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Nouvelles Du Front   

Hydrogyn rejette la femme au ras du sol


L’exploitation de l’image de la femme dans le metal, et notamment sur les pochettes d’album, voilà un sujet qui mériterait un dossier large et approfondi. Car ce sujet, rangé bien souvent (et parfois par fainéantise) au rayon « folklore » – comme le satanisme, le sang et toute l’imagerie horrifique, le cuir, les clous, les décibels, etc. – montre néanmoins qu’on se satisfait pleinement de cette hyper-sexualisation du corps féminin, et seulement féminin (défi du jour : apporter ne serait-ce que le quart du nombre de pochettes d’albums de rock/metal montrant des femmes dans des situations et postures érotiques, avec des hommes dans le même état), dans le but de titiller le cerveau d’adolescent (situé sous la ceinture) du fan de metal mâle maintenu dans un état de jeunesse intellectuelle permanente qui, ainsi stimuler, se secouera (à défaut d’autre chose) le porte-monnaie chez le disquaire.

En résulte parfois (pour ne pas dire trop souvent) la difficulté pour des femmes dans le metal – qu’elles soient sur le devant de la scène (musiciennes) ou même en coulisses (managers, techniciennes…) – de se faire reconnaître pour leur travail et leur talent, sans avoir droit à un « c’est pas mal pour des nénettes » (pour les réactions les plus polies) ou sans se faire refouler à l’entrée pour avoir été confondue avec une groupie (cf. l’histoire de Sean Yseult). Et ce n’est malheureusement pas l’œuvre d’un groupe comme Hydrogyn qui va permettre un progrès de ce côté là.

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Nouvelles Du Front   

Le rock féminin se fait tailler un costard au Cachemire


Au même titre que les sciences, l’art est longtemps resté une chasse gardée masculine, fermée à vous, mesdames. Évidemment aujourd’hui tout un chacun est libre d’accéder à ses disciplines (ou non, d’ailleurs). Libre de se pencher sur la musique, la peinture, la littérature. Toutefois les mentalités sont souvent tenaces. C’est un fait ! Ainsi une femme verra encore ses qualités artistiques amoindries face à celles des hommes. Ainsi Camille Claudel reste donc une sous-Rodin. Autre exemple, en musique ce coup-ci. Et tant qu’à faire prenons un style qui parlera parfaitement à notre lectorat : le metal symphonique, qui plus est « à chanteuse ». Avouons le, celui-ci serait-il aussi souvent décrié et mal perçu par une partie des metalheads eux-mêmes si les chanteuses avaient plus de testostérone dans les veines, les faisant passer du stade de potentiel objet de fantasme avec un joli filet de voix à ténor du rock viril ? Non, en rien. Le souci, pour certains, réside indéniablement dans le fait que des femmes dans le metal, c’est pour les gonzesses ou les « faux metalleux ». Le genre de réflexion sexiste entendu partout : du web (réseaux sociaux, forums, etc) aux concerts. Pourtant il est inutile de préciser que les filles aussi en ont sous le coude. Mais faudrait-il qu’elles aient autre chose dans le slip pour prouver qu’elles peuvent tenir la dragée haute même à des cadors du type Dickinson ou Halford ? Sans parler d’autres instrumentistes qui ont droit à du « c’est pas mal pour une nana »…

Alors les qualités d’une femme, dans le cruel monde du rock (puisque c’est celui-ci que nous avons pris en exemple), voguent le plus souvent sur une échelle allant de « Elle est mignonne » à « Shwing ! » (pour rester poli). Mais rassurez-vous mes frères et mes sœurs, car au milieu de tous ces charmants garçons au langage courtois, dans le monde existe bien pire.

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Nouvelles Du Front   

Du rock et des filles à Kaboul


Lorsque l’on voit des images du festival Sound Central qui s’est déroulé ce week-end à Kaboul, on sourit sans vraiment savoir pourquoi. La restriction des libertés (pour ne pas parler d’oppression dans certains cas) dans les pays du Moyen-Orient est une image tellement ancrée dans notre inconscient que le plus inculte des téléspectateurs se satisferait de ces images. Et à raison !


Le festival Sound Central a accueilli samedi près de 500 personnes venues de l’Afghanistan tout entier afin d’assister à plus de six heures de musique dans des registres allant de l’électro au death metal en passant par le blues. L’affiche était composée de groupes australiens, ouzbèkes, kazakhs et afghans et pour la plupart des fans de musique présents ce soir là, il s’agissait d’un des, voire du tout premier concert de leur vie. Et indiscutablement, dans le contexte politique actuel afghan, l’événement a fait du bien à beaucoup de monde : d’après Reuters, « certains [policiers] ont [même] été surpris en train de hocher la tête et de se balancer au rythme de la musique ». Une dimension libératrice ayant provoqué un enthousiasme insoupçonné par les groupes : « Nous ne nous attendions pas une telle affluence, c’est surprenant une telle énergie », déclare la chanteuse de Tears Of The Sun dont nous parlerons plus bas.

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Girls Girls Girls   

Vous trouvez que j’ai l’air d’un mec ?


C’est maintenant une évidence : une femme peut exister dans l’univers du metal. On appelle d’ailleurs ça le « metal à chanteuse ». Autant dire que la révolution n’est pas encore faite. Des femmes en robes à froufrous, corsetées et, si possibles, aux poumons sur-développés pour mieux pousser leurs opérettes ; pas de quoi faire le tableau d’un milieu progressiste. Ce man’s man’s world de l’industrie sidérurgique continue à se faire principalement par des hommes et pour des hommes. Pas besoin d’un doctorat en sociologie pour en être convaincu.

Et pourtant des femmes ont préparé le terrain pendant des années pour servir moins d’attribut esthétique à un groupe et afin que leur place soit enfin reconnue sur le devant de la scène, « comme un vrai mec ». On a pu compter quelques groupes 100% féminins dans l’histoire du rock costaud : des groupes comme The Runaways, The Bangles ou The Slits. Des femmes qui en ont. Là encore, le langage lui-même évoque qu’il faut de la testostérone pour s’imposer. Des musiciennes ont aussi tracé leur sillon depuis les années 80 pour imposer un certain « girl power » dans le metal : Doro Pesch et Lita Ford ont prouvé qu’une femme peut mener un groupe. Sean Yseult, l’ex-bassiste de White Zombie, a raconté récemment ce que c’est que d’être née sans service trois-pièces alors qu’on a fait headbanguer du poilu pendant onze ans.

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    Alice Cooper @ Paris
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