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Interview   

Steel Panther : gourmands comme des cochons


Ces mecs sont intenables ! Autant pris individuellement on a nos chances pour tirer quelque chose de sérieux de ces clowns, autant lorsqu’on se retrouve face au chanteur Michael Starr et au bassiste Lexxi Foxx ensemble dans une même pièce, avec qui plus est une télévision qui diffuse des clips hard et glam en fond, ce n’est plus la peine d’y compter. Mais est-ce bien ce que l’on recherche chez Steel Panther ? Ce côté exagéré, caricatural, exubérant : C’EST Steel Panther. Alors tant pis si les deux tiers des questions sont passées à la trappe faute de temps ou si les deux larrons nous perdent dans notre plan d’interview, de toute façon c’est eux qui mènent la barque, divaguant et passant du coq à l’âne. Ils sont inépuisables et les questions ne sont au final là que pour relancer leur gouaille.

Forcément, au programme, beaucoup de misogynie (et que leur hôte soit une femme ne les gênent pas le moins du monde pour déblatérer des saloperies) : on vous invite à compter le nombre de « baiser » et « chatte » contenus dans ces lignes. Mais aussi des anecdotes farfelues à tout-va, même si on ne sait pas toujours bien où situer la vérité, et des piques croustillantes et totalement gratuites à l’encontre d’autres musiciens ou formations. Finalement il y a une certaine forme de générosité chez Steel Panther et c’est d’ailleurs la base de son nouvel album, All You Can Eat, avec cette parodie de La Cène de Léonard de Vinci en guise de pochette, érigée en « symbole pour montrer que c’est pour tout le monde. […] Tu sais, les pizzas, la bière, les bonbons, la drogue, Dio… »

Pour se faire une bonne tranche de rire, c’est par là.



Éditorial   

Baiser avec la musique


C’est un comble, mais c’est un fait : il y avait des années que je n’avais pas écouté un disque dans son intégralité, toutes lumières éteintes, sans rien faire d’autre.

Nous vivons dans l’ère de l’immédiat, des bouts d’albums compilés sur un Ipod, des morceaux découverts au compte-goutte en streaming.

Nous autres journalistes sommes les premiers à dénoncer cette évolution alors que nous commettons les mêmes péchés. Certes, plus par nécessité que par fainéantise. Car c’est guidé par l’obsession d’être à la page que je passe mes journées à m’écouter tous les albums que je dois diffuser dans Anarchy X, tout en prenant le bus, en répondant aux mails, en rédigeant des articles ou en bouffant.

Demandez à Doc’, Spaceman ou à l’Animal ce qu’ils en pensent, ils vous répondront très probablement la même chose. Et, même en essayant d’être le plus attentif et le plus respectueux possible vis-à-vis de l’œuvre, une telle boulimie tue ce qui fait de nous des passionnés de musique : notre patience. On s’habitue à n’écouter la musique que pour accompagner une autre activité. L’écoute n’est plus une fin en soi.

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