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Interview   

Shining n’a « rien à perdre et tout à gagner »


On peut difficilement faire plus atypique que la courbe d’évolution des Norvégiens de Shining et les virages radicaux qu’ils ont pu prendre au cours de leur carrière. Ayant débuté en tant que formation jazz acoustique, ils ont innové avec le concept musical Blackjazz, virulent et complètement barré, où ils mêlaient jazz, metal et industriel, et reviennent aujourd’hui avec… de la pop rock ! Jørgen Munkeby, le génie qui mène le groupe depuis ses débuts, est un provocateur qui éprouve, semble-t-il, un plaisir sadique à prendre ses auditeurs à rebrousse-poil, louant l’ouverture d’esprit comme source d’épanouissement. Surtout, il y a derrière sa démarche celle d’un explorateur qui se refuse à tourner en rond et change de cap dès qu’il commence à s’ennuyer ou que sa curiosité l’emmène ailleurs.

Dans l’entretien qui suit, Jørgen Munkeby nous parle en profondeur des raisons qui l’ont poussé à abandonner le concept de Blackjazz, qui a pourtant fait sa renommée, au profit d’Animal, un album qui, malgré ou à cause, justement, de son format très standard voire grand public, que ce soit en bien ou en mal, risque d’en choquer plus d’un. Là est toute l’ironie. Le sens de la provocation n’est pas toujours là où on croit…

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Nouvelles Du Front   

The Downward Spiral de Nine Inch Nails : la jeunesse de ses vingt ans


A bien y réfléchir, et parce qu’il est toujours facile de faire une analyse a posteriori, The Downward Spiral (1994) de Nine Inch Nails avait définitivement tout pour devenir un album de légende. Par rapport à son contexte temporel du début des années 90, âge d’or du Rock alternatif ; au vu de sa position dans la discographie de Reznor après un premier Pretty Hate Machine (1989) plus que prometteur ; et surtout compte tenu de l’ambiance unique, épique et grandiloquente dans la manière dans laquelle il sera enregistré au Pig Studio de Los Angeles. Un climat délétère, un Reznor destructeur et auto-destructeur, une panoplie de musiciens et techniciens de génie sur lesquels nous reviendrons : tout cela donne une sombre alchimie pour alimenter cette « spirale vers le bas ». Une spirale qui emmènera, dans une ironie singulière, Reznor vers les tréfonds de sa propre personne.

Mais ce qui avait peut-être été moins envisagé, c’est le rôle et l’influence immense que jouera finalement cet album sur un bon nombre de disques et de groupes, décomplexant le Rock dans l’usage de l’électronique, lui permettant un usage subversif de machines pour faire dans le brûlot pas seulement bruitiste mais également follement accrocheur et presque fédérateur. Bien plus qu’une pierre angulaire du mouvement Indus, The Downward Spiral est l’un des rouages essentiels de l’histoire du Rock, un pas plus loin que Pretty Hate Machine.

Sorti en mars 1994, The Downward Spiral vient d’avoir 20 ans.

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    Gojira @Lyon
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