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Interview   

Gizmodrome : Stewart Copeland, adepte de l’étrange


L’une des idées reçues concernant les artistes professionnels, parfois justifiée, est que leur célébrité leur fait perdre tout sens des réalités, leur faisant oublier à quel point leur métier ou leur situation est difficilement comparable à ceux d’autres types de carrières. Après tout, dans nos propres colonnes, lors des interviews que nous avons réalisé au cours de ces dernières années, des artistes ont tenu des discours parfois radicalement opposés. Certains insistent sur l’enfer social, mental, physique et/ou financier qu’ils ont vécu à tout abandonner pour risquer de se lancer dans la musique. D’autres dédramatisent au contraire totalement cette vision, estimant que vivre de la musique est un luxe.

Stewart Copeland, dont la carrière au sein de The Police n’est que la partie émergée de l’iceberg, semble plutôt adhérer à la seconde approche. Une portion majeure de la présente interview est consacrée à sa vision de l’étrange, un thème qui semble central dans l’album de son nouveau projet Gizmodrome mais qui s’est aussi avéré récurrent au cours de sa carrière récente. Le métier d’artiste n’est pas un métier comme les autres et est même par moments très étrange, Copeland semble toujours s’en étonner et s’en émerveiller.

Vous découvrirez donc la frénésie qui s’est emparée des divers musiciens de Gizmodrome pendant l’enregistrement de ce nouveau disque, mais cette interview a aussi été une occasion d’évoquer la part moins connue de sa carrière, notamment en tant que compositeur pour musique de films (dont auprès de Francis Ford Coppola) ou d’orchestre, mais également de partager son regard humble quant à sa relation artistique avec son ancien collègue devenu icône de la pop – au sens noble du terme – Sting.

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