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Metalanalyse   

Rotting Christ voyage dans la noirceur du cœur des hommes


Le crépuscule s’abat sur la terre hellénique, couvrant le soleil cuisant méditerranéen. Rotting Christ, à l’avant-garde du black moderne, sombre dans le versant brumeux du mont Olympe. Avec Κata Τon Daimona Εaytoy, son nouvel opus, le combo tend à démontrer tout son savoir-faire. Au fil des années, Rotting Christ a accentué sa singularité en se démarquant de la scène black metal des années 90. Pourtant, Theogonia (2007) et Aealo, avaient tous deux démontré ce qui aurait pu être les limites du groupe.

C’était sans compter sur la volonté et la capacité de son leader Sakis Tolis à emmener le son de Rotting Christ toujours plus loin. Et ce sont des chemins plus sombres qu’a choisi d’emprunter Sakis et… personne d’autre : le maestro étant seul aux commandes de sa création musicale. Plus encore cette fois-ci puisque seul son frère Themis l’a secondé pour l’enregistrement de la batterie. Un contexte propice à l’introspection et la réflexion, comme nous l’expliquait le maître à penser récemment, propice à libérer la partie la plus obscure de ses entrailles.

« Do What Thou Wilt » ou « Fais Ce Que Tu Voudras » en français, une citation renvoyant au libre arbitre de chacun et fait écho au fameux précepte latin « Non Serviam » que le musicien chérit tant. Ce titre a été inspiré par une ancienne maxime grecque (reprise par le célèbre occultiste Aleister Crowley) qui replace principalement l’Homme face à lui-même. Telles ces deux gargouilles se faisant front sur le sobre artwork de l’album. Indéniablement, Rotting Christ revêt ici sa plus sombre parure afin de se confronter à ses démons, s’opposer à lui-même.

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