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Interview   

Mike Lepond : le metal à voix basse


Les bassistes seraient-ils des mal-aimés parmi les musiciens de metal ? Le mythe veut qu’ils soient sous-mixés dans les albums ou relégués au fond de scène au profit des guitaristes qui récolteraient tous les lauriers. Mais l’histoire du rock, du hard rock et du heavy metal est truffée de bassistes qui se sont imposés comme des forces motrices voire des leaders : Steve Harris, Geddy Lee, Geezer Butler, Nikki Sixx, Roger Waters, etc. Et à discuter avec Mike Lepond, le discret bassiste de Symphony X qui propose cette année son premier album solo Silent Assassins, on se rend compte que si le bassiste n’est peut-être pas le premier musicien à attirer les regards, c’est aussi à lui de savoir s’imposer, se démarquer entre la guitare et la batterie et assumer son rôle en apportant son « plus » à l’instar de n’importe quel musicien.

Lepond nous parle évidemment de cette échappée solo, de l’idée à la conception, mais aussi, donc, plus largement de la basse, cet instrument qui se veut être, soit disant, de l’ombre mais non moins indispensable à l’articulation des chansons rock et metal voire propice à la virtuosité, comme le prouve certaines fulgurances qui ont fait la réputation de notre interlocuteur.

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Interview   

Chloé Trujillo : la part d’humanité dont on avait besoin


Quand la plupart n’ont qu’une passion, ou du moins ne se consacrent régulièrement (au mieux) qu’à une seul d’entre elles, Chloé Trujillo a toujours tout fait pour se consacrer pleinement à chacune d’entre elles et consacre, et ce depuis sa tendre enfance, sa vie à la pratique de diverses formes d’art, allant du chant à la peinture.

Une passion probablement héréditaire, entretenue par un environnement familial grouillant d’artistes en tout genre (ses grands-parents étant musiciens et ses parents designers), un goût pour l’évasion par la spiritualité qui lui a été étonnamment inspiré par son étude des sciences. « Étonnamment » car on aurait naturellement tendance à vouloir opposer art et science tandis que pour Chloé ils sont entremêlés. Les mathématiques peuvent faire travailler l’imaginaire tout comme la recherche d’une alchimie artistique peut découler d’une recherche de logique.

Le sens et la raison profonde de son art ne s’imposent à Chloé Trujillo qu’après coup. L’artiste trouve à ce titre dommage que les médias favorisent trop des hits artistiquement vides et que la créativité ne soit pas encouragée. Que ce soit par ces médias ou le système éducatif français, qu’elle oppose à celui des États-Unis, peut-être un peu moins académique, mais plus actuel et engageant.

Un discours humain dont notre société « en plastique » a bien besoin et qu’elle est peut-être même en train de retrouver petit à petit. Une simplicité qui humanise le monstre commercial inaccessible dont fait partie son mari Robert Trujillo au sein de Metallica (« la famille » telle qu’elle l’appelle). Au cours de cet entretien fleuve (1h30 !) que la très sympathique et naturelle Chloé a accepté de nous accorder, on touche de très près le mythe de Metallica, mais avec un regard décalé, celui du quotidien d’une épouse. Et, à travers de nombreuses anecdotes, on y découvre un couple charmant, une famille qui essaie de se faire discrète malgré sa notoriété. Une lecture réjouissante et que nous recommandons chaleureusement dans l’espoir d’éviter à certains de ne voir en un groupe à succès que du business.

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Nouvelles Du Front   

Slipknot : L’hommage raté à Paul Gray ?


Slipknot a commencé le week-end dernier sa nouvelle tournée, la première depuis la mort de leur bassiste et un des membres principaux du groupe Paul Gray en mai 2010. En remplacement du quatre-cordiste disparu, c’est Donnie Steele, ancien guitariste de la bande de Des Moines, qui assure les parties du N°2. Mais comme cela avait été annoncé, pour souligner le caractère irremplaçable de leur camarade, Donnie a été relégué à l’arrière de la scène, loin des regards du public.

Ça peut sembler dur pour le musicien mais on imagine aussi que le groupe n’aurait pas pu voir déambuler un autre bassiste que Gray sur la scène. Mais de là à combler l’absence physique par un costume vide sur scène, on se demande si, pour le coup, Slipknot n’est pas allé trop loin dans l’hommage.

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Nouvelles Du Front   

Le nouveau bassiste de The Faceless n’est pas le premier venu


« Le groupe de death metal technique The Faceless vient d’annoncer le nom de son nouveau bassiste : Evan Brewer (ex-Animosity). » Voilà comment vous auriez appris cette nouvelle si je m’étais contenté de ne faire qu’une news express à partir de cette info. Et puis je suis allé plus loin.

En fait, Evan Brewer n’est pas le premier bassiste venu : « Hey, tu sais te servir d’une basse ? Ouais ? OK, on te prend. » Non, un groupe comme The Faceless jouant un death aussi complexe avait besoin d’un musicien de talent. Et leur nouvel acolyte est loin, très loin d’en être dépourvu. Avant d’être engagé pour participer au nouveau et troisième album des Californiens, Evan travaillait déjà sur un projet solo et ce jeune homme de vingt-neuf ans sous des dehors guère méchants est un vrai bad-ass de la basse comme nous le montre une vidéo qu’il a mis en février dernier sur Youtube nous montrant comment, à lui seul et avec deux basses (excusez du peu !), il parvenait à jouer un de ces morceaux de sa future galette.


Quelque chose me dit que The Faceless pourrait faire de grandes choses avec ce gars-là dans ses rangs. Et vous pourrez peut-être même apprécier ça lors du passage du groupe à Paris le 23 mai prochain.



Potin   

Gavin Harrisson, le batteur qui a tout compris à la musique


L’actuel batteur de Porcupine Tree, ayant aussi officié par le passé chez King Crimson, n’est pas du genre démonstratif, bruyant ni très visuel. Non pas qu’il n’en ait pas la capacité, bien au contraire. Il n’en a juste pas envie. Harrisson impressionne surtout par l’extrême richesse des nuances qu’il met dans son jeu. Lorsqu’on tend bien l’oreille, il se passe toujours quelque chose.

Gavin Harrisson ne pense pas qu’à rendre son jeu intéressant. En véritable compositeur, il pense à l’harmonie globale d’un morceau. C’est pourquoi se mettre à jouer de la basse a constitué pour lui une véritable leçon. Des propos qui me rappellent ce que m’avait un jour dit un ami bassiste évoluant dans un registre jazz et que je souhaite partager avec vous ici. Comme il considérait la basse comme le parfait compromis entre les aspects rythmiques et mélodiques de la musique, il avait pris des cours de guitare et de batterie afin de mieux comprendre le rôle de la basse. Il faut certes avoir les moyens de le faire mais cela reste une expérience que j’encourage. Anecdote personnelle : l’autre jour, le bassiste de mon groupe s’est assis à ma place derrière les fûts et a joué avec les autres une de nos compos. Il a joué certains passages du titre d’une manière totalement différente et, il faut l’avouer, bien plus pertinente. A refaire, donc !

C’est pourquoi un clinic avec Gavin Harrison prend toute sa dimension originelle de conférence présentant la réflexion d’un artiste sur un ou plusieurs aspects de la musique plus que ce que la pratique des clinics en a fait, à savoir la démonstration de tel ou tel plan suivi de quelques conseils pratiques pour bien l’exécuter.

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    Alice Cooper @ Paris
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