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Les desperados font parler la poudre et le metal


Il y a quelques années, voyant le boom de la scène stoner (et en France, c’est peu dire que ça se voit avec certains talents qu’on y trouve) au cours de cette première décennie du siècle, je me demandais d’où cela pouvait venir. Pourquoi ce genre plutôt que le death ou l’indus ? Et puis, avec un groupe comme Mudweiser, j’ai mis la main sur une clé de compréhension : le cowboy. Car comment un mec comme Reuno, le chanteur de Lofofora, pas vraiment avare de critiques sur les puissants qui gouvernent ce monde – et c’est peu dire que l’Amérique est une puissance – peut-il revêtir sur scène un costume de cowboy, l’archétype du Ricain ?

Un paradoxe ? Pourquoi pas. L’image de l’Amérique est elle-même paradoxale, au moins depuis une dizaine d’années elle aussi (même si ces années peuvent paraître symptomatiques de toute son histoire), repoussant autant qu’elle fascine : elle a notre compassion quand elle perd deux tours et trois mille âmes mais on la hue quand elle part en guerre pour des raisons bancales ; puis on la félicite pour avoir élu son premier président noir, et puis Wall Street est pointé du doigt comme la cause de la crise mondiale. Mais le cowboy n’est pas là comme symbole de l’Amérique. Ce qui fascine chez celui-ci – même si on ne trouve pas non plus cette figure, en l’état, partout dans la scène stoner – c’est le « lone rider » (le cavalier solitaire) qu’il soit à cheval, en voiture ou en camion, bouffant de la poussière, du sable ou de l’asphalte sous un soleil de plomb, cet espèce d’antihéros asocial et bagarreur, qui plaît aux femmes mais ne tolère aucune attache. Presque une métaphore du rockeur, sur la route, autant craint qu’adoré. Le rockeur/metalleux a-t-il besoin de retrouver le cowboy qui est en lui ?

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