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Interview   

Baroness : une palette sans limite


Gold & Grey a beau être le dernier album du cycle conceptuel chromatique initié par Baroness en 2007 avec le Red Album, on se rend vite compte à son écoute et à entendre John Baizley – le chanteur-guitariste, tête pensante et dernier membre originel encore en activité du groupe – qu’il a également tout d’un point de départ vers des horizons beaucoup plus vastes encore que ce qu’on a connu dans sa discographie passée. Album kaléidoscopique, album playlist, album idiosyncratique, album psychothérapeutique… Les qualificatifs ne manquent pas dans la bouche de Baizley pour évoquer dans de longues tirades passionnées la singularité d’un album dont il n’a lui-même, semble-t-il, pas toujours contrôlé ou compris la réalisation.

L’étape Purple, qui fut si cruciale pour démontrer que l’accident de bus de 2012 n’avait pas eu raison du groupe et de son enthousiasme créatif (bien au contraire !), étant passée, fort d’une nouvelle recrue de choix en la personne de Gina Gleason et d’une expérience de tournée sans batteur ayant servi de déclic (à commencer par leur prestation au Hellfest), Baroness est prêt à redéfinir son art à l’envi et à voguer sans limite vers son avenir. John Baizley nous raconte.

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Interview   

Baroness : la couleur de la guérison


John Baizley - BaronessQu’on se le dise, musicien est un métier à risque. Lorsque ce ne sont pas des fêlés fanatiques de la kalach qui viennent attenter à votre vie, c’est l’accident de tour bus qui vous guette. Le plus célèbre d’entre eux est évidemment celui de Metallica qui, le 27 septembre 1986, a coûté la vie au regretté bassiste Cliff Burton, mais il suffit de regarder au cours de ces quelques dernières années le nombre de formations qui ont vécues des sorties de route et autre collisions – Fear Factory, Hinder, The Ghost Inside, Deep In Hate, Wormreich, Khaotica, Decapitated, Deathstars, Adrenaline Mob, Sylosis, The Cult, Fozzy, etc. – pour comprendre que « lorsque tu pars en tournée en bus, tu mets ta vie entre les mains de quelqu’un d’autre et tu dois lui faire constamment confiance pour ta sécurité, » comme le fait remarquer John Baizley, le frontman de Baroness. Car oui, le groupe de Savannagh a lui aussi subi un terrible accident, le 15 août 2012, en Angleterre, dont Baizley – avec un bras et une jambe cassés, une opération chirurgicale et plusieurs mois d’immobilisation et réhabilitation – vit encore aujourd’hui les conséquences et qui a valu au groupe le départ de deux membres touchés aux vertèbres.

Il est donc naturel que nous commencions l’entretien qui suit en évoquant cet épisode particulièrement douloureux pour le groupe, pour comprendre comment il a été géré et vécu par les uns et les autres, comment ils ont repris la vie après ça et les conséquences sur le nouvel opus, Purple, qui voit le jour aujourd’hui. Mais c’est aussi l’opportunité de rentrer, de façon plus générale, dans la psychologie de Baroness, et en particulier celle de John Baizley, un artiste, un vrai, au discours intelligent et rafraîchissant qui nous fait comprendre d’où provient la part de génie que l’on peut entrevoir dans son art.

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Interviews   

Kvelertak: upcoming success story?


Very early on in their career, Kvelertak were considered the new metal/rock curiosity to discover. Then they quickly evolved from curiosity to sensation. All it took was a first album, released through Indie Recordings and graced by a wonderful artwork signed by John Baizley, for the Norwegian band to convince the audience and create big expectations.

In fact, that’s not surprising given that their recipe associates originality, creativity and efficiency. With their highly varied influences, Kvelertak have created their very own style. That’s probably what the audience is looking for, even unconsciously, in a world that’s evolved towards formatted, rehashed music, even in metal. Kvelertak are a breath of fresh air, mixing energetic punk rock, federating classic rock, lively hardcore, aggressive black metal and psychedelic stoner.

When we interviewed him a few weeks ago, Vidar Landa, one of the band’s three guitarists, told us: « We’re six members and everybody has their own musical backgrounds. We all put these influences into our music and into the band. » As a result, there’s always something in their songs that will make one go: “Oh, that’s surprising!” The fact that the three guitarists compose probably explains the acute sense of melody and harmonies the band shows. At least that’s what Landa suggests: « We’ve always been doing that and the songs are always made with that in mind, based around three guitars. So it’s not really hard to handle for us. It’s part of our foundations. That’s also what’s fun about this band: the fact we can play around with a bunch of guitars and do lots of harmonies. »

Are we currently witnessing the birth of a future leading light? Of one of those bands that will drive tomorrow’s metal scene? It might be a bit early to tell (even if we really want to believe), and the music world may have become too complex, compared to the 70s, 80s and 90s, to speculate on tomorrow’s talents. But one must admit that, in spite of their youth, their weird name and their Norwegian lyrics, Kvelertak elicit almost unanimous support.

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Interview   

Kvelertak : future success story ?


Kvelertak est très tôt devenu la nouvelle curiosité rock/metal à connaître. Curiosité qui s’est vite changée en sensation à suivre. Il n’aura fallu aux Norvégiens qu’un premier album, sorti chez le découvreur de talents Indie Recordings et orné d’une magnifique pochette de John Baizley, pour convaincre et créer l’attente.

En fait, il n’y a rien ici de si étonnant dans la mesure où la recette proposée combine à la fois originalité, créativité et efficacité. Piochant dans des influences extrêmement disparates, Kvelertak s’est forgé un style très personnel. Sans doute est-ce ce que le public attend, même inconsciemment, dans un monde qui a évolué vers des musiques formatées ou recopiées des vieux succès, y compris dans la sphère du metal. Kvelertak est une bouffée d’air frais, alliant l’énergie du punk rock, au côté rock’n’roll et fédérateur du classic rock, à la nervosité du hardcore, à la hargne du black metal et au psychédélisme du stoner.

Interrogé il y a quelques semaines, Vidar Landa, l’un des trois guitaristes de la formation, nous expliquait : « Nous sommes six membres et chacun a son propre background musical. Nous mettons toutes ces influences dans notre musique. » Ainsi, il y a toujours quelque chose dans leurs chansons qui fait dire : « Tiens, c’est étonnant ça ! » Et certainement le fait que trois guitaristes le composent explique le sens aigu de la mélodie et des harmonies dont le groupe fait preuve. C’est en tout cas ce que Landa nous fait comprendre : « Nous avons toujours fait ça et les chansons ont toujours été élaborées avec ça en tête, le fait de les baser sur trois guitares. Ce n’est donc pas difficile à gérer pour nous. Ça fait partie de nos fondations. C’est aussi ce qui est fun avec ce groupe : le fait que l’on peut jouer avec plusieurs guitares et créer énormément d’harmonies. »

Serait-on en train d’assister à la naissance de l’un des ténors de demain ? De ceux qui auront vraiment fait avancer la scène metal à venir ? Il est peut-être un peu tôt pour le dire – même si on veut le croire – et peut-être le monde de la musique est-il devenu trop complexe – en comparaison des années 70, 80 et 90 – pour jouer les Nostradamus sur les talents de demain, mais force est de reconnaître qu’en dépit de son jeune âge, de son étrange nom et de ses paroles entièrement en norvégien, Kvelertak semble déjà faire l’unanimité, ou presque.

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