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Nouvelles Du Front   

Jonathan Davis : bande originale de l’apocalypse


La place du rock dans la musique de film est aussi vieille que « Rock Around The Clock » au générique de Blackboard Jungle (Graine de Violence, en 1955). Et même si les musiciens de rock ont mis du temps à se hisser au rang de compositeurs dignes d’intérêt pour les cinéastes pour accompagner entièrement leurs œuvres (il faut, par exemple, attendre More de Barbet Schroeder, en 1969, dont Pink Floyd signe la B.O.), ils sont peu à peu devenus des noms incontournables de l’art de la bande originale de film : de Vangelis (ancien Aphrodite’s Child, auteur des musiques des Chariots de Feu, Blade Runner, 1492: Christophe Colomb, Alexandre, etc.), en passant par Danny Elfman (que serait la filmographie de Tim Burton sans l’ancien chanteur d’Oingo Boingo pour mettre l’ambiance ?), jusque Trent Reznor (Nine Inch Nails), ces expats du rock ont changé le paysage sonore cinématographique.

Et, à l’instar d’un Reznor, l’intégration de musiciens rock dans le cercle des compositeurs de B.O. se fait de plus en plus dans la veine la plus dure du genre, mais aussi, plus particulièrement du côté de ceux qui ont un goût plus prononcé pour l’électronique ; car quand il s’agit de mettre discrètement l’ambiance, sortir les grosses guitares n’est probablement pas la méthode à privilégier. Mais c’est aussi probablement grâce à la reconnaissance acquise par la tête pensante de Nine Inch Nails (récompensé par un Oscar en 2011 pour sa première bande originale pour le film The Social Network) dans ce domaine que des artistes venus de la large famille du metal sont courtisés par le cinoche, ramenant ainsi à cet emploi, en 2014, un Jonathan Davis (Korn), qui n’avait pas touché à une musique de film depuis La Reine des Damnés en 2002 (il avait travaillé à l’époque avec Richard Gibbs, ancien membre d’Oingo Boingo, tiens, quelle coïncidence !).

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Vide(o)rdure   

Un mec de Linkin Park fait la musique d’un film… On va plutôt parler du film


Mike Shinoda de Linkin Park a composé la musique d’un film. Et ce n’est même pas l’information la plus intéressante dans cette nouvelle. En fait, on se moquerait presque du fait qu’il ait toujours voulu faire ça, d’avoir enfin trouvé le bon projet, un qui ne lui demanderait pas de sacrifier du temps qu’il consacre normalement à son groupe, comme il le dit sur son blog.

Le plus important, ce n’est pas qu’il est, après Trent Reznor, un autre artiste de notre petit monde musical metallique à venir poser ses partoches sur de la pelloche. Non. Et ça ne nous fera pas oublier, d’ailleurs, qu’on attend surtout d’entendre la prochaine B.O. de l’ami Reznor et son acolyte Atticus Ross pour The Girl With The Dragon Tattoo.

A la rigueur, ce qui est déjà plus intéressant, c’est le fait que cette musique de Shinoda va être collée sur ce nouveau film spécialement pour sa sortie américaine, à la place de celle qui avait – à en croire la fiche IMDB du film – déjà été composée par deux autres compositeurs ; ce qui, vous en conviendrez, est relativement dégueulasse pour ces deux compositeurs qui auront bossé pour rien parce que le public américain ne s’intéressera pas à un film s’il n’y a pas quelque part une star ou un nom connu au générique.

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Nouvelles Du Front   

Albums de l’année ?


Musicalement, la journée avait très bien commencé, Until Fear No Longer Defines Us, le dernier album de Ghost Brigade dans les oreilles. Un disque unanimement salué par la critique – en tout cas, c’est ce que tendent à prouver les nombreuses chroniques élogieuses que le groupe épingle avec fierté (car quel mal y a-t-il à être fier de son œuvre ?) sur le mur de sa page Facebook. Et nous ne nierons certainement pas les immenses qualités de cette nouvelle offrande de la Brigade Fantôme, véritable cadeau pour les oreilles qui pourrait aisément se retrouver dans la liste des albums de l’année de certains une fois tournée la page 2011.

Et musicalement, la journée se termine très bien par la découverte d’une des dernières compositions de Trent Reznor (avec son camarade Atticus Ross, ne l’oublions pas) pour le film The Girl With The Dragon Tattoo réalisé par David Fincher et qui sortira en décembre.

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Interview   

Turisas : Olli, Def Leppard, les poissons rouges et Les Varègues byzantins de l’espace


Il y a des jours comme ça, où l’on sait dès les premiers mots échangés avec l’artiste que l’interview sera intéressante. Tout est dans l’accroche. Alors que Bumblefoot (Guns N’Roses) raconte son rêve, que David Coverdale (Whitesnake) nous parle de ses fantasmes éjaculatoires, Oli Vänskä, violoniste dans Turisas, lui, nous fait partager sa technique pour draguer des Françaises. Et le pire, c’est que je suis sûr que le coup du poisson rouge, avec un regard embarrassé, une démarche gauche laissant apparaître une touchante fragilité, ça peut marcher.

Stand Up And Fight, le dernier album, est un blockbuster de qualité. Ça pète dans tous les sens : orchestres, chœurs, etc. Mais sous l’enrobage, l’inspiration reste là. L’album est cinématique, riche en influences et minutieusement arrangé. Cela valait le coup d’attendre et d’en repousser plusieurs fois la date de sortie. Nous saluons d’ailleurs l’effort qu’a fait le groupe pour relativiser cette situation : comme Olli nous l’explique, après plusieurs mois de travail intensif, on peut soit se dire « cela fait déjà cinq mois qu’on est là-dessus, finissons-en au plus vite », pour le bien de notre santé mentale et physique, soit être perfectionniste jusqu’au bout, quitte à risquer la crise de nerfs et se dire « cela fait déjà cinq mois qu’on est là-dessus, alors deux mois de plus, qu’est-ce que c’est ? ». Nous avons donc abordé avec lui ces longues journées et ces nuits blanches passées à travailler sur l’affinage du disque. Le résultat est là et plaira notamment aux amateurs de bandes originales de bons films hollywoodiens.

A côté, ce qu’ils ont à dire, que ce soit sur l’importance de l’univers visuel extra-musical, l’analyse de l’histoire en termes de cycles ou encore sur l’expression de la vie dans tout son ensemble à travers l’art, est tout aussi solide.

Un album et un discours qui vous prouvera, si besoin est, que Turisas tire en tous points (musicaux et extra-musicaux) son épingle du jeu dans une scène Folk/Viking qu’Olli nous décrira comme « inondée et répétitive ».

Cliquez ici pour lire l’interview…



Nouvelles Du Front   

Une bande-originale qui nous en met plein la tronche


Le 30 mars prochain arrivera sur les écrans français le film Sucker Punch. Un titre qui apporte en deux mots une pelletée d’images délicieuses dans nos esprits mais signifiant en fait, grosso merdo, « tu l’as pas vu venir mon poing dans ta tronche ».

Si vous en jugez – et vous jugerez bien – d’après l’affiche du film que vous pouvez voir ci-contre, vous devez vous attendre à une bobine venue déverser de nouveaux fantasmes dans le réservoir libidineux de tous les geeks bavant sur des photos de lolitas japonaises en tenue d’écolières s’ébattant dans des rêves de cuir et de mitrailles. Mais ce serait bien mal analyser l’objectif du nouveau film de Zack Snyder.

Le réalisateur a déjà eu de beaux succès avec 300, Watchmen ou le remake de Zombie de George A. Romero, Army Of The Dead et, sans être génial, il est tout de même bien loin des abominables tâcherons qu’on met aux commandes de certains blockbusters (suivez mon regard). Nous sommes donc prêts à ne pas nous montrer circonspects vis-à-vis de sa dernière œuvre censée nous conduire entre différents niveaux de réalité produits par les esprits de jeunes filles enfermées dans un hôpital psychiatrique (l’héroïne, Baby Doll – tout sauf un nom à faire naître des fantasmes, ça -, a été mise là par un beau-père ayant au préalable pris soin d’abuser d’elle).

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