ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Live Report   

Une usine à peur sans reproche à la Maroquinerie


Par un froid mardi de décembre, rendez-vous à ne pas manquer car c’est tout de même Fear Factory qui passe à la Maroquinerie (enfin, la moitié de Fear Factory mais ça, c’est une autre histoire). Après avoir bravé les transports parisiens et – traitez-nous de petites natures – les températures glaciales de l’hiver précoce, nous pénétrons dans la salle après avoir été servis de notre platée habituelle de quatorze flyers divers et variés que personne ne prend la peine de lire intégralement.

La petite salle est intéressante par son format peu profond offrant une convivialité appréciable pour des concerts de ce type : un grand espace central réservé à la fosse, bien entendu, mais le reste de la salle est surélevé, permettant une bonne visibilité de la scène où que vous soyez – à part derrière les deux gros poteaux dont la présence laisse quelque peu perplexe. En guise d’apéritif ce soir, nous avons droit à High On Fire, trio de stoner californien et, ajoutés à la dernière minute, Daath, groupe de death metal venant d’Atlanta, dont vous pouvez déjà lire l’interview du guitariste Eyal Levi sur votre site préféré (bien entendu) !

Lire la suite…



Interviews   

Eyal’s stuck between metal and classical music, but he’s doing okay


You know what’s annoying? All those metalheads trying to find « excuses » to the existence of heavy metal, and to the fact that they enjoy it. More precisely, those who, through a somewhat naïve, simplistic and kind of dumb logic, try to establish a link between metal and classical music. For them, it’s a way to make a statement about metal being a noble form of music or – even worse – to give metal a purpose. But why? Does one need to justify oneself? Is that not the strength of our music: to be an independent genre, that doesn’t need to rely on anything else to justify its merits?

Eyal Levi, Dååth’s talented guitarist, tries to answer these questions. Indeed, Eyal has always lived surrounded by classical music thanks to his father, famous conductor Yoel Levi, whom distinguished himself leading Atlanta’s symphonic orchestra and Stockholm’s or Israel’s philharmonic orchestra; let alone his collaboration with Yngwie Malmsteen. Given all that, one would obviously tend to believe Eyal when he claims to know about classical music. If you just listen to his band Dååth, or the instrumental project he formed with his colleague Emil Werstler, you’ll have to notice his musical expertise.

But here’s the thing: Eyal’s passion is metal. The heavy one, violent, compact and dirty, the one that makes you want to scream and slam your head against the walls. Moreover, Dååth just released their self-titled album, which just might be their most accomplished album yet: it has more experimenting than the last one, The Concealers, and is more controlled than the first albums.

So here’s what the extremely interesting Eyal has to say about that.



Interview   

Coincé entre metal et musique classique mais Eyal le vit bien


Vous savez ce qui est énervant ? Ces métalleux qui cherchent constamment à trouver des « excuses » à l’existence du metal ou au fait qu’ils apprécient ça. Particulièrement ceux qui, par un esprit de logique naïf, simpliste et un peu neu-neu, tentent d’établir un lien de parenté direct entre le metal et la grande musique. C’est un moyen pour eux de revendiquer que le metal serait une musique noble ou, pire, de donner une raison d’être au metal. Mais pourquoi ? A-t-on besoin de se justifier ? N’est-ce pas justement ça la force de ce type de musique : d’être un genre à part entière qui n’a nul besoin des autres pour justifier ses qualités ?

C’est à ces questions que répond Eyal Levi, guitariste talentueux de Dååth, dans nos colonnes. En effet, Eyal baigne depuis toujours dans le milieu de la musique classique grâce à son père, le célèbre chef d’orchestre Yoel Levi. Ce dernier s’est notamment affiché à la tête de l’orchestre symphonique d’Atlanta, l’orchestre philharmonique de Stockholm ou celui d’Israël ; sans parler de sa collaboration avec Yngwie Malmsteen. Rien que ça. Alors forcément on croit Eyal lorsqu’il nous dit que lui-même maîtrise le sujet. Il suffit d’ailleurs d’écouter son groupe Dååth ou son projet instrumental monté avec son collègue Emil Werstler pour se rendre compte de sa maîtrise musicale.

Mais justement, la passion d’Eyal, aujourd’hui, c’est bel et bien le metal. Le lourd, le violent, le compact, celui qui tâche, qui hurle et te fait taper la tête contre les murs. Qui plus est, Dååth vient tout juste de sortir son album éponyme et qui pourrait bien être le plus abouti : plus d’expérimentation que le précédent, The Concealers, et mieux maîtrisé que les premiers opus.

Voici donc ce que le très intéressant Eyal Levi a à dire sur tout ça.



  • Arrow
    Arrow
    Mass Hysteria @ Transbordeur
    Slider
  • 1/3