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Interview   

Le parfum lugubre de Katatonia


Katatonia by Ester SegarraJonas Renkse et Anders Nyström, les deux têtes pensantes de Katatonia, respectivement chanteur et guitariste, sont des débrouillards qui savent toujours rebondir, avec l’amour de leur art pour moteur. Les Suédois ont vécu un énième changement de line-up avec les départs simultanés du batteur Daniel Liljekvist et du guitariste Per Eriksson. Certainement pas déstabilisés, ils en ont profité pour poursuivre l’expérience de Dethroned And Uncrowned (2012) via une tournée acoustique, menant à la prestation dans le magnifique cadre de l’Union Chapel de Londres, éclairé de bougies, immortalisé dans le CD/DVD Sanctitude (2013).

Et s’ils savent si bien rebondir, c’est peut-être parce qu’ils ont depuis longtemps pris l’habitude de ces changements qui ont émaillé la carrière du groupe mais aussi de vivre sommairement, donnant tout à Katatonia malgré le peu de retombées financières. Ils ont appris par la force des choses, depuis leurs premiers pas dans l’underground du début des années 90 dont il gardent une certaine nostalgie, la débrouille et à s’adapter. C’est ainsi que Katatonia n’a pas perdu ce qui fait son essence : sa force émotionnelle. En atteste son nouvel album The Fall Of Hearts, plus travaillé que jamais, un brin plus progressif, mais à la patte indéniablement reconnaissable.

Nous nous sommes longuement entretenus avec Jonas et Anders pour nous parler de cet opus et ces changements dans les rangs de la formation, mais aussi les difficultés que peut rencontrer un tel groupe ou la nostalgie d’un temps révolu. Nous faisons également le point à la fin sur leurs projets Bloodbath, qui a accueilli en 2014 son nouveau chanteur en la personne de Nick Holmes de Paradise Lost, et Wisdom Of Crowds.

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Katatonia : un exemple de plus


Quand on aime la musique et les musiciens, il y a des nouvelles qui font toujours quelque chose même si, avec le temps et la somme de news de ce type, elles finissent probablement par passer inaperçues auprès du grand public. Car lorsqu’un musicien décide de quitter un groupe sur la base d’un choix pro-actif qui se fait naturellement, donc en étant véritablement acteur de sa propre décision, cela se comprend. Mais quand un artiste quitte un groupe dans lequel il s’est investi pendant des années à cause du fait qu’il ne peut pas/plus « payer ses factures » le choix du départ apparaît ici comme une décision par défaut, que le musicien regrette et que, dans les faits, il subit plus qu’il ne choisit.

C’est pour cette raison que constater, au détour d’une revue de presse effectuée notamment via le site Blabbermouth, que Daniel Liljekvist, le très talentueux batteur de Katatonia, quitte le groupe « pour se consacrer à un travail normal qui paie les factures » peut être source de spleen. Car la décision de Daniel Liljekvist est en fait la conséquence d’un système qui le dépasse et qui dépasse beaucoup de monde. Celui d’une industrie de la musique qui éprouve de plus en plus de difficultés à rémunérer ceux qui la font vivre, les artistes. Celui d’un monde musical où la pompe du téléchargement illégal ouverte à la fin des années 90 a encore des conséquences aujourd’hui et où les sites de streaming comme Deezer ou Spotify, s’ils sont de plus en plus importants, peinent encore à rétribuer les artistes à leur juste valeur.

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