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Interview   

Gizmodrome : Stewart Copeland, adepte de l’étrange


L’une des idées reçues concernant les artistes professionnels, parfois justifiée, est que leur célébrité leur fait perdre tout sens des réalités, leur faisant oublier à quel point leur métier ou leur situation est difficilement comparable à ceux d’autres types de carrières. Après tout, dans nos propres colonnes, lors des interviews que nous avons réalisé au cours de ces dernières années, des artistes ont tenu des discours parfois radicalement opposés. Certains insistent sur l’enfer social, mental, physique et/ou financier qu’ils ont vécu à tout abandonner pour risquer de se lancer dans la musique. D’autres dédramatisent au contraire totalement cette vision, estimant que vivre de la musique est un luxe.

Stewart Copeland, dont la carrière au sein de The Police n’est que la partie émergée de l’iceberg, semble plutôt adhérer à la seconde approche. Une portion majeure de la présente interview est consacrée à sa vision de l’étrange, un thème qui semble central dans l’album de son nouveau projet Gizmodrome mais qui s’est aussi avéré récurrent au cours de sa carrière récente. Le métier d’artiste n’est pas un métier comme les autres et est même par moments très étrange, Copeland semble toujours s’en étonner et s’en émerveiller.

Vous découvrirez donc la frénésie qui s’est emparée des divers musiciens de Gizmodrome pendant l’enregistrement de ce nouveau disque, mais cette interview a aussi été une occasion d’évoquer la part moins connue de sa carrière, notamment en tant que compositeur pour musique de films (dont auprès de Francis Ford Coppola) ou d’orchestre, mais également de partager son regard humble quant à sa relation artistique avec son ancien collègue devenu icône de la pop – au sens noble du terme – Sting.

Lire l’interview…



Nouvelles Du Front   

The Downward Spiral de Nine Inch Nails : la jeunesse de ses vingt ans


A bien y réfléchir, et parce qu’il est toujours facile de faire une analyse a posteriori, The Downward Spiral (1994) de Nine Inch Nails avait définitivement tout pour devenir un album de légende. Par rapport à son contexte temporel du début des années 90, âge d’or du Rock alternatif ; au vu de sa position dans la discographie de Reznor après un premier Pretty Hate Machine (1989) plus que prometteur ; et surtout compte tenu de l’ambiance unique, épique et grandiloquente dans la manière dans laquelle il sera enregistré au Pig Studio de Los Angeles. Un climat délétère, un Reznor destructeur et auto-destructeur, une panoplie de musiciens et techniciens de génie sur lesquels nous reviendrons : tout cela donne une sombre alchimie pour alimenter cette « spirale vers le bas ». Une spirale qui emmènera, dans une ironie singulière, Reznor vers les tréfonds de sa propre personne.

Mais ce qui avait peut-être été moins envisagé, c’est le rôle et l’influence immense que jouera finalement cet album sur un bon nombre de disques et de groupes, décomplexant le Rock dans l’usage de l’électronique, lui permettant un usage subversif de machines pour faire dans le brûlot pas seulement bruitiste mais également follement accrocheur et presque fédérateur. Bien plus qu’une pierre angulaire du mouvement Indus, The Downward Spiral est l’un des rouages essentiels de l’histoire du Rock, un pas plus loin que Pretty Hate Machine.

Sorti en mars 1994, The Downward Spiral vient d’avoir 20 ans.

En savoir plus.



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    Alice Cooper @ Paris
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