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Interview   

Double dose d’Arch Enemy


Que de chemin parcouru par Arch Enemy depuis sa percée en 2001 avec le désormais classique Wages Of Sin. Un album qui a secoué les puces d’un microcosme death metallique avec non seulement des chansons, des vraies, avec de la mélodie et des riffs mémorables, mais également avec l’introduction d’une hurleuse : Angela Gossow qui, malgré son prénom, n’a rien d’un ange. Un choix qui – même s’ils n’étaient pas les premiers à le faire (on se souvient notamment d’Opera IX et Cadavera) et qu’il s’est démocratisé aujourd’hui – avait provoqué sa petite polémique il y a dix ans.

Dix ans ! Eh oui, déjà ! Et quelques albums à leurs actifs ainsi qu’une belle notoriété. Bien qu’on aurait tort d’occulter la période pré-Angela et son lot de perles. Le groupe lui, en tout cas, n’a pas oublié comme l’atteste The Root Of All Evil sorti en 2009, un album qui remet au goût du jour les trésors du passé.

Lorsque l’on regarde la carrière d’Arch Enemy, ce qui frappe, c’est que le groupe a su très tôt se construire une réelle identité. Un fait rare qui a, à n’en pas douter, contribué à son succès. A tel point que le groupe ne semble pas vouloir s’éloigner le moins du monde de cette identité : « opter pour un son différent, ça a du potentiel, mais généralement, on court le risque de perdre son identité. […] Je ne pense pas que nous changions un jour de façon d’écrire. Et on ne m’entendra jamais chanter clean ou utiliser des boucles techno ou virer industriel. Ça n’arrivera pas » affirme Angela. Chez Arch Enemy, les atouts on les garde bien au chaud, en faisant juste ce qu’il faut pour éviter (de justesse) l’immobilisme. Mais comme l’avoue Angela elle-même, lorsqu’il s’agit de musique : « je suis du genre traditionaliste ! »

Alors, c’est bien un album d’Arch Enemy traditionnel que nous accueillons cette année, Khaos Legions, avec cette fois-ci des riffs un peu plus death metalliques, d’autres un peu plus « slayeriens », d’autres un peu plus power metalliques… Bref, c’est l’album qui va un peu plus un peu partout, là où le groupe est déjà allé.

Mais trêves de bavardage car, chers lecteurs, il vous en reste encore beaucoup à lire sur cet incontournable de la scène metal actuelle. En effet, c’est ni plus ni moins qu’une double interview avec Angela Gossow et Michael Amott que nous vous offrons. Les propos sont particulièrement riches en infos et anecdotes sur des sujets variés. Si vous appréciez Arch Enemy, nul doute que vous y trouverez votre compte et plus encore.

Bonne lecture…



Music Premieres   

Preview : listen to the new Shining album in its entirety


The least we can say is that Shining’s new album was eagerly expected! First, because it follows an impressive series of excellent records. We can’t help wondering if Kvarforth and his team will be indefinitely able to find enough resources in their depressive souls to deliver, album after album, the same quality than with V: Halmstad again and again. And second, because VII: Född Förlarare (that’s the new album’s name) was announced only a few months after VI: Klagopsalmer was released, but revealed almost two years later.

When listening to this latest misdeed, something becomes clear: Shining’s nickname, “the Opeth of black metal”, is well-deserved. On the menu: relatively long riffs dripping with malaise, melancholy and anger, and dark, efficient riffs interspersed with delicate atmospheric/acoustic parts, piano and flute sprinkles, some clean vocals and forthright solos. Whether or not you like the controversial personality of their leader, Shining once again managed to create a real work of art.

The music and lyrics were all written by Niklas Kvarforth and Rickard Bengtsson was chosen again to produce the album. A music video will also be posted online next Wednesday. « (it) might not be the most extreme thing you will ever see, but it will definitely be one of the most uncomfortable. » This is what we are told by the band. To keep you updated, we remind you that Fredric Gråby left the band Shining last month.

In Swedish, Född Förlorare means “born to lose”. So is this album doomed to failure, like its title seems to indicate, or is it a complete success, the like of which the band has been accumulating for several years?

That’s up to you to judge; you can listen to the entire album here exclusively.

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Avant-Première   

Avant-première : écoutez en intégralité le nouvel album de Shining


On peut dire que le nouvel album de Shining était attendu ! Tout d’abord parce qu’il fait suite à une série impressionnante d’excellents disques. On se demande si Kvarforth et sa bande auront indéfiniment les ressources aux tréfonds de leurs âmes dépressives pour nous sortir encore et encore des albums de la qualité d’un V: Halmstad. Mais aussi parce que VII: Född Förlorare (c’est son petit nom) avait été annoncé seulement quelques mois après la sortie de VI: Klagopsalmer, alors que finalement il ne sort dans les faits que près de deux ans plus tard.

Une chose est sûre à l’écoute de ce dernier méfait est que Shining n’a pas volé son appellation d’Opeth du black metal. Au menu, de relativement longs titres suintant le mal-être, la mélancolie mais aussi la colère. Des riffs noirs qui ne manquent pas d’efficacité entrecoupés de délicates parties atmosphériques/acoustiques, saupoudrées de piano et de flutes, où le chant clair prend parfois place et n’oublions pas quelques soli bien sentis. Que l’on adhère ou pas à la personnalité controversée de son leader, le tableau exposé par Shining semble une nouvelle fois réalisé d’une main de maître.

Toutes les musiques et paroles ont été écrites par Niklas Kvarforth et c’est une nouvelle fois Rickard Bengtsson qui a été désigné pour produire l’album. Un premier clip sera par ailleurs mis en ligne mercredi prochain. « Pas la chose la plus extrême que vous verrez, mais définitivement l’une des plus dérangeantes » nous informe le groupe. Pour être tout à fait complet, nous vous rappelons que le guitariste Fredric Gråby a quitté Shining le mois dernier.

Född Förlorare signifie « né perdant » en suédois. Alors, cet album, est-il voué à l’échec comme son titre semble l’indiquer ou au contraire est-il une réussite comme le groupe les enchaîne depuis quelques années ?

A vous de juger, l’album au complet est en écoute, en exclusivité, ci-dessous.

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Interviews   

A Spiritual Interview with Michael Amott


Many thought Spiritual Beggars were over after the departure of the great JB. But that was a gross underestimation of Michael Amott’s capacity to awaken talents. After all, he already played that trick in the early 2000’s, when Spice packed and left and was replaced by JB, the bearded guy from a then-unknown band called Grand Magus. However, the integration of Apollo Papathanasio, who officiates as a vocalist for Greek heavy/speed band Firewind, in Spiritual Beggars was definitely question-inducing, and legitimately so.

But in the end, we have to admit that Apollo, with his warm voice and Coverdale-ish intonations, all very different from what we heard in Firewind, was a pleasant surprise. One more proof of that Michael Amott is a shrewd guy. Not to mention that the album itself, Return To Zero, is a catchy gold nugget, halfway between stoner and classic rock. But this success is no wonder, because, as Michael confesses himself, there’s no pressure with Spiritual Beggars – just plain selfish pleasure!

But we’ll let the pack leader take over from now..



Interview   

Entrevue spirituelle avec Michael Amott


Beaucoup pensaient Spiritual Beggars fini après le départ de l’excellent JB. Mais c’était sous-estimer la capacité de Michael Amott à réveiller les talents. Après tout, il avait déjà fait le coup au tout début des années 2000 lorsque Spice a fait ses valises, remplacé par JB, le barbu des (alors inconnus) Grand Magus. Il est vrai, pourtant, en écoutant les œuvres heavy/speed de Firewind qu’il était légitime de se poser des questions quant à l’intégration d’Apollo Papathanasio, chanteur de la formation Grecque, à Spiritual Beggars.

Au final, il faut le dire, Apollo s’est avéré bluffant avec sa voix chaude et ses intonations à la David Coverdale, très différent de ce qu’on lui connait au sein de Firewind. Preuve que Michael Amott a une fois de plus eu le nez creux. Sans compter que l’album en lui-même, Return To Zero, est une vraie bombe inspirée et pleine d’accroche, à la croisée du stoner et du classic rock. Il n’est pas étonnant de constater une telle réussite puisque, Michael l’avoue lui-même, il n’y a aucune pression avec Spiritual Beggars juste du pur plaisir égoïste.

Mais trêve de bla bla, le mieux est de laisser la parole au chef de meute.



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