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Interview   

Kadavar : le rock made in Berlin


Kadavar 2015

C’est un fait, il y a aujourd’hui une vraie tendance chez les jeunes musiciens au retour à l’analogique et au savoir-faire rock d’il y a de cela quarante ans et plus. On ne peut pas vraiment mettre ceci sur le compte de la nostalgie, la très grande majorité de ces musiciens n’étaient même pas nés durant les années soixante-dix, mais on peut facilement parler d’une recherche d’authenticité voire d’une rébellion contre l’immaculée perfection qui est incessamment exigée à notre époque, souvent au détriment de l’humain. Mais comme la nature est bien faite, tout excès se voit équilibré par des mouvements contraires. Les Rival Sons, Graveyard, The Vintage Caravan et autres Kadavar en sont les artisans, puisant leur inspiration dans ce fascinant passé, qui revêt même un caractère mythique pour cette jeune génération. Et le joli succès qu’a pu rencontrer Abra Kadavar (2013), le second album de Kadavar, démontre qu’il y a aussi une réelle demande du public pour ce type de musique que certains qualifient commodément de rock rétro.

Mais c’est Berlin, le nouvel opus du trio que vous pourrez voir sur les planches de Rock En Seine ce dimanche 30 août, qui nous intéresse aujourd’hui et qui, en marge du changement de bassiste avec l’arrivée du français Simon « Dragon » Bouteloup, témoigne d’une certaine maturation. On en parle ci-après avec le guitariste-chanteur Christoph « Lupus » Lindemann et le batteur Christoph « Tiger » Bartelt. Au menu, nous discutons longuement du groupe, de la ville de Berlin où ce dernier a vu le jour et ses spécificités ainsi que de la langue allemande ; Lupus partage, en outre, une savoureuse anecdote où il s’est retrouvé à faire littéralement exploser le moteur de la voiture qu’ils avaient achetée pour le tournage d’un clip.

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Nouvelles Du Front   

Rammstein ne craint pas la mort


Dans notre adorable petit microcosme des musiques saturées, il est courant de contempler certains tableaux conditionnés par leur environnement, dans lesquels le noir et le blanc sont eux-mêmes saturés, où les sentiments et les opinions sont souvent extrêmes et où ressortent généralement des points de vue assez radicaux sur tout, sautant gaiement par-dessus la voie du juste milieu.

Prenons le dossier des best-of. D’un côté nous voyons les fanas, les enjoués, voire les pas contrariants qui trouvent génial qu’un groupe sorte un best-of ; cela signifie que leurs artistes préférés ont atteint un certain statut et sont parvenus à une longévité telle qu’ils ont accumulé au cours de nombreuses années suffisamment de hits géniaux pour qu’on ait assez pour mettre le tout sur une galette estampillée « Best Of » ou « Greatest Hits ». Et tout ce petit monde est bien content pour eux.

D’un autre côté, nous avons les cyniques de comptoir et les révoltés contre tout et n’importe quoi qui trouvent ça trop « commercial » (personne ne vous force à l’acheter, les gars) et qu’un groupe qui sort un best-of, c’est soit parce qu’il compte se reposer sur son passé et faire de la soupe désormais, soit parce qu’il est mort (l’un n’empêchant pas l’autre).

A partir de cette dernière idée, on peut probablement mieux interpréter le dernier coup promotionnel de Rammstein pour son best-of Made In Germany 1995 – 2011.

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