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Interview   

Kadavar : de l’isolement à la transformation


The Isolation Tapes : tout est dans le titre. A peine partis en début d’année pour une longue tournée européenne, les Berlinois de Kadavar ont dû se résoudre à rentrer chez eux dans la perspective d’un confinement imminent. Pas près de se laisser abattre, ils auront été peut-être le tout premier groupe à organiser ce qui est désormais largement répandu : un live sans public diffusé en direct sur internet. Surtout, comme ils ont pris les choses avec prudence d’abord, puis philosophie, l’idée de profiter des circonstances a doucement fait son chemin dans leur esprit.

Voilà comment Christoph Lindemann alias Lupus et Christoph Bartelt alias Tiger ont commencé à s’échanger des idées puis se retrouver, rejoints plus tard par le bassiste Simoin Bouteloup alias Dragon. Pas de pression. Pas de contrainte. L’isolement était pour eux l’occasion de réfléchir à leur vie intrépide d’artiste et d’expérimenter en toute sérénité. Le résultat, The Isolation Tapes donc, est un album qui se démarque radicalement dans leur discographie, planant, psychédélique, plus proche de Pink Floyd que de Black Sabbath, où la guitare électrique et la batterie se mettent en retrait au profit des atmosphères au piano et aux synthétiseurs.

Tiger nous explique dans l’entretien qui suit tout le cheminement du groupe depuis la tournée annulée jusqu’à la sortie de The Isolation Tapes, en passant par l’introspection à laquelle ils se sont prêtés, favorisée par la situation, la création de leur propre label Robotor Records et un retour sur les débuts du batteur.

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Kadavar réveille les morts


Il est amusant de voir qu’à l’instar d’un romancier ou d’un peintre, Kadavar semble avoir toujours besoin de définir un sujet ou un cadre pour ses albums. C’est probablement pour ça que chacun d’entre eux développe son propre parti pris, sa propre atmosphère, et fait évoluer la patte du trio dans des directions sensiblement différentes. Le récent voyage de Kadavar en Transylvanie, et notamment au château de Bran – le fameux château de Dracula –, a clairement été le point de départ créatif de leur cinquième album For The Dead Travel Fast.

Inspiré par les récits gothiques de vampire ou vieux films italiens d’épouvante, les Berlinois ont concocté un album dans la tradition du rock occulte et à frissons des années 70. Et si le rock n’effraie plus grand monde aujourd’hui, ce dont Lupus, chanteur-guitariste de Kadavar, se désole ci-après, peut-être au moins créera-t-il des images et des émotions chez l’auditeur.

Mais For The Dead Travel Fast, c’est aussi un album où Kadavar continue d’ouvrir ses horizons, avec des structures plus progressives et en rajoutant des couches (de clavier, de guitare et de voix). L’expérience live en compagnie des Cosmic Riders Of The Black Sun en début d’année n’y est pas étrangère et traduit une volonté de Lupus en particulier de transcender les limites du power trio. Le frontman nous parle de tout ceci et plus encore.

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Interview   

Kadavar : le rock made in Berlin


Kadavar 2015

C’est un fait, il y a aujourd’hui une vraie tendance chez les jeunes musiciens au retour à l’analogique et au savoir-faire rock d’il y a de cela quarante ans et plus. On ne peut pas vraiment mettre ceci sur le compte de la nostalgie, la très grande majorité de ces musiciens n’étaient même pas nés durant les années soixante-dix, mais on peut facilement parler d’une recherche d’authenticité voire d’une rébellion contre l’immaculée perfection qui est incessamment exigée à notre époque, souvent au détriment de l’humain. Mais comme la nature est bien faite, tout excès se voit équilibré par des mouvements contraires. Les Rival Sons, Graveyard, The Vintage Caravan et autres Kadavar en sont les artisans, puisant leur inspiration dans ce fascinant passé, qui revêt même un caractère mythique pour cette jeune génération. Et le joli succès qu’a pu rencontrer Abra Kadavar (2013), le second album de Kadavar, démontre qu’il y a aussi une réelle demande du public pour ce type de musique que certains qualifient commodément de rock rétro.

Mais c’est Berlin, le nouvel opus du trio que vous pourrez voir sur les planches de Rock En Seine ce dimanche 30 août, qui nous intéresse aujourd’hui et qui, en marge du changement de bassiste avec l’arrivée du français Simon « Dragon » Bouteloup, témoigne d’une certaine maturation. On en parle ci-après avec le guitariste-chanteur Christoph « Lupus » Lindemann et le batteur Christoph « Tiger » Bartelt. Au menu, nous discutons longuement du groupe, de la ville de Berlin où ce dernier a vu le jour et ses spécificités ainsi que de la langue allemande ; Lupus partage, en outre, une savoureuse anecdote où il s’est retrouvé à faire littéralement exploser le moteur de la voiture qu’ils avaient achetée pour le tournage d’un clip.

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