ENVOYEZ VOS INFOS :

CONTACT [at] RADIOMETAL [dot] FR

Song For The Deaf   

Il a fallu dénicher la richesse de Jabbakaï en bord de Saône


Il est des découvertes musicales qui vous marquent. Des moments scéniques qui respirent un parfum unique, comme si, passer à côté de celui-ci vous rongerait de regrets à vie. L’histoire de Jabbakaï fait partie de ces histoires atypiques, uniques car tellement inattendues. Il n’y a rien d’autre, rien de plus excitant que d’être littéralement pris de court par un groupe dont vous ne connaissez rien. Être surpris, embrigadé dans un élan d’euphorie sans pouvoir, ni vouloir, résister.

Golden Void, groupe de stoner américain et Révélation High Hopes du mois dernier, effectuait sa première tournée européenne. L’occasion de découvrir ce groupe sur scène, afin de juger si oui ou non, le titre honorifique de Révélation High Hopes se devait de lui être accordé. C’est donc au Sonic de Lyon que votre humble serviteur se rendît le 16 avril dernier.

Petite péniche derrière le quartier de Perrache, sur les bords de Saône. Petite péniche et petite foule. Peu nombreuse, faite de spectateurs portant jeans, pattes d’eph, en mode stone pour une soirée stoner. Et un concert de stoner, par son ambiance, vous offre déjà des souvenirs mémorables. Mais c’était vraiment sans compter sur Jabbakaï.

Lire la suite.



Révélation High Hopes   

Golden Void s’impose dans un immense désert psychédelique


La musique de Golden Void est euphorisante, psychotique, enrobant l’esprit d’un doux voile multicolore mais restant suffisamment fin pour laisser entrevoir les rayons chauds et perçants du soleil californien. C’est au final un saut à travers le temps et ses différentes cultures offert à l’auditeur avec Rise To The Out Of Reach (2013), Golden Void (2012) et The Curve (2011).

Un retour vers le passé où la contre-culture américaine – la beat generation d’abord, puis la culture hippie – des années 1960 et 1970 détenait alors la vérité du monde. Leur vérité. Le LSD était alors fortement à la mode car favorisant une introspection qui permettrait de dépasser des valeurs jugées rétrogrades. Il prend donc une influence culturelle considérable dans ces deux décennies, notamment dans les milieux rock, pop, ciné et même plus généralement dans le milieu artistique. Et Golden Void se veut de cet héritage artistique, offrant une approche synesthésique des choses, démontrant l’aspect hallucinogène du monde. Golden Void c’est un stoner psychédélique prenant ses racines dans l’aridité du désert californien mais également dans le heavy british des premières heures des Seventies (dont Black Sabbath pour ne citer qu’eux). C’est aussi une attitude scénique, à l’image d’un Jim Morrison capable de montrer son pénis à son audience.

Oui, l’hallucination semble connue mais c’est ce côté addictif qui pousse à la consommation. Trois albums en trois ans, voilà une dose plus que correcte de cet anesthésiant qui vous fait plonger dans un vide doré.

Découvrir le clip de ‘The Curve’ et lire la suite.



  • Arrow
    Arrow
    Deftones @ Lyon
    Slider
  • 1/3