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Interview   

Haken : une question d’affinité


Diego Tejeida - HakenLorsque l’on voit des groupes comme Haken émerger et sortir des albums de la trempe d’Affinity, on peut dire que la relève du metal progressif est bel et bien là. Une toute nouvelle génération qui n’a pas peur de prendre le terme « progressif » au pied de la lettre, renvoyant à son état d’esprit initial, c’est à dire jouant d’influences diverses et profitant des technologies contemporaines plutôt que d’institutionnaliser un son vieux de quarante ans. C’est en tout cas la vision qu’a Diego Tejeida, claviériste d’Haken, de son groupe et de la nouvelle vague de formations progressives dont il fait partie aux côtés des Leprous et autres Between The Buried And Me.

Un claviériste bidouilleur mais aussi bosseur, qui s’amuse à façonner des multitudes de sons, quitte à partir un peu dans tous les sens. En tout cas, on pourrait presque dire que son travail est au centre de ce nouvel opus d’Haken qui se veut largement inspiré par les trop souvent méprisées années 80, tout en faisant le grand écart, embrassant des sonorités tout ce qu’il y a de plus modernes.

C’est donc de ça, de cet amour pour le synthétiseur et ce fin travail de créateur de sons dont l’influence d’un Jordan Rudess (Dream Thearer) n’est pas étrangère, que nous parle Diego dans l’interview qui suit, mais aussi de la dynamique d’un groupe d’amis avant tout, d’un album conçu de façon collaborative, les affinités humaines étant même au centre de sa thématique comme son nom le suggère, et plus généralement de metal progressif.

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Metalanalyse   

Testament redonne sa jeunesse au thrash des années 80


« Nous n’avons rien décidé au préalable, nous écrivons des chansons, c’est tout » nous disait hier le chanteur Chuck Billy en interview pour décrire un processus d’écriture spontané pour ce nouvel album de Testament Dark Roots Of Earth. Ses réponses à toute tentative d’analyse sont très brèves et presque désintéressées, faisant très clairement comprendre que la démarche artistique de Testament n’est pas réfléchie et qu’elle repose sur une inspiration presque primaire du moment. A l’aune de l’écriture de ce disque, Testament n’a pas fait de bilan de sa carrière, de la scène metal, ni n’a défini au préalable une quelconque orientation ou un esprit. Testament a écrit des chansons et a ensuite écouté, comme nous autres auditeurs, ce que cela inspirait.

Quand on écrit à l’instinct, il est donc logique que l’on fasse appel à des automatismes et que le résultat s’inscrive donc dans la logique continuité de ce que l’on a pu faire par le passé. Et le groupe en a conscience, s’accordant sur le fait que ce disque est dans la continuité du précédent et qu’il représente aussi un condensé de toutes les couleurs que Testament ait pu donner à sa musique au cours de sa carrière : « Je dirai que cet album inclut des éléments de chaque partie de notre carrière. Mais vocalement, je suis revenu à l’approche que j’avais sur Practice What You Preach (1989). J’ai mis beaucoup de mélodies dans ce disque. Bien sûr, il y a des vocaux thrash et power, comme d’habitude chez Testament, mais je trouve que cet album a un petit feeling old-school. Bien sûr, les morceaux ne sont pas des morceaux de thrash old-school, mais il y a quelques éléments de ce genre. «  déclare Billy à The Raffo Review.

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Interview   

Europe : le référundum « Pour ou contre les années 80 ? »


Fichons la paix à Europe avec « The Final Countdown » ! Si, contrairement à ce qui se disait dans la presse, le groupe ne compte pas enlever son tube le plus populaire de ses setlists et prend d’ailleurs du plaisir à le jouer, Europe est passé à autre chose. D’ailleurs, John Norum nous avoue ne pas apprécier la production de la version studio dudit titre, production typique des années 80, une période que le guitariste est loin d’apprécier (il insistera là dessus à plusieurs reprises au cours de l’interview).

A ce titre, il aurait préféré un son proche des albums produits par Europe depuis leur reformation en 2004 dont le plus récent est Bag Of Bones, sorti il y a à peine quelques semaines et comportant des riffs lourds et bluesy. Une évolution

John Norum est un bon client des interviews. Il répond sans détour – vous le verrez dès la première question – tout en restant courtois. Il est également limpide et généreux en précisions, notamment quant au processus d’écriture du groupe. En fin d’entretien, alors qu’il nous donne quelques nouvelles sur son prochain album solo, il ne peut, légitimement, s’empêcher de nous annoncer, visiblement débordant de bonheur, la naissance de son fils cinq semaines plus tôt.

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