

Je crois que, contrairement à énormément d’acteurs qui travaillent actuellement dans le monde de la musique, notre média est né dans la m*rde (pour être grossier) et je considère cela, à bien des égards, comme un avantage. Avec une moyenne d’âge de 25 ans, nous n’avons pas connu cette fameuse époque des années 80/90 où les labels avaient beaucoup d’argent, où les médias metal vivaient correctement et effectuaient très souvent des voyages de presse, et où les journalistes musicaux metal étaient plus nombreux à gagner correctement leurs vies.

Bien au contraire, de notre côté nous n’avons jamais rencontré ce type de situation puisque nous avons créé un média metal en France dans les années 2000 qui symbolisent l’arrivée de Napster, la chute des majors, le développement du numérique et la victoire de la gratuité. Nous n’avons jamais eu beaucoup d’argent mais nous avons tout de même réussi à en avoir assez pour faire survivre notre média, ce qui était le plus important au début. Aujourd’hui, au bout de cinq ans de combat pour la cause, notre objectif est toujours de vivre mieux de notre métier mais quand tu as connu les rentrées à 0 euros par mois, tu apprends à être patient, à relativiser, car tu te dis qu’être « dans la m*rde » est un passage obligé, à cause du contexte global et de la spécificité de notre activité, et que les choses ne peuvent que se faire progressivement.

Cette philosophie était la meilleure pour nous et, de toute façon, nous n’avons pas eu d’autres choix que de l’adopter. A projet exceptionnel jamais vu en France, contraintes exceptionnelles ! Donc il n’y avait pas d’autre choix que d’assimiler ces règles fixées par la conjoncture.

Oui, c’est vrai, nous pourrons dire que notre média a été créé dans un contexte global difficile et que nous aurons pris en pleine face le manque d’argent, les discours pessimistes autour de nous, les incessantes histoires de licenciements au sein des labels, les cessations d’activité de nos amis sans oublier toute cette tristesse présente dans le cœur de beaucoup de nos interlocuteurs qui ne comprennent pas comment tourne aujourd’hui une industrie de la musique qui, par bien des aspects, les dégoûte.

Mais de notre cĂ´tĂ©, nous sommes trop jeunes pour pouvoir comparer notre situation Ă  celle des anciens et nous plaindre « que les choses ont changĂ© » car nous avons appris Ă  vivre dans ce nouveau monde musical qui reposera de plus en plus sur Internet. Ce contexte difficile, nous vivons avec depuis nos dĂ©buts, et on s’est adaptĂ© Ă  cette situation car notre staff sait pourquoi il travaille et n’a jamais Ă©tĂ© parasitĂ© par les images de cette fameuse « pĂ©riode florissante » de la musique. Une Ă©poque dont les anciens du mĂ©tier (et d’ailleurs) nous parlent le sourire aux lèvres, pleins de nostalgie, parce qu’ils savent que les choses ne seront jamais plus comme avant. En consĂ©quence, ils envisagent l’avenir de l’industrie de la musique d’une manière bien plus sombre que ce que sera la rĂ©alitĂ© future de notre mĂ©tier.

Notre fine Ă©quipe, elle, n’a jamais su ce qu’était le confort financier et la rĂ©ussite de ce projet repose beaucoup sur notre force de caractère. Il est d’ailleurs fort probable que le monde du metal manque justement de jeunes gens entreprenants, rĂŞveurs et ambitieux prĂŞts Ă  aller au combat avec une motivation et des convictions profondes. « Je crois qu’une nouvelle gĂ©nĂ©ration qui arrive, il faut qu’elle ait envie de dĂ©gager les vieux » nous avait dit dans une interview quelqu’un que beaucoup parmi vous n’apprĂ©cient pas. Pourtant, sur ce sujet de la thĂ©orie des cycles, Philippe ManĹ“uvre avait complètement raison.

Notre but est d’incarner un nouveau cycle et de devenir un symbole. L’ambition, depuis le début, est la clé de ce projet alors merci à vous tous de croire en nous.



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Avoir 18 ans et vouloir vivre de la musique


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Il y a quelques jours j’ai reçu au studio une jolie lettre d’un jeune homme de 18 ans qui me confiait qu’il Ă©tait en train d’arrĂŞter ses Ă©tudes de Science Politique et de GĂ©ographie « dans l’objectif de vivre un jour de (sa) passion, la musique ». Dans cette optique, il souhaiterait « trouver un emploi afin de rĂ©unir les moyens financiers nĂ©cessaires au financement d’une formation dans ce domaine ». Et c’est avec cet objectif qu’il me contacte.

Notre jeune homme souhaite donc vivre de sa passion et je ne peux que l’encourager. Parce que, dans la vie, je pense que c’est bien d’avoir des objectifs, des dĂ©fis, de l’ambition et des rĂŞves pour se dĂ©passer soi-mĂŞme. Car c’est en se dĂ©passant soi-mĂŞme qu’on parvient Ă  rĂ©aliser « ces grandes choses » que beaucoup trop de personnes ne font qu’imaginer toute leur vie alors que dans le monde professionnel c’est le cĹ“ur qui devrait avant tout parler… au moment d’effectuer ses choix.

Mais le problème, quand je reçois une lettre comme ça, c’est que j’ai dans la tête mon parcours professionnel personnel, le contexte musical d’aujourd’hui et l’évolution du projet Radio Metal en tant que tel. Et quand je fais une petite analyse sommaire de ces trois points dans l’ordre, voilà ce que je vois :

- C’est la m*rde !
- C’est la m*rde !
- C’est cool mais bon… c’est quand mĂŞme la m*rde !

Alors, bien sĂ»r, Ă  la lecture de ce rĂ©sumĂ© fort simpliste, certains parmi vous vont croire que je suis quelqu’un de pessimiste. Or tu te trompes, cher ami ! Je suis bien le contraire. Enfin, le contraire… Disons que je crois en ma bonne Ă©toile et que j’ai fort heureusement une flamme en moi, celle de l’espoir. Je ne dirai pas que je suis un Ă©ternel optimiste mais je crois avant tout aux vertus et qualitĂ©s que sont le travail, la persĂ©vĂ©rance et l’intelligence.

Ainsi est-ce vraiment de l’optimisme que de simplement croire en ses collègues, en soi et au projet RM dans sa globalitĂ© ? Hmm… pas sĂ»r ! Depuis le dĂ©part, j’ai juste de l’espoir et des convictions – nous sommes partis de rien – et le fait qu’on soit encore lĂ  au bout de bientĂ´t 5 ans d’activitĂ©, avec une communautĂ© importante derrière notre mĂ©dia, prouve tout simplement que notre espoir Ă©tait justifiĂ© et que nous avions tout Ă  fait raison « d’y croire ».

Alors, pour tout ça, je serais bien mal placĂ© pour dire Ă  un gars qui me contacte : « Mec, n’essaie pas de bosser dans la musique : c’est impossible ! ». Parce que ce serait contradictoire avec les faits. En revanche, c’est vrai, travailler dans la musique est très difficile car notre Ă©conomie s’est vraiment cassĂ©e la figure ces dernières annĂ©es. Seuls les gros producteurs de spectacles parviennent vĂ©ritablement Ă  tirer leur Ă©pingle du jeu et, lorsqu’on connaĂ®t le caractère hyper alĂ©atoire de cette activitĂ©, on se dit que l’industrie de la musique est de facto dans une situation bien plus instable qu’elle peut le croire… Le secteur a mutĂ© sur bien des aspects et, comme toujours, ce sont les structures qui sauront le mieux s’adapter aux transformations qui seront rĂ©compensĂ©es de leur vaillance et patience.

Mais, pour en revenir au cas précis du jeune homme évoqué ci-dessus, je serais bien mal placé pour critiquer son rêve alors que moi-même j’en ai réalisé des dizaines avec Radio Metal ! Diffuser du metal en continu sur une radio était un rêve, faire venir des artistes pour des sessions acoustiques dans notre studio était un rêve, réaliser des interviews était un rêve, enregistrer des concerts live était un rêve, faire tenir un média ayant une vraie liberté de ton était un rêve ; et des rêves, on en a encore plein dans notre besace ! Alors voici ma réponse à notre interlocuteur.

« Salut,

Merci de ton intérêt.

Je prends acte de ta volontĂ© et ne peux que t’encourager Ă  aller au bout de ton ambition.

Cependant, c’est bien mon rĂ´le de te mettre en garde. Car j’ai 26 ans et cela fait 6 ans que je travaille dans la musique et dans le metal. Ma situation financière personnelle, Ă  l’instar de mes collègues, est donc plus que prĂ©caire car j’ai fait le choix de la passion avant tout. J’ai arrĂŞtĂ© mes Ă©tudes de Science Politique et d’Histoire Ă  20 ans au moment oĂą j’ai créé Radio Metal. Et après avoir obtenu mes diplĂ´mes (Licence) je m’y suis mis Ă  100% car je sais très bien que ce que je fais a du sens et sera de plus en plus porteur Ă©conomiquement parlant. Aujourd’hui tu connais la notoriĂ©tĂ© de Radio Metal mais nous avons galĂ©rĂ© pendant des annĂ©es pour en arriver Ă  un stade… oĂą nous galĂ©rons finalement toujours autant Ă  titre personnel sur le volet financier. « Vivre de sa passion » dans le domaine de la musique est une chose de plus en plus difficile… pour plein de raisons diffĂ©rentes.

Lis ça, beaucoup de choses sont dites.

Je serais toi je continuerais mes Ă©tudes et travaillerais dans la musique Ă  cĂ´tĂ© pour me faire la main et rentrer dans le milieu. Car ainsi tu accumuleras de l’expĂ©rience en Ă©vitant de « vĂ©gĂ©ter » comme c’est le cas de tant de personnes dans ce milieu.

Nous ne prenons pas de stagiaires mais si ça te dit on ira se boire prochainement un café. »

Un jeune d’aujourd’hui qui rĂŞve de vivre un jour de la musique, il faut qu’il comprenne qu’il lui faudra galĂ©rer des annĂ©es pour s’en sortir… Ă  moins d’avoir la très bonne idĂ©e au très bon moment. Mais sans mise importante au dĂ©part (et mĂŞme avec une bonne idĂ©e d’ailleurs) cela se fera a priori très progressivement.

Travailler dans l’industrie musicale, de nos jours, est un combat. Et il faut le savoir parce que beaucoup y ont laissĂ© bien plus que des plumes…



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Communiquer quand on s’appelle Radio Metal


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De temps en temps, certains de nos interlocuteurs me posent la question suivante : « Mais pourquoi Radio Metal n’est pas partenaire de tel Ă©vĂ©nement ? C’est Ă©tonnant parce qu’ils y ont intĂ©rĂŞt… et vous aussi ! ». Cette interrogation est en effet lĂ©gitime d’autant plus que, sur le plan de la communication, il sera toujours important pour RM d’être le plus visible possible. Et comme je l’ai dit dans un Blog rĂ©cent, un mĂ©dia « ne va pas cracher sur de l’exposition ni sur de la communication ». Ce serait bien entendu stupide car qui dit « partenariat » dit « exposition ».

Pourtant, dans les faits, les choses sont souvent plus complexes qu’il n’y paraît entre nos partenaires et nous-mêmes et je souhaitais par conséquent effectuer un état des lieux de ce qu’est être un média Internet metal quand on s’appelle Radio Metal au vendredi 3 février 2012 tout en vous donnant également, à la fin de ce billet, quelques éléments sur nos statistiques.

Déjà, ce qu’il faut comprendre, c’est qu’un média comme le nôtre a vocation à travailler avec tous les acteurs du milieu (petits comme gros) ce qui a pour conséquence qu’on peut aussi bien être partenaire d’un concert qui se tient à Vesoul (non je ne te manque pas de respect si tu habites Vesoul !) que d’un concert plus prestigieux en termes d’image qui se déroule au Zénith de Paris.

Radio Metal est en effet un média Internet donc, par définition, un média qui se doit de toucher tout le monde (public local, national et international). A ce titre, si une personne voit notre logo sur l’affiche d’un concert ayant lieu dans son village ou dans le métro à Paris cela ne change strictement rien pour nous car l’éveil d’un intérêt, d’une curiosité, de quelqu’un a autant de valeur s’il se déroule en Lozère ou à Paris. Cependant, la vraie différence réside dans le fait que plus l’exposition de l’événement est importante – et donc le nombre de personnes touchées conséquent –, plus la visibilité proposée à notre média est avantageuse. Et c’est tout simplement pour cette raison qu’un média comme le nôtre aura toujours tendance à rechercher avant tout des partenariats avec des producteurs de spectacles prestigieux qui proposent de grosses affiches pour, en somme, des raisons de logiques structurelles.

Mais, dans les faits, le dialogue avec ce type de partenaires n’est pas toujours aisé pour bien des raisons différentes.

A ce titre, prenons l’exemple des festivals. Les gros festivals europĂ©ens de type Download, Graspop, etc. se fichent souvent des mĂ©dias Internet. Pour rĂ©sumer (et pour caricaturer), ils pensent qu’Internet « c’est de la daube » et qu’il n’y a pas de mĂ©dias sĂ©rieux. Et le pire, bien sĂ»r, est qu’ils ont raison sur le fait qu’il n’y a pas grand-chose de sĂ©rieux dans ce domaine en Europe… Les consĂ©quences sont multiples et, du coup, mĂŞme pour un mĂ©dia web Ă  forte notoriĂ©tĂ©, il faut parfois se battre pour avoir des pass !

Ainsi, comme on sait très bien que le premier attrait de Radio Metal, c’est son contenu, eh bien, on est très souvent obligĂ© de payer nos pass presse parce qu’on n’a pas envie d’attendre 107 ans des rĂ©ponses qui parfois ne viennent jamais « car on est un mĂ©dia web ». Alors on paie, on a du contenu Ă  vous proposer et, comme apparemment vous ĂŞtes contents du travail que l’on fournit alors, au final, tout le monde est content (enfin… sauf notre portefeuille pardi !).

Dans cette optique, que vous soyez satisfaits du contenu que l’on vous propose est pour nous le principal (et de très loin) mais je considère qu’il est tout à fait anormal que l’on soit contraint, en tant que média, de payer pour faire notre travail ! Malgré tout, la manière de fonctionner de certains fests est ce qu’elle est et mieux vaut probablement fonctionner de cette manière pour éviter de perdre du temps et de l’énergie pour rien.

Mais bon, vous savez, vendredi dernier Ă  1h du mat’ (enfin samedi plutĂ´t !) j’étais au studio – car c’était Ă  mon tour de le ranger et je n’avais pas pu le faire avant ! – et j’en ai profitĂ© pour Ă©tudier nos statistiques d’une manière approfondie. Et en analysant les raisons de l’augmentation impressionnante de nos stats, je me disais dans ma petite tĂŞte : « Souvent les gens disent qu’on bosse comme des tarĂ©s mais on est quinze fois moins fous que les gens qui lisent nos bĂŞtises tous les jours ! Et la preuve que nos lecteurs sont pareils que nous, c’est qu’ils sont de plus en plus nombreux Ă  nous lire ou Ă  nous suivre sur Facebook ! ».

Je me disais aussi qu’en ayant actuellement plus de 31 000 fans sur Facebook et en approchant régulièrement les 10 000 visiteurs uniques quotidiens sur le site, ce serait quand même sacrément cool pour le symbole de franchir ce fameux cap des 10 000 visiteurs différents/jour. Alors, forcément, j’imaginais la situation et je me disais que quand on dépasserait cette barre fatidique, je vous ferai une capture d’écran pour vous le dire !

Et pas plus tard que lundi dernier, soit le 30 janvier 2012, ça a été le cas pour la toute première fois ! La preuve via Google Analytics :

Image Ă  agrandir

Ainsi, communiquer quand on est un média qui s’appelle Radio Metal en ce vendredi 3 février 2012, c’est prendre le temps :

- de dire Ă  certains chargĂ©s de promotion qui (parfois) tentent de nous intimider qu’ils ne sont aucunement indispensables parce que la communautĂ© du metal connaĂ®t et apprĂ©cie Radio Metal grâce Ă  notre contenu diversifiĂ©… qui ne dĂ©pend donc pas uniquement de ces « fameuses interviews » qui leur sont si chères.

- de dire à tous les labels et maisons de disques qu’ils ont bien raison de bosser avec un média comme le nôtre pour vendre des disques via les supports physique et/ou numériques. Internet étant aujourd’hui le meilleur support pour valoriser leurs actions.

- de dire à tous les artistes qui démarrent qu’ils pourront toujours compter sur nous pour les aider à promouvoir gratuitement leur musique via High Hopes ou via nos formules promotionnelles à tarif préférentiel.

- de dire Ă  certaines structures majeures qui travaillent, en France, dans l’évĂ©nementiel (festivals, organisateurs de concerts…) qu’elles ont bien tort de nous brider sur l’exposition de notre logo Ă  cause (souvent) de notre libertĂ© de ton car c’est une erreur stratĂ©gique de croire que l’on peut se passer pour son business des mĂ©dias qui marchent. Et le fait est qu’il y a très peu de mĂ©dias metal qui marchent en France.

- de dire à toutes les structures qui n’auront eu de cesse, depuis le 1er avril 2007, de nous mettre des bâtons dans les roues (média autoproclamé numéro 1, etc.) que leurs stupidités ne seront jamais supérieures à notre persévérance. Eh oui, mes amis les clowns, sachez que Radio Metal et son public vous saluent bien !

Pour finir, sachez également que les gars de mon staff sont des fous furieux que je ne remercierai jamais assez pour avoir fait en sorte que le collectif Radio Metal parvienne toujours à dépasser la somme d’individualité qui le compose. D’ailleurs, vue l’ambiance au studio chaque jour, je peux vous le redire : les permanents du staff sont aussi fous que vous ! Et, bien sûr, je n’oublie pas l’importance qu’ont tous ceux qui contribuent, d’une manière ou d’une autre, à ce projet. Les évoquer en une phrase est d’ailleurs complètement immérité mais ils savent tous, je l’espère, que nous sommes bien loin d’être des ingrats.

Alors oui, Facebook et nos stats quotidiennes sur le site le confirment : chaque jour, vous êtes des centaines à découvrir notre média, à vous retrouver dans notre ligne éditoriale alternative et à rejoindre notre communauté. Cela montre que notre équipe a réussi, sans doute, à faire le plus dur, c’est-à-dire à construire un média professionnel sur le web metal français. A ce titre, je pense pouvoir affirmer que nous avons su stabiliser notre contenu et trouver notre public. Aujourd’hui, il faut par conséquent aller chercher de nouveaux rêves tout en relevant de nouveaux défis. Sachez que nous y travaillons en ce moment même et que le plus beau, je vous le garantis, est à venir.

Donc au final, communiquer quand on s’appelle Radio Metal, c’est surtout savoir exprimer sa plus profonde gratitude à celles et ceux qui nous ont fait confiance. Alors merci du fond du cœur, très cher public, d’être aussi DINGUE que nous !



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Seule la joie doit subsister


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Souvent je me demande, combien de personnes savent vraiment ce qu’est La Chape De Plomb.

Celle qui fait que s’extraire de son lit devient un exploit phénoménal ; celle qui noircit tous les détails de la vie quotidienne et qui nous empêche ainsi toute forme de recul.

Souvent je me demande, si La Chape De Plomb est simplement le revers de la médaille de ceux qui pensent trop ou si, bien au contraire, elle est justement la preuve éclatante que notre cœur sera toujours plus fort que notre esprit.

Oui souvent je me demande, si pister les réflexions est une parade efficace contre ce fardeau, ce poids, qu’est La Chape De Plomb.

D’ailleurs souvent je me demande, si notre sentiment d’euphorie ne serait pas, après tout, qu’une Chape De Plomb à l’envers… finalement aussi peu avouable.

Cependant, nous le savons tous, seule la joie doit subsister.

Et c’est bien sûr à elle qu’il faudra penser lorsque La Chape De Plomb reviendra.

Car elle reviendra.



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Il faut les surveiller comme le lait sur le feu


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« MĂ©fiez-vous de vos mamans ». La morale du prĂ©sent blog rĂ©side dans cette phrase inaugurale. Car aujourd’hui je vais en effet Ă©voquer avec vous ma mère et je sais que ce sera une bouffĂ©e d’oxygène pour tous ceux qui me reprochent de trop parler, avec ce billet hebdomadaire, d’indĂ©pendance mĂ©diatique et/ou d’argent.

D’ailleurs, petit apartĂ© sur un sujet parallèle, il est vrai que pour beaucoup de personnes qui ont besoin que les faits soient toujours blancs ou noirs, le cas Radio Metal restera Ă  jamais une Ă©nigme. En effet nous avons créé un mĂ©dia culturel (musique = culture) donc forcĂ©ment nous sommes des gauchistes libertaires (80% des journalistes sont de gauche) souhaitant prĂ©server leur libertĂ© de ton, un bel idĂ©al dont les doux rĂŞveurs que nous sommes n’arrĂŞtent pas de parler dans leurs articles. Mais d’un autre cĂ´tĂ©, RM est une entreprise qui est de facto gĂ©rĂ©e par des enfoirĂ©s de « capitalistes de droite ». L’expression ci-dessus Ă©tant, comme chacun sait, un plĂ©onasme. Des cultureux utopistes (Ă  fortes tendances anarchistes) fans de metal et fascinĂ©s par le grand capital : on dit souvent que Radio Metal a l’esprit de contradiction mais on s’amuse surtout Ă  jouer avec les contradictions qu’une partie des internautes nous prĂŞte bien facilement…

Par consĂ©quent, en ce vendredi 20 janvier, nous n’allons pas Ă©voquer ces sujets parfois considĂ©rĂ©s comme « polĂ©miques » mais on va tranquillement s’intĂ©resser ensemble Ă  un bout de bois, Ă  une tuile, au plafond de ma chambre d’enfant et au groupe Ministry, parce qu’il ne faut pas oublier que Radio Metal est avant tout lĂ  pour parler musique.

Le week-end dernier je suis rentré chez mes parents et quand j’ai ouvert la porte de ma chambre d’enfant j’ai tout de suite remarqué que certains objets avaient été déplacés. Non pas que j’ai un sens de l’observation incroyable mais disons que, quand on dérange mon bordel, je le remarque assez facilement. Cela concernait seulement quelques objets présents à l’origine dans ma bibliothèque qui se sont retrouvés, comme par enchantement, sur mon bureau.

Je vais donc voir ma mère, alias Maman Doc’, pour lui demander si elle était au courant de cet état de fait. Étrangement évasive sur cette question pourtant particulièrement simple, j’amène mon interlocutrice dans ma chambre et lui demande pourquoi, en prenant délicatement entre mes doigts un des fameux objets déplacés, « cette chose » s’était retrouvée sur mon bureau alors qu’à l’origine elle se trouvait, comme évoqué ci-dessus, dans ma bibliothèque…

Comprenant que « cette chose » me tenait visiblement Ă  cĹ“ur et sentant qu’elle avait probablement fait quelque chose qu’elle n’aurait pas forcĂ©ment dĂ» faire, Maman Doc’ commence Ă  sourire et tente de sortir de la pièce. ForcĂ©ment je fais barrage car d’une c’est bien mal connaĂ®tre ma persĂ©vĂ©rance et de deux l’attitude plus que suspecte de Maman Doc’ sur ce coup prouve que la principale intĂ©ressĂ©e dĂ©tient une bonne partie de la VĂ©ritĂ© concernant ces dĂ©placements inopinĂ©s d’objets.

Et Maman Doc’ de me dire :

- Ben en fait tu vois les traces au plafond ?
- Ouais…
- Eh bien quand j’ai vu ça j’en ai parlĂ© Ă  un de nos amis qui est venu, qui est montĂ© sur le toit et a constatĂ© qu’une tuile Ă©tait cassĂ©e et qu’il y avait une fuite… d’oĂą les traces d’eau.
- Ouais…
- Et donc quand il était sur le toit j’ai dû monter sur un escabeau pour taper sur le plafond…
- Ah et pourquoi ?
- Pour voir si la tuile ne bougeait pas… enfin j’ai fait ce qu’il m’a demandé.
- Et donc tu as tapé avec… ça ?
- Oui avec ce bout de bois.
- Un bout de bois ???
- Ben oui…
- Un bout de bois… !!! Papa, Maman se sert de mes objets de collections pour taper sur mon plafond !!!

Je vous la fais courte : ce vulgaire « bout de bois » traité avec mépris par ma maman, ce n’était rien de moins que la baguette d’Aaron Rossi, le batteur de Ministry ! Une baguette qui a la plus haute valeur à mes yeux puisque je l’avais récupérée lors d’un concert du groupe donné il y a quelques années. Depuis ce jour, je l’ai donc gardée précieusement chez mes parents car, en tant que fan de Ministry, c’est pour moi un sacré collector nom de Zeus ! Surtout quand on voit la manière dont le musicien l’a martyrisée…

Bref tout ça pour vous faire partager une chose finalement assez simple : quand vous avez des objets cultes auxquels vous tenez, ayez le réflexe de les cacher mais, surtout, ÉLOIGNEZ-LES DE LA PORTÉE DE VOS PARENTS !

Car, ces gens-lĂ , il faut toujours les surveiller comme le lait sur le feu… ;)



Le Blog Du Doc   

S’aventurer sur un terrain glissant


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Bonjour à tous ! La semaine dernière, je n’ai même pas pris le temps de vous présenter mes vœux. Ce n’est pas bien n’est-ce pas ? Eh oui que voulez-vous… sûrement une part de moi-même qui n’aime pas les choses formelles que l’on dit souvent « parce qu’il faut les dire ». Mais enfin, je vous souhaite bien sûr une santé au top et aussi de continuer à être heureux, ou alors de le devenir. Parce qu’à part la santé et le bonheur, je ne sais pas trop quoi vous souhaiter au final…

Ah si en fait, je vous souhaite également de vous battre pour réaliser tous vos rêves car ça c’est très important. Georges Bernanos a d’ailleurs écrit à ce propos : « L’avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne suit pas l’avenir, on le fait. » J’espère donc que 2012 sera pour chacun d’entre vous l’année du rêve et des prémices de sa concrétisation future.

D’ailleurs la semaine dernière, pour me souhaiter la bonne annĂ©e, on m’a demandĂ© en commentaire de ce blog combien de fois par jour je me masturbais parce que le lecteur en question considĂ©rait (en gros) que je faisais le malin en parlant pour ne rien dire. Rien dire ou dire peu, en effet, est une politique de beaucoup de mĂ©dias qui selon moi mettent une distance trop importante entre eux et leurs lecteurs, et ce notamment Ă  cause de leurs contraintes Ă©conomiques. Et ces contraintes-lĂ  sont très rarement abordĂ©es par les journalistes de ces mĂ©dias qui, pourtant, sont parfois bien prompts Ă  dĂ©noncer « les magouilles et le système ».

Etonnant non ?

Ca me rappelle parfois, dans un autre registre, le fossé qui peut exister entre le peuple et les politiques. Les politiques sont tellement à l’ouest sur certains sujets qu’ils se retrouvent complètement déstabilisés quand on leur pose des questions importantes qui font le quotidien de la majorité des gens. Souvent ils tentent donc une réponse fumeuse pour ne pas passer pour des imbéciles alors qu’ils savent très bien qu’ils ne maîtrisent pas du tout leur sujet. Et dans ce cas, c’est vrai, il faut savoir fermer sa grande bouche.

Exemple : hier soir je suis allé refaire le monde dans les nouveaux locaux de nos amis de Zyva. Et ils m’ont expliqué que récemment un homme politique avait déclaré lors de l’émission Le Grand Journal sur Canal+ que, selon lui, les réseaux sociaux « ne joueraient pas un rôle déterminant dans l’élection présidentielle à venir ». Un point de vue intéressant… surtout quand on sait que Barack Obama a été élu en 2008 aux Etats-Unis notamment grâce à la faculté qu’il a eue de toucher directement les gens via Facebook ou Twitter ! Alors c’est vrai, peut-être que les réseaux sociaux ne joueront pas en mai 2012 un rôle aussi important en France que ça ne l’a été aux Etats-Unis par le passé… mais malgré tout certains de nos politiques paraissent assez éloignés de choses pourtant fondamentales.

De la difficultĂ© de dire ou ne pas dire les choses selon les situations, le contexte etc. Le politique devrait savoir se taire, les mĂ©dias devraient dire plus de choses… tout ça est compliquĂ©.

Le blog de la semaine dernière avait simplement pour mission de faire partager des éléments qui composent la vie d’un média et dont le public n’a pas forcément connaissance. Alors, bien sûr, quand tu parles de coulisses tu as toujours des gens que ça embête. Parce qu’ils ont besoin de manichéisme et qu’ils pensent qu’on dénature le monde de la musique (qui se doit d’être tout beau, tout propre et avec plein de paillettes partout) sans oublier, bien évidemment et comme chacun sait, que notre média cherche la polémique à tous prix.

Mais, pour beaucoup de gens, être polémique c’est être sincère. A ce titre, ça ne me dérange donc pas que certains nous insultent car, selon eux, dans ces colonnes on parle trop de « de cul, de statistiques, de coulisses et de friiiiiiic ! ». Pour eux de toute façon « dire les choses » c’est être polémique donc comme je ne suis pas d’accord avec ce raisonnement… eh bien on va continuer à nous exprimer comme on veut !

La relation entre les médias et les annonceurs est un sujet très difficile à aborder notamment car RM, en tant que média, est au cœur de ces problématiques. Et alors ? Ce n’est pas parce que nous sommes en plein dedans que nous ne devons pas en parler ! Bien au contraire même. Le vrai problème, c’est que ces questions importantes sont constamment passées sous silence. Pas étonnant car, sur ce sujet, les médias se trouvent sur un terrain extrêmement glissant où les lecteurs peuvent se braquer et ne pas comprendre leurs contraintes. Ainsi ils prennent la décision compréhensible, et plus confortable, de garder ça pour eux pour éviter de perdre les gens qui les font vivre.

C’est donc la philosophie du média et sa vision du « risque » qui fait qu’il choisit de parler, ou non, de ces problématiques.

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Quand tu l’aperçois au loin puis qu’elle se rapproche, tu as le choix d’aller la voir mais tu prends le risque de la braquer parce qu’elle sera trop surprise. Mais tu as aussi la possibilitĂ© d’aller la voir et de ne pas la braquer parce qu’elle sera surprise mais honorĂ©e. Ou alors tu peux subir et ne pas bouger, tĂ©taniser, en te disant que tu es en train de croiser la personne de ta vie et qu’elle te passe en ce moment mĂŞme sous ton nez Ă  l’image de ta vie, en règle gĂ©nĂ©rale, qui dĂ©file… sans aucune prise de risque.

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En tant que média, nous avons su vous séduire avec notre authenticité car vous considérez, comme nous, que faire et dire les choses est la base de notre activité. Radio Metal peut d’ailleurs se permettre d’être autant sincère et rentre dedans, et ce malgré son succès, avec ses auditeurs et son lectorat pour deux raisons majeures.

DĂ©jĂ  parce que nous sommes prĂŞts Ă  prendre le risque de perdre certains d’entre vous. En effet, si notre manière de procĂ©der et de voir le monde vous dĂ©range, eh bien vous pouvez ne pas nous lire et aller voir si on Ă©crit pareilles inepties ailleurs. Vous gagnerez ainsi du temps et nous gagnerons des lecteurs qui nous correspondent. Je n’ai pas peur de tenir ce discours parce que je sais très bien que nos lecteurs sont justement plus ouverts d’esprits que les internautes de bon nombre de mĂ©dias et que le dĂ©but de ce paragraphe concerne une minoritĂ© d’internautes.

Mais enfin c’est vrai : si vous n’êtes pas contents aucun problème pour se dire « bye bye » dès maintenant comme l’avait finement dit en musique Menelik.

D’autre part, et c’est le plus important, on est sincère parce que la sincérité, l’honnêteté et l’indépendance maximale lorsque l’on est un média : il faut aller les chercher. Et ça a été notre cas dès le début de RM. On s’est battu comme des chiens pour proposer une ligne éditoriale ouverte et offensive. Et puis, si on en est là aujourd’hui, c’est avant tout parce que les artistes, au tout début de notre aventure, avaient pris des formules promo pour faire leur comm’ chez nous dans le but de profiter de l’arrivée d’un nouveau média professionnel sur Internet. Ce qu’ils considéraient comme une chance. Et c’est uniquement cela qui nous a permis de survivre financièrement puis de nous développer.

RM est intrinsèquement lié aux artistes depuis ses débuts et sait qu’il leur doit énormément.

Quand tu regardes notre Histoire, lecteur, tu vois que les labels, producteurs de spectacles et tout le cirque du monde de la musique (d’ailleurs souvent composé de clowns très drôles !) a suivi parce qu’il a vu que dans la salle de spectacle il y avait du monde (vous tous) et qu’apparemment le show quotidien (effectué par nous-mêmes) n’était pas trop mal, en tout cas « original et décalé », comme leur avait dit leurs amis…

Maintenant que nous sommes devenus un média fort, nos discours provoquent parfois des réactions violentes mais ce n’est pas grave car c’est simplement un signe de plus qu’on a gagné.

Vous avez beau nous reprocher tout ce que vous voulez, RM tiendra toujours le discours qu’il veut, sur n’importe quel sujet, parce qu’en 5 ans d’activitĂ© nous avons su nous faire un nom tout en nous faisant respecter grâce Ă  notre travail et Ă  notre discours. Nous avons de plus en plus le pouvoir de dire, malgrĂ© notre notoriĂ©tĂ©, car nous avons obtenu une lĂ©gitimitĂ©. Et c’est une sacrĂ©e chance. Certains d’entre vous diront toujours qu’on raconte des bĂŞtises mais c’est nous, malgrĂ© tout et c’est important de faire ce petit rappel, qui prenons les dĂ©cisions de vous parler de sujets que vous ne maĂ®trisez pas forcĂ©ment puisque vous ne travaillez pas forcĂ©ment au quotidien dans un mĂ©dia. La semaine dernière par exemple, c’est moi-mĂŞme qui aie dĂ©libĂ©rĂ©ment choisi de vous donner de la matière, du contenu, par souci de sincĂ©ritĂ©. Ne l’oubliez pas car c’est plus important qu’il n’y paraĂ®t lorsque l’on parle de libertĂ©…

Donc si notre manière de faire dérange ce n’est pas notre problème et nous continuerons de nous aventurer, quand ça nous chante et quand le sujet le mérite, sur un terrain glissant.

Vive la liberté !!!



Le Blog Du Doc   

Un dialogue important qui intervient bien tard


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« Franchement, fais gaffe à ne pas paraître prétentieux… » me disait il y a quelques heures Spaceman à propos du présent Blog dont je lui avais dévoilé à l’oral les « bonnes feuilles ». Et donc, comme vous le remarquez, je suis d’emblée son conseil en mettant l’expression « bonnes feuilles » entre guillemets pour éviter toutes interprétations erronées de votre part !

En effet, aujourd’hui je vais vous donner mon point de vue, en tant que responsable mĂ©dia, sur la stratĂ©gie mĂ©dia de certains labels qui pourrait contribuer – combinĂ©e Ă  beaucoup d’autres paramètres – Ă  une cessation d’activitĂ© que je ne leur souhaite Ă©videmment pas. Mon avis sera d’ailleurs largement illustrĂ© par une conversation tĂ©lĂ©phonique que j’ai eue avant-hier avec un label. Voici les faits.

Dans le courant de la semaine, notre fine Ă©quipe reçoit une newsletter qui nous dit qu’une journĂ©e promo* est prochainement organisĂ©e par le label d’un groupe de metal qu’on apprĂ©cie et qu’on a beaucoup valorisĂ© par le passĂ©. Je dis Ă  mon interlocuteur que cette interview nous intĂ©resse sur le principe et qu’il faut donc que son chef, le responsable du label en question, revienne vers moi dans le but qu’on mette en place une promotion d’envergure sur le site de Radio Metal. En effet qui dit « promo d’un groupe », dit « disque Ă  valoriser pour le label », mais dit aussi « travail de prĂ©paration pour le mĂ©dia qui fait l’interview » et dit, en consĂ©quence de tout ça, « interview en ligne ».

Suite à mon message, le responsable du label m’appelle par conséquent au téléphone et voici ci-dessous un extrait de notre dialogue ô combien symbolique. RM pour Radio Metal et L pour mon interlocuteur Label. Bonne lecture.

L : Ouais j’aime pas trop la manière dont vous fonctionnez à Radio Metal…

RM : C’est-à-dire ?

L : Tu me demandes de payer pour avoir une interview sur ton site et ce n’est pas normal…

RM : Tu plaisantes ?! On ne fait pas payer les interviews !

L : Bah on te propose une interview et toi tu me réponds marketing !

RM : Ben non c’est toi qui parle de marketing, moi je n’ai jamais parlĂ© marketing : je te parle promo car c’est l’objet de ton mail…

L : Tu joues sur les mots…

RM : Non ce n’est pas vrai et ce n’est pas de cette manière qu’on procède. Je ne te demande absolument pas de payer pour une interview – car je fonctionne Ă  ce titre exactement comme la presse magazine de qualitĂ© – mais simplement de prendre en compte que ça va faire 5 ans qu’on existe, que ton groupe a Ă©tĂ© valorisĂ© Ă©normĂ©ment sur le site gratuitement pendant des annĂ©es et qu’aujourd’hui mes contraintes Ă©conomiques et Ă©ditoriales sont beaucoup plus fortes qu’avant. Mets-toi Ă  ma place, un mĂ©dia comme Radio Metal qui sort des interviews de Gojira, Guns N’Roses, Nightwish ou Evanescence est obligĂ© de faire des choix Ă©ditoriaux car nos moyens humains ne sont pas extensibles… donc on ne peut pas tout faire et on est obligĂ© d’effectuer des choix. Et le choix de l’interview de ton groupe, en l’occurrence, ne s’impose pas Ă  cause de nos contraintes Ă©ditoriales et de temps.

L : Mouais je ne sais pas trop quoi te dire…

RM : Ben une interview c’est du boulot ! C’est mĂŞme ce qui nous prend le plus de temps, moi je vais pas m’amuser Ă  faire travailler mes gars sur une interview qui n’est pas prioritaire alors que tu refuses de nous aider en contrepartie non ? Je ne connais aucune entreprise qui fonctionne, Ă  un moment donnĂ©, sans contrepartie financière de la part de ses partenaires… qui eux gagnent de l’argent grâce Ă  la promo en question ! Je te demande une forme de rĂ©ciprocitĂ© d’autant plus que mon contenu est 100% gratuit.

L : Mais justement je t’apporte un contenu aussi ! Et ton contenu, c’est ça qui fait que les gens viennent sur ton site ! Faut pas l’oublier. Sans contenu, tu ne peux pas fonctionner…

RM : Ben ouais c’est du contenu mais regarde le contenu que nous on a déjà ! L’interview que tu me proposes je trouve ça très cool et, comme je te dis, ici on aime le groupe et on a déjà fait beaucoup pour lui. Mais derrière, on est dans une situation où on ne peut pas orchestrer à chaque fois une promo d’envergure pour nos partenaires notamment à cause de notre emploi du temps ! Par ailleurs, j’ai des charges et mon but c’est de payer mes gars à leur juste valeur. Et je peux te dire qu’il va falloir que j’attende longtemps si tu fais de la promo à hauteur de 0 euros à chaque fois et si tout le monde fait comme toi… tout ça tu le comprends n’est-ce pas ?

L : Mais Amaury on n’a pas de budget nous…

RM : Tu n’as pas de budget communication pour cette sortie importante de ton label ?

L : On n’a pas de budget de communication pour Internet…

RM : Très bien donc oui, tu as un budget, mais pas pour Internet. Alors du coup tu investis où ?

L : Dans la presse magazine spécialisée.

RM : Laquelle ? Si ce n’est pas indiscret ?

L : Je prends une demi-page dans ** et dans ***.

RM : Et d’autre chose ?

L : Non, on n’a pas beaucoup de budget comme je t’ai dit.

RM : Si tu veux investir sur du professionnel et toucher un public fidèle tu fais bien d’investir dans **, là je te comprends, parce que la marque est connue et la périodicité assurée. Mais derrière pourquoi ce choix d’investir dans *** qui est une marque morte depuis bien longtemps et qui ne vend rien alors que tu as des médias web comme nous qui ont 30 000 fans sur Facebook et qui font 25 000 pages vues chaque jour via le site ?!

L : Avec Internet, je ne sais pas les retours que je vais avoir et tu sais moi je suis un producteur de disque et mon but est de vendre des disques. Au début de notre conversation tout à l’heure, tu me disais que pour le merch du groupe et pour ses tickets de concerts, c’était également positif d’avoir de la pub chez vous. Mais moi je suis producteur de disque encore une fois ! Donc ce qui m’intéresse c’est de vendre des disques : point ! Alors peut-être que si j’étais dans une boîte de merchandising ou si j’étais producteur de spectacles ok… mais là…

RM : C’est vrai que les gens achètent de moins en moins de disques…

L : Je ne te le fais pas dire…

RM : Mais justement les ventes du numérique augmentent…

L : Oui tu as lu comme moi le rapport du SNEP mais les gens n’achètent pas encore beaucoup sur le web donc bon… avec vous je n’ai aucune garantie.

RM : Et quelles garanties as-tu en faisant de la pub dans la presse spécialisée ?

L : (silence)

RM : Des mĂ©dias professionnels focalisĂ©s metal/rock en France, il n’y en a pas 36… et pour ĂŞtre honnĂŞte j’en vois rĂ©ellement deux. Il y a d’un cĂ´tĂ© ** qui a du gros contenu chaque mois sur le mag et qui a près de 20 000 fans sur Facebook – parce qu’il a compris qu’il devait agir sur Internet d’une manière ou d’une autre – et d’un autre cĂ´tĂ© il y a Radio Metal. Qu’Universal, Sony, Warner Music, Nuclear Blast etc. annoncent chez nous, ça ne te met pas la puce Ă  l’oreille ? S’ils le font, c’est bien qu’il y a une raison et qu’ils y ont intĂ©rĂŞt non ?! Si tu n’as pas de budget, il faut que tu sois prĂ©sent sur ces deux mĂ©dias et puis basta !

L : Tu vient d’Ă©voquer bon nombre de majors qui ont des budgets…c’est bien diffĂ©rent de nous.

RM : Non ce n’est pas si différent car moi je te parle avant tout de stratégie d’entreprise.

Fin de l’extrait.

Le contexte musical est extrĂŞmement dĂ©licat certes, mais mon interlocuteur d’hier m’a rappelĂ© Ă  nouveau qu’une structure-label qui balançait toute sa comm’ dans la presse (quelle incroyable erreur stratĂ©gique…) et qui n’anticipait jamais la tournure des Ă©vĂ©nements (en l’occurrence mĂ©diatique mais j’imagine que ce constat peut malheureusement ĂŞtre appliquĂ© Ă  d’autres niveaux de la structure reprĂ©sentĂ©e par mon interlocuteur…) finirait de toute façon par mourir.

Si ce n’est pas cette année, ce sera dans 2, 5, 10 ans ou plus. Mais elle mourra forcément, parce qu’en tant qu’entreprise les mauvais choix se payent toujours.

Alors oui, quand un responsable label m’explique en 2012 (!) qu’il n’a jamais annoncĂ© sur Internet alors que l’éclosion du web a plus de 15 ans et que beaucoup de supports existent en France (une vraie chance d’ailleurs) pour orchestrer correctement la promotion de ses artistes… je me dis que oui, en effet, il a de profondes questions Ă  rĂ©soudre. Car si un label n’a pas les moyens d’investir partout, ce que je comprends bien volontiers, il se doit au moins de cibler les bons mĂ©dias après un minimum de rĂ©flexion.

MĂŞme si cette fameuse « industrie de la musique » est très dure et peut provoquer des chutes, ĂŞtre pris dans la sinistrose ambiante en passant son temps Ă  se lamenter – « franchement, les gens n’achètent plus de disques, c’est triiiiiiiste » – sert, au final, Ă  quoi ? Mon interlocuteur d’avant-hier s’est-il vraiment posĂ© – question valable pour bon nombre d’acteurs du milieu – les bonnes questions ? Et au quotidien agit-il concrètement, et diffĂ©remment, pour faire Ă©voluer son mĂ©tier ?

Il me paraît nécessaire que toutes les structures du monde de la musique balaient devant leur porte et agissent pour qu’elles mêmes, et donc le secteur dans sa globalité, s’en sortent. Pour cela il faut avoir des idées (à tous les niveaux), tenter des choses et innover. Les artistes, eux, l’ont bien compris et des exemples prouvent que ça peut marcher alors pourquoi les labels sont-ils si souvent fatalistes dans le discours et si frileux dans les actes ?

Il n’y a vraiment pas de raisons…

Car si les disques se vendent moins, tout le monde est concerné par le phénomène et il faut faire avec en trouvant d’autres solutions économiques. Oui, aujourd’hui, les gens n’achètent plus de disques physiques mais ils ont de plus en plus tendance à acheter sur Internet des disques ou titres numériques via iTunes et les autres plateformes de téléchargement légal. Oui, aujourd’hui, il est délicat pour beaucoup de labels de s’en sortir financièrement mais sans remise en cause et sans nouvelles actions une chose est claire : ils feraient mieux de s’arrêter tout de suite pour éviter des dégâts plus importants dans le futur.

Le secteur de la musique est maintenant en mutation perpétuelle donc soit les structures se renouvellent, soit elles disparaissent.

Pour information, le label que j’avais au téléphone avant-hier me donne une réponse sur un partenariat plus poussé dans les prochaines heures. Si sa réponse est positive, alors ce sera la première fois qu’il donnera son accord à un média Internet focalisé metal pour un partenariat financier à la hauteur des prix pratiqués par la presse magazine metal.

De mon point de vue ce serait bien sûr une bonne chose pour le développement de Radio Metal mais, malgré tout, qu’il le fasse aussi tard reste assez alarmant… pour la stratégie de son entreprise.

* Une journée promo est une journée où les médias comme nous ont la possibilité de faire des interviews d’artistes.



Le Blog Du Doc   

Mettre les points sur les i


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Celui qui gueule est très souvent celui qui, au final, se fait respecter. Dans un secteur concurrentiel, on n’a pas vraiment le choix de toute façon : il faut faire la diffĂ©rence et ne jamais laisser indiffĂ©rent. « Gueuler » – le verbe est Ă  prendre ici au propre comme au figurĂ© – pompe beaucoup d’énergie mais, Ă  partir du moment oĂą le hurlement est justifiĂ© et qu’il dĂ©fend les intĂ©rĂŞts de sa structure, ne pas le faire se rĂ©vèlerait, en fait, ĂŞtre un frein au dĂ©veloppement de son projet…

Le dernier Blog de l’année va s’intéresser au dialogue que Radio Metal peut avoir avec certains de ses partenaires. Alors bienvenue, amis lecteurs, dans nos coulisses.

Depuis notre entrée dans l’arène médiatique, et ceux qui nous suivent depuis le tout début le savent bien, nous avons toujours eu un discours offensif et libre. C’est notre identité, notre marque de fabrique. Crier, pourtant, ne fait pas spécialement partie de notre tempérament mais faire partager ce que l’on pense et se battre pour nos idées, oui.

Dire ce que l’on a sur le cœur, c’est donc notre manière à nous de crier et de lever le poing, notre emblème.

Nous sommes le 30 décembre 2011 et le 1er avril 2007, date de notre création, me paraît aujourd’hui incroyablement loin. Ce que je constate, c’est que notre discours n’a pas varié d’un iota mais la notoriété de notre média est maintenant très différente car nous sommes devenus une pièce majeure dans le jeu des médias metal français. Pour cela, nous avons fait notre trou grâce à vous. Et les annonceurs qui, avec le temps, ont investi chez nous (labels, producteurs de spectacles, etc.) l’ont fait uniquement parce que nous étions devenus cette « pièce majeure » évoquée ci-dessus.

Cette histoire, notre Histoire, je l’ai toujours en tĂŞte quand un cĂ©lèbre producteur de spectacles me propose, il y a encore quelques jours, d’être partenaire de la prochaine date parisienne d’un groupe pionnier de notre style musical fraĂ®chement reformĂ©. Et sa proposition me fait mĂŞme sourire parce qu’il me propose un Ă©change de type « Je te donne 10 places, tu as de la visibilitĂ© logo dans le mĂ©tro et, en Ă©change, tu me fais de la pub gratuitement sur le site ». Or ce fonctionnement marche peut-ĂŞtre avec d’autres mĂ©dias mais sĂ»rement pas chez nous ! Car, nous, nous sommes une entreprise, nous reprĂ©sentons bientĂ´t 30 000 (!!!) personnes sur Facebook et on a les mĂŞmes soucis que la presse magazine… sauf que nos contraintes Ă©conomiques sont encore plus fortes Ă  cause de notre contenu 100% gratuit !

Tous ces paramètres, mon interlocuteur les a dans la tĂŞte, mais il tente quand mĂŞme le coup du gratuit. Il a bien raison de le tenter et je ferais sans doute la mĂŞme chose Ă  sa place car c’est ça le business. Mais si nos partenaires qui recherchent de la promo d’envergure ne comprennent pas qu’avec Radio Metal il faut passer par la case « argent »… alors ils n’auront pas de promo.

Les règles du jeu sont simples.

« Se faire respecter » quand on est un jeune média web professionnel, c’est savoir expliquer à l’ensemble de nos partenaires qu’on se fiche d’avoir un logo sur un espace pub dans le métro, sur des flyers, etc. Et ce même si la tournée pour laquelle on nous sollicite est prestigieuse. Parce que la priorité pour nous est de continuer à s’en sortir financièrement pour avoir prochainement un salaire qui soit à la hauteur de notre investissement.

Alors, bien sĂ»r, on ne va pas cracher sur de l’exposition ni sur de la communication mais de toute façon la comm’ d’un mĂ©dia web comme le nĂ´tre repose avant tout sur son site et sur les rĂ©seaux sociaux. Le reste est vraiment secondaire et l’essentiel dans tout ça est le nombre toujours croissant de personnes qui connaissent « la marque Radio Metal »… et ça se compte en dizaines de milliers.

Dans les faits, RM prĂ©fèrera, par ailleurs, toujours bosser rĂ©gulièrement avec ses partenaires car cette rĂ©gularitĂ© leur permet d’avoir chez nous une exposition avantageuse Ă  tarif prĂ©fĂ©rentiel sachant que, en parallèle, cela nous donne bien sĂ»r la possibilitĂ© de gonfler son chiffre d’affaires (pour vous proposer un contenu de qualitĂ©, etc.). Avec le temps, je me suis d’ailleurs aperçu que bon nombre de producteurs de spectacles prĂ©fĂ©raient fonctionner au « one-shot » avec les mĂ©dias web, en tout cas avec nous, parce qu’ils n’ont pas encore le rĂ©flexe Internet et qu’ils prĂ©fèrent encore dĂ©penser la plupart de leur budget comm’ dans la presse magazine… qui a bien raison d’en profiter.

Mais je suis certain que les retours sur investissements qu’offre la presse sont très limitĂ©s par rapport Ă  ce que peut donner un site comme le nĂ´tre. Et j’en parle en connaissance de cause puisque Radio Metal a annoncĂ© dans la presse pendant de très longs mois. A l’époque, on l’avait avant tout fait dans une optique d’image parce qu’on avait conscience qu’on nous prendrait encore plus au sĂ©rieux et que nos partenaires – qui ont encore, comme indiquĂ© plus haut, des rĂ©flexes magazines – se diraient « Ha, p*tain ils annoncent chez untel, ça veut dire que c’est sĂ©rieux ». Pourtant, quel a Ă©tĂ© l’effet rĂ©el de ces pubs ? Combien d’entre vous nous ont connus par la presse ? Ces questions mĂ©ritent d’être posĂ©es.

Comme vous vous en doutez, je n’ai aucun souci avec la presse mag’ qui fait du bon travail mais il est de mon devoir de faire prendre conscience Ă  mes partenaires labels que les privilèges qu’ils lui donnent encore – notamment Ă©ditoriaux – doivent ĂŞtre nuancĂ©s. A ce titre, quand je vois que, par exemple, on ne nous propose jamais de voyage de presse pour aller faire des Ă©coutes en avant-premières alors qu’avec RM le reportage en question serait en ligne dans les deux jours… c’est assez Ă©nervant. Alors, bien sĂ»r, sachez que je ne me prive jamais de contacter mes interlocuteurs pour leur dĂ©tailler tout ce qu’ils perdent en promo…

Mais, enfin, chacun fait comme il veut et la politique de Radio Metal a toujours Ă©tĂ© d’avantager ceux qui nous soutiennent et qui mettent TOUT en Ĺ“uvre pour nous aider sur l’éditorial et/ou sur le financier. Plus on nous aide, plus on fera des efforts pour notre partenaire : voilĂ  notre logique. Cette politique sera la mĂŞme en 2012… sauf que nous serons encore plus durs et exigeants parce que j’ai l’impression que, parfois, mes partenaires ne se bougent pas les fesses comme ils pourraient le faire. Et du coup ça m’agace !

Malgré tout, comme votre serviteur est taquin par nature et aucunement ingrat, je profite quand même de ce billet pour remercier ici tous nos partenaires et particulièrement les annonceurs qu’ont été cette année Adipocere, Arachnée Concerts, Bavaria, Century Medias, Chaosphere, Colmar Expo SA, Dean, Eagle Naïve, Eblasthop, Eldorado, Decibel Rebel, Gérard Drouot Productions, Music For Ever, Nuclear Blast Records, Pias, Sony, Soundworks, Speakeasy, Universal, Warner Bros Entertainment et Warner Music France, XIII Bis Records ainsi que tous les autres qui nous ont fait confiance.

Quant à vous, auditeurs et lecteurs, je vous souhaite bien sûr le meilleur pour 2012 avec, au premier plan, une santé parfaite. Et puis, bien évidemment, encore merci pour votre fidélité à toute épreuve car sans vous nous aurions depuis très longtemps baissé les bras.

Le Blog Du Doc   

De la difficulté d’être un artiste de metal en France


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« Certes, on a une notoriété, mais on ne vend pas de disques. Les disques, ça ne vend pas. Ceux que nous vendons financent en gros l’enregistrement de l’album. C’est la réalité qu’il faut comprendre dans le business de la musique en général ; et le metal n’est pas le seul style à être touché. Nous n’avons pas eu l’occasion de vivre à la grande époque où les gens pouvaient se faire de l’argent sur les ventes de disques, ça n’existe plus. Maintenant, ce qui rapporte de l’argent, c’est vendre du merchandising et partir en tournée. » Joe Duplantier, chanteur/guitariste de Gojira.

Un grand groupe comme Gojira vend peu de disques et cela a bien entendu des consĂ©quences directes – comme le prĂ©cise le frontman dans notre rĂ©cente interview – sur sa situation financière. D’ailleurs, beaucoup de faits prouvent que le mĂ©tier d’artiste est de plus en plus prĂ©caire alors prenons le temps de nous intĂ©resser concrètement Ă  l’Economie de la Production Musicale en France pour comprendre pourquoi les choses sont de plus en plus dures pour les artistes en gĂ©nĂ©ral, et plus particulièrement pour les musiciens de notre pays.

Le week-end dernier, je me suis justement penchĂ© attentivement sur le rapport 2011 (concernant l’annĂ©e 2010) du SNEP – le Syndicat National de l’Edition Phonographique – dans le but d’avoir des chiffres prĂ©cis sur la situation actuelle du monde de la musique en France. L’annĂ©e dernière, le marchĂ© physique pesait donc 466,3 millions d’euros alors que le marchĂ© numĂ©rique reprĂ©sentait lui cinq fois moins, soit 88,1 millions d’euros. Le marchĂ© physique a baissĂ© de 8,9% par rapport Ă  2009 alors que le marchĂ© numĂ©rique est pour sa part en hausse de 14,1%.

Le schéma ci-dessous montre d’ailleurs l’évolution de la situation depuis 2007.

Source : SNEP

Comme vous le voyez, si le marchĂ© numĂ©rique est en dĂ©veloppement, son Ă©volution se fait bien trop progressivement pour compenser la baisse des ventes physiques. Quand le marchĂ© numĂ©rique sera en France au mĂŞme niveau que le marchĂ© physique alors peut-ĂŞtre que la situation financière des artistes commencera petit Ă  petit Ă  Ă©voluer… Mais cela se fera très doucement et, surtout, dans combien de temps ? Bien malins ceux qui pourraient le dire ! En tout cas, il est totalement excessif d’affirmer comme Pascal Nègre que « le marchĂ© de la musique est reparti » alors que nous paraissons ĂŞtre dans une (très longue) pĂ©riode de transition oĂą les artistes sont de plus en plus contraints de crĂ©er leur propre modèle Ă©conomique pour sortir du tunnel…

Mais il est fort probable que quand le patron d’Universal parle de « marchĂ© qui repart » il pense avant tout aux perspectives Ă©conomiques de son label et pas Ă  la situation personnelle des artistes ce qui, Ă  mon sens, est une erreur assez grave puisque la première chose Ă©voquĂ©e dans ce paragraphe ne sera Ă  terme plus possible si la seconde ne suit pas.

Une des consĂ©quences de l’actuelle pĂ©riode de transition est qu’un groupe comme Gojira ne parvient pas Ă  vivre correctement de son activité… Par vivre correctement, j’entends avoir un salaire, s’acheter une voiture, un appartement, une maison etc. Des choses « normales » de plus en plus Ă©loignĂ©es du quotidien des artistes. Entre 2002 et 2010, le marchĂ© de la musique enregistrĂ©e a ainsi perdu 57% de sa valeur, soit près de 750 millions d’euros, et cela ne peut qu’avoir un effet catastrophique sur les finances des groupes.

Mais si on choisit de s’intĂ©resser en profondeur au cas des artistes français via le rapport du SNEP, on prend Ă©galement conscience que leur situation financière devient de plus en plus complexe Ă  cause du système français dans sa globalitĂ©. Car si l’on vient d’aborder le contexte Ă©conomique de notre domaine d’activitĂ© (qui peut s’appliquer par bien des aspects Ă  l’Ă©chelle internationale), il n’en demeure pas moins qu’en France la non-mĂ©diatisation d’un style comme le metal laisse encore moins de chances aux artistes Ă©voluant dans ce style de percer.

A ce titre, je vous laisse méditer le propos suivant extrait du rapport du SNEP : « Le deuxième enjeu qui retient l’attention reste l’absence de diversité dans la programmation des radios musicales. Pour mémoire, en 2010, 15 titres ont représenté 90% des diffusions des nouveautés francophones. Comment se satisfaire d’une telle indigence ? »

Pendant que les radios FM, comme le prouvent les données ci-dessus, se contrefichent de la diversité musicale avec leur 15 titres qui font bien rire (jaune) les musiques alternatives, il faut malheureusement noter que la musique (en règle générale) se fait de plus en plus rare à la télévision. A ce sujet, le rapport du SNEP insiste sur le fait que « l’exposition de chanson se fait très majoritairement à des horaires peu fédérateurs (entre minuit et 6 heures du matin) alors que la diffusion de chanson fait l’objet d’un transfert des chaînes généralistes à forte audience vers des chaînes confidentielles […] L’ensemble de ces facteurs a un impact négatif fort sur l’exposition de nouveaux talents – qui n’ont pas de place à l’écran – et au final sur la diversité musicale – les différents genres musicaux n’ayant pas d’espace d’expression donc peu de chance d’élargir leur public ».

Ainsi, en ce qui concerne le metal, comment les artistes français d’aujourd’hui et de demain peuvent-ils vivre correctement de leur activitĂ© si on ne leur donne quasiment pas d’espace d’expression dans leur propre pays ? Il faut ĂŞtre rĂ©aliste, c’est presque mission impossible ! Du coup, lorsque l’on y rĂ©flĂ©chit, le vrai dĂ©fi d’un artiste français qui souhaite rĂ©ussir en faisant du metal passe peut-ĂŞtre par l’ambition nĂ©cessaire de vouloir toucher en premier le public Ă©tranger car en France il est très compliquĂ© d’y arriver… mĂŞme si Gojira a, lui, rĂ©ussi.

Pour revenir au manque de musique Ă  la tĂ©lĂ©vision, France 2 avait d’ailleurs rĂ©cemment assurĂ© Ă  Nagui que son Ă©mission Taratata ne serait pas diffusĂ©e trop tard dans la soirĂ©e mais Ozap.com nous apprend que dans un entretien accordĂ© au Figaro, l’animateur-producteur a estimĂ© que la chaĂ®ne publique n’avait pas tenu ses engagements. « La chaĂ®ne m’avait dit « Ce sera, promis, entre 23h et minuit ». Je me suis bien fait avoir, c’est 23h50-55. Je suis un peu bougon » affirme ce passionnĂ© de musique.

Au moment où j’écris la présente bafouille, j’ai une pensée pour Patrick Roy.

S’il était encore là, avec nous, qu’aurait-il fait ? Qu’aurait-il dit ? Comment s’y serait-il pris pour faire changer les choses ? Grâce à lui, le metal aura (au moins) eu un documentaire mais, au final, est-ce vraiment suffisant pour que le système et la situation des artistes de notre pays évoluent ? C’est d’ailleurs sur le volet politique que David El Sayegh, le Directeur Général du SNEP, conclut son éditorial : « En cette année pré-électorale, (redynamiser la production locale) est un défi auquel devra se confronter l’ensemble des partis politiques qui entendent déployer une véritable politique de soutien à la filière musicale ».

Le problème est que les politiques sont en partie responsables de la situation actuelle du monde de la musique. Notamment pour ne pas avoir pris de dĂ©cision radicale au moment oĂą le robinet gratuit du tĂ©lĂ©chargement illĂ©gal Ă  Ă©tĂ© enclenchĂ©. Et ce sont donc ces mĂŞmes politiques qui, maintenant, prendraient les bonnes dĂ©cisions pour soutenir la filière ? Vaste programme…

Bilan : en Ă©tant confrontĂ© Ă  des problĂ©matiques conjoncturelles, mĂ©diatiques et politiques, il est donc bien difficile pour un artiste français faisant du metal/rock de s’en sortir. MalgrĂ© tout, le succès de certains groupes prouve qu’il faut y croire. D’autant plus que la rĂ©ussite d’un Gojira ou d’autres combos plus rĂ©cents amène le mĂŞme constat : Ă  chaque fois, le son proposĂ© par ces artistes Ă©tait frais et original. Alors, malgrĂ© la situation difficile du monde de la musique – alliĂ©e au manque de diversitĂ© musicale sur les mĂ©dias gĂ©nĂ©ralistes – il est tout de mĂŞme rassurant de se dire que des combos français aussi talentueux (mĂŞme s’ils rament encore financièrement) ont quand mĂŞme rĂ©ussi Ă  toucher et sĂ©duire un large public grâce Ă  leur talent et sans le matraquage des mĂ©dias de masse.

C’est d’ailleurs pour cette raison que, selon moi, le renouveau de la filière musicale (et surtout des artistes) passe obligatoirement par le web, Internet facilitant l’échange, le partage et la fidĂ©lisation de son public. DĂ©sormais, il faut par consĂ©quent que les artistes arrivent notamment Ă  monĂ©tiser leurs actions sur le support numĂ©rique pour parvenir, un jour, Ă  vivre de leur passion. Le disque va sans doute mourir commercialement mais ce n’est pas pour autant que les artistes ne vont plus pouvoir vivre de leur activitĂ©. En revanche, cela sera sans doute le cas le jour oĂą les artistes n’auront plus d’outils Ă  disposition pour fĂ©dĂ©rer leur communauté… et ce jour n’est pas près d’arriver grâce aux nouvelles technologies.

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite d’excellentes fêtes et vous retrouve avec plaisir la semaine prochaine pour le dernier Blog de l’année.



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