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Nouvelles Du Front   

Le respect des anciens


Jon Lord est une légende. Pas seulement parce qu’il est l’un des membres fondateurs du groupe non moins légendaire Deep Purple (qu’il a depuis quitté en 2002 laissant le batteur Ian Paice comme ultime gardien du temple et de l’héritage des débuts) mais parce que dans le monde de notre genre musical favori dominé par le pouvoir des guitares, l’organiste fait figure d’exception.

Effectivement, de tous ces musiciens issus de cette période fondatrice pour le hard rock et le heavy metal qu’est la fin des années 60 et le début des années 70, qui se souvient de noms de claviéristes aussi bien que de ces Jimmy Page, Tony Iommi, Ritchie Blackmore, Pete Townshend, Eric Clapton, Alvin Lee et autres inoubliables six-cordistes ? Qui plus est : qui se souvient aussi bien d’organistes majeurs de ce temps comme Vincent Crane (Atomic Rooster) ou Doug Ingle (Iron Butterfly) que de Jon Lord ? Donc un musicien unique, irremplaçable et une indubitable influence pour tout ces groupes actuels incluant un clavier dans leur line-up.

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Nouvelles Du Front   

Non, pas lui aussi !


« Non, pas lui aussi ! » sont précisément les mots que j’ai eu envie de hurler en lisant cette nouvelle car voici que le spectre de l’horrible crabe revient planer sur un autre grand nom du heavy metal et du hard rock en général. En à peine plus d’un an cette saleté nous a arraché Ronnie James Dio, Phil Kennemore (Y&T) et Patrick Roy. On croise aussi les doigts pour Tom Hamilton (Aerosmith) qui sort tout juste d’une opération risquée pour se débarrasser de la prolifération de ce maudit crustacé dans ses voies respiratoires. Et voilà qu’on apprend aujourd’hui que Jon Lord, fondateur et ancien claviériste de Deep Purple a lui aussi un cancer.

C’est dans un message sur son site internet qu’il l’a a annoncé : « J’aimerais faire savoir à tous mes amis, à tous ceux qui me suivent, à mes fans et à mes compagnons de voyage que je combats actuellement un cancer et que je vais donc avoir besoin de prendre du repos loin de la scène le temps de mon traitement et de ma guérison. Bien sûr, je continuerai à écrire de la musique – dans mon monde, cela fait partie de la thérapie – et j’espère bien être de retour en bonne forme l’année prochaine. Dieu vous bénisse et à bientôt. »

Certes, des grands noms de l’Âge d’Or du hard rock comme lui ne sont pas éternels et vieillissent aussi (Jon Lord a tout de même 70 ans). Il n’y a pas si longtemps je me faisais du mal en m’imaginant le jour de la disparition de Lemmy Kilmister (pas possible, me corrigerez-vous, il ne peut pas crever le Lemmy !). En tout cas, prions ou croisons les doigts (tout dépend de vos préférences) pour qu’il ne soit pas emporté de cette manière, par une saloperie qui diminue atrocement sa victime avant de l’achever.

Animalement vôtre.



Live Report   

Deep Purple : c’était un super concert, j’ai tout oublié.


Deux obstacles ont causé l’apparition tardive de ce reportage sur le concert de Deep Purple au Théâtre Antique de Vienne le 27 juillet dernier. En premier lieu, le fait que le groupe est déjà passé dans la région, à Lyon, il n’y a même pas un an. Par conséquent, aurons-nous quoi que ce soit à ajouter ? Pourrons-nous en dire quelque chose de neuf ? Même si c’est un concert différent, un groupe ayant plus de quarante ans de carrière a-t-il tellement besoin, d’une année sur l’autre, de changer de recette dans ses concerts ?

Deuxième obstacle : dès le moment de quitter les premiers rangs du public à la fin du concert, je m’aperçois – au moins en ai-je l’impression – que j’ai tout oublié de ce qu’il s’est passé avant les deux derniers morceaux joués en rappel. La faute n’incombant pas à quelque drogue apportée avec le groupe depuis l’âge psychédélique, ni à une consommation excessive de bières. Non, la raison, je vais vous l’exposer dans ce qui suit.

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Galerie Photos   

Deep Purple @ Théâtre Antique, Vienne, France – 27/07/2011




Nouvelles Du Front   

Ce sera votre faute si Deep Purple ne fait pas de nouvel album !


Oui, je vous le dis tout net : il sera de votre responsabilité si la discographie de Deep Purple restera telle qu’elle est aujourd’hui, avec Rapture Of The Deep en point final de la production studio du groupe. Oh, bien sûr, ce serait une bien belle fin que de terminer sur un tel disque. Mais pourquoi s’en contenter ? Le groupe est bien vivant, en pleine forme, tourne toujours et se lance d’ailleurs dans une tournée avec orchestre (qui passera en France cet été). Mais une chose peut empêcher ce groupe, un des derniers dinosaures de l’âge d’or du hard rock, de reprendre le chemin des studios d’enregistrement et c’est le bassiste Roger Glover qui l’explique dans une interview menée par l’agence QMI :

« Il y a un certain désaccord dans le groupe pour savoir si nous ferons un nouvel album. Ils ne rapportent vraiment plus d’argent. Selon mon opinion, nous sommes un groupe d’album et nous devrions quand même le faire, même si ça coûte de l’argent, parce que c’est ce que nous faisons. Peut-être suis-je un traditionaliste mais je crois que nous devrions continuer à être ce que nous sommes. Nous pouvons progresser avec notre musique mais notre façon de faire devrait être la même que celle que nous avons toujours faite. Il n’y a aucun mal à ça. Un album, c’est comme capturer un instant dans le temps. Et dans un groupe avec une histoire comme la nôtre, ces instants signifient beaucoup. »

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Nouvelles Du Front   

La couleur pourpre de l’utopie


Avant de prendre quelques vacances pendant les huit derniers jours (ouais, je raconte ma vie si je veux), j’avais sur mon plan de travail un article en prévision sur de récents dires de Glenn Hughes (Black Country Comunnion) à VH1 Radio en réponse à une question portant sur une possible reformation du Mark III (troisième line-up) de Deep Purple, au temps où il en était le bassiste, David Coverdale assurant alors le poste de chanteur, et où Ritchie Blackmore n’était pas encore parti.

Le souci, c’est que j’avais VRAIMENT besoin de vacances (mais laissez-moi jacter sur ma life !) et je fixais cette info comme un trépané. Finalement, j’aurais donc pu ne jamais vous parler de ça puisque l’info a eu le temps de perdre de sa fraîcheur pendant mes congés. Blablabla, mais voilà qu’est arrivé avec la dernière marée l’avis de Ritchie Blackmore sur la question et je ressors mon dossier !

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Radio Metal   

Are You Experienced? passe au violet


Deep Purple est incontestablement, avec Led Zeppelin ou Black Sabbath, l’un des plus importants piliers du heavy metal. Les riffs légendaires de Ritchie Blackmore, l’orgue entêtant de Jon Lord, les rythmiques entraînantes d’Ian Paice et des différents bassistes du groupe, les voix puissantes de leurs chanteurs successifs : tout est fait pour qu’on ne puisse lui refuser le statut de groupe culte et fondateur tant il a pu créer des vocations.

Mais ce qui le distingue tout particulièrement des autres formations nées au crépuscule des années 60, c’est que, en moins d’une décennie et avec dix albums studios incontournables (pour ne pas parler de leurs performances en concert), dans les années 70, ce seul groupe à créer un véritable cosmos musical, un système planétaire musical tournoyant autour d’un soleil pourpre.

Ce soir, dès 20h sur l’antenne de Radio Metal, et lundi prochain, Are You Experienced? vous fera voyager dans la galaxie Deep Purple et, à travers son histoire et sa discographie, entérinera en vous l’idée que, par sa seule existence et sa seule influence, ce groupe a changé musicalement les années 70 et les décennies suivantes.



Interview   

Whitesnake : une simple question d’amour… et de Häägen-Dazs


« Je vous préviens, à partir de maintenant, je ne veux plus transcrire que les interviews de légendes du rock qui parlent comme mes CD d’apprentissage de l’anglais au collège et qui appellent Spaceman « my love » !!!! » dixit Saff, traductrice pour Radio Metal. Ce à quoi, soit dit en passant, l’Animal a répondu : « Nous prenons en compte tes exigences mais nous n’en avons évidemment rien à carrer. Tu te taperas donc du sac à bière allemand. », en lui transférant l’interview de Tankard à traduire.

Ah, l’amour ! S’il y a bien un thème qui a été abordé, usé voire piétiné en musique, c’est bien celui là. Et s’il y a bien un groupe qui a fait de l’amour son thème de prédilection, c’est bien Whitesnake et son légendaire – pour reprendre le terme employé à raison par Saff – frontman David Coverdale. Prenez n’importe quel album de Whitesnake et constatez le nombre de chansons contenant le mot « love » dans leur titre (je vous ai déjà mâché le travail : en tout on en compte vingt-quatre) ou abordant le thème de l’amour. Sur le papier s’en est presque caricatural. Mais là où la magie opère, c’est qu’à l’écoute on y croit et on se laisse emporter. Tout comme Lemmy peut se permettre de porter des santiags blanches immaculées sans avoir l’air ridicule – bien au contraire – David Coverdale peut se permettre de parler abusivement d’amour et encore être pris au sérieux. A vrai dire, en écoutant et réécoutant inlassablement Forevermore, le nouvel album de Whitesnake, une évidence m’a sauté aux oreilles : David Coverdale est probablement l’homme au monde qui prononce avec le plus de sincérité et de perfection le mot « love ». A l’instar de Lemmy et son irrésistible manière de grogner « rock’n'roll! ».

Et ce qui est flagrant lorsque l’on taille la bavette avec Sir David Coverdale, c’est justement que cet homme a de l’amour à revendre. Et pour cause, à la veille de ses 60 ans, l’ex-Deep Purple affiche une forme et un moral lumineux, presque contagieux tellement le personnage respire la sympathie, la classe et l’amabilité. Avec une telle force d’esprit il n’est pas étonnant que le chanteur parviennent encore aujourd’hui, près de quarante ans après le Burn de Deep Purple, à réaliser de grands albums et de grandes chansons. Forevermore en est la preuve éclatante, tout autant que son prédécesseur Good To Be Bad. Le plaisir est là, palpable et communicatif. David nous avoue d’ailleurs : « je continuerai l’aventure Whitesnake jusqu’à ce que mes genoux ne fonctionnent plus. » Espérons qu’il connaisse un bon orthopédiste !

Mesdames, messieurs, l’entretien avec David Coverdale, c’est par ici…



Live Report   

Deep Purple : la constance dans la qualité et le plaisir


Il s’agit tout de même de la troisième fois en à peine quatre ans que Deep Purple se montre en région lyonnaise. On se souvient d’une Halle Tony Garnier bien remplie mais c’est surtout la performance dans le cadre du théâtre antique de Vienne qui aura marqué de son empreinte les mémoires. Un cadre idyllique, une ambiance fantastique, une prestation sans – ou presque – fausse note. Un concert magique comme on en vit peu. Bref, je ne vais pas vous la refaire, un live report existe déjà sur le sujet.

Mais il est clair que Deep Purple grâce à des shows mémorables a su fidéliser les foules. La preuve, ce soir la Halle Tony Garnier reste honorablement remplie malgré la fréquence des passages du groupe et le fait que celui-ci n’a toujours pas de nouvel album sous le coude (le dernier, Rapture Of The Deep, datant de 2005). Comme quoi, il ne faut pas être médisant, le public sait parfois reconnaître la qualité lorsqu’elle se présente à lui. Encore faut-il que les deux parviennent à se rencontrer…

[url=#article#]La rencontre c’est par ici.[/url]


Interview   

En communion avec Glenn Hughes


[imgr_h=350]#images#/posts/2010/07/glennhughes.jpg[/imgr_h]The Voice Of Rock. C’est ainsi qu’est surnommé cet homonyme au [url=http://www.radiometal.fr/images/posts/2010/07/glenn-hughes-village-people.jpg]biker[/url] originel des Village People. [urlb=http://www.myspace.com/glennhughesonline]Glenn Hughes[/urlb] est l’une des plus grandes voix de l’histoire du rock, doublé d’un bassiste au groove solide. Il est connu pour une carrière solo fournie, des participations à des side projects à foison (Hughes Turner Project, Pat/Thrall, Voodoo Hill, divers opéras rock, etc.), pour avoir été le chanteur de Black Sabbath le temps d’un album, Seventh Star, puis de Tony Iommi en solo avec qui il a produit deux autres albums, The 1996 DEP Sessions et l’excellent Fused. Mais surtout, Glenn Hughes fut l’un des acteurs majeurs du Deep Purple Mk. III et IV qui a produit les grands classiques que sont « Burn », « Stormbringer » ou « Mistreated ».

En effet, pendant 3 ans, de 1973 à 1976, Glenn fut le bassiste chanteur de la formation, partageant les lignes vocales avec le grand David Coverdale, celui-là même qui, plus tard, est parti fonder Whitesnake et qui également est entré dans la légende pour son organe vocal hors norme. Un Deep Purple que Glenn a marqué de son emprunte indélébile, tout particulièrement sur Stormbringer et le méconnu Come Taste The Band, avec des touches soul et funk rafraîchissantes (par exemple « Gettin’ Tighter » ou « This Time Around »). Car oui, Glenn est aussi connu pour posséder deux facettes : celle qui est rock et celle qui est soul. Et tout le long de sa carrière, il naviguera entre ces deux styles tout en les mariant à merveille. Voilà pour le résumé biographique (très loin d’être exhaustif) qui s’imposait par devoir d’éducation. Car Glenn Hughes est un personnage qu’on se doit de connaître.

Aujourd’hui Glenn revient avec un nouveau projet particulièrement prometteur : [urlb=http://www.myspace.com/bccommunion]Black Country Communion[/urlb]. Aux cotés du bassiste chanteur, on y retrouve ni plus ni moins que le guitariste blues rockeur Joe Bonamassa, le fils du légendaire batteur de Led Zeppelin Jason Bonham et l’ex-Dream Theater Derek Sherinian aux claviers. Le résultat est à la hauteur des espérances : un rock format 70’s pour son amour du jam, des mélodies et de l’authenticité. Le genre de disque qui met immédiatement la banane à l’instar du premier album de Chickenfoot, un autre super-groupe qui a récemment fait parler de lui.

Nous n’avons donc pas loupé l’occasion de nous entretenir avec le maître et, là aussi, cet entretien a tenu toutes ses promesses. Glenn nous parle bien évidemment de la genèse de Black Country Communion pour lequel il démontre un enthousiasme débordant, mais également de Deep Purple et la possibilité de revoir un jour Mk. III sur scène, ou de Chad Smith, batteur des Red Hot Chili Pepper, de Chickenfoot et de son groupe solo. D’ailleurs, on y apprend que Glenn est aujourd’hui le parrain des enfants de Chad. A cet égard, à chaque fois que Glenn évoque son passé, on est ébloui par ce qu’il a vécu, par les gens qu’il côtoie et a côtoyé. Et pour couronner le tout, à titre personnel, il s’avère être l’un des artistes les plus charmants avec lesquels j’ai eu la chance de m’entretenir.

[url=#article#]Glenn, la parole est à toi.[/url]



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