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Interview   

Avec 7 Weeks, la nuit dévoile ses secrets


Il y a quelques semaines nous vous parlions de Dead Of Night, un petit bijou d’album sorti pourtant en décembre dernier dans une relative indifférence (en partie provoquée de l’aveu du groupe par un « anticommercialisme assumé »). Avec All Channels Off, 7 Weeks avait fait trembler les cactus ensablés grâce à un rock désertique rappelant furieusement les meilleurs moments de Queens Of The Stone Age. Non content d’avoir proposé un premier album (second si l’on considère B(l)ack Days comme leur premier vrai album) d’une maturité étonnante et enrichi une scène stoner française quasi capable de rivaliser avec les étalons américains, les Limougeauds ont aujourd’hui l’outrecuidance de surprendre en proposant un nouvel album aux consonances expérimentales et, une fois de plus, diablement réussi.

Julien Bernard, le talentueux et charismatique bassiste-chanteur de la formation, est venu à l’antenne d’Anarchy X nous dévoiler les secrets enfouis sous cette œuvre à la fois chaude et crépusculaire. Nous avons également évoqué avec lui ce que représentait pour l’évolution de 7 Weeks cet épisode musical si particulier et qui a nécessité un investissement colossal. Une interview passionnante qui, à l’instar du disque, nous a mis l’eau à la bouche. Après écoute ou lecture de cet entretien, vous aurez peut-être envie, comme nous, de voir le film (si ce n’est pas déjà fait) et de faire l’expérience d’un de ces ciné-concerts à l’ancienne qui proposent la diffusion du film sur grand écran, accompagnée du groupe interprétant la bande originale.

Cliquez ici pour lire et écouter l’interview…



Blow Up Your Video    Metalanalyse   

7 Weeks se fait une toile et adapte sa palette


Il est plusieurs choses qui donnent parfois tout son sens à notre temps passé sur Terre : les femmes (mais ce ne sera pas notre propos aujourd’hui), une bière bien fraîche ou un bon café noir bien chaud, de la bonne musique à même de vous dérouiller les cervicales et une conversation entre cinéphiles. Et, du coup, on taillerait bien le bout de gras question pelloche avec les gars de 7 Weeks autour d’un caoua ou d’une pinte ; et sans doute qu’on palabrerait avec les Limougeauds sur leur dernier né, le concept-album 7 Weeks Plays Dead Of Night.

Dead Of Night (ou Death Dream, ou Le Mort-Vivant pour sa traduction française) est un film de 1974, une de ces petites perles oubliées, voire ignorées du grand public, alors qu’il mérite le statut de film culte, au moins pour tout amateur de cinéma fantastique, ne serait-ce que parce qu’il est le premier sur lequel a travaillé le spécialiste des effets spéciaux Tom Savini (collaborateur de longue durée de George A. Romero ; la plupart d’entre vous connaît sans doute son visage pour avoir incarné le personnage de Sex Machine dans le film Une Nuit En Enfer de Robert Rodriguez).

Mais au-delà de la simple étiquette de film d’horreur, c’est surtout l’une des meilleures œuvres cinématographiques de dénonciation de la guerre du Vietnam (métaphore du syndrome post-traumatique des soldats, illustration de la culpabilité des pères ayant offert la guerre en héritage à leurs enfants et de la douleur des mères…), à ranger sans honte à côté d’un Deer Hunter de Michael Cimino. Ce qui en fait donc, sans doute, le chef-d’œuvre de son réalisateur Bob Clark (décédé dans un accident de voiture en 2007), qui, les années passant, s’est compromis dans quelques comédies familiales niaises (P’tits Génies I et II, Karaté Dog…) que la plupart d’entre nous n’oserait même pas regarder dans un bac à soldes au supermarché.

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