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Nouvelles Du Front   

Skinny Puppy contre l’Amérique : de la torture à la facture


« Voilà qui confirme en tout cas qu’écouter du hard rock est une torture. » Heureusement qu’on sait que le Canard Enchaîné est un journal satirique et qu’on peut prendre cela au second degré. Par contre, les premiers qui ont dû prendre cette idée au sens premier, c’est l’armée américaine. Pourquoi ? Car la musique metal utilisée comme moyen de torture par cette même armée n’est pas chose nouvelle. Cependant une question se pose : comment les groupes, dont les productions sont utilisées pour faire céder les oreilles puis le moral des pauvres prisonniers afghans, irakiens et autres, réagissent-ils face à cette pratique particulièrement déconcertante (utiliser la musique comme moyen de torture, pas la torture elle-même, en soi inadmissible) bien que pas dépourvue de logique selon les autorités américaines ?

C’est donc le Canard Enchaîné qui a, hier, 19 février, soulevé l’une des possibles réponses à la question sus-évoquée. En effet, le quotidien a pris pour exemple un récent fait divers concernant la formation d’indus canadienne : Skinny Puppy. Pour ces derniers qui affirment que l’armée américaine s’est servi de leur musique pour torturer des prisonniers à Guantanamo, ils ont été « trop loin en utilisant notre musique comme arme sans notre accord ». De fait « nous leur avons envoyé une facture pour nos droits musicaux ». Elle cette facture s’élève à la modique et symbolique somme de 666 000 dollars.

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Nouvelles Du Front   

Metallica préfère la généreuse Europe à l’alternative américaine


Metallica ne se lancera pas dans l’aventure du festival Orion Music + More cette année, on le savait depuis quelques semaines. Ce que l’on ne savait pas, c’est que le festival avait été, selon les dires du groupe, par la voix de son frontman James Hetfield au micro d’une radio texane (propos retranscrits par Blabbermouth), un « désastre financier ».

Mais de quoi parle-t-on ? A partir de quelle perte financière peut-on légitimement parler de « désastre » comme l’évoque James Hetfield ? Et si mauvaise affaire il y a eu, à quoi peut-on l’imputer ? La multinationale Metallica est-elle revenue aux préoccupations initiales underground de la survie du metal en milieu industriel hostile ? Car tout se dit aujourd’hui sur Metallica, et ce n’est pas nouveau. L’affaire Napster, entre autres, a participé à l’idée qu’une partie du grand public a pu se faire du groupe, celle d’un combo qui cherche avant tout à protéger ses arrières et qui tombera sur le moindre individu qui ne paiera pas pour se payer sa tranche de Metallica. L’autre point de vue sur le groupe diverge et voit avant tout un groupe qui a réussi et tient à faire rentrer de l’argent pour des projets toujours plus gros et participant à l’évolution du mouvement : faire un concert symphonique, un film en 3D, jouer en Antarctique…

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Nouvelles Du Front   

The Bloodhound Gang joue avec le feu russe


The Bloodhound Gang aurait peut-être dû se méfier avant de s’attaquer à un symbole patriotique russe, surtout après l’affaire encore assez fraîche des Pussy Riot. Le groupe américain de Pop-Punk s’est ainsi vu refuser la participation à un festival en Russie, et s’est même fait canarder d’œufs et de tomates par un groupe ultra-conservateur après que le bassiste du groupe a feint de s’essuyer les fesses avec le drapeau russe lors d’un concert en Ukraine, tout en ajoutant un : « Ne le dites pas à Poutine », qui ne lui sera sûrement pas d’un grand recours face à l’opprobre russe.

Après que le ministre de la Culture Russe a pris connaissance de la vidéo sur Internet, et ayant décrété à travers son compte Twitter que ces « idiots » ne joueraient pas sur scène, les Bloodhound Gang, groupe satyrique qui n’en est déjà pas à sa première polémique outre-atlantique, ont découvert en arrivant sur le site du festival Kubana à Anapa dans le sud-ouest de la Russie qu’ils n’étaient plus programmés. Ils avaient pourtant fait des excuses publiques, mais rien n’y a fait : les Américains risquent des poursuites pénales dans un pays où on ne badine pas avec le drapeau, et où le salir, comme dans d’autre pays du monde, est même un crime.

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Nouvelles Du Front   

L’Europe : un marché et un public plus fidèles pour Limp Bizkit


C’est un Fred Durst sans aucune illusion qui s’est exprimé auprès de Kerrang! à propos du succès de son groupe Limp Bizkit. Voilà six ans que le groupe n’a pas fait de tournée dans son pays d’origine, les États-Unis. Il apparaît que ce pays n’est plus un marché prometteur pour Limp Bizkit, comme en témoigne cette déclaration du chanteur :

« Nous ne jouons pas à domicile. Nous boycottons les États-Unis depuis des années. Je ne sais pas, j’ai juste envie de fonctionner comme ça. Nous avons fait quelques concerts dans des radios en 2010 pour un ami et c’est tout. Nous n’avons pas tourné à proprement parler aux Etats-Unis depuis 2006. La raison ? Nous ne savons pas ce qu’il se passe aux États-Unis. Les États-Unis, ce ne sont que les nouveaux trucs accrocheurs du moment, et ça change tout le temps. Les États-Unis fonctionnent selon les ventes de disques. C’est le berceau des corporations. Nous ne sommes que Limp Bizkit, nous ne savons pas faire autre chose. En 2000, il y avait 35 millions de personnes qui nous suivaient. Douze ans plus tard, beaucoup ont tourné la page. Nous avons été au sommet d’une vague et maintenant c’est fini. »

Une déclaration qui fait suite à une interview en novembre 2011 dans Poolside With Dean Delray où il disait que l’industrie de la musique américaine était en attente de hits et que ce n’était pas le cas de l’Europe et que Limp Bizkit ne voulait pas se forcer à écrire un hit si cela ne correspondait pas à l’inspiration du moment, qu’ils allaient se contenter d’attendre que, par chance, les attentes américaines soient à nouveau calquées sur le feeling du groupe.

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Nouvelles Du Front   

Et c’est un Américain qui vous le dit


George Lynch (Dokken, Lynch Mob, Souls Of We) produit et co-dirige un documentaire intitulé Shadowtrain : Under A Crooked Sky et qui traite de la colonisation du territoire américain par les Européens aux dépens des Indiens.

Shadowtrain : Under A Crooked Sky mettra en lumière le prix destructif qui a été payé lors de la création des États-Unis : autant par les populations indigènes que leurs conquérants européens. Il y a deux siècles, la possibilité de faire se mélanger deux cultures a été perdue. Le documentaire cherche à prouver que le mode de vie et le regard des populations indigènes devraient être reconnus et adoptés si nous voulons, non seulement survivre, mais trouver un moyen de vivre plus heureux, de donner plus de sens à nos vies : « Le film montrera à quel point les Européens […] ont tout eu, mais ont aussi tout raté ».

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Interview   

Iced Earth : Jon Schaffer prophète d’une dystopie


Jon Schaffer, guitariste et leader d’Iced Earth, est un homme inquiet. Inquiet par la tournure qu’emprunte la société dans laquelle il vit et plus particulièrement la société américaine. Connu pour la fierté qu’il porte envers sa patrie, Schaffer n’en est pas moins critique quant à l’état dans lequel elle évolue aujourd’hui, plus particulièrement dans le cadre de la crise économique que l’on connaît.

Mais Jon Schaffer est aussi un homme en colère. En colère car il a cherché à savoir, à comprendre, à se documenter pour expliquer et il a pris conscience des perversions peuplant le monde. Un monde qui, selon lui, est voué à évoluer vers le désespoir si la révolution, la vraie, celle qui est douloureuse et qui renverse les pouvoirs, ne survient pas. Tel est le cri lancé par Schaffer avec le nouvel album d’Iced Earth, intitulé Dystopia et prévu pour le 17 octobre prochain. Mais, tout ceci, le chef de meute l’explique dans l’entretien qui suit. Car comme il l’a fait par le biais de son projet Sons Of Liberty, il estime qu’il est de son devoir de motiver les gens à réfléchir sur l’état du monde et des politiques.

Moins inquiet, par contre, et même plutôt optimiste, il l’est à propos de l’avenir du groupe et, surtout, de l’arrivée du nouveau venu Stu Block (Into Eternity). Un chanteur au registre surprenant et dynamique, dont il a su, grâce à son coaching, tirer le meilleur pour proposer un album fort.

En préambule, Schaffer revient sur le départ de Matt Barlow, chanteur emblématique, et ses circonstances. L’occasion d’évoquer et comprendre l’impact du bouleversement de l’industrie musicale et des comportements des consommateurs sur un artiste comme Iced Earth qui a établi sa notoriété dans la sphère metal.

Bonne lecture.



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